All language subtitles for L.Infermiera.Nella.Corsia.Dei.Militari.(1979).Z2

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Original subtitles

Alors ?

Il dort comme un b�b�, � pr�sent.

Dites, il vous a embrass� ?

Mais non ! Arr�te de dire des conneries.

Va chez Napol�on, toi.

Ah non. Napol�on, quand il me voit,

il me prend pour Jos�phine et me saute dessus.

- Tu t'en fiches, t'es c�libataire. - Vous allez chez Rommel, alors.

Pourvu qu'il ait pas vu Holocauste � la t�l� !

Tr�s bien. J'irai.

Il vous a embrass�, professeur. Vous en avez la marque.

C'est une obsession ! Demain, je vais t'examiner.

Car m�me les infirmiers perdent la t�te ici !

Gedeone, vous allez toujours me casser les c...

- Comment vous appelez-vous ? - Couilleau.

Vous le faites expr�s, ou quoi ?

� vos ordres. Au revoir. Allez, partez.

Mais pourquoi j'ai atterri dans le service des militaires ?

C'est une histoire de fou.

L'INFIRMI�RE DU R�GIMENT

Ottavio,

qu'est-ce que tu fais ?

Taisez-vous !

Je pr�pare un pi�ge.

Je vais mettre des pieux et des branchages.

Le jaguar ne verra rien. Il arrive, il tombe et je le prends.

Mais ici, des jaguars, il n'y en a pas !

- Ayez piti�, Seigneur ! - C'est vrai ?

Voil�, comme �a.

Ne bouge pas.

- C'est vraiment tr�s beau. - Ah oui ?

Mais moi, je n'ai pas de moustache.

Il a raison !

Il a raison.

Une...

et deux.

Ah si, j'en ai une.

Mais que fais-tu ? Tu t'entra�nes ?

Dimanche, c'est le championnat des poids lourds.

Tu es trop grassouillet pour faire de la boxe.

- Tu ne le vois pas ? - Mais pourquoi pas ?

Vas-y, essaie.

Que s'est-il pass� ?

Juste une petite baisse de forme.

- Le voil� ! Et... paf ! - Tu ne l'as pas eu.

Il s'est �chapp� ! Il s'est �chapp� !

Le moustique ! Attends, ne bouge pas.

Ne bouge pas. Il s'est �chapp� ! �chapp� !

Il est l�.

Arr�te-toi ! Il est l� !

Arr�te-toi, ne bouge pas.

Peppino, c'est toujours

le m�me moustique ?

Oui. Il s'est envol�.

J'ai l'impression

que ce moustique est un m�le.

Oui. C'est un m�le.

Oh, attends !

Ne bouge pas !

Je l'ai �cras�.

Merci, ma s�ur.

Entrez !

Mon g�n�ral, une femme veut vous voir.

- Une arabe ? - Je crois.

Ce doit �tre la belle Solamina, notre agent.

- Fais-la entrer. - Bien, monsieur.

Entrez !

La belle Solamina. Mot de passe...

Toi, va-t'en !

Oui, monsieur.

Il y a du nouveau ?

Oui, mon g�n�ral.

L'ennemi menace

votre route pr�s du Sina�. - O� �a exactement ?

- Amman. - Impossible.

Amman, c'est d�j� notre hammam.

Non. Je ne parlais pas de la ville d'Amman.

Notre manne, c'est que l'ennemi se retire, mais en posant des mines.

Je les bombarderai tous !

D'autres nouvelles ?

Oui. Le nouveau m�dicament, venu de J�rusalem, est enfin arriv�.

Il fera du bien � vos os.

Je suis content. Aujourd'hui, ils me font mal.

Il va sans doute pleuvoir.

La pluie !

- C'est quoi ? - Une piq�re. On la fait ?

Laisse-moi voir ton petit visage d'or.

Arr�tez, mon g�n�ral. Arr�tez.

L'Ayatollah Khomeiny ne veut pas. Notre religion l'interdit.

Arr�tez !

�a fait 8 ans que c'est la m�me histoire, merde !

D'accord, mon g�n�ral.

Vous avez gagn�.

Soyez gentil, et je vous donne un baiser.

Fermez les yeux.

- Voil�. - Oui.

C'est sa voiture. Il est arriv�. Attends ici.

Michele !

Merde !

Le pauvre...

Malgr� sa blessure, il a ramp� jusqu'� la grange.

Il a laiss� un message.

Laisse-moi le voir.

"Les tableaux sont � la clinique psychiatrique du Pr. Larussa.

"Celui qui..."

- Il n'a pas fini sa phrase ? - Eh non. Il est mort.

C'�tait un amateur. S'il est mort, tant pis pour lui !

Tant pis pour moi ! Je lui ai vers� un acompte de 25 millions.

- Toute la garde dehors ! - Tout le monde dehors !

Soldat Gedeone, vous me cassez les oreilles, vous savez.

Bonjour, madame la baronne.

Bonjour, professeur.

Mon g�n�ral,

comment vont les services secrets ? Ouvre le portail.

Dis-moi...

Tu ne me dis rien, toi ?

Mais moi, je ne suis pas fou. Je suis le gardien.

Je suis le gardien,

- pas fou. - J'ai compris.

�a va. Moi, je suis le professeur.

- Et moi, le gardien. - On est quittes, alors.

C'est bien �a ? Je suis le professeur et lui... le gardien.

Et moi, je sors.

Salut !

Mon chouchou d'amour, dis-moi quelque chose de doux.

Alors... Sucre,

caramel, nougat.

Et le chocolat fondant de ta m�re.

D�cide-toi : dedans ou dehors. Parce que l�, j'en ai marre.

Mais quoi, "dedans ou dehors" ?

J'arrive pas � le croire !

Je n'en sais rien. Dedans, dehors !

"Parce que l�, j'en ai marre" ! Je ne te comprends pas.

Ma femme n'est pas frigide,

c'est un vrai frigo surmont� d'un cong�lateur.

Regarde-moi quand je te parle !

Et Coubertin qui disait que l'important, c'est de participer.

Tu ne participes jamais !

Qu'attends-tu de moi ? Je fais mon devoir, non ?

C'est vrai que je suis un peu froide...

Froide ? Tu as m�me r�ussi � me transformer en gla�on !

- Il faut que je me d�foule. - Vas-y, hurle.

J'ai besoin de me d�fouler.

Comment peut-on dire �a � un mari qui est en pleine action ?

Je montais en pression et toi, tu m'arr�tes.

Pourquoi il a fallu que je l'�pouse, elle ?

- Pourquoi elle ? - Pour l'argent.

La dote de 300 millions.

Exact. Dans le feu du...

on oublie les choses fondamentales.

- Je vais prendre une douche. - Bien.

Dis-moi,

� propos, tu l'as fait ou pas ?

Bonjour.

- Bonjour. - �a va ?

Quelle nuit j'ai pass� !

Ne m'en parlez pas. Moi aussi...

Oui, �a se voit � vos yeux. Qu'avez-vous fait cette nuit ?

Des douleurs gastriques...

C'est ce qu'on dit ! Mais je sais que vous �tes un sacr� coquin.

Quoi ?

Avec la belle femme que vous avez.

- Et ici, �a va ? - Bien.

- J'aurais pas d� ? - Si.

C'est du bon jambon de Parme, �a. Elle n'est pas de Parme ?

- Je sais pas. - On s'en fiche. Ugolini, �a va ?

Bien. Mais il refuse le tranquillisant,

parce qu'il veut "inspecter les troupes".

Pourquoi vous riez ?

Si c'est ce qu'il veut faire, laissez-le.

Je vais �tre plus clair.

Ceux qui d�boursent des millions

peuvent inspecter tout ce qu'ils veulent. Compris ?

- Au revoir. - Au revoir.

Allez-y doucement avec la bagatelle.

Attention � l'infarctus.

C'est �a, va te faire voir.

Colonel, que faites-vous en blanc ?

J'ai mis l'uniforme d'�t�.

Pas de blanc dans le d�sert ! Nous, habitu�s au kaki. Tous kaki.

Moi, kaki. Eux, kaki. Pourquoi toi, pas kaki ?

C'est un probl�me h�r�ditaire.

Tant pis pour vous. J'avais fait appeler mon adjudant,

parce que je voulais inspecter nos divisions panzer.

Pas possible, g�n�ral.

Toutes nos divisions panzer et autres font la f�te.

Nous avoir gagn� � El-Alamein.

F�tons �a. Il est tard.

Non. L'eau, c'est pour les soldats.

Moi, j'ai autre chose ici.

Du vin ! Du vin !

Des bombardiers !

Des bombardiers !

J'entends leurs moteurs.

Je n'arrive pas � les distinguer.

Prenez les jumelles.

L� ! Ce sont des bombardiers.

Colonel Larussa !

Colonel, r�fugions-nous. Ce sont des bombardiers.

- Non. Ils ont atterri. - C'est dangereux ! Attention !

- Dangereux ! - C'est juste un grondement.

- Dessous. - Ne me cassez pas, vous aussi...

Ma t�te ! C'est pas vrai !

Baissez la t�te !

Ils sont partis.

Non. Maintenant, c'est la guerre des gaz.

Attention ! Mettez le masque � gaz.

- Mettez �a, s'il vous pla�t. - J'�touffe !

Quelle horreur !

Le couvre-feu.

- C'est quoi ? - Les lance-flammes.

Sortons. A�e ! Ma caboche...

Grande Allemagne ! Les ennemis sont kapput.

Ces Anglais n'ont rien dans la t�te.

- Les chanceux ! - Venez.

On va trinquer au glorieux Afrikakorps.

- Enfin ! - Apr�s vous.

- Non, apr�s vous. - Vous en 1er.

Allez !

J'ai dit : buvez en premier.

Non ! C'est quoi, �a ?

Pas la peine d'en arriver l�, mon g�n�ral.

- Buvez ! - Un pistolet, c'est pas vrai !

- Bois ! - D'accord. Je bois.

Ce n'est pas que...

En Allemagne, quand l'un boit, l'autre rote ?

- Je peux voir le pistolet ? - C'est un faux.

C'est un pistolet � eau. Un cadeau de mes enfants.

- � eau ? - Oui.

Et moi, comme un cr�tin, j'ai vers� le s�datif dans le verre !

Je suis un vrai cr�tin.

Colonel !

Fichtre ! Quelle belle fille !

Le peintre a trouv� la personne parfaite.

- Bonjour, ma s�ur. - Bonjour, ma fille.

- J'ai �t� appel�e par... - Je sais.

Chambre 22, 2e �tage.

- Merci, ma s�ur. - Je vous en prie.

Entrez !

Excusez-moi. C'est vous, le professeur ?

L'agence de placement m'envoie.

Tu as de l'exp�rience ?

Oui, plut�t.

J'ai une ann�e d'exp�rience,

de jour et de nuit.

Alors, tu es � l'aise avec les lits.

Et comment ! J'ai eu plus de 30 lits par nuit.

Oh la la !

Comment as-tu fait ?

C'�tait bien s�r un peu fatigant.

Mais mon travail me passionne tant...

Parfait ! �a va �tre parfait. D�shabille-toi, allez !

- Je veux peindre ton corps. - Mais pourquoi donc ?

� l'aide !

Au secours !

Ma belle asperge !

- Que s'est-il pass� ? - Elle ne veut pas se d�shabiller.

Elle a bien raison, sale cochon !

Mais ma tendre enfant, tu ne sais pas

que les mod�les doivent se d�shabiller ?

Et alors ? Je ne suis pas un mod�le.

Je suis l'infirmi�re de l'agence de placement !

Quel terrible quiproquo !

Quelle jolie fille ! Bonjour.

Merci, madame.

Le professeur est en visite. Asseyez-vous.

Merci de m'inviter � m'asseoir.

Mais mademoiselle, le professeur, c'est moi.

Tr�s honor�. Amedeo Larussa.

Enchant�e. Je suis Grazia Mancini,

l'infirmi�re de l'agence de placement.

Vous �tes toutes aussi petites dans votre famille ?

Je plaisante. Habill� comme �a, vous pourriez penser que je suis fou.

- Asseyez-vous. - Merci.

Ce n'est pas ma faute. C'est celle de Napol�on.

Napol�on ?

Vous �tes dou�e en psychopathologie ?

Tr�s peu.

Eh bien, vous apprendrez.

Je vais vous expliquer bri�vement.

L'�tre humain, pour fuir l'angoisse du quotidien, que fait-il ?

Il s'identifie � un personnage c�l�bre.

Je crois avoir compris.

Il y a un patient qui se prend pour Napol�on.

Exact. Et c'�tait un professeur d'histoire de l'art.

Un professeur d'universit�. Pr. Moretti.

Toute sa vie, il a d� �tre maltrait� par sa femme et ses enfants.

Alors, il s'est identifi� � quelqu'un qui commande � tous.

C'est extraordinaire.

�a, je ne sais pas. Voyez ce que je suis oblig� de faire.

Je dois me d�guiser en Jos�phine pour faire la piq�re � Napol�on.

Elle seule est autoris�e � toucher son popotin.

Son popotin !

Pardonnez-moi, mais c'est un cas vraiment dr�le.

Et ce n'est pas le seul. Il y a aussi Moshe Dayan, Rommel...

- J'ai trois commandants ici. - Vraiment ?

Et il y en a un qui joue de la trompette.

Il dit avoir fait toutes les guerres.

Bref, j'ai d� cr�er un d�partement militaire.

C'est vraiment formidable. Vous �tes tr�s sympathique.

Merci. Vous aussi, vous �tes tr�s... et beaucoup...

All� ? C'est moi.

Oui. Tout va bien.

Ils m'ont engag�e. Je commence tout de suite.

Mais je dois faire les nuits.

Si �a te va, tant mieux.

Bien s�r que j'en profiterai.

Ne t'inqui�te pas. Salut.

Toute la garde dehors !

Attention ! Pr�parez... arme !

Mais je balaye.

L�ve-le.

Tous au palais.

De quoi j'ai l'air ! Donnez-moi, au moins, un fusil.

- Je vous aide � descendre ? - C'est inutile.

Tra�trise !

Bonsoir, docteur.

Bonsoir. �a va ?

Moi, �a va.

Je ne suis pas fou. Je suis le gardien.

Bien s�r, j'avais oubli�. Salut.

Et alors ? Il n'y a jamais personne ici !

Ce service est totalement d�sert�.

"L'assistance psychiatrique.

"Perspectives et nouvelles techniques."

Bonsoir.

- Bonsoir. - Je suis la nouvelle infirmi�re.

- Vous �tes le docteur Santarelli ? - Oui. C'est vous qui lisez �a ?

J'essaie. Comme je dois travailler ici.

Bravo. D'habitude, vos coll�gues se contentent de Picsou.

C'est quoi, �a ? Vous �tiez chez le trompettiste ?

Oui. Il devait prendre son somnif�re.

- Vous avez r�ussi � le lui donner ? - Oui.

Bravo. Moi, je n'ai jamais r�ussi.

Je lui ai dit que c'�tait des comprim�s de sel.

Comme ceux que prennent les Marines.

Ah, d'accord. Moi, je suis contre le fait de mentir aux patients.

- Mais si �a a fonctionn�... - �a oui ! Il a voulu en prendre 4.

Quoi ? Vous �tes folle ! Avant de donner un m�dicament,

vous devrez d'abord demander � un m�decin.

Je suis d�sol�e. Je ne recommencerai plus.

Bien. Je retourne dans ma chambre.

Si vous avez besoin de moi, appelez. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Je voulais juste dire que c'est mieux

de demander au m�decin. Mais bon, au moins,

il nous emb�tera pas.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- C'est qui ? - C'est Peppino.

- C'est toi, alors ! - Merci.

�a va pas, de rentrer � cette heure. Tu m'as r�veill�, merde !

D�sol�. Demain, viens avec moi. On ira au cin�ma.

- Moi, je ne peux pas sortir. - Non ?

Je ne suis pas fou, je suis le gardien.

- Bouge pas ! - Quoi ?

- Le moustique. - O� �a ?

Je ne vois rien.

Il s'est �chapp�.

Voil� ! Je l'ai tu� du premier coup !

Mais va te faire voir...

Hello, Fred !

Kiss me.

How are you ?

En rogne, et you ?

J'ai trouv� le titre pour notre spectacle.

Fantastique ! Merveilleux !

- Moi, Ginger Rogers et Fred Astaire. - Fred Astaire !

Dans Dance for two.

C'est pas vrai, �a !

Je vous ai dit qu'elle doit toujours avoir la camisole de force.

Si elle ne danse pas avec vous, elle n'avale rien.

J'ai autre chose � faire !

- C'est un ch�que. - Le sien ?

2,8 millions.

Bon, on doit r�p�ter. Demain, on a la premi�re � Broadway.

D'accord.

D'accord, je dois danser, mais quand m�me...

Gustavo ? Viens chercher Ginger Rogers.

La premi�re a �t� report�e.

Excuse-moi.

T'as bien fait de venir.

Ils ne t'ont pas encore rendue folle ?

Je m'amuse beaucoup

avec Rommel, Napol�on et Dayan.

Ils sont tr�s sympathiques.

Et les m�decins aussi sont sympathiques ?

Il y en a un qui n'est pas mal.

Et tu me le dis en plus ? T'aimes les m�decins, toi ?

Alors, parle-moi des tableaux.

Moi, je ne suis qu'une chanteuse.

Je ne suis pas experte en art. C'est dur.

Pour toi, il s'agit juste de r�cup�rer les tableaux de ma m�re,

des tableaux de famille.

Maman en avait tant.

Et comme un cr�tin, je me les suis fait voler.

Rappelle-toi qu'ils repr�sentent un saint et un cardinal.

Deux Caravage. �a repr�sente un beau paquet.

Tu es s�r qu'ils sont l�-bas ?

Certain.

Je sais �a de source s�re. La clinique sert � cacher un trafic.

Contente-toi d'observer et de me faire un rapport.

Ils peuvent �tre partout.

� la cave, dans une armoire... C'est facile � reconna�tre, non ?

J'esp�re y arriver.

Pourquoi tu ne me fais pas entrer dans ton bureau ?

Il est plein de fum�e. C'est pas bon pour la peau.

Et depuis quand tu as honte de tes filles ?

Elle s'habille.

Comment as-tu fait pour me remplacer dans le spectacle ?

Je me suis d�brouill�. Reviens vite, le public te r�clame.

Je te les r�cup�rerai tr�s vite.

Je serai une parfaite 007. Ne t'inqui�te pas.

Mais si tu tentes de me rouler, tu fais fausse route.

Mais non, que dis-tu ?

Que dis-tu, voyons ?

On ira en Am�rique. Et je monterai un spectacle juste pour toi.

Tu sais y faire, toi.

Pourquoi ? Pas toi ?

- Salut. - Salut.

D'accord...

Ottavio.

- Vous �tes fada ou quoi ? - Tu fais un trou pour les jaguars ?

Quels jaguars ? Les jaguars, il n'y en a pas ici, voyons.

- Et pourquoi... - Chut !

- Pour les l�opards. - Mais bien s�r !

- Quel couillon je fais ! - Eh oui.

- Comment ? - "Mais bien s�r", je dis.

Creuse, creuse.

Professeur, � la gr�ce de Dieu !

Les parents de Moretti ont t�l�phon�. Ils ne veulent plus payer !

Les parents de Napol�on ?

- Oui. - Mais pourquoi ?

Ils disent que Moretti est gu�ri.

Ils sont tous fous dans cette famille ou quoi ?

- Il vous para�t gu�ri ? - Selon moi, non.

Mais il faut qu'ils nous paient.

Combien ils nous doivent ?

8 millions et demi.

Alors, il faut le soigner fissa. Soit il gu�rit en 4 jours,

soit on utilise un traitement psychoth�rapique l�ger :

on lui explique que la vie est belle, pleine de choses � acheter,

et que s'il paye pas, je lui tords le cou et on n'en parle plus.

Hein ? On verra. La nouvelle infirmi�re est arriv�e ?

Elle arrive � 20 h. Pourquoi ?

Je me disais...

Laissez-moi faire.

Professeur ! Vous vous �tes encore

fait prendre par les pieds !

Et vous, par le c... Comme cet arbre est haut !

Voici la nouvelle infirmi�re.

- Elle est belle. - Oui.

Plus belle que Marie-Louise d'Autriche.

Je vais divorcer de Jos�phine

et l'�pouser, elle.

Marie-Louise est morte, il y a 200 ans.

Je vais pas encore devoir tout vous expliquer ?

- Il est sans doute fou. - �coutez.

Je vais vous montrer que faire une piq�re est un jeu d'enfant.

Il suffit d'inspirer profond�ment et de se d�tendre.

Mademoiselle, retirez votre culotte.

Pardon ?

Ici ? Devant eux ?

Oui. Sinon l'exp�rience ne marchera pas.

On �tait d'accord.

Leur vie est entre vos mains. Enfin, entre vos fesses.

C'est vraiment n�cessaire ?

"N�cessaire" ? Retirez votre culotte !

- Vraiment... - Allez, mademoiselle.

Je comprends votre r�ticence mais...

Oui, mais moi...

�a ne durera qu'un court instant.

- Je vous en prie. - D'accord.

Les femmes sont toujours compliqu�es. Bas de soie,

gu�pi�res, jarretelles...

Du calme !

On se calme.

Je vais vous d�montrer que...

faire une injection est un jeu d'enfant.

C'est une bagatelle.

Il suffit de...

Il suffit de frotter avec le co...

sur le machin et...

Vous pr�f�rez �tre debout ou allong�e ?

- Debout. - C'est mieux, �a facilite le geste.

Alors...

Il suffit de fermer les yeux et comme disait Michel-Ange :

pourquoi tu ne parles pas ?

Vous n'avez rien senti, hein ?

Non. Je n'ai rien senti.

Moi, au contraire, j'ai tout senti.

C'est tr�s facile. Couvrez-vous.

Alors qui veut commencer � faire une piq�re ?

- Moi ! - Moi !

- Moi ! - Ne commencez pas � crier !

Du calme !

Priorit� � Napol�on.

Mademoiselle, relevez votre jupe.

Mais t'as rien compris !

Je croyais que tu �tais le plus normal des 3 !

C'est pas elle que tu dois piquer. C'est moi qui dois vous piquer.

J'en ai assez !

Que vous avais-je dit ? Il est fou.

Je parle dans le vide ou quoi ? Vous ne comprenez jamais rien !

On se calme. On se d�tend. On respire bien � fond.

Vous avez vu, non ?

Elle s'est mise ici. Elle a relev� sa jupe.

Ce n'est pas qu'il faille...

Gustavo ! Gustavo !

- Oui ? - La piq�re...

Pr�t !

Mais c'est compl�tement insens�.

Et vous, vous avez accept� ?

Que pouvais-je dire ? Le professeur me l'a demand�.

Il a fait le spectacle devant ces trois-l�.

Je ne vois rien de mal � �a.

C'�tait une exp�rience.

Vous me dites �a, comme �a ? Vous en riez presque !

Dites-moi pourquoi vous semblez si contente.

�a me fait plaisir de voir que vous vous inqui�tez pour moi.

C'est tr�s gentil.

Ne dites pas de b�tises !

Je me pr�occupe juste de mes patients.

Ce type d'exp�rience pourrait bien encore plus les d�s�quilibrer.

Vous �tes inconsciente !

Ne me parlez pas ainsi !

Quoi ?

J'ai le devoir de le faire. Bonne nuit.

Sale plouc !

�a, c'est toute ma vie.

Demain, rappelle-moi que je dois acheter un collant.

Ach�te ce que tu veux, du moment que tu me le laisses, lui.

Ma belle !

Dis-moi quelque chose d'enflamm�.

Allumette, essence et flamme.

Et les pompiers se tapent ta s�ur !

Mais quel enquiquineur tu fais !

Les brigades blanches !

Je n'ai rien fait !

Je vois que dalle.

En avant, mes braves !

Scaphandriers-cyclistes, fusiliers et bombardiers ! En avant !

O� vous allez ?

On va lib�rer la jeune fille. L'autre fou la retient prisonni�re.

Ce professeur croit �tre un professeur.

- Mais il est cingl�. - Cingl� ?

Je vais le bombarder.

Ce n'�tait pas moi.

Et alors ? C'�tait qui ?

S�ur Fulgenzia. Je reconnais son timbre.

C'est ici. Elles sont ici !

Je vois encore que dalle.

La voil� ! Je la reconnais. C'est elle.

Pardon.

Un visage inoubliable !

Il faut d�foncer la porte.

En rang !

Gardons notre calme. Allumez les photo�lectriques.

Allumons les photo�lectriques.

L�, voil�.

Mais �a,

c'est sa photo signal�tique.

Elle est donc bien prisonni�re.

Cette fois-ci, j'en ai assez.

La prochaine fois, je ne te laisserai pas entrer.

Le voil� !

Eh non, mon joli !

Tu as peur d'un moustique ? Tu l'as fait partir !

Je ne suis pas fou. Je suis le gardien.

Si tu me gifles, tu vas voir de quel bois je me chauffe !

On va pas s'engueuler pour un moustique !

C'est quand m�me pas un avion !

T'es cingl� ou quoi ?

T'as pas encore compris. Je suis le gardien, moi.

Mon Dieu ! Ils s'entretuent !

�a suffit ! Arr�tez !

Que se passe-t-il ici ?

Que faites-vous ici ?

Cet individu a gifl� l'empereur et moi-m�me.

Et moi. Ce doit �tre un espion d'Arafat.

C'est faux. C'est la faute du moustique !

Le moustique !

Essaie seulement et tu prends mon poing.

Il s'est �chapp�.

Retournez dans vos chambres !

Allez !

Dehors !

- Dehors. Partez. - Partez !

Dehors. Et retournez dans vos lits.

Et ne recommencez plus !

- Au lit ! - Que s'est-il pass� ?

Il se passe qu'ils se prom�nent la nuit,

parce que l'infirmi�re n'est pas � son poste !

- J'�tais dans une chambre. - C'est �a.

Parfois, �a prend du temps.

Comment �a ?

Vous �tiez encore en train de montrer vos miches ?

- Qu'y a-t-il ? - Rien.

Rentre. On a eu le moustique.

Ah oui ? Merci.

Mais non, il s'est �chapp�. Le voici !

Ottavio !

C'est qui ?

- Ah, professeur. Bonjour. - C'est un trou pour les jaguars ?

Il n'y a pas de jaguars ici !

Pour les l�opards ?

Mais non ! Il n'y en a pas. Vous avez perdu la t�te.

Moi ? Pourquoi tu creuses ?

J'ai localis� une n�cropole �trusco-latino-greco-byzantine

qui date de 2138 avant J.C.

- Ou 2038 ? - J'en sais rien.

- Comment �a ? - L�che ta pelle ou je t'en mets une.

Il est timbr� ! Il est timbr� !

- Timbr� ! - Mademoiselle !

Timbr� !

Je suis timbr� Et oui, et non

Timbr�, oui

J'ai une question pour vous.

- Dites-moi. - Je ne sais pas par o� commencer.

C'est d'ordre scientifique. Vous pouvez ne pas r�pondre.

Je voulais savoir... Sur le plan sexe, �a va ?

Comment ?

Oui. Quand vous faites l'amour, que faites-vous ?

- Vous enfilez des perles ? - Des perles ?

Et vous ne filez pas la laine non plus ?

Non.

Vous lisez des polars ?

Non.

Donc quand vous faites l'amour, vous �tes normale ?

Vous �tes frigide ?

Moi, je crois �tre normale.

J'ai besoin de savoir. Je veux r�soudre ce probl�me.

- Vous �tes frigide ? - Non, pas du tout.

Merci. Vous n'imaginez pas � quel point vous m'avez soulag�.

On peut se tutoyer ? Merci. Ce soir, que faites-vous ?

Rien d'original. Je vais dormir.

Si on pouvait fixer ensemble...

- Les occasions ne manqueront pas. - Grazia, viens.

- Excusez-moi. - Avance.

Tu es venu chercher Blanche-Neige. Les six autres, ils sont o� ?

- Passez au service gyn�cologique. - Mis�rable !

- Anti-militariste ! - Je vais te tuer !

Je ne te permets pas.

Quels emmerdeurs !

Que se passe-t-il ici ? Soldat Gedeone, soldat Ottavio !

On peut dire que vous savez me les briser ! Montez !

Deux gamins ! Qui a commenc� ?

C'est lui. Il m'a fil� une ch�taigne.

Et moi, je l'ai puni de mani�re militaire.

Oui, je l'ai frapp�. Il a piss� dans mon trou !

Moi ?

C'est pas grave. Il va le nettoyer.

Mais nettoyer quoi ?

Une tranch�e ne se nettoie pas. Dans la tranch�e, on combat.

Je vais te tuer !

C'est pas vrai ! Mettez-vous l� !

Bataillon d'artillerie !

� gauche toute !

T�te � droite !

Pr�sentez lunettes !

Allez vous faire voir.

Mais c'est une obsession...

Je les hais !

Ils ne sont pas sur les murs.

Il a d� cacher les toiles.

L�-dedans, il n'y a rien non plus.

Cherchons encore.

Rien.

Et dire qu'il semblait inoffensif !

Mais o� les ont-ils cach�s ?

Vous m'attendiez ?

Oui, professeur.

Je voulais vous parler.

Vous vouliez me parler ?

Vous vous d�shabillez ?

Pour cr�er une atmosph�re plus intime.

Entre you and me ?

Vous vous souvenez que dans le jardin,

vous m'avez pos� des questions ? - Oui, mais... C'�tait juste...

d'un point de vue scientifique,

pour savoir si vous �tiez de type frigide.

Mais je ne pense pas.

Naturellement. Mais votre ton �tait d�cid�.

Parfois, vous apparaissiez pr�occup�.

Comment dit-on ? �nerv�.

D�sol�. Si je vous ai paru �nerv�,

je ne le voulais pas.

- Je dois t�l�phoner. - Non.

Restez ici.

Votre comportement est celui d'un complex� typique.

Vous souffrez de frustration envers la femme.

Mais je ne souffre de rien.

Vous retournez totalement la situation.

C'est moi qui vous ai pos� des questions.

Justement.

Peut-�tre auriez-vous d� vous les poser � vous-m�me.

- O� allez-vous ? - Il est encore temps.

Encore temps de quoi ?

Vous arrivez, vous vous d�shabillez...

Vous me faites tout un...

Sainte Vierge, Marie, m�re de Dieu !

Je vous plais ?

Nom d'une pute !

Pardon. C'est une expression italo-anglaise.

Regardez-moi, professeur.

Que voudriez-vous faire ?

Comment �a ? Que voudrais-je...

Tout !

Exact. C'est ce que dit Jung.

Le complexe est fait de conflits

mais aussi d'impulsions.

J'ai lu �a hier.

Moi, j'ai lu quelque chose d'Oscar Wilde :

Qu'un homme dans une telle situation

doit montrer qu'il est un homme, un vrai.

- C'est qui ? - Vous avez vu Grazia ?

Pas compl�tement.

- Vous l'avez vu ou pas ? - Oui,

si vous n'�tiez pas arriv�e ! Pourquoi vous frappez ?

Allez dans le jardin. J'ai du travail.

Salope !

Vous vous rhabillez ? Elle est partie...

Ce serait mieux de remettre �a.

Cela a �t� tr�s int�ressant.

"Int�ressant" ? J'ai rien fait. On a fait la symphonie inachev�e.

Tu veux me torturer ?

Je vous en prie.

Sortez en premier. Allez-y.

Ne me torture pas.

Oui. Mais ne me torture pas.

- Je vais rester un peu ici. - J'y vais.

Oui, bien s�r.

Partez maintenant.

- Excusez-moi ! Partez, vite. - Tu vois, tu me tortures.

Un pistolet � eau ! Qui l'aurait imagin� ?

Caresse-moi.

Embrasse-moi.

Touche mes cheveux.

- Pardon... - Descends de la voiture.

Mets l'antivol et ferme le portail.

Fin du premier �pisode.

Tu lis les romans-photos ?

Je te caresse et toi, tu lis les romans-photos !

Je vais t'�trangler, te tuer...

Tu me prends vraiment pour un con.

"Descends de la voiture et mets l'antivol !"

Je vais t'en mettre un antivol au cerveau.

J'ai la tension � 400 !

Calmons-nous.

- Recommen�ons tout. - Voil�.

Essaie de participer un peu plus.

- Dis-moi un truc excitant. - Langouste, hu�tre, truffe.

Et les piments de ta putain de m�re !

Je vais me doucher. Je vais prendre 54 douches.

Ne me retiens pas, j'y vais !

Bref, cette fille n'a pas avanc� d'un pouce.

Elle a eu beaucoup � faire. Malheureusement, ce n'est pas facile.

- S'il te pla�t ! - Oui ?

Apporte-moi un Fernet-Branca et un cocktail.

- Sans gla�ons. - Oui.

Tu as r�ussi � savoir qui a tu� Michele ?

C'�tait un de ses anciens associ�s. Ils l'ont arr�t�.

On ne sera pas inqui�t�s.

Quel abruti !

Avant de mourir, il a �crit

que les tableaux n'�taient plus � la villa Paradis.

Mais il n'a pas eu le temps d'�crire qui les a pris.

Eh oui, je sais bien.

Peut-�tre sais-tu que celui qui les a pris

a quelque chose � voir avec la villa.

Tu es formidable.

C'est une piste � suivre.

Il vaut mieux que tu t'en ailles.

Si elle se doute de quelque chose, c'en est fini de moi.

D'accord.

Mais n'oublie pas que je suis jalouse.

Pas de mauvais tours.

Tu n'as pas confiance en moi ?

D�s que j'ai les tableaux, on fuit ensemble.

Sur la t�te de maman.

�coute, avec moi, la t�te de maman, �a marche pas.

Au revoir.

Bravo !

Tu as �t� merveilleuse !

Merci, Johnny.

- Elle est mignonne, la blonde. - C'est une experte en art.

Elle nous dira si les tableaux sont authentiques.

Pourvu qu'on les trouve.

Tu dois tenter de d�couvrir si quelqu'un � la clinique

est li� � la villa Paradis. Une villa habit�e par des nobles.

Quel rapport ?

Les tableaux de maman �taient l� quand ils ont disparu.

Ah oui ? La villa Paradis...

Quel beau nom !

- Salut ! - Voici le courrier.

- Je vois �a. - Et un paquet pour le professeur.

Rien pour toi.

Qui m'�crirait ? Je ne suis pas fou, je suis le gardien.

- Salut. - Salut.

Ma s�ur ! S�ur Fulgenzia !

Mon cher professeur !

Je voulais vous demander...

- Vous avez �t� missionnaire ? - Pendant 15 ans, mon fils.

- C'�tait en Chine ? - Oui. Et un peu partout.

Vous savez lire le chinois ?

Je parle peu. Mais je sais bien le lire.

Lisez �a. Je veux savoir...

Ce nouveau m�dicament, comment il marche ?

Il faut le prendre une demi-heure avant.

Esp�ce de sale cochon !

Ah oui ? Alors, continuez. Ne vous en faites pas. Lisez tout.

Aussi ?

Sale ind�cent, r�pugnant, d�vergond� !

Grossier malotru !

Retourne en Chine, va !

Ne dis rien ou je t'en mets une !

Si � chaque fois, tu me gifles, je vais �tre d�figur�.

D�gage !

Tr�s bien...

Mais pourquoi tu le mets l�, ce machin ?

Regardez ce que vous avez fait.

Je fais juste un peu de m�nage, professeur.

- Et pourquoi ? - Parce que le cardinal va arriver.

Il a t�l�phon�. Il peut arriver d'un moment � l'autre.

Pourquoi il vient, lui ?

Il a accept� votre devis concernant les subventions pour la piscine.

Ah enfin ! Combien on a demand� ?

4 200 millions.

- Combien co�te la piscine ? - 24 millions.

�a nous fait 400 millions en plus. Tr�s bien. Alors nettoie bien tout.

- Bien, monsieur. - Tu peux pas le foutre ailleurs ?

Oh nom de Dieu !

Je ne peux pas, je dois t�l�phoner.

Une autre fois, Ginger.

On doit faire la r�p�tition g�n�rale. Demain, c'est la 1re.

Reportons � apr�s-demain.

- C'est quoi ? - L'argent pour le spectacle.

- 6 millions. - C'est peu ?

Non, c'est tr�s bien. Alors on fait la premi�re.

- Gustavo ? - Oui.

Viens chercher Ginger. Elle est cass�e en deux.

- Compris. - Passe-moi ma femme.

- Vous attendez ? - Oui. J'attends.

Oui. Le m�dicament chinois que j'attendais est enfin arriv�.

C'est bien. Comme je suis contente !

- Ce sera efficace ? - Il est �crit

que tu dois en prendre 2 une demi-heure avant mon arriv�e.

T'as quoi � voir avec �a ?

Comment �a ?

Une demi-heure avant les repas, c'est juste avant mon retour.

D'accord. Je les prendrai.

- Je te les fais livrer. - Salut.

Bonsoir, professeur.

Bonsoir.

- Tu fous quoi ici, toi ? - J'attends l'ascenseur.

Je vais chez vous, au 5e �tage.

Et alors, vas-y � pied !

- Mais �a fait 5 �tages ! - �a te fera maigrir !

- Tr�s bien. Comme vous d�sirez. - "Comme vous d�sirez" !

Que se passe-t-il maintenant ?

Portier !

Portier de nuit !

On n'y voit plus rien ! Tout est bloqu� !

Eh merde !

- C'est qui ? - Le marchand de vin.

Excusez-moi pour le retard, madame,

mais dans l'obscurit�... Je les pose ici ?

Je t'attendais, mon amour.

Qui ? Moi ?

Michele ! Esp�ce de salopard !

C'est le professeur Larussa. Je suis bloqu� !

Veronica a d� prendre les pilules d'excitant.

Elle doit �tre totalement � cran.

Veronica !

R�ponds ! Tu m'entends ?

Oui. Je t'entends. Tu es merveilleux.

Je sais.

C'est ton mari. Je suis bloqu� dans l'ascenseur.

- Encore ! - Oui.

- Encore ! - Oui !

Mais laisse-moi, parce que je dois aller faire pipi.

19 minutes. Je meurs.

Je meurs !

Veronica !

Oui !

Mon Dieu ! L'�lectricit� est revenue.

Le professeur va arriver !

Mon Dieu !

�a, c'est un homme !

On ne laisse pas quelqu'un bloqu� dans l'ascenseur !

- Merde ! T'es encore l�, toi ? - Oui.

Ma femme t'a bien trait� ?

- Combien elle t'a... - 3.

3 ?

- Vas-y. T'attends quoi ? - Comme vous d�sirez.

- Va te faire foutre ! - Je peux pas, j'ai � faire.

Tu es l�, mon amour. Ce maudit ascenseur !

28 minutes bloqu�. Je suis tout en sueur.

Je l'ai raide comme un pingouin africain.

Passons � l'action !

Ne me dis plus rien.

Je suis �reint�e. Je vais me coucher.

Comment �a, tu es �reint�e ?

Esp�ce de salopard de castr� !

Heureusement qu'il n'a eu que 300 lires de pourboire.

Salut, Gedeone. Que fais-tu ?

Tu ne le vois pas ? Je suis de garde.

- Pour quoi ? - Pour tout.

Si tu as besoin, appelle-moi. Je suis � ta disposition.

- Oui. Excuse-moi. - Je t'en prie.

Ugolini m'a appel�e.

Entrez !

L�chez-moi !

Que faites-vous ?

Vous voulez me tuer ?

Je vous croyais mon ami.

Oui ! Non !

Durant la guerre, j'ai vu beaucoup d'infirmi�res.

Que des mochet�s, des vicieuses et des m�g�res !

- Vous n'�tes pas infirmi�re. - Non.

Vous �tes un bel agent de l'ennemi.

Comment l'avez-vous compris ?

Moi, rus�. Moi, renard du d�sert.

Je vous ferai fusiller.

Non. Vous �tes quelqu'un de bon.

Non. Moi, pas bon. Toi, bonne.

�coute, voil� ce que je te propose :

Je te sauve la vie si tu me donnes une heure d'amour.

Non ! Non.

Ceci est impossible.

Rien n'est impossible pour Feld mar�chal Rommel.

Comme il est joli. J'imagine qu'il est � eau.

Comment l'avez-vous devin� ?

- Vous me l'offrez ? - Oui ! On m'en donnera un autre.

Merci.

Mais passons aux choses s�rieuses. L�chez ce pistolet.

Je te veux, je te d�sire. Je ne r�siste plus.

Tu n'�chapperas pas au soldat, au b�ton du mar�chal !

Non !

Mon g�n�ral !

Tra�tre ! Je te ferai fusiller.

Et moi, je te ferai arr�ter.

Tu sais qui je suis ? Je suis le mar�chal Rommel !

Nom d'une pipe ! 240.

Nom d'une pute ! Je fais tout exploser.

Syst�me neurov�g�tatif foutu.

Un instant.

Entrez.

- Vous m'avez appel�e ? - Oui, merci.

- Asseyez-vous. - Merci.

- Bien. - J'imagine que vous voulez

parler de ce qui s'est pass� avec Rommel.

Croyez-moi, ce n'est pas ma faute.

C'est arriv� comme �a. Par hasard.

On s'en fiche d'Ugolini. Pensons � nous.

Eux, ce sont des malades. Nous, on est plein de vie.

Et une belle fille comme vous

doit assumer les ravages qu'elle fait.

On peut se tutoyer ?

Bien s�r. Je vous remercie.

Vous �tes tr�s compr�hensif. Vous �tes bon...

Comme du bon pain ?

Comme un p�re.

Merci.

Je voulais continuer la discussion

qu'on a d� interrompre � cause de l'autre bonne s�ur...

On aurait dit la voiture de ma femme.

Mais c'est elle !

St Oronzo de Tours, ma femme est dans la cour !

- Comment ? - Rien.

C'est le parent d'un malade, Oronzo de Tours...

J'ai une id�e.

Tu as vu ce soleil ? Allons nous baigner.

- J'aimerais bien ! - Alors, descends.

On se retrouve � la plage. Le premier attend l'autre.

Volontiers. Mais les autres ne vont rien dire ?

Non. Qui commande ici ?

C'est pas s�ur Fulgenzia ?

Si, justement. Alors soyons discret ou gare au martinet !

- Salut. - Salut !

Ma douce mandoline

Pardonnez-moi, ma s�ur.

Le professeur ?

- Il est peut-�tre l� ou l�-bas. - Je ne comprends pas.

J'ai fait v�ux de silence. Au revoir.

Autrefois, il y avait la porte de la chapelle ici.

Entrez !

Excusez-moi.

Vous �tes en train de travailler.

Non. Asseyez-vous.

Je ne veux pas d�ranger. Je suis la femme du professeur.

Tr�s honor�, madame.

Peppino De Tapis. Je vous en prie.

Vous �tes un artiste.

- C'est beau. Ils sont tous de vous ? - En toute modestie, oui.

Que peignez-vous ?

C'est une femme. C'est mon sujet pr�f�r�.

Mais je ne lui ai pas encore donn� son visage d�finitif.

Une id�e !

- Et si je faisais votre visage ? - Le mien ? Vous plaisantez.

Si j'�tais plus jeune...

Que dites-vous, madame ? Vous �tes tr�s belle.

Mais pour �tre sinc�re, si vous aviez 200 ou 300 gr de moins.

C'est vrai.

Vous seriez plus maigre.

Et j'�conomiserais un peu de peinture. Je vous en prie.

Dites-moi oui.

Laissez-moi y r�fl�chir.

- Vous avez dit 200 ou 300 gr ? - Oui.

Je vais pr�parer la toile.

Voil�, asseyez-vous.

Comme �a. Ne bougez pas.

Madame.

Madame... Madame...

Comment dire ?

Vous �tes un peu trop v�tue.

C'est mieux comme �a ?

C'est parfait.

Parfait !

Bonjour, professeur.

O� puis-je me changer ?

- L�-bas. - Merci.

Mandoline

Quand tu m'�chappes

Surprise !

- Prends �a ! - Je dois creuser ici.

- Que faites-vous ici ? - Comment �a ?

Donne-moi cette pelle, je vais faire une tranch�e.

Pourquoi vous avez emmen� ces deux ectoplasmes ?

J'ai pens� qu'un peu de soleil leur ferait du bien.

Ils m'ont promis d'�tre sages.

Sages ? Mais ils sont cingl�s !

C'est la mienne !

Non. C'est la mienne !

Maudits cingl�s !

Arr�tez !

�a suffit ! On dirait deux dingos !

Soyez sages ! J'exige de vous deux

ordre, discipline et dignit� !

Professeur !

Mais que faites-vous ?

On salue votre d�hanchement...

Vous �tes un rem�de � vous seule.

Avec ce d�hanchement, vous r�ussissez �...

Que regardez-vous ? Vous n'avez jamais vu un soldat ?

Mademoiselle.

Si j'avais su que �a finirait ainsi, je serais pas venu.

Non, professeur. Prendre l'air vous fait du bien aussi.

Ramez ! Ramez ! Un, deux ! Un, deux !

Cesse de toujours rompre la monotonie. Va sur la plage.

Je l'ai emmen�, sinon ils se disputent.

� toi de ramer, Gedeone.

Non. Moi, je d�barque.

Je ne rame pas !

T'es un sale con, oui !

Au revoir. Je vais dans l'eau. � tout � l'heure.

- Je le fais avec style. - Salut.

- Et nous deux, que fait-on ? - Tu n'es pas cens� d�barquer ?

Alors, vas-y ! Rame !

Non. Tu sais quoi ?

J'y ai repens�. Je ne d�barque plus, je ne rame plus.

Tu sais ce qu'on va faire ? Un beau petit gar�on.

Un petit gar�on ?

Si on en fait 30, je pourrai �tre � la t�te d'un vrai peloton.

- Et tu sais quoi ? - Non.

Salut !

Peppino !

Vu qu'on en a d�j� fait 30,

faisons-en 31, hein ?

Vraiment ? D'accord !

Belle journ�e, hein ?

Oui, c'est vrai.

Mais que faites-vous ?

Je fais le con.

Mais non, c'est pas un pi�ge pour les cons.

- C'est un pi�ge pour les tortues. - Pourquoi vous �tes venus ?

- O� est cette tortue ? - Il y en a plein.

L�-haut, il y a un nid. Venez voir. Venez.

- Tu as vu, ils jouent. - Oui, c'est �a.

Je perds mon short !

Mettez-vous l�.

Vous voyez ?

Ceci est un nid. Regardez comme elles bougent.

Ce n'est pas moi !

Je tenais juste la pelle.

Que s'est-il pass� ?

Vous �tes fous ou quoi ? Vous �tes qui, vous ?

Je vais le tuer !

Donne-moi la pelle. Donne-moi la pelle, mon ch�ri.

On y va.

- Allez. - On y va.

Attendez, un instant. Les tortues, ici, elles valent rien !

Tu sais ce qu'elle te dit, la tortue ? Va mourir !

Professeur !

Que faites-vous ici ?

Vous me vouvoyez ?

On se tutoyait avant. Je voudrais continuer notre conversation.

Vous plaisantez ?

Sortez imm�diatement !

Ne vous �nervez pas.

C'est pas la peine.

Je suis un professeur, un homme bien, d�licat. Merde !

Pourquoi alors hier, tu �tais toute �moustill�e, toute tralala ?

Je pensais que tu voulais faire une sorte de...

rassemblement avec moi.

Oui. C'est vrai.

Je cherchais les tableaux...

Je cherchais � faire une exp�rience,

c'�tait une affaire personnelle.

Et tu exp�rimentes sur moi !

Tu m'as pris pour un vieil abruti qui pourrait te servir de cobaye !

Mais vous n'�tes pas du tout vieux. Ne dites pas �a.

Mais abruti, oui.

Vous �tes un homme de grande valeur, professeur.

Et votre clinique est merveilleuse.

Vous devriez l'appeler la villa Paradis.

Je sais. Mais la villa Paradis existe d�j�.

C'est une tr�s belle villa. Un r�ve !

C'est vrai ?

Tu sais qui y habitait ? Peppino, le peintre fou.

Il vient d'une famille de monstres nobles.

- Peppino... - Quoi ?

- �a soul�ve... - Moi aussi, �a me soul�ve.

... une id�e.

Celui-ci, il te pla�t ?

Oui, beaucoup.

Tu as beaucoup de talent.

Je suis content que tu sois l�.

La derni�re fois que tu es venue, �a m'est rest� l�.

Tu serais un parfait mod�le pour moi.

Dis-moi un peu.

Tu les as tous peints ?

Oui. Mais je ne peins pas que sur toile.

Je peins sur le bois, le verre... Je peins sur tout.

Tout ! Regarde, je vais te montrer.

Oui, montre-moi.

Voil�. Ce sont deux tableaux faits � la d�trempe.

- Devine sur quoi ils sont peints ? - Sur du bois, de la toile...

Non ! Ce sont d'anciens tableaux que j'avais.

Pourquoi ? Ils �taient si hideux que �a ?

C'�tait un cardinal et un saint.

Je m'en fiche, moi. Ils te plaisent ?

�norm�ment. Je voudrais les acheter.

Ne dis pas de b�tises. Je te les offre.

Regarde, je les mets l�. Avant de partir, tu les prendras.

Merci, Peppino. Mais je dois y aller � pr�sent.

Je reviendrai.

Je voudrais faire ton portrait. D�shabille-toi et allonge-toi.

Sur le lit ? Non, tu es fou.

Si je suis fou, toi, tu es bonne.

- Non. L�che-moi ! - Tu es bonne !

Tu es folle, je suis bonne. Non, je suis bon !

Qu'y a-t-il ?

Peppino a eu une de ses attaques habituelles.

Mademoiselle !

Laissez-le tranquille, ce petit. Sortez imm�diatement.

Dehors !

De quoi tu te m�les, toi ?

Fais attention. Moi, je vais...

Voil� ce que je te fais.

19 h 30. Ma femme a bien pris ses pilules.

- Bonsoir. - Bonsoir.

J'ai appel� l'ascenseur pour aller chez vous.

- Mais je peux y aller � pied. - Merci. Je pr�f�re monter � pied.

Bien. Merci, professeur. Comme vous d�sirez.

- Professeur ! - Quoi ?

Professeur ! Merci � Toi, mon Dieu.

- Merci � Toi. - Mais quoi ?

C'est le ciel qui vous envoie. Vous venez du ciel.

Non, de la clinique. Je dois y aller.

Ma femme ne se sent pas bien. Elle va mal.

Appelez votre m�decin.

- Je sortais en chercher un. - Je peux pas.

Et vous �tes arriv�. Venez voir ma femme.

Mais arr�tez. Je ne comprends rien. Qu'y a-t-il ? Elle est morte ?

- Non. - Alors appelez un corbillard !

Nom d'une pute ! Vous me faites perdre mon temps.

Elle va mourir.

- Venez la voir. - Votre femme, elle est comment ?

Mon tr�sor ! C'est toi.

- Mon amour ! - Encore ?

Mais le professeur va arriver !

Non !

Que faites-vous ? Quelqu'un pourrait entrer.

Non.

Sainte Vierge ! Vous savez, je ne suis pas en si bonne sant� que �a.

- Playboy. - Playman !

5 gouttes, 3 fois par jour. 3 suppositoires 4 fois par jour.

- Combien je vous dois ? - Rien du tout.

Non. Je ne peux pas accepter.

Je ne veux rien.

Les gouttes, comment doit-elle les prendre ?

Par le nez.

- Et les pilules ? - Par la bouche.

- Professeur ! - Quoi ?

Et les suppositoires ?

Vous les mettez dans son cul 2 fois par jour.

Ce n'est pas un m�decin.

C'est un saint !

Veronica !

O� es-tu ?

Ne fais pas la pudique.

On va passer � l'action ! Mais o� es-tu ?

Tu t'es cach�e ?

Michele !

T'as pas vu ma femme, en bas ?

Ah, mon amour.

O� �tais-tu ? Que s'est-il pass� ?

- Je suis fatigu�e, si fatigu�e. - Le rem�de, tu l'as pris ?

Combien de fois ?

Trois fois, c'est trop.

Qu'y a-t-il ?

C'est l'autre con de livreur. Il a pas de probl�me sexuel, lui.

"Comme vous d�sirez" ! Un castr�, oui.

En avant ! Vite !

Ne nous �loignons pas trop. Le cheval va se fatiguer.

Qui �a ? Lui ?

Sache, fid�le palefrenier, qu'apr�s le passage

de la b�r�zina, ce noble destrier a march� entre 50 � 60 km

par jour ! - Lui. Pas moi !

De 50 � 60 km, avec moi sur sa croupe,

au milieu d'une temp�te de neige.

Laisse-moi �valuer la situation.

L'ennemi pourrait �tre post� aux alentours.

Montons cette pente.

- Qui �a ? - La pente ! La pente !

Les voil� !

- Qui �a ? - Les Autrichiens.

Ils attaquent de c�t�.

En avant la garde imp�riale !

Combien sont-ils ?

Arr�te !

Arr�te-toi !

Napol�on ! Arr�te !

En avant ! En avant !

- Tiens ! Prends �a ! - Attention !

Arr�tez ! J'y suis pour rien !

Que pouvais-je faire ?

L'empereur s'est mis � galoper. Et il m'a distanc�.

- Je suis pas marathonien, moi ! - Non, tu es un cr�tin !

- Tu aurais d� le freiner. - Tr�s bien.

Il s'est endormi. Je lui ai donn� un s�datif.

J'en ai aussi donn� au berger.

Heureusement qu'il n'est pas allemand,

sinon il nous mordait tous. - Elle est bonne.

On a plein de probl�mes et vous, vous riez !

On ne peut plus plaisanter ?

Non. Si �a continue, on va devoir fermer.

Pour Moretti, on pourrait tenter un choc chimique.

Je vous ai dit cent fois que ce terme ne me pla�t pas.

On l'utilise dans les cliniques psychiatriques.

Ici, il n'y a pas de fous

mais des gens qui se prom�nent et qui paient bien.

�coute, Napol�on. Euh, Gustavo !

Si un tel incident devait se r�p�ter,

appelle l'h�pital et fais-lui mettre la camisole de force.

- De toute fa�on, il ne paie pas. - Oui.

Si Santarelli se mettait encore en travers,

dis-lui que le professeur Larussa t'a dit de t'en occuper. Compris ?

Compris.

Tu ne dois pas dire "compris".

Mais que le Pr Larussa t'a dit de t'en occuper. Compris ?

Compris.

On ne se comprend pas, l�. Un de nous deux doit �tre fada.

C'est pas moi.

M�me le m�decin-chef !

Pardon, monsieur.

�minence, d'o� vous sortez ? Ma ch�re �minence, je r�p�tais

avec Ginger Rogers le spectacle que...

Elle est folle.

Et on devrait donner 4 200 millions ? Par piti� !

Les 420 millions,

vous ne me les donnez pas ? Rien du tout.

Pour 6 millions, j'en perds 420 !

- Bonsoir, mademoiselle. - Bonsoir. Merci.

Comme elle est belle !

Quel trafic !

- Qui vient de sortir ? - La nouvelle infirmi�re.

Mais o� est-elle all�e ?

J'en sais rien. Je ne suis pas fou, je suis le gardien.

On se croirait dans un asile d'ali�n�s, ici !

Salut, Napol�on.

Salut.

Tu es ventriloque ?

- Et toi, un cr�tin. - Professeur !

- Que portes-tu ? - O� vous l'emmenez ?

- C'est pas tes oignons. C'est quoi ? - R�pondez-moi d'abord.

Qui commande ici ?

S�ur Fulgenzia. C'est pour �a que je l'ai cach�e.

C'est qui ?

Mon mod�le.

- Elle a un beau visage. - Oui ?

Tout lisse. On dirait le visage d'un d�put�.

Bonjour, ma belle.

Je me suis tromp� de visage.

Salut !

Elle est mignonne. Dis, Peppino.

Je pourrai aussi donner un coup de pinceau ?

Dites-moi o� vous l'emmenez.

Confidence pour confidence. Excusez-moi.

Je lui ai fait une piq�re de s�datif.

Je vais me mettre dans son lit. Et quand l'infirmi�re va passer...

Un coup de ma�tre !

Bonne nuit, s�ur Fulgenzia.

Gustavo, que fais-tu encore l� ?

Tu es de garde ?

J'ai �chang� mon tour avec Grazia. Elle �tait fatigu�e.

Le Dr Santarelli n'est pas encore arriv� ?

Non. Il �tudie pour ses examens.

Pourvu qu'il n'arrive rien ici.

Non, ma m�re. Il ne peut rien arriver.

J'ai mis des somnif�res dans l'eau de chacun.

Comme �a, ils dorment. Et ils me laissent dormir !

T'es pas b�te, toi !

Stupide Napol�on de mes deux !

Je l'ai raide comme un sanglier en rut !

Quelle chaleur ici !

Je vais me rafra�chir.

Je me sens vraiment...

Elle va faire...

C'est mieux.

On a r�ussi ! Excuse-moi, ma jolie.

Mais c'est urgent.

Tu as trouv� les tableaux ?

Oui. J'ai eu de la chance.

J'ai suivi la bonne piste. Et les voil� !

Les tableaux de maman ! Bravo !

Ceux de maman.

On va pouvoir partir pour Broadway et cr�er mon spectacle.

Bien s�r. Une promesse est une promesse !

Ravie que tu sois content.

Ta maman sera heureuse aussi.

� propos, elle a quel �ge, ta m�re ?

- Mais... - 200 ans ?

Quel rapport ? Elle voudra te remercier en personne.

Non. Car ces tableaux appartiennent � Peppino De Tapis,

un peintre fou

qui est � la clinique du Pr Larussa,

et ce depuis plus de cent ans.

Tu es un menteur, un escroc

et un vrai salopard

qui m'a m�l�e � un trafic pas tr�s honn�te.

Merde ! Elle me gifle !

- Mais je vais te... - Arr�tez de la menacer.

Comment osez-vous ?

Mais qu'est-ce que tu veux, toi ?

- Je vais t'en mettre une. - Essaie un peu !

- T'as compris ? - C'est une manie.

Sale crapule !

Non, je vous en prie !

�a suffit !

Fuyons ! Les tableaux sont authentiques.

Que faire ? Un peu d'eau !

Mon Dieu !

Ne vous inqui�tez pas. C'est un pistolet � eau. �a va ?

� peu pr�s.

Alors, allons-y.

Il faut qu'on les suive.

- Ces tableaux valent des millions. - Quoi ?

Venez. Partons.

Allons-y.

Quelles miches !

Quelle mandoline ! Laissez-moi en jouer. Allez !

Mais je suis prisonnier.

Prisonnier ! Assassins, mis�rables !

Ouvrez cette porte !

Ce sont les Anglais. C'est toujours eux.

Ils n'ont aucune parole, ces menteurs !

Je suis l'empereur.

� l'aide !

Lib�rez-moi !

- Je suis l'empereur. - Gustavo !

Au secours !

Quelqu'un crie. Je me suis r�veill�e en sursaut.

C'est Napol�on, ma s�ur.

Le somnif�re ne lui a pas fait d'effet.

C'est moi, l'empereur.

J'ai �t� fait prisonnier.

Et tu ne vas pas le voir, toi ?

Non. Je suis les ordres du professeur,

j'appelle l'h�pital.

Tra�tres, l�ches, assassins !

Je vais tous vous tuer.

Tu vas te taire !

�a fait 2 heures que tu cries. T'as fait peur � la fille.

Qui es-tu ? Tu es si petit. Tu es venu pour m'assassiner.

Alors, mon r�gne va finir dans un bain de sang ?

Si �a continue, il finira dans la merde.

- Merde ! - Connard !

Non, je dis "merde". Mais alors, tu es Cambronne ?

- Oui. - Cambronne !

Mon fid�le g�n�ral.

Oui, Cambronne !

Tu es venu me lib�rer.

Le moustique !

- O� est-il ? - 2e �tage, chambre 23.

Je vous accompagne ?

Non. S'il voit quelqu'un qu'il conna�t, ce sera pire.

- D'accord. - Il y a un truc qui est pas pass�.

Il y a un truc qui est pas pass�.

Grazia ! Fais-moi la "grazia".

Les mandolines dans la nuit !

Oh l� l� ! J'en ai plein le carafon.

- Veronica ? - Oui.

- Tu changes ma chemise ? - Oui, mon amour.

Bonjour. Je suis le professeur Larussa.

Enchant�. Giovanni Agnelli.

Votre s�ur, �a va ? Vous m'avez mis une marini�re ?

Que faites-vous ? Vous m'avez mis la camisole de force ?

Je dormais juste !

Je suis le professeur Larussa.

Arr�te de me regarder comme si j'�tais fou !

Les voil� !

- O� �a ? - Ce sont eux.

Je vous l'avais dit qu'ils allaient � l'a�roport.

Ils ont eu une id�e g�niale.

Ainsi camoufl�s, les tableaux semblaient sans valeur.

Mais maintenant, comment va-t-on faire avec les douaniers ?

On r�ussira d'une fa�on ou d'une autre.

Si tu bouges, t'es mort !

Docteur, faites-vous donner l'artillerie.

Ah... oui.

Allez fouiller la femme.

Vous permettez ?

Pardon, mais o� vous l'avez mis...

L� ? D'accord. Excusez-moi.

C'est bon.

Fais attention. Tu n'y connais rien en armes.

Pas plus que toi, cr�tin.

Que faites-vous ?

C'est l'heure des visites. Les parents sont d�j� l�.

Je suis d�sol�e.

Mais l'incident est clos,

je n'ai plus rien � faire ici.

Vous voulez partir ?

Vous ne retournerez pas danser non plus ?

Je ne sais pas... Si. Je crois que oui.

Que pourrais-je faire d'autre ? C'est ce que je connais.

J'aime voyager, chanter, danser.

Nous sommes tr�s heureux de vous avoir ici.

Comme infirmi�re ?

Exactement.

Promis, personne ne vous jettera dehors.

C'est �trange que ce soit vous qui le dites.

Oui. Je sais ce que vous voulez dire.

Je me suis comport� un peu s�v�rement � votre �gard.

- Croyez-moi... - Vous avez mal compris.

Je ne vous en veux pas. Je m'en veux.

Je vous ai tous tromp�s.

Mais on s'en fiche, de ce qui s'est pass�.

Vous ne comprenez pas que je vous aime.

Je suis fou amoureux.

Vous aussi.

Non. Ne me comparez pas aux autres.

Impossible de vous comparer. Vous �tes le seul bel homme ici.

Tu plaisantes ?

Les autres te d�sirent juste, ils te veulent.

�a me rend fou de jalousie.

Tu es vraiment amoureux ?

Tu ne veux pas me croire ?

Tu me veux ?

Bien s�r que je te veux.

- Non, pas ici. - O� alors ?

- Non, pas ici. - O� ?

Grazia, o� es-tu ?

Ici. S�ur Fulgenzia pourrait arriver.

Mais on s'en fiche d'elle ! Qu'elle vienne !

On a perdu trop de temps. On doit se rattraper.

Tu comprends. Je t'aime.

Ma belle infirmi�re, � moi !

Tu me l'offres ?

- Que vas-tu en faire ? - Une belle fontaine.

Elle n'est pas en marbre, voyons !

C'est pas grave. Je la peindrai en blanc.

Tu me donnes quoi en �change ?

En �change ? Ce beau gorille que j'ai captur�.

Par piti� ! Venez m'aider !

Pour les tableaux vol�s, vous devrez juste r�p�ter au juge

ce qu'on a mis dans le proc�s verbal. Ce sera une formalit�.

D'accord. Asseyez-vous.

Les voleurs, ils sont au frais.

J'ai appris, pour votre m�decin-chef.

Oui. Apr�s son attaque de psychose d�lirante aig�e,

les 3 �lectrochocs qu'il a subi l'ont an�anti.

Qu'a-t-il en fait ?

C'est un cas de r�gression totale.

Il fuit ses angoisses en se r�fugiant dans l'enfance.

Dites-moi, ce petit monstre, l�-bas, ce ne serait pas votre beau-fils ?

Non. Lui, c'est un g�nie. Le fils de Jos�phine.

Lui, en revanche, c'est le fils de Marie-Louise.

C'est le roi de Rome, l'Aiglon.

- Donne-moi le ballon. - L�che !

T'es nul, nanan�re ! T'es nul !

Adaptation : E. Asselin de Beauville pour VID�ODIO

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