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Qu'y a-t-il ?
Je ne sais pas.
Je...
Je n'arr�te pas de penser � ce qui nous est arriv�.
Tu sais comment ils appellent �a ?
Le syndrome de Stockholm.
Qu'est-ce qu'on doit faire pour l'avoir ? Se faire enlever ?
�tre retenu en otage, ce genre de truc ?
Et ensuite ?
On tombe amoureux de son ravisseur.
C'est ce qu'ils disent.
STOCKHOLM, SU�DE
Je m'appelle Kaj Hannson.
Je suis le hors-la-loi.
D'APR�S UNE HISTOIRE ABSURDE MAIS VRAIE
Quand on aura pass� le pont, tourne � gauche.
Vous vous rendez au festival de rock ?
Attendez, je vais le faire.
Merci, mon gar�on.
Ce sont tous vos d�p�ts ?
Oui et j'aimerais un relev� mensuel.
Et on arme ce salaud.
Et...
Hue dada !
� terre ! Toi, au sol !
La f�te commence.
Tr�s bien.
Toi, debout.
Attache-la, pieds et poings li�s.
Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Tu viens de d�clencher l'alarme ?
C'est tr�s bien. Assieds-toi.
Appelle le pr�fet de police.
Tr�s bien.
� l'aide !
Quoi ? Qui a dit �a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
O� est le directeur ? Qui est le directeur ?
- Davin. - Davin !
- Elle est bless�e ? - Elle n'a rien.
C'est une crampe musculaire.
File-lui une banane et fais sortir tout le monde ! Allez !
- Allez ! - Levez-vous lentement.
Dirigez-vous vers les sorties. Gardez votre calme.
S'il vous pla�t.
- Il est en ligne ? - Gardez votre calme.
- J'attends. - Tu attends ?
Et voil�. C'est pour une bonne cause, mesdames.
- Monsieur le Pr�fet, il y a... - Attendez une minute.
Voil�.
Un Am�ricain arm� d'une mitrailleuse braque la Kreditbanken.
La Kreditbanken ?
C'est Bianca Lind de la Kreditbanken.
Il y a un Am�ricain avec un gros fusil.
Il y a d'autres bless�s ?
Ma coll�gue est attach�e.
- Et... - Que veut-il ?
- Que voulez-vous ? - Dis-lui que c'est lui que je veux.
Qu'il vienne dans dix minutes ou je t'explose la cervelle.
Apr�s raccroche. Dis-lui �a.
Il veut que vous veniez dans dix minutes ou il m'explose la cervelle.
Il �tait surpris ? Il avait l'air surpris ?
Putain, ouais.
Je braque la plus grosse banque de Su�de.
Il va �tre surpris.
Que voulez-vous ?
Attache-la.
Piti�.
- J'ai des enfants. - Arr�te.
Ne te fous pas de moi, d'accord ?
Dans le dos. Attache-la dans le dos.
Ne me regarde pas comme �a.
Allez, sortez d'ici !
J'en ai fini avec vous ! Du vent !
- Police ! - Il est arm� !
- Police ! Il y a un d�s�quilibr�. - Il allait tous nous tuer.
Notre premier ministre social-d�mocrate, Olof Palme,
est un fervent opposant � Nixon et au Vietnam.
Ne bouge plus !
�a ne va pas ? Tu aurais pu lui arracher la t�te.
- Tu es seul, gros dur ? - Du calme.
Estime-toi heureux que je ne t'explose pas la cervelle !
- Bon sang ! - Du calme.
Assieds-toi ! Va l�-dedans !
Assieds-toi !
Tu as vu ? Je lui ai fait perdre l'arme des mains !
Pile poil !
Il faut arr�ter de chialer. �a me stresse vachement.
Assieds-toi sur cette chaise.
Je m'assoies l� et je surveille la porte.
O� est mon chapeau ? Va le chercher, il est juste l�.
Merci.
File-moi la radio. On va �couter de la musique.
Mets-la ici.
Maintenant, va-t'en. Casse-toi.
- Le pr�fet est arriv�. - C'est parti.
J'ai une id�e. File-moi le talkie-walkie.
O� est le talkie-walkie ?
D'accord, tiens. Chante.
Tu n'aimes pas Dylan ? Quel flic n'aime pas Dylan ?
Quel genre de personne n'aime pas Dylan ? Chante !
Super. On progresse.
Putain d'Am�ricains. Ils ne peuvent pas rester chez eux ?
On s'installe au deuxi�me �tage. On va utiliser les bureaux de la banque.
Restez actifs, messieurs. On n'a pas de temps � perdre.
La premi�re prise d'otage en Su�de.
- On est en direct ? - Oui.
Tr�s bien, tout le monde.
Monsieur le Pr�fet Mattsson.
- � terre. - J'arrive.
- Pas d'arme, j'esp�re ! - Non, aucune arme.
Quel est votre nom ?
Appelle-moi "Le Hors-la-loi".
On n'oublie pas Alamo.
- �a va ? Que s'est-il pass� ? - Tu t'inqui�tes pour le flic ?
Et les autres ?
Sa premi�re inqui�tude, c'est le flic !
Ne t'en fais pas ! D�gage. On t'a assez vu.
D�gage. Allez, casse-toi.
Casse-toi, tu m'as bien entendu. On en a fini avec toi.
- Va � l'h�pital. - Je ne partirai pas.
Vous prenez l'ap�ro ou quoi ? Tu veux parler � qui ? Lui ou moi ?
J'aimerais parler avec Mlle Lind.
- Elle est l� ? - Elle va bien. Debout.
C'est vous ?
O� sont les autres ?
C'est moi qui parle.
Fais venir Gunnar Sorensson. Maintenant.
- Gunnar Sorensson ? - C'est �a. De la prison de Kalmar.
On ne peut pas.
C'est moi qui vais te dire ce que tu peux faire ou non.
�coute-moi, marche.
Tr�s bien ! En douceur. � terre, mets-toi � genoux.
Am�ne-moi Gunnar Sorensson d'ici 15 h
ou je lui explose la cervelle.
- Cow-boy. - Quoi ?
Vous ne voulez pas lui faire du mal.
Vous �tes dans une banque. C'est pour l'argent.
C'est vrai, l'argent.
Je veux un million de dollars en billets non marqu�s.
- Des dollars ? �a prendra du temps... - Je veux deux flingues, une bagnole
et des gilets pare-balles, y compris pour les otages.
C'est un peu � sens unique.
Et qui est cette otage ? Il n'y a que toi, cow-boy ?
Moi et Gunnar ! Pig� ?
On laissera partir les dames quand ce sera fini. Une fois libres.
Je vais parler au minist�re. Donnez-nous quelques heures.
Je pensais m'adresser � quelqu'un qui avait de l'autorit�.
Je pensais m'adresser � un braqueur de banque.
Je ne veux voir aucun flic � cet �tage.
On sera en haut.
�a va ?
Allez.
Apporte les micros.
- Si la ligne de mire est d�gag�e. - Compris.
Tout le monde, en arri�re. Reculez.
- D'o� connaissez-vous Gunnar Sorensson ? - Comme tout le monde.
C'est le plus grand braqueur de banque.
Il n'a pas tu� quelqu'un ?
C'est � deux heures en voiture de Kalmar.
J'ai une planche de cribbage et des cartes.
Je n'ai pas de fiche rouge,
mais on peut se servir d'allumettes.
Tu sais jouer au cribbage ?
Je dois aller aux toilettes. Je ne veux pas mourir.
Laissez-moi l'emmener.
Tu me prends pour un con ?
Un peu de d�cence.
Ce sera une � la fois.
Et si l'une ne revient pas, je bute l'autre.
Vas-y, Klara.
Vas-y, si tu as besoin.
Oui, mais vas-y.
Je ne me fais pas confiance.
J'irai en premi�re, alors.
Vous me d�tachez les mains ?
�coute.
Je veux m'assurer que tu reviendras.
Elle n'est pas aussi forte que toi.
Reviens vite.
Tu as song� � m'abandonner ?
Venez avec moi.
- C'est lui. - M. Sorensson ?
Pourquoi vous a-t-on rel�ch� ?
- Qui est � l'int�rieur ? - Sans commentaire. Marchez.
- M. Sorensson. - Marchez.
- Parlez-nous ! - Que faites-vous l� ?
C'est le mien ?
J'arrive avec Gunnar Sorensson !
Il a accept� de nous aider � n�gocier.
- Vous le connaissez ? - Je n'en suis pas encore s�r.
On �change une otage contre Gunnar ?
Tu oublies que c'est moi qui �mets des requ�tes.
Je vois Gunnar mais pas ma voiture.
C'est toi ?
La prochaine fois,
je veux te voir avec les cl�s d'une Mustang 302
comme celle de Steve McQueen dans Bullitt.
J'adore ce film.
J'ai r�ussi ! Tu es libre !
On a un bateau � Londres, on part ce soir.
Putain d'enfoir�. La Kreditbanken ?
Comme Butch Cassidy.
- Tu as pris quelque chose ? - Pourquoi ? Tu en veux ?
Tous les flics du coin sont l�.
- Tu aurais d� me le dire. - C'�tait une surprise.
- Ils t'ont offert quoi ? - Comment �a ?
- Tu dois me tuer ? - Aucun risque.
Oui, mais ils t'ont offert quoi ?
- De l'argent ? - Rien.
- Rien. - Je suis un m�diateur.
Un m�diateur ?
�a en jette.
Je te pr�sente les filles.
Les filles.
Je vous pr�sente mon meilleur ami, Gunnar Sorensson.
Pardon. C'est Bianca.
Et...
- Klara. - Klara.
Une arme de service. Regarde-moi tout �a.
- Pourquoi tu as tout �a ? - En cas de retard.
Qui sait de quoi on aura besoin ?
C'est bien, hein ?
Quoi ?
- Tu as d�sactiv� les cam�ras ? - Je n'y ai pas pens�.
J'aurais d� le faire ?
Je me suis dit qu'on n'allait pas rester longtemps.
O� est la salle d'enregistrement ?
Au fond du couloir. � c�t� de la chambre forte.
Je vais jeter un �il.
D'accord.
Je ne pense pas que ce soit tr�s grave.
- O� tu vas ? - D'accord.
- Reste avec elles. - Bien s�r.
Je...
Il y a quelqu'un ?
Regarde qui j'ai trouv�.
- C'est qui ? - Il �tait planqu�.
- Tu es qui ? - Je m'appelle Elov.
Tu le connais ?
Tu fais quoi ?
- Tu es flic ? - Non.
Je bossais sur un bateau de croisi�re.
En direction des �tats-Unis ?
- Parfait. - Parfois, oui.
- Tu foutais quoi dans la r�serve ? - Piti�, laissez-moi partir.
Ce n'est pas un flic, en tout cas.
Je propose qu'on le rel�che.
On pourrait avoir besoin d'un otage de plus.
Kaj Hansson s'est �vad� de prison il y a sept mois.
Maintenant, il braque une banque pour aider son pote � se faire la belle.
Un homme dans le couloir demande � vous voir.
Qui est-ce ?
Le mari de Mme Lind est l�.
Venez et laissez-la lui parler.
Ne les laisse pas te dire quoi faire
- On a quoi, nous ? - On a faim !
On va crever de faim � attendre la Mustang !
Elle arrive et on vous apportera � manger.
Et de la bi�re.
De la bouffe, de la bi�re, des clopes, des Marlboro Rouge.
- Doucement. - Bianca, �a va ?
- �a va ? - Je vais bien.
Tu fais quoi ici ? Tu n'es pas avec les enfants ?
- Je devais venir. - Rentre et fais-leur � manger.
Et ne leur dis pas ce qu'il se passe.
D'accord. Tu rentres bient�t ?
Elle rentrera ce soir
si la grande perche tient promesse.
�coutez-moi.
Prenez-moi.
Il a des couilles, dis donc. J'aime �a.
Mais non.
Et vous, Gunnar ?
Aidez-nous.
Vous l'avez entendu. Il a dit non.
J'ai dit non.
Ta femme est canon.
Et pas toi.
- Allez. - Attendez.
Ce ne sera pas long.
�cris ce que je vais dire.
- Donnez-moi un stylo. - Je n'en ai pas. Jackobsson.
- C'est bon. - Sors le hareng du frigo.
J'ai enlev� les ar�tes, ne t'en fais pas.
Pour Martin et Mia.
- Pourquoi tu me dis �a ? - Fais le poisson. Cuis-le.
Note bien.
Tu mets une cuill�re � soupe de farine sur une assiette,
tu ajoutes du sel et du poivre et tu y mets le poisson.
- Sur l'assiette ? - Et tu le retournes.
Tu fais chauffer du beurre
jusqu'� ce qu'il soit brun.
- Brun ? - Il sera brun.
L�, tu mets le poisson
et tu le fais frire quatre � cinq minutes de chaque c�t�.
Mia n'aime pas quand il est br�l�.
- Je sais. - Elle ne le mangera pas.
C'est important. Quatre ou cinq minutes.
Et les patates que j'ai cuites � l'eau.
- Tu n'as rien � faire... - Bianca, je ne sais pas.
Je t'aime.
Moi aussi.
Et le confiture d'airelle est dans le pot que ta m�re nous a donn�.
Le pot vert ? Dans la porte du frigo.
- Si je meurs, tu auras du poisson. - Tu ne mourras pas.
Elle ne mourra pas ! Elle rentre ce soir.
Elle ne mourra pas s'il me donne ce qu'il me faut.
Une Mustang ! Des billets non marqu�s ! De la bouffe, des clopes !
- Tu ne m'aides pas du tout ! - C'est en route, Kaj.
Ou dois-je dire M. Hansson ?
On sait que c'est vous.
- Appelle-moi comme tu veux. - Bien.
Vous ne pourrez pas partir avec les otages.
On prendra les otages avec nous.
Ce sont les ordres du premier ministre.
C'est la mort assur�e sans eux.
Mais la voiture est en route. Vous �tes libres de partir sans.
Tu devras en tuer un pour qu'on puisse se tirer.
Certaines personnes, horrifi�es par les abus commis,
diront que Watergate met en lumi�re
la d�route du syst�me politique am�ricain.
- Excusez-moi, Olof ? - Pas maintenant.
Je viens de recevoir un appel de Kaj Hansson � la Kreditbanken.
Il dit qu'il va tuer les otages.
Tout �a est absurde.
- All�, M. le premier ministre. - M. Hansson.
Le pr�fet de police affirme
que vous ne nous laisserez pas partir avec les otages.
C'est bien vrai.
Vous voulez causer la mort de citoyens innocents ?
Bien s�r que non.
- Alors, laissez-nous partir avec eux. - C'est impossible.
Je vais compter jusqu'� dix
et si vous refusez de nous laisser partir avec les otages,
je tuerai Klara.
� partir de maintenant.
Dix !
Neuf !
Huit !
Arr�tez !
- C'est d'accord ? Sept ! - Arr�tez !
Arr�te ! L�che-moi ! Ne me touche pas !
- Six ! Cinq ! Quatre ! - �coutez-moi, M. Hansson.
- Arr�tez. Ne faites pas �a... - Recule ! D'accord ?
- C'est d'accord ? Trois ! - Arr�tez !
- Deux ! Un ! C'est d'accord ? - �coutez-moi, M. Hansson !
Vous avez jusqu'� demain pour changer d'avis ou j'en tue un.
Putain !
L�che.
La ferme.
Je pensais qu'il coop�rerait.
Je ne pensais pas que leur vie ne comptait pas � ses yeux.
�a en dit long.
Tu sais ce qu'ils m'ont dit ?
Si tu tues un otage, ils t'envoient un avion.
C'est dingue.
- Pas de m�docs. - Il le faut.
- Tu dois dormir. - Je ne peux pas.
On ne dormira pas � d�couvert. Je me m�fie des flics.
Il y a une chambre forte l�-bas. On peut dormir dedans.
Je n'en peux plus. Je veux rentrer.
�a va aller.
Tu as la cl� de la chambre forte ?
Allez.
Entre.
Gunnar Sorensson doit nous aider � trouver une issue favorable.
L'identit� des otages est confirm�e ?
Elov Eriksson, Bianca Lind et Klara Mardh.
M. Hansson les a-t-il bless�s ?
Nous avons discut� avec un monsieur cach� � Hawaii
qui dit �tre le v�ritable Kaj Hansson.
Qu'a-t-il dit ?
Il nous menace de poursuites pour propos diffamatoires.
Il ne ferait jamais de prise d'otages.
Si ce n'est pas Kaj Hansson, qui est-ce ?
On y travaille.
Les filles ont �t� bless�es ?
Nous craignons qu'il les viole.
N'importe quoi ! �teins �a. Bon sang !
- Pourquoi ils disent �a ? - Pour obtenir ce qu'ils veulent.
J'ai une t�te de violeur ?
Si j'avais su qu'on passerait la nuit ici, j'aurais amen� ta guitare.
Il joue bien.
� Kalmar, Gunnar jouait toute la nuit.
Helsingborg, tu te rappelles ?
- � la f�te foraine ? - On chantait.
Non, merci.
On se faisait ce morceau de Dylan.
- Tu te rappelles ? - "Tomorrow is a Long Time."
Joli.
Apportez les bonbonnes.
Pardon, je voulais �couter de la musique.
Je ne savais pas que...
J'aime la musique, j'ai aim� vous entendre chanter.
J'en avais une quand j'avais 19 ans.
Vous �tes de Helsingborg ?
J'y suis n�.
J'ai grandi aux �tats-Unis.
L'accent.
Je me souviens...
avoir vu une photo dans le journal.
Il y a cinq ou six ans.
C'�tait vous ?
Vous avez cambriol� un couple de personnes �g�es.
Le c�ur du vieil homme a commenc� � d�faillir.
Sa femme vous a demand� d'aller chercher ses cachets.
Vous lui avez sauv� la vie.
Ce n'�tait pas moi.
Quand on sortira d'ici,
ils placeront un �metteur sous la voiture.
Ils nous suivront � la trace.
Mais si Gunnar et moi, on sort de la voiture pr�s de la crique
et qu'une autre personne conduit la voiture jusqu'� l'E4, quelques heures,
�a nous donnera le temps de traverser la mer Baltique.
Tu peux faire �a pour moi ?
Quoi, moi ?
Tu ne sais pas conduire ?
- Si. - Alors, tu peux le faire.
- O� allez-vous ? - Je vais en France.
Je prends l'argent et je paye un chirurgien esth�tique.
Je repartirai � z�ro.
Il me semble que le cambrioleur de Helsingborg avait une femme.
Et un enfant.
Une ex-femme et un fils.
Comment s'appelait le cambrioleur ?
Ce petit con s'appelait Lars.
Mais ce n'est pas moi. Ce n'est pas qui je suis.
J'ai une fille et un fils.
J'aimerais les revoir, Lars.
C'est moi.
- Tu dormais ? - Bien s�r que non.
- O� es-tu ? Tu as �t� lib�r�e ? - Je suis toujours � la banque.
Comment �a ?
Je n'ai pas beaucoup de temps.
Mia et Martin me manquent tellement.
Je veux entendre leurs voix.
Je n'arrive pas � penser � autre chose.
Et moi ?
Je plaisante.
Je viens de coucher Mia.
Tu peux la r�veiller ?
- Elle a besoin de dormir. - Je sais, mais...
Tu ne lui as rien dit ?
- Si. - Toutes les cha�nes en parlent.
Elle l'aurait d�couvert.
Christopher, je t'avais dit...
Je ne suis pas aussi fort que toi.
Inqui�te-toi seulement de sortir de l�.
Je ferai plus d'efforts demain.
Je ne voulais pas dire �a.
Il �coute ?
Il n'�coute pas.
Il m'a laiss�e t'appeler.
Il n'�tait pas oblig�. Il n'est pas si mauvais.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Personne n'est mauvais.
Cet homme est une b�te.
Le poisson, �a a donn� quoi ?
J'ai d�congel� le pain de viande. C'�tait plus simple.
Oui.
Je dois...
- Sois prudente. - Bonne nuit.
Le poisson �tait bon ?
Ils ont mang� du pain de viande.
Que se passe-t-il ?
- Qu'est-ce que vous manigancez ? - J'ai mes r�gles.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Il me faut des tampons. - Elle a ses r�gles.
- Il lui faut des tampons. - Quoi ?
O� est-ce qu'on va en trouver ?
Quoi ? Tu n'en as pas ?
Il est trop t�t. Ce n'�tait pas pr�vu.
C'est le choc. Son corps est stress�.
D'accord, je vois.
- Demande aux flics. - Je vais les voir.
Merci.
Urgence !
- Urgence ! C'est Klara ! - Du calme.
- Qu'y a-t-il ? - Klara saigne.
On sait que vous n'�tes pas Kaj. Qui �tes-vous ?
Ne t'occupe pas de �a, pour l'instant, Kojak.
On a de plus gros probl�mes. Elle a...
- Vous lui avez fait quoi ? - Rien, elle a ses r�gles.
Allez.
Il me faut des tampons.
Il faut qu'on contr�le l'�tat de sant� des otages.
Vous n'allez rien contr�ler du tout.
Vous allez filer des tampons � Klara.
Si vous les apportez, je les fais sortir.
Vous pourrez constater leur bonne sant�.
Merci.
Nous devions parler du festin d'�crevisses.
Vous pouvez constater
que les m�dias de toute l'Europe sont pr�sents ici.
La police est aux abois.
Les autorit�s ont re�u plus de 200 appels
de la part de citoyens proposant des solutions.
- Mlle Lind, comment allez-vous ? - Pas tr�s bien.
Je voudrais rentrer.
Ne vous en faites pas. On s'occupe de tout.
On devrait vous faire confiance ?
- Lui faire confiance ? - Ma petite.
- Vous n'avez pas toute votre t�te. - Pas de condescendance.
- On a assez donn�. - Ne l'�coutez pas.
Tout le monde va bien. Il nous faut des tampons.
Et les gilets pare-balles.
Convaincs le premier ministre
de nous laisser partir ou quelqu'un mourra.
J'essaye.
D'accord.
Occupe-toi du petit-d�jeuner. �a commence � faire long.
- Notre offre va bient�t expirer. - La ferme.
Ils ont l'air � l'aise.
Vous avez vu comment ils nous parlent ?
D�croche.
- Moi ? - Oui, d�croche.
Vincent Oberg pour Sveriges Television,
devant la banque.
- Qui c'est ? - Bianca Lind.
- Qui c'est ? - Journaliste.
Mlle Lind, Vincent Oberg, Sveriges Television.
- J'avais entendu. - La Su�de s'interroge :
qu'est-ce que �a fait d'�tre otage ?
�a va. On veut partir avec eux.
- Avec les braqueurs ? - C'est exact.
- Pourquoi ? Je ne comprends pas. - On veut vivre.
- Vous leur faites confiance ? - Plus qu'� la police.
Pourquoi vous �tes encore l� ?
Notre premier ministre refuse de nous laisser partir.
Il ne se soucie pas de nous.
C'est politique ?
- Passez-moi Vincent Oberg. - Tout est politique.
Le premier ministre se soucie de vous.
Premier ministre sur la ligne deux. Je le mets en communication.
- Raccroche. - Je n'ai rien de plus � dire.
Attendez, Mlle Lind ? Le premier ministre est en ligne.
- Vous pouvez lui parler. - Vous entendez ?
Mlle Lind, je vous ai entendue. Ce n'est pas si simple.
Si vous nous laissez partir, on pourra vivre.
Si la police n'intervient pas, personne ne sera bless� et on survivra.
Vous pouvez nous sauver.
Le meilleur moyen,
c'est d'�viter de vous laisser avec eux.
- Nous sommes pr�ts � prendre le risque. - Je comprends.
Mais tous les citoyens su�dois sont ma responsabilit�.
Exactement.
Tous les citoyens ne sont pas l�.
C'est nous qui sommes pris au pi�ge.
Si la police d�barque et tire,
il r�pliquera et personne ne survivra.
Notre soci�t� est pacifiste.
On devrait pouvoir y arriver sans avoir recours � la violence.
Il n'est pas violent et ce n'est pas le moment...
Je suis violent ! Tu as entendu ce que j'ai dit hier soir ?
�coutez...
Si je ne peux pas partir maintenant,
l'un des otages mourra.
- Arr�tez. - Si c'est Mlle Lind,
j'esp�re que tu auras le cran d'aller chez elle
et de regarder ses enfants dans les yeux
quand tu leurs diras avoir bien agi.
- J'ai une id�e, viens l�. - Quoi ?
J'ai une id�e. File-moi ton arme.
- Pourquoi ? - File-la.
L�che-la.
- Vous l'emmenez o� ? - Vous allez o� ?
- Tu veux revoir tes enfants ? - Oui.
Je dois tuer quelqu'un.
Il le faut et ce sera toi.
Quoi ?
Ils ne nous laisseront pas sortir d'ici vivants
s'ils ne croient pas que j'ai tu� quelqu'un.
Donc...
- Vous allez me tirer dessus ? - Oui...
Mets ce gilet pare-balles. Compris ?
Je vais aller au niveau des escaliers avec toi.
Je vais faire semblant de n�gocier.
On se met d'accord sur un signal.
Tu essayes de fuir, je te tire dessus au plus pr�s � un certain angle.
�a te fera mal.
Tu auras tr�s mal, mais tu ne mourras pas.
Vous avez d�j� fait �a ?
Gunnar, oui.
Il y a quelques ann�es.
Si tu as trop peur, je demande � Elov de le faire.
Je n'ai pas peur.
Tu es plus pr�cieuse que lui.
Tu es une femme, tu es m�re.
Tu as beaucoup de valeur.
Ce qui me g�ne,
c'est qu'on devra partir sans toi.
Je prendrai Klara et Elov. On montera en voiture et on partira.
Les flics d�barqueront, ils te trouveront
et ils te ram�neront chez toi aupr�s de tes enfants.
Donc...
vous et les autres survivrez
et je rentrerai chez moi ?
Tu es membre de l'�glise su�doise ?
C'est le cas.
Seigneur, toi qui ch�ris tes enfants.
Regarde-moi, l'�tre insignifiant.
Mon destin est entre tes mains.
Ce sera notre signal. Je dirai ton nom.
Et tu fuiras
et je tirerai.
Les poulets !
Venez !
D'accord.
�coutez-moi.
J'en ai marre.
J'en ai ma claque.
Vous avez le choix maintenant.
Soit vous me filez ma bagnole et mes billets non marqu�s
que je me tire d'ici soit je tue cette femme.
Compris ?
Du calme. Vous n'allez tirer sur personne.
Ah oui ?
On sait qui vous �tes.
Maintenant.
Le cambrioleur de Helsingborg.
Lars Nystrom.
Une grosse mauviette.
Peut-�tre m�me une p�dale.
Je ne suis pas p�d�, trouduc !
�a explique les longs cheveux.
La ferme !
- Bianca le sent. - La ferme !
Ne parle pas � Bianca. Je parle � Bianca !
Merde.
- Qu'y a-t-il ? - La ferme.
Putain !
Merde.
Comment j'ai pu me tromper � ce point-l� ?
- Assieds-toi. - Gunnar !
Merde.
Merde.
- Que s'est-il pass� ? - Merde.
Que s'est-il pass� ?
Elle a tent� de fuir.
Elle a tent� de fuir et j'ai...
Je lui ai tir� dessus.
Tu as fait quoi ?
Accidentellement...
Tu es dingue.
Tu d�barques ici
- et tu tues une femme sans d�fense. - La ferme. Recule !
Assieds-toi !
Putain.
Il y a dix minutes, des coups de feu ont retenti.
Le pr�fet de police a confirm� que l'un des otages,
Mlle Bianca Lind, a �t� tu�e par Lars Nystrom.
La confiance qu'elle lui portait a-t-elle caus� sa perte ?
Pourquoi les autorit�s introduisent du gaz lacrymog�ne ?
Elles veulent d�sesp�r�ment en finir,
mais doivent attendre que le premier ministre
laisse Nystrom partir avec les otages restants.
Vincent Oberg en direct de Stockholm.
Ils gagnent du temps.
Ils vont percer
un trou au plafond et balancer le gaz lacrymo.
Ne t'en fais pas. C'est du ciment l�-haut.
Je t'ai d�j� parl� de mon pote, Pete ?
Pete Noonan ?
Qui ?
Mon pote du Vietnam ?
Il a �t� expos� � ce gaz et son cerveau a fini en bouilli.
C'est un d�bile mental maintenant.
C'est quoi ?
Tu entends ?
J'entends.
C'est quoi ?
Je ne sais pas.
Venez l�, tous les deux.
C'est quoi ?
Tu vois quelque chose ?
Un microphone.
Un microphone ?
Fais voir.
Qu'est-ce que tu dis ?
Dehors.
Viens l�.
Attendez l�.
Tu es en vie.
Je te croyais morte.
Viens l�.
Laisse-moi te regarder.
C'est devenu tout noir quand j'ai heurt� le sol.
Ils ont introduit un microphone ici, ils �coutent.
Il faut �tre silencieux.
Ils pensent qu'on l'ignore.
Maintenant, on parle pour le microphone
et on fait sortir tout le monde.
Quand il sera l�, il faudra trouver quoi dire.
Il faut qu'on parle fort.
Sans d�conner ?
Merde.
Tu m'expliques ?
J'ai fait comme toi.
Pareil. Attention.
- Pardon. - Attention.
Je ne comprends pas.
J'ai fait le m�me coup que toi.
Le braquage de Gothenburg. Tu as tir� sur Joel
qui portait un gilet.
- Comment �a ? - Elle porte un gilet.
Quoi ? Je t'ai dit �a ?
Tu y as cru ?
�a n'est pas arriv� ?
Bien s�r que non.
Bien jou�, Lars, c'est risqu�,
mais c'est de la folie.
Comment pouvais-tu ignorer qu'elle n'�tait pas morte ?
Je...
Je ne sais pas.
Ce n'est qu'un bleu.
J'ai pris peur.
Tu as pris peur ?
Voil� le plan.
Il y a un micro.
On y va, on dit tout ce qu'on veut,
mais ils doivent croire que Bianca est morte.
Il me faut de la glace et des antidouleurs.
Glace et antidouleurs ?
Connard.
Monsieur le Pr�fet ?
Ils sont revenus.
Glace et antidouleurs pour les r�gles.
J'ai tr�s faim.
Arr�tez de vous plaindre ou je vous tue aussi.
Mattsson est l�.
Vous avez un otage mort, vous en voulez un autre ?
- Vous nous laissez sortir ? - On m'a autoris�
� vous laisser partir � l'aube.
Passez-nous Gunnar.
Je ne vous le passerai pas.
Adressez-vous � moi, je suis le chef.
C'est Gunnar.
Comment vont les autres ?
Les autres ?
Klara a peur.
Elle a des crampes.
- On peut envoyer un m�decin. - Inutile.
On veut de la glace et des antidouleurs.
- Et � manger. - Et � manger.
Et des clopes.
J'ai des cigarettes.
Tu en veux une ?
On n'a pas le droit de fumer ici.
Eh bien, Klara.
C'est ma chambre forte.
On a le droit de fumer...
si je le d�cide.
Parce que je suis le chef.
Pour l'instant,
tout ce qu'on a, c'est une poire.
Et non, tu n'en auras pas, ne demande pas.
Tu veux de la bouffe ?
Demande aux flics.
Supplie les flics.
Non. Tu n'en auras pas.
Miam, miam.
- Cette poire est exquise. - Ce n'est pas normal.
Merci.
C'est mieux qu'il me sous-estime.
Je ne sais pas.
�a commence comme �a ?
Steve McQueen bosse dans un atelier.
� sa sortie de prison, il braque une banque.
Super bon film.
Je l'ai vu trois fois.
Tu l'as d�j� vu ?
Tu ressembles � Ali MacGraw.
Vous pouvez voir des films en prison ?
On peut recevoir des prostitu�es en prison.
Si on a la chambre de visite conjugale.
On a un canap�.
Vous devez payer ?
C'est le principe de la prostitution.
Je sais.
Je disais �a comme �a.
- Fallait appeler. - J'ai vos provisions.
�a ne va pas ? Et si je paniquais ?
Du calme, Lars.
Vous savez comment j'ai su qui vous �tiez ?
Je m'en branle.
Bianca nous l'a dit.
Avant sa mort.
Elle faisait semblant de vous aimer.
Pour survivre.
Vous le savez ?
Va te faire foutre.
C'est un sujet sensible ?
Sorensson, il faut qu'on parle.
Pourquoi ?
Un m�diateur parle aux deux camps.
J'aurais esp�r� qu'il vous ait d�j� trahi.
Il vous a menti, Lars.
- Vous essayez de le d�stabiliser ? - Il le faut bien.
Qu'en est-il de l'accord ?
J'ignorais que c'�tait Lars.
Laissez-moi deviner, c'est votre meilleur ami.
Vous ne pensez qu'� vous.
R�glez �a avant la nuit
ou vous �coperez de la m�me peine.
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est bon ?
�a va, vous deux ?
- On a faim et on est fatigu�s. - Laissez-nous partir avec eux.
Mettez les gilets.
Vous les avez tous ?
Je vois.
Si vous voulez nous aider,
filez-nous les cl�s de la Mustang.
Voyons.
On ne veut pas de toi ici, recule et jette-les.
Jette-les.
Ne...
- Ouvre ! - Bon Dieu.
Tu le savais ?
- Tu le savais ? - Tu es dingue.
- Tu �tais de m�che ? - Non.
- Putain ! Pas croyable ! - Dans la chambre.
- �a va ? - J'ai besoin des antidouleurs.
Klara a besoin des antidouleurs.
Il n'y en a pas.
M�me pas de bouffe. Que de la glace.
Dans la chambre forte.
Allez !
Couvrez la chambre forte !
Restez en position.
Attendez mes ordres.
Ils sont en position.
Ne baissez pas vos armes !
La crise est de plus en plus �trange.
On se croirait dans un film am�ricain.
La police veut recourir � la force et les m�dias
restent d�concert�s face � l'attitude des otages.
Les psychiatres informent la police
que les otages ont subi un lavage de cerveau.
Ouvrez la bouche.
Bouchez-vous les oreilles.
C'est parti.
C'�tait quoi ?
Les autres sont partis ?
On a perdu l'audio ?
C'est �a ?
Il a fait exploser le micro.
Introduisez une cam�ra.
- On utilise la m�me installation. - On n'a pas perc� le plafond.
Intensifiez le per�age ces trois prochaines heures.
Et augmentez le chauffage pour les �touffer.
�coutez-moi.
- Ensuite, on les g�le. - Ingemar ?
- Et on recommence... - Une minute.
Ils vont �tre malades. Qu'est-ce qui vous prend ?
- Les otages n'ont pas mang�... - Les otages...
S'ils veulent de l'aide, qu'ils nous respectent.
- Je dis juste... - Regardez ce qu'ils font !
Ils pensent avoir le contr�le.
C'est faux, on augmente le chauffage.
Quand ils nous appelleront, on ne r�pondra pas.
Vous avez bien compris ?
- Oui, Monsieur le Pr�fet. - Alors, au boulot.
Vous avez pig� ? On monte le chauffage.
Allez.
C'�tait une mauvaise id�e.
Quoi ?
Absolument tout.
Comment tu peux dire �a ?
Ils sont sur le point de nous gazer.
Tu es de leur c�t� ?
Si j'�tais de leur c�t�...
Si j'�tais de leur c�t�, tu serais d�j� mort.
Merde.
Je ne vous laisserai pas faire !
Couvrez le putain de trou !
Faites venir le toubib.
- Un docteur. - Pas de gaz !
Pas de gaz !
R�fl�chis.
Si tu tues un flic, on est tous morts.
- Tu en as tu� un. - Non.
- Si. - C'�tait mon abruti d'associ�.
- Mon Dieu ! - Je ne suis pas con.
Tu �tais l�, tu �tais complice !
Je n'ai pas tir�.
Pas mort.
C'est comme �a ?
- Pose-la. - Toi, pose-la.
Pose-la.
- Toi, vas-y. - Piti�, arr�tez.
Par piti�, �coutez-moi.
S'il vous pla�t.
Arr�tez.
Allez, Gunnar.
C'est comme �a que �a se passe ?
Je t'aide � t'�vader
ou tu me livres � eux ou tu me tues ?
Tu es gagnant � tous les coups, c'est �a ?
Je t'ai donn� des deuxi�mes chances toute ta vie, Lars.
C'est ce que font des fr�res entre eux.
C'est �a, veiller l'un sur l'autre !
Tu ne veux pas partir avec moi, je ne veux pas partir.
Livre-moi � eux, je m'en tape.
- Ils t'offrent quoi ? - Beaucoup.
- Je vaux combien ? - Je r�p�te, beaucoup.
- Pose-la. Bats-toi. - Quoi ?
On va se battre comme au bon vieux temps.
Pose ton arme et bats-toi.
Tu pourras me livrer � eux
et je ne dirai pas que tu es une balance qui m'a trahi.
Pire qu'un gosse.
Arr�tez.
�a suffit.
L�che-moi.
�a suffit.
Tout va bien.
Fais-le.
Appuie sur la d�tente.
Je ne veux pas te voir mourir.
S'il te pla�t ?
Fais-le.
Regarde qui a les deux flingues.
On va tous se calmer.
Bien.
C'est bon ?
Super, Lars.
Bien.
Reposons-nous.
Il faudra �tre vigilant sur la route.
Je suis d�sol�, Frederick.
Fais voir.
�a va aller.
Tu as �t�...
Tu as fait preuve de beaucoup de courage.
Vraiment.
Je n'ai jamais rien vu de tel.
C'est incroyable.
J'ai �t� tr�s courageuse.
Je peux t�l�phoner chez moi ?
Tu ne peux pas.
Ma...
Ma fille croit s�rement que je suis morte.
Et mes parents...
Je n'ose pas imaginer ce qu'ils traversent.
Ils n'ont pas le choix.
Attends encore un peu.
C'est notre seule chance de fuir.
C'est la seule chose qui justifie tout �a.
Mon p�re aurait souhait�
que je meure il y a bien longtemps...
C'est mieux ainsi.
Ce n'est pas ce que je veux dire.
Je d�teste
les pros qui font croire que c'est la faute de leurs parents.
Je...
Je m�rite toutes les peines que j'ai re�ues.
Et plus encore.
Tu n'avais pas peur de la prison ?
Non, je...
Quand on se fait de l'argent facilement, c'est dur de revenir en arri�re.
Et j'ai poignard� quelqu'un.
- Quoi ? - Oui, je...
C'�tait un type glauque qui touchait les enfants.
Il �tait au bout du couloir de l� o� je vivais.
On l'a appris et je l'ai poignard� avec un couteau � beurre.
Et Gunnar...
�tait avec vous ? Vous viviez ensemble ?
On a fini dans la m�me cellule.
Vous l'aimez vraiment bien.
Il est comme un fr�re.
Il �tait...
Il �tait...
Il �tait tr�s fort.
Il m'a tout appris.
Je ne sais pas.
On va envoyer le gaz lacrymog�ne. Vous avez une minute.
Placez vos armes dans le sac, glissez-le dans le trou
qu'on puisse les voir.
Une minute ou on lance le gaz.
Non ! Attendez.
Vous avez dit que...
- Une minute. - Ce n'est pas le t�l�phone.
- Pressez le bouton. - Il se passe quoi ?
Vous avez dit qu'on pourrait partir.
- Les choses ont chang�. - Quoi ?
- Il faut faire ce qu'il dit. - Hors de question.
On pouvait partir.
Une minute.
Je sais qu'ils veulent me tuer, mais pour quoi faire ?
- Mets les flingues dans le sac. - Non !
- Mets-les. - Va te faire.
On ne se replie pas.
- Pourquoi ils font �a ? - Tu fais quoi ?
Ne la touche pas.
- Ne la touche pas. - Du calme.
- Du calme. - Je te crame.
�a va ?
J'ai une id�e.
On envoie le gaz.
C'est super...
Envoyez le gaz
et Elov et Klara mourront.
�a ira.
Non, �a n'ira pas. Ils ont des cordes autour du cou.
Ils vont s'�vanouir,
ils seront �trangl�s et ce sera votre faute.
Des cordes ? Je ne vous crois pas.
Les cordes que je leur ai mises au cou.
Montrez-moi.
Attendez une minute.
Pr�parez la cam�ra, amenez-la ici.
On va la placer dans le trou pour regarder.
On envoie une cam�ra dans le trou.
N'approchez pas et ne tirez pas.
Mets-toi � terre.
Fais semblant d'�tre morte.
� terre.
Bon Dieu.
Lib�rez-les.
Il suffit de me donner ce que je veux,
de me laisser partir avec les otages et c'en sera fini.
D�tachez-les.
Compris ?
Monsieur le Pr�fet ?
Allez en bas.
- Moi ? - Je peux.
J'ai besoin de vous ici.
Descendez et faites-les sortir.
Allez-y...
Je perds...
Allez-y.
On ouvre la porte et on les laisse sortir. Je sais que �a ne tient qu'� un fil.
Putain. Pardon, je descends.
Faites-le, ouvrez la porte.
Ouvrez la porte.
J'ai vraiment merd�.
Je vais ouvrir la porte.
- Reculez. - Du calme.
- Reculez. - Du calme.
O� est Mattsson ?
Il m'envoie.
La voiture est pr�te.
L'accord ne tient plus, Sorensson.
Vous �tes dedans jusqu'au cou.
Surveillez l'entr�e. Essayez de l'atteindre.
Reculez tous.
Tout le monde derri�re la ligne.
- J'ai h�te de me doucher. - Je d�missionne.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
On ira en France et on verra bien.
Chacun ira de son c�t�.
Je pense.
- Tu me donnes le flingue ? - Tu vas m'aider ?
�a ne tient qu'� toi.
Viens avec moi.
Pourquoi il a laiss� la radio ?
- Comment �a ? - C'est pour elle.
C'est un dur au c�ur tendre.
Ibsen ?
Envoie du gaz.
De quoi ramener quelqu'un � la vie.
Oui, Monsieur le Pr�fet.
Ce n'est pas grave si elle est vraiment morte.
N'est-ce pas ?
L'argent est dans le coffre.
Observez-la.
- Monte. - Allez.
Reculez. Du calme.
�coutez-moi.
On a d�gag� Hamngatan. Prenez-la jusqu'� l'autoroute.
Lib�rez le passage !
Rien, Monsieur le Pr�fet.
�a valait le coup d'essayer.
Coupez le gaz.
Vous voyez �a ?
C'est le pr�fet.
�coutez-moi bien.
�coutez-moi ce moteur !
C'est bon, on y va.
Ne tirez pas.
Ne tirez pas. Qui a fait �a ?
Je vais la tuer.
- Je vais le buter ! - C'�tait une erreur.
Ne tirez pas.
- C'�tait un tir ? - Tu veux sa mort ?
Il y aura des morceaux partout.
- En direct � la t�l�. - On changera le pneu.
- Du calme. - Tu m'as menti, mec.
Je vais vous accompagner jusqu'au hall, le temps qu'on change les pneus.
- Je n'y retourne pas. - Je...
Regardez ces hommes.
Ces volontaires sont terrifi�s.
Vous n'�tes pas en s�curit�.
- Je n'ai plus confiance en eux. - Je vais la tuer.
Allons-y.
- Reculez ! - Ne bougez pas.
Reculez ou je la bute.
- Du calme. - Allez.
- Ne tirez pas. - Reculez !
Je te d�teste !
Ne tirez pas !
Je ne sais pas ce qui s'est pass�.
- C'est plus s�r, ici. - �a craint, mec.
C'est horrible. Je ne comprends pas.
- D�sol�. - Dis-leur de baisser leurs armes.
Dis-leur de baisser leurs armes.
On attend ici pendant qu'ils changent de pneu.
Et...
en attendant, on devrait enlever le corps de Mlle Lind.
Vous avez...
Vous avez la cl�.
S'il vous pla�t.
Retournons dans la chambre forte.
Je n'y retournerai pas.
- Il faut... - S'il vous pla�t ?
On ne revient jamais sur ses pas.
Vous n'allez pas la laisser l�-dedans.
- On y retourne. - Merde.
Baissez vos armes.
Honte sur vous.
D'accord, allez.
Allez.
Merde !
- J'ai les cl�s. - Prends �a.
- Pas plus pr�s. - Merde.
C'est bon.
Maintenant.
- Donne-moi �a. - Entre.
Reculez, n'approchez pas !
- Vous n'y allez pas ? - Reculez.
- J'ai un aveu � faire. - Partez. Ils savent.
Je sais que Mlle Lind n'est pas l�.
Balancez le gaz !
Les gars !
- Pas �a. - � l'aide !
Pas de gaz ! �a va nous ramollir la cervelle.
Putain.
- Coupez le gaz. - Je n'arrive pas � respirer.
Je ne veux pas mourir. Piti�.
Je ne retournerai pas en prison.
Et l'accord ? Je n'y retournerai pas.
Je n'y retournerai pas.
Je vais la buter.
- Compris ? - Coupez le gaz.
Je vais la tuer. Coupez le gaz.
Il faut couper le gaz.
- Compris ? - Coupez le gaz !
Coupez le gaz.
Je la tuerai pour de bon.
Putain, pas de gaz !
Pas de gaz, on se rend !
- � l'aide ! - Plus de gaz !
- Arr�tez. - Placez les armes en �vidence.
- Arr�tez ! - Jetez-les devant vous.
Masques � gaz pour tout le monde.
Sortez d'abord les otages.
Lars et Gunnar seront seuls avec nous ?
C'�tait de la l�gitime d�fense, M. le juge.
Reculez.
Les otages d'abord.
Allez.
Debout.
Debout.
Les femmes d'abord.
Sortons ensemble.
Ils vont tuer Lars.
Allez.
On sort. Reste derri�re moi.
Vous avez un angle de tir ?
Ne tirez pas.
N'ayez pas peur, ch�rie.
Tout va bien.
S�parez-les avant qu'ils atteignent le hall.
Vous voulez retourner en prison ?
Tout le monde est en vie.
Vous me devez ma libert�.
Allez.
Ne lui faites pas de mal.
Tous les otages ont �t� lib�r�s.
Y compris Mlle Bianca Lind qu'on croyait morte.
Cela restera s�rement l'une des plus �tranges histoires
v�cue en direct par une nation captiv�e par tous ses rebondissements.
On peut lire la fatigue sur leurs visages...
Affichant une expression de stupeur...
Comment vous sentez-vous ?
Tu as de la visite, Nystrom.
Qui �a ?
Je ne sais pas.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Tu es au courant pour Gunnar ?
Il a �t� lib�r�.
Il a gagn� son proc�s en appel.
Il est dehors.
Et je suis enferm�.
Ton...
Ton mari va bien ?
Christopher ?
Tr�s bien.
C'est quelqu'un de bien.
On va tous tr�s bien.
Tu feras quoi quand tu sortiras ?
Je quitterai la Su�de.
Pourquoi ?
Qu'y a-t-il ?
Je ne sais pas.
Je n'arr�te pas de penser � ce qui nous est arriv�.
J'ai toujours...
Une cicatrice dans le dos � cause de toi.
Mais je suis en vie.
J'ai surv�cu.
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