All language subtitles for The Adventures Of Sherlock Holmes (1939) [1080p] [BluRay]

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Original subtitles

LES AVENTURES DE SHERLOCK HOLMES

De toute ma vie, je n'ai connu qu'un homme

qui mérite réellement le titre de génie du Mal :

le Pr Moriarty.

Pendant onze ans, il m'a échappé.

Tous ses autres opposants sont morts.

C'est le plus dangereux criminel qu'ait connu l'Angleterre.

Sherlock Holmes 9 mai 1894

Le jury est-il parvenu à un verdict ?

Oui.

Accusé, levez-vous.

Déclarez-vous l'accusé coupable ou non coupable de meurtre ?

Au vu des preuves, nous n'avons pas le choix :

non coupable.

Ce verdict est unanime. Que Dieu nous pardonne.

Accusé,

vous avez entendu le verdict.

La loi interdit qu'il y en ait un autre,

mais il s'agit là d'une grave erreur de justice.

ll est déplorable, Pr Moriarty, qu'un homme de votre intellect

se retrouve dans ce box, accusé de meurtre.

Je vous libère,

mais je ne peux en toute conscience vous disculper.

Que l'accusé soit relâché.

Laissez-moi entrer !

Laissez-moi entrer !

J'ai de nouvelles preuves.

C'est trop tard, M. Holmes. L'accusé a été acquitté.

Ne le libérez pas. Je peux prouver qu'il a tué Loray.

Son alibi est faux.

Cet alibi a été fourni par 300 membres de la Royal Society.

M. le juge, mon client a été acquitté.

ll ne peut pas être jugé deux fois.

Holmes. Vous avez piètre opinion de moi.

Non, je vous estime beaucoup...

comme soubrette.

Quelle joie de savoir ses talents reconnus

par un si fin connaisseur !

Je vous emmène ? ll pleut des cordes.

Merci.

221 Baker Street.

- Après vous. - Je préfère vous voir devant.

Quelle mauvaise habitude !

Votre cerveau est admirable.

Je l'admire.

Je l'admire tant que j'aimerais le présenter dans du formol !

Une exposition intéressante.

Holmes,

vous venez de manquer de peu de m'envoyer au gibet.

Vous seul pouvez me vaincre.

- La situation est impossible. - Des suggestions ?

Je vais vous briser, Holmes.

Je vais mener le crime du siècle sous votre nez

et vous n'y verrez que du feu.

Cela sonnera votre fin, M. Sherlock Holmes.

Et quand je vous aurai vaincu et détruit, je prendrai ma retraite.

Le crime ne m'amuse plus.

Je dévouerai le reste de ma vie aux sciences abstraites.

Nous voilà chez moi.

Navré, je ne vous invite pas à entrer.

Bonsoir, Pr Moriarty.

Bonsoir.

- Je venais quand vous avez sonné. - Vous voilà, Dawes.

- M. Bassick est ici. - Je vais le recevoir.

Venez me voir dès qu'il partira. J'ai à vous parler.

Bien, monsieur.

Alors, Bassick ?

ll n'arrête jamais ? Cette musique me donne des frissons.

C'est vrai, Bassick ? Je l'aime assez.

Postez cette lettre à Portland Square,

quelques minutes avant minuit,

puis rentrez directement chez vous, par Oxford Circus.

Attendez que je vous envoie chercher.

Je veux savoir dans quoi je mets le nez.

Vous en savez assez.

J'ai le droit de savoir, en cas de pépin.

Je m'en occuperai.

Comme vous l'avez fait pour Higgins ?

Ce pauvre Higgins. On n'a retrouvé que ses bottes.

Une seule botte.

Vous savez, Bassick,

Higgins était un homme de valeur et adroit,

mais il avait votre mauvaise habitude de poser trop de questions.

Tout ce qu'il reste de lui, c'est une botte.

Ne vous méprenez pas, professeur.

Je ferai ce que vous me dites.

J'en suis sûr, Bassick.

Et pour vous prouver ma confiance, je vais vous dire mon plan,

même si vous manquez d'imagination pour en saisir la subtilité.

Sa réussite repose sur la particularité du cerveau de Holmes.

Son agitation permanente.

Sa lutte constante pour échapper à l'ennui.

Encore Holmes ?

Encore et toujours, jusqu'à la fin.

C'est un enfant gâté qui démonte ses jouets,

mais s'en désintéresse dès qu'il en a un autre.

Ce sont donc 2 jouets que j'offrirai à cet esprit brillant et inconstant,

dans l'ordre qui me convient.

Pour commencer, cette lettre.

Connaissant M. Holmes, cela l'intéressera peu.

Viendra ensuite ceci,

pour titiller son imagination.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Je compte

sur cette question pour l'absorber pendant que j'officierai ailleurs.

Je lui offre un jouet de ses préférés,

si plein de complications

qu'il oubliera le premier jouet, cette lettre.

Sir Ronald Ramsgate Constable de la Tour de Londres

Que contient-elle ?

Les germes d'un crime.

Un formidable crime.

Un crime qui secouera l'Empire.

Un crime qui sera dans les livres d'histoire.

Et vous allez y participer, Bassick.

Allez-y, maintenant.

Vous souhaitiez me voir, monsieur ?

Je pars quelques semaines et je retrouve mon anthurium,

mon incomparable anthurium, fané, flétri !

Je ne comprends pas. Je m'en suis occupé...

- L'arrosage ? - Tous les jours.

Alors pourquoi y a-t-il une toile d'araignée dans l'arrosoir ?

ll suffit d'une nuit.

Vous n'avez pas arrosé aujourd'hui ?

ll y a eu tant à faire avec votre retour.

Rien n'est aussi important que mes fleurs.

Votre négligence l'a tuée.

- Assassin ! - Je suis désolé.

Je n'ai tué qu'un homme

et on m'a incarcéré pendant six semaines.

- Une honte ! - Parodie de justice.

- Tout à fait, monsieur. - Pour ce crime,

vous devriez être fouetté, rompu vif,

- écartelé... - Oui. Autre chose ?

- Et ébouillanté ! - Merci, monsieur.

- Disparaissez. - Oui, monsieur.

Londres et ses environs

Après, Billy, tu feras les poussières.

Oui, madame.

- Bonjour, Dr Watson. - Mme Hudson.

- M. Holmes est là ? - En haut.

Tant mieux. Est-il occupé ?

On peut dire qu'il est occupé, sans être vraiment occupé.

ll est occupé sans être vraiment occupé ?

Drôle d'idée !

Tiens, tiens, Billy !

Voilà une bien jolie blouse.

Mme Hudson m'a forcé.

J'avais peur que vous me voyiez.

C'est pourtant très seyant.

Entrez, Watson.

Je vous dérange, peut-être ?

Comme si c'était possible !

Prenez un siège.

Vous allez m'aider à prendre une décision.

Elle pourrait être très grave.

Bien sûr, à votre service.

J'ai reçu ce mot, hier soir.

'' Mon cher M. Holmes,

''je viendrai demain à 11h...''

C'est dans un instant.

'' ... vous demander si je dois aller à la réception de lady Conyngham.

''Je vous supplie de me recevoir.

''Sincèrement, Ann Brandon.''

Votre avis ?

- On se moque de vous. - Je me suis renseigné.

Elle et son frère sont richissimes.

Son père est mort mystérieusement il y a 10 ans.

Quant au dilemme de Mlle Brandon,

lady Conyngham est très respectable,

mais elle donne de ces fêtes d'où l'on repart

toujours un peu déçu.

Vous vous amusez de telles futilités

alors que Moriarty est libre ?

Cher Watson, vous m'étonnez.

C'est la futilité du message de Mlle Brandon qui me rend curieux.

Et Moriarty dans tout ça ?

J'ai fait le nécessaire pour rester en contact avec Moriarty.

- ll est suivi ? - Trop vulgaire.

Quoi, alors ?

Rien.

Rien ?

lnutile de répéter comme si j'avais perdu ma voix.

J'ai bien dit '' rien''.

C'est ce que je peux faire de mieux.

ll s'intéresse autant à mes faits et gestes que moi aux siens.

J'attendrai qu'il vienne à moi.

Et il viendra.

N'en doutez pas.

Vous jouez du violon pendant que Rome brûle.

Une métaphore osée !

À quoi jouez-vous avec ce crincrin et ces mouches ?

J'observe l'effet de la gamme chromatique sur la mouche commune.

- Très utile ! - Bien sûr.

Si je trouve la note qui dérange la mouche,

il me suffira de la jouer et toutes les mouches disparaitront.

- lncroyable ! - Élémentaire, mon cher Watson.

Purement élémentaire.

Sûrement la jeune dame.

Je pense plutôt à un homme âgé.

Avec un peu de goutte à la jambe droite.

- Sir Ronald, quel plaisir ! - Bonjour.

- Confiez-moi ceci. - Merci.

- Je... - Connaissez-vous le Dr Watson ?

Voici sir Ronald Ramsgate,

le constable de la Tour de Londres. ll garde les joyaux de la couronne.

Enchanté.

Holmes m'a souvent parlé de vous.

Vous n'étiez pas passé depuis longtemps. Un thé ?

Non, merci. Je viens vous consulter au sujet d'une lettre étrange.

Regardez.

- Vous remarquez l'écriture ? - Oui.

C'est écrit de la main gauche.

''L'Étoile de Delhi n'atteindra jamais la Tour de Londres.''

Étrange... et anonyme.

- L'Étoile de Delhi ? - La plus grosse émeraude du monde,

offerte à Sa Majesté par le Maharajah Jaipur.

Ne vous faites pas de souci, sir Ronald.

Le canular classique. Aucun professionnel ne s'y risquerait.

On ne peut la diviser ni la vendre telle quelle.

Possible, mais dans ma situation, je ne peux prendre aucun risque.

Pourriez-vous être disponible quand le joyau arrivera ?

- Quand ? - Ce week-end.

- Elle arrive sur l'lnvincible. - Sir Ronald !

Je suis sûr que ce n'est qu'une blague

et qu'une garde policière suffira,

- mais comptez sur moi. - Merci.

Maintenant je sais que la pierre sera en sécurité.

Votre travail est facile.

Excusez-moi.

Vous devez me croire folle, mais j'ai été suivie.

- Mlle Brandon ? - Oui.

- Sherlock Holmes. - Je sais.

- Mon associé, le Dr Watson. - Enchanté.

Sir Ronald Ramsgate.

M. Holmes, je...

J'en ai terminé. Je vais vous laisser.

- Bonne journée. - Au revoir.

- Votre chapeau. - Merci.

- Je compte sur vous. - Vous pouvez.

- J'en suis certain. - Au revoir.

Je vous écoute.

Je n'aurais pas dû vous écrire,

ni faire cette entrée, mais je devais vous voir.

Ce n'est pas grave.

ll n'y a pas de maison plus informelle que la mienne.

- Vous êtes gentil. - Mais non.

Pourquoi me consulter au sujet d'une réception ?

Je suis bien médiocre en matière d'étiquette.

Mon frère et Jerrold Hunter,

notre avoué, insistent pour que j'y aille.

Et je ne veux pas y aller. Vraiment pas.

Comment saurais-je vous conseiller ?

Peut-être devriez-vous écouter votre frère et votre avoué.

- Lady Conyngham est très respectable. - Non.

M. Holmes, j'ai tellement peur.

De quoi avez-vous peur, Mlle Brandon ?

D'un meurtre.

Asseyez-vous, mademoiselle.

Et maintenant, dites-nous tout.

C'est arrivé au courrier pour mon frère, il y a deux jours.

C'est la journée des messages étranges !

Regardez, Watson.

Bizarre...

Le 11 mai. C'est aujourd'hui.

Mon père a reçu le même message avant d'être tué.

- Tué ? - Oui.

ll y a 10 ans, le 11 mai.

Scotland Yard n'a rien trouvé, mais je l'ai vu...

Mon père...

Étendu sur le pavé,

l'arrière de la tête totalement...

Dites-moi, Mlle Brandon,

associez-vous le 11 mai à autre chose que sa mort ?

Un autre incident dans l'histoire familiale.

Non, rien, vraiment.

Ma famille n'a pas d'histoire. Mon père s'est fait seul.

Je vois.

Vous devez sauver mon frère.

Ne les laissez pas le tuer comme mon père.

Jerrold.

Je vous avais demandé de ne pas venir ici.

Cela excuse une filature ?

- Où est le papier ? - Le voici.

Je le garderai jusqu'à en connaitre le sens.

Mes excuses pour cette intrusion. Je m'appelle Hunter.

Je suis l'avocat de M. Brandon.

Ce message m'a été confié confidentiellement.

ll ne concerne que M. Brandon et moi.

Un meurtre concerne tout homme censé, M. Hunter.

- Ce sont des futilités. - Un meurtre n'a rien de futile.

Mlle Brandon voit une menace dans ce dessin.

Elle lit trop de romans.

C'est une plaisanterie ou l'œuvre d'un attardé.

M. Brandon père n'a-t-il pas reçu le même dessin avant sa mort ?

Mon client ne s'en inquiète pas. Pourquoi vous en inquiéter ?

Pure coincidence.

Bien sûr,

mais il serait dommage qu'elle tourne en tragédie.

Ceci est notre responsabilité.

J'enverrai un chèque pour vos honoraires.

Pas d'honoraires tant que je n'ai pas pris l'affaire.

Vous voyez ? Vous vous êtes ridiculisée.

Si M. Holmes refuse de m'aider, j'irai à Scotland Yard.

- Faites-moi confiance, Ann. - C'est trop risqué.

- La vie de mon frère... - Chérie, faites-moi confiance.

Sinon, qu'adviendra-t-il de nous ?

Je ne sais pas, Jerrold.

Je n'ose pas y penser.

J'accepte votre affaire. Je vous aiderai.

- Merci. - Votre intervention est inutile.

J'interviens où et quand bon me semble.

Vous devriez partir.

- Venez avec moi. - Non.

Si c'est ce que vous souhaitez.

Bonne journée.

Ai-je été stupide, M. Holmes ?

Je ne crois pas.

- Puis-je garder le mot ? - Oui.

M. Hunter s'est comporté étrangement.

Oui.

- C'est mon fiancé. - Bien sûr.

Vous ne sauriez pas de quel oiseau il s'agit ?

J'ignore tout des oiseaux.

Ce n'est pas un simple oiseau, mais une espèce particulière.

Je dirais de l'ordre des procellariiformes.

Je vais au musée faire des recherches.

J'aimerais que vous m'accompagniez.

Bien sûr, tout ce que vous voudrez.

Entre, Billy.

Que Mme Hudson serve une tasse de thé à Mlle Brandon.

- Bien, M. Holmes. - Trouve-moi une voiture.

Je sais. La troisième de la file d'attente.

Cette précaution n'est pas nécessaire,

mais fais comme bon te semble.

- Au fait, Billy. - Oui ?

Ensuite, retire la poussière

que tu as mise sous le tapis, devant la porte.

Billy étudie pour me remplacer quand je me retirerai.

Je vous rejoins en bas.

- Comment vous remercier ? - Je vous en prie.

Vous ne pouvez pas vous mêler de cette affaire.

Et l'Étoile de Delhi ?

- On s'en fiche ! - Pardon ?

Une vie est en jeu dans cette affaire et elle a un côté grotesque...

Le jeune Hunter en sait bien plus qu'il ne le dit.

Renseignez-vous sur lui. Je serai au musée.

- C'est l'heure de déjeuner. - Ça attendra.

Allons, Watson, dépêchez-vous.

Musée Kensington d'histoire naturelle

Votre père et votre famille n'avaient pas d'ennemi ?

Non, mon frère et moi avons une vie tranquille.

Je reconnais que mon père était un homme dur,

prêt à affronter le Nouveau Monde.

- Mais il était honorable. - M. Hunter ?

Nous nous connaissons depuis l'enfance.

Nous lui vouons une confiance aveugle.

Avez-vous déjà entendu dans votre famille ou chez M. Hunter

le nom d'un certain Moriarty ?

Moriarty ? Non.

- Vous êtes sûre ? - Oui. Pourquoi ?

J'avais l'impression d'une présence familière.

Nous y voilà.

Procellariiformes : aile ouest, section 4A.

Jerrold Hunter Avoué, deuxième étage

Tout sera fait selon vos désirs.

- Je dépends de vous. - ll n'y aura pas de problème.

Lloyd ! Je te croyais couché.

Comment dormir dans cette angoisse ?

Tu dois faire quelque chose.

- Qui sort d'ici ? - Un client.

- Qui ? - Dis donc, mon vieux !

- Ne te laisse pas aller ainsi. - Tu as raison.

Je suis très nerveux.

Je n'ai pas dormi depuis ce courrier.

ll faut dormir, si tu ne veux pas devenir fou.

Nous sommes le 11 mai.

La date du dessin.

ll va me tuer, Jerrold.

Où que j'aille,

quoi que je fasse,

il me tuera.

Personne ne peut donc m'aider ?

Si tu rentrais te coucher ?

Faire les cent pas ici ne t'avance à rien.

L'endroit le plus sûr pour toi est ta propre maison.

Tu dois avoir raison.

Je ne peux pas continuer comme ça.

Je vais rentrer.

Tu m'accompagnes ?

Je ne peux pas.

Ça ne changerait rien.

S'il devait m'arriver quelque chose,

tu veilleras sur Ann ?

Arrête ! ll ne t'arrivera rien.

Mais si ça arrivait ?

Tu sais ce que je ressens pour Ann.

Au revoir.

- Merci. - Tout ira bien, Lloyd.

Ce n'est qu'un mauvais rêve.

Je vais rentrer à pied.

- Pour prendre l'air. - ll ne t'arrivera rien, dans la rue.

J'espère que tu as raison.

- Au revoir, Jerrold. - Salut, mon vieux.

Vous voyez ? Le bec, les narines ?

La forme du corps est la même.

Compagnon des navires et bon présage des marins,

l'albatros est l'ange de la destruction de ceux qui lui nuisent.

On dirait. Je me demande ce que ça signifie.

L'albatros ne vous inspire aucun souvenir ? Réfléchissez.

C'est ce que je fais.

Ça ne me rappelle que le poème.

De l'eau, de l'eau, De l'eau de toutes parts

Et toutes nos planches, De chaleur, se contractaient

De l'eau, de l'eau de toutes parts, Et pas une goutte à boire.

Mais c'est bien sûr !

Au lieu de la croix,

L'Albatros Au sujet de mon cou a été pendu.

Ce n'est pas un canular,

mais l'annonce d'une vengeance. Vite, votre frère !

Vite, Watson.

Mais c'est important !

Vous mourez d'impatience. Allons, racontez.

Pas de secrets pour Mlle Brandon.

- Moriarty. - Je le savais.

Qu'avez-vous trouvé ?

Hunter travaille pour lui. ll l'a reçu à son bureau.

- J'ai vu Moriarty partir. - Formidable. Qu'a fait M. Hunter ?

- Je ne sais pas. - Vous ne savez pas ?

Je suis venu vous dire ce que j'avais découvert.

- Ai-je mal fait ? - J'espère que non.

Je tenais à connaître les activités de M. Hunter.

Désolé.

- Oui, Mlle Brandon ? - Ne condamnez pas Jerrold trop vite.

Je sais qu'il me cache des choses,

mais il ne pourrait rien faire de mal.

Je vous crois, mais soyons prudents.

J'allais vous dire que...

Oui, quoi, Watson ?

Rien.

Vous êtes un incorrigible saboteur.

- Ne peut-on aller plus vite ? - ll va aussi vite qu'il peut.

- Arriverons-nous à temps ? - J'en suis sûr.

- ll est bien mort. - Lloyd !

Oui ?

Oh, M. Holmes ! Je vous aide ?

Non, merci. Ça va.

- Mademoiselle. - Elle n'est qu'évanouie.

Occupez-vous d'elle, Watson.

- Des sels. - Oui, monsieur.

- L'inspecteur Bristol ? - Là.

Je vous déconseille d'entrer. ll interroge un témoin.

J'en prends la responsabilité.

C'est vous, M. Holmes. Qu'est-ce qui vous amène ici ?

Je passais. Je connais la famille.

Comment va, M. Hunter ? Et vous, inspecteur ?

J'ignore ce que vous savez de cette affaire,

mais cette fois-ci, j'ai un peu d'avance.

Formidable ! Et vous avez résolu l'affaire ?

J'ai trouvé l'assassin.

- Ce n'est pas pareil. - Je n'ai pas tué lord Brandon.

- A-t-on dit le contraire ? - Je vois ce que pense l'inspecteur,

mais il a tort. Pendant ce temps, l'assassin s'enfuit.

Eh bien...

Si vous tenez à me faire gagner du temps,

expliquez-moi ce que vous faisiez au-dessus du corps,

avec ceci dans la main.

Lui, il avait la tête enfoncée.

Refusez de parler et je vous arrêterai pour meurtre présumé.

Je ne l'ai pas tué.

Vous lui avez fracassé la tête avec la crosse de ce revolver.

N'allez pas trop loin.

Et que devrais-je faire, M. Holmes ?

- Trouvez l'assassin. - Quoi ?

S'il n'a pas tué lord Brandon d'un coup sur la tête, alors qui ?

- Personne. - Quoi ?

- On a étranglé Brandon. - Hein ?

La blessure à la tête est post mortem.

- Vous en êtes sûr ? - Tout à fait.

Demandez au médecin, si vous en doutez.

Attendez-moi ici.

- Comment le savez-vous ? - Par les marques.

- Une cigarette ? - Non, merci.

Ce coup derrière la tête devient un élément intéressant.

ll était inutile et donc barbare.

Les criminels intelligents ne sont barbares qu'exceptionnellement.

La méthode se veut brutale en apparence,

mais le crime a été planifié avec intelligence.

Bristol pense que c'est moi.

Le nez du chien policier fin et efficace,

- ne pointe que dans une direction. - Comment ça ?

Vous êtes le suspect parfait.

C'est ridicule ! Pourquoi l'aurais-je tué ?

Vous devriez le savoir mieux que quiconque.

Vous gériez ses biens.

ll va falloir vous expliquer.

La fortune des Brandon est considérable.

Mlle Ann va hériter et vous êtes fiancés.

- Espèce de... ! - La police fonctionne ainsi.

Je crains que l'inspecteur n'ait décidé

de vous arrêter.

M'arrêter ?

Ne le laissez pas faire ça.

Je dois protéger Ann.

De quoi, Jerrold ?

Répondez-moi.

Ann,

je suis désolé.

lls ont d'abord tué mon père

et maintenant, c'est Lloyd.

Veulent-ils me tuer aussi ?

Je ne sais pas.

Je ne sais plus.

J'étais là, jour et nuit, mais ils l'ont trouvé

dans une ruelle vide.

Je l'ai perdu un instant, mais j'étais là.

Qui ça, ''ils'' ?

Jerrold, vous mentez.

Vous avez toujours menti.

Vous saviez que cette menace était réelle.

Vous vouliez m'écarter. Vous suiviez Lloyd.

Si vous savez qui l'a tué, dites-le-nous.

Pourquoi ne pas tout nous raconter ?

Je vais vous le dire.

Je vous ai surveillé et j'ai découvert...

Quoi, Dr Watson ?

Quoi qu'il ait découvert,

il vous le dira.

Son manque de discrétion est infaillible.

D'ici là, nous avons à faire avant la tombée de la nuit.

- M. Holmes... - Excusez-nous.

Vous m'avez poussé dehors comme un enfant.

Enfin, Holmes !

N'ayez pas si mauvais caractère, mon vieux !

J'allais le faire avouer pour Moriarty.

C'est ce que je voulais éviter.

Hunter pourrait nous mener à Moriarty.

- Je venais vous trouver. - Avez-vous vu le corps ?

ll a été étranglé, comme nous le pensions tous deux.

Je vais arrêter ce Hunter

et l'emmener à Scotland Yard pour l'interroger correctement.

Voudriez-vous venir ?

Je ne crois pas.

Le Dr Watson et moi allons inspecter le lieu du crime.

Vous perdez votre temps.

- Mes hommes s'en sont chargés. - On jettera un œil.

Si j'étais vous, inspecteur, je n'arrêterais pas M. Hunter

et j'abandonnerais l'interrogatoire.

- Pourquoi ? - Ça ne mènera nulle part.

ll n'est pas prêt à parler.

Et vous n'avez rien contre lui.

En le laissant en liberté,

vous le surveillerez et vous verrez, ne serait-ce que 2 jours.

Je ne vous ai jamais donné de mauvais conseil.

Ça vous a valu de beaux articles de journaux.

Vous travaillerez sur l'affaire, à la façon habituelle ?

À la façon habituelle.

- Je suivrai ce conseil. - Parfait. Venez, Watson.

Entrez.

M. Hunter, nous n'avons plus besoin de vous.

- Partez quand vous voudrez. - Merci, inspecteur.

Vous voyez, chérie. lls ne me reprochent rien de tel.

Ann.

Vous devez me croire.

Je ne sais plus que croire. Lloyd est mort.

Si je ne peux croire en vous,

- je ne peux plus croire en rien. - Ma chérie.

Vous saviez Lloyd en danger et vous m'empêchiez de voir M. Holmes ?

Pourquoi avoir suivi Lloyd avec un revolver ?

Parfois, j'ai même peur de vous.

Chérie,

comment pouvez-vous dire cela ?

Je ne sais plus ce que je dis.

Je suis si fatiguée et perdue.

J'ai trouvé, Holmes.

Quand vous voulez.

Ma foi, s'est-il passé quelque chose ?

Ça oui ! Ça vous ennuierait de reculer un peu ?

- Pas du tout. - Merci.

ll faut un médecin ?

Je suis médecin. Vous avez quoi ?

Je n'ai rien. C'était pour vous.

Pourquoi ?

Vous n'êtes pas souffrant ?

Pas du tout. Je suis mort !

Je dois y aller, désolé.

Je ne veux pas vous retarder.

Quel idiot !

Watson, venez voir.

J'arrive, Holmes.

Regardez ça.

- Vous avez trouvé des empreintes ? - Oui.

Un homme avec un pied bot. Environ 1 ,55 m,

vu ses pas.

Remarquez-vous quelque chose dans ces empreintes ?

Pas vraiment.

Les pieds-bots s'appuient sur leurs orteils.

En regardant bien, vous verrez que ces pas

sont correctement équilibrés.

Qu'en déduisez-vous ?

Encore un élément étrange dans cette affaire particulière.

Le pied-bot doit avoir une autre difformité qui compense.

Ce serait les traces de l'assassin ?

C'est possible.

Oui...

C'est bien possible.

- Quoi donc ? - Qu'un homme placé ici

ait une vue sur le parc et puisse lancer une arme.

- ll n'y avait que l'arme de Hunter. - Elle a pu être récupérée.

Quelle arme lancée d'ici étrangle et enfonce le crâne ?

Si nous le savions, nous serions proches de la solution.

Regardez.

Là...

Elle a été arrachée de cet arbre.

Peut-être par quelque chose qui est passé.

Le bout n'est pas sec.

Elle a été arrachée il y a moins de 2 h.

Qu'est-ce donc ?

Une chaîne de montre. On dirait une patte de lapin.

Non, de chinchilla.

- Sans hésitation. - Lapin, chinchilla, ça change quoi ?

Ça ne change peut-être rien, nous verrons.

Je trouve ces choses-là de mauvais goût.

Se balader avec la patte d'un animal mort en ornement !

Et la perdre sur les lieux d'un meurtre ! Quelle négligence !

Elle est là.

- Qui est-ce ? - M. Holmes.

Je suis si contente de vous voir.

Vous allez me trouver idiote.

Après le départ de M. Hunter, j'ai été voir mon frère.

Pendant que j'étais à ses côtés,

- j'ai entendu... - Oui ?

une musique venant de la rue.

Une musique étrange.

Elle n'avait ni début ni fin, elle continuait sans cesse.

En quoi cette musique vous a-t-elle effrayée ?

Je l'ai déjà entendue, M. Holmes.

Une seule fois, quand j'étais petite, en Amérique du Sud,

la nuit où mon père a été tué.

Dans ces circonstances, il peut s'agir d'une hallucination.

Ça n'en était pas une, Dr Watson. Croyez-moi.

Avez-vous vu qui jouait ?

J'ai été à la fenêtre.

C'était un mendiant, devant la maison.

Je ne voyais que sa silhouette.

Et puis j'ai pris peur... J'ai crié.

C'est compréhensible.

- Vous souviendriez-vous de cet air ? - M'en souvenir ?

Je ne l'oublierai jamais.

J'aimerais vous épargner cela, mais le temps presse.

Je comprends. Qu'attendez-vous de moi ?

- Ce ne sera pas facile. - Si cela peut vous aider...

Pourriez-vous le rejouer pour moi ?

Je vais essayer.

La mort est dans chaque note.

- Pourriez-vous me laisser ? - Bien sûr.

Essayez de dormir. Vous avez eu une terrible journée.

Merci, Billy.

Qu'est-ce que c'est ?

Une patte de chinchilla.

- De chinchilla ? - Oui. Tu sais ce que c'est ?

Oui, c'est un petit animal d'Amérique du Sud.

- Et c'est très cher. - Ça, ne l'oublie pas.

Ça t'évitera des bêtises plus tard.

- Je peux la regarder ? - Bien sûr, Billy.

Qu'en penses-tu ?

J'aimerais bien en avoir une. Ça doit porter chance.

- Pourquoi dis-tu ça ? - Au Chili ou en Bolivie,

ils doivent s'en servir comme nous des pattes de lapin.

- Vous avez entendu ça, Watson ? - Je ne suis pas sourd.

Tu penses que son propriétaire vient de là-bas ?

ll n'y a des chinchillas que là-bas.

Si ce n'est pas une belle déduction !

J'ai connu des mollusques plus intelligents.

Mais enfin ! La moitié des femmes ont des étoles de chinchilla.

Vous exagérez ! Elles aimeraient que ce soit vrai.

Les manteaux sont faits avec les peaux.

- Ah bon ! - Oui, monsieur.

Une patte ne peut venir que de là où vivent les chinchillas.

Pour ta peine.

Pour moi ?

- Merci. - C'est moi qui te remercie.

Pourquoi laissez-vous ce sale gamin entrer ici ?

Je vous faisais marcher.

Billy relayait des observations

qui pourraient correspondre à ce que j'ai trouvé.

- Une piste ? - J'ai trouvé la musique de la mort.

La mélodie que Mlle Brandon nous a jouée.

C'est un ancien chant funèbre inca

utilisé par les lndiens des Andes chiliennes comme chant des morts.

Où est le rapport avec Moriarty

- ou l'Étoile de Delhi ? - Je n'en ai aucune idée, vraiment.

Vous voulez bien ?

Un chant funèbre inca...

- Bonjour, docteur. - Bonjour.

Quelle chance de vous trouver !

Sir Ronald. Vous ne voulez pas vous asseoir ?

- Voilà. - Merci.

- Je ne vous dérange pas ? - Non.

Je brûle d'impatience. Avez-vous eu des idées sur ce mot ?

Le mot ? Je n'ai pas eu le temps d'y penser.

L'Étoile de Delhi n'est pas un problème immédiat.

Bien sûr que si ! M'aiderez-vous, comme promis ?

lmaginez le scandale s'il arrivait malheur aux joyaux de la couronne.

Quand arrive-t-elle ?

Demain soir. J'ai prévu la livraison à 22h.

Une heure bien peu adéquate,

mais elle doit passer la nuit en sécurité.

Une fois arrivée,

elle est sous ma responsabilité.

Je comprends. Qu'attendez-vous de moi ?

Pourriez-vous être à la Tour, demain, à 22 h ?

- Je m'occupe de tout. - Bien.

Vos hommes seront là et par sécurité, je ferai venir quelques policiers.

- Je vous suis très reconnaissant. - ll n'y a pas de quoi.

Au revoir.

Excusez-moi de vous ennuyer, mais vous comprenez que c'est urgent.

- Bien sûr. - Merci encore.

- Au revoir, docteur. - Sir Ronald.

- Bonjour, Mlle Brandon. - Bonjour. Veuillez m'excuser.

Au port, quai 9.

Mlle Brandon !

ll y a un problème ?

Deux, ce n'est pas assez.

lls ne me laissent même pas le temps d'enterrer mon frère.

- Asseyez-vous. - Non, merci.

C'est exactement le même dessin,

mais avec une autre date. Le 13 mai, c'est demain.

- On l'a déposé chez vous ? - ll y a 30 mn.

- J'ai accouru ici. - Avez-vous vu le messager ?

C'est un domestique qui a ouvert. ll n'a rien remarqué.

Que dois-je faire, M. Holmes ?

N'est-ce pas la date de la soirée de Mme Conyngham ?

- Si. - Elle est irréprochable,

mais on insiste trop sur cette date

- et pour que vous y alliez. - Vous pensez à Jerrold ?

Nous trouvons que...

M. Hunter a des comptes à rendre, mais rien ne prouve qu'il est coupable.

- Je dois savoir. - Vous voulez vraiment savoir ?

ll le faut.

Je ferais n'importe quoi pour chasser ce doute,

- cette attente. - Alors allez à la soirée.

Je ne peux pas.

Pas maintenant, après Lloyd.

Je comprends, mais vous devez y aller.

C'est une dame âgée. Elle vous aime beaucoup.

Vous êtes seule, dans un moment dur. Vous tourner vers elle est naturel.

Mais c'est une fête et mon frère...

- Vous ne ferez qu'une apparition. - Oui, mais...

Je vous le demande, Mlle Brandon.

Faites une apparition

et même quelques pas dans le parc.

Je vous préviens, c'est très risqué,

mais celle que vous me semblez être préférera tout risquer

que de vivre sa vie dans l'ombre du doute

et de la mort.

Ai-je raison ?

Oui, M. Holmes.

Je ferai ce que vous dites.

- Merci et adieu. - Non.

Cette fois, disons ''au revoir''.

Vous n'avez pas peur ?

Bien sûr que si, mais j'y arriverai.

Bien.

Le 13 mai, c'est demain soir.

Votre soirée de demain va être plutôt chargée.

Et l'Étoile de Delhi ? Votre promesse ?

- Votre devoir envers la couronne ? - Rien ne sera oublié.

J'enverrai l'homme le plus fiable que je connaisse à la Tour

- et je m'occuperai de Mlle Brandon. - Ah ?

- Et qui est-ce ? - Vous, mon cher ami.

Vous aimeriez laisser glisser cette lame.

Jamais de la vie, monsieur.

Vous êtes un lâche.

Ou vous m'auriez déjà tranché la gorge.

Je vous jure que ça ne m'a jamais traversé l'esprit.

Vous êtes pire que lâche, vous êtes idiot.

Vous me détestez autant que je vous méprise.

- Parfait. - Sans votre barbe,

on dirait votre propre fils.

Je ne rentrerai pas.

- Prenez la soirée. - Merci, monsieur.

Merci, Dawes.

- Je suis réservé. - Bien sûr ! C'est moi qui vous paye !

Je ne vous aurais jamais reconnu, professeur.

- Oui, monsieur ? - Qu'avez-vous appris ?

Vous aviez raison. lls la débarquent ce soir.

- Les hommes attendent. - Parfait.

- Dépêchons-nous. - Oui, monsieur.

- Bonsoir, ma chère. - Vous sentez-vous bien ?

- Oui, je crois. - Mon fils se tient bien ?

ll est plus qu'aimable. Je dois être bien ennuyeuse.

Sottises !

Aucun homme sain d'esprit ne vous trouverait ennuyeuse.

Ann.

Êtes-vous contente d'être venue ?

- Très contente. - Tant mieux.

J'avais raison.

Venir était la meilleure chose à faire.

Quelle idée de rester seule dans cette maison

juste après...

Vous devez avoir raison.

Vous allez passer le week-end ici.

- Si vous m'acceptez. - Tant que vous voudrez.

Merci.

M'a-t-on demandée, ce soir ?

Non. Attendez-vous quelqu'un ?

Je n'en suis pas certaine.

- Peu importe. - Mère,

puis-je emmener Ann voir le tour de chant ?

Bien sûr. J'espère que cela vous plaira.

Asseyez-vous. Je veux que vous voyiez ce type.

Cela sera peut-être amusant.

- N'est-il pas drôle ? - Oh si...

J'aimerais faire quelque chose pour vous.

- Une glace ? - Vous êtes très gentil. Avec plaisir.

- Ne bougez pas, je vais trouver ça. - Merci.

Bonsoir, Mlle Brandon. Tout va bien ?

Que voulez-vous ?

Nous avions rendez-vous.

M. Holmes !

Soyons discrets.

- S'est-il passé quelque chose ? - Non, rien.

Pensez-vous que je puisse être en danger ici ?

Sans aucun doute, mais je monte la garde.

Je suis impatiente que cela finisse.

Ne prenez pas de risques, méfiez-vous des inconnus

et restez dans la lumière et la foule.

Retournons-y. Bonne chance.

Tenez, Ann.

Merci.

C'est un orchestre de gauchos sud-américains ?

Oui, ils sont bons, non ?

Si nous entrions ? ll fait froid.

Comme vous voudrez, Ann.

Vous êtes trop dur avec Holmes.

J'avais sa parole qu'il serait là.

- ll m'a envoyé à sa place. - Vous ?

J'ai enquêté sur nombre d'affaires avec lui

et vous pouviez plus mal tomber.

Oui, peut-être...

Et les policiers qu'il devait envoyer ?

lls arrivent. Un sergent et deux agents triés sur le volet.

- Oui ? - La police demande le Dr Watson.

Qu'ils entrent.

ll était temps.

- Le Dr Watson ? - Oui, c'est moi.

- Sergent Bullfinch. - Bonsoir.

- Puis-je voir vos papiers ? - Je suis Watson.

Je n'en doute pas, mais l'inspecteur m'a donné l'ordre de vérifier.

Vous semblez en règle. Vous voudrez voir les miens.

S'il vous plati, oui.

Tout semble en ordre, sir Ronald.

Capitaine Mannering, Royal Navy, pour sir Ronald Ramsgate.

Un instant.

- Sir Ronald ? - Oui.

- Capitaine Mannering ? - Oui.

Ouvrez.

Eh bien, la voilà, sir Ronald.

L'Étoile de Delhi !

Je me suis fait bien du souci.

Je serai bien soulagé quand elle sera en sécurité

dans la Tour.

- Nous vous accompagnons ? - Non.

J'ai mon escorte.

- Alors au revoir. - Au revoir, capitaine.

- Vous avez ma gratitude. - Merci.

Messieurs.

Allons-y.

Gardes ! En avant, marche !

Halte !

On croirait avoir marché des heures. Pouvez-vous tenir ceci ?

Les joyaux de la couronne.

Les richesses accumulées de 10 siècles de rois anglais.

Une grande responsabilité.

Cette porte s'ouvre rarement.

Et voici la clé de tous ces trésors.

L'émeraude ! Où est-elle ?

- Volée ! - Où sont les policiers ?

Ce sont des imposteurs. Rattrapez-les !

Sir Ronald, regardez !

L'Étoile de Delhi ! lls l'ont fait tomber.

Vous voyez ? Tout est bien qui finit bien.

Votre cher Sherlock Holmes n'y est pour rien.

Mes craintes étaient ridicules ? La lettre, un canular ?

- Qui s'y risquerait ? - lls se sont enfuis.

Ne vous en faites pas, sergent. J'ai la pierre.

J'ai envie d'en parler à la presse.

- Ça apprendrait à Holmes ! - Je ne ferais pas ça.

- Vous avez récupéré la pierre. - C'est vrai.

Elle est en sécurité avec les joyaux d'Angleterre, mais pas grâce à Holmes.

- ll m'a quand même envoyé. - C'est ce qu'il a fait de mieux.

Vous êtes un type formidable. Vous m'avez bien aidé.

Comptez sur moi pour le faire savoir

- en haut lieu. - Merci.

Au revoir, sergent. Vous pouvez éteindre.

lls se sont enfuis vers Tower Hill.

Mais ils n'ont pas l'émeraude. Elle est en sécurité.

Tant mieux, monsieur. C'est bon, sergent.

Au revoir, ma chère. Je viendrai vous voir demain.

- Vous êtes épuisée, n'est-ce pas ? - Oui.

Allez vous coucher.

Je viendrai vous voir. Si vous ne dormez pas, attention.

Que vous arrive-t-il, ma chère ?

Je viens de voir l'heure sur cette horloge, là-haut.

Minuit moins sept.

Dans 8 mn, nous ne serons plus le 13 mai.

Allez vous coucher. ll le faut.

- Je vous accompagne. - Je le voudrais,

- mais je ne peux vous accaparer. - Sottises.

Tout le monde est parti et qui a besoin d'une vieille hôtesse ?

Reposez-vous bien et dormez tard.

C'est une coutume inviolable, chez nous.

J'essayerai.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, ma chère.

Je vous cherchais. Un monsieur sur la terrasse

vous demande et dit que c'est important.

M. Holmes ! Merci.

- Ann, ma chérie. - Que faites-vous ici ?

- Cela vous déplaît ? - Pourquoi être venu ?

Je voulais m'assurer que vous étiez en sécurité.

Pourquoi ne le serais-je pas ?

Ann...

Que vous arrive-t-il ?

Ne me touchez pas.

Ne me touchez pas !

Vous n'avez pas peur de moi !

Si, vous avez peur.

Après tant d'années ?

Je vous voudrais du mal ?

Je devrais peut-être !

Ann ! Attendez !

Revenez, Ann !

Venez, par ici, vite !

- Ça va ? - Mieux que jamais.

- Mlle Brandon ? - Elle est évanouie.

- Portez-la à la maison. - Très bien.

Qu'est-ce que c'est ?

Des bolas sud-américaines.

- L'arme qui a tué Lloyd. - Quoi ?

Venez voir son assassin.

- La blessure est grave. - On peut le bouger ?

- Oui. - Je l'emmène à Scotland Yard.

C'est bien ce que je pensais.

Ce faux pied bot était bien pensé, mais pas assez bien.

Vous n'en avez pas eu l'idée seul. Qui ?

Le professeur. ll a dit que comme ça,

- on ne m'aurait pas. - Moriarty !

- Je le tuerai. - Vous n'en aurez pas l'occasion.

Cela boucle notre affaire.

Elle commence à peine ! Venez vite !

Ne bougez pas.

Restez où vous êtes et ouvrez l'œil.

Venez, il n'y a personne.

ll fallait le dire avant.

Un bassin à nénuphars.

- Trempé. - Oui, je suis bien mouillé.

ll s'est rasé.

Pourquoi Moriarty raserait sa barbe ?

Pour se déguiser.

Bien sûr, mais pourquoi ce soir ? Dans quel but ?

Un plan de ville.

Pourquoi aurait-il besoin d'un plan ?

ll connaît Londres comme sa poche.

- Regardez ! - La Tour de Londres.

- Le sergent Bullfinch ! - Moriarty sans sa barbe.

- ll a volé l'émeraude ! - Ce qu'il a fait reste à voir.

- Ou plutôt, ce qu'il fait. - Comment ça ?

Vous ne comprenez pas ?

Moriarty a créé l'affaire Brandon en détail

pour me détourner de la Tour à l'heure de la livraison.

Pour l'émeraude. ll ne l'a pas eue !

- On l'a bien eu ! - Certes, mais il n'en voulait pas.

- Quoi ? - Non !

Le véritable crime reste un mystère.

ll a fait assassiner un homme et a monté la scène de la Tour.

Je ne sais pas pourquoi, mais il a une raison !

À cet instant, il se passe une chose terrible à Londres.

ll a dit qu'il le ferait et il le fait.

Le crime le plus incroyable du siècle.

Le couronnement de sa carrière.

Le couronnement...

''Couronnement.

'' La couronne de saint Édouard

''a été volée dans la Tour de Londres en 1671

''par Blood et ses complices.

''La valeur totale de la parure est estimée à 3 millions de livres.''

Les joyaux de la couronne ! Le temps presse !

- Cocher ! - Peu importe. Montez !

Dites ! Soyez prudent, mon vieux !

- Qu'y a-t-il ? - Un accident.

Aidez-moi à le sortir de là.

Vous vouliez forcer l'entrée de la Tour ?

Mais non !

- Absurde ! - Alors quoi ?

- J'étais... - Où est le cocher ?

- Ce n'est qu'un cocher. - Où est-il ?

Pas la moindre idée.

- Emmenez-le. - Pardon ?

- Vous avez entendu ? - Ça vient d'en haut.

Suivez-moi, vite.

Eh bien...

'' Ann Brandon, 21 ans, et Jerrold Hunter, 29 ans,

''se sont mariés civilement ce matin.''

Voilà qui est réglé.

Je ne comprends toujours pas comment il s'est retrouvé impliqué.

- Alfred, prêtez-moi votre violon. - Bien sûr.

Je ne comprends pas comment il s'est retrouvé impliqué.

C'est tout simple, il voulait protéger Mlle Brandon.

Je l'ai vu moi-même avec Moriarty.

J'aurais cru que même vous, vous comprendriez.

Moriarty est allé lui parler d'un procès pour nous tromper.

Encore les mouches !

Très efficace, mon cher !

Élémentaire, mon cher Holmes. Élémentaire.

FlN

Sous-titres : Héloise Chouraki pour L'Atelier d'lmages

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