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...
-Non. Non, c'est non.
Elle t'a dit non, c'est non.
-Mets-toi à ma place.
-Je croyais que c'était ton meilleur ami.
Ton protecteur à la colo.
Ton copain du Limousin. Dis donc.
-La petite brune, Sophie, elle l'a plaqué quand ?
-A leur retour de Deauville. Chut !
-Il a l'air de dormir.
-Il est bourré de Valium.
-C'est mauvais pour lui, ça. Je peux pas le prendre.
-Si c'était un chien, tu le prendrais.
-Voilà justement, mon truc à moi, c'est les bêtes, pas les hommes.
Puis j'ai une intervention qui attend.
Garde-le.
-Je peux pas le garder, c'est un cas de divorce.
Je dis quoi à Véra ? Elle rentre de Lausanne.
L'autre fois, je l'ai plantée à cause de Marcel.
- Essaie Didier. - Il est en Suisse.
Non, c'est moi, c'est toujours moi, le con.
-Marcel et ses affaires de coeur !
-Tu dis chaque fois ça à chaque fois,
c'est toujours une affaire de cul.
Musique dynamique
...
Les goélands crient.
...
Musique douce
...
-Il y a longtemps que t'as pas vu un petit crabe ?
...
Un petit crabe comme celui-ci, rencontré au bord de la mer.
...
Tu montes à cheval ? Je t'ai jamais vu monter.
Alors, tu montes avec moi demain matin ?
-Toujours envie de tout faire.
-Exact.
...
Et là, tu sais de quoi j'ai envie ?
-Non.
-De toi.
...
J'aime ta peau.
...
J'aime ta bouche.
J'aime me coller contre toi.
...
Le téléphone sonne.
Ah non !
...
Nick...
...
-Hello ? ♪ -Nick, this is Ed.
-Ed, hi, what's happening ? ♪ -We're having problems.
-You've heard from Mexico ?
♪ -Yeah, I'm calling from Mexico. Things are going pretty bad.
♪ Is there anything we can do about this devaluation problem ?
-No, no, I'm keen for further devaluation.
That's good, that sounds a positive incentive.
Good, the other question is the American discount, right ?
Well, what are the banks saying ? It's going to fall today or when ?
So now, suppose the drop is a half percent,
and we transfer 20 million pesos...
That's what I think too.
Right, we're going to have to move quickly on this.
Will you telex to Washington ?
Good.
The other thing is I've tried to get Claude in Hong Kong,
but it's a holiday there.
But have you seen the article in the Financial Times ?
About the devaluation in the peso ?
No, this is the finance minister speaking yesterday.
So, it's a bit out of date already.
He says : "Mexico will scrap..." What...
-Ce week-end est à moi, tu me l'as promis.
- C'est con, ce que tu as fait. - C'est peut-être con.
Mais toute la semaine, tu as été en Arabie Saoudite.
Tu rentres, tu prends un bain et tu repars pour Zurich.
Je t'attends,
tu rentres et tu files retrouver le ministre libanais
qui dînait avec un ministre du Zaïre ?
C'est en effet très important.
-On va vivre comment ?
De saumon fumé qu'on nous passera sous la porte ?
-Pauvre mec. Tu comprends rien, hein ?
Tu me manques.
Je suis en manque de toi.
-Arrête !
Maintenant, ça suffit.
Tu te calmes.
-Dors pas.
-C'est le décalage horaire.
-Raconte-moi des choses sur toi.
Il grommelle.
-Ca te fait quoi de gagner une grosse somme d'argent ?
Et quand tu perds ?
-Tu m'emmerdes, Minouche.
-Et si tu lâchais tout ?
Qu'est-ce que ça changerait ?
Une sonnerie retentit.
...
-Allô ?
Ed, what's happening ?
Good, I'll be in London by 7.
You telex under Washington. See you later.
La dévaluation est confirmée.
Il faut que je sois à Londres
pour qu'on puisse jouer sur la bourse de Washington.
-Qu'est-ce que c'est que ce téléphone ?
-C'est un gadget japonais.
Ca vient de sortir. C'est amusant, non ?
-Ca me fait mourir de rire.
Tu me prends vraiment pour une conne, hein ?
-Tu viens avec moi.
On fait un aller-retour.
Demain soir, on est de nouveau ici.
♪ -Club 13, bonjour.
-M. Nicolas Steiner souhaiterait que vous lui trouviez un avion
pour Londres le plus vite possible.
♪ -On s'en occupe, Madame. On vous rappelle.
-C'est impossible, le téléphone est coupé.
♪ -L'appartement 12, coupé ? D'où appelez-vous ?
-Envoyez-moi quelqu'un dès que vous aurez une réponse.
Puisque tu vas à Londres, rapporte-moi des Sugus.
-C'est à Genève qu'on les trouve.
Où vas-tu ?
-Je vais dîner.
-Comme ça ?
-Comme ça.
-Minouche...
Minouche...
Je suis là demain soir.
-Oui, mais c'est ce soir que je voulais dîner avec toi.
Musique douce
...
- Je vous rappelle dès que possible. - Bonsoir.
-Bonsoir, Monsieur.
- Je voudrais la chambre 12. - La chambre 12...
La chambre 12...
Désolée, Monsieur, elle est occupée.
- Occupée par qui ? - Monsieur...
-Je vous en prie, c'est important pour moi, cette chambre.
-Essayez de vous arranger avec la dame
qui est au bar.
-Je vous prie de m'excuser, Madame,
mais j'ai besoin de passer la nuit dans la chambre 12.
J'ai cru comprendre que vous l'occupiez.
On pourrait peut-être s'arranger.
-Je ne vois pas pourquoi vous avez besoin
de cette chambre.
Mais peut-être est-ce un secret ?
-Si on veut, oui.
Permettez-moi d'insister.
Je vous en prie.
Ca peut paraître bizarre,
mais c'est très important pour moi.
Comprenez-moi.
Mais qu'est-ce que... Bon Dieu, mais qu'est-ce que...
Il s'exclame.
...
...
-Demain soir...
Propos entremêlés au loin et rires
Musique dynamique
-Eh, Arthur, le type, il est pas remonté !
...
-Monsieur...
Monsieur, ça va ?
Il s'étouffe. - Monsieur, monsieur !
-Monsieur, vous habitez l'hôtel ?
Vous êtes d'ici ? Vous habitez l'hôtel ?
Il a le souffle court et tousse.
-Viens, je t'en prie, je suis seule.
Je me sens seule.
Il y a un train qui arrive à 0h12, j'irai te chercher.
Signal d'arrivée du train.
♪ -Terminus.
Tout le monde descend.
Veuillez vérifier de n'avoir rien oublié.
-Problème ?
-Non.
J'ai perdu tous les numéros de téléphone de mes clients.
- C'est grave ? - Non, pas vraiment.
T'inquiète pas, j'en trouverai d'autres.
-Je savais pas que tu collectionnais des encriers.
-Non, j'ai un stylo neuf. J'hésitais sur la couleur.
-Et bleu, t'aimes pas le bleu ?
-Bleu, c'est pas une couleur.
C'est de l'encre.
Musique douce
-Viens.
-Il rentre quand ?
-Demain.
-Et nous, on rentre quand ?
-Demain.
T'as faim ?
...
Un coq chante.
Le cheval hennit.
...
...
...
-Ca va ?
- Ca va et vous ? - Vous avez bien dormi ?
-Ca serait difficile avec tout ce qu'on m'a donné.
Un complexe pharmaceutique multinational à moi tout seul.
-Vous l'avez eue, votre chambre 12.
-Je vous remercie.
Le type qui m'a flanqué dans la piscine, c'est qui ?
-Un fou qui passait.
Allez.
-Vous... vous déjeuneriez
avec un miraculé ?
Une tomate, s'il vous plaît.
-Une tomate ?
-Oui, une tomate. Moitié pastis, moitié grenadine.
La dame de la chambre 12, elle me rappelle quelqu'un.
-Catherine ? C'est Catherine Charmel.
-La journaliste ?
- Oui, Monsieur. - Ah, merci.
Une femme rit.
Musique enjouée
...
-Thierry.
-Excusez-moi, je ne me suis pas présenté.
Marcel Thiebault.
-Ca vous ennuie pas si Thierry déjeune avec nous ?
-Non, pas du tout, non.
Vous prenez quelque chose ?
-C'est joli comme couleur. Qu'est-ce que c'est ?
-C'est euh...
-C'est une tomate.
...
-Donc vous êtes le pape de la pizza congelée.
-On a vu pire, vous savez.
Comme dans le coquillage.
-Le roi de la moule marinière, c'est pas triste non plus.
-Oui.
-Et vous êtes content, ça marche bien ?
-C'est à peine croyable.
Depuis que l'Italie a gagné le mondial,
on a enregistré une hausse de commandes.
Plus de 38%.
-Allô ?
Non, j'ai pas lu les journaux.
Alors tu triomphes, hein ?
J'ai envie de toi.
Bon, bon, bon...
Je t'aime.
Il a une journée de retard.
Qu'est-ce que vous disiez ?
-S'il y a pas des millions lourds
au bout des choses que je fais, ces choses m'intéressent pas.
Vous le savez peut-être pas, les affaires, c'est une drogue.
Aujourd'hui, Singapour, demain, à Riyad, après-demain, à New York.
Le monde devient trop petit.
-Vous devriez changer de planète.
On m'a dit que la nôtre était la plus petite du système solaire.
-Je sais, oui, il y a les râleurs, les désabusés qui disent :
"A quoi bon, on est toujours seul dans son cercueil."
Il rit ironiquement.
Pas moi. Non, moi, je vis au jour le jour.
Mon pouls, c'est le cours du dollar.
Ma température, c'est Wall Street.
Oui.
Oui, je le connais depuis peu de temps.
C'est un romantique. - Qui, Thierry ?
-Oui, je comprends ça très bien.
Vous êtes pas encore parvenu
à tuer l'enfant.
- Quel enfant ? - L'enfant qui est en vous.
-C'est vrai que t'es un enfant.
-Oui, ça plaît aux femmes.
-Bon, je vais à la piscine. A tout à l'heure.
- Qu'est-ce que vous disiez, là ? - Hmm ?
Je disais, vous plaisez aux femmes.
Oui, si, si, si.
Si, mais pas longtemps. Voilà.
Pas longtemps.
Il y a longtemps que vous connaissez Catherine ?
-Connaît-on vraiment les gens qu'on aime en fin de compte ?
-Elle est pas pour vous, ça crève les yeux.
Elle est pas pour vous. Je peux vous faire une confidence ?
- Oui. - Elle m'intéresse.
- Ah. - Ouais.
Bon, je suis le pape de la pizza.
C'est de son niveau, ça.
Eh !
Enfin, oui ou non ?
-Vous savez moi, les riches, c'est pas vraiment mon truc.
-Qu'est-ce que c'est votre truc, vous ?
-Ce serait plutôt les désespérés, les délaissés,
les laissés-pour-compte, les solitaires.
C'est tout le contraire de vous, quoi.
-Ah, ouais.
Il rit.
C'est beau, non ?
-Superbe.
-Pendant 2 ans, le paquebot France y était ancré.
-Pourquoi, vous aviez l'intention de l'acheter ?
Sirène de bateau
-On a l'impression d'avoir des bulles rouges
plein la tête quand on est en train de se noyer.
-Comment peut-on ne pas savoir nager en 1983 ?
-La chambre 12.
Vous savez pourquoi je voulais la chambre 12 ?
Pour me tuer.
La semaine passée, j'y étais avec quelqu'un.
-Qui vous a quitté.
Pour un petit con.
Mais on part toujours pour un petit con.
J'ai envie d'une verveine.
Musique douce
- Euh... Je... - Une verveine ?
-S'il vous plaît, une verveine puis un cognac.
Mais...
Vous pensez vraiment ce que vous dites ?
-Dans chaque femme, il y a un côté disponible
pour peu qu'on sache le trouver.
C'est souvent une question de moment,
de s'intéresser à elle, de s'occuper d'elle,
de la faire rire... qu'elle existe, quoi !
...
-Oui, mais enfin, le partenaire, ça compte aussi, non ?
-Je ne pense pas, je crois que n'importe quel homme a ses chances,
qu'il soit petit, gros, bègue, chauve...
-Faut pas exagérer.
S'il est grand, beau et riche, c'est pas grave qu'il soit bègue.
...
-Les femmes sont bizarres.
La complicité est aussi une chose très importante dans le couple.
La présence, la chaleur... Non ?
-Oui, je comprends.
...
Les Bahamas, vous connaissez ?
- Non. - Moi non plus.
Mais j'aimerais bien connaître avec vous.
On peut y être dans 24 heures.
Vous dites pas non ?
-Alors, il t'a raconté sa vie ?
-Y a des mecs, faut qu'ils disent, alors il a dit.
-Et toi, t'as dit quoi ?
- Moi ? - Billets s'il vous plaît.
Je suis juste une oreille, maintenant.
J'écoute seulement.
Mais je crois que
c'est un super homme d'affaires.
-Il me donne plutôt l'impression de faire du porte-à-porte.
- S'il s'était suicidé ? - Billet, s'il vous plaît ?
-Vraiment suicidé ?
- Parce qu'il t'a parlé de ça ? - Oui.
-Pour quelqu'un qui prend sa température à Wall Street,
il me paraît plutôt émotif.
-En tout cas, ça aurait été le vendredi noir à la bourse.
Annonce à l'interphone Moi, je l'aime bien.
-Dis donc, je le tiens, mon article.
-Ca va, vous autres ?
Moi, ça va, ouais. Ca va même très, très bien.
Dis donc, Hubert, pardon pour la voiture.
Je te la rapporte aujourd'hui, sans faute.
Là, je suis au Club 13 à Deauville.
Mais non, mais non, t'inquiète pas, c'est reparti, mon grand.
Je vous embrasse tous les 3, puis tu rassures les copains.
A tout à l'heure.
-Monsieur ?
Musique dynamique
...
-C'est quoi ?
-On l'a laissée pour vous. Vous pouvez la voir à l'auditorium.
...
-♪Je vous ai écouté.
♪ J'ai rêvé.
♪ Je me suis laissé bercer par les vagues de l'aventure et puis...
♪ Il faut se réveiller à la réalité de la vie, le travail.
♪ Les rendez-vous prévus.
♪ Je pense qu'il en est de même pour vous.
♪ Alors, les Bahamas... Elle rit.
♪ Si vous êtes de nouveau en perdition,
♪ appelez Thierry, c'est un type fabuleux.
♪ Il travaille à SOS déprime : 999-0001.
Musique douce
...
-Enfin, pourquoi l'avoir amené chez Marc ?
Marc s'occupe que des bestiaux.
Ah là, là...
-Tu crois qu'il dort vraiment ?
-Tu parles, s'il dort.
-Cette fois, c'est quoi, au juste ?
-Toujours Valium, toujours chambre 12.
Elle s'appelle Catherine Charmel, journaliste.
- Il a voulu se noyer, aussi ? - Ah non, ça, c'est hier.
Il y a un type qui l'a balancé dans la piscine.
...
Le moteur vrombit.
Fracas
Des chiens aboient.
Ils s'exclament.
- Moi, je baisse les bras. - Moi aussi, et toi, Marc ?
-T'as pas un truc pour ouistiti suicidaire ?
Ou tortue qui a du vague à l'âme ? - T'es fou ?
- Alors on se relaie à son chevet. - Jusqu'à ce qu'il recommence.
-J'ai bien un sédatif puissant.
Sans contre-indication sérieuse.
-Efficace ?
-Ca ferait dormir un teckel
pendant une semaine.
-Eh bien, alors ? Ca va, bonhomme ?
-Vous voulez être des amis ?
Emmenez-moi au pont de l'Alma, juste au-dessus du zouave.
Laissez-moi sauter.
Ou alors une piscine de...
Je veux me noyer. - Encore ?
-T'es complètement dingue.
Nick part tout à l'heure pour Milan.
Le téléphone sonne.
Un moment, on m'appelle sur une autre ligne.
Allô ?
Oh, just a moment, please.
Je te rappelle. OK.
Un annonce passe à la télévision.
...
Nick ! - Oui.
-Le téléphone pour toi sur la 3, ça a l'air d'être urgent.
-Hello ?
Il parle en allemand.
...
♪ -...A vous souhaiter une très bonne journée,
♪ nous nous retrouverons tous les 2 demain...
Il parle en allemand.
-Tu pars à quelle heure ?
-Je dois être à Orly à 11h. Tu parles avec Thierry ?
-Oui.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? - Un truc à lui.
Un type fabuleux qui élève seul ses 3 enfants et son neveu.
-Qu'est-ce qu'il a, le neveu ?
-Tu peux pas comprendre.
-Combien il faut ?
-C'est pas l'argent, c'est un problème psychique.
-Explique-moi la différence.
Elle soupire.
-Il a besoin d'aller à Bourboule
parce que ses enfants sont souffrants.
-Tu as raison, c'est psychique. Combien ?
-Avec 8 000 francs, je crois qu'on peut le dépanner.
-Passe à la banque, je téléphonerai.
Je vais t'ouvrir un compte spécial.
"Les bonnes oeuvres de soeur Minouche."
-J'ai envie de toi.
-Oui, je sais, mais ce n'est pas le moment.
Le téléphone sonne.
Je n'aime pas ça.
-Tu te souviens du type que t'avais balancé
dans la piscine ?
- Oui. - J'ai écrit un papier sur lui.
-Il était plutôt amusant.
...
-Allô ?
Jane, listen, when you leave...
-Monsieur ne sera pas là, pas de déjeuner ni de dîner.
-Bien, Madame.
-Branchez les lignes sur son secrétariat.
-Oui, Madame.
- Bonne journée, Robert. - Merci, Madame.
-Good.
-Merci.
-C'est une salope.
Il faut le réveiller, ça fait 4 jours qu'il dort.
- 5. - Il doit avoir récupéré.
-Ca va lui filer un coup.
-Il faut qu'il sache, qu'il réagisse.
Vous vous rendez compte les conséquences que ça peut avoir ?
-Carniato a été malin.
-T'imagines sa tête quand il va lire l'article ?
-Il s'est taillé.
Dis donc, ton truc pour les teckels...
Si on se réveille trop tôt,
ça peut pas avoir de conséquences ?
...
Musique d'ambiance italienne
...
-Ah, je vous cherchais.
On vous attend à la salle de conférence.
- Ah bon ? - Oui.
- Ca va ? - Oui, oui.
- Thiebault ! - Lui-même.
-On en a, de la chance !
On travaillait avec Superman et on le savait pas !
-Quoi ?
-Son regard bleu subjugue les femmes.
Tu reviens d'où ? - Des Bahamas.
-Tu as acheté l'île ?
-Il paraît qu'il y a des filles splendides !
- T'as dû être submergé. - Elles t'ont demandé l'heure ?
-Buongiorno, Marcello.
Musique d'ambiance à l'italienne
...
-Bon.
Une entreprise qui réussit, c'est une entreprise qui investit.
Si elle investit, elle a des problèmes de trésorerie.
C'est le cas de la nôtre.
Sans une augmentation de capital de sept millions
de francs,
c'est votre job à chacun, Messieurs, qui est en question.
-Beccace, votre avis ?
-En ce moment, la crise internationale,
les loyers, l'argent...
...
-Et vous, Valentini ?
-Puisqu'on ne peut pas réduire le montant de la campagne,
il faut la reporter de 6 mois.
-C'est stupide.
C'est vraiment stupide.
(-Thiebault.)
-Et vous, Monsieur Thiebault ?
-Moi ?
Mais euh...
Moi, mon métier, c'est de trouver des slogans.
Pas le pactole.
Moi, c'est...
Des pizzas des pizzas Des pizzas Carniato
"Pizza Carniato, la pizza qu'il vous faut."
Voilà, moi, c'est...
-Sept millions lourds, pour vous,
qu'est-ce que c'est ?
-Inimaginable.
-Ne jouez pas les modestes.
...
Ils rient.
...
-Je peux ?
"J'ai rencontré un milliardaire triste
"qui m'a fait rire."
Musique d'ambiance à l'italienne
"Il était triste, il m'a fait rire."
"Il a voulu mourir pour moi."
-"Un physique de bon gros toutou."
Ils rient.
"Un playboy de bazar."
...
"Touchant à force de naïveté."
"Je porte à bout de bras les pizzas congelées,
"le parmesan importé..."
"Sans moi, Carniato Fratelli ne serait rien."
Niente.
C'est le moment de nous porter à bout de bras, M. Thiebault.
Musique d'ambiance à l'italienne
...
-Mademoiselle Charmel, s'il vous plaît.
-Salle de rédaction.
Propos entremêlés
...
-Mademoiselle Charmel, s'il vous plaît.
-Elle vient de partir.
Mais elle devait voir le rédacteur en chef.
Sa voiture est devant la porte.
- Merci. - Elle est rouge.
-Oui, rouge.
...
♪ Musique entraînante.
...
-La solitude dans le Paris-Dakar, ça se passe comment ?
-Avec 1 000 concurrents, pendant 20 jours,
et 10 000 km d'Afrique hospitalière.
Puisque cette année, un prince touareg
m'a offert sa fille en mariage.
- Qu'est-ce que vous en avez fait ? - Devinez.
-M. Sabine, une communication pour vous.
-OK, excusez-moi.
-Bonjour.
-Je voulais vous parler.
-Désolée, mais j'ai pas le temps. J'ai un déjeuner.
-Oui, mais... Ah, vous avez vu ?
- Non, désolée, je vous dépose ? - Oui.
- On dîne demain ? - Oui, mais...
-Tu dînes avec qui ce soir ?
-Avec ton noyé.
Je crois qu'il va me faire un procès au sujet de l'article.
- T'es tout le temps là-bas. - Ce sont des cons, au journal.
J'allais titrer sur la piscine,
et puis le rédacteur en chef a tout monté sur les pizzas.
-Cette nuit, tu es là ?
- Tu rentres quand ? - Aucune idée.
Demain, je pense. Le plus vite possible.
Good morning, Merce. - Good morning, sir.
-Il me faut cinq millions. Sinon, c'est simple,
à la clôture de l'exercice, dépôt de bilan,
887 employés au chômage.
-Elle croira jamais que je suis milliardaire.
-Elle a écrit : "Il offre une montre Cartier
"chaque fois qu'une jolie femme lui demande l'heure."
-J'ai dit ça pour me faire mousser.
Pour en mettre plein la vue à l'autre type.
-Aujourd'hui, des milliers de gens croient que vous êtes riche.
C'est mieux que si vous l'étiez.
Ca vous évite bien des tracas.
-Je la reçois chez moi... Enfin, chez vous ce soir.
Qu'est-ce que je lui dis ? Que voulez-vous de moi ?
-Vous êtes foutu, Thiebault.
Un : je vous vire pour faute professionnelle grave.
Deux : je vous poursuis
pour vous être prétendu le patron de Carniato Fratelli.
Croyez-moi, nos chances se recoupent.
-Qu'est-ce qu'il a bien pu me filer, Marc ?
J'ai sommeil.
-Nous avons la même télé dégueulasse.
Qu'est-ce que c'est ?
Elle parle en italien.
...
Tu es sûre ?
Il éternue.
Il s'étouffe.
-Diners, American Express...
carte bleue, aérocarte...
argent liquide.
Le valet de chambre s'appelle Gino,
le chauffeur, Pipo, vous le connaissez.
-Enfin, elle va se renseigner. Elle va finir par se rendre compte.
Est-ce que j'ai une gueule de milliardaire ?
-Ca a pas d'importance.
Ah ! Télex.
"Marcel Thiebault, appelé "le milliardaire triste",
"vient de lancer une OPA sur Carniato Fratelli,
"en ce temps de fluctuations boursières importantes.
-Ca va pas, non ? Vous êtes fou ?
-Non, non, Thiebault. L'argent attire l'argent.
Dans moins de 24h, j'ai le choix des investisseurs étrangers.
Hier, ils me refusaient un prêt, demain, ils se battront
pour m'en donner un, mais tout tient à un fil :
Catherine Charmel.
Il faut qu'on parle de vous. Autrement, attention à la santé.
-La santé ?
-Prison ! Prigione !
-Mais je fais quoi, moi ? Ils font quoi, les milliardaires ?
-Mais rien ! Strictement rien.
-Vous savez de quoi je me rends complice ?
D'un abus de confiance.
-Non, d'une escroquerie.
- Alors ? - T'es viré ?
-T'es fou d'être sorti sans prévenir, Marc est formel.
Il t'a préparé un cocktail de médicaments.
- Carniato, tu l'enkikines. - Tu l'emmerdes !
- Tu lui feras un procès. - T'auras un max !
-A condition que tu te dégonfles pas.
Tu peux y aller, c'est ton droit.
-A la maison, Pipo.
Musique enjouée
...
-Hubert, dis-moi que je rêve.
-Ca alors.
...
-L'hiver, t'aimes, moi pas.
-Moi, je déteste.
-Pourquoi tu pars pas au soleil ?
-D'abord, parce qu'il y a la sélection du cinéma japonais,
il faut que je couvre le sujet, puis après, y a Cannes.
-Et moi, je me tape le municipal.
-Mais ça, c'est ton truc.
Une sonnerie retentit.
Allô ?
Où tu es ?
A Milan, déjà ?
Et ça se passe bien ?
Tu rentres pour dîner demain soir ?
Non, si tu es là, je préfère dîner avec toi.
J'oubliais de te dire, j'ai envie de toi.
Il avait pas le temps de me parler.
-Ce soir, tu dors où ?
Musique douce
Le téléphone sonne.
-Qu'est-ce que je suis énervée !
-C'est normal, tu vois pas la journée qu'on a passée ?
Qu'est-ce que tu ferais
si vraiment un jour tu trouvais personne chez qui dormir ?
-Ne ris pas, c'est pas drôle
d'avoir l'impression de pas pouvoir dormir seule.
-Moi, c'est le contraire, ça me détend.
... - Tu veux pas répondre ?
-Oui ? Quitte pas.
C'est Thierry. - Oui, quoi ?
C'est pas vrai.
On dîne chez lui, avenue Niel.
Ca va être une grande aventure.
Je passe te prendre ?
Oui, sur la petite placette.
A tout à l'heure.
-Ton milliardaire ?
-Oui.
Une voiture klaxonne.
J'ai essayé de te joindre, c'est toujours occupé chez toi.
Les nénettes ou les désespérés ?
-La solitude. Les gens se font chier.
Moi, je n'ai que de l'amitié à leur proposer.
-Petit, t'étais toujours là pour me consoler.
-Question d'époque.
Aujourd'hui, on ne lange plus les bébés,
et on force les adultes à s'attacher.
-C'est drôle, je le sens pas.
Il y a quelque chose de louche, non ?
-En tout cas, le quartier, pas vraiment.
On verra bien.
Allez.
Tu dors où, ce soir ? - Avec toi.
On sonne.
...
-Je m'attarderai pas, je dois retrouver une copine.
On se verra après ? - Non, tu me laisses pas.
- Bonsoir, Madame. - Bonsoir.
- Bonsoir, Monsieur. - Bonsoir.
-Monsieur n'est pas encore arrivé. Il aura 5 minutes de retard.
- Merci. - Je vous en prie.
Je vous en prie.
Champagne ?
-Oui, volontiers, avec... avec du curaçao.
-Un dry martini.
-Allô, allô ? Allô, Thiebault, vous m'entendez ?
-Mais oui, je vous entends.
- Vous avez compris ? - Oui, je suis pas idiot.
-Soyez pas nerveux ! Calme !
-Vous me faites marrer, je voudrais vous y voir.
Bon, j'y vais ?
-Non, attendez 5 minutes. De la classe !
Il faut se laisser désirer.
-Où allez-vous coucher, cette nuit ?
-A l'hôtel, vous êtes libre.
Rappelez-vous : tout dans le charme !
Il faut qu'elle continue à publier sur vous.
Ca impressionne les investisseurs. Allez-y !
-Au fond, je m'en fous de tout ça.
- Soit vous êtes une vedette de l'actualité soit...
- Couic ! - A vous de jouer.
-Oui ! Voilà.
Eh !
Thiebault ! - Oui.
-Les clés !
- Vous me téléphonez ? - Oui..
Buona fortuna !
Il inspire.
-Gino !
Gino !
Pas de message ?
On m'a pas appelé de Riyad ?
Vous, ah !
Quelle joie de vous revoir, enfin au calme.
-Vous n'avez pas le droit.
-Bonjour.
-Pas en laissant cinq enfants, une vieille mère et un chien.
-Vous avez peur de rester seule avec moi ?
-Vous croyez ?
-Ah...
-Pardonnez-le, il est au téléphone avec un client
qui veut se suicider depuis 2 jours.
Il l'appelle toutes les heures,
Il a laissé vos numéros de téléphone.
-Ne parlons plus de boulot. J'en ai par-dessus la tête.
C'est... Il rit nerveusement.
-C'est arrivé il y a longtemps ?
-Rajoutez un couvert, vous. Hein ?
Ah, pardon.
-Pas de nouvelles depuis ?
-Vous n'êtes pas trop fâché par l'article ?
-Non... bof, non, je l'ai trouvé plutôt marrant.
Bourré d'erreurs dans ses détails, mais juste dans son ensemble.
Puis ça me permet de vous revoir.
-Vraiment ? Vous n'êtes pas choqué ?
-Oh ! Pourquoi "choqué" ?
Le téléphone sonne.
Honnêtement, je l'ai pas lu. On lit pour moi.
Et on me fait un résumé.
-Appel international.
-Pardonnez-moi.
Oui ?
Ouais, vendez, je ne discute pas, vendez.
-Je raccroche. Je rappelle dans 5 minutes.
Il parle en italien.
-Oui, mais c'est mon dernier mot et je ne transigerai pas.
Vous avez compris ?
Je ne transigerai pas. - Quel âge avez-vous, déjà ?
Bon, ne vous énervez pas comme ça.
-Je vois que vous aimez Balthus.
-Eh... Ba... Balthus...
Ah oui, oui, oui. Ah oui, ah oui.
Il est sympa, non ?
-Vous avez pris un décorateur ?
-Pour euh... Ah oui.
Ah oui, j'ai pas le temps, alors...
-Et la dévaluation ?
Qu'est-ce que vous pensez de la dévaluation ?
-Je pense que... la dévaluation, lorsque le gouvernement réfléchira
aux conséquences que ça peut entraîner sur le plan extérieur...
Mais parlez-moi de vous.
- Téléphone pour vous, Monsieur. - Encore ?
Je demande qu'on me dérange pas chez moi, rien à faire.
-Ca, je connais, oui.
-Allô ?
Oui !
Oui, je le télexerai demain.
Oui.
♪ Quel temps vous avez à Hong Kong ?
♪Ah !
Il rit.
Dites-moi, euh... vous y croyez, vous,
♪ à cette dévaluation ?
(-Non.)
La dévaluation, ne dites pas des conneries.
Elle a eu lieu il y a une semaine !
-Ah oui. Il se racle la gorge.
Ah oui, oui, oui.
- Bravo ! - Ah, bah oui.
-Mais oui, tout va bien.
(-Oh, viens.)
Je le sens pas. Quelque chose m'échappe.
-Je vous laisse.
-Dis des choses. De toute façon, tout va bien.
-Tu sais dire que ça.
En riant -C'est pas vrai !
C'est pas vrai.
Je vous promets qu'on ne nous dérangera plus.
On sonne. Alors...
Alors, beaucoup de cas désespérés en ce moment ?
-Oui, des hommes d'affaires.
- Ah oui. - La dévaluation.
-Monsieur ?
-Non, non, non, je ne prends plus personne.
(-Une jeune fille...)
(Elle souhaiterait vous voir.)
-Où est-elle ? (-Là, dans l'entrée.)
-Juste un instant, une affaire personnelle à régler.
C'est toi ?
-Bonjour.
C'est dur de te trouver. - Chut !
T'as déménagé ?
-A quoi il joue, encore ?
-Je sais pas.
J'aimerais voir la tête de la fille avec qui il parle.
On dirait un gazouillis.
Eh !
-Je vous présente ma fille, Céline.
Mlle Charmel. Thierry.
-Bonjour.
-Un... un ami.
Il rit nerveusement.
-Vous vous appelez vraiment Céline ?
-Non, là, je veux la paix !
Rajoutez un quatrième couvert.
-Oui ?
-Vous dînez ici avec nous ?
-Je sais pas, je suis en galère.
-Si on allait dans un restaurant chinois ensemble ?
-Je trouve ça pas très original.
Pourquoi pas ?
-Toi, tu ne bouges pas. Je reviens tout de suite.
Je descends chercher des cigarettes.
- On en a. - Je préfère les miennes.
-Mais...
Alors, toi ?
Comment ça se passe à l'école ? J'espère que tu t'accroches.
- Mais je ne vais plus à l'école. - Oui.
Oui, mais dans ce que tu fais, j'espère que tu t'accroches.
-Oui, papa.
-T'aimes pas, ça ?
Non, bon. - Non.
-Euh... ça ?
-Ouais.
-Alors, on le met.
♪ Musique dansante
♪...
Le téléphone sonne.
♪ ... ...
-Oui ?
... Oui !
...
-Sur ce poste.
♪...
-Allô, oui, j'écoute.
Riyad ?
C'est Carniato qui vous a demandé de m'appeler ?
Je m'en fous, je vous dis !
Pas la peine, je suis seul.
Elle est sortie chercher des cigarettes.
-Vous n'aviez pas remarqué que je ne fumais pas ?
-Qui êtes-vous ?
-Devinez.
♪ Musique dansante
♪...
On sonne.
...
♪ Musique dansante
♪...
Vous me prenez pour une conne, M. Thiebault.
-C'était vous, le téléphone.
...
On n'a plus grand-chose à se dire.
-Mais qu'est-ce que vous attendez exactement de moi ?
Pourquoi toute cette mise en scène ? Ces mensonges ?
-Vous voulez la vérité ?
♪...
Je me sens pas bien. - Monsieur !
-Ah non.
Il soupire.
Reste-t-il encore de la potion de votre mère, parce que là...
ça va vraiment mal.
-Ayez l'obligeance
♪ d'interrompre vos appels, votre correspondant
est momentanément indisponible.
Je sais ce qu'il vous faut. Où est la salle de bain ?
♪ Musique dansante en sourdine
Merci, on n'a plus besoin de vous.
-Mais le dîner ?
-Après le dîner, après.
Il soupire.
Rien de tel qu'un bain tiède pour vous redonner des forces.
Déshabillez-vous.
-Que je me déshabille comme ça devant vous ?
Ca va mieux. C'est vrai que ça va mieux.
-Et c'est vraiment votre fille ?
-Oui.
Oui, oui, c'est ma fille ! - Pourquoi, vous avez fait l'Indo ?
-Non, le plus loin que je sois allé, c'est Palerme.
A cause des pizzas. C'est une histoire ferroviaire.
- Ah. - Oui.
J'étais jeune, j'emmenais ma mère à Golfe-Juan, à Vallauris,
et dans le couloir, je tombe sur une miss.
Une Eurasienne à couper le souffle.
Elle rit.
Bref, on a causé...
-Du con !
-Ah, Miss Belgique !
-Ah pardon, ça change tout, en effet.
-Enfin, bref...
- Bref, Céline. - Oui.
♪ Musique dansante
-Allez ! Bouge un peu !
♪...
-T'as gagné.
♪...
-On se tire ?
- Où ça ? - Chez toi.
-Et euh...
Thierry ?
-Thierry ?
On y arrive, hein ?
-Il est quoi dans votre vie ?
-C'est mon petit frère.
Il ne s'occupe que des autres.
Il est aussi maladroit avec eux qu'avec lui-même.
Il travaille comme bénévole
à SOS déprime, voilà.
Et qu'est-ce que vous me voulez exactement ?
-De vous ?
-Vous avez besoin qu'on parle de vous dans la presse ?
-En quelque sorte, c'est ça, oui.
-Vous vivez seul ?
-Oui.
Mais j'aime pas ça.
-Je vous comprends, moi non plus.
Donnez-moi un pied, ça va vous décontracter.
- Pardon ? - Donnez-moi un pied.
-C'est vrai.
- Ca décontracte, non ? - Ca chatouille un peu.
Il exhale.
- Maintenant, qu'est-ce qu'ils font ? - Ils sont toujours dans leur bain.
-Vous prenez souvent des bains en groupe ?
-Non, mais j'adore ça.
-Ah, bon.
Moi, c'est la première fois.
Je me sens un peu nu.
-J'ai compris.
-Mais, non... mais c'est pas pour vous que je dis ça !
Ah non... - Salut.
-Non, non, mais ne partez pas !
...
♪ -Qui c'est ?
-On dit : "Qui est-ce". C'est moi.
♪ -Minouche ? Qu'est-ce que tu veux ?
-Je viens dormir avec toi, je suis toute seule.
♪ -Mais moi pas. - Je connais ?
♪ -Non, pas encore.
-Ciao.
Musique douce
...
Je t'en prie, je me sens seule.
Rentre. Je vais te chercher au Bourget.
...
Je ne fais pas l'enfant. Dis pas ça, ça me rend folle !
...
C'est de toi dont j'ai besoin, je ne sais plus comment te le dire.
...
Ah, puis merde, tu comprends rien.
...
Il parle en italien.
-Elle est folle, cette nana !
Elle vous appelle pour se foutre de nous !
Qui nous dit que demain, elle nous brassera pas
un article au vitriol !
On n'aime pas mes disques ! - Non importa !
-Et on prend un bain dans ma baignoire à 2 !
On dit que mon bain moussant est dégueulasse.
On use ma robe de chambre.
On commence à faire bien, non ? Je craque !
-Vous devriez essayer les bains en groupe.
J'ai fait tout ce que vous me demandiez,
il est 1h30, je tombe de sommeil
et je vous trouve emmerdant !
Je vous prie de vous tirer et d'aller faire dodo à l'hôtel !
"Arrivederci", foutez-moi la paix chez moi !
On sonne.
- Vous attendez quelqu'un ? - Non.
...
- Qui est là ? - C'est moi, Catherine.
-Très bien. Soyez pas bête.
C'est à vous de jouer. La porte de service.
Je vais à l'hôtel avec ma mère. Du charme, du charme !
-A demain, patron.
-Je peux pas dormir seule.
(-Vous dormez ?)
-Non.
-Vous n'avez pas froid ?
-Non, jamais, je dors toujours qu'avec un drap.
-Moi, c'est le contraire, j'ai toujours un peu froid.
-Je suis pas venue pour ça.
-Ah bon ? Alors, bonne nuit.
-Bonne nuit.
-Ca vous ennuierait si je remontais la couverture juste sur moi ?
Parce que le fond de l'air est un peu frais...
Merci.
Merci.
- Vous dormez ? - Bien, non.
Musique douce
...
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je me sens pas bien.
Bip sonore
...
Pourquoi je sonne occupé ?
...
Mais où je suis ?
-Bouge pas. T'as eu un malaise.
C'est rien.
-C'était bien ?
-Quoi ?
C'est une sensation
très forte...
que d'avoir l'impression...
Oh, écoute !
-Pardon.
Je sais pas ce qui m'a pris.
L'émotion, peut-être.
Vous trouvez que ça arrive souvent ?
-C'est comme les accidents d'avion, mais y a plus de gens
qui font l'amour que ceux qui voyagent.
Elle rit.
Si tu vas bien, tu sors à 2h
et je serai là.
Je rentre me changer,
après, je vais au bureau, j'ai plein de rendez-vous,
et 3 copains de la bande des 4 sont là, ils t'attendent.
Messieurs, soyez brefs.
Il est très fatigué. Il a eu une nuit éprouvante.
- Bon, alors ! - Eh bien !
On monte la garde, elle ne franchira plus la porte.
-T'as encore fait le con !
-A force, t'oublieras de te rater.
-Distrait comme il est.
-Elle est plus salope que les autres !
-C'est la pire.
-Non, promis, elle ne franchira plus la porte.
-Je me sens en pleine forme.
-C'est bien, mais ménage-toi, quand même.
-Je suis tellement heureux que tu sois venu me chercher.
C'est vrai.
-Tu veux aller où ? Avenue Niel ou chez toi ?
-Et toi ?
-Chez toi.
-Alors ?
Comment tu trouves mon antre ?
-Mais c'est ton antre !
-Je veux dire euh...
Les tomettes et le bois, ça fait Provence, non ?
-Justement, oui, à Paris.
Il faut pas marcher pieds nus, hein !
-Laisse, c'est la chambre 12, ça.
Je trouvais amusant de mettre une table de jardin
avec un parasol, je trouve que ça fait vacances.
Ton sarcastique -Palavas-les-Flots.
-Bon, si on veut, oui.
-Et là-haut, comment on y va ?
-Là, par là, l'échelle.
-Quoi ? Par l'échelle ?
- Mais oui ! - Eh bien, allons-y alors.
Laisse, laisse.
Arrête.
-Je redescends, y a un truc que t'as pas vu.
Je t'ai pas fait voir la cuisine.
Voilà.
Ca te plaît ?
-Ah, c'est spécial.
-Ah oui, ah non, c'est qu'il manque une cloison, là.
- Oui. - Bien.
Tiens.
Tu t'occuperas de la lumière. - Quoi ?
-Je veux dire des lampadaires, des appliques, tout ça.
La plupart du temps, j'habitais chez Sophie.
Alors, ici, c'est pas tout à fait fini.
Ca... ça, tu devineras jamais qui a fait ça.
Tu peux pas deviner. - C'est toi.
-Oui, oui, c'est le portrait de Câline.
-Très ressemblant.
-Bon, le lit, euh...
On met un sommier si tu veux, mais au printemps,
quand il y a les feuilles aux arbres...
- T'es réveillé par les oiseaux ? - Exact.
Alors ?
-Ici ?
Jamais.
-Nick, c'est qui exactement pour toi ?
-Mais c'est Nick !
C'est la version électronique
de l'homme pressé.
Il traverse les fuseaux horaires,
il est monstrueusement rapide, efficace, puissant.
Il est généreux.
-Tout ce que je prétendais être, quoi !
Ouais.
Mais tu sais, Cathy...
C'est une situation sans lendemain.
-Ah bon, pourquoi ?
-Tu peux pas rester ici avec ce monsieur.
-Je suis très bien, ici.
-Oui, mais moi, j'accepterais jamais.
-Et qu'est-ce que tu feras ?
-Hein ?
-Qu'est-ce que tu feras ?
-Mais tu me balances les choses comme ça.
T'as un homme dans ta vie,
tu vis avec lui ici...
Tu veux être quoi exactement dans mon existence, ma maîtresse ?
Bon, d'accord.
Mais tu me demandes pas d'être à ta disposition.
C'est tout.
-Je ne te demande rien.
Tu veux une tasse de thé ?
-Oui, je veux bien, oui.
Ah ! Je suis désolé.
Désolé. - Tu t'es brûlé ?
-Non, non, je suis trempé, c'est tout.
-Je vais te chercher une serviette.
Tu es maladroit !
Tiens.
J'ai faim. - Non, non, non, non.
Non, je veux te parler.
Je veux comprendre.
Je veux te comprendre.
Moi, je suis paumé.
Je me demande ce que je fous ici.
-Mais il y a rien à comprendre.
Enlève ton pantalon.
Devant la cheminée, en 2 minutes, il sera sec.
J'ai faim, je vais aller fouiner dans le frigidaire.
Il soupire.
Des pièces tombent.
...
-Ah ! Ah non !
Ah non ! Ca va pas reco...
Ah non, ça va pas recom... Ah non !
Mes affaires ! Il frappe contre la porte.
...
-Non, j'ai compris ! C'est pour la caméra invisible.
- Absolument pas ! - J'ai pas le temps !
- Mais non ! - Fermez la porte !
-Ah, bien...
Musique enjouée
...
-Allô ?
Allô, SOS déprime, je voudrais parler à Thierry,
s'il vous plaît.
Bien oui. C'est urgent, oui.
-Je ne savais pas que t'étais rentré.
-Je m'en suis rendu compte.
-Et où est Marcel ?
-Cette fois, il ne se noiera pas. Il crame.
Le pantalon, les chaussures...
-Nick !
-J'ai accepté un dîner, tu te prépares ?
Je voudrais me coucher de bonne heure.
Je pars demain pour New York.
-Bonjour.
Tu ne m'as même pas dit bonjour.
-Bonjour.
-On peut s'embrasser, non ?
-Dépêche-toi. Je voudrais partir dans 20 minutes.
-Nick.
Nick, je... je voudrais t'expliquer pourquoi Marcel était là.
-Marcel ? Qui c'est ?
-Celui qui crame, comme tu dis.
-Des explications, je m'en fous.
- Tu t'en fous ? - Complètement.
Le jour où tu voudras me tromper, ce sera trop tard.
-C'est trop facile.
Tu te demandes pas si d'être souvent toute seule me réjouit ?
Tu penses que ta voix au téléphone me suffit ?
-I don't want to hear this again !
Il soupire.
La situation était exactement la même lorsque je t'ai connue.
Je travaillais, je voyageais comme aujourd'hui.
Moi, je suis conséquent.
Si quelque chose a changé, c'est de ton côté.
Pas le mien.
Musique entraînante -1, 2, 3, 4.
1, 2, 3, 4.1, 2, 3, 4.
-1, 2, 3, 4. Encore !
En souplesse. On tire !
Oui, parfait ! Sauts qui arrivent !
...
Oui, c'est bien !
...
Cours ! Courez !
Léger, léger, léger.
En souplesse.
Musique et encouragements au loin
...
-J'avais besoin de te voir. J'ai envie de chialer !
-Nick ?
-Oui, non, je ne sais pas ce que je veux,
je ne sais pas ce qui est l'essentiel,
ce à quoi je tiens profondément.
-Tu tiens à Nick.
Tu sais bien qu'il t'apporte un mode de vie que tu aimes.
...
Qu'est-ce que tu veux faire ?
-Pour l'instant, trouver Marcel.
...
Oui.
Musique douce
...
-Mardi.
Non, pas mercredi, c'est le dernier jour.
-Marcel, je le cherche partout. Il est pas chez lui.
-Attends. Il est dans la salle de bain.
Bouge pas, laisse-le.
Il m'a appelé ici, a suivi ton conseil.
-C'est ma frangine qui vient de rentrer.
-Thierry, raccroche.
-Oui, je te rappelle.
Musique douce
...
Qu'est-ce que c'est ?
-Je voudrais être seule avec toi.
-Calme-toi.
-Tu m'as lâchée, tu m'as abandonnée.
-C'est faux.
C'est la première fois de ma vie que je m'accroche comme ça.
- Thierry ? - Oui ?
-Je suis jalouse.
Ils rient.
-T'es con !
Je suis là, et puis je serai toujours là.
T'arriveras jamais à te débarrasser de moi.
Tu débloques ou quoi ?
-Pourquoi, je suis égoïste ?
-Un peu, mon neveu.
-Marcel, il était comment ?
-Vert.
...
Vert et mort de froid.
-C'est le truc idiot, hein ?
-Arrête.
Il a été viré de chez Carniato à cause de toi.
-Comment ça ?
-Les investisseurs ont vu qu'il y avait une embrouille.
-Et alors ?
-Alors, dans ce monde, on plaisante pas avec les affaires.
Avec Nick, t'as été à bonne école pour le savoir, non ?
-Pourquoi il m'en a pas parlé ?
-Il est con.
Il est follement amoureux de toi et il a peur de te perdre.
Musique douce
...
-Je suis désolée.
...
-Je t'aime.
-Moi aussi.
...
T'as pas eu trop froid ? - Non, mais je me sens pas mieux.
...
-Thierry !
Thierry ! Aide-moi, il se noie !
Il soupire.
J'en ai marre, j'ai vraiment une petite santé.
-Non, t'es simplement trop sentimental.
-C'est de ma faute.
Je vous ai fait un bain trop chaud
et puis c'est la fatigue.
-Les soucis aussi peut-être ?
...
-C'est possible.
Musique d'ambiance à l'italienne
-Expliquez-moi comment est montée votre affaire
et comment vous avez fait augmenter le capital.
-Impératif, une femme comme vous
ne jouera pas au Saint-Bernard pour un type comme Thiebault !
-Elle se déboucle dans un quart d'heure.
Qu'est-ce qu'on fait ? Ou vous répondez à ma question...
On peut pas arrêter cette musique ?
-Oui, bien sûr.
Il parle en italien.
Musique d'ambiance à l'italienne
Il parle en italien.
Musique d'ambiance à l'italienne
-Monsieur Carniato ?
Ou vous répondez à ma question
ou je vous promets pour demain un beau scandale.
-Bon.
Le mécanisme est simple.
...
Je suis propriétaire... La musique s'arrête.
De 50% des actions.
L'autre moitié est partagée entre 2 sociétés à parts égales.
-Mais les actions sont nominatives ou au porteur ?
-Au porteur.
-Et sur cette augmentation, qui suit ?
-2 investisseurs étrangers.
Ils ont fait une OPA sur les parts détenues
par les 2 sociétés minoritaires.
-S'ils suivent votre augmentation,
vous perdez la majorité ?
-Exact.
-Et l'augmentation est de combien ?
-7 millions de francs.
-Merci de tous ces renseignements, Monsieur Carniato.
Monsieur Carniato.
-Madame.
Puisque mes affaires paraissent tant vous intéresser,
je vous signale que les 2 minoritaires viennent de déposer
une plainte conjointe contre Marcel Thiebault et moi.
-Marcel, pourquoi ?
-Complicité de carambouille, article 405 du Code pénal.
De 1 an à 5 ans de détention.
De 2 500 à 2 500 000 francs d'amende.
Arrivederci.
...
-I am Catherine Charmel.
Where is my car ?
- It's waiting outside. - OK.
-You're welcome.
Musique dynamique
...
Il parle une langue étrangère.
-No, no, I have the telephone number.
Il parle une langue étrangère.
...
...
Allô ? Oh, Bill !
Tu veux un café ?
If you're going to talk about that philosophy,
I want to talk to you about joint stock.
You'll have to speak louder, it's a very bad line.
You're going to have to tell me about your philosophy first of all.
What's happening ? You're doing another production ?
-Nick, je suis là et j'ai besoin de te parler.
-J'en ai pas pour très longtemps.
No, it was just impossible.
It was impossible to stay in the States any longer.
Tu es très con.
-Tu sais pourquoi je suis venue ?
-Sans doute pour couper le téléphone.
-Je suis venue pour te dire que je n'avais plus envie de toi.
-Tu as fait le voyage pour me dire ça ?
-What happened ? The phone was cut off.
-I know, go away !
-Ca me fait mal de te dire ça.
-Et pour qui me quittes-tu ?
Je sais.
Tu ne peux pas dormir seule, c'est ça ?
-C'est ça.
-Thierry, c'est pour toi.
-Je peux pas.
-Il est en ligne, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Propos entremêlés
Très bien. Je lui ferai le message.
...
-Un Marcel a téléphoné.
Il faut le rappeler à la piscine de la CBB.
725-3421.
-Piscine ?
Pourquoi tu me l'as pas dit plus tôt ?
Musique dynamique
-S'il vous plaît ? Une autre Côtes-du-Rhône.
Le téléphone sonne.
-Allô ?
Musique dynamique
Ca doit être pour vous. Vous êtes Monsieur Thiebault ?
-Allô ? ♪ -Marcel ? C'est Thierry.
-Enfin, voilà une heure que je veux vous joindre !
-Marcel. ♪ -Oui.
-La vie est une chose merveilleuse.
-Je veux savoir où elle est.
J'ai cherché partout, à VSD, chez vous, chez Marie,
même chez Nick.
Personne nulle part, alors où elle est passée ?
-New York.
-Je m'en doutais.
Elle est allée le rejoindre ?
♪ -Non, non, c'est pas ça.
-Bon.
Merci, Thierry, vous avez été chic.
Si, si, si, très chic.
Je sais ce qu'il me reste à faire.
-Non, surtout pas ça ! Ne bougez pas, j'arrive !
Musique dynamique
...
Les pneus crissent.
Musique entraînante
...
Marcel !
...
La piscine !
-Pourquoi elle a fait ça ?
-Elle est pas allée le voir, elle est allée lui parler.
-Mais de quoi ?
-Les actions sont au porteur.
Je sais, c'est beaucoup, beaucoup d'argent.
-Là n'est pas la question.
J'ai l'habitude de tes oeuvres de charité.
-Nick, ne parle pas comme ça.
Marcel est un type trop intègre.
-Je t'en prie, Minouche, parle-moi d'autres choses.
-Si je suis venue de te demander de l'aider, c'est parce que...
je me sens un peu responsable de ce qui lui arrive.
Et toi aussi, tu en es un peu responsable.
Il soupire.
-C'est d'accord, Minouche.
Tu vas te retrouver majoritaire d'une société de pizzas congelées.
J'espère que tu aimes ça.
Pour le reste, réfléchis.
J'ai envie et besoin de toi.
Musique douce
Et j'adore dormir près de toi.
...
-Please.
-Merci, Richard, Monsieur arrive.
...
Une annonce passe à l'interphone.
Il soupire.
Une annonce passe à l'interphone.
-Pas trop fatiguée ?
-Non, pas encore.
-T'as passé un bon séjour ?
-Très.
-Dis-moi quelque chose, merde !
-Mais tout va bien, il a compris.
-Il a compris, il a compris...
Faut peut-être que je comprenne ce qu'il a compris.
-On peut s'arrêter à la prochaine station ?
-Oui.
-T'énerve pas.
-Mais il y a aucune raison.
Tout va très bien.
Musique dynamique
...
-Alors j'ai dégoté un homme d'affaires de New York.
Il a confirmé par télex immédiatement.
Au téléphone, il a eu une phrase sublime.
Il a dit : "C'est pas une entreprise que j'achète, il y en a trop.
"C'est un homme. Ils sont rares."
Alors, il veut que je reste à la boîte,
que je dirige la pub,
une innovation superbe qu'il veut lancer.
-C'est formidable. Ca s'est conclu comment ?
-Comme ça, en 2 heures.
Carniato était soufflé !
Il m'a tiré son chapeau et il m'a offert sa voiture.
Il rigole.
-Marcel ?
Tu roules et t'es minable.
Je te regarde et...
Et je me demande ce que je te trouve.
Tu as tout pour me déplaire.
T'es de santé délicate.
T'es le franchouillard type.
Et je peux pas dire que tu me fasses grimper
au plafond.
Et pourtant, je me sens bien avec toi.
-Tu peux pas me parler comme ça.
Parce qu'au fond, tu me connais pas.
Tu sais ce que je voulais faire ? J'ai mes bagages.
Je voulais qu'on se tire tout de suite ensemble, tous les 2.
Je sais pas... Venise, les Bahamas.
Deauville, chambre 12.
Le repos, l'exotisme, la détente.
Puis après, t'aurais vu, t'aurais décidé.
Oui, tu vois, tu ris.
-Tu préférerais pas la montagne ? L'eau, ça te réussit pas tellement.
-Ca va encore te paraître franchouillard,
mais je suis heureux de vivre, que tu vives,
et de partir avec toi loin de tout.
-Madame !
Votre téléphone de voyage.
-Merci, Robert, merci.
-C'est vrai ?
Seuls.
Toi et moi.
Musique douce
...
Sous-titrage : BLEU OUEST
Le téléphone sonne.
-Ne lui dit pas non
A vous 2 ça peut faire
Une assez jolie chanson
Un roman d'amour
C'est pas forcément
Une histoire de prince charmant
Avec la Belle au bois dormant
Si elle te dit oui
Après tant de non
Tu peux rouler comme un champion
Crier sur les toits
Que tu es le roi
Si elle te dit oui Prends garde à toi
Si elle te dit oui
Plonge avec délice
Au milieu De ce merveilleux jardin
Des supplices
C'est bon l'aventure
Pourvu que ça dure
Au moins le temps De faire semblant
D'avoir eu le temps
Si elle te dit oui
Ne lui dis pas non
A vous 2 ça peut faire
Une assez jolie chanson
Un roman d'amour
C'est pas forcément
Comme pour Roméo et Tristan
L'amour garanti pour longtemps
Si elle te dit oui
Après tant de non
Tu peux allumer les lampions
Crier sur les toits
Que tu es le roi
Si elle te dit oui Prends garde à toi
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