All language subtitles for For Night Will Come (2023) [FRENCH] [720p] [WEBRip] French.fre

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...

Une femme hurle de douleur.

...

Elle respire rapidement.

...

Elle hurle.

...

Pleurs d'un bébé

...

Musique intrigante

... ...

- Philémon.

Philémon.

Philémon.

...

- Alors ?

Voyons voir ça.

- J'y arrive pas, docteur. - Il lui fait mal à chaque fois.

- Va falloir faire un effort.

Il a besoin de sentir que vous êtes là.

...

Rapprochez-le.

...

...

*Jingle radio

*-Baccalauréat : démarrage avec la philo.

*Comment décider qu'un acte est juste ?

*C'est l'une des questions posées aux candidats de terminale.

*A Paris, des incidents sur les Champs-Elysées.

*Des jeunes particulièrement éméchés

*s'en sont pris aux clients d'une célèbre boîte de nuit...

- Philémon,

tu me passes ton Walkman ? - Plus tard, Lucie.

- On aurait pas dû tourner à droite au croisement ?

- Allez, mon grand. Tiens !

- Hein ? T'en penses quoi ?

Hé !

Laurence ? Tu dors ?

- Mais si, c'est la bonne route, ça. On n'est plus très loin.

Ca se lève. Tu veux pas accélérer ?

- En plus, je suis même pas rasé. Je ressemble à rien.

- T'es très bien.

- Si les gens me voient comme ça...

- C'est le week-end, Georges. Personne se rase le week-end.

- Regardez, c'est le pont.

Musique douce

...

- Y a plein de maisons.

- Y a surtout beaucoup d'arbres. C'est le plus important.

- Et les voisins ?

- C'est pas comme si on avait eu trop le choix. Surtout en meublé.

- Ce genre d'endroit,

tant que tu fais comme tout le monde, t'es tranquille.

...

- Plein nord.

- Ta chambre.

On descend un escalier.

...

- Ah, le garage. C'est bien, ça.

*Musique de suspense

...

*On passe un appel.

*On décroche. *-Oui ?

*-Martine, bonsoir. *-Bonsoir.

*-C'est Jean-Pierre Foucault. *-Bonsoir.

*-L'émission "Qui veut gagner des millions ?".

*Martine, nous vivons un moment exceptionnel avec Frédéric

*que vous connaissez. *-Oui.

- C'est trop facile, c'est la B.

- Ca commence par "au". C'est la A, regarde.

- C'est "ostralopithèque" avec un O.

- C'est quoi, "australopithèque" ?

- Pourquoi il continue ?

Il devrait partir avec ses 2 millions.

- Ben...

Tu rigoles, c'est trop beau. On recule pas devant 4 millions.

- En même temps, je la sens pas, Martine. Elle panique.

- Ouais. - Ouais, elle va se planter.

Philémon.

- Hm ?

- Combien ? - 242.

- Non, allez.

- Pour de vrai, 12.

- On apporte quoi demain ?

Ca se fait pas de venir sans rien.

- Je sais pas.

Elle m'a dit :

"Vous embarrassez pas, venez comme vous êtes."

- Ils vont pas être déçus.

- 12.

Quelle couleur ? - Je sais pas, Lucie.

Vert.

- Je devrais peut-être faire une autre poche pour demain.

- Vas-y doucement, t'es crevée.

- "Ton amour est comme une rose fragile,

prends garde à ses épines."

Quoi ?

- On doit avoir l'air les plus normaux possible à ce barbecue.

Limite, les gens doivent se dire qu'on est chiants.

- Avant, y avait rien ici. Que de la forêt jusqu'à la route.

Puis on a bulldozé,

on a fait construire la maison.

On a paysagé. La piscine, tout ça.

- Vous avez plus de vis-à-vis.

- Non, ma femme voulait pas de vue sur le voisin d'en face.

Après, y a toujours mieux ailleurs,

mais on est bien ici.

- Nous, c'est exactement ce qu'on cherchait.

Le bon équilibre, profiter de la nature

en restant proches des commerces, du réseau associatif.

C'est une chance, cet endroit.

Puis on est bien accueillis.

C'est...

- Avec plaisir.

- Santé !

- Et donc, vous êtes venus ici pour...

- On cherchait le bon équilibre.

Rester proche de la nature

tout en étant proche des commerces et du réseau associatif.

Et ça fait du bien de reprendre le travail.

- Et puis, ça doit être très excitant de déménager.

- Il risque pas de coups de soleil avec son attirail. Faut bronzer.

Le temps est dingue en ce moment, faut en profiter.

On est pas toujours aussi gâtés.

Tu veux faire quoi plus tard, dans la vie ?

- Euh...

Médecine.

- Ca, c'est bien. C'est un métier sûr.

Je pourrais pas. Les maladies, tout ça...

- Je vais chercher à boire.

- Oui.

C'est au charbon ? - Oui.

- Riesling ?

- Non, merci, je bois pas.

- Ah. Vous n'êtes plus en entretien d'embauche.

En tout cas, ça fait du bien un peu de sang neuf.

On espérait pas retrouver si vite une infirmière

pour les prélèvements.

- Et votre mari ?

- Avant, il donnait, mais il peut plus

à cause d'une fragilité cardiaque, mais ça lui pèse,

car c'est une cause à laquelle il est attaché.

- Non, je parlais de son travail.

- Ah...

Désolée.

Pardon. Il est assureur.

Musique douce

...

- Vous en voulez ?

- Je veux bien. - Franchement, allez-y.

Il y en a dix fois trop.

- Merci.

- Vous venez d'où, alors ?

- De Bretagne. C'est cool, ici.

On voulait bouger...

- Profiter de la nature en étant proche des commerces

et du réseau associatif.

Cet endroit, c'est une chance.

- Votre pelouse est tellement verte, elle fait pas réelle.

Vous l'avez peinte ?

- Non.

On n'a pas le droit de marcher dessus

sauf quand il y a des invités.

Maintenant que tu le dis, c'est vrai, elle fait fausse.

- Venez.

Je vais vous présenter des voisins. Ici, c'est un bon quartier.

- T'es là, toi.

Salut. Charles.

- Salut. Philémon.

- Hm, ça a l'air bon tout ça.

- Salut. Clémence. - Merci.

Donc, je te disais quoi ? Le prêtre essaie de la maîtriser.

La meuf, d'un coup, vomit un vieux truc vert dégueulasse.

Il en a dans la bouche. C'est n'importe quoi.

- Tu l'as vu ?

- Quoi ?

- "L'Exorciste" , un film d'horreur hyper connu.

- Ouais. - Avec la meuf qui se fait posséder.

- Et qui se plante un crucifix dans la chatte. Non ?

- T'es con.

- Au Moyen-Age, on croyait que les gens étaient possédés,

mais c'était juste des épileptiques.

Ca faisait peur,

mais les gens savaient pas que c'était une maladie.

- Ca devait être chaud.

Rires

...

*Film

...

*-Va falloir fuir, se cacher.

*Traverser les mers. *-Vous avez peur ?

*-J'ai peur pour vous. *-Regarde.

*Ils se sont aimés

*du premier au dernier regard.

*Peux-tu me jurer sur ce tombeau

*que tu m'aimeras toujours ? *-Je le jure.

*Musique romantique

...

*-C'est mon cheval.

*Emmène-moi, José Luis.

*Emmène-moi. - "Emmène-moi, José Luis."

C'est vraiment nul, ce truc.

- Chut !

...

- Vous saviez que Berthier gérait

un hypermarché ? - Oui ?

- Grosse responsabilité.

Ca va avec la grosse maison et le gros ventre.

- Il a même pas de gros ventre.

- Ils étaient sympa, les jeunes avec qui tu as parlé ?

- Ouais.

Ils avaient l'air normaux. - Ca veut dire quoi ?

- Je sais pas.

- Mets-y un peu de conviction quand tu parles de médecine.

On y croyait pas.

- Faudrait que je rencontre un prof qui me donne vraiment la vocation.

- C'est sympa pour ta mère. - C'est pas par rapport à maman.

- En tout cas, les infirmières avaient l'air plutôt gentilles.

Pas méfiantes. - C'est bien, ça.

On sait ce qui est arrivé à celle d'avant ?

- Elle a mis la barre haut. - Tu fais des prises tous les jours.

- A la maison, oui.

- Ce sera le même geste. - Tu parles.

Choc - Ah !

- Merde !

- J'y vais.

- Tu as pu

parler avec elles du protocole ? - Oui.

Tout est enregistré dans un ordinateur, mais ça change rien

pour les poches déclassées.

- Déclassées ? - Oui.

C'est des poches que personne comptabilise.

Donc...

je privilégie les jours où il y a du monde.

Musique intrigante

...

Putain, y a personne, là.

...

Celle qui s'occupe des entretiens,

c'est Catherine Berthier.

Bonjour. - Je suis ravie que tu sois là.

Il manquait plus que toi.

Bon...

- Je dois garder mon sac pas loin.

- Bonjour. Bienvenue. Je prends son sac.

- Là, c'est l'accueil. - Ouais.

- La table...

- Je récupère le donneur. Je prends sa feuille de suivi.

Merci.

Bonjour. - Bonjour.

- Il faut surtout que j'aie l'air

professionnelle, à l'aise.

Est-ce que vous avez mangé ce matin ?

- Ouais, j'ai bu. - Vous vous êtes bien hydraté.

- Ouais.

- Un prélèvement, c'est simple à faire,

mais ça arrive que le sang coule plus

ou le débit est trop lent,

ou je sais pas,

y a une erreur de manip.

Dans ce cas, on peut pas garder la poche,

elle est déclassée.

Ca arrive tous les jours.

Faudra juste pas abuser.

...

Ces poches ratées, elles vont dans la même caisse :

la caisse X.

C'est comme une poubelle.

- Quoi ? Même si y a du sang dedans, ils les jettent ?

- Oui. Elles sont inutilisables.

Personne compte

les poches qui vont dedans. Et normalement,

la traçabilité s'arrête là.

- Si tout va bien, une fois fini, tu déclares

que t'as raté la prise et tu fais disparaître la poche ?

- Ouais. Voilà.

C'est ça.

- OK.

- OK.

- Il fait chaud ici.

On étouffe. Vous trouvez pas ?

- Je trouve que ça va.

Il y a un problème ?

- Euh...

C'est votre veine. On va devoir arrêter.

- Ah bon ? C'est bizarre.

Ca m'est jamais arrivé. En dix ans de service.

- Je... Je suis désolée...

Vous avez assez bu ce matin ? - Ouais, ouais.

- T'as besoin de quelque chose ?

- Je sais pas ce qui se passe.

Ca prend trop de temps.

Au début, ça coulait, mais là, y a plus rien.

- C'est étonnant, car Antoine a un bon débit d'habitude.

Tiens. Tu peux malaxer la balle ?

Et tu bouges les pieds aussi, ça va aider le retour veineux.

Et voilà ! Ca y est.

Tu nous demandes si tu as un doute. - Oui, merci.

- C'est là-bas, les films pour enfants.

Va voir.

- J'aime pas les films pour enfants.

- Ah ouais ? Et depuis quand ? - La semaine dernière.

- La semaine dernière ? Tu regardes quoi, maintenant ?

- Des films avec des grosses bagnoles

et des mecs beaux gosses.

- "L'Exorciste", c'est pas le mieux.

Surtout si tu l'as déjà vu.

- Je suis juste tombé dessus.

Ca m'a fait penser à... vous.

- J'espère qu'ils t'ont pas fait peur.

- Non.

- Ils ont l'air un peu cons, mais ils sont pas méchants.

- Vous avez l'air de vous connaître depuis si longtemps.

- Depuis la nuit des temps, oui.

Et vous, pas trop le mal du pays ?

- C'est sûr que ça manque un peu.

Les amis, les teufs.

Le bruit des vagues, le soleil qui se lève sur l'océan.

- Vous étiez au bord de l'océan ? - Ouais.

- Ouais, c'était un dieu du surf. Comme lui, là.

- Ca va être difficile de faire du surf ici, on n'a qu'une rivière.

On y va jeudi avec les autres.

- Ouais. - Si ça te dit.

- Bah...

C'est gentil, mais on va aider nos parents à la maison.

- OK.

Si tu changes d'avis, c'est le chemin à l'entrée du bois.

- OK. Oui.

- Salut. - Salut.

Et bon surf.

- Merci. - Ouais...

- Bon surf, hein ? Bon surf.

Musique intrigante

...

Acouphènes

... ...

- Tu peux le faire.

Tu peux le faire, tu peux le faire. Laurence !

Allez !

...

Acouphènes

...

Musique douce

...

- On va pouvoir vous libérer.

Mais c'est pas grave, ça arrive.

Pensez à boire beaucoup d'eau, à bien vous hydrater.

Merci. Au revoir.

...

- Mais c'est quoi, ça ?

Monsieur, on peut vous aider ?

- Je pourrais avoir un truc à manger ?

- Désolée, cette table n'est réservée

que pour les donneurs.

Mais on peut vous offrir de l'eau. - Non, pas d'eau.

- Ou un jus de fruit. - Non, pas de jus.

- C'est malheureux.

Il y en a tellement.

- Vous voyez, tous ces gens donnent leur sang.

Ca les affaiblit.

Donc si on manque de nourriture, c'est un problème.

- Je peux donner mon sang.

- C'est gentil, mais on a tout ce qu'il faut.

Ils continuent de parler.

...

- S'il vous plaît. - Monsieur, ce n'est pas possible.

Je vous ai expliqué pourquoi et vous ne comprenez pas.

- C'est un petit morceau de pain.

- On ne peut pas, on n'a pas assez de nourriture ! Vous comprenez ?

C'est pour les donneurs. Vous comprenez ?

- Je donne mon sang !

- C'est gentil, on a ce qu'il faut.

Il y a beaucoup de gens qui attendent.

Et là, vous dérangez les gens qui donnent leur sang.

Donc, je vous propose de prendre la sortie.

- Je veux manger. - Monsieur, c'est pas possible !

Comment je dois vous l'expliquer ?

Maintenant, je vous conduis à la sortie.

- S'il vous plaît. - Ce n'est pas possible !

- S'il vous plaît. - Comment je dois...

- Allez-y. Sortez, s'il vous plaît. On va pas faire un esclandre.

- Vous dérangez les gens !

- Tout le monde nous regarde. On sort.

- C'est bon.

Prenez une chouquette. C'est tout ce que je peux faire !

...

- T'aimes pas ça, la bière, d'habitude.

- C'est pas pour moi.

- C'est pour qui, alors ?

Tu vas où ?

- Arrête avec tes questions, Lucie.

- Tu vas pas me laisser seule ?

- Si.

C'est bon, t'as ton chien de garde.

- Je vais le dire aux parents.

- Pourquoi tu vas leur dire ?

- Sauf si tu me prêtes ton Walkman.

- OK.

- Avec le casque.

- Deal. Check.

Je serai de retour avant qu'ils arrivent.

Tiens.

T'en prends soin ? Si je plonge, tu plonges, OK ?

- OK.

- Comment tu me trouves ?

- Ca passe.

- A tout à l'heure. - Salut.

- Salut.

Salut, c'est Philémon...

J'ai pris des bières pour...

C'est nul.

Salut, je vous ai vus et...

...

Discussions

...

- Tu mates ?

- Salut. Non, non. Je vous cherchais pour remercier Camila.

Pour l'autre jour.

- Hm. Il secoue son sac.

- Du coup, j'ai pris des bières.

- T'es un malin.

Viens, c'est par là.

Philémon a pris des bières. - Sympa.

- Oh, trop bien !

Discussions et rires

...

Hé ! T'as des bières ?

- Oui. - Je peux t'en prendre une ?

- Oui, c'est cool.

- Je peux aussi ?

Elles sont chaudes.

On va les mettre dans l'eau.

Ca te dérange pas ? - Non.

- Tu m'en as pris une ?

Il crie. Ils rient.

- Il est où, l'appareil photo ?

- OUAIS ! - Aujourd'hui,

c'est moi, le photographe.

Nul !

Moins nul.

Alors ?

Vas-y, montre-nous.

- Si je me coupe, c'est de votre faute.

- Vas-y.

- Oh, non !

...

- Moi, j'essayais d'être mignon.

Ils rient.

- Faut faire un salto, là.

- Tu peux me tenir ça, s'il te plaît ?

Merci.

- Avant, arrière. Et en même temps.

- Bah oui... Rires

- Mais c'était ça ! Quand t'es tombé en boule,

c'était ça !

- Tu connais Vince Taylor ?

Le chanteur.

- Non.

- C'était un peu un rockeur maudit.

Le mec est toujours resté dans l'ombre.

Les maisons de disques voulaient plus de lui,

parce que les gens foutaient le bordel aux concerts.

Comme si sa musique rendait les gens fous.

Il a fini en hôpital psychiatrique, avec électrochocs.

Ca l'a détruit.

A la fin, il avait même un dentier

qu'il recollait avec son chewing-gum.

- C'était bien, sa musique ?

- Ouais. Quand tu connais l'histoire,

tu écoutes différemment.

- T'es un peu bizarre, toi.

- Ah bon ?

Désolé.

Cris

Ce que je veux dire, c'est que le mec était si près de son but.

Comme si son destin était de jamais être compris.

Enfin, il était rock'n'roll pour de vrai, lui.

C'est juste le monde qui a pas suivi.

- Pas étonnant, en même temps.

Depuis quand il est juste, le monde ?

Franchement...

Quand tu vois la guerre en Irak, le Kosovo, le sida,

la bombe nucléaire,

les Nazis...

Ca a pas de sens, tout ça.

- Moi qui croyais que j'étais sombre.

- T'as pas idée.

- Mais il y a d'autres choses, non ?

Des belles choses.

- J'espère.

Bris de verre - Merde !

- Putain ! - Fait chier.

Tu peux essayer de tenir ça ?

- Vraiment... C'est n'importe quoi.

- Ta gueule.

- Dis pas ta gueule, ça va partir. - Ta gueule.

- Oh my god!

- Ca y est, on y est.

- Hm.

- Tu crois que c'est pareil qu'avec celui de maman ?

- Mon bras fera pas la différence.

Tu veux tester et tu me dis ?

- Ah non !

"La nuit n'en finit plus" (Petula Clark)

...

- Quand je ne dors pas

La nuit se traîne La nuit n'en finit plus

Et j'attends que quelque chose vienne

Mais je ne sais qui je ne sais quoi

J'ai envie d'aimer

J'ai envie de vivre

Malgré le vide

De tout ce temps passé

Tout ce temps gâché

Et puis tout ce temps perdu

Dire qu'il y a Tant d'êtres sur la terre

Qui comme moi

Ce soir sont solitaires

C'est triste à mourir

Quel monde insensé

Je voudrais dormir et ne plus penser

- La la la la la la la

- J'allume une cigarette

J'ai des idées noires en tête

- La la la la la la la

- Et la nuit me parait si longue

Si longue, si longue

Au loin parfois J'entends un bruit de pas

Quelqu'un qui vient

Mais tout s'efface

Et puis c'est le silence

La nuit ne finira donc pas

La lune est bleue, il y a des jardins

Des amoureux

Qui s'en vont

Main dans la main

Oh, oh, oh

Et moi je suis là

A pleurer sans savoir pourquoi

A tourner comme une âme en peine

Oui, seule avec moi-même

A désirer quelqu'un qui m'aime

Ah cette nuit, ah cette nuit Qui ne finira donc jamais

La musique s'estompe.

Rires

Discussions

...

...

- La fumée te dérange pas ? - Non, t'inquiète. Vas-y.

- T'en veux une ? - Non, je fume pas.

- Pourquoi vous avez déménagé déjà ? - Pour le boulot de mon père.

Et puis, les montagnes aussi.

- Je comprends pas.

C'était pour le boulot de ton père ou l'air pur ?

- D'abord, pour le travail de mon père.

Il voulait du changement.

On a fait d'une pierre deux coups. Il a démissionné.

Et après, on a cherché un endroit où avoir la belle vie.

Les gens ici sont sympa, donc...

- Tu me trouves sympa ?

- Plus que t'en as l'air, ouais.

- Ca doit être vraiment beau, le soleil levant en Bretagne ?

- De quoi ?

- Tu disais à Camila

que tu adorais regarder le soleil se lever sur la plage.

- Ah oui.

Je faisais souvent ça le matin, avant d'aller en cours.

Oui, les couleurs et les lumières sur l'océan.

Un peu comme ici avec la montagne, c'est...

irrésistible.

Non ?

- Si.

C'est marrant, parce que...

je croyais que le soleil se levait jamais sur l'océan en Bretagne.

C'est que le soleil couchant, non ?

- C'est pas ce que tu crois.

- De quoi, la Bretagne ?

- Ouais, la Bretagne.

T'as toujours été là, non ?

- Toujours, oui.

C'est chez moi, ici.

Gémissement Qu'est-ce qu'il y a ?

- Ca va ?

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Quelqu'un a un mouchoir ?

- Utilise ta salive pour arrêter le sang.

Personne veut m'écouter.

Musique oppressante

- Putain... Tiens-moi ça !

Tiens-moi ça !

Cédric, t'as un mouchoir ?

...

Le laisse pas faire ! Cam, bouge !

...

- Dis-moi que t'as les clopes.

- Quoi ? - T'as des clopes ?

...

- Ils m'emmerdent avec leur quota handicapés.

Je veux bien aider,

mais je peux pas surcharger mes caissiers, car un type...

Mais non, les gens veulent que ça aille vite.

Ils ont pas le temps.

Le chien aboie.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

...

A la maison ! ...

A la maison !

- Je voulais savoir comment ça allait. Ta main.

- Ah ouais. C'est rien.

Je vais juste attendre un peu avant de me rebaigner.

- OK.

Je suis désolé.

- Tu devrais pas toujours t'excuser.

Sinon, les gens vont croire que tu es coupable.

- Dis donc, il a perdu du muscle, ton Charles.

Doucement avec les sodas, tu vas finir comme la voisine.

- L'écoute pas. Il se croit drôle.

On se casse ? - Ouais.

On n'a pas les mêmes garages.

- Ouais. Enfin, ça sert juste à frimer.

Après toi.

- Là-dedans ? - Ouais.

- OK.

- Où est-ce qu'on s'enfuit ?

- Je sais pas.

N'importe où.

- T'es parti vite hier.

- Ouais, je me sentais pas très bien.

C'est pas ça. C'était étrange, quoi.

- Ca, c'est clair.

Ca t'a fait quoi quand tu léchais ma main ?

- Quoi ?

- C'est juste pour savoir.

C'était comment ?

Alors ?

- C'était chaud.

- C'était bon ?

- C'était bon.

C'était vraiment bon.

- Qu'est-ce qui t'a donné envie ?

- Je sais pas, c'était plus fort que moi.

- T'avais déjà fait ça avant ?

- Non. Pas comme ça.

Et toi ?

Qu'est-ce que ça t'a fait ?

T'as eu mal ?

- Non.

Non, je crois pas.

Musique douce

...

- Je t'ai touché !

...

T'as dit 5 !

...

Allez, avance, gros flemmard. - Hé oh, Lucie !

Moins fort.

- Ca va, c'est lui.

- De toute façon, y a personne. - Oh !

Hé !

- Prends ton chien. - Il est pas bien, mon feu ?

- Il est tout pourri. Il se croit toujours chez les scouts.

- C'est un très beau feu, mon amour.

- C'est super ici. - Oui, elle est sympa,

cette rivière.

Bon, j'aurais pas craché sur une petite piscine.

Mais avec ça, à côté, c'est pratique.

- On va rester, alors ?

- On va voir. L'habitude, ça fait faire des bêtises.

- T'aimerais rester, toi ?

- J'aime bien ici.

- Je croyais

que la peur faisait faire des bêtises.

- L'habitude, aussi.

- Et nous, on a quoi ?

- Là, dans la glacière. - Attends, tiens.

Alors, attends...

- Allez.

On trinque.

- On trinque à quoi ? - On trinque à notre nouvelle vie

et à la femme la plus courageuse du monde.

- Merci.

- Je me demandais, les gens que t'as...

Enfin, dont tu t'es occupé, ça allait ?

- Ah oui.

Ils ont rien vu.

Je leur ai répété de bien boire de l'eau en partant.

Pour eux, c'est pareil.

- OK.

- Bon, on trinque ? - Oui.

- Oui.

Il est où, mon kit ?

- Oh, merde.

- C'est pas grave, je peux attendre. - Non, non.

Personne reste sur le banc de touche.

En plus, je t'avais pris un grand cru de sportif.

- Maman, t'es horrible.

- Ou alors, je peux juste...

Musique oppressante

...

Le chien couine.

Le chien grogne.

... ...

Aboiements

... ...

- Refais plus jamais ça. On dirait

un animal.

...

Regarde.

...

- Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est Hélène. Elle a eu un malaise.

- Heureusement que votre fils était là.

C'est lui qui a appelé les pompiers.

- Elle va bien ? - On n'en sait rien.

Si ça se trouve,

sans lui, personne s'en serait rendu compte.

Elle serait morte à l'heure qu'il est.

- Ah oui ?

- On va croiser les doigts pour qu'elle se rétablisse vite.

On a des courses à rentrer...

Les sirènes s'éloignent.

...

Un petit incident et c'est tout le quartier qui débarque.

- J'arrive pas à savoir si c'est du voyeurisme ou de la solidarité.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu faisais quoi, là-bas ?

- Ah. Non, j'étais dans le jardin, je lisais.

Et d'un coup, j'ai senti quelque chose.

Comme si mon instinct me disait d'y aller.

J'ai toqué et je suis rentré.

- T'es rentré comme ça ?

- Pas comme ça. Elle répondait pas.

Quand je l'ai vue, je l'ai crue morte.

J'ai appelé les pompiers.

- Tu croyais qu'elle était morte ?

- Elle était allongée par terre.

Elle respirait, mais...

- Les pompiers sont arrivés tout de suite ?

- Pas tout de suite. Ils ont pris...

dix minutes. C'était assez rapide.

- Et toi, pendant ce temps ?

- Ils m'ont dit que je l'avais sauvée.

Et qu'elle avait de la chance que je sois arrivé à temps.

- S'ils l'ont dit, c'est bien.

- Oui.

- Tu fais bien attention à ta soeur.

- Oui.

- T'inquiète. - Oui, "t'inquiète".

(En anglais)

...

...

- Après toi.

Attends.

...

...

...

- Je change de place. Ici, c'est nul.

- Je croyais qu'il était nul. - D'ici, il est moins nul.

- CHUT !

- J'ai menti.

Il est encore plus nul d'ici.

*La femme crie.

...

*Musique effrayante

- Oh ! - Chut !

- C'est bon, désolé.

*Gémissement

- Regarde, y a Philémon.

...

- Charles !

- Désolé.

- Vous pouvez pas aller ailleurs ?

- Merci beaucoup. Merci.

...

- Ca va.

- Oh ! - Camila.

Vas-y, reviens.

- Il reste du popcorn, viens.

...

Le chien aboie.

...

- Tais-toi.

... Ta gueule !

...

Musique intrigante

...

- Pat !

Pat !

Pat !

- Il a dû suivre un autre chien, il va revenir.

Je dois y aller.

On demandera aux voisins, on mettra des affiches.

T'inquiète pas, on va le retrouver.

- Pat !

- Pat !

- Qu'est-ce que t'as à crier comme ça ?

- C'est Pat, il a disparu !

- Il est pas levé, Philémon ? - Je sais pas !

Pat !

Pat !

Pat !

Des mouches volent.

Pat !

...

Pat !

...

Pat !

...

Pat !

Pat !

Pat ?

Philémon gémit.

...

- Pourquoi tu te grattes ?

- J'en peux plus !

Il pleure.

J'en peux plus.

...

- Qu'est-ce que t'as ?

- Casse-toi, Lucie !

Sors !

Pars !

S'il te plaît.

...

Mais sortez !

- Viens, viens ! - Maman !

Pourquoi il se gratte ?

...

- Je sais pas ce qui m'a pris.

J'avais soif. J'avais tellement soif

que j'arrivais plus à penser.

J'ai peur.

Je sais pas ce qui m'arrive.

Aïe !

- Arrête de toucher, ça va être pire, après.

...

Musique intrigante

...

Le pauvre.

...

Peut-être que je devrais revenir à la maison,

arrêter d'aller là-bas.

- Non. Pour refaire comme avant ?

Non, Laurence. Non.

Il sait bien ce qu'il a fait. C'est un accident.

On a eu raison de venir ici. On était d'accord ?

- Ouais, mais...

C'est plus dur que ce que j'imaginais.

...

Et la voisine ?

- Quoi, la voisine ?

- Bah la voisine...

- Non. Tu crois quand même pas que c'est lui qui...

Non, non.

Non...

Moi, ça m'a même pas traversé l'esprit.

Non, mais...

- Un cookie, Nicole ?

- Merci, Christine.

Laurence, t'as eu un problème avec le matériel ?

- Euh...

Oui. Rupture du système clos, je sais pas ce qui s'est passé.

- Oui, ça arrive, ça.

- Demande-nous si tu as besoin d'aide, on est là pour ça.

- Oui, désolée.

Je vais faire une pause.

- Oui. - A tout à l'heure.

- C'est pas la première fois qu'elle se plante.

- Je le regarde faire, elle a la main, pourtant.

- Je sais pas...

*Bips

...

- C'est quoi, ton truc ? Ca fait un bruit infernal.

- Un Tagomachi. C'est papa qui me l'a offert.

Lui, au moins, il mourra pas.

- Bon...

J'espère que c'est pas trop cuit.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux plus manger ?

- Je suis végétarienne.

- Pourquoi on est là ?

- Parce que c'est plus convivial.

Faut qu'on nous voie vivre dans cette pièce. Allez, hop !

Voilà.

Ca fera plaisir aux voisins.

Hm ?

Allez.

Bon appétit.

- Je sais pas pourquoi on mange ensemble, c'est absurde.

- Parce qu'on est une famille. Une famille, ça dîne ensemble.

Sonnette

- Bonsoir, madame.

Il est là, Philémon ?

Je veux pas vous déranger.

- Pas du tout.

Philémon ?

C'est pour toi.

- Salut. - Salut.

- Il fait beau dehors et les autres sont rentrés.

Alors, je me disais...

- Que c'était le moment de m'appeler ?

- Je pensais pas que tu serais en ville l'autre soir.

J'étais surprise.

Ma réaction, c'était... - T'as eu honte, quoi.

- C'est pas comme si tu rendais les choses si faciles.

- Pourquoi t'es là ?

C'est un jeu pour toi, en fait ?

Les mecs bizarres, ça fait des bonnes histoires à raconter ?

- Non.

J'en ai parlé à personne.

- Ouais.

Je comprends.

J'y vais.

- J'arrête pas de penser à toi.

- Allez, mange un peu.

Les végétariens manquent de protéines.

Bien manger, c'est la santé.

- Arrête avec tes phrases bidon d'assureur.

- Puisque personne ne veut manger ce que j'ai cuisiné, hop !

Dans la gamelle du chien. Ah non, le chien,

il est mort. Merde ! - Georges...

Calme-toi.

- Quoi ? Ca fait 17 ans qu'on se crève.

17 ans que ta mère se saigne,

que je fais ce boulot à la con, que ta soeur...

Merde !

Non, mais... Pourquoi elle ? Pourquoi cette fille ?

Tu t'es dit quoi ?

"Tiens, elle est bien mignonne.

"Nos mères vont prélever du sang ensemble.

"Ca mettra du sel dans nos vies de merde !"

Il t'est passé quoi par la tête ? - Il s'est rien passé !

J'ai rien fait !

- T'as rien fait ? Comme avec la voisine.

- La voisine ? - Oui.

- J'ai appelé les pompiers, je lui ai rien fait.

Vous pensez... - On te fait confiance.

Tu le dis, on te croit.

- OK.

- Où tu vas ? - Prendre l'air.

- Non ! Ne sors pas, s'il te plaît !

La porte claque.

Un chien aboie.

...

...

- Camila ?

...

- Tu bronzes ?

- Non.

J'ai menti.

Avant d'arriver ici, c'était pas aussi cool que je l'ai dit.

J'ai jamais vécu au bord de l'océan.

Mais j'aurais rêvé d'être ce mec-là, tu vois. Venir de loin.

M'allonger au soleil.

Enfin, juste une fois.

- Je sais.

Tu nages comme un petit chien.

Tu te serais noyé depuis longtemps dans l'océan.

- Peut-être.

- Vous venez d'où, alors ?

- D'un coin isolé en pleine campagne.

A 100 km d'ici.

- Pourquoi vous êtes venus ici ?

- Pour nous rapprocher des gens.

Y a des choses qu'on doit changer.

Et puis, ma famille, je leur pourris la vie.

- On a tous des trucs qu'on voudrait changer.

- Ah ouais ?

Tu voudrais changer quoi, toi ?

Tout est parfait chez toi.

Ta famille.

Ta maison.

Tes potes, Charles.

Ca a l'air tellement naturel chez vous.

- Naturel ?

- Ouais.

- C'est que du faux.

Moi, la famille Ikéa, je te la laisse.

Alors que vous, vous êtes...

Je sais pas.

Ca se voit que vous tenez les uns aux autres.

...

Musique douce

...

Qu'est-ce que t'as ?

- C'est rien.

...

Désolé.

...

...

- Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais ?

- Pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi t'as fait ça ?

- De quoi tu parles ?

- De quoi je parle ?

- Parle-moi. Philémon, parle-moi ! Philémon...

Non !

Elle respire vite.

Laurence crie.

- Papa, arrête !

C'était moi, Philémon. Pardon.

- Pourquoi vous m'avez laissé vivre ça ? Pourquoi ?

Musique intrigante

...

- Je vous ai pas dit, mes voisins...

- Qu'est-ce qu'ils ont encore fait ?

- Il paraît que la hauteur de mon mur n'est pas réglementaire.

Ca empiète sur leur terrain. Résultats des courses,

faut que je le refasse.

- On a toujours des soucis avec les travaux.

- Des nuits sans dormir.

...

- Donc buvez bien, surtout. C'est important de s'hydrater.

...

Hélène ?

Que faites-vous là ?

Je vous ai pas vue rentrer. - Je suis revenue hier soir.

Mon accident, ça m'a fait réfléchir.

Quand on a eu de la chance comme moi,

faut le partager avec les autres.

- C'était quoi, alors, cet accident ?

- Le truc con, quoi... Le téléphone a sonné.

J'ai voulu éviter mon chat et paf, sur le carrelage.

- Donc, c'était vous, toute seule ? - Oui.

- OK. - Ouais.

- C'est pas un peu tôt pour venir donner ?

- Non. Je suis 100 % remise.

Le cuir chevelu, ça pisse le sang, d'habitude. Mais là, rien.

- Rien ?

- Rien.

- Pas de sang ? - Pas une goutte.

- C'est fou...

- Les pompiers en sont pas revenus.

Chuchotements

J'ai vraiment eu de la chance.

La vache !

- Sa blouse !

...

- Laurence...

Tu voles du sang ?

Musique oppressante

...

Elle hurle.

Sanglots

...

- Chérie, prends deux tenues de rechange.

Le reste, on rachètera.

Dis à ton frère de t'aider pour la valise.

Allez, go, go !

On monte des escaliers.

- T'as rien oublié ?

- Je crois pas.

- Si, regarde.

Viens.

Bah voilà.

- Tu la prends pas ?

- Non, pas là.

Comme ça, je sais où elle est.

...

Musique intrigante

...

Acouphènes intermittents

...

- Philémon ?

- T'approche pas.

- Qu'est-ce que t'as ? - T'approche pas, s'il te plaît.

- Y a plein de gens chez moi.

Ils parlent de ce qui s'est passé au don du sang, de vous.

- Arrête-toi. - Faut que tu leur parles.

- Je vais te faire du mal si tu t'approches.

- Mords-moi.

Doucement.

Musique oppressante

...

- Qu'est-ce qui se passe ?

Ah ouais...

...

- C'est pas vrai...

- Tranquilles, les deux.

- Dans deux semaines, elle l'aura oublié.

- Avec ce taré... - Charles !

- Charles !

- Calme-toi.

- Lâche-la. - Charles ?

- Lâche-la, je te dis !

...

- Mais attends... - Putain !

- Il lui bouffe le cou ? - T'as fait quoi ?

- Je préviens les autres. - T'as fait quoi ?

- Arrête, Charles ! - Tiens-le !

- Arrête ! - Dégage ! Tiens-le.

Dégage !

Tiens-le. Tiens-lui le bras. Vas-y !

Musique intrigante

...

- Maman ?

- Va prévenir ton père. - Arrête ça !

Charles, arrête !

- Vas-y. Ils vont voir.

- Charles !

- Je veux que tout le monde voie. - Arrête !

- Fous-le par terre.

Fous-le par terre !

- Vous lui faites mal !

Arrêtez !

- Tiens-le.

Tiens-le !

- Arrêtez ! Charles !

...

Ecoutez-moi ! Arrêtez !

- Tiens-le ! - Charles !

- Camila !

...

- Aidez-nous !

- Vas-y, fais quelque chose !

...

- Arrêtez ! - Non !

Lâchez mon fils ! Lâchez-le !

- Non. Comment t'as pu laisser ce malade approcher ma fille ?

- On va appeler

la police ! - Non !

Si vous devez en vouloir à quelqu'un, c'est à moi !

C'est pas à lui, s'il vous plaît !

Gémissements

On va partir.

Vous entendrez plus jamais parler de nous.

- Laurence ?

Il se passe quoi ?

- Non, Laurence... - Qu'est-ce qui se passe ?

- Georges ! - Non !

Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

- Viens, viens, viens !

Lâche-le ! Lâche-le !

- Dégage !

- Laurence !

...

Laissez-la !

Non, lâchez-moi ! Lâchez-moi !

Musique dramatique

...

Cris

...

...

Il suffoque.

- Non, non...

Bougez pas ! Bougez pas ! Il faut une ambulance !

Appelez une ambulance, vite !

Bougez pas, bougez pas ! - Faut qu'on y aille. Viens !

Philémon, viens !

- Marc !

...

- Vite, vite !

- On y va !

...

- Philémon ! - Il se casse !

- Reviens ! - Faut pas le laisser partir !

- Ouvre !

- Rattrape-le !

...

- Il est parti où, ce bâtard ?

...

- Là. - Par là !

...

- Il est parti dans l'autre sens ! - Fais-moi confiance, putain !

Excuse-moi.

Excuse-moi.

- Comment on va faire pour le trouver ?

- Je t'assure qu'on va...

Je te promets qu'on va le retrouver.

...

- Ralentis. Ralentis, là.

...

- Putain...

...

...

Musique dramatique

...

... Acouphènes

...

... ...

...

Attends...

Regarde.

- Il est là !

Musique angoissante en crescendo

...

La musique s'estompe.

Musique triste

...

"Hole" (Violet)

...

Sous-titrage : EVA France ST'501

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