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Original subtitles

Vive la France !

Vive la France! Bon voyage, jeunes gens !

Jerry va vous passer un savon, c'est s�r !

- Vous serez � la hauteur, hein ? - Insoumis !

- Est-ce que vous avez entendu ce qu'ils ont dit ? - Prenez �a !

- N'y touchez pas, l'insoumis ! - Dans 5 minutes je vais l'avoir sur le dos.

- Si vous �tes chanceux, mon grand gar�on. - Je le suis toujours.

Juliette !

- Oui, madame ! - La voix de la patronne.

- Juliette ! - Oui, madame.

Ah, finalement, l'auriez-vous donn� � Monsieur Legrand, s'il vous plait ?

- Oui, madame. - J'esp�re que nous allons �tre pay� cette fois...

Et remplissez le papier de prescription aussi.

Vous n'oubliez pas, d'accord ?

- Juliette ! - Oui, madame.

Dites � Armand de nettoyer l'int�rieur d'aussi.

- Je vais � l'�tage. Je reviens dans une minute - Tr�s bien, Madame Michoud.

Armand !

- Besoin de sel, Carmen ? - D'accord.

Justine !

Les lumi�res sont toujours allum�es...

Deux ou plusieurs feuilles de verre d�coup�es avec les m�mes outils pour tailler les gemmes.

- Ca fait une... - Henri !

- Pardonnez-moi, mais le d�ner est pr�t dans 10 minutes. - Ah, tr�s bien. Eh bien, je veux...

Justine, combien de fois je t'ai dit d'�teindre les lumi�res quand tu quittes ta chambre.

Oh, oui, maman. Vous avez raison. Je suis vraiment d�sol�e. Je ne le ferai plus.

- Est-ce que tu as fini tes devoirs ? - Oui, c'est fini.

Ah, tr�s bien...

Souvenez-vous, le d�ner. Dans 10 minutes.

Mais vous savez, personne n'est int�ress� par ce verre aujourd'hui.

Papa, pourquoi �tes-vous donc si pessimiste au sujet du monde ?

Tu vois, Justine, quand les gens perdent l'int�r�t...

... dans la beaut�, une trag�die in�vitablement s'ensuit.

Et alors quand la destruction est pass�e, l'humanit� cherche encore une fois la beaut�.

C'est un cycle interminable.

Ah, madame, je venais juste pour vous appeler.

- Charles est... ici. - Oui, je vois qu'il pourrait arriver...

... plus t�t chaque soir. Vous devriez mieux de lui dire qu'ici nous avons un horaire r�gulier.

- Est-ce que Monsieur Legrand est venu ? - Oh, oui, madame. Je lui ai indiqu� le chemin. - Bien.

- O� est-ce que vous allez ? - Moi, hum...

- Eteindre la lumi�re de l'enseigne. - Ne vous inqui�tez pas, je m'en occupe.

- Vous �tiez press�e de partir, non ? - Oui, madame, merci.

Oh, � propos, Monsieur Legrand ne paie pas ?

- Non, il a dit qu'on lui mette �a sur sa note. - Je devrais le savoir.

Rien d'autre ?

Non. Vous pouvez rentrer chez vous. Bonne nuit.

Bonne nuit, madame. Je vous verrai demain.

- L'argent que vous me co�tez ! - Bien s�r ! . - C'est toujours de ma faute !

Quoi, votre putain de moto ? Vous devriez la vendre. Vendez-la !

Et maintenant...

Du calme, du calme !

Vous voulez entendre madame, hein ? Vous voulez entendre madame ?

Nous devons �tre tranquille ! Seulement une minute, Juliette...

Nous devons �tre tranquille !

Venez !

Hey, Vous �tes folle ?

Chienne !

Ah, dans ce sombre ab�me l'amour jeta ma m�re !

Ah, ma reine, oubliez pour toujours.

Le silence �ternel scelle cette m�moire.

Oh soeur Ariane, de quel amour �tes-vous morte sur une terre st�rile ?

Quelque chose de plut�t amusant s'est pass� aujourd'hui...

Et quelle agonie mortelle vous conduit � la fureur contre toute votre race ?

Pourriez-vous venir dans l'autre chambre pendant un moment, s'il vous plait ?

Pensez-vous que nous devons interrompre un po�te comme Racine ?

Oh, non.

Continuez.

Ah, � propos, ch�rie, qu'est-ce que vous vouliez me dire ce soir ?

- Rien important, ch�ri. - Ah.

Le prix est tr�s raisonnable. Bien s�r je vais devoir agir vite.

C'est dommage de se presser. Tout le monde se rue pour se d�barrasser de l'art...

... ce qui, dans l'ensemble se fait dans le d�sordre.

Au revoir, mon ami. Vendez-les...

... et je vous pr�senterai la beaut�.

Ah, c'est reparti !

Je me demande pourquoi ils nous tracassent avec cette alarme toutes les nuits ou � peu pr�s.

Pour r�veiller ma femme, quand elle va savoir que je ne suis pas encore rentr� !

Tout ira bien, ne vous inqui�tez pas...

Personne de la ville ne sera envoy� sur la ligne de front, je l'ai entendu au commandement.

Nous sommes seulement pour le moment sur le qui-vive... ne vous inqui�tez pas.

O� est-ce que tu vas ? Qu'est-ce que tu fais avec cette chose ?

- D�sol� ! - Passons! - Arr�tez-le, Alain ! Arr�tez-le. Venez.

- Les enfants, ils pensent que tout est un jeu ! - Peut-�tre pour nous aussi, madame.

Ils parlent comme �a que parce que c'est un temps de guerre.

Ils auraient d� faire l'autre, la vraie !

- Il est l� ! - Bonjour, Colonel !

Le num�ro un de la pharmacie Michoud. Comment vont les choses, mon gar�on ?

Tr�s bien, Colonel, merci. Vous savez jamais je ne pourrai vous remercier...

... pour votre aide avec l'arm�e. - Ce n'�tait rien !

J'ai toujours dit qu'un homme peut servir son pays gr�ce �...

sa contribution au bon fonctionnement de nos services de sant� publique...

... et en prot�geant les magnifiques sp�cimens de ressources naturelles de la France.

Bonne chance, mon gar�on ! Bonne chance !

- Bonjour ! - Colonel.

- O� est-elle ? - Au fond.

Qui est avec elle ?

Elle fait une grosse affaire avec le Colonel et il m'a donn� un coup de main pour ne pas �tre � l'arm�e.

Et ce n'est pas pour les vacances d'�t� ! Elle me voulait ici pour nettoyer les sols,

faire les carreaux, st�riliser la verrerie.

La chose suivante, je vais probablement avoir � laver sa culotte !

Et aujourd'hui, je suis arriv� avec 2 minutes de retard et j'ai eu le droit � un regard curieux.

Comme s'il n'y avait que �a !

Oh, regardez, vous n'�tes pas furieux contre moi, pour hier soir ?

Ah, ouais. Vous n'�tes pas une �trang�re ! Qu'est-ce qui vous a pris ?

- Tout le monde est contre moi. - Oh, regardez, Armand... ce que je pourrai faire.

En premier, Legrand entre pour sa prescription.

Et vous connaissez Legrand, on prend une �ternit� pour se d�barraser de lui !

Puis Charles appara�t et Legrand disparait sur le champs.

Alors, je ne pourrai pas le faire. Je suis vraiment d�sol�e.

Je vous ai laiss� seul dans l'obscurit� ! Me pardonnez-vous ?

Seul dans le noir ?

- Juste un instant. Qu'est-ce que vous avez fait ? - Regardez, Armand, je ne vous comprends pas.

Je vous ai dit que j'�tais d�sol�e.

Et, apr�s tout, il n'y a aucune loi qui dit que je dois me donner � vous.

Et peut-�tre que je n'ai rien senti la nuit derni�re.

Alors, je suis all�e � la maison. C'est d'accord, mon cher ?

Est-ce que vous �tes all�e � la maison ? Est-ce que vous n'�tes jamais venue du tout ?

Qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Bonjour.

Combien est-ce que �a co�te ?

- Est-ce que vous pourrez le livrer plus tard ? - Oui, bien s�r, madame.

C'est la saison froide. Maintenant, je veux que vous soyez certain

d'en prendre deux le matin avec le caf�, si vous voulez.

Madame Mamot a eu le m�me probl�me la semaine derni�re et elle sent beaucoup mieux maintenant.

- Madame, est-ce que mes seringues sont arriv�es ? - Je suis tout de suite � vous.

Je peux vous aider ?

Alors... qu'est-ce qui va vous envahir ?

Occupez-vous de vos propres affaires.

Armand !

Oubliez �a !

Votre moment est mal choisi.

- Eh bien je pense que c'est de votre faute. Je devrai vous casser votre... - Ca va, arr�tez �a !

Qu'est-ce qui vous prend ? Est-ce que c'est de ma faute ?

"Et ce matin, les troupes sovi�tiques ont envahie la Finlande de fa�on inattendue...

au sud et au nord des bords du lac Lagoda

Les avions russes ont bombard� la ville de Helsinki. D'apr�s le derrnier

bulletins d Stockholm, il para�trait que l'avance bolchevique a rencontr�...

... une r�sistance inattendue et puissante de l'arm�e finlandaise, en d�pit...

... de leur inf�riorit� en hommes et en armes".

- Vous �tes l�. - Ah, oui, merci.

"... suivant la partition de la Pologne, il y a deux mois, c'est la cons�quence...

... logique de longue dur�e, un plan d'une complicit� criminelle...

... entre Hitler et Staline, justifi�e par leur pacte".

- Excusez-moi ! - Pour l'amour de dieu !

Je suis d�sol�.

- Je ne voulais pas le faire. - Merci.

Tr�s bien, je ne serai pas de retour ce soir,

donc si vous partez la premi�re, dites � Armand d'�teindre les lumi�res, s'il vous plait.

- Bonne nuit, Juliette. - Bonne nuit, madame.

- Bonne nuit, grand gar�on ! - Eh bien, vous attendez quoi ?

Donnez-moi des nouvelles. Qu'est-ce qu'elle a dit que vous aviez � me dire ?

Que voulez-vous dire par "Donnez-moi des nouvelles"?

- Dieu ! Armand, vous ne l'avez pas entendu ? - Moi ? Impossible je n'y �tais pas.

Elle ne parlait que de vous. Alors, soit je n'�tais pas l�...

... soit je suis devenu l'homme invisible. - Vous �tes fou ! - Continuez !

Pourquoi est-ce qu'elle ne me licencie pas ? Trop occup�e ?

Ensuite elle ne serait pas redevable au colonel des faveurs pour que je sois pas au front.

"Le commandement de la division de l'ouest a augment� les patrouilles le long...

... du front allemand ces derni�res 24 heures. Des observateurs ont rapport� des escarmouches...

... dans Rabenbush Forest o� les unit�s command�es par le lieutenant Poiret....

... ont d�truit des postes d'observation de l'ennemi.

- ... de ce malheureux qui a p�ri au front, comme le dernier des plus mis�rables". - Bon.

C'est toujours douloureux. Pouvez-vous me donner qualque chose de plus fort ?

Je suis d�sol�e. Oui, bien s�r. Je vais chercher quelque chose pour vous.

- Que puis-je faire pour vous, Monsieur ? - Oui, est-ce que ma prescription est pr�te ?

Oui, je pense que �a devrait l'�tre. Juste une minute, s'il vous pla�t.

Pardon.

Et si je...

- Maintenant, ces pastilles seront bonnes pour vous. - Merci.

- Et vous... - Je suis d�sol�.

- Que pensez-vous qu'elle va faire maintenant, hein ? - Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Vous parlez de quoi ?

Savez-vous si le docteur Baret a confirm� un rendez-vous pour demain ?

Je crois. S'agissait-il du traitement de monsieur Duval ?

Non, il a d�j� appel� � ce sujet. C'�tait pour le rendez-vous Sartre.

- Je vais v�rifi� sur elle. - Comme si rien n'�tait arriv�.

Rien.

Peut-�tre elle a aim� apr�s tout.

- Il est 4 heures. - Ah, tr�s bien, merci.

- Pardon ! - Regardez o� vous allez !

- Je suis tr�s confus, madame. - Non... non, non ! S'il vous pla�t, ne vous inqui�tez pas.

- Je suis vraiment d�sol�. - Armand, s'il vous pla�t ! Ce n'est rien.

S'il vous pla�t, ce n'�tait pas de ma faute.

Voil�. Vous en avez pour deux jours. Revenez et nous l'enl�verons.

Merci. Pensez-vous que �a laissera une cicatrice ?

Oh, ne soyez pas stupide, ce n'est rien ! C'est une toute petite coupure.

- D�sol�, madame. - Oh, pardonnez-moi.

- Qu'est-ce que vous faites l� ? - Rien, madame.

Est-ce que vous avez fini ? Vous avez ferm� � clef ?

Oui, madame.

Tr�s bien...

alors, dans ce cas...

�teindrez-vous les lumi�res ?

Oui. Je m'en occupe.

- Vous pouvez y aller. - Madame...

Bonne nuit, madame.

Imb�cile !

- Et vous dites qu'Armand l'a �crit ? - Pourquoi, oui. Qui d'autre �a pourrait �tre ?

- Vous dites que �a vous �tait destin� ? - Henri !

Mais il n'y a rien d'�crit sur l'enveloppe.

Qu'est-ce que �a fait ? Il l'a laiss� l� o� il savait qu'on la trouverait une minute plus tard.

Etes-vous absolument certain que cela n'�tait pas destin� � Juliette ?

Bonne nuit, Henri.

Et puis, si vous �tes certaine...

... je ne comprends pas pourquoi vous ne l'avez pas cong�di�.

- Je l'ai envoy� en express. - Merci, Juliette.

Armand !

- Vous n'avez pas fait que cette vitre ? - Si, madame, mais...

Tr�s bien. Laissez �a et allez au cellier. Il y a beaucoup � faire l�-bas.

Comme vous souhaitez, madame.

- je suis terriblement d�sol�e, vous disiez ? - Je veux juste payer la pommade.

C'est 30 centimes. C'est tr�s difficile de trouver de l'aide de nos jours, vous savez ?

- Juliette. - Oui.

Voulez-vous, s'il vous plait, dire � votre mari de nous �pargner ce concert tous les soirs.

Oui, bien s�r. Vous �tes si bonne.

- Tr�s bien, bonne nuit, Juliette. - Je suis d�sol�e.

- J'y vais aussi, madame. - Non, Armand...

Veuillez finir de fermer et revenez, j'aimerai vous parler.

Oui, madame.

J'emmerde ces deux-l� ! La rue est publique et...

... on peut faire tout le bruit qu'on veut ! - Maman dit que je ne vous ai pas �pous� pour votre cerveau.

Faites votre bruit et je vous vire. Comme �a vous serez forc� de...

... vendre votre putain de moto et vous ramenerez de l'argent � la maison.

Et alors la rue sera tranquille.

Ah, oui, une fille comme vous peux trouver un autre travail en 2 minutes !

- Peut-�tre au front, avec la force de travail. - Alors c'est comme �a, hein ?

Moi au front et vous ici � courir d'autres filles !

Armand !

Qu'est-ce que vous faites ?

D�sol�, madame, j'ai tourn� le mauvais interrupteur.

Maintenant, �coutez bien. � ce stade, on ne se demandera m�me pas...

... si vous ayez pu faire de telles suppositions incroyables. Le fait est,

vous avez cr�� une tr�s d�sagr�able et embarrassante situation ici.

- Et je serai oblig�e de... - Vous me virez ?

- Vous attendez quoi d'autre ? - Mais, madame...

Ne soyez pas infantille avec votre ridicule...

Vous ne pouvez pas me renvoyer. je ne vous importunerai plus. Je jure devant Dieu !

- Mais je dois. Vous ne comprenez pas ? - Il n'y a pas d'autre travail que je peux obtenir...

Si vous me mettez dehors, je me retrouve � l'arm�e en quelques jours. Tout �a parce que...

Oui, je sais. je r�alise tout ce qu'a fait le colonel pour vous d�fendre et je suis d�sol�e...

Je suis d�sol�e aussi pour votre m�re, bien s�r. Elle doit...

Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

Vous savez tr�s bien qu'elle va et sort de l'h�pital presque chaque mois.

- Elle mourra de peur ! - Maintenant, vous arr�tez �a, Armand !

Vous n'avez pas honte de vous-m�me ? A votre �ge, se cacher encore dans ses basques.

Vous avez raison, madame.

Pardonnez-moi, mais...

... je vous aime.

Je comprends. Mais dites-moi quelque chose...

� quoi pensiez-vous ?

Je ne suis pas ce genre de femme.

Je suis mari�e et respectable.

Mais peut-�tre que ce simple fait a moins d'importance pour vous que pour moi.

Et il y a quelque chose d'autre, aussi.

Si un jour, pour une raison ou une autre...

... je faisais ce que vous pensez...

... si jamais vous �tiez seul....

Je ne veux pas, hein ?

Pardonnez-moi, mais...

nous ne sommes pas dans le m�me...

Je veux dire... Nous n'avons pas les m�mes int�r�ts.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Restez loin de moi ! - Vous voulez voir ?

- Qu'est-ce que vous faites ? - Vous voulez voir quels sont vos int�r�ts vraiment ?

Ne vous avisez pas, laissez-moi tranquille !

Fermez votre bouche ! Fermez-la !

Vous parlez sans arr�t !

- Vous serez surpris de voir que nous partageons plus que vous le croyez. Allez, prenez-la - Non.

- Descendez ! - Non !

Prenez-la, prenez-la !

C'est une solution sans issue.

Une ville provinciale, une femme mari�e,

une m�re dont le comportement peut entra�ner...

... que du m�pris et de l'isolement.

Pire. Elle doit se taire si la chose �tait publique...

...cela d�truirait sa propre famille. Il est clair qu'elle doit rester silencieuse...

... et se soumettre � son chantage. - Je ne l'appellerai pas exactement chantage.

Pourquoi pas ?

Bien, apr�s tout, elle a accept� ses avances.

Peut-�tre elle les a provoqu�s m�me. Donc qui la fait chanter ?

Je dis qu'une femme de son �ge doit savoir comment se d�barrasser...

... d'un proc�s usant ... - Mais elle �tait amoureuse de lui,

Qui �tait-ce ?

Ah, oui, Madame Duval. Que disiez-vous ? - Avant qu'elle continue...

... peut-�tre nous devrions nous adresser � la pertinence de ceux-ci, hein...

... des rencontres litt�raires communautaires. Apr�s tout qui se soucie vraiment de Stendhal...

" Le rouge et le Noir" Peut-�tre vous le faites, Madame Duval ?

Oui, ce que je veux dire, c'est que vous devez vous souvenir de cette pauvre madame de R�nal.

Elle est tomb�e amoureuse de Sorel.

C'�tait un amour s�rieux, pas juste une passade.

Je vous demande pardon, mesdames et messieurs, mais je veux dire quelque chose.

Cela ne semble pas �tre le temps pour des d�bats. Peut-�tre que vous �tes d�j� en train...

... d'attendre le prochain avec impatience, "Ph�dre" de Racine, je crois...

... mais nous ne sommes pas ici pour �a. Demain, nous partons pour le front.

Il a raison, vous savez. ce n'est probablement rien, mais apr�s tout, une guerre est une guerre !

Je suis d�sol�, Pierre !

Je n'avais pas l'intention de permettre que votre d�part soit pass� sous silence.

Vous savez, m�me ces murs en brique vous aime beaucoup, vous jeunes hommes en uniforme.

La plupart d'entre vous ont loup� plusieurs fois et aussi ce b�timent vous conna�t le mieux !

Il y a un moment, quelqu'un a aussi banalis� les dangers de ces temps.

De tout mon coeur, j'esp�re que ces optimistes ont raison.

Nous devons avoir confiance dans notre gouvernement et l'avenir de ce pays.

- S'il vous pla�t apportez ceci � mon bureau. - Oui, madame.

Armand, dites � Juliette de venir.

Bien s�r, chef !

- Eh bien, madame ? - Juste une minute, Juliette.

- Je vais y aller. - Oui, tr�s bien. Bonne nuit.

Bonne nuit, madame.

Oh, pardonnez-moi, madame.

Non... c'est de ma faute, vraiment. Ca n'a pas d'importance. Un peu de retard ce soir.

- Merci. - Ne m'en parlez pas.

- Je vais le poster imm�diatement. Bonne nuit. - Bonne nuit, Juliette.

Non, je vous le demande ! Non, s'il vous pla�t !

Faisons-le ici !

S'il vous pla�t, ne faites rien !

Oui, c'est parfait, personne ne peut nous voir.

S'il vous pla�t, non... s'il vous plait ! Armand !

Bonjour !

Bonsoir !

Hey !

Y a du monde ici !

Y a du monde en bas ! Juliette ?

Madame Michoud ?

Bonjour, y a personne ?

Juliette ?

Valentino ne peut pas attendre plus longtemps. Il a eu une offre int�ressante.

Oui, bien s�r, je comprends.

Je ne veux pas manquer cette occasion. Je dois aller � Paris. Vous m'entendez ?

Eliane !

Oui, oui, bien s�r. Quelle heure avez-vous dit, euh...

Ah, je vais attraper le train du soir. Vous avez dit quelque chose ?

Quelle heure vous avez dit, vous devez...

Eliane, pourquoi ne venez pas-vous avec moi ?

J'aurai aim�, ch�ri. Ca fait longtemps que nous �tions � Paris ensemble.

Ca serait bien, mais je suis tenu par le magasin.

Je voulais dire, pourquoi vous ne venez pas � la gare ?

Nous avons des clients au magasin. Au revoir, ch�ri !

Cochon !

- Vous �tes un cochon ! - Pourquoi, qu'est-ce que je le fais ?

Je ne crois pas qu'il sera de retour avant le 8. En supposant qu'il rentre � la maison...

Ouais, mettez un peu de poids.

pour autant que je sois concern�, vous pouvez aller � la maison quand vous voulez. Je suis en service.

�coutez cette merde "en service"!

Si madame Michoud n'est pas ici, vous ne pouvez pas vendre ce lot de pansements.

Les ordres sont des ordres, et je suis un assistant mod�le.

Assistant, mon cul ! Vous �tes un gar�on de magasin, mon cher.

Un gar�on de magasin mis�rable. Et c'est �vident : une fois gar�on de magasin, toujours gar�on de magasin.

Ouais. Une fois une chatte, toujours un con !

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Bonsoir, madame. Est-ce que je peux entrer ?

Vous �tes fou ? Ma fille est endormie,

- Vous voulez la r�veiller ? - Pas si vous �tes tranquille.

Est-ce que nous r�veillons la petite ch�rie ?

D'accord, j'essaie � nouveau.

Non ! S'il vous pla�t, je vous en prie !

Maman !

- Qu'est-ce qu'il y a, ma ch�rie ? - La cuisine est toute inond�e !

Oui, je...

J'ai laiss� couler l'eau ! Viens.

Justine, retourne au lit, s'il te plait.

Nous sommes en plein milieu de la panne...

et je suis s�re d'avoir laiss� les lumi�res allum�es. Retourne te coucher, ma ch�rie.

S'il te pla�t, couche-toi. Je peux prendre soin de moi-m�me.

- Ne voulez pas-vous que je vous aide ? - Non, je veux que tu retournes au lit !

- Va dans ta chambre ! - D'accord.

Demain matin tu dois te lever t�t. Maintenant retourne au lit, s'il te plait.

Bonne nuit.

Bonne nuit, ma ch�rie.

Ah, je te remercie de m'avoir appel�.

- Voici votre brosse � dents, Monsieur Dante. - Merci.

- Oh, Justine, peux-tu prendre l'argent du monsieur - Certainement, maman.

Voici le re�u. Merci, bonne journ�e.

Bonjour.

O� voulez-vous mettre cette chose ?

Ici, madame, �a sera pr�t quand ils viendront pour la ramasser.

- Papa ne m'a pas laiss� mon argent de poche. Est-ce que vous pouvez me d�panner ? - O� est-ce qu'il y a urgence ?

j'en ai besoin...

... maintenant.

- Eh bien j'ai un rendez-vous avec Monique pour aller voir un film. - Je vois...

Je ne pense pas avoir assez d'argent, ma ch�rie Je suis d�sol�e, j'ai besoin de monnaie...

... pour les clients. Tu comprends ? Vraiment d�sol�e.

Oui, je comprends, je comprends parfaitement. Papa me le donnera.

Ce n'est pas dr�le.

Armand...

S'il vous pla�t, �a suffit. Pourquoi est-ce que vous ne me laissez pas tranquille ?

Pourquoi est-ce que vous me torturez comme �a ?

Qu'est-ce que je vous ai fait ?

Vous voulez, un scandale ?

C'est Justine ! C'est ma fille !

C'est ma fille, vous comprenez �a ?

Qu'est-ce que vous voulez ? De l'argent ?

Ce doit �tre �a, de l'argent.

Vous n'avez pas le sens de l'humour. Personne ne vous a dit cela ?

M�me votre fille de magasin est plus amusante.

Alors, si ce n'est pas de l'argent, qu'est-ce que que vous voulez ?

Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi ?

Et vous, madame ? Qu'est-ce que vous voulez ?

Justine, qu'est-ce que tu comprends par "je comprends" ?

Qu'est-ce que tu as compris ?

Je te parle � toi, ma ch�rie.

- Qui y-a-t-il � comprendre ? - Rien, maman.

Je vous ai demand� mon argent de poche. vous avez dit que vous ne pouviez pas me le donner. J'ai compris.

Je vais probablement en emprunter � Monique.

Je la rembourserai quand papa sera rentr� � la maison.

Eh bien, tu n'as pas compris une chose...

... je ne pouvais pas te donner de l'argent � ce moment-l� parce que j'�tais occup�e.

Et tu n'as pas � emprunter de l'argent � quiconque. Voil�.

Quand est-ce que papa revient � la maison ?

Je ne sais pas. Bient�t, j'esp�re.

Et maintenant elle m'envoie faire ses commissions !

Faites ceci, allez l�, achetez �a. Je ne m'arr�te jamais !

Elle croit que je suis qui ?

J'ai �t� embauch� ici... - En tant qu'employ�e !

Vous devriez essayer de la bousculer plut�t. Vous �tes mieux qualifi�e pour cela.

Si c'�tait un travail, alors je ne l'aimerait pas plus !

Vous semblez aussi oublier... que je suis une infirmi�re dipl�m�e.

Mais cette chose �tant, avec des personnes malades qui me le font ressentir.

Et d'ailleurs, Charles est contre !

Il n'aime pas l'id�e de tout ceux avec des bassins de lit et des lavements...

et tous ces autres choses qu'une infirmi�re doit faire, vous voyez ?

Mais si vos malades ne sont pas malades, alors �a ne me d�range pas, hein ?

- Ce bon vieux Charles est inquiet pour sa sant� ! - Non ! Il est toujours jaloux !

Vous ne comprenez rien, Armand.

J'aime mon mari ! Juste parce que vous et moi...

Carmen, pour l'amour du ciel, il n'y a aucune raison pour...

... qu'il revienne, maintenant.

- ... vous discutez tout le temps ! - Mais, madame, ce n'est pas...

Pourquoi ?

- Venez ! - Non ! Vous ne pouvez pas ! Les pommes de terre !

Qu'est-ce qui vous prend ?

Pas ici ! �tes-vous fou ? Elle va nous trouver !

Je sais ce qu'elle va trouver...

Est-ce que vous avez perdu la t�te ?

- Vous allez gagner par vous faire virer ! - Voulez-vous parier sur �a ?

Vous �tes fou, mon gar�on !

Madame !

C'�tait Armand ! Il me l'a ordonn� !

Hey, qu'est-ce que vous racontez ?

N'ayez pas peur.

Ne vous inqui�tez pas, Juliette. Madame ne vous licenciera pas. Savez-vous pourquoi ? Devinons-le ?

Parce que si elle vous vire, elle devra me virer. D'accord, madame ?

En fait, elle ne veut pas. Ce n'est pas vrai, madame ?

Vous voyez, Juliette, madame a besoin de moi.

Bien s�r, elle a peur du scandale. Madame est une dame respectable.

Mais elle a encore plus peur de me perdre.

O� pensez-vous allez ?

Je m'en vais !

Non, vous restez ici !

Ne la sous-estimez pas, Juliette.

Elle est un peu �puis�e...

... mais elle n'est pas vraiment mauvaise.

Peut-�tre que sa peau ne reluit pas de la m�me fa�on que quand elle avait 20 ans.

Il y a des rides ici...

... et ici.

Ses seins s'affaissent, mais seulement un peu.

Mais l� ! Ah, ici elle est agr�able et ferme !

Et son ventre... c'est parfait ! C'est fantastique !

Peut-�tre une ou deux pointes de graisse...

Vous savez elle a aussi une fille, vous comprenez ?

Vous �tes un salaud, Armand ! Laissez-la tranquille !

Venez ici ! Venez ici, Je vais vous montrer.

D�shabillez-vous.

D�shabillez-vous, ou autrement je sors par cette porte et vous ne me verrez plus jamais.

Arr�tez ! Je pars !

Venez ici et ne bougez pas jusqu'� ce que je vous le dise.

Bonne fille !

Magnifique !

Vous voyez, Juliette ?

Voyez-vous comment madame est ob�issante ?

Vous n'avez aucune id�e! C'est une dame extraordinaire.

Sa bouche...

Et elle suce...

Compar� � elle, Juliette, vous �tes une amatrice.

C'est cela pour lequel elle a �t� �lev�e...

et elle ne le savait pas jusqu'� ce qu'elle m'ait rencontr� !

Vous �tes des animaux ! Un enclos plein d'animaux !

Connasse !

Et maintenant regarde cette chatte !

Taisez-vous!

Taisez-vous ! J'ai dit, taisez-vous !

Voulez-vous que quelqu'un nous entende ? Ils vous entendront tous !

Mon dieu, elle a perdu sa t�te !

Partez ! Allez !

Je vais partir ! Regardez-moi. Je m'en vais.

Je m'en vais et je ne reviendrai jamais !

Vous ne me verrez plus jamais !

C'est de votre faute ! Vous savez bien que c'est de votre faute !

- Sortez ! Assez ! - Taisez-vous ! Je vais partir ! Vous comprenez ?

Sortez d'ici !

Six morceaux splendides. Vous verrez.

Barrati les envoie par une messagerie priv�e.

Il en veut 4 000 francs. J'admets que c'est cher, mais �a en vaut la peine.

Je vais les stocker dans la cave. Ils y seront en s�curit�.

En revenant dans le train, j'�tais assis avec trois soldats.

C'est dr�le, ils ont dit que la guerre n'est rien sauf une corv�e !

Ils ont �t� plac�s sur la ligne Maginot, � d�visager les visages des allemands.

Maintenant...

Ah! Ecoutez juste �a, ch�rie.

Ils ont dit il y avait un chien de berger qui est devenu populaire. Un jour il mangeait...

avec nos gar�ons et les autres jour avec les allemands !

Comment �a a �t� ici ? La maison, le travail ?

- Bien, merci, tr�s bien. - Vous paraissez de mauvaise humeur.

Non, c'est juste que depuis qu' Armand est parti...

... le travail dans la pharmacie a �t� terrible. - Ah, oui, Armand !

- Alors vous l'avez renvoy� ? - Le renvoyer ?

En raison de cette affaire de la lettre. n'avez-vous pas dit que...

Oh... non, vous aviez raison � ce sujet. La lettre n'�tait pas pour moi.

Ah, vous voyez ! Eh bien, dans ce cas o� est-il ?

Je ne sais pas, il est malade, ou il est quelque part chez lui..

Tout de m�me, vous devez admettre que vous �tes une grande pour imaginer des choses.

Mon Dieu! Un gar�on de magasin stupide, qui fait l'amour avec ma femme !

"Pendant ce temps, en Grande-Bretagne, les op�rations d'enr�lement continuent pour les classes de 10...

... rappel�es aux armes d�s le 1er janvier. Paris. Un porte-parole de gouvernement...

... aujourd'hui a d�clar� que dans quelques jours, le parlement fran�ais approuvera une loi...

... for�ant les membres communistes du parlement � d�missionner de leurs si�ges.

La r�sistance h�ro�que de l'arm�e finnoise contre l'offensive massive lanc�e...

... par des forces sovi�tiques implacables sur l'isthme de Car�lie continue �...

... �veiller la consternation et l'admiration".

Il n'est pas vraiment malade, vous savez.

- Qui n'est pas ? - Armand.

Je l'ai vu aujourd'hui pr�s de l'�cole quand je suis sortie. Il avait l'air tr�s bien.

- Est-ce qu'il s'est arr�t� et t'a parl� ? - Il m'a m�me offert une p�tisserie.

Vous vous bourrez avec toutes ces sucreries !

C'est pourquoi vous ne mangez jamais rien au moment du repas.

- Qu'est-ce qu'il voulait ? - Oh, rien. Il a pos� des questions sur vous et papa.

- Qu'est-ce qu'il voulait savoir au sujet de papa ? - Rien. Comment vous allez...

... et comment vont les choses � la maison.

Madame !

Je m'en vais maintenant.

Juliette...

... j'aimerai vous demander un service. - Certainement.

C'est pour Armand. Ses derniers salaires.

Pouvez-les prendre pour lui, si cela ne vous d�range pas.

Me d�ranger ? Pas du tout.

Veuillez le lui apporter en personne, s'il vous pla�t.

Madame...

- Mieux vaut ne pas laisser votre mari attendre. - Oh, lui ?

Je voulais dire avant...

Si vous me voulez que je parte, madame... Je veux dire...

.. m�me si vous me renvoyez,

vous ne devez pas penser que je...

Vous ne devez pas vous inqui�ter.

- je n'ai jamais rien dit � personne. - Non, s'il vous pla�t.

S'il vous pla�t, restez.

Je veux que vous restiez. Si vous voulez, bien s�r.

Merci, madame.

- Bonjour, madame ! - Il n'a pas disparu ?

- Je veux dire, vous avez pu lui remettre... - Oui, ce matin. je le lui ai donn�.

Je suis pass� chez lui. C'�tait sur mon chemin.

Il l'a ouverte devant vous ?

Eh bien, il a d� dire quelque chose sur vous.

Ah, oui ! Euh, il a dit de... vous remercier.

- Je vais ouvrir, madame. - Mais, je...

Armand !

Armand... mon amour !

Vous �tes l�, merci !

Pourquoi ?

Tous ces mensonges, hein ?

Demain nous allons recommencer � jouer les dures...

Non !

Non, ch�ri ! Je ferai n'importe quoi. Tout ce que vous voulez, s'il vous pla�t, ch�ri !

Regardez! Regardez, ch�ri, je suis votre esclave !

Je suis votre esclave ! Ch�ri, s'il vous pla�t !

Je vous en pris, ch�ri, s'il vous pla�t ! Je suis votre putain !

Armand !

D�shabillez-vous.

Oui...

Oui... oui, ch�ri !

Regardez! Ici...

l�, mon amour !

Oui...

Venez, mon amour.

- Venez. - Taisez-vous!

Remettez votre culotte. D�p�chez-vous.

Et vos chaussures, aussi. - Oui.

Maintenant, allez dehors et marchez dansla rue.

Vous...

Vous voulez dire comme �a ?

Ne soyez pas une pute stupide !

Sortez de votre pharmacie et marchez de long en large.

Vous �tes ouverte aux affaires !

- Vous dites que vous ne le ferez pas ? Vous �tes dure � ob�ir. - Non! Je vais le faire.

Oui, je vais le faire.

Juste une minute...

C'est mieux.

Remuez vos fesses. Et vous revenez seulement quand je le dis.

Mais que si quelqu'un me voit ?

Je veux dire, si quelqu'un doit me voir, je ne sais pas...

Vous viendrez seulement quand je le dis. Allez !

Marchez.

- Armand, s'il vous pla�t ! - Non, ma ch�re !

Vous entrerez seulement quand le papa le dira.

Allez, marchez !

- L� ? - Oui, l�.

Vous �tes d�sesp�rante !

Secouez votre cul, pour l'amour de dieu ! Ne savez pas-vous comment marche une prostitu�e ?

- Tirez sur votre culotte ! Tirez dessus ! - Oui.

- Comme ceci ? - Plus, plus !

- Ca va ? - Oui ! D'accord, allez, continuez ! Marchez !

- J'ai froid, Armand ! - Qu'est-ce que vous voulez dire par froid ? - Froid !

Vous �tes une merde. Je transpire. Allez, remuez votre cul !

Je veux voir plus votre cul ! Secouez votre cul !

Venez !

Balancez vos hanches.

Comme ceci ?

- Marchez ! - Comme �a ? - D'accord, c'est pas mal ! - De cette fa�on ?

Oui, venez ! Vous devriez fumer une cigarette !

Oui, oui, c'est bon ! Continuez... continuez !

Venez !

C'est bon... lentement... c'est bon !

Vous me rendez fou !

Armand, s'il vous pla�t ! Laissez-moi rentrer !

J'ai peur ! je ne peut pas continuer ! - Qu'est-ce que vous avez peur ?

- Vous ne voyez pas que c'est juste un �tat d'�bri�t� ? - Laissez-moi entrer ! S'il vous plait !

Montrez-lui ce grand cul que vous avez !

Venez, hey ! - Non ! Non, s'il vous pla�t !

- Vous voulez de moi ? - Alors, soyez bonne, allez.

Allez-y, bougez ! Allez. Allez-y !

Allez-y ! Marchez !

Vous �tes une d�ception.

Laissez-moi entrer ! Aidez-moi, s'il vous pla�t !

Assez, entrez !

- Dans les lumi�res ? Vous �tes fou ! - Non, non, je le jure !

- Gardez votre calme, maintenant ! Restez tranquille ! - Je l'ai fait ! Je l'ai fait !

Vous ne pensiez pas que je le ferai, mais je l'ai fait ! Je suis all�e l�-bas et je...

nue, dans la rue, et je leur ai montr� tout ce que vous vouliez , tout !

- Est-ce que vous avez vu �a, ch�ri ? - Oui, oui, venez.

Oui, et je ferai tout ce que vous voulez � chaque fois, tout le temps !

M�me demain soir. Vous me dites o� je dois aller...

et je me mettrai nue dans la rue. Je le ferai !

- Alors �a vous a plu ? - J'ai aim� �a ! - Bien, madame !

Et vous sortez tout droit l�-bas et vous me baiser !

- Devant votre mari ? - Juste en face de lui !

- Le professeur ? - Oui, le professeur !

Ah, c'est bon, que c'est bon !

- Venez, on va faire autre chose ! - Donnez-moi un autre jeu � jouer !

Dites-moi quelque chose d'autre � faire Je ferai tout ce que vous voulez !

Ah je sais... Le jeu que les petites filles aiment toujours jouer ! Hein, regardez !

- Je sais que c'est la marelle ! - C'est �a, allez-y ! Venez !

Allez, au rythme de la musique ! Plus fort, plus fort !

C'est assez...

... la maison enti�re !

Voici le grand m�chant loup !

Il vient ici pour vous manger !

Maintenant, voyons...

Euh, allez derri�re le comptoir. Je serai un client.

Allez-y !

- Bonsoir, Monsieur Armand. - Bonsoir, madame. Je suis tr�s mal.

Oh, je suis vraiment d�sol�e, Monsieur Armand. Qu'est-ce que je peux faire pour vous, Monsieur Armand ?

Le docteur m'a prescrit des m�dicaments, madame.

Deux par jour, apr�s chaque repas.

- Voie orale ou par injection, Monsieur Armand ? - Voie orale, madame.

- Eh bien, vous avez d�j� la bouche appropri�e. - Vous voulez que je m'occupe de �a, Monsieur Armand ?

Prenez soin d'elle, madame.

Y-a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous, Monsieur Armand ?

Peut-�tre, que oui !

- La poussi�re. �poussetez le comptoir. Allez ! - Pourquoi ?

Parce que c'est comme �a que je l'aime. Allez, faites le d�poussi�rage !

Vous voyez ? Vous voyez comme c'est d�go�tant ? c'est �a que vous appelez propre ?

- Allez, allez ! - Oui.

- Comme �a, tout droit, comme �a ? - Dans les coins... les coins !

N'essayez pas de tricher, salope paresseuse ! Si vous me voulez, vous devez vous mettre au travail.

Vous devez le gagner ! Vous devez dire : "Oui, Monsieur Armand. Non, Monsieur Armand.

Comme vous voulez, Monsieur Armand. Et vous avez balay� les sols ? Fait les fen�tres...

... et les toilettes ? - Quoi les toilettes ?

C'est vraiment si terrible ?

S'il vous pla�t, arr�tons ce jeu. Je ne l'aime pas.

- J'en ai assez maintenant. - Qu'est-ce qu'elle dit ?

Jour apr�s jour, mois apr�s mois, j'ai pens� � �a. Maintenant, j'ai le temps...

... de vous faire faire ce que vous m'avez fait faire pendant des ann�es.

Eh, madame, madame, madame ? �poussetez !

Vous �tes un idiot... vous �tes idiot !

Maintenant, madame, nous devrions jouer � un autre jeu. - Oui !

Hum, voyons... un jeu de sexe !

- Oui, un jeu de sexe ! - Toujours, toujours plus difficile !

- N'importe quoi, ce que vous voulez, ch�ri ! - Ah, voyons, voyons...

Je l'ai !

Ah... oui !

Je veux votre fille !

Qu'est-ce que vous avez dit ?

Je veux votre fille.

Ce n'est pas vrai...

... Vous devez me faire marcher !

Non...

Ce n'est pas possible !

Ce n'est pas possible...

Je veux Justine.

Vous �tes un porc...

Vous �tes moche, un mis�rable porc ! Je vais vous tuer !

Vous entendez ? Je vais vous tuer !

Esp�ce de salaud ! Vous �tes ignoble...

Vous aller me donner votre fille.

Dites-moi ce que vous avez fait pour avoir � nouveau votre travail.

Est-ce que vous lui avez demand� son pardon ?

Vous avez ramp� par terre et lui avez demand� d'avoir piti� sur votre pauvre m�re malade ?

Ou bien vous l'avez fait chanter ?

- Vous aimeriez le savoir, hein ? - Vous ne valez pas une merde !

Riez ! Continuez, amusez-vous !

Je suis d�sol�e pour cette pauvre femme.

Elle a trop bon coeur.

�tes-vous jalouse ?

N'ayez pas peur... ne vous inqui�tez pas !

Je vous donne la permission de me toucher.

Allez, touchez-moi !

Aimez-vous �a ?

Et �a ?

Qu'est-ce que j'entends ?

Comment pouvez-vous entendre quoi que ce soit avec ce vacarme qui continue ?

- Bonjour, mon petit. - Bonjour, papa.

Pas dans la glaci�re! Combien de fois je dois vous le dire, Carmen ?

- Non, Justine, tu as une demi-heure de retard. - C'est votre faute, c'est vous qui �tes en retard !

- Qu'est-ce que vous racontez ? - Avez-vous besoin d'�tre si loin?

La jeune fille jouait doucement ! Mon Dieu !

Et ces lumi�res. Pourraient-elles �tre �teintes au moins quand il fait jour ?

Oui, maman.

- Votre putain de moto ! - C'est un bijou, ma ch�rie !

- Qu'est-ce que vous faites ? - Je dors ici.

Eh bien, nous ne sommes pas ouverts ce soir. Je veux dire, vous auriez pu demander si...

Je veux dormir ce soir et la nuit de demain et toutes les autres, en fait.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Vous voyez, madame, ils ont lou� ma chambre � un lieutenant du g�nie.

On fait notre effort de guerre. Ajoutez-y un petit quelque chose...

... pour le portefeuille. - Je ne pense pas que je peux accepter �a,

Je veux dire, �a aurait �t�... - Je ne vous ai rien demand�.

Je vois.

Eh bien demain je vais en parler � votre m�re. Je vais lui expliquer tout �a.

Je ne pense pas que ce soit... - Voulez-vous vraiment ?

- Carmen ! Qu'est-il arriv� de la clef ? - Quelle clef ?

Que voulez-vous dire par "quelle clef"? La clef de cette porte, Carmen. La clef !

Il n'y a jamais eu de clef � cette porte.

Tout est pr�t. Je pars.

Qu'est-ce qu'il y a, maman ?

Oh... rien, Justine. J'avais juste soif, c'est tout.

- Couche-toi. - Bonne nuit.

- Bonne nuit, mon amour. - Bonne nuit.

Madame est une l�ve-t�t.

- Peut-�tre elle n'a pas trop bien dormi ? - Et vous ?

- J'ai dormi comme un nouveau-n�. - Et c'est un mensonge, Armand...

parce que je vous ai entendu vous d�placer la nuit derni�re.

Maintenant, vous �coutez. Si vous osez encore essayer...

Je vois que mainteant madame a eu des r�ves �tranges !

La nuit, je dors.

Tr�s bien, je vous avertis...

Maintenant, vous nettoyez ce d�sordre et vous sortez cette merde dehors...

...avant que Juliette arrive. c'est clair ?

Oui, je l'ai ici.

Pour vous, fille de magasin.

Vous aussi.

O� est-ce que vous �tes ?

Sortez, Armand !

Je vais vous tuer !

Armand ?

Armand !

Je sais que vous n'�tes pas endormi. Ouvrez cette porte !

Arr�tez �a ! Vous voulez r�veiller tout le voisinage ?

Vous �tes venus en haut. Puis vous avez essay� d'entrer dans la maison. Je sais que vous l'avez fait !

Je vais vous tuer ! Je le r�p�te. Je vais vous tuer, Armand !

- Je le jure devant dieu ! Ouvrez cette porte ! - Taisez-vous ! Vous ne voyez pas que je dors ?

Ouvrez cette porte, ignoble salaud ! Pourquoi l'avez-vous ferm�e ? Pourquoi ?

Parce que vous n'aurez pas � venir embrasser mon cul. Foutez le camp !

Je suis...

S'il vous pla�t laissez-moi entrer.

S'il vous pla�t. Je vous veux.

Je vais... Je ferai tout ce que vous voulez.

Voulez-vous de l'argent ?

Dites-moi. Je vous donnerai tout ! S'il vous pla�t laissez-moi entrer. J'ai besoin de vous !

Partez !

S'il vous pla�t...

"Paris. Trois arrestations ont �t� faites dans la capitale aujourd'hui pendant...

... des tentatives de r�organisation du parti communiste clandestin".

Pourquoi est-ce toujours ferm� ? Armand !

- Bonjour. - Bonjour.

"Andre Carre, directeur de la propagande pour la Seine et Seine-et-trois"...

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Mais notre rempla�ant pour toutes les urgences n'arrivera que dans deux semaines.

Ou je ne trompe ?

Non.

On dirait que vous vivez ici !

Alors...

...vous vivez ici. - O� est-ce que vous allez ?

Toute cette affaire va mal se finir, Armand.

Et quand cela arrivera, je ne veux pas �tre l�.

- Vous renoncez ? - Non. Je suis en cong� de maladie.

Dites � madame que mon mari est venu pour dire que je ne suis pas bien.

Pas bien du tout. D'accord ?

plut�t sage pour une dame avis�e, n'est-ce pas ?

J'esp�re que vous serez heureux tous les deux !

"Depuis aube, de furieuses batailles font rage autour des ponts...

... du canal Albert et du Fort Eben Emael...

... entre les troupes belges et les parachutistes allemands"...

- Ce soir ? - J'ai d�j� dit non.

S'il vous pla�t...

Je suis vraiment d�sol� pour vous. Allez en haut, s'il vous pla�t.

Ca ne semble pas possible.

Vous ne voyez rien !

Vous ne paraissez pas prendre la peine de regarder ce qui se passe autour de vous.

Henri !

Je vous ai �t� infid�le.

C'est Armand.

Je ne peux lui refuser quoi que ce soit.

Je... Je ne veux plus de choses scandaleuses avec lui.

Mais je les fais sans honte.

Je suis une esclave, vous comprenez ?

Je suis � sa disposition...

... n'importe quand, n'importe o�.

Je suis sa putain !

Il m'a appris le plaisir de l'ob�issance.

Je pense qu'il devait me demander...

... d'arr�term ma respiration...

Je devrais essayer d'arr�ter de ne plus respirer.

Voil�.

Maintenant, je vous ai tout dit, Henri.

Tout !

Qu'est-ce que vous allez faire � son sujet ?

Rien !

Ce n'est pas vrai, mon amour ?

Vous ne ferez rien

Pauvre Henri.

Bonne nuit, ch�ri.

Quelle jolie jeune femme tu es devenue ! Tu as grandi, tu sais cela ?

Pourquoi as-tu l'air si fatigu�e ? Tu as des cercles sombres sous les yeux.

Peut-�tre tu �tudies trop.

Faisons quelque chose au sujet de �a. Viens avec moi.

Maman, qu'est-ce que vous faites? Je vais �tre en retard pour �cole !

Ne t'inqui�te pas.

Comme tu es belle, Justine !

Allons montrer � ton p�re. Faisons-lui une surprise.

Bonjour, papa !

Justine, tu n'es pas encore partie ? Tu vas �tre en retard pour �cole.

- Vous voulez quelque chose ? - Non, c'est juste que je...

Jetez un coup d'oeil sur votre fille !

Vous ne voyez aucune diff�rence ? - Je vois qu'elle va �tre en retard pour l'�cole.

D�p�che-toi ou tu vas rater ta premi�re classe.

Oui, papa, j'y vais.

Vous �tes insensible, vous �tes absolument insensible !

Elle grandira par elle-m�me, Eliane. Pourquoi se pr�cipiter ? Il y a une raison ?

Votre fille est d�j� une femme, que vous le vouliez ou pas.

Tu n'es pas tr�s bonne !

Faites place � l'expert. Je vais te montrer comment faire.

Elle a grandi un peu, n'est-ce pas ?

Tr�s bient�t on devra vous appeler mademoiselle Michoud.

Oh, un de vos bas est en d�sordre, mademoiselle.

Vous n'avez aucune autorisation de jouer � l'ext�rieur de mon magasin. allez, vous tous hors d'ici !

Vous aussi, allez ! Viens ici !

Penses-tu que je sois aveugle ? Penses-tu que je ne t'ai pas vu te pencher au-dessus...

... afin qu'il puisse regarder vers le haut de ta jupe ? - Je n'ai rien fait !

Mensonges, rien que des mensonges !

Tu n'es rien qu'une allumeuse et je vais te donner une le�on, �coute bien �a,

parce que je l'ai presque eue... - Carmen !

Entendez-moi bien. Vous de devez plus jamais lui parler !

Ne me faites pas attendre trop longtemps, ou je viens la chercher...

... quand vous vous y attendrez le moins.

Pensez-vous que je sois capable de �a ? Vous pensez que j'ai peur ? De qui?

Vous ? Ou votre mari ?

Justine, tu dors ?

Viens nous rejoindre un moment.

Je t'ai apport� un g�teau. Je le laisse ici pour toi, d'accord ?

Oh, je n'ai rien dit � ton p�re � propos de ce qui s'est pass� cet apr�s-midi.

Aussi, ne t'inqui�te pas. Dors bien, mon amour.

C'est tout simplement une question d'ordre public !

Si nous commen�ons � permettre aux prostitu�es d'�tre nos voisins, cette section enti�re deviendra...

... impossible. J'ai raison ou pas ? - Je dois dire que vous allez trop loin.

Apr�s tout, c'est le premier cas. - Mais vous oubliez les enfants !

Eliane. J'ai raison ou j'ai tort ?

Je ne sais pas vraiment, Yvonne. Tout ce que le reste d'entre vous d�cide, c'est bien pour moi.

Honn�tement, une protestation sign�e au police ? Nous allons �tre prises pour des folles !

Vous n'avez pas besoin de signer si vous ne voulez pas. Personne ne vous y force.

S'il vous pla�t n'insistez pas nous sommes des idiotes pour nous occuper de devoir civique.

Vous dites qu'elle marchait le soir le long de la rue, presque nue ?

N'allez pas me dire que vous ne l'avez pas r�ellement vue ?

Je dois le dire. Juste devant la pharmacie de Eliane ! Elle avait une paire merveilleuse de...

Pardonnez-moi, Eliane. - Chocolat ?

- Ce ne sont pas des laxatifs ? - Non, non plut�t aphrodisiaques.

Eliane, �tes-vous s�re que Justine ne fait rien...

Non... non, elle ne fait rien.

- Oui ? - Vous connaissez, Henri, vous �tes un vrai expert.

Je suis surpris que vous n'ayez pas �crit un livre sur l'Art Nouveau.

Pour cette mati�re, je ne sais pas pourquoi il n'a jamais rien �crit !

Des romans, des po�mes. Une pi�ce romantique, peut-�tre. je ne sais pas exacterment ce qui a �t� le premier.

Mais il l'a fait, Silvane ! Plusieurs d'entre eux.

Et vous ne nous avez jamais dit un mot, vieux coquin !

Quand est-ce qu'ils ont paru et disparu ? - Ils ont �t� publi�s il y a 20 ans.

Ou �tait-ce il y a 21 ans, Henri ? Ils ont �t� meilleure vente.

Nous avons le sous-sol plein d'entre eux.

Pourquoi ne pas les donner comme cadeaux � vos fid�les amis, Henri ?

Je suis s�re qu'ils les aimeraient. - C'�tait une folie de jeunesse...

... pas la peine de l'�voquer.

- Je peux vous donner un coup de main ? - Oh, non merci, ce n'est pas n�cessaire.

Oh, notre charmant jeune homme !

Avez besoin-vous de quelque chose ?

Vous avez besoin de quelque chose pour la pharmacie ?

Je suis venu pour Justine.

Mon Dieu !

Il n'y a pas de mal ! S'il vous pla�t.

Une pilule pour votre fille.

Vous vous souvenez, madame ?

Oh, oui, merci.

Merci beaucoup. Elle a des maux de t�te.

Justine souffre de maux de t�te terribles.

Merci beaucoup.

J'ai cr�� un tel d�sordre ici !

Je suis d�sol�e, j'ai coll� un affreux d�sordre !

Ne vous emb�tez pas avec �a, ch�rie ! Votre gar�on de magasin est ici.

Armand, voulez-vous prendre soin de �a ? Vous trouverez tout dont vous avez besoin...

... dans la cuisine. Vous savez o� c'est, n'est-ce pas ?

Bien s�r, Professeur. Je le fais tout de suite.

Ramassez l'autre morceau l�.

Bien.

Ca a un dr�le d'effet, n'est-ce pas ? Plut�t agr�able.

Je n'en n'ai pas assez respir� avant de monter.

Si j'avais fait les choses...

... comme elles auraient d� l'�tre.

Je le savais !

- Vous saviez quoi ? - Que vous �tes un l�che !

Vous avez besoin de l'�ther pour vous donner du courage.

Je pense que vous avancez � reculons.

Parfois, c'est juste de pisser dans votre pantalon.

Oh, bien s�r. Je suis une l�che aussi.

Alors, vous l'�tes.

Nous le sommes tous les deux.

O� est-ce que vous allez ?

Alors je suis un l�che, hein ? Maintenant je vais vous montrer.

Qu'est-ce que vous essayez de faire ?

Ne bougez pas !

je vais vous torturer...

... je parie que vous aimerez.

Si je voulais vous taillader...

... m�me vous tuer...

... je parie que vous aimeriez �a aussi.

Vous l'avez d�j� fait.

Vous ne pouvez pas le faire deux fois.

"Les attaques de l'ennemi se sont concentr�es dans la r�gion au sud...

...de Omal et de la r�gion Argonne.

Sur le c�t� de l'ouest, divisions blind�es avance dans la direction de...

... la Seine inf�rieure. Plusieurs divisions de tanks ont �t� aper�ues �...

... Pont-de-l'Arche et Argino.

Tous le panzers qui a essay� de traverser la rivi�re ont d� faire marche arri�re.

Les combats ont �t� particuli�rement violents autour de Montdidier, � l'est de Beauval.

Nos troupes se sont retir�es de cette r�gion, mais l'ennemi...

... a pay� ch�rement le terrain abandonn�".

Carmen !

Maman !

Tu es l�. O� sont-ils ? Dites-moi o� tu les as cach�s.

Je veux savoir plus vite que �a ! - De quoi parlez-vous ?

Je sais qu'il t'a �crit des petits mots...

... pour vos petites r�unions secr�tes. C'est vrai, n'est-ce pas ?

- Ce n'est pas vrai ! - Ah, oui, ch�rie !

- Ce n'est pas vrai ! - Oui, je sais que �a ne l'est pas !

Et je veux les voir maintenant, tu comprends �a ?

- Ce n'est pas vrai ! Il n'y a rien ! - Tu es une menteuse !

Tu es une menteuse. Je sais tout de votre petite affaire avec Armand !

- Demandez-lui, demandez-lui ! - Tous les deux vous �tes intelligents !

Mais je ne suis pas une imb�cile, vous comprenez �a ? Je ne suis pas une imb�cile !

Et je ne serai pas pris pour une imb�cile, non plus!

O� sont-ils ?

- Je veux les voir. O� est-ce qu'ils sont ? - Quoi?

C'est la guerre, vous vous en souvenez ? Je ne suis pas une imb�cile !

Et nettoyez cette pi�ce, c'est une vraie porcherie !

"L'avance de l'offensive des troupes allemandes en territoire fran�ais a �t�"...

- Est-ce que je vous d�range ? - Ah, Justine. Qu'est-ce qu'il y a ?

Asseyez-vous l�-bas. Tu ne me d�rangera pas.

Papa...

Je dois vous dire quelque chose d'important.

Certainement, Justine. Mais laisse-moi finir. Ca te d�range ?

C'est urgent !

Bonjour !

Oh, Eliane !

Qu'est-ce que c'est ? J'arrive tout de suite.

Ils sont l�, Justine ! Viens et donne-moi un coup de main.

- Maintenant ? - Ces pi�ces sont absolument fantastiques !

- Mais, papa! - Viens! - S'il vous pla�t...

Est-ce que vous avez fini, Paul ?

- Je dois en prendre un aussi ? - Oui! Mais fais attention, Justine.

Si tu le fais tomber, je devrais le r�ajuster ! - Monsieur ? Je vais vous donner un coup de main, si vous voulez.

Tr�s bien, rendez-vous utile ! Mais attention, c'est tr�s fragile !

Ne vous inqui�tez pas, Monsieur !

- Je dois m'assurer que rien n'est cass�. - Excusez-moi...

Comme vous �tes si gentil, faites-moi une faveur, Armand.

- Amenez les bo�tes pendant que nous en v�rifions le contenu. - Bien s�r.

Monsieur, en bas ils veulent savoir si vous vous occupez de la facture.

- Ah, oui, je descends tout de suite. - O� je mets �a ?

Ca, mettez-le ici.

Tu es folle !

Tu es une petite idiote stupide !

C'est �vident qu'on ne peut pas compter sur toi pour rien !

Rends-moi service et sors. Ne touche � rien, petite imb�cile maladroite.

Sore d'ici ! Tu es juste comme ta m�re !

Et ne t'avise pas de remettre les pieds ici !

Je ne veux plus voir ta t�te !

Vas dans ta chambre. Vas dans ta chambre !

"Les routes derri�re notre ligne de front sont remplies de colonnes de r�fugi�s...

... qui utilisent tous les moyens possibles...

... pour passer.

En dehors de s'exposer � un danger consid�rable...

.. cet exode cr�e des embouteillages s�rieux...

... rendant les op�rations militaires plus difficiles".

Justine !

Justine, ouvre la porte !

M'entends-tu ? Maintenant ouvre la porte !

Maintenant ouvre cette porte !

Tu m'entends, Justine ?

D�verrouille cette porte � l'instant ! Justine !

Ouvre la porte !

Nous ne faisions rien ! Je le jure !

Tais-toi ! Tu crois que je n'ai pas vu de mes propres yeux ?

Tu es une menteuse et une salope, voil� ce que tu es !

- Je ne peux pas le supporter! - je ne peux plus supporter le mensonge, entends-tu ?

J'en ai assez de tout cela ! Ton mensonge doit cesser, tu m'entends ?

Ca dure depuis si longtemps. Je ne veux m�me pas savoir quand �a a commenc�.

Ca a d� �tre avec les lettres. Vous vous souvenez des lettres, n'est-ce pas ?

- Ce n'est pas vrai, maman ! - Tu ne comprends pas ?

- Tu dois y aller ! - Mais, pourquoi ?

Parce que tu as �t� stupide, parce que tu as �t� folle, parce que tu as tout...

... organis�, parce que tu l'as donn� trop... - Non, ce n'est pas vrai !

Oui, c'est, Armand qui l'a dit, il m'a dit lui-m�me !

Quand vas-tu cessez de vivre dans ce mensonge... - Mais je n'ai pas couch� !

Comment puis-je vous le faire voir ?

�coute-moi.

S'il te pla�t, �coute-moi!

S'il te pla�t, �coute-moi. �coute-moi, mon b�b�!

Ce n'est qu'un malentendu, mon amour ! Ce n'est qu'un malentendu, tu verras.

Maintenant, tu descends et tu lui dis qu'il a fait une erreur, c'est tout.

Et tu lui dis de te laisser tranquille. Tu comprends ? Puis tout sera �clairci...

... Tu vas le faire toi-m�me, ma ch�rie. Je ne peux pas le faire pour toi.

- Demain. Je le ferai demain. - Non, mon b�b�, maintenant ! Tu y vas maintenant.

Il t'attend. Il sait d�j� que tu viens. Je lui ai dit...

de t'attendre, ma ch�rie. - Maintenant ?

Oui, vas-y, ma ch�rie. Allez. Tout ira bien !

Tu vois, tout va bien maintenant. Tout est clair. Et puis tu rentreras...

te coucher et te dormiras comme un b�b� ! Tu seras bien, Justine !

Papa �coute de la musique.

Ensuite, je peux... - Oui, apr�s, apr�s...

Oh, Justine! Continue, ma ch�rie.

Vas-y, ma ch�rie. Je ne te laisserai pas !

Si tu as besoin de moi, tu m'appelles.

Je serai l�. Tu es ma ch�rie !

Armand !

je suis venue parce que... ma m�re dit que j'ai...

S'il vous pla�t, ne pensez pas de mauvaises choses.

Armand !

Ne venez pas pr�s de moi ! S'il vous pla�t ne venez pas pr�s de moi !

S'il vous plait !

- Ne me blessez pas ! - Pourquoi est-ce que je vous blesserai ?

Qu'est-ce que vous racontez, Justine ?

Pourquoi est-ce que je devrais vous blesser ?

Comment cela serait-il possible ?

Venez.

Bonne nuit, Henri.

Bonne nuit.

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