All language subtitles for 88_River_Street_(1953) french

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Original subtitles

L'AFFAIRE DE LA 99e RUE

Voici que commence le 7e round du championnat du monde...

des poids lourds.

Un combat tr�s intense pour l'instant.

Braxton frappe du gauche.

Driscoll r�pond d'un direct � la m�choire.

Il encha�ne les frappes et force le champion � faire un "clinch".

L'arbitre les s�pare et les ram�ne au centre.

Braxton � l'attaque.

Driscoll recule.

Mais il r�pond d'une frappe au corps, droite, gauche.

Quel rythme !

Gauche au corps, droite � la m�choire. Quel encha�nement !

Encore une droite au visage.

Droite � l'estomac, une autre au flanc gauche.

Le champion para�t un peu sonn� et l'arbitre les s�pare.

Encha�nement corps-m�choire.

Le champion est tomb� !

Quel direct surpuissant.

10 secondes pour �tre le nouveau champion du monde...

des poids lourds !

L'arbitre compte 6, 7, 8...

Braxton se rel�ve � 9. Le combat reprend.

Braxton garde ses distances.

Driscoll continue d'avancer.

Encore une gauche.

Une autre droite � la m�choire, le champion est dans les cordes.

Il essaye de gagner du temps.

Il retourne Driscoll dans le coin !

Une droite au visage.

Driscoll est coup� � l'arcade ! Le sang coule.

Il ne voit plus les coups venir.

Le champion reprend l'ascendant.

Il encha�ne les frappes.

Driscoll para�t sonn�.

Quelle droite ! Driscoll est � terre !

C'est la premi�re fois de sa carri�re...

Renvoyez ce knock-down au ralenti.

Vous regardez "Les Grands combats d'hier".

Et aujourd'hui le championnat du monde poids lourds...

entre Sailor Braxton et Ernie Driscoll.

Voil� le coup d�cisif : une droite � la t�te.

En 72 combats professionnels, Driscoll...

n'�tait jamais tomb�, jusqu'� ce 7e round...

contre le champion en titre.

6, 7, 8...

Il essaye de se relever.

Mais il est sonn�, et ne voit plus d'un oeil.

Braxton lui a ass�n� un coup terrible.

Driscoll se bat � l'instinct.

L'arbitre arr�te le combat pour examiner son oeil.

Finis de manger, Ernie.

Une minute.

L'arbitre envoie Driscoll � son coin.

Driscoll proteste.

Tu te fais plaisir ?

Le docteur arrive pour examiner l'oeil droit de Driscoll.

Mais il est certain qu'il y a un probl�me.

Un vrai probl�me, oui.

Ils vont arr�ter le combat.

- Tu crois que j'aime �a ? - Pauline...

"Les Grands combats d'hier" vous ont propos� le combat...

entre Sailor Braxton et Ernie Driscoll. La semaine prochaine...

La semaine prochaine, Driscoll conduira son taxi...

Ne sois pas sarcastique.

... et sa femme travaillera chez un fleuriste de Broadway.

C'est temporaire.

J'envie les femmes qui n'ont pas �pous� un boxeur.

Quand j'aurais �conomis� assez d'argent...

- j'ach�terai cette station essence... - Et on mourra de faim.

�a rapporte.

Mes anciens fans seront contents de venir chez moi.

Bien s�r !

"Le plein, gar�on, et n'oubliez pas le pare-brise."

�a suffit, Pauline.

J'aurais pu �tre une star si je ne t'avais pas rencontr�.

Tu �tais une danseuse !

- J'aurais pu �tre champion. - Oui, "aurais pu".

Pauline, je sens bien cette affaire de station-essence.

- Si tu es patiente... - Je n'en peux plus.

�a fait 4 ans.

Donne-moi encore 4 mois.

Ernie, mange, il faut que je retourne travailler.

C'est nouveau ?

C'est un accessoire. Tout est faux.

On dirait des vraies.

Elles le seraient si je n'avais pas �pous� un minable.

Je sais que ces derni�res ann�es ont �t� dures,

mais essaye d'en retenir le meilleur.

Qu'est-ce que �a m'apporterait ?

Un peu de tranquillit� et un sourire de temps en temps...

Et � quoi devrais-je sourire ?

Tu ne comprends pas que quand je monte dans un taxi,

je pr�f�rerais �tre assise � l'arri�re ?

Certainement.

- Je passe te prendre � 21 h ? - Pas la peine.

539 � Jive.

Vas-y, 539.

J'arrive, Stan. Je suis au central dans 10 minutes.

D'accord champion. On se retrouve au caf�.

- Salut champion. - Salut, Stan.

Je t'ai vu � la t�l� ce soir. Sacr� combat, hein ?

Sacr� combat.

Junior �tait avec moi et tu sais ce qu'il me dit ?

"Papa, il n'a pas vraiment battu oncle Ernie ? Personne ne le bat."

Dis � Junior que je lui offrirai une bo�te de chewing-gums dimanche.

Une tasse de caf�, Chuck.

- Pauline a regard� aussi ? - Oui.

- Elle a aim� ? - Non.

Elle n'aime pas se rappeler ta blessure � l'oeil.

Une femme amoureuse n'aime pas voir son homme se faire cogner.

S�r.

�coute, je vois bien ce qui se passe.

Tu penses ne pas �tre � la hauteur avec Pauline...

parce que vous avez des soucis.

Tous les couples se chamaillent, ne le prends pas au s�rieux.

�a va.

Tu sais ce qui vous r�concilierait ?

Avoir des enfants.

J'aimerais avoir un gamin comme le tien.

Laisse-moi te donner un conseil.

Si tu veux en avoir, il faut l'amener en douceur.

Eloise me disait : "Jamais d'enfant...

"Je ne veux pas me sentir li�e", toutes ces choses.

Un soir, je suis rentr� avec une grande boite de bonbons.

Je l'ai emmen�e manger chez Giuseppe...

et je nous ai command� quelques cognacs.

Quand on est rentr�s, tu sais ce que j'ai fait ?

Je lui ai chuchot� � l'oreille.

Comme je te dis, champion, en douceur.

- On sa voit au garage ? - Merci Stan.

- Je te le r�chauffe ? - Non merci.

Donne-moi une bo�te de bonbons.

Quelle taille ?

La grande.

5 dollars.

Parfait. Emballe-la, c'est un cadeau.

Salut les amis, regardez ce qu'on m'a apport�.

"On appelle �a un meurtre", de Lloyd Morgan. Une nouvelle pi�ce ?

� Broadway ! Et j'ai une chance de jouer le premier r�le.

Une vraie chance !

C'est super. Je suis s�r que tu l'auras.

Il serait temps. Trois ans � New York et pas un r�le, m�me dans un four.

Rien que de la t�l�vision.

�a fait vivre.

Mais rien de plus. �a me rappelle...

que je te dois des courses de taxi.

- 4,80 $ ? - 4,20.

Garde-les, tu en auras peut-�tre besoin.

Non, �a porte chance.

Garde tout.

Je ne veux pas de pourboire de toi, je te paye un caf�.

- Chuck, une autre. - �a vient.

Comment �a s'est pass� ?

Tu connais M. Morgan ? Lloyd Morgan ?

L'auteur des "Araign�es du samedi".

C'�tait pas mal, non ?

Pas mal ? C'�tait le carton de la saison !

J'avais pass� des essais, et M. Morgan s'est souvenu de moi...

et il pense que je suis parfaite pour le r�le.

Il ne me reste qu'� convaincre le producteur.

Tu penses pouvoir ?

Il le faut ! Je vais passer un essai � 21 h.

Dans 35 minutes, Ernie. Je dois le convaincre.

Tu ne sais pas � quel point c'est important pour moi.

Si.

Une chance d'arriver au sommet, il n'y a rien de plus important.

Surtout � Broadway.

C'est la chance de ma vie.

Voil� tes bonbons. �a te pla�t ?

- Merci, elle est chic ! - Un anniversaire ?

Presque.

Au revoir, Linda. Et bonne chance.

J'en aurai besoin.

Bonsoir, Pauline.

C'est termin�.

- Victor, comment �a s'est pass� ? - Une rigolade.

Il y en a pour 400 carats.

Il ne te reconna�trait pas ?

Le Hollandais ? Il ne s'est rendu compte de rien.

50 000 $ nous attendent.

Allons les chercher.

Victor, je suis inqui�te.

Tu n'as pas de quoi, ch�rie. Personne ne nous a vus ensemble.

Non, mais le gardien m'a vue.

Trois heures avant que �a n'arrive. Et tu as l'alibi parfait.

Tu travaillais ici.

Je veux partir de New York.

Quand pourra-t-on partir ?

On prend le bateau demain.

Et pourquoi pas cette nuit ?

Je dois apporter la marchandise � Christopher et r�cup�rer l'argent.

Allons chez moi. J'attends un coup de fil.

Pour les tickets de bateau ?

Pas de ticket, ch�rie,

On embarque sur un cargo.

Le coup de fil, c'est pour nos passeports.

Dans deux semaines, nous serons en France.

Je t'offrirai les plus belles robes de Paris.

Victor.

Chauffeur, au Waldorf.

C'est occup�.

Pourtant, votre lumi�re est allum�e !

Je vous dis que c'est occup� !

Ici, un taxi, Pauline.

300 Park South.

Ernie !

Tu le connais ?

C'est mon mari.

Il va me tuer !

S'il le voulait vraiment, il n'aurait pas d�guerpi.

Tu ne le connais pas.

Il �vite de se confronter aux choses...

et d'un coup, il explose !

D'accord, on n'attendra pas qu'il le fasse. Taxi !

On ne va plus chez moi. On va directement � Washington Square.

Washington Square.

Oui ?

J'aimerais voir un chien policier.

Vous voulez dire un berger allemand ?

Je veux dire un chien policier.

Ils sont � l'arri�re, non ?

Une minute, Rawlins !

Ils sont dangereux. La dame devrait attendre dehors.

Je pr�f�re qu'elle m'accompagne, Christopher.

- Mickey. - Vic.

M. Rawlins a insist� pour que cette jeune femme nous voie.

- Non ? - Attention, Mickey !

Voil� tes diamants, Chris.

400 carats de la meilleure qualit�.

Victor, je dois vraiment �tre l� ? Je peux attendre dehors.

Vous faites preuve d'un excellent jugement, madame.

Il aurait mieux valu que M. Rawlins vienne seul.

Pour qui ? Nous sommes ensemble.

Enchant�.

Tu as fait une erreur, Rawlins.

Ne me dis pas que j'ai pris les mauvaises pierres.

Non, ce sont les bonnes pierres, mais tu t'y es mal pris.

Tiens.

Elles sont � toi.

Je ne les veux pas, je veux l'argent !

Je ne suis plus int�ress�.

C'�tait ton id�e ! C'est toi que m'a envoy�.

J'ai peur que non.

Tu disais qu'il y en aurait pour 50 000 dollars.

Je ne m'en rappelle pas.

Tu as int�r�t de commencer � te rappeler !

En tout cas, je ne traite pas avec les femmes.

Tu as entendu.

Vous me doublez.

Je ne double pas les amis, Rawlins.

Tiens ! Prends-les !

Mets-les dans ta poche !

Maintenant que nous avons termin�, tu peux partir.

Ce n'�tait pas notre march�.

Je devais t'amener les diamants et toi les 50 000.

Je ne fais pas affaire avec les femmes !

Nous prenons le bateau demain matin !

Non, Victor. Fais bon voyage.

J'avais besoin de Pauline pour savoir o� il cachait les diamants.

- Le Hollandais aime les femmes. - Il les aimait.

Quoi ?

Il ne respire plus si bien.

Tu n'as pas �cout� la radio ?

Non.

Tu l'as tu� en le frappant avec ton arme.

Tu ne me l'avais pas dit !

Tu me disais qu'il allait bien !

Tu vois pourquoi je ne traite pas avec les femmes ?

- Tais-toi. - Non !

Tu disais qu'il ne serait pas bless�, que c'�tait s�r.

Tu m'as menti !

Pourquoi l'as-tu frapp� ?

Jive 208.

Je suis libre au Madison Square Garden.

- 208. Rose � station 4. - Jive 223. Je vais � Grand Central.

223, re�u.

Stan, ils ont besoin de taxis au Garden.

� ceux qui me re�oivent, demande de taxis au Garden.

Dites-moi o� vous �tes.

Remplace-moi un instant.

- Cherche un autre gars, j'arr�te. - Qu'est-ce qui se passe ?

Toi et ta bo�te de bonbons.

- Tu les donneras � Eloise ! - Attends un peu.

"Quand une femme est amoureuse,

"elle n'aime pas voir son homme se faire cogner."

Tu as encore � apprendre sur les femmes !

Qu'est-ce qui te prend ?

Toi et tes conseils ! "Lui amener en douceur" !

Je vais lui amener �a en travers de sa bouche de menteuse !

Du calme ! De quoi tu parles ?

Je parle d'�tre mari� � une tra�n�e !

Est-ce que je dois aimer �a ?

Tiens, tes cl�s. Je me barre !

Tu ne peux pas partir au milieu du service.

Ah bon ? Je peux faire ce que je veux.

Je peux m�me te d�foncer la m�choire.

Je suis de ton c�t�. Qu'est-ce que tu me reproches ?

Tes conseils bidons !

D�sol�, Stan.

Ce n'est pas toi...

Je suis tellement � cran que je m'en prends au premier venu.

Ce n'est pas comme �a que tu te battais sur le ring.

Quand tu t'en prenais une, tu r�agissais froidement...

intelligemment.

C'est diff�rent.

Je te connais depuis longtemps, Ernie.

Quand tu �tais dans la panade, tu m'�coutais.

Tu veux toujours m'�couter ?

Je t'�coute.

Va � la caf�t�ria.

Prends-toi un caf� et joue des poings...

jusqu'� ce que tu aies les id�es claires.

Tiens.

Je te rejoins d�s que mon tour est termin�,

on ira parler de tout �a...

calmement et raisonnablement.

Qu'en dis-tu ?

D'accord.

D'accord !

Les femmes...

Voil� madame, sp�cial basses calories.

Bonjour beaut�. D�j� de retour ?

Chuck, tu as vu Ernie ?

Pas depuis qu'il est parti avec sa boite de bonbons.

Qu'y a-t-il ? Tu as eu ce r�le ?

Je dois absolument voir Ernie.

Stan peut l'appeler � la radio. Tu veux qu'on aille voir ?

Le voil� !

- Ernie, je dois te parler ! - Je te paye un caf�.

Je ne peux pas rentrer. Je suis dans le p�trin.

Je sais que c'est injuste de t'entra�ner l�-dedans,

mais je n'ai personne d'autre vers qui me tourner.

Tu as des ennuis, et alors ?

Tu ne veux pas m'aider, je le vois bien.

Peu importe.

�coute gamine, je t'aiderai mais je ne te promets rien.

Raconte-moi et je verrai ce que je peux faire.

D'accord.

Ernie, j'ai tu� un homme.

Tu as quoi ?

Extra ! Extra ! Tous les d�tails.

Le journal du soir !

Si tu veux m'aider, viens avec moi au th��tre.

D'accord.

Il n'y a personne.

Il est l� !

Du calme, petite.

Quand tu te prends un coup, tu dois garder la t�te froide.

Sinon, tu tombes.

Compris ?

Compris ?

Merci.

Tu ferais mieux de me dire comment c'est arriv�.

Je suis venu ici, � 21 h, comme pr�vu.

Il �tait assis derri�re ce bureau.

Qui est-ce ?

Waldo Daggett, le producteur.

La lumi�re �tait allum�e...

comme �a.

J'ai senti que quelque chose n'allait pas,

mais je ne savais pas quoi.

Et quand j'ai r�alis�,

il �tait trop tard.

R�alis� quoi ?

Que nous �tions seuls.

Il a dit : "Asseyez-vous, ma ch�re."

J'ai ob�i.

Il a dit qu'il ne doutait pas que je convienne pour le r�le.

M. Morgan m'aimait bien, et �a jouait en ma faveur.

Mais �a allait rendre le financement difficile,

parce que je suis une inconnue.

Les investisseurs n'ont jamais entendu parler de moi.

J'�tais tr�s nerveuse. Je l'ai suppli�.

Je lui ai dit : "J'attends d�sesp�r�ment ce r�le...

"Je travaillerai jour et nuit.

"Personne ne vous donnera une performance comme la mienne.

"Rien d'autre ne comptera."

Puis, il...

s'est lev�, a fait le tour du bureau pour venir vers moi.

Il a dit : "Mademoiselle James,

"il y a une chance pour que vous ayez le r�le...

"mais si je le fais, ce sera un pari risqu�."

Et il a dit que quand un homme prenait des risques...

il s'attendait � une belle r�compense.

La r�compense en question, c'�tait moi.

Il a dit que s'il me prenait,

ce serait pour des raisons personnelles,

parce que quand il m'a vue cet apr�s-midi,

il a ressenti une forte attraction physique.

J'ai commenc� � b�gayer.

"Vous savez combien je veux ce r�le...

"Par piti�, ne me mettez pas dans cette situation.

"L'argent ne compte pas.

"Je travaillerai pour n'importe quoi.

"Pour rien."

Alors, il a pos� ses mains sur moi...

ses grosses mains transpirantes.

J'ai dit : "Non.

"Par piti�, non."

J'ai commenc� � me d�battre.

Mais il �tait bien plus fort.

Il y avait un tisonnier, je l'ai pris.

Et je l'ai frapp�, fort !

J'ai frapp�, frapp� !

Je ne savais plus ce que je faisais.

- Je l'ai frapp� ! - Calme-toi, arr�te, Linda !

Comment pourrais-je me calmer ? J'ai tu� quelqu'un !

Tu n'as pas pu faire autrement !

J'aurais pu fuir.

J'avais cette col�re terrible en moi.

Je voulais le tuer.

Je ne pourrai jamais me pardonner �a.

Comment ai-je pu vouloir le tuer ?

Tu n'as pas pu l'�viter. Tu es humaine !

Arriv� � un certain point, on doit contre-attaquer.

Plus on nous frappe, plus fort on frappe en retour !

Mais Ernie, un meurtre !

Il y a pire que le meurtre : tuer quelqu'un � petit feu.

Maintenant �coute-moi.

Combien de personnes savent que tu �tais ici ?

Morgan, le r�alisateur...

une demi-douzaine en tout.

Quand ils le d�couvriront, ils sauront que tu �tais avec lui.

Oui !

On doit se d�barrasser de lui.

Comment ?

Je le mettrai � l'arri�re du taxi, comme s'il �tait ivre.

Et l'emm�ne au Hudson. Je connais un vieux puits.

- Je l'enterrerai l�-bas. - Je ne peux pas te laisser faire.

C'est trop dangereux.

C'est dangereux de traverser la route. Ou de se garer devant un fleuriste.

Allons-y.

Qu'est-ce que c'�tait ?

Je ne sais pas, il y a des rats dans ces vieux th��tres.

Et le gardien ?

Quel gardien ?

La porte �tait ouverte.

Elle �tait ouverte pour moi.

Je vais le mettre dans le taxi.

Lumi�res !

Une grande performance, ma ch�re. Vraiment merveilleuse.

Waldo, tu le tiens, ton grand moment pour le second acte.

Et cette petite l'a jou� comme un star !

Je t'avais dit que c'�tait injuste,

mais je ne voyais personne d'autre.

"L'enterrer dans un vieux puits", j'en avais la chair de poule.

Convaincant, hein Waldo ?

Pas mal.

Mme Henderson, vous avez not� les r�pliques du chauffeur ?

Nous pourrions en r�utiliser certaines.

Si j'arrive � me relire.

Je n'ai pas l'habitude d'�crire dans le noir.

- C'est une grande farce. - Ernie, je t'explique...

Non, Linda, laisse-moi expliquer.

- Voyez-vous jeune homme... - Je ne suis pas plus jeune que vous !

Exact, nous sommes jeunes tous les deux.

Ernie, voil� M. Morgan, qui me veut dans sa pi�ce.

C'�tait une petite exp�rience, mon ami...

pour prouver que Melle James serait convaincante.

Et elle l'a fait.

Elle nous a non seulement convaincus que �a pouvait arriver...

mais elle vous a convaincu, que c'�tait en train d'arriver.

Je suis conquis par cette fille, pas toi Waldo ?

J'ai du mal � l'avouer, mais la r�ponse est oui.

C'est merveilleux ! Vous ne serez pas d��u.

Et vous non plus !

On pourrait utiliser �a comme publicit�.

Ernie, ne sois pas f�ch� contre moi.

C'est gr�ce � toi que j'ai eu ce r�le.

Il ne va pas t'en vouloir quand il entendra cette r�plique :

"Il y a pire que le meurtre : tuer quelqu'un � petit feu."

D'ailleurs, je pense qu'il serait juste de lui donner un quelque chose.

Freddie, donnez-lui un billet de 20 $.

Bien s�r M. Daggett.

Gardez votre argent.

Gardez vos r�pliques !

Et votre th��tre !

Avec ses rats !

Jeune homme, vous ne pouvez pas parler � Melle James comme �a.

Ernie, non !

- Non ! - Arr�tez-le !

Ernie, piti� !

Tu vas peut-�tre devenir l'actrice de l'ann�e...

mais pour moi, tu n'es qu'une menteuse de plus !

Waldo, j'ai une id�e. Nous pourrions tenir un succ�s avant la premi�re !

Passez-moi la police.

Oui, j'aurais pu �tre le champion.

"Je serais devenue une star si je ne t'avais pas rencontr�."

"La semaine prochaine, Driscoll conduira son taxi."

Qui tu veux dans la 6e ?

OK, un 10 � Washington Park.

�a devrait �tre un jeu d'enfant.

Merci Pop.

Bonjour Pop.

Ernie, mon gar�on !

Comment tu te sens ? Ils te traitent bien ?

�a va.

J'aimerais que tu me trouves un combat.

Je ne peux pas, la Commission m'a grill�.

Seulement � New York. Il y a 47 autres �tats.

Tu es rest� hors du ring pendant 3 ans.

Tu as perdu la forme.

Donne-moi 3 semaines.

Je vais commencer � croire que tu es s�rieux.

Et si on allait faire un tour ?

Ernie Driscoll ! Je t'ai vu ce soir, tu �tais magnifique !

Il a presque battu le champion.

Si j'avais �t� son manager, il l'aurait fait.

S'il t'avait eu comme manager, il ferait le trottoir.

Viens, on va respirer un air plus sain.

Je vais �tre franc avec toi.

Tu ne peux pas retourner sur le ring.

Tu sais ce qu'a dit le docteur...

si ton nerf optique �tait � nouveau touch�.

Harry Greb avait un mauvais oeil et c'�tait un des meilleurs.

Mais il est mort � 22 ans.

Je ne te souhaite pas le m�me sort.

Je ne veux pas d'un sermon, Pop, mais un combat !

Tu peux faire beaucoup d'argent dans la boxe actuellement,

mais pas assez pour te faire retrouver la vue.

Tu as besoin de 50 dollars ?

Ce n'est pas pour l'argent...

Il faut que je frappe !

C'est la seule chose que je sais faire !

Tu en as parl� � Pauline ?

Pop, tu vas me trouver un combat ou pas ?

Je ne veux pas que tu combattes.

Alors je me trouverai un manager qui voudra bien.

Ernie !

Il y a beaucoup de managers dans le milieu

qui ne pensent qu'� une chose :

leurs 33,3 %.

Ils ne te nettoieraient pas le sang qui coulerait dans tes yeux.

Si tu �tais coup�,

ils n'appelleraient aucun docteur.

Mais si tu tiens vraiment � te battre, bats-toi pour moi.

Merci Pop.

Viens t'entra�ner demain. Qu'on voie dans quelle forme tu es.

Jive 629, tu es attendu � Carnegie Hall.

La femme de Driscoll. Elle veut de parler.

Stan, c'est Pauline.

Tu peux demander � Ernie de venir me chercher imm�diatement ?

C'est tr�s important.

J'essaye de le trouver, Pauline. Une seconde.

Jive 539, r�ponds-moi.

� toi, 539.

Ici 539.

J'ai Pauline en ligne. Elle veut que tu ailles la chercher.

Ne t'�nerve pas, champion.

Elle revient vers toi, c'est ce que tu voulais.

�coute ce qu'elle a � dire.

Je vais y aller.

Bien vu, champion.

Pauline, o� veux-tu qu'il vienne ?

Au 304 Park South.

C'est le bar de Park South.

Compris.

Ernie, 304 Park South.

Pas au 300 ?

Non, 304, c'est un bar.

D'accord.

Pourquoi attendons-nous ici ?

�a fait 15 minutes. Il ne viendra peut-�tre pas.

Du calme, ch�rie, il viendra.

Il attendra au bar pendant que tu feras tes valises chez toi.

Un taxi. Vois si c'est bien lui.

Il regarde par ici !

- Tu t'imagines des choses. - Et s'il n'attend pas au bar ?

On y a pens�, non ?

Ne t'en fais pas.

Tout se passe selon mon plan.

Victor, non...

Tu n'as plus de souci � te faire, ch�rie.

Plus aucun.

Tout le monde s'est arr�t� de boire � New York ?

On dirait qu'ils ont pass� une nouvelle loi.

Un autre 19e amendement.

La femme que je dois attendre, a-t-elle dit combien de temps ?

Non, elle a dit qu'elle arriverait vite.

Rien ne presse, vous �tes mon premier client depuis 20h.

- Prenez une bi�re. - Non, merci.

Je vous invite. Je me sens seul.

Si elle arrive, dites-lui qu'elle a demand� le mauvais taxi.

Il y a 20 000 taxis � New York, avec banquette arri�re.

Je n'arrive m�me pas � me d�barrasser de �a.

Pauline ?

Je dois te parler !

- J'ai fini de parler avec toi. - La police te cherche !

La police ?

Les gens du th��tre ont port� plainte.

- Coups et blessures. - J'aurais d� le savoir.

� peine on suit une femme que les ennuis arrivent.

Je suis vraiment d�sol�e.

J'ai t�moign� en ta faveur.

Merci !

Je me sens fautive, d'autant qu'ils n'ont rien contre toi.

Ils le font pour la publicit�.

Ils me font arr�ter pour avoir leur nom dans les journaux.

Ils croient tenir une histoire qui fera la premi�re page.

La pi�ce qui est si bonne que tu as cru qu'elle �tait vraie,

que tu te serais rendu complice de meurtre pour moi.

Bien, tu me l'as dit. Et maintenant ? Va-t'en.

Je suis venue te dire que j'ai renonc� au r�le.

Je ne veux rien avoir � faire avec eux, je suis partie.

Et alors ? Tu peux partir d'ici aussi !

Pas avant que j'aie fini.

J'ai �t� une garce cette nuit.

J'ai �t� �go�ste, sans scrupules,

pr�te � tout pour ce r�le � Broadway.

C'est bien r�sum�.

J'ai tellement honte.

Le moins que je puisse faire et de payer ton amende.

Il n'y aura pas d'amende.

Tu vois �a ? C'est un poing de boxeur.

C'est dangereux, �a peut tuer un homme.

Quand ils arr�tent un boxeur, il n'y a pas d'amende,

c'est la prison.

C'est pour �a que tu fais tes valises ? Tu t'enfuis ?

Pas de la police.

De mon mariage. De ma femme...

qui croyait avoir �pous� un champion et s'est retrouv� avec un tocard.

Sans manteau de vison sans diamants, sans rien !

Mais elle est ambitieuse comme toi, elle s'est trouv� un autre homme.

Il peut se la garder.

J'ai mal choisi mon moment pour t'impliquer dans mes histoires.

�a oui.

Reste si tu veux. Je m'en vais.

Si j'arrive � leur faire retirer leur plainte, je t'appellerai.

- Je n'y serai pas. - O� pourrais-je te trouver ?

Nulle part !

Pauline !

Ferme la porte, vite !

Pourquoi as-tu fait �a, tu ne crois pas que...

Non, mais si un �tranger appelle la police...

et qu'ils la trouvent dans ton taxi, ils penseront que...

Oui, que je l'ai tu�e.

Quelqu'un veut qu'ils le pensent.

Ce type chez le fleuriste...

Il lui a demand� de m'appeler pour qu'il y ait une trace...

Et il m'a fait venir � Park South pour la tuer...

et la mettre dans mon taxi.

Va-t'en, tu ne me connais pas !

Non, je suis t�moin, je dirai que tu l'as trouv�e.

- O� crois-tu aller ? - Avec toi.

- Pas question ! - Ernie !

Donne-moi une chance de me racheter.

Jive 539.

- On verra �a plus tard. - Quand vous voudrez, M. l'agent.

Jive 539.

Pas maintenant, 539.

Stan, c'est urgent.

Tu as reconnu la voix de Pauline quand elle a appel� ?

Salut Jack ! Attends un peu, veux-tu ?

Stan, c'est Ernie Driscoll !

Oui, je sais, je parlais justement de toi.

Johnny Poulet me demandait de tes nouvelles.

Pas de blague, Stan. Dis-moi pour Pauline.

Je lui ai parl� moi-m�me.

Et le Police te recherche.

Pourquoi ?

Je ne sais pas, mais ils ont un mandat.

Tu n'as pas lev� la main sur Pauline ?

Non, pourquoi ?

C'est un mandat pour coups et blessures.

Merci Stan. Je te rappelle.

C'est le th��tre !

Oui.

C'�tait une si jolie fille...

Toujours en train de rire quand je l'ai rencontr�e.

C'est peut-�tre ma faute si elle s'est arr�t�e de rire.

Je suis s�re que non.

Tu...

Tu l'aimais ?

Je l'ai aim�e.

Et tout s'est effondr�.

Tu parlais d'un homme chez un fleuriste, qui est-ce ?

Je ne sais pas, c'est ce qu'on va d�couvrir. 300 Park South.

Reste l�. Mais �loigne-toi du taxi.

La police pourrait le trouver.

Que se passe-t-il ?

D�sol�, mais je dois de la monnaie � un de vos locataires,

et j'ai oubli� son appartement.

Si je ne la lui rends pas, il se plaindra � ma compagnie.

De quoi a-t-il l'air ?

Plut�t bel homme, dans les 35 ans, il portait un costume bleu...

qui devait bien co�ter 150 $, de ma taille...

�a doit �tre M. Rawlins ! En haut, le N� 32.

Merci madame.

Tu l'as trouv� ?

Non, il n'y a personne. Il s'appelle Rawlins.

Je vais forcer la porte.

Tu ne trouveras pas les diamants, fiston.

Ils ne sont plus l�. J'ai tout fouill�.

Il a d� trouver quelqu'un d'autre.

- Rawlins ? - Qui d'autre ?

Asseyons-nous pour parler. Tu pourrais m'�tre utile.

Stop.

- Chauffeur de taxi ? - Oui.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Il me doit de l'argent.

Tu m'�tonnes, c'est dur de partager 50 briques.

Tu conduisais la voiture ?

Oui, je conduisais.

- Et ils t'ont doubl�, c'est �a ? - C'est �a.

D'accord. � ton tour de le doubler.

O� devait avoir lieu ta paye ?

- Il ne l'a pas dit. - Pas � moi !

O� �a ?

Je ne sais pas.

Crache le morceau ou je t'explose le cr�ne !

O� deviez-vous vous retrouver ?

Chez un fleuriste.

� quelle heure ?

Il y a une heure.

- Et il n'est pas venu ? - Non.

Et la fille ? Son nom ?

La fille ?

Oui, la fille ! Comment s'appelle-t-elle ?

Pauline ?

Oui... Pauline comment ?

Hein, Pauline comment ?

Qui est Victor ?

Qui est-il ?

Un voleur de diamants. Il a tu� le Hollandais.

Le Hollandais ? C'est qui, lui ?

C'est...

Continue.

Pauline allait bien quand elle a quitt� l'animalerie.

O� �tait-ce ?

Washington Square.

Rawlins n'avait pas d'argent ?

Seulement les diamants.

Je pensais que si Christopher ne les voulait pas, pourquoi pas moi.

O� est all� Rawlins s'il n'est pas rentr� chez lui ?

Comment le saurais-je ?

O� a-t-il pu aller ?

Je ne sais pas !

O� ?

Il disait vouloir prendre un bateau � Jersey.

Ernie, la police ! Ils ont trouv� ton taxi !

On s'en va.

Debout !

Par l�.

Rentre.

Viens.

Je t'ai dit que notre march� �tait annul�.

Ne sois pas impoli, Chris. Invite-moi � rentrer.

Je ne veux pas de toi ici !

Attends de lire les journaux.

J'ai ob�i � tes ordres.

Je n'ai donn� aucun ordre.

Bien s�r que si.

Tu ne voulais pas traiter avec Pauline, alors je me suis d�barrass� d'elle.

Qu'es-tu en train de dire ?

Entre nous, tu avais raison sur les femmes et les affaires.

Elles ne sont pas fiables.

Tu as un sacr� culot, Rawlins.

Non.

Sache que je n'aime pas �a.

Maintenant que la femme est hors-jeu,

si nous terminions notre affaire ?

On t'a vu avec elle, la police va la rechercher.

Ils chercheront le mari, je m'en suis occup�.

Voil� tes diamants.

Payables 50 000 dollars.

L'argent n'est pas ici.

Tu joues avec ta chance.

Je la prot�ge. Tu pourrais me d�noncer...

mais d�s que tu auras pay�, tu seras mon complice.

Tu peux me payer en poissons-rouges.

Oui.

50 000.

Mets �a dans ton coffre.

F�licitations, Christopher. Exactement selon tes plans.

Ne te d�range pas.

539, � toi. O� es-tu, 539 ?

448. Code vert.

539, � toi. O� es-tu, 539 ?

Tiens-moi �a, Edna.

Je dois te parler, Ernie. Pardon, Linda.

La police est revenue. Ils ont trouv� Pauline dans ton taxi.

- Elle est morte. - Ce n'est pas moi, Stan.

�a me suffit, champion.

Je sais qui l'a tu�e, un certain Rawlins.

Son appel �tait un pi�ge pour me faire accuser.

Vraiment ? Je n'ai pas arrang� ton cas.

Je voulais te couvrir, et j'ai dit � la police que tu allais la chercher.

C'est l� qu'ils m'ont dit qu'elle �tait morte.

Tu ne pouvais pas savoir...

Montre-moi la liste des appels.

Pourquoi ?

Pour trouver Rawlins.

Il a d� demander un taxi pour aller � Jersey.

- Tu ne l'as pas vu, d'accord ? - D'accord.

Merci, Edna.

Voyons : Poughkeepsie, Newark... D'o� est-il parti ?

Aux environs de Park South.

Rien sur cette page.

Pas une course vers Jersey de toute la nuit.

C'est possible d'appeler les autres compagnies ?

Bien s�r, passe-moi "Blue & White", Edna.

Allez dans le bureau de George, si jamais la police revenait.

D'accord.

Blue & White, ici Hogan.

20 000 taxis dans la ville, je dois trouver le bon.

Ernie, ta bouche saigne.

Linda, tu m'as assez aid�, fais-moi plaisir.

- Quoi ? - Sors d'ici.

S'ils me prennent, ils t'arr�teront aussi.

- Ce n'est pas ton combat. - �a l'est devenu.

Tu t'es rachet�e, nous sommes quittes.

Je ne m'engage pas souvent, mais quand je le fais,

c'est pour de bon.

Arr�te de m'embrouiller ! Les femmes ne sont pas comme �a !

Et comment sont-elles ?

Comme celles qui r�daient autour de mon vestiaire...

quand j'avais gagn� un combat,

qui se couvraient de parfum juste avant d'entrer.

Qui me passaient les mains sur les �paules...

en me disant quel grand homme j'�tais.

Je le croyais, j'avais la t�te pleine des cris de la foule,

mais o� �taient-elles quand on m'a amoch� l'oeil ?

- Dans le vestiaire de l'autre type ! - Elles ne sont pas toutes comme �a.

Va-t'en, tu veux ?

Arr�te.

Je suis recherch� pour meurtre.

Tu m'as aid�e quand tu pensais que c'�tait mon cas.

Quand j'�tais gamin, je pensais rencontrer une fille...

qui resterait avec moi, quoi qu'il arrive.

Et puis j'ai grandi...

les choses ne sont pas comme on les imagine.

�coute, Linda,

si je rencontrais une telle fille aujourd'hui, ce serait trop tard.

Tu comprends ?

Peut-�tre mieux que toi.

Mais peu importe. Nous avons si peu de temps.

Bonjour M. l'agent. Non, M. Driscoll n'est pas l�.

Vos chauffeurs connaissent Driscoll, non ?

- S�rement. - Envoyez un message.

Dites-leur que s'ils voient Driscoll, qu'ils viennent � la police.

D'accord.

� tous les chauffeurs.

Si vous apercevez Ernie Driscoll, informez-en la police.

� tous les chauffeurs...

Vous l'avez d�j� entendu parler d'une certaine Linda James ?

- Non, pourquoi ? - Nous pensons qu'elle est avec lui.

Appelez-nous si vous en entendez parler.

Bien s�r, au revoir.

Revenez en cas de besoin.

Salut Stan, ils cherchent toujours Driscoll ?

Attends !

406. Bleu-vert � River Drive. Code 17.

C'est quoi ton probl�me ?

Tu es devenu stupide ?

Tu veux voir un coll�gue en taule ?

- D�sol�. - C'est bon, vas-y.

"Blue & White" rappelle.

Hogan.

Vraiment ?

D'o� il venait ?

D'accord, merci.

- Que savent les flics ? - Que Linda est avec toi.

Et les autres compagnies ?

Rien. �coute, la police va revenir.

Tu ne dois pas rester ici.

Prends le 3035 et conduis en attendant de mes nouvelles.

Maintenant !

S'il te pla�t, veux-tu ?

Merci, mon ami.

Rappelle-moi "Blue & White", Edna.

Oui, oui.

Et qui d'autre que Monk Beasley fait des faux passeports ?

Personne en si peu de temps.

D'accord, continuez � le chercher, alors.

Tu t'es battu avec qui ?

- Un ventilateur ? - Je me suis fait assommer.

Une fille m'a appel�, disant qu'elle se sentait seule...

et qu'elle aimerait boire un verre.

� peine j'�tais rentr�, les murs se sont effondr�s.

Victor Rawlins.

Pourquoi penses-tu � lui ?

C'�taient des types que je n'avais jamais vus avant.

Rawlins pensait se retirer du milieu.

Il est venu ici chercher ses 50 000 dollars.

50 000 ?

Middleton ? Ici Hogan.

De quand date ta premi�re course � Jersey ?

3035 � Stan.

Vas-y, 3035.

Du nouveau ?

Rien. Continue de conduire.

Christopher � l'appareil.

Salut, Monk.

Victor Rawlins t'a-t-il demand� un passeport ces derni�res 24 h ?

Oui, j'allais le lui apporter.

O� �a ?

Au caf� Harbor Light, � Jersey.

�coute-moi bien, Monk.

Tu vas attendre encore une heure avant de le lui livrer.

Tu me demandes d'attendre une heure ?

C'est �a.

Rawlins ?

Il sera au caf� Harbor Light de Jersey pendant une heure.

Nous allons nous occuper de lui d�finitivement.

Jive 628, rue 66.

Jive 625. Au Garden.

3035 � Stan.

Vas-y, 3035.

Je vais � Jersey. Rien de nouveau ?

Toujours pas, je te dirai.

Je dois le trouver, Stan. Le temps joue contre moi.

J'essaye, je ne fais que �a.

Tu ne peux pas essayer plus ?

�coute, Ernie... Attends !

"Black & Gold" m'informe d'une course � Jersey...

Costume bleu, chapeau gris.

C'est lui, Stan !

D�sol�, Ernie, il est parti de Washington Square.

Washington Square...

Washington Square ! Attends un peu !

C'est l'animalerie !

C'est lui ! O� est-il descendu ?

Au 99 River Street, caf� Harbor Light.

�a doit �tre par ici.

Pourvu qu'il y soit encore.

- Que vas-tu faire ? - Le cogner jusqu'� ce qu'il avoue.

C'est un caf�, tu ne peux pas.

- Je le ferai sortir. - Comment ?

Je ne sais pas, je verrai bien.

- Ernie ! - Retourne dans le taxi.

- Attends ! - O� crois-tu aller ?

Si je rentre seule, je pourrai le faire sortir et tu l'attends ici.

C'est trop risqu�. C'est un meurtrier.

Il ne pourra rien me faire en public.

Je ne lui donnerai pas cette chance.

Eh, le taxi !

Venez ici !

Reste l�.

Venez.

Vous savez que c'est interdit de se garer devant une bouche d'incendie.

D�sol�, je bouge dans une minute.

Tout de suite !

D'accord.

Chauffeur, j'esp�re que vous attendrez que je sorte avec mon escorte.

Vous allez vous garer ailleurs ou je vous mets un amende ?

C'est mieux.

Du calme, mon gar�on.

On se voit beaucoup, ces derniers temps.

Viens, je vais te pr�senter � des amis.

Qui est-ce ?

Un des types qui m'ont frapp�.

On doit avoir rendez-vous avec Rawlins.

Mets-le sur le si�ge avant.

Une heure de retard et ce mufle ne m'attend m�me pas.

Il se prend pour qui ?

Vous �tes s�r de ne pas l'avoir vu rentrer ?

Je n'ai rien remarqu� de sp�cial.

Il y a beaucoup d'entr�es et de sortie dans une nuit.

Je ne remarque pas tout.

- Comment il s'appelait d�j� ? - Je ne l'ai pas dit.

Je ne veux plus jamais prononcer son nom.

J'en ai fini avec lui.

- Qu'est-ce que ce sera ? - Je dois retrouver Vic Rawlins.

La table du fond.

Vic ?

Salut, Monk.

Tu as la marchandise ?

La voil�. Tu as ce que je t'ai demand� ?

Oui.

C'est bien ce que tu voulais ?

On va utiliser celle-l�.

Ces trucs collent comme la glue.

500 pour le passeport.

Tu embarques sur la Coastline. Juste en face.

L'�quipage est � quai et le gardien est dans le coup.

Il s'en ira dans... 45 minutes.

� quelle heure part-on ?

L'�quipage reviendra vers 6h.

Le d�part se fera dans l'heure.

Merci, Monk.

Bon voyage.

- Je reviens. - D'accord ch�rie.

Et alors, les gars ? C'est mort, ici.

Ressuscite-moi, b�b�.

L�, je suis vivant !

Il est toujours dedans.

Attendons.

La nana de notre ami y est aussi.

- Avec Rawlins ? - Non, elle danse avec un autre type.

� quoi elle joue ?

Vous ne pouvez pas la laisser l�-bas avec un tueur ?

Ce n'est pas ton ami ?

Je ne l'ai vu qu'une fois.

Et comment sais-tu que c'est un tueur ?

Il a tu� Pauline, ma femme.

�a colle.

On pourrait l'abattre � travers la fen�tre.

- Avec l'argent dans sa poche ? - Tu as raison.

Il ne va pas rester longtemps, il doit prendre ce bateau.

On l'aura quand il sortira.

Vous ne pouvez pas le tuer. C'est mon seul t�moin !

T�moin de quoi ?

Il m'a fait accuser du meurtre de ma propre femme.

Pas de chance, l'ami.

Une amie ?

Mon �pouse.

- Alors, au revoir. - Au revoir.

Tu vois �a ?

Je perds un homme pour sa propre femme.

Vous �tes mari� ?

Feu.

Vous disiez que vous vouliez me payer un verre ?

Vous savez ce qui cloche chez vous ?

Vous parlez trop.

Dites quelque chose.

Va-t'en.

Ne soyez pas si rude.

On pourrait s'amuser.

Pas cette nuit.

Ch�ri...

Tu ne sais pas ce que tu perds.

Je t'ai dit : pas cette nuit.

- Tu la joues gros dur. - Oui.

Peut-�tre que j'aime �a.

Donne-moi ton num�ro.

Je t'appellerai bient�t.

Je ne crois pas aux "bient�t".

Avec moi, c'est maintenant ou jamais.

Alors ce sera jamais.

Dommage.

Tu changerais d'avis si je m'appelais Pauline ?

Qu'est-ce que tu sais de Pauline ?

- �a change tout, hein ? - Qui t'envoie ?

- Tu n'aimerais pas savoir. - Comment tu m'as trouv� ?

Maintenant, je t'int�resse.

Parle, et vite.

Pas ici.

Maintenant, parle !

Je ne ferais pas �a, Vicky-boy. On ne frappe pas une femme.

Tr�s bien, jeunes gens, allons nous promener.

Suis-les.

Quand Mickey s'arr�tera,

balance ce type sur le quai et tue-le. La fille aussi.

Mickey s'occupe de Victor.

�a donnera l'impression qu'ils se sont entre-tu�s.

Je n'aime pas tuer les femmes.

Bud, il y a 50 000 dollars dans la poche de Rawlins.

Mickey et toi, vous vous les partagerez.

- Tu vas bien ? - Oui, appelle la police.

Il ne peut pas s'enfuir maintenant.

Pas maintenant.

Je dois l'arr�ter.

Pas maintenant...

Mon seul t�moin, je dois l'arr�ter.

Driscoll est � terre.

Pour la premi�re fois de sa carri�re.

L'arbitre vient le compter.

6, 7, 8, 9...

Il est sonn�, il essaye de se relever.

Il n'y voit plus d'un oeil !

Driscoll a un probl�me � l'oeil.

Il lutte pour se redresser.

Il a encaiss� un coup brutal.

Il se bat � l'instinct.

� l'instinct seulement.

Il ne veut pas abandonner le combat.

Il n'y voit plus d'un oeil.

Il est certain qu'il a un grave probl�me � l'oeil.

Plus on te frappe fort, plus fort tu dois frapper en retour.

Frapper !

Frapper !

Il frappe comme Dempsey et se d�place comme Corbett.

�a ne m'�tonnerait pas qu'il soit le prochain champion.

Il a l'air bien.

Tu ne regrettes pas d'avoir chang� d'avis ?

Je suis content d'avoir suivi ton conseil, Pop.

- Tu conduis toujours un taxi ? - Non.

J'ai une station-service.

Si tu veux une vidange, appelle-moi.

Pour s�r. Tu as un associ� ?

Oui, juste ici.

�a repr�sente 36 000 litres d'essence et 600 bidons d'huile par jour.

Et puis les pneus, les batteries, les bougies...

Si tu veux bien distribuer ces cartes...

- Associ�e. - Bonjour.

Ne me dis pas que tu fais notre pub � la compagnie de taxis.

Non, ils vont chercher leur essence au m�me endroit que nous...

Mais les chauffeurs ont leur propre voiture,

et ils ont besoin d'essence.

Et ils pourront venir faire le plein chez nous.

Je vais distribuer les cartes.

Et si j'en prends un � faire le plein ailleurs...

En plein dans le nez !

- �a ferait un bon slogan, non ? - Parfait.

- Au revoir Stan, et merci. - Au revoir, Mme Driscoll.

- Au revoir, Stan. - � la prochaine, champion.

Ernie !

N'oublie pas ce que je t'ai dit : quand tu rentres � la maison...

chuchote-lui � l'oreille.

Je m'en souviendrai.

Traduction : Jorje

Synchro : Cadiot & C�

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