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LE PLUS CRUEL HOMME DE L'OUEST
[Enfant hurlant]
Non, papa! S'il te pla�t! Je ne I'ai pas fait expr�s!
Je ne I'ai pas fait expr�s!
[Enfant hurlant]
Non, papa!
Papa, s'il te pla�t!
Je t'ai dit de ne pas d�pouiller les arbres de leurs fruits.
Tu vas tous les faire mourir!
Je ne le ferais plus! Je suis d�sol�!
- T'ai-je dit de partir? - Non, Papa!
[Enfant hurlant]
Papa, je ne I'ai pas fait expr�s! Papa, arr�te!
S'il te pla�t, papa!
FEMME: Harge!
Tu ne penses pas que le petit a en eu assez?
Je n'arrive pas � le raisonner, ce gar�on.
Kalig, va dehors. Je veux parler avec ton papa.
[Porte claque]
Harge, ce n'est qu'un enfant.
A son �ge, je gagnais d�j� le salaire d'un homme.
Il a encore le temps de grandir.
Tu es trop indulgente avec lui.
Tu lui mets de dr�les d'id�es dans la t�te avec ces bouquins.
[Tousse]
Ne veux-tu pas qu'il soit �duqu�?
Je n'ai rien contre le fait d'apprendre!
A partir du moment o� il fait sa part de travail.
Je veux des fils pour travailler la ferme, m�me des beaux-fils.
Kalig essaie d'�tre un bon fils pour toi.
Tu ne lui donnes aucune chance.
Tu prends toujours la d�fense du petit.
Son p�re est mort quand il �tait si jeune.
Tu es le seul p�re qu'il connaisse.
Dois-tu toujours consid�rer Kalig comme ton beau-fils?
II t'appelle papa.
Mon seul fils, c'est toi qui le porte.
Ne commence pas � penser �a. C'est peut-�tre une fille.
Non! C'est un gar�on.
On n'a rien d'autre que des fils dans ma famille.
Et si le b�b� est une fille?
Vaudrait mieux pas.
Je crois que ce serait bien.
On pourrait I'appeler Ethel May, d'apr�s ta m�re!
Arr�te de dire des choses pareilles!
D�cide que ce ne sera pas une fille.
Ce sera un gar�on et on I'appellera Harge d'apr�s moi.
Il faut que le premier enfant d'un homme soit un gar�on...
pour perp�tuer son nom.
Harge...
j'aimerais que tu ne sois pas aussi ent�t�.
[Tousse]
On a encore beaucoup de temps pour avoir des enfants.
Je ne veux pas te voir dehors avec une toux pareille.
[Tousse]
Vois � ce que Kalig enl�ve les bestioles des pommes de terre,
avant mon retour.
[Tousse]
Kalig!
Kalig!
Allez rentre.
[Tousse]
[Femme tousse]
Kalig, tu vas bien?
Bien s�r, maman, je vais bien.
Bon, ne fais pas attention � ton beau-p�re.
Il ne nous comprend pas. On est diff�rent toi et moi.
Mais nous on se comprend. C'est ce qui est important.
Oui, Maman.
Quoiqu'il arrive, tu es mon fils...
et tu viens vers moi.
Je t'aime.
Je t'aime plus que tout ou n'importe qui au monde.
Tu ne dois jamais I'oublier.
Tu vas aimer le b�b� plus que moi?
Comment cela serait-il possible?
[Tonnerre]
- Vous voulez du caf�? - Oui, j'en veux bien une tasse.
VIEIL HOMME: Harge, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi.
- A-t-elle perdu le b�b�? - Non, Harge.
HARGE: Vous avez dit... VIEIL HOMME: Je sais.
VIEIL HOMME: II y a eu des complications.
HARGE: Je ne comprends pas.
Asseyez-vous, Harge.
[Tonnerre]
J'ai fait tout ce que j'ai pu.
J'ai cru pouvoir les sauver tous les deux.
C'est Sarah Ann ou le b�b�.
Et si je disais Sarah Ann, doc?
Elle n'en aurait pas pour longtemps, 1 mois, 1 an � peine.
Et alors vous serez seul... avec Kalig.
Ce n'est pas une id�e bien r�jouissante.
Comment je vais m'occuper de lui, sans sa m�re?
II a un c�t� malicieux, ce gar�on.
Que voulez-vous faire, Harge?
Je n'ai pas vraiment le choix, n'est-ce pas?
Je veux vous I'entendre dire.
[Tonnerre]
Sauvez le b�b�.
Ne tuez pas ma maman! Non!
HARGE: Kalig!
KALIG: Ne tuez pas ma maman!
Kalig, ce n'est pas la peine.
Elle ne reconna�t personne.
Tu restes ici avec ton papa.
S'il te pla�t, ne le laisse pas tuer ma maman.
Ecoute-moi. Ta maman est une femme malade.
Si on ne sauve pas le b�b�, ils mourront tous les deux.
Je t'ai entendu dire au docteur de laisser mourir ma maman!
Ce n'est pas �a du tout.
Tu sais la toux de ta maman.
C'est tr�s grave. Ni moi ni le docteur ne pouvons rien y faire.
Elle s'inqui�terait pour toi, moi et le b�b�.
Ce n'est pas vrai! Tu ne veux que le b�b�!
Je fais ce qu'il y a de mieux.
Je te d�teste!
Ta maman n'aimerait pas t'entendre parler ainsi.
Je te d�teste, et je d�teste le b�b�, aussi.
J'en ai assez. Tais-toi.
Comporte-toi comme un homme ou tu recevras une racl�e.
Je te d�teste.
Je d�teste le b�b�.
Oui, je d�teste le b�b�.
Je voudrais le voir mourir.
Oui, je voudrais le voir mourir.
[B�b� pleure]
[Tonnerre]
Maman!
Maman!
Oh, non!
[CIoche sonne le glas]
[Porte s'ouvre]
Je croyais que tu labourais le champ.
C'est comme �a que tu me montres ta gratitude.
Je n'aurais jamais d� t'accepter ici.
Je n'allais pas le prendre, papa. C'est vrai.
[B�b� pleure]
Je te mettrai sur le bon chemin avant qu'il ne soit trop tard,
sinon tu seras une mauvaise influence sur Harge.
Je voulais seulement le compter, papa. C'est la v�rit�.
Tu ne vas jamais apprendre.
Qu'on en finisse une fois pour toute.
Je vais te coller une racl�e que tu n'oublieras jamais.
Non, pas une autre, Papa!
Remets la bo�te dans le placard.
L�ve-toi et prends �a comme un homme.
Replace I'argent!
[B�b� pleure]
FEMME: Kalig.
[B�b� pleure]
FEMME: Qu'avons-nous ici?
Trouv� papa mort dans la cuisine.
Mort!
Ton papa mort?
Kalig, ce n'est pas possible.
Il est vraiment mort, tante Myrtle.
Que s'est-il pass�? A-t-il eu un accident?
Non, m'dame. Ce n'�tait pas un accident.
Que veux-tu dire, Kalig?
Quelqu'un lui a tir� dessus.
Quelqu'un lui a tir� dessus!
Qui voudrait tuer ton papa?
Ce pauvre b�b�!
Je ne sais pas, madame, mais quelqu'un I'a fait, c'est s�r.
Cela n'a aucun sens.
Pourquoi voudrait-on tuer ton papa?
Pour voler son argent.
Il ne reste plus rien de ses �conomies.
Tu en es s�r?
Oui, madame.
J'ai regard� dans la cachette de papa.
Il n'y avait rien, seulement une bo�te vide.
As-tu vu ou entendu quelque chose dans la maison?
Je ne me suis pas arr�t� pour regarder.
J'ai pris Harge,
et je suis rest� juste le temps de prendre mes affaires.
Eh bien, tu as bien fait.
Je vais te faire un morceau � manger.
Lorsque ton oncle rentrera, nous appellerons le sh�rif.
Merci, madame, mais je n'ai pas si faim que �a.
Vous avez assez � vous occuper avec Harge.
Le vieux Anderson m'a offert un boulot la semaine derni�re.
Avec ma maman et mon papa morts tous les deux...
je dois m'occuper de moi, tout seul.
Ta maman serait fi�re de t'entendre parler comme cela.
Maman comprendrait.
Si �a ne marche pas avec M. Anderson,
tu sais que I'enfant de ma soeur sera toujours le bienvenu ici.
Je ne I'oublierai pas.
Dites � oncle Calvin de ne pas se soucier des fun�railles.
Je m'occuperai des frais avec mon salaire.
Prends cette longue-vue. Tu en as toujours voulu une.
Ton oncle et moi nous ne nous en servons jamais.
- Vous en �tes certaine? - Oui.
Merci beaucoup.
Vous �tes tr�s gentille.
�a te portera chance.
MYRTLE, COMMENTAIRE: La lunette �tait son compagnon.
Il I'avait toujours avec lui.
HOMME: Kalig! Ils arrivent!
Le reste de la bande de Harge arrive par le nord.
MYRTLE, COMMENTAIRE: Les Anderson,
dup�s par le mensonge de Kalig,
le consid�raient comme leur fils.
Et Harge? En grandissant il fit de Kalig une idole.
Ils �taient unis. Kalig prenait bien soin de Harge.
Mais plus tard Kalig se lan�a dans une carri�re criminelle,
en entra�nant Harge, encore enfant, avec lui.
L'esprit de Kalig toujours hant� par la m�moire de sa m�re.
Une fois devenu homme, Harge organisa son propre gang...
alors que Kalig passait I'un de ses nombreux s�jours en prison.
Je suis persuad�e que durant ses intervalles en prison,
Kalig commen�a � nourrir et � pr�parer sa vengeance...
et devint obs�d� par I'id�e de voir souffrir Harge...
et de le faire payer pour la mort de leur m�re.
Bien que cela soit �vident pour les autres,
Harge �tait incapable de voir Kalig pour ce qu'il �tait:
Un homme poss�d�, s�duit par la destruction et la cruaut�.
�a suffit! Reculez!
Que personne ne bouge!
Ouvre le coffre!
Plus vite! Plus vite!
HOMME: Harge, on s'en va.
HOMME: Allons-y!
- Harge, allons-y. - Tirons-nous d'ici.
Allons-y!
Harge, c'est notre seule chance.
Allez! Hue!
[Fusillade]
[Tonnerre]
FEMME: Harge! Harge!
Harge...
cette pi�ce est vide sans toi.
HARGE: Bient�t tu n'auras plus besoin de ton mari.
J'aurai toujours besoin de toi.
Lorsque tu auras le tout petit dans les bras...
braillant et gigotant, tu m'oublieras vite.
Ce tout petit prend son temps.
Tu es sa m�re. Dis-lui de se d�p�cher.
Pourquoi Harge se tracasse t-il autant pour ce b�b�?
II en na�t tous les jours ici des b�b�s.
Tu ne sais pas ce qui I'inqui�te?
Le b�b�, bien s�r.
Ce n'est pas le b�b�. C'est Eva.
Je pensais que tout le monde le savait.
Harge ne s'est jamais remis d'avoir tu� sa m�re en naissant.
Que vas-tu faire avec I'homme?
Je ferai ce que je dois faire.
Si tu tues cet homme,
il est possible que je meure moi aussi...
et peut-�tre I'enfant.
Tu racontes n'importe quoi.
C'est ce que je pense.
Ne le tue pas s'il te pla�t. Laisse-le vivre.
Tu n'as aucune preuve...
seulement la parole de Kalig que c'est lui qui t'as trahi...
dans le hold-up de la banque.
Je porte la vie.
Pour la premi�re fois, je vois que c'est diff�rent pour toi.
Je vois que tu portes la mort.
Pas pour longtemps.
Tu ne m'�coutes pas.
M�me maintenant.
Mais tu �coutes Kalig.
Tu sais qu'il est sans piti�, mais oh, non...
Kalig �tait bon envers toi quand tu �tais enfant.
Il a pris soin de toi, alors il ne peut faire rien de mal.
Eva...
bien avant de te rencontrer...
il y avait une chose qui me tenait vraiment � coeur...
encore plus que de rester en vie.
C'�tait mon fr�re.
Il faisait parti de moi.
Tout comme toi.
Je ne comprends pas pourquoi tu ne vois pas Kalig tel qu'il est.
Quel genre d'homme...
emm�nerait-il son fr�re de 9 ans dans un hold-up?
C'est naturel de vouloir une vie meilleure pour ceux qu'on aime.
Ma m�re avait I'habitude de dire cela.
Ta m�re a dit beaucoup de choses.
J'ai de mauvaises nouvelles.
Alors?
Tu sais que Kalig est arriv� en ville hier.
Ouais, je sais. Le grand Kalig, le judicieux.
HOMME: II n'en peut plus avec un coup qu'il veut monter.
C'est un gros coup. Il a seulement besoin d'un gang.
O� va t-il s'en trouver un? C'est un solitaire.
HOMME: Je t'ai dit qu'il n'y avait pas de quoi s'inqui�ter.
M. Kalig ne prend pas de risques.
Il a pr�par� son plan � un poil de moucheron pr�s.
H�, Mungo! Cord! Laissez vos mains o� elles sont.
Tu crois que tu allais me bazarder pour Kalig?
Tu dis � Kalig d'aller se faire voir...
[Coup de feu]
Kalig!
Cette balle a r�gl� le probl�me de Sharkey.
Quelqu'un d'autre a des probl�mes?
KALIG: Le long cri strident du criminel ne s'arr�tera pas...
tant qu'on ne r�alisera pas que seuls les animaux sont cruels.
Comment �a?
HOMME: Je t'ai dit que Kalig pensait � tout.
C'est un type astucieux.
Tu sais qu'il a �tudi� le droit?
[Train siffle]
Allez, on y va.
[Coups de feu]
[Coups de feu]
EVA: Ne t'inqui�te pas, Harge. Je ne vais pas mourir.
[G�missement]
J'aimerais tant pouvoir faire quelque chose pour toi.
Les hommes n'ont dit que Kalig �tait pass� par ici.
Eva, tu es une fois de plus sur mon territoire.
Malgr� ce que tu dis, je... je n'ai pas confiance en Kalig.
J'ai peur de lui, de ce qu'il peut faire.
HOMME: Combien de temps avant que Harge �limine le Virginien?
Vaut mieux pas se m�ler au Virginien.
C'est le juge Garth. Il serait veinard de le kidnapper.
Le Virginien chevauche � ses c�t�s comme un garde du corps.
Plus on attend, plus ce sera dur.
Je ne suis pas venu ici pour jouer avec une longue-vue.
�a nous �vite d'y aller � I'aveuglette.
- On fonce quand? - Quand c'est le bon moment.
Si �a ne te pla�t pas, tais-toi ou fous le camp.
[Sifflement du train]
[Rires]
�a r�chauffe, hein?
Harge, j'ai des nouvelles.
- O� est le docteur? - Pas en ville. Harge...
- Jusqu'� quand? - 3, 4 jours, 1 semaine m�me.
Eva ne peut pas attendre.
Des m�mes naissent chaque jour.
- Pas mon gosse. - J'ai vu quelqu'un � Isleta.
- Qui? - L'homme que tu recherches.
C'est donc vrai. Kalig avait raison.
- T'es s�r? - C'�tait bien lui.
Eh bien, va le chercher!
- Harge? - Tu me le ram�nes ici.
Prends Doud et Bassett avec toi.
- Tu devrais te reposer. - Tu devrais manger.
- Comment tu te sens? - Bien, mi hijo.
Eva, il n'y aura pas de docteur.
J'y arriverai.
Tu es une bonne �pouse, Eva. Assieds-toi.
- Y a quoi � manger? - Chilis rellenos.
J'ai vu les hommes s'en aller.
C'est encore ton fr�re, n'est-ce pas?
Non, c'est pour moi.
Pour te venger du Virginien, voil� la raison.
Ce sont mes affaires et je te I'ai dit quand on s'est mari�.
Kalig peut se tromper. Et si le Virginien ne t'a pas trahi?
- Bient�t, hein? - Tr�s bient�t.
- D�sol� pour le docteur. - Ce n'est pas grave.
H�, c'est quoi?
On dirait un poing.
Je crois que c'est un poing.
Sens-le. C'est un poing.
Je le sens bouger.
Il boxe comme un gar�on.
C'est ce que tu veux, non?
Je veux... ce que tu auras.
Oui. Mais tu esp�res un gar�on.
Comment le sais-tu?
Une �pouse devine.
[Cris �touff�s]
Whisky.
VIRGINIEN: Est-ce qu'on ne s'est pas d�j� vus?
HOMME: Correct.
San Antonio, non? II y a six, sept ans?
- Quelque chose comme �a. - Laisse-moi te payer un verre.
HOMME: Merci.
Je serais dehors si tu as d'autres questions.
T'as trouv� �a o�?
Une fille que j'ai rencontr�e me I'a donn�.
O� se trouve-t-elle?
Je te raconterai toute I'histoire...
o� elle est, pourquoi, et ce que tu dois faire.
VIRGINIEN: J'attends.
HOMME: Je devrais dire... s'il m'arrive quoique ce soit,
ce ne sera pas bon pour la fille de ton patron.
Pas bon du tout.
[Homme g�missant]
HOMME: �a va, ma p'tite dame?
[Femme se d�battant]
FEMME: O� suis-je? Pourquoi suis-je ici?
Je t'ai envoy� chercher un homme.
Quand on va � la p�che, on prend ce qu'on attrape.
La ligne est jet�e, et I'hame�on est pr�t.
Et voici un app�t vivant.
HOMME: C'est la fille de Garth.
FEMME: Que voulez-vous? R�pondez-moi. Qui �tes-vous?
HARGE: L�che-la. Allez, rentre ici avec ma femme.
Tu I'aideras quand elle en aura besoin.
Elle ne peut pas faire �a seule,
tu vas I'aider.
HOMME: Aucun signe de Doud.
AUTRE HOMME: Bassett est parti voir.
DOCTEUR: Harge, j'ai de mauvaises nouvelles pour toi.
Sarah Ann... ou le b�b�.
HARGE, PERE: Sauvez le b�b�.
KALIG: Ne tuez pas ma maman! Ne tuez pas ma maman!
[Gifle]
- Je suis heureuse de te voir! - Tu vas bien?
- Oui. - On se faisait du souci.
Ils ne veulent rien me dire. Pourquoi suis-je ici?
VIRGINIEN: C'est � cause de moi.
Pourquoi lui faire peur?
Si tu voulait me voir, fallait demander!
- Pourquoi veulent-ils te voir? - J'aimerais bien le savoir.
Eh bien, Harge? Je pense en avoir le droit.
Tu auras ce qui doit te revenir.
Entre.
HARGE: Je t'ai donn� un travail � faire.
Je resterai ici jusqu'� ce que je sache ce qui se passe.
EVA: C'est une affaire entre eux.
Assieds-toi.
Qu'est-ce qui se passe, Harge?
DOUD: Ne perds pas de temps. Finissons-en.
HARGE: Calme-toi.
Tu reconnais ces gars?
Keeler, Bassett, Doud...
et c'est Preble.
On conduisait les troupeaux.
Un dollar par jour et courbatures aux fesses.
On avait eu une rude saison.
Longues heures, petit salaire.
On a parl� de la banque de San Antonio.
Je t'avais dit qu'on allait la braquer.
Je t'ai m�me dit quand.
Je t'ai propos� de te joindre � nous,
mais tu t'�tais d�j� engag� � emmener le b�tail.
et partais le lendemain.
Je me souviens aussi avoir essay� de t'en dissuader.
J'ai cru I'avoir fait.
C'est la derni�re fois que je t'ai vu.
Le lendemain on a braqu� la banque... � la fermeture.
Et ils nous attendaient.
Le sh�rif et une douzaine d'hommes.
Keeler et moi avons �t� bless�s.
Le reste tu�s.
Je suis d�sol�. Je ne savais pas.
Ils �taient tous assis � nous attendre, fusils � I'�paule.
Quelqu'un les avait pr�venus.
C'�tait toi.
Tu as tort. Je n'ai jamais d�voil� tes plans � personne.
HOMME: II a parl�. Tu attends quoi?
Mets-le dans le cabanon.
- Tu sais ce que tu fais? - Il peut attendre.
Pourquoi pas maintenant?
J'ai une femme et un enfant en jeu.
J'ai besoin de cette fille. J'ai besoin de son aide.
Je fais en sorte de I'avoir.
Tu I'auras.
BASSETT: Garde-le en vie, elle s'occupera d'Eva.
Il va attendre la naissance du b�b� et puis il le tuera.
Comme �a.
Vous ne pouvez pas le laisser tuer.
N'essayerez-vous m�me pas de I'en emp�cher?
�a ne d�pend pas de moi.
Ce sont les affaires de mon mari.
Et bien, qu'ils commencent!
Kalig?
GARTH: Kalig? Je t'avais enferm� pour 10 ans.
J'ai juste servi trois mois.
Pourquoi n'�crivez-vous pas cette lettre?
La r�ponse est toujours la m�me.
�a I'a juste chatouill�
Mais la prochaine lui fracassera I'os.
LIZ: �a vous aide?
EVA: Oui.
HARGE: J'aimerais pouvoir faire quelque chose.
HARGE: Que s'est-il pass�? VIRGINIEN: J'ai eu une visite.
Lequel d'entre eux a fait �a?
Pas d'importance.
Ce qui compte, c'est votre r�ponse.
On en a d�j� parl� une fois pour toute.
Si c'est vraiment termin�, que puis-je faire pour toi?
J'ai besoin de parler � quelqu'un.
Parle � tes cow-boys!
Je m'inqui�te pour ma femme et mon enfant...
qui met tant de temps � venir au monde.
Les gars, il y a des choses qu'ils ne comprennent pas.
Tu devrais �tre plus prudent sur le choix de tes compagnons.
Nous �tions amis.
Toi et moi.
Tu peux croire ce que tu veux, je n'ai rien dit au sh�rif.
Laisse-moi terminer.
�a t'aidera � passer le temps.
Souviens-toi, Harge.
Souviens-toi, il y a sept ans.
L'un de tes propres hommes a pr�venu le sh�rif.
Pourquoi un membre de ton gang ferait-il une chose pareille?
La r�ponse est �vidente, I'argent.
Le sh�rif a du payer pour cette information.
Pas grand chose, mais un peu.
Qui choisirait les quelques dollars du sh�rif...
plut�t que les deux mille dollars du hold-up de la banque?
Tu connais tes hommes, Harge.
Penses-y.
[B�b� pleure]
N'est-il pas beau?
EVA: Les gar�ons ne sont pas beaux.
HARGE: Celui-l�, oui.
Si tu le dis, Harge.
Alors, c'est comme �a?
C'est gr�ce � Elisabeth que tu le tiens dans tes bras.
Voil�. Dors un peu.
Vous devez �tre fatigu�e.
Allez vous reposer. Je vous ram�nerai au soleil levant.
Je n'irai pas seule. Vous le savez, non?
Vous n'avez pas le choix.
Et apr�s vous le tuerez?
Vous croyez que ce soit une excuse... attendre mon d�part?
HARGE: Merci pour ce que vous avez fait.
A Harge II!
A Harge III!
A nous deux!
Bien, euh...
Ce ne sont pas mes affaires.
Si tu dois faire quelque chose, fais-le maintenant.
Tu n'aimes pas que les choses tra�nent, non?
J'aime bien quand tout est r�gl�.
Que ferais-tu si tu avais plus d'une chose...
� faire � la fois?
- Je les prendrais une par une. - Dans quel ordre?
- Les premi�res en premier. - Bon...
C'est ce que je fais.
Comment t'y arrives, hein?
Comment tu peux te saouler aussi vite?
J'entame ma derni�re bouteille. Je tiens bien le coup, non?
C'est bon. Allons-y.
- Harge! - Deux chevaux ont disparu.
Il s'est enfui. Il a le revolver de Keeler.
Bassett, les chevaux. Doud, prends soin d'eux.
Hue!
POUR LE VIRGINIEN
GARTH, COMMENTAIRE: Suivre instructions.
Ne laisse pas la loi suspecter que tu es dans le coup.
Preuves de mon bien-�tre seront donn�es avant la ran�on.
Ne perds pas de temps pour remettre la lettre � la banque.
Juge Henry Garth.
HOMME: Qui vous a donn� �a?
Je crois que je ferais mieux d'aller avec vous.
Ce n'est pas ce que veut le juge.
Le seul moyen de me s�parer de 100000 dollars...
c'est de les lui remettre en personne.
Voil� le re�u.
Voil� ton homme, Harge.
[fusillade]
On va faire le tour.
[Coup de feu]
Ne va pas plus loin, Harge. Ne bouge plus.
On va partir ensemble.
Je sais que tu as un fils. Ma mort le ne d�rangera pas.
�a le d�rangera beaucoup plus si c'est toi.
Vas-tu m'�couter, pour son propre bien?
HARGE: Je t'ai �cout�. Tu n'as rien prouv� du tout.
C'est toi qui a la preuve, Harge.
R�fl�chis � ce qui s'est pass� apr�s la banque.
Il ne s'est rien pass�.
On s'est cach� pendant un mois.
Ce qui restait de nous.
- Vous tous? - C'est �a.
Si c'�tait I'un des miens, pourquoi serait-il rest�?
Eh bien, ils ne voulaient pas que tu les suspectes.
Ils devaient effacer toute trace.
L'argent du sh�rif devait br�ler dans une poche.
Y en a t-il qui sont partis durant ces mois-l�?
- On peut le descendre, Harge. - Fais-nous signe.
Quelqu'un est parti, Harge?
- Ouais. Un est parti. - Lequel?
- Bassett? - Ma soeur �tait malade.
J'ai d� partir. Et alors?
Peux-tu le prouver?
II a empoch� les 500 dollars et nous a vendu.
VIRGINIEN: Combien t'ont-ils donn�?
[Coup de feu]
J'ai eu cet homme � mes c�t�s pendant sept ans,
dans ma maison m�me.
Ouais, je suis d�sol�.
Je ne comprends pas pourquoi cet homme est revenu.
VIRGINIEN: II a besoin de toi. Comme les autres.
Tu n'as pas besoin d'eux. Tu as tout ce qu'il te faut.
Des cavaliers approchent, Harge. On doit partir.
Tu pourrais faire quelque chose de ton ranch.
- C'est trop tard. - Il n'est jamais trop tard.
KEELER: Harge, partons!
KALIG: �a, je I'emporte.
VIRGINIEN: Je ne I'utiliserai pas. Il n'est pas charg�.
C'est un gros risque pour un revolver vide.
�a n'aurait pas �t� un risque s'il �tait charg�.
PREBLE: Harge, filons!
Preble? Preble.
Ecoute. Ecoute.
Ce n'est pas le sh�rif qui m'a donn� les 500 dollars.
C'est... Kali...
Kalig.
Toi... dis-le � Harge.
Ne va pas plus loin. N'essaie pas de te retourner.
- Tout I'argent est l�? - O� est Garth?
C'est moi qui compte.
- Tout est l�. - On peut y aller maintenant?
Garth ne part pas avec toi.
[Arme le revolver]
- Le juge a �t� kidnapp�. - Toute la ville le sait.
- Et ils t'ont laiss� partir? - Je dois arr�ter le sh�rif.
La vie de Garth est entre nos mains... et celle de la loi.
Tant qu'on ne les poursuivra pas, il restera en vie.
Eddie, donne-moi ta carabine.
- Tu vas faire quoi? - Qu'est-ce que tu crois?
- J'y vais, moi aussi. - Pas toi, Eddie.
Fonce en ville et parle au sh�rif.
Ouais, patron, mais...
Qu'il ne s'en m�le pas, ou le juge mourra.
Allons-y.
Tu montes � cheval comme un homme de la cavalerie.
J'ai d�sert� la cavalerie...
apr�s avoir vol� le portefeuille du colonel.
Et sa montre, aussi?
"A la m�moire de Henry Garth, I'homme � cheval...
"de la part de celui qui t'envie.
"Joseph...
"Pulitzer." C'est �a?
Pulitzer.
Tu as �chang� �a contre quoi?
Un tuyau sur le prix de la viande � la bourse?
Je t'ai pos� une question.
Qu'est-ce qu'il t'enviait?
Ton argent?
II �tait aussi dans la cavalerie.
Adorait les chevaux, voulait �tre un cow-boy.
[Kalig riant]
Je voulais �tre dans la marine.
Je me suis engag� sous un faux nom,
et je me suis retrouv� en Cor�e en 1871.
Apr�s m'�tre barr� de la prison o� tu m'avais mis...
je me suis illustr� sur le champ d'honneur en tuant un marine.
Le montant m'a d�prim�... 400 dollars � peine.
Deux heures avant mon ex�cution...
...j'ai fracass� le cr�ne d'un sergent.
I'un des plus ancien sergent.
Et je me suis embarqu� sur un bateau.
Allons vers le sud.
Tu ne veux pas que le juge entende mes souvenirs?
HOMME: Je dis fon�ons vers le sud!
Tu as re�u ta part. Pourquoi ne files-tu pas seul?
J'ai toujours �t� int�ress� par I'art.
L'art du kidnapping, en particulier.
J'ai pens� que I'un des plus vieux crimes du monde...
pourrait �tre men� � bien si je trouvais la bonne personne.
J'ai cet honneur parce que je vous ai envoy� en prison.
Vengeance? Un mot inhumain pour les petits esprits.
J'ai pens� que vous �tiez le seul homme...
dont la signature pourrait me rapporter 100000 dollars.
- Et pourquoi j'ai sign�? - Pas encore pr�t � mourir.
Vous ne devriez pas avoir de regrets.
- Un seul. - Ne pas m'avoir pendu.
Vous savez, le kidnappeur qui collecte sa ran�on...
et puis tue sa victime... est un idiot.
�a ne fait qu'intensifier les recherches.
Je suis votre assurance...
tant que vous �tes loin de toute poursuite et embuscade.
C'est un plaisir d'�changer des id�es.
Mes compagnons ont fait de la conversation un art perdu.
On recherche les ennuis tant qu'il sera en vie.
Tant que je suis en vie, personne ne tentera rien.
Eh bien, je ne vais pas attendre pour voir.
[Coups de feu]
Prends sa part.
Je n'arrive pas � comprendre ce qui te prend.
Chaque fois que j'arrive ici � cheval, ce truc m'emb�te.
�a m'emb�te depuis des mois, voil� ce qui me prend.
- Mais pourquoi maintenant? - Pourquoi pas?
PREBLE: C'est difficile � dire, mais je n'ai pas le choix.
C'est pas facile de dire � un homme que son fr�re I'a trahi.
Avant de mourir Bassett...
m'a dit que I'argent ne venait pas du sh�rif.
Mais de ton fr�re Kalig.
Il te hait depuis le jour de ta naissance...
parce que tu as tu� sa maman.
Tout le monde I'a toujours su, sauf toi.
EVA: S'il te pla�t, ne le tue pas. Laisse-le en vie.
HARGE: Tu racontes n'importe quoi.
Laisse tomber Kalig.
HARGE: Allons-nous en d'ici.
Allez!
Lizzie Borden donna � sa m�re 40 coups de hache.
Ayant vu ce qu'elle avait fait, elle en donna 41 � son p�re.
Vous �tes � I'aise, Juge?
H�, pas trop serr�, les gars, pas trop serr�.
Il va passer une longue nuit.
Dites-moi, votre honneur...
que m�prisez-vous le plus?
La violence.
Toujours votre sujet favori.
Je n'oublierai jamais votre serment ce jour-l�,
et je cite...
"le long cri strident du criminel ne s'arr�tera pas...
"tant qu'on ne r�alisera pas...
"que seuls les animaux sont cruels."
- C'�tait comment? - Mot pour mot.
- Mais des mots sans force. - Ils vous ont impressionn�s.
Je me souviens d'un autre de vos discours,
sur le point de rupture de I'homme.
Il semblerait que de nombreuses choses...
persistent en vous depuis ce jour-l�.
�a c'est vrai.
Surtout que vous avez b�ti votre empire sur la violence.
Oh, mon Dieu. Un authentique Juge Garth.
Quelle blague pour ces fourmis qui vous admirent.
Ne savent-ils pas que vous portez une aur�ole...
parce que vous pouvez vous le permettre?
Si nous n'aviez pas ce ranch,
si vous �tiez un clochard de la selle...
vous retrouveriez le sauvage qui existe profond�ment en vous.
Certaines formes de violence qui nous sont impos�es,
telles que, hum...
quand allez-vous essayer de me tuer?
Votre meurtre devra �tre une chirurgie l�gale.
Chirurgie?
Vous trancher du corps de I'humanit�... l�galement.
Dites-moi, ne ressentez-vous pas des remords quelquefois?
Si vous pensez � une apparition de mes victimes,
non.
J'ai jug� toutes sortes de criminels.
- Certains expriment le regret. - Le regret?
Le meurtrier n'a pas de pens�e,
comme le po�te ou I'�crivain aimeraient vous le faire croire.
Mon p�re me contait des histoires avant de m'endormir.
Il venait de Salem, dans le Massachusetts.
Il avait entendu Dan Webster dire que les meurtres impunis...
compromettaient la s�curit� de la vie de chaque homme.
Il croyait vraiment en cela.
Une tr�s belle pens�e, mais essentiellement malhonn�te.
J'ai de la peine pour ton p�re.
Je n'oublierai pas son regard quand je lui ai dit adieu.
Il m'a surpris en train de voler ses �conomies.
Bonne nuit, hypocrite.
Le juge s'est r�veill�.
Bonjour.
J'ai dit bonjour.
[Garth suffoque]
Je n'oublierai jamais les indignit�s...
que j'ai subies au tribunal...
quand vous m'avez appel� un b�tard sadique.
Vous, qui vous prenez pour un grand pr�tre de la morale...
de la justice vertueuse...
vous m'avez appel� un parasite.
Il faut toujours bien commencer la journ�e.
- Quinn. - Oui, Monsieur?
Apporte le petit d�jeuner au juge.
KALIG: Connaissez la rivi�re? GARTH: Intimement.
- Elle vous appartient? - Non, pas celle-l�.
Et c'est profond.
Nager � c�t� des chevaux ne sera pas difficile.
Essayez quoi que ce soit, vous savez ce qui vous attend.
Je sais ce qui va se passer une fois sur I'autre rive.
Vous avez tort. Il vous reste encore deux jours.
- Deux jours? - Peut-�tre m�me trois.
Montagnes au grand trou, hein?
Certains de mes meilleurs amis sont enterr�s en Idaho.
Je vous laisserai �crire votre propre �pith�te.
- Je vous en laisse le soin. - On collaborera ensemble.
Qu'est-ce qu'on attend?
Donnez un moment de r�pit aux chevaux avant de nager.
- Je vous demande rien. - C'�tait une question stupide.
Vous voulez que je vous descende?
Essayez. Si je n'�tais pas l�,
une centaine de justiciers vous seraient d�j� tomb�s dessus.
J'ai toujours voulu taper sur un juge.
Allez, mouillons-nous.
[Fusillade]
L'assurance est p�rim�e.
Reste coll� au juge. Cord, prends le c�t� droit.
- Tu es le seul qui reste? - Ouais. Moi et Kalig.
- Et les hommes sur le flanc? - Ils sont un don du ciel.
- Y en a combien l�-haut? - Je ne sais pas.
- Ils vont nous tirer dessus. - Je ne pense pas.
Juge, pourquoi ne leur dites- vous pas que vous allez bien?
Vous avez entendu M. Kalig.
Je vais bien!
- Vous m'entendez? - Je vous entends, Juge!
Je suis toujours entier, fils.
Ce sont les miens. Ils ne vous feront rien.
Je vais le rendre officiel.
H�, vous les cow-boys, faites travailler votre mati�re grise.
Veillez � ce que personne ne nous tende un pi�ge,
et gardez vos distances.
Voyez, Juge? On a une arri�re- garde pour nous prot�ger.
On n'est plus que trois, hein?
Cord, va chercher leurs parts.
Voyez ce qui aurait pu arriver...
si on n'avait pas �t� couvert par notre assurance?
Vous �tes g�nial, M. Kalig.
Qui d'autre aurait gard� Garth en vie si longtemps?
Vos cow-boys doivent vivre en suspense l�-haut.
S'ils tirent, c'est risqu�, s'ils h�sitent, vous �tes perdu.
Ouais, ceux qui perdent sont toujours tr�s confus.
C'est une chose lamentable que de vivre en suspense.
C'est la vie de I'araign�e. Ha ha ha ha!
Tu rampes vers celui avec la chemise marron � droite.
Toi, vois celui de gauche. Je m'occupe de lui avec le juge.
C'est celui-l� qui doit compter.
Je sais. Ses r�flexes pourraient faire partir son pistolet...
et faire sauter la cervelle de Garth.
On doit tirer exactement en m�me temps.
Comment on va faire �a? On n'a pas de tocante.
- Je vous donnerai un signal. - Il y a trop de rochers.
- On ne peut pas se voir. - Guettez mon chapeau.
Ne perdez pas vos cibles de vue, v�rifiez vos pistolets.
Vous savez que votre fille a de la chance.
Bien s�r, son avenir est assur�.
Vous savez, j'aimerais que vous soyez mon papa.
Ha ha! Comme �a, je pourrais h�riter de votre fortune, hein?
Et recevoir des journalistes qui m'envient, des montres en or.
[Riant]
Quand il fera nuit, nous traverserons.
[Remonte la montre]
Tes pauvres amis ont d� se faufiler...
et doivent �tre � port�e de tir.
H�, clochards de selle!
Pourquoi ne descendez-vous pas voir de plus pr�s?
Tirez une fois...
et le pieux cerveau de votre chien de garde consacr�...
sera �parpill� d'ici � Shiloh.
Et voici comment on r�sume...
les sentiments, la loyaut�, la reconnaissance et la justice.
Avec une montre...
et d'insignifiantes petites inscriptions.
Oh, mots pr�cieux... seulement pour vous, votre honneur.
Vous savez ce que j'en pense de vos beaux sentiments?
Hue!
[Coups de feu]
[Coups de feu]
SARAH ANN: Kalig, tu vas bien?
Quoiqu'il arrive, tu es mon fils,
et tu viens vers moi.
Je t'aime.
Je t'aime plus que tout ou n'importe qui au monde,
et tu ne dois jamais I'oublier.
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