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RENDEZ-VOUS D'AMOUR
Apparemment, il n'y a aucune r�clamation dans le public !
Mesdames et messieurs, si je suis l� ici devant vous,
j'esp�re que vous n'attendez pas que je fasse rien d'extraordinaire
ou que je dise quoi que ce soit qui...
Comme je le disais...
j'esp�re que vous n'attendez...
Un instant, je vous prie...
Allez chercher un m�decin, quelqu'un s'est �vanoui !
- Elle est avec vous ? - Non.
Y a-t-il un m�decin dans la salle ?
- Vous avez appel� un m�decin ? - Il arrive.
- Que faites-vous ? - Ne vous inqui�tez pas, �a va aller.
D�tendez-vous. Vous vous sentirez mieux dehors.
Il y a un Dr. Alexander au 1er rang.
Dr. Alexander ?
Attendez ! Je suis le Dr. Alexander.
Vous �tes qui ?
- Le Dr. Alexander. - Mais vous �tes malade.
- Je ne me suis jamais �vanouie de ma vie. - Je vous ai vue !
Vous m'avez vue m'endormir.
Vous endormir ?
Et quand vous m'avez port�e je n'ai pas voulu faire de sc�ne.
C'est ma pi�ce qui vous a endormie ?
J'ai peur que oui.
C'�tait mauvais ?
Epouvantable !
M. Cassil ? La dame a laiss� tomber son sac.
C'�tait enchanteur !
La meilleure 1�re que j'ai vue depuis un bail.
Ravi de l'entendre.
Oui ? Domicile de M. Cassil.
D'o� �a ? Chicago ?
Qui appelle ? Oh, Mlle Benson.
Ne quittez pas, je vais essayer de trouver M. Cassil.
Je produis ses pi�ces depuis 5 ans.
C'est mon plus gros succ�s. Le plus gros !
Je vais vendre 10 semaines de repr�sentation.
John ? Reservez du vin � M. Tiller.
Faites l'�loge du ma�tre et vous le flattez.
M. Hastings, Theodore a une merveilleuse id�e de pi�ce pour vous.
Oui, �a d�bute au paradis...
Inutile de me dire o� �a se passe.
Vous avez hant� mes pens�es.
Ma ch�re enfant, je ne vous ai pas vue depuis des mois !
Oh, mais je vous ai vu. Pas r�ellement, �videmment...
- Je pensais � vous. - C'est mauvais signe !
Je ne peux pas vous chasser de mon esprit.
Moi aussi, je pensais � vous.
Bien s�r que non, vous �tes trop occup�.
Parlez-moi de votre repaire � la campagne.
- Quoi ? - Andr�, je veux tout savoir !
- Comment poussent les arbres... - On dirait Des souris et des hommes.
Vous n'�tes pas Lennie, non ?
- Non... - Non, je m'appelle Edith.
Edith, mais bien s�r !
C'est un ancien pavillon de chasse, adoss� � la for�t.
C'est tr�s calme, tr�s paisible.
Il y a une cascade, et la nuit...
- Excusez-moi. - Oui, O'Leary ?
Mlle Benson vous appelle de Chicago.
Excusez-moi, Mlle...
Oh, simplement Edith.
Allo, Nancy ch�rie ?
Bien s�r, tu m'as manqu�.
Oui, oui, plut�t bien.
Je ne pouvais pas aller dormir sans savoir comment ta pi�ce avait march�.
Excusez-moi.
Ton spectacle tire le rideau ?
C'est dommage !
Tu es contente ?
Un instant, ch�rie. George veut te parler.
Il m'arrache presque le combin� des mains.
Une seconde, ch�rie. A bient�t.
Allo ?
C'est sensationnel ! �a y est.
Ah oui ?
La meilleure ! Ils l'adorent d�j�.
Les murs ont failli s'�crouler !
Tu sais ce que je veux, Georgie ? Un r�le dans ta prochaine pi�ce.
J'ai lu le script, Andr� l'a �crite pour moi.
Tu lui as promis un r�le dans la prochaine pi�ce ?
On aimerait t'avoir.
Andr� me harc�le pour me persuader que tu es faite pour le r�le.
On en reparle.
Au-revoir, ch�rie.
Tu flashes toujours sur cette fille, beau gosse ?
Non, je ne crois pas.
- Fini ? - Fini.
- Elle n'aurait pas �t� mal. - Mais pas bonne !
- Une jeune femme d�sire vous voir. - Une femme ? Excuse-moi.
Je me suis d�cid�e... vous savez, ce dont on parlait... cet endroit !
Je serais enchant�e.
Je veux go�ter � ce calme.
Pas moi. Je suis navr�.
Je suis affreusement d�sol�e.
Je ne voulais pas interrompre... la f�te.
Je vous croyais au lit, profond�ment endormie.
J'y vais, si vous voulez bien me donner mes clefs.
Salut O'Leary !
Merveilleuse pi�ce, Cassil ! J'ai �crit une critique somptueuse.
- Tu t'es laiss� abuser. - C'est bien �crit.
- Peut-�tre, mais c'est m�diocre. - Il plaisante toujours.
Prenez n'importe lequel de mes personnages...
Que d�couvrez-vous ?
- Je ne sais pas. - Je vais vous le dire.
De la poussi�re. Rien que de la poussi�re.
Oui, je suis d'accord...
D'accord que toutes mes situations sont fausses et invraisemblables ?
Oh, oui, je suis...
Ah non, ne soyez pas d'accord juste par politesse.
Oh non, pas du tout, je suis d'accord avec vous parce que...
Je suis compl�tement d'accord.
Vos personnages sont excessifs, agissent illogiquement...
Attendez...
Ils sont amoureux.
Et l'amour est excessif. Et illogique.
Ce n'est pas vrai ! L'amour est tr�s logique.
Si logique qu'on le prouve en laboratoire.
L'amour est une attraction chimique bas�e sur...
... attraction chimique bas�e sur la loi des affinit�s.
Mettez deux objets qui ont des affinit�s dans un tube � essai et ils fusionnent.
C'est une formule tr�s simple !
C'est certainement scientifique...
Mais c'est vrai !
On peut pr�dire l'avenir de toutes les romances � l'eau de rose.
Apr�s cette conf�rence, donnez-moi mon sac, je m'en vais.
Non, je veux vous parler. C'est que...
Vous �tes la seule personne ici qui sache la v�rit� sur ma pi�ce.
A part moi-m�me, bien s�r.
M. Cassil, vous �tes la pire sorte de simulateur.
Vous d�testez vos pi�ces, mais vous les trouvez merveilleuses...
H�, beau gosse ! C'est pas la nana qui s'est �vanouie ?
Oui. Ce n'est pas une nana. C'est un m�decin.
M�decin ? Les femmes font tous les m�tiers de nos jours.
J'ai rencontr� une fille qui faisait des tatouages.
Elle voulait me faire poser pour un portrait de Gibraltar.
Tu sais ce que le m�decin pense ?
Elle pense que l'amour se pratique dans un tube � essai.
Streptocoques ?
Streptocoques !
�a ne pourrait pas �tre une angine ulc�reuse ?
J'ai peur que non.
Le chef disait que �a avait l'air de streptocoques,
- mais j'ai continu� sur l'angine ulc�reuse. - Tu devrais changer le traitement.
Tu lui diras ? Il m'a lanc� un de ces regards !
- D'accord. Retourne � tes patients. - Merci.
- Bonjour, Dr. Gunther. - Bonjour, Dr. Alexander.
Dr. Wade est d'accord � propos de Jenny. Ce sont des streptocoques.
- Streptocoques ? - Streptocoques.
- Il a conclu de lui-m�me ? - Oui, il a analys� un autre �chantillon.
Retirez-lui le dossier.
Il aurait d� faire l'analyse cette nuit.
Mais c'est une tr�s l�g�re infection, �a aurait pu �tre ulc�reux.
Ne le d�fendez-pas.
- Je vais donner le dossier au Dr. Melnick. - Bien.
Appelez le Dr. Melnick et dites-lui de s'occuper de la 410.
Et dites au Dr. Wade que je veux le voir apr�s sa garde.
Il y a un patient qui attend.
Dr. Melnick, je vous prie.
Bonjour.
Bonjour.
- Je suis venu pour vous voir le faire. - Faire quoi ?
Faire l'amour avec les tubes � essais. Vous savez...
- Vous disiez y mettre deux personnes... - M. Cassil, je suis tr�s occup�e.
L'h�pital n'aime pas trop les visites de courtoisie.
Ce n'est pas une visite de courtoisie.
Je n'ai pas dormi de la nuit, � cause de vos paroles.
- Bonjour, Dr. Gunther. - Bonjour.
- Dr. Alexander est occup�e ? - Oui, elle est avec un patient.
Bien.
Puis-je entrer ?
Oui, Dr. Gunther.
Dr. Gunther, notre chef de service. M. Andr� Cassil.
- Enchant�. - Comment allez-vous ?
Parfaitement bien... jusqu'� hier soir.
Oui, hier soir, je me suis effondr�.
De quoi souffrez-vous ?
Je crois que c'est mon coeur.
Cela a �t� tr�s compliqu� de trouver le sommeil.
Je vois.
�a ne vous d�range pas si j'assiste � l'examen de votre patient ?
Non, pas du tout.
M. Cassil pr�f�rera s�rement revenir quand il aura plus de temps.
Autant en finir, puisque je suis l�. Qu'en pensez-vous ?
Dr. Alexander est mon assistante.
J'aime regarder les jeunes pour voir leurs m�thodes.
Ils peuvent enseigner des choses � leurs a�n�s.
Je n'en doute pas pour le Dr. Alexander.
Infirmi�re, prenez le manteau de M. Cassil.
Ainsi, vous avez un petit souci de coeur ?
Oui, docteur.
C'est probablement... une maladie professionnelle.
Il doit �tre surmen�.
Oui, je sais. J'ai vu beaucoup de vos pi�ces.
Tr�s int�ressantes et amusantes.
Merci.
- Retirez votre cravate. - Bien s�r.
Je doute que vous trouviez des sympt�mes tr�s int�ressants.
- �a pourrait �tre son imagination. - Oui...
Les hyst�ries cardiaques deviennent monnaie courante.
Ouvrez votre chemise.
Je suis s�r que je vais me sentir mieux...
- Ne parlez pas. - D�sol�.
Tr�s inhabituel.
- Voulez-vous �couter ? - Non, poursuivez.
- C'est froid ! - Ne parlez pas.
- Oh, vraiment ? - J'ai peur que oui.
L'�coute vous a plu ?
Buvez-vous beaucoup, M. Cassil ?
Non, non... Peut-�tre un peu de vin...
Parfois du cognac.
- Dr. Alexander devra faire cesser tout �a. - Oui, Dr. Alexander le fera.
Combien de temps dormez-vous, en moyenne ?
Tr�s peu la nuit. Mais beaucoup le matin.
Vos mains.
Les heures en d�but de soir�e sont les meilleures, pas vrai ?
Effectivement.
La gu�rison est possible, mais chaque chose en son temps.
- D�sol�. - Avez-vous d�j� fait un r�gime ?
Non, je dis toujours : ce n'est pas ce que tu manges,
mais avec qui tu le manges ! Pas vrai ?
Les philosophes disent qu'il n'y a pas de bon repas
sans bon compagnon.
Vous voyez !
Sautillez sur un pied.
Je pense que c'est de la fatigue.
- Trop de travail. - Trop de jeu.
Vous pouvez arr�ter.
- Il est beaucoup plus en train. - Ne parlez pas.
D�sol�.
Je vous sugg�re pour le moment d'abandonner l'alcool,
de mod�rer les amusements et de dormir plus.
Plus tard si n�cessaire, nous ferons d'autres examens.
Pourquoi pas maintenant ? Docteur ?
Bien s�r que nous tenons � un diagnostic complet !
Si le patient est dispos�, c'est mieux de tout faire en m�me temps.
Merci, Dr. Gunther pour votre aide pr�cieuse.
- Par ici. - Et j'�tudierai tous vos r�sultats.
Merci.
Maintenant vous �tes coinc�e avec lui.
On va voir qui est coinc�... Au travail !
- Le grand jeu ? - Le grand jeu.
Nous allons commencer par lui pr�lever du sang pour le labo.
Je vous attends, Dr. Alexander.
Ne faites pas le b�b�. Donnez-moi ce bras !
Sa carte.
"De votre patient reconnaissant, avec son �ternelle gratitude."
Apportez-les � la femme de la 353. Personne ne lui envoie de fleurs.
A nous non plus jusque-l� !
- Tenez... - Des livres ?
Ses livres.
Il a �crit un mot � l'int�rieur ?
Il a �crit des livres, �a suffit !
�a ne vous d�range pas si je garde une rose pour mon bureau ?
Si, �a me d�range.
C'est tr�s �go�ste.
Mais je suis ravi que vous les vouliez toutes.
Que faites-vous debout si t�t le matin ?
Hier vous m'avez �tudi�, perfor�, auscult�, alors aujourd'hui je veux savoir...
- Comment suis-je ? - Infect, mais en bonne sant�.
Vous ferez un beau vieillard, sauf si on vous descend.
Et c'est susceptible d'arriver � tout instant.
Mon auteur favori.
M. Cassil...
M. Cassil...Vous n'avez plus besoin de revenir.
- Je viendrai tous les jours. - Oh non.
- Oh que si ! - J'�viterais si j'�tais vous.
La r�ception ?
On d�ne ensemble ce soir ?
Demain soir ?
C'est le Dr. Alexander.
J'ai un patient, M. Cassil...
Oh, vous connaissez d�j� M. Cassil.
Il n'est pas autoris� � revenir � mon bureau. Il est gu�ri.
Oui.
Et s'il insiste, faites-le examiner par la psychiatrie.
C'est �a, la psychiatrie.
- On vous demande, docteur. - Au revoir, M. Cassil.
Et veillez � ce que le patient soit parti � mon retour.
- Elle n'est pas mari�e, n'est-ce pas ? - Non, elle n'est m�me pas fianc�e.
- C'est un bon m�decin ? - Excellent.
Je n'ai aucune chance.
Elle n'a pas le temps pour �a.
5 nuits par semaine, elle assure les Urgences, et elle adore �a !
Les Urgences ?
Bien, je ferai de mon mieux.
Docteur, Lucy ne nous aidera pas du tout aujourd'hui.
Voyons, Lucy !
Il faut juste laisser le Dr. Alexander regarder ta langue.
Voyons Lucy, tu n'as pas peur.
Tu es trop grande pour te conduire comme une petite...
Je suis d�sol�, mais votre technique est nullissime.
- Puis-je essayer ? - Avec plaisir.
M. Cassil a des fa�ons particuli�res avec les femmes.
- Andr� Cassil ? - Enchant�.
J'ai peur que Lucy soit un peu jeune pour que vos charmes soient efficaces.
L'�ge n'a aucune importance.
Quelqu'un t'a d�j� dit que tu �tais une tr�s tr�s gentille petite fille ?
Parce que tu ne l'es pas.
Vous voyez ? C'est tr�s enfl�.
C'est suffisant, M. Cassil.
- Comment �tait-ce ? - Tr�s bien...
Si vous n'attrapez pas les oreillons de Lucy.
- Vous voulez que je vienne avec vous ? - Non, j'appellerai si besoin.
On a appel� une ambulance ?
Bonsoir, Dr. Alexander.
- C'est votre sens de l'humour ? - Non !
Prescription du Dr. Gunther !
Il a dit que je devais d�ner avec un agr�able compagnon.
Vous devriez avoir honte de vous.
D'une certaine fa�on, oui. Mais j'ai tout essay� !
Des tickets pour le th��tre. Pour l'op�ra.
De stupides t�l�grammes.
Du parfum. Vous ne le portez m�me pas !
Savez-vous que c'est une infraction p�nale
- de lancer un faux appel ? - Je devais vous voir.
- J'ai bien envie de vous livrer � la police. - Je suis d�sol�.
Je ne pensais pas vous mettre en col�re.
Tout ce que je vous demande, c'est une heure de votre vie.
Vous allez probablement encore vivre plus de 350 000 heures.
Vous voyez ? J'ai tout calcul�.
C'est scientifique. Je ne vous demande...
qu'une toute petite heure.
Arr�tez d'emb�ter la dame !
Et si vous commenciez par vous occuper de vos oignons ?
H�, les gars !
Grouillez-vous !
A pr�sent, nous allons � l'h�pital
et nous allons vivre heureux pour toujours.
A pr�sent, nous allons au gymnase
et je vais laisser Mike vous donner des le�ons de boxe.
Mais j'en ai pris.
�a ne justifie pas un tel rendez-vous !
Bien s�r, vous n'aimez pas �a, mais vous passez un bon moment.
- J'aime danser. - Seulement danser ?
Avant je dansais beaucoup.
Vraiment ? C'est tr�s frivole, mais �a prouve que j'avais raison.
�a ne prouve rien !
- Non ? - Non, d�cid�ment non.
Vraiment ?
Nous sommes sortis 5 ou 6 fois, nous d�nons, nous dansons,
et toujours pas de petits nuages roses.
C'est trop t�t !
En parlant de nuages,
j'ai un endroit � la campagne que j'aimerais vous montrer.
C'est un ancien pavillon de chasse, adoss� � la for�t.
C'est l� o� vous �crivez vos pi�ces ?
Pas exactement. C'est trop beau pour travailler.
La maison semble jaillir des arbres.
C'est tr�s calme, tr�s paisible.
�a a l'air d'�tre l'endroit id�al pour... �crire vos pi�ces.
Il y a une cascade. On peut l'entendre depuis la maison, la nuit...
Il est encore avec le m�decin.
Andr� �crit une pi�ce sur un h�pital ?
En ce moment, il n'�crit pas de pi�ce, il en joue une.
Il y a un appel pour vous de l'h�pital.
Vous pouvez le prendre � votre table.
Allo ?
Oui, Mlle Callahan.
Oui ?
Non, je ne ferais pas �a. Ecoutez, j'arrive dans 10 minutes.
Oui. Tout est pr�t pour moi ?
D'accord.
Je suis vraiment d�sol�e de partir.
- Tout juste quand je m'amusais ! - Je vous accompagne.
Certainement pas. Restez ici. �a peut durer des heures !
Merci.
Bonjour !
Comment savais-tu que je voulais que tu m'attendes ici ?
- J'avais peur que tu ne sois fatigu�e. - Je le suis.
Et je ne me suis pas sentie si bien de toute ma vie.
Ne me demande pas d'explications.
C'est la seule vraie r�compense qu'un m�decin puisse recevoir.
Ils disaient qu'elle ne vivrait pas, mais elle vit.
Ils vivent tous les deux et je le savais !
Je ne t'ai jamais vue comme �a avant.
Je ne me suis jamais sentie comme �a avant.
Le Dr. Gunter �tait l�...
Il a dit que ma volont� lui avait donn� la vie !
Il m'a dit de rentrer chez moi et de ne pas revenir avant 2 semaines.
Je suis d�sol�e.
Je ne pouvais pas le lui dire, je ne pouvais le dire � personne.
A personne sauf toi.
Et tu m'attendais ici !
Je t'attendrai toujours.
Tu as froid ?
Non, je suis juste un peu surprise de moi.
Pardonne-moi ma franchise.
C'est quelque chose que je ne pensais jamais faire.
Mais je suis tr�s heureux que tu aies chang� d'avis.
Ch�ri ?
Je ne suis pas idiote d'en faire tout un plat ?
Non, c'est tr�s mignon.
Nous serons compl�tement seuls, l�-bas.
Personne ne saura que nous sommes l� ?
Personne sauf les gens qui s'occupent de la maison.
Tu n'as pas � t'inqui�ter d'eux.
C'est mieux que je pr�pare deux chambres ?
Non, Martha.
Il a dit au t�l�phone qu'il amenait sa jeune �pouse.
�a veut dire "jusqu'� ce que la mort les s�pare."
Ne va pas � l'encontre de la Providence.
J'esp�re que c'est vrai. Il �tait temps qu'il s'installe.
Je ne sais pas. On s'est beaucoup amus�, ici.
Souviens-toi quand les trois se sont point�es en m�me temps !
Il a jou� � cache-cache tout le week-end !
Vous devriez avoir honte, vous les hommes.
On avait d� faire preuve d'une sacr�e imagination.
La seule fa�on de le faire sortir a �t� de l'appeler pour un incendie.
Il avait mon casque sur la t�te et portait ma hache.
Et il devait aussi avoir l'air stupide.
Pour s�r qu'il l'�tait !
Je me demande laquelle il a �pous�e.
Si c'�tait moi,
j'aurais choisi la fille Benson.
Oui, la fille Benson, c'est celle-l�.
Si c'�tait moi qui me mariait.
Tu sais,
je pensais bien que tu essayais de frimer quand elle �tait ici la derni�re fois.
Je ne faisais rien de la sorte.
J'�tais juste aimable et accueillant, rien de plus.
Trop aimable. Et un peu trop accueillant.
Bavardant � la moindre occasion, au lieu de t'occuper de tes affaires.
"Oui, Mlle Benson", "Entendu, Mlle Benson..."
Tu m'as l'air de faire une belle crise de jalousie.
Je ne vois pas de quoi �tre jalouse.
Tu es aussi folle de moi que tu l'�tais le jour o� je t'ai pass� la bague au doigt.
Ils sont l�.
Je vais faire le m�nage.
Tiens, prends �a...
- Bonjour, Timothy. - Comment allez-vous M. Cassil ?
Mes f�licitations � Monsieur et Madame.
Merci, Timothy. Elle est merveilleuse mais un peu lourde.
Bonjour, Timothy.
Eh bien, c'est une surprise. Une belle surprise, je dois dire.
Vous avez fait un tr�s bien choix.
Merci Timothy. Et si l'on buvait du vin ?
Ce sera pr�t dans deux minutes.
Quelle jolie maison, Andr� !
Avec une jolie femme pour y vivre.
"Ma femme."
C'est un peu nouveau, mais je vais m'y habituer.
"Ma femme."
"Mon mari" c'est aussi de l'in�dit.
Joli, nouveau, et chaleureux.
Je ne l'avais jamais vue avant, mais elle n'est pas mal.
- Elle est comment ? - Plut�t menue.
Mais pas trop. Elle serre la main comme un homme.
Elle regarde droit dans les yeux quand elle te parle.
- Du genre adorable. - Je vais apporter les verres � ta place.
Martha, tu es une vraie curieuse ! Enfin, allons-y...
Martha, apporte-moi deux verres.
J'arrive, Timothy !
Voil� ma dame.
- Martha, voici ma femme. - Enchant�e.
Elle n'a pas pu attendre le d�ner pour vous voir.
Et quand on a eu votre message, elle n'en a pas cru ses oreilles.
- Etes-vous surprise, Martha ? - Tout le monde se marie un jour ou l'autre.
- Pas de quoi �tre surpris. - C'est une surprise pour nous !
Toutes mes f�licitations � vous deux !
Merci, Martha.
Faites-moi savoir quand vous voudrez d�ner.
S'il vous pla�t, Mme Cassil...
Martha veut savoir � quelle heure vous voulez d�ner.
Mme Cassil !
C'est moi ?
�a sonne bien aussi, "Mme Cassil".
C'est parfait.
Faites vous � l'id�e qu'il n'y aura personne d'autre qu'on appellera comme �a.
Venez, Mme Cassil, je vais vous montrer nos cascades.
On les voit depuis le porche.
Oh, toi alors...
Allo ? Oui, vous �tes bien chez les Cassil.
Comment ? Non, je suis d�sol�, M. Cassil n'est pas l�.
Si la maison est vide, je vais venir y passer la nuit.
C'est Mlle Benson, Timothy.
Comment ! O� �tes-vous ?
Je suis � la gare, et l'employ� va me conduire ici tout de suite.
Je ne ferais pas �a � votre place. Non, je ne le ferais pas !
Je vous dis qu'il n'est pas l�. Et par dessus le march�...
Vous savez qu'il est ici.
�a ne nous laisse pas beaucoup d'options.
Qui est-ce ?
C'est pour vous. Une certaine personne.
Oui, il arrive.
- Je ne veux pas �tre d�rang�. - Je ne peux pas lui dire �a.
Sinon il va vous d�ranger plus qu'un peu.
C'est le vieux chef.
Quel chef ? De quel chef parles-tu ?
Le "vieux" chef. Benson, le chef des pompiers.
Le chef des pompiers ? Mais que diable...
Benson, le chef des pompiers !
Exactement. Benson, le chef des pompiers.
Il est tr�s excit�. Il se dirige par ici.
- Pourquoi vient-il ici ? - Il vient faire un tour.
Il le fait parfois. Nous parlons d'incendies.
Tout le monde ici appartient aux pompiers volontaires.
�a a l'air excitant !
Des fois �a l'est, des fois non.
- Ah non ? - A cause de la fum�e.
Il y a beaucoup de fum�e.
Bonjour. Oui ? Comment �a va, chef ?
Bonjour, Pappy. Comment �a se passe, l�-bas ?
Je suis rentr�e � New York ce soir, le spectacle � Chicago s'est termin� samedi.
Pappy, j'ai tant de choses � te dire.
Viens me chercher, ch�ri.
Oh non ! J'aimerais beaucoup, chef, mais c'est ma lune de miel.
Je me suis mari� aujourd'hui.
Tu ne la connais pas, ch�rie.
Une fille ch�rie, chef !
Il croyait que c'est lui que j'appellais "ch�rie".
H�, chef ?
Arr�te de m'appeler "chef".
Non ! Je n'y croirai pas avant d'avoir vu la mari�e et le certificat.
J'arrive.
Non, attends, chef...
Si c'est ce que tu penses, je ferai mon devoir.
J'arrive tout de suite. Compte sur moi.
Je dois y aller.
- Il y a un incendie � la gare ? - Un tr�s gros.
Je suis d�sol�.
- Service � la collectivit�. - Mais oui. D�p�che-toi !
Quand �a �t� notre maison tout le monde nous a aid�. Donc nous devons y aller.
�a marche dans les deux sens. D'autant que le feu peut arriver ici � tout moment.
Aucune aide n'est de trop.
- Je reviens vite. - Je t'accompagne !
Non, pas les femmes ! Ils n'aimeraient pas.
Le chef serait fou si vous vous pointiez !
- Sois prudent ! - Entendu.
- Ma�trisez-le aussi vite que possible. - Ne t'inqui�te pas.
- J'y veillerai. - Et ne prends pas de risques insens�s.
- Et ne vous br�lez pas. - Non, c'est promis.
Alors, Nancy, quelle mouche t'a piqu�e ?
- Ce n'est pas vrai. - Bien s�r que si.
- Pourquoi ne m'avoir rien dit ? - Arr�te ta com�die.
- Pourquoi ? - Arr�te ta com�die.
Que vont dire mes amis ?
Ils te f�liciteront. Ils diront que tu es une fille tr�s chanceuse.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Je ne t'ai jamais parl� mariage, n'est-ce pas ?
Il y a des choses dont tu n'es pas oblig� de parler.
Des choses que je viens de comprendre.
Tr�s bien, vas-y, pleure. Mais souviens-toi...
Je t'ai dirig�e dans 5 pi�ces, et maintenant c'est la 6e.
Si tu insistes, je peux te regarder jouer jusqu'� ce que tu t'�croules,
mais je ne tomberai pas dans le panneau.
Comment oses-tu me faire �a � moi ?
Pourquoi durant toutes ces ann�es...
Vous devriez aller vous coucher. Timothy le rejoindra.
- J'essaye d'apercevoir les flammes. - Les flammes...
Il devraient avoir honte d'eux. Tous les deux.
- Pourquoi, Martha ? - Eh bien...
Il n'a pas choisi la meilleure nuit pour courir apr�s un de ces incendies.
Allo, le standard ?
Je voudrais savoir o� en est l'incendie.
- Je vous �coute. - Celui de la gare.
Je ne suis pas au courant, mais je vous passe la gare.
Allo ?
Quoi ?
Un incendie ?
Pas que je sache.
Qui ?
Oui, il est ici.
Il parle avec une jeune femme.
Je peux aller vous le chercher.
Oh, vous ne voulez pas.
Tr�s bien, madame. Au revoir.
Il y a un train dans quelques minutes. Tu ne veux vraiment pas le prendre ?
Laisse-moi dormir chez toi ce soir.
Je dormirai sur le sofa du salon, je te promets de ne d�ranger personne.
Et au matin...
je tracerai ma route.
Ne t'inqui�te pas pour moi, Andr�.
Tout ira bien...
aussit�t que je me remettrai au travail.
Une nouvelle pi�ce, un nouvel int�r�t...
Tu veux dire que... tu serais trop occup�e... pour te m�ler des affaires des autres ?
Un r�le que je puisse saisir � bras-le-corps.
Un r�le dramatique.
Tu veux dire... comme le r�le de Mary dans ma nouvelle pi�ce ?
Je r�verais de jouer un r�le pareil.
Il est � toi ! Va voir Hastings demain matin.
Pappy !
Que de temps perdu ! Un aller pour New York.
Pappy, tu es un amour.
Je te verrai aux r�p�titions et j'esp�re que tu seras combl�.
Merci ch�rie. Tiens.
- Au revoir, Pappy. - Au revoir.
Andr� Cassil s'enfuit. Il �pouse un m�decin.
Approchez.
Elle attend toujours.
- Bien. - Un instant !
Vous ne ressemblez pas � un type qui revient du feu.
Et voil�.
Ch�rie, d�sol� d'avoir �t� si long.
Raconte-moi tout. C'�tait si dur ?
Quel incendie obstin� !
Tr�s dur � ma�triser.
Merci, ch�rie.
A part des cendres, il ne reste rien ?
Rien.
Je pouvais voir les flammes depuis la fen�tre de l'�tage.
Tu pouvais voir...
Tu veux du vin ? Tu as la gorge tr�s s�che.
Non, assieds-toi, j'y vais. Tu dois �tre ext�nu�.
Je me sens bien, je t'assure.
C'est tellement chaud.
Tu n'as pas �t� trop pr�s des flammes ?
Oh non, j'ai fait tr�s attention � �a.
- C'est plut�t rapide ! - Eh bien...
C'est l'effet que tu as sur moi.
C'est peut-�tre le suspens.
Le suspens ?
Oui, tu n'�tais pas tr�s s�r que je goberais ton histoire d'incendie.
Pas cr�dible, hein ?
Pas tr�s longtemps.
Tu n'avais pas besoin d'aller si loin, tu aurais pu me dire la v�rit�.
Tu avais peur que je sois jalouse ?
- En quelque sorte... - Mais je ne suis pas jalouse !
- La plupart des femmes le sont. - C'est parce qu'elles ne comprennent pas.
La jalousie est une chose tr�s simple.
Physiologiquement, les glandes surr�nales pompent l'adr�naline
dans le syst�me sanguin.
Evidemment, il y a un d�clencheur psychologique.
- Comme une �pingle ? - Oui, �a active les glandes.
C'est un vestige de l'homme des cavernes. Il n'a plus sa place dans un esprit civilis�.
Tu y crois vraiment ?
Mais certainement !
Tu ne me verras jamais jalouse.
Tu peux mettre ta peau de tigre, prendre ton gourdin,
et me frapper pour que je reprenne mes esprits.
�a promet !
Je ne t'ai pas encore donn� l'occasion de le d�couvrir.
Si je suis une mauvaise �pouse de bien des fa�ons
au moins je te promets de ne pas �tre primitive.
J'aime cette �pouse.
- Tu n'es pas fatigu�e ? - Pas du tout.
Nous allons nous promener ?
Je ne veux certainement pas aller me promener.
Non, moi non plus.
Allo ?
R�sidence des Cassil.
Qui ?
Vous avez fait un faux num�ro.
Tout le monde est en bonne sant�. Il n'y a pas de m�decin ici.
D�sol�, je n'en ai jamais entendu parler.
On demande un Dr. Alexander.
Attends, Timothy, c'est moi.
Allo ?
Oui, Dr. Gunther ?
Oui ?
Je suis vraiment d�sol�e. Il n'y a rien de grave ?
Bien s�r, je peux. Un instant...
- Il y a un train ce soir ? - Non.
Je dois retourner � l'h�pital.
Je vais devoir venir en voiture.
Nous y serons dans deux heures.
Je fais aussi vite que possible.
Non, pas du tout. Ce n'est pas un probl�me.
Bonne nuit.
Dr. Edward a eu un accident, je dois soigner ses patients.
- Ce soir ? - Oui.
- Je dois m'habiller. - C'est notre lune de miel !
Je sais, je suis d�sol�e mais nous devons y aller en vitesse !
- Elle est vraiment m�decin ? - Oui.
Et elle doit aller s'occuper de malades ?
Oui.
Une chance que vous ayez veill� si tard.
�a aurait �t� terrible d'avoir � la sortir d'un profond et doux sommeil.
Mettez-les de c�t�. Mme Kane voudra peut-�tre les voir.
Si j'avais su que vous reveniez ce soir, j'aurais pr�par� quelque chose de sp�cial.
C'est tr�s bien, O'Leary. Tout est parfait.
Appelez-moi quand Mme Cassil sera l�. Je vais m'habiller.
A quelle heure voulez-vous d�ner ?
Je ne sais pas. On avisera.
Je m'assurerai que le repas soit pr�t.
- Vous voulez de l'aide ? - �a ira.
Si j'avais su que vous reveniez aujourd'hui, �a aurait...
Appartement de M. Cassil.
Qui ? Oui, madame.
Vraiment ?
Un moment, je vous prie.
Entrez.
- Mme Cassil est rentr�e. - Bien. Dites-lui que j'arrive.
Elle est au t�l�phone.
- Quand est-ce qu'elle... ? - Mais elle n'est pas l�.
- Vous disiez qu'elle �tait rentr�e. - C'est ce qu'elle a dit au t�l�phone.
Je ne pige pas.
Moi non plus. Vous devriez peut-�tre lui parler.
Allo ? Oui, bien s�r.
O� es-tu, ch�rie ?
A la maison ? Mais j'y suis !
Oui, tu es � la maison et j'y suis aussi.
Au 22e �tage.
Bien s�r, c'est dans le m�me immeuble.
J'ai pris un appartement.
Ch�ri, ne dis pas �a !
C'est mon id�e pour un mariage parfait.
J'arrive imm�diatement.
22e.
- Que regardez-vous ? - Mais rien !
Un homme qui prend l'ascenceur pour se raser m'indiff�re totalement.
La r�gle est : "Ne t'occupe pas des r�sidents".
"Contente-toi de les monter et de les desdendre".
22e.
Je voulais que tout soit arrang� avant que tu le vois.
N'est-ce pas joli ?
Je ne l'aime pas.
Tout m'y d�pla�t.
Andr�, voyons, soit raisonnable.
J'ai pass� toute ma pause d�jeuner � d�m�nager et � ranger.
Tu vas vivre ici ?
Mais oui, bien s�r, je vais vivre ici !
Tr�s bien, alors. Je vais vivre ici avec toi.
- Non, �a g�cherait tout ! - Vraiment ?
Vas-tu vivre avec moi dans mon appartement, ou pas ?
- Non ! - Tr�s bien.
Tu vois, je...
Tu ne m'as pas laiss�e t'expliquer comment l'id�e fonctionne.
Je vois bien sans que tu m'expliques.
Vous descendez ?
- 17e. - Tu es injuste.
17e !
Au moins, tu pourrais �couter mes arguments.
17e.
Je ne sais pas o� tu as p�ch� de telles id�es !
Attends qu'on soit � l'int�rieur.
- Qu'est-ce qui cloche ici ? - Rien !
C'est grand, je l'aime, c'est l� o� je vis.
- Si tu n'aimes pas, j'en prends un autre. - Ce n'est pas l'id�e !
- Sois raisonnable... - Je veux �tre raisonnable.
Mais il n'y a aucune raison pour que je vive dans un...
- Il y en a de nombreuses ! - Je ne veux pas les entendre.
Si tu ne veux pas m'�couter, je vais mettre mon id�e en pratique.
Les oiseaux ne font pas deux nids.
Dans notre cas, c'est devenu indispensable.
22e.
- Je ne vois pas la n�cessit� - On en parlera plus tard.
- Je n'ai jamais compris... - C'est le 20e !
C'est d�j� bien suffisant que tu travailles � l'h�pital.
22e.
Je ne veux pas te contrarier.
Je ne suis pas contrari�, mais je n'aime pas ce genre de farce.
Ce n'est pas une farce.
Sois gentil, c'est une chose tr�s raisonnable et tr�s sens�e.
Veux-tu seulement m'�couter ?
- Eh bien, soit... - Tr�s bien.
Quand on s'est mari�, tu savais que j'�tais m�decin
et que je continuerais � travailler.
Oui, mais j'ignorais qu'il faudrait prendre rendez-vous pour te voir.
- Laisse-moi finir. - D'accord, vas-y.
Je dois me rendre � l'h�pital � toute heure.
Parfois, je rentre si fatigu�e que je ne veux voir personne.
Je peux �tre appel�e � 4h du matin.
Et travailler toute la nuit et dormir le jour.
Tu ne pourrais pas adapter ta vie � un rythme aussi dingue.
Je sais une chose : quand un homme �pouse une femme,
c'est pour �tre mari� avec elle.
Tu seras mon mari et je serai ta femme.
La seule diff�rence c'est qu'on sera libre de travailler.
Alors, n'est-ce pas un plan raisonnable ?
- Non. - Pourquoi n'est-ce pas raisonnable ?
Parce que c'est une id�e absurde !
Elle prend tout en compte sauf le facteur humain.
Andr�, �coute...
Le plus important c'est que notre mariage dure.
- Tu le penses ? - Oui.
Je pense que le plus important, c'est que notre mariage commence.
Ce ne sera pas avant que tu reviennes � la maison.
La maison, c'est l� o� le mari habite. C'est la loi.
La loi ?
Vraiment, c'est tr�s amusant.
17e.
Attendons-nous le 22 B ?
Non.
Vous devez me croire fou.
Je n'ai pas dit un mot ! Vous ne pouvez pas me d�noncer.
Quand on m'a embauch�, on m'a dit : Quoi que fassent les r�sidents,
c'est leurs affaires.
Si vous voulez �tre fou, �a me va.
17e.
Attention � la marche.
M. Cassil ?
M. Cassil ?
- Que se passe-t-il ? - C'est Mme Cassil.
Elle est venue prendre le petit-d�jeuner avec vous.
- Quoi ? - Votre femme.
Elle est l�, pour le petit-d�jeuner.
Le petit-d�jeuner ?
Quelle heure est-il ?
Il est presque moins le quart...
de 7 h.
Presque 6h45.
Du matin ? Sortez d'ici avant que je vous tue.
Oui, Monsieur.
Dois-je dire � Madame que vous n'�tes pas habitu� � d�jeuner avant midi ?
Je lui dirai moi-m�me. Passez-moi mes v�tements.
Le petit-d�jeuner sera pr�t dans quelques minutes.
Ne parlez plus de petit-d�jeuner !
6h45...
- Bonjour. - Bonjour.
- Je ne suis pas trop matinale ? - Non.
Je me l�ve toujours au milieu de la nuit pour d�jeuner.
Ce sera chouette. On d�jeunera ensemble tous les matins.
- Tous les matins ? - Promis.
- A la m�me heure ? - Oui.
Cela me laisse le temps d'�tre � l'h�pital pour 7h30.
Les matins o� tu seras habill� on pourra y aller � pied.
Ce n'est pas loin, � 1,5 km.
�a aussi �a me plairait, faire une balade...
rien que nous deux...
� 7h30 du matin.
Je m'en fais d�j� une joie.
As-tu r�fl�chi � propos d'hier soir ?
Non... j'y ai beaucoup pens� cette nuit.
Je regrette cette dispute.
Voici la clef de mon appartement. J'ai d�j� celle d'ici.
Bravo ! Tu fais tout pour t'en sortir...
Je t'expliquerai tout au d�ner ce soir.
Le d�ner semble si loin.
Madame veut ses flocons d'avoine ?
Oui, avec beaucoup de cr�me.
Des flocons d'avoine ?
Non, je pensais bien que non.
C'est le seul repas sur lequel je puisse vraiment compter.
Je n'ai pas le temps � midi, et quand je rentre le soir, je suis trop fatigu�e.
Quels sont tes projets pour la journ�e ?
Tu veux dire, aujourd'hui ?
- Saucisses et oeufs. - Caf� !
Du caf� fort.
Si jamais j'avais le temps � midi,
je pourrais te retrouver au petit resto de notre 1er rendez-vous.
- C'est une id�e tr�s romantique. - Je me sens romantique.
C'est notre premier petit-d�jeuner ensemble.
Je viendrai te prendre au th��tre et nous d�jeunerons.
Apr�s j'aurai une op�ration.
J'ai �pous� un monstre.
J'ai �pous� un monstre !
- �a a int�r�t � �tre bon ! - C'est tr�s mauvais.
Ma femme d�jeune � 7h du matin.
Bacon, oeufs, flocons d'avoine.
Puis elle va au travail � pied. 1,5 km.
Qui plus est, elle veut que je l'accompagne.
- Que puis-je faire ? - Tue-la.
Je l'aime !
- Alors suicide-toi. - George, sois s�rieux !
- A 8 h du matin ? - En plus...
elle a son propre appart, 5 �tages plus haut.
R�p�te-�a lentement.
Elle habite au 22e �tage.
J'habite au 17e �tage. Et elle ne veut pas descendre.
- Elle ne veut pas ? - Non. Et je refuse de monter.
Tu veux que je fasse quoi ?
Il te faut un avocat, pas un producteur.
Non, elle a juste des id�es stupides sur le mariage.
"Un couple doit �tre ind�pendant". Elle a un travail...
- Elle n'a pas le droit ? - Si, mais elle veut son propre appart !
Je crois que j'ai pig�.
"Tu vis ta vie, et je vis la mienne".
Va vivre ta vie !
Elle sera si jalouse de te voir papillonner qu'elle redescendra illico !
Elle n'est pas jalouse !
Elle doit bien croire en quelque chose. Ecoute...
Acte I : la femme quitte la maison.
Acte II : le mari rend la femme jalouse.
Acte III : ils s'embrassent avec effusion.
Rideau !
Beau gosse, c'est un jeu d'enfant.
- C'est infaillible. - Trop d�mod�.
Rendors-toi.
Je verrai ton mari ce soir. Je lui dirai tout.
Je lui dirai que tu ne peux pas rester ici.
Et je ne te laisserai pas rester ici.
Il me tient mal !
Continuez jusqu'au baiser.
C'est le m�tier. Tu devrais t'y faire.
Il m'a fait une prise de lutte !
Tu dois �tre fougueuse dans cette sc�ne.
Si tu n'y arrives pas en r�p�tition,
�a va �tre tr�s dur pendant la repr�sentation.
S'il me regardait, au lieu de m'�treindre comme une pieuvre,
on verrait son profil.
Les gens payent pour voir ce profil !
Voyons, je vous en prie.
Je vais vous montrer la position, et le rythme de la sc�ne.
Joue avec moi.
Avec toi, Pappy ? Avec plaisir.
Arr�te de m'appeler Pappy et donne-moi la r�plique. Allons...
Je savais que tu reviendrais. C'est pourquoi je n'ai pas chang�.
Peu importe combien d'ann�es je t'ai attendu.
Je savais que tu serais le m�me.
Mary, ma ch�re petite Mary.
Bonjour, ch�rie. Je suis � toi dans un instant.
Voil� ce que j'attends.
- Tu vois la diff�rence ? - Oui, mais vous avez beaucoup r�p�t�.
Pause-d�jeuner !
Je suis venu pour avoir un aper�u de ce qu'il se passe en coulisse.
C'est Mme Cassil ?
Je suis d�sol�.
Voici M. Ferguson. Mlle Nancy Benson.
Enchant�e.
- Tr�s heureuse de vous rencontrer. - Merci.
Je vous f�licite, vous �tes partout !
Merci beaucoup.
Je trouve �a fascinant. Je n'avais jamais vu les coulisses.
C'est une sc�ne tr�s difficile.
- J'aimerais voir en voir plus. - Mieux vaut y aller.
Regardez Pappy. Il rougit.
Je rougis moi-m�me. Si vous jouez comme �a lors de la 1�re,
la police va fermer le th��tre.
- C'�tait tr�s �mouvant. - En effet.
Nous reprendrons � la m�me sc�ne, � 15h30.
15h30, Pappy ?
Oui, 15h30, Mlle Benson.
Sais-tu que nous f�tons notre 48e anniversaire de mariage ?
- Notre 48e quoi ? - Notre 48e heure.
Nous n'avons fait que nous disputer.
Effectivement.
- Du caf�, monsieur ? - S'il vous pla�t.
Merci.
J'ai beaucoup r�fl�chi � nous deux.
- Depuis le petit-d�jeuner. - Moi aussi.
Ce soir, on d�nera dans mon appartement.
D�ner ensemble tous les soirs faisait partie du plan.
- Le petit-d�jeuner aussi ? - Bien s�r.
Je veux �tre avec toi le plus possible.
Alex !
Michael !
- Ce n'est pas vrai ! - Quelle chance !
Je suis descendu de l'avion il y a 1/2 heure. j'ai appel� l'h�pital 3 fois.
Je suis venu ici pour noyer mon d�sespoir, et te voil�, en chair et en os !
Je voulais t'�crire un million de fois.
Mais tu sais que je n'�cris jamais.
Pardon, mon vieux. Pas d'objection ?
J'ai pens� � un moyen de te faire venir mais tu n'aurais jamais voulu.
Qu'as-tu fait ? Tu es toute rouge.
Michael, arr�te un peu, je veux te pr�senter M. Cassil.
Soit libre ce soir. Tu me montreras toute la ville.
Je veux savoir ce qui se passe, et voir les endroits o� on allait.
- M. Cassil est mon mari. - C'est tr�s bien.
Et ne pr�texte pas ton h�pital. Laisse les gens mourir !
Elle a dit "son mari" ?
- Oui, "son mari". - Oui, nous sommes mari�s.
Je n'aime pas �a du tout.
Je vais au Br�sil,
et d�s que j'ai le dos tourn�, tu �pouses le premier venu.
- Pardon, mon vieux. - Je vous comprends.
M. Cassil est le tr�s c�l�bre auteur de th��tre.
Tu ne l'as pas �pous� pour cette raison ?
Je suis c�l�bre aussi, et voyez...
Elle disait qu'elle ne se marierait jamais, et je l'ai crue.
Mais si elle voulait se marier, elle aurait d� m'�pouser.
Je t'ai vue le premier.
- Pas d'objection, mon vieux ? - Du tout.
Tu as fait une grosse erreur en te mariant.
Ta brillante carri�re, ta vie ! Tu pouvais devenir un grand m�decin.
Mais je pratique toujours.
- Mais je pratique toujours. - Il n'a pas de quoi te faire vivre.
Ecoutez, mon ami...
Je ne comprends pas comment tu peux rester � New York.
Mieux vaut �tre m�decin dans mes exp�ditions.
Beaucoup plus excitant.
Essaie des choses ! Attrape de nouveaux microbes.
Va dans la jungle. Cours les oc�ans.
Toutes mes journ�es sont uniques.
Et tu rates tout �a pour le mariage, et New York, et un appartement �touffant.
- Deux appartements ! - Deux, six, quelle diff�rence ?
Pourquoi deux appartements ?
C'est une longue histoire et ce n'est pas le moment.
Michael est un explorateur.
Il visite les endroits et les gens les plus �tranges.
Je n'ai pas � aller tr�s loin. J'en rencontre partout.
Deux appartements !
Michael �tait un de mes patients.
Bien s�r, et c'est pourquoi je suis revenu.
On s'amuse tellement avec elle. Vous �tes aussi un de ses patients ?
Apr�s ses massages, je m'endormais comme un mort.
Montrez-moi �a.
�a a �t� un plaisir de te voir,
et on pourra sortir si tu restes en ville,
mais l� je dois y aller, je suis en retard pour l'h�pital.
Toujours cet h�pital ! Enlevez-lui cette sale habitude.
- Retirez-l� de l'h�pital. - Je ne veux pas !
Tr�s bien. Je t'y conduis.
Je dois lui parler d'une �mission.
Pas besoin de chanter. Ce sera scientifique. Pas d'objection, mon vieux ?
- Vous voulez vraiment mon avis ? - Ecoute, Michael...
On en reparlera. A plus tard.
D'accord. A propos...
Tant que je suis aux USA,
Je ferai tout pour ruiner votre mariage.
- Je vous ai averti, mon vieux ! - C'est un tr�s bon d�but.
Je ferai mieux que �a. Au revoir.
S'il avait dit "mon vieux" une autre fois, je l'aurais tu� � mains nues.
Heureusement que non, il est fort comme un boeuf.
Il est fort comme un boeuf.
�a aurait �t� tr�s chevaleresque.
�a d�pend si tu aimes les boeuffes.
- On dit "boeufs". - boeufs.
Un mot affreux. Il semblait pourtant convenir ici.
Il est assez fascinant. Il a visit� le monde entier.
Qu'il y retourne !
Tu changeras d'avis quand tu le conna�tras.
- Je ne veux pas ! - Ne crie pas.
C'est juste un patient avec une fi�vre tr�s int�ressante.
Tr�s int�ressant.
Le soigner, c'est juste mon m�tier.
Serveur ? L'addition.
C'est comme quand tu embrasses Mlle Benson, �a ne veut rien dire pour toi.
- Bien s�r que non. - Tu vois !
Je dois vraiment y aller.
- Au revoir, ch�ri. - Au revoir.
Merci pour le d�jeuner, "Pappy".
A quelle heure Mme Cassil arrivera ?
Vers 21h30, si elle peut s'�chapper de l'h�pital.
21h30 ? Bien.
Elle regrette de ne pas pouvoir d�ner avec vous
mais un de ses patients requiert des soins constants.
Je sais.
Une bouteille de la cuv�e 1926.
Oh non, pas de vin. Du cognac.
Pardonnez ma remarque, mais...
le vin serait plus sage dans le cas o� Madame n'aurait pas d�n�.
S�rement, mais ce n'est pas pour Mme Cassil.
C'est pour une dame qui a d�n�.
Vous attendez quelqu'un d'autre ?
Oui, Mlle Meredith.
- Ce soir ? - Dans quelques minutes.
Ne va-t-il pas y avoir des complications ?
Vous le pensez ?
- C'est presque s�r. - J'esp�re que vous avez raison.
Allez ouvrir. Nous ne devons pas faire attendre la dame.
- Bonsoir, Edith. - Bonsoir.
Je ne suis pas en retard ?
- J'ai eu un mal fou � me pr�parer. - Ravi de te revoir.
- J'ai longtemps attendu ton appel. - Je suis revenu en ville hier.
Je t'ai cru perdu, maintenant que tu es mari�.
Encore un type bien retir� de la circulation
et tu sais combien il en reste peu.
Comme c'est joli.
Joli et confortable.
Je voulais te revoir...
parce que je n'ai pas �t� tr�s gentil la derni�re fois.
Le soir de la premi�re ?
Ah, oui...
J'ai vu ta pi�ce une douzaine de fois,
et je l'adore !
Tu as d� avoir de sacr�es exp�riences pour �crire une pi�ce pareille.
Autre chose, Monsieur ?
Non, �a ira.
- Tu veux �couter de la musique ? - Volontiers !
Je vais �teindre.
J'entends mieux dans le noir.
Tu as une vue merveilleuse.
J'ai aussi une vue merveilleuse de chez moi.
C'est dans la 66e rue.
Tu pourrais voir l'Hudson...
si...
si tu te lasses d'admirer l'East River, tu peux venir chez moi...
regarder � mes fen�tres et...
voir l'Hudson.
�a pourrait �tre un changement tr�s agr�able.
N'est-ce pas !
Tu n'attends personne, non ?
Non, pourquoi ?
Tu fixes la porte comme si tu avais peur que quelqu'un arrive.
Vraiment ? Je suis d�sol�.
Tu sais, quand je regarde le feu je me sens...
si bien, si engourdie...
j'ai envie de me faire c�liner.
Veux-tu une cigarette ?
Non.
Non, je ne fume pas beaucoup. Je ne bois pas beaucoup non plus.
Juste de temps en temps, avec quelqu'un que j'aime beaucoup.
Et m�me-l�, je ne bois qu'un verre.
- �a te d�range si j'en prends un ? - Non.
Je n'ai absolument rien contre.
J'aime que les gens soient naturels.
Je trouve les hommes plus amusants quand ils sont un peu �m�ch�s.
C'est tr�s gentil � toi d'�tre venue, mais tu n'aurais pas d�.
Pourquoi pas ? Tu m'as dit que tu voulais que je passe, alors...
je me suis dit que je passerais.
Bonsoir.
Je suis d�sol�e de toujours interrompre tes r�p�titions.
Comme ce feu est agr�able ! Il fait froid dehors.
- Voici ma femme. - Comment allez-vous ?
Ch�rie, voici Mlle Meredith.
- Une vieille amie. - Ah oui ?
Tu ne devais pas �tre � l'h�pital ce soir ?
Non, je devais juste faire des piq�res � Michael.
et surveiller sa fi�vre.
Mais je ne voyais pas trop l'int�r�t de rester pour �a.
Je vais devoir partir. Je suis en retard pour un rendez-vous.
Ne partez pas ! Je suis juste venue dire bonsoir.
Je monte me changer. Continuez � r�p�ter. J'aimerais pouvoir rester et regarder.
C'�tait tr�s agr�able ce midi de te regarder avec Mlle Benson.
Bonsoir, Mlle Meredith. Oh, pardon.
Je vais partir.
Pardonne-moi, je...
Je pensais avoir tout vu mais l� �a me d�passe.
Ne me dis pas que vous avez eu une nuit de noces ?
Allez chercher les affaires de Mlle Meredith.
Je dois monter m'expliquer.
Monter... o� ?
En haut. Au revoir.
Tant que tu y es, pense aussi � l'explication que tu me donneras.
- J'y penserai. - Merci.
D�p�chez-vous, mettez-moi � la porte avant que je me jette par la fen�tre !
Oui, veuillez me suivre.
Un instant.
Entre ! J'�tais en train de me changer.
Jane, j'ai un aveu � te faire.
On n'�tait pas vraiment en train de r�p�ter.
Mlle Meredith n'est pas vraiment une actrice.
Mais elle est charmante, elle semble faite pour la sc�ne.
- Tu la trouves donc s�duisante ? - Enorm�ment.
Je ne m'en doutais pas.
Salut, mon vieux !
�a vous dit une partie de Gin Rami � trois ?
Je garde Michael ici en observation.
En attendant que sa fi�vre baisse un peu.
Il va mieux, lui aussi.
Andr�, attends !
Reste un peu.
S'il est malade, il devrait �tre � l'h�pital !
Pas avant que le s�rum agisse.
Il ne faut pas d�ranger ses habitudes
pour qu'on puisse �valuer l'efficacit� du traitement.
- Sa pr�sence ici me d�range. - Mais c'est mon ami !
�a ne me d�range pas que tu re�oives tes amies.
Par exemple, Mlle Meredith.
Je le vois bien. C'est le probl�me avec toi.
Nora, c'est tr�s �l�gant !
Je ne savais pas quoi choisir comme cadeau de mariage.
Je voulais un cadeau utile � vous deux, mais j'ignorais ses go�ts.
Je n'ai jamais eu une aussi belle nuisette. Merci infiniment.
Il est d�j� midi !
Je vais descendre voir comment va le pauvre Wickes.
Il lui faut le plus grand calme. Aucun visiteur.
Appelez-moi s'il se remet � tousser.
Merci beauc... Nora !
- Il y a en a deux ! - Oui.
Une pour chaque appartement.
- Au 22e ? - Non, au 17e.
Au 17e ?
- Vous avez demand� le 17e, on y est. - Merci. Bonne nuit.
Bonne nuit.
- Au 17e ? - Non, au 22e.
Vous ne voulez vraiment pas aller au 17e ?
Non, au 22e.
Vous n'�tes pas cens� ignorer les r�sidents ?
Je n'ai rien dit !
Si vous voulez aller au 22e, on ira au 22e.
Rayons X - Michael J. Dailey - Urgent !
Allo ?
Dr. Alexander voulait �tre appel�e � 6h45.
Dr. Alexander est � l'h�pital.
Mais c'est l'h�pital !
Comment ? Elle a termin� son service � 22h30 ?
A l'h�pital Henley, vite !
Que font tous ces gens � se balader � 10h du matin ?
- J'ai une id�e de pi�ce. - Sur la culture physique ?
Non, �a parle de deux personnes.
Non, �a parle de deux personnes.
- Ils sont mari�s. - Et alors ?
Le mari est tr�s occup�.
Et la femme travaille aussi. Disons, dans une usine.
Mauvaise accroche. �a ne fera pas un sou.
D'accord, elle a un vrai m�tier.
- M�decin par exemple ? - Non, pas m�decin.
- Disons, avocate. - �a, c'est moderne.
Eh bien, continue.
J'ai un appel � passer. Je reviens.
Allo ? Je voudrais parler au Dr. Alexander.
Elle ne peut pas �tre d�rang�e ?
Non. Pas de message.
La ligne est occup�e.
Que fait le mari dans la pi�ce ?
Il est m�decin.
Mouais...
Il est � la maison, il attend sa femme.
Jusqu'� 21h, 22h, 23h.
D'accord, il est minuit. Que se passe-t-il ? Elle rentre ?
- Non, elle ne rentre pas ! - Non ? O� est-elle ?
Je ne sais pas. Je trouverai �a plus tard.
Elle n'a pas dit o� elle �tait ?
Il n'arrive pas � la joindre. Elle est coinc�e avec un client.
- Est-ce que le cr�tin y croit ? - Quel cr�tin ?
Le mari !
- C'est un cr�tin ? - Un abruti !
Je vais r�essayer le num�ro.
Le bureau du Dr. Alexander ? Puis-je lui parler ?
Non, elle vient juste de partir avec M. Dailey.
Je lui dirai que vous avez appel�.
Ils sont all�s � l'�mission de radio.
C'est un d�bat scientifique, �a d�bute dans 10 min.
Vous �tes pri�s de donner les r�ponses.
Et par piti�, formulez les questions aussi clairement que possible.
Vous �tes pr�ts ? Premi�re question ?
Le jeune homme vers le milieu de la salle.
Ma question s'adresse au Dr. Lamarr.
Dr. Lamarr...
Pensez-vous que les exp�riences
en r�frig�ration humaine aient prouv�
que la dormance des cellules pendant une p�riode prolong�e
en dessous des temp�ratures de cong�lation
entra�ne un rajeunissement cellulaire complet ?
Nous avons seulement des donn�es parcellaires de ces tests.
Certains biologistes avancent qu'une p�riode prolong�e de dormance
r�pare
les tissus us�s ou malades.
Mais leurs affirmations n'ont pas encore �t� prouv�es.
Merci, Dr. Lamarr.
Question suivante ?
J'ai une question pour le Dr. Gunther.
Est-ce vrai qu'un simple cas de rougeole
peut �tre fatal chez les peuples primitifs ?
Et pouvez-vous nous dire pourquoi ?
La r�ponse est oui.
Les peuples primitifs manquent de r�sistance
parce que leur syst�me n'a pas �t� entra�n�, � travers les infections,
� se construire des d�fenses contre la maladie qui engendrent l'immunit�.
Ce serait si aimable � elle...
J'aurais une question pour le Dr. Alexander.
La question est la suivante :
O� as-tu pass� la nuit ?
Tu n'�tais pas � la maison.
Tu n'�tais pas � l'h�pital.
O� �tais-tu ?
Je suis son mari.
Monsieur s'est tromp� de studio.
Le d�bat sur les affaires domestiques est au studio B.
Non, elle est occup�e.
- Nous ne voulons pas vous encombrer. - �a va, j'aime la compagnie.
- Elle �tait � l'h�pital cette nuit ? - Je ne saurais vous dire.
Regardez par ici.
- Merci. - Merci � vous !
Bonjour, Dr. Gunther.
Peut-�tre pourriez-vous nous parler du Dr. Alexander.
- Je n'ai rien � dire ? - Elle va rester ?
Je ne ferai aucune d�claration. Cette fois-ci...
Merci.
On reste dans le coin.
Bonjour.
J'�tais en train d'�crire ma lettre de d�mission.
Ne faites pas �a.
Je regrette toute cette publicit�.
�a pourrait �tre pire.
Je ne vois pas trop comment �a pourrait �tre pire.
Vous savez, je...
D'une certaine fa�on, je me sens responsable,
de vous avoir fait revenir juste apr�s votre mariage.
Ce n'est pas du tout votre faute.
C'est la mienne. J'ai �pous� un homme...
qui n'a pas tenu sa promesse.
Nous avions d�cid� qu'apr�s le mariage nous garderions notre ind�pendance.
Ces th�ories sont tr�s int�ressantes.
�a pourrait marcher ! Si j'ai confiance en lui, il devrait avoir confiance en moi.
Oui, il devrait.
Mais la confiance...
Quoi qu'il en soit, je n'accepterai pas votre d�mission.
Si vous voulez un petit cong�,
on peut arranger �a.
Bien.
Mais votre vie priv�e, en fin de compte...
n'a rien � voir avec votre travail parmi nous.
Merci, Dr. Gunther.
Je...
Il y a...
Oubliez �a.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
J'ai dit qu'on oubliait tout.
Enfin... je voulais juste vous demander, si vous...
Eh bien, la nuit derni�re...
Non, je n'ai pas pass� la nuit � l'h�pital.
Je n'ai aucun alibi.
Heureusement qu'on ne m'accuse pas de meurtre.
Il est temps que je me confesse.
Entrez, les gars !
Salut, Pete ! On ne s'�tait pas vu depuis l'h�pital.
C'est vrai, doc. Vous �tes devenue c�l�bre depuis.
- Rien contre une petite photo ? - Non, pas du tout, faites donc.
- Vous savez ce qui nous am�ne. - Non, je l'ignore.
On veut conna�tre la r�ponse � cette question br�lante.
Messieurs ! Dr. Alexander n'est pas encore pr�te.
Non, c'est bon.
Que voulez-vous savoir ?
Votre mari et 1 million de ses pairs aimeraient savoir
o� vous avez pass� la nuit ?
Eh bien...
D'accord les gars, je vais vous le dire.
J'ai pass� la nuit dans l'appartement
d'un des hommes les plus charmants et romantiques de New York.
Vous ne voulez pas nous donner son nom ?
Certainement ! Vous me prenez pour une XXXX ?
LE JOLI M�DECIN DIT TOUT !
Le dramaturge et le m�decin se disputent � la radio
Le c�l�bre dramaturge met en sc�ne un quiz sur l'amour
DR. JANE ENTAME UNE ACTION EN DIVORCE.
Le dramaturge et le m�decin se s�parent.
- Bonjour, O'Leary. - Bonjour, Mlle Benson.
- Bonjour, Pappy. - Bonjour, Nancy.
- Tu as annul� les r�p�titions du jour ? - Oui, en effet.
Que t'arrive-t-il ? Tu as un rhume ?
Oui, j'ai un rhume.
Un rhume de pieds !
Allons, Pappy, o� est ton sens de l'humour ?
Ce n'est pas grave, c'est dr�le !
Je m'inqui�terais plus de la publicit�.
J'aimerais que ce soit moi en premi�re page.
- La publicit� ne me g�ne pas. - Quoi, tu t'inqui�tes pour elle ?
Elle est du genre � avouer ses amants � son mari.
Et moi qui pensais que les m�decins avaient une �thique.
Si je n'avais pas commenc�, � la radio...
J'admets que ce n'�tait pas tr�s malin, mais...
Tu ne peux pas rester assis...
Tu ne peux pas rester assis � te morfondre le restant de tes jours.
O'Leary ? Apportez le chapeau de M. Cassil.
- Non, ch�rie... - Ecoute.
Dans tes pi�ces,
tu fourres tes personnages dans le p�trin, et tu les en sors facilement.
Mais au premier probl�me qui t'arrive en personne,
tu agis comme un �colier surpris � envoyer des baisers � sa prof.
Voyons, Pappy...
Descend � la r�p�tition.
Et apr�s une demi-heure � nous crier dessus, tu auras tout oubli�.
Tu as peut-�tre raison.
Donnez-moi mon chapeau, O'Leary.
Tu es un bon ami, Nancy.
- Vous d�nerez ici ce soir ? - Je crois bien.
C'est s�r ! Avec moi et environ 85 autres personnes.
- Oh, une f�te ? - XXXX.
- C'est vraiment une bonne id�e, une f�te ? - Bien s�r !
On invitera tout le gratin de Park Avenue et de Broadway.
S'ils veulent cancaner, qu'ils en profitent !
Et par piti�, cesse de jouer Hamlet.
Vous descendez ?
Je suppose que tu as lu qu'elle est partie faire une vir�e � Mexico
- pour obtenir le divorce. - Oui, j'ai lu.
D�s que je l'ai vue, j'ai su que �a ne durerait pas.
Vous n'avez rien en commun, voil� le probl�me !
En plus, Pappy,
je n'ai jamais pens� que tu �tais du genre � te marier.
C'est le probl�me : je suis de ce genre-l�.
- Vraiment ? - Rez-de-chauss�e.
Bonjour, Dr. Alexander.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Comment vas-tu ?
- Bien. Et toi ? - Bien.
Nous partions r�p�ter.
Amusez-vous bien.
Vous montez ?
- Ce n'est pas mon �tage. - C'est le 17e.
- Je veux aller au 22e. - Oh, pardon.
Je croyais que vous aviez �chang� votre appartement avec M. Cassil.
A cause de la nuit que vous avez pass�e dans l'appartement du 17 A.
Vous ne l'avez dit � personne ?
Non ! Je ne me m�le jamais des affaires des r�sidents. C'est une r�gle.
- C'est une excellente r�gle. - Oui, madame.
Mais vous savez, cette nuit o� vous �tiez chez lui, il a dormi chez vous.
Qui a dormi chez moi ?
M. Cassil. Il est arriv� avec des fleurs.
Et j'ai dit "au 17e ?" et il a dit "non, au 22e."
Le lendemain, le concierge m'a dit avoir trouv� les fleurs sur le trottoir.
Vous �tes s�r ?
Oui. A mon avis, les fleurs ne lui plaisaient pas.
Attendez !
Je dois y aller, si je ne veux pas me m�ler d'affaires priv�es.
Vous descendez ?
- Il nous faut plus de hors d'oeuvres. - Tout de suite, Mlle Benson.
Bonsoir, Jennifer !
- Comment allez-vous ? - Merci pour l'invitation.
- O� est Andr� ? - Au bar.
- A noyer son chagrin ? - A f�ter sa libert�.
Allez vous servir.
- Bonsoir, O'Leary. - Bonsoir, Mme Cassil.
Bonsoir, Dr. Alexander.
C'est si gentil � vous d'�tre venue, on ne vous attendait pas.
Andr� ? Regarde qui est l� ?
Est-ce qu'il y a un m�decin dans la salle ?
Jolies filles, non ?
Et nous qui pensions que vous �tiez en route pour Mexico.
O'Leary, servez du vin au m�decin.
C'est charmant de venir nous dire au revoir.
C'est tellement plus civilis� de rester amical dans le divorce.
Et ne vous inqui�tez pas pour lui.
Il est sur la voie d'une gu�rison rapide. Pas vrai, Pappy ?
Enlevez vos mains de mon mari et arr�tez de l'appeler "Pappy".
Ch�rie, ne soyez pas jalouse.
Et je ne divorcerai pas !
Buvez un verre, vous en aurez besoin.
Au 22e.
- Et si on attendait quelqu'un d'autre... - Je m'en fiche !
Attendez !
C'est quoi ces absurdit�s ?
Maintenant, explique-moi le sens de ton comp...
De quoi voulais-tu me parler ?
Maintenant que tout est fini, tu t'aper�ois enfin que tu as un mari.
Tu agis comme une enfant !
- Ne crie pas ! - Tu d�barques devant tous mes amis...
- Pourquoi es-tu descendue ? - Pour te dire o� j'avais pass� "cette" nuit.
Cela ne m'int�resse pas.
- Oh, vraiment ? - Non !
Tu �tais l� o� tu voulais, et j'�tais l� o� je voulais.
O� �a ?
A attendre la seule femme que j'ai aim�... et que j'aimerai.
- Mon ch�ri ! - Pourquoi "ch�ri" ?
Tu sais, pendant que tu �tais dans mon appartement, j'�tais...
- en bas, dans ton appartement. - Je me fiche o� tu...
Dans mon appartement ?
FIN
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