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Musique angoissante ...
...
-C'est quoi, ce bordel ? ...
...
... ...
...
-J'avais juste dit : 2 verres. ...
...
...
Elsa, déconne pas.
-Tu bouges pas !
-Quoi ? Tu vas me tirer dessus ?
-Qu'est-ce que tu veux Ă Josselin ?
-Calme-toi. Baisse ton arme.
-C'est quoi le truc ?
Il te harcĂšle avec ses blagues de facho,
tu disjonctes et tu le tues ?
-Tu te trompes.
-T'as 3 secondes pour m'expliquer. 3, 2, 1...
-Ca va, ça va, ça va !
Je monte un dossier pour les boeuf-carottes.
-Quoi ?
-Ouais. Je monte un dossier pour les boeuf-carottes.
-T'es une balance de flicaille ?
(-C'est bon ?)
-La police des polices.
M'approche pas.
-Elsa Beyoncé,
une femme dangereuse.
Une énigme,
au passé
pour le moins fantomatique.
Il faut la stopper.
DĂ©dĂ© a enquĂȘtĂ©
sur elle.
Il n'a rien trouvé.
Il n'y a pas la moindre trace d'une seule Beyoncé au Canada,
ni mĂȘme partout sur terre.
Beyoncé n'existe pas.
Ca sent l'embrouille. Vraiment.
-Ca sent mĂȘme l'agent double.
KGB...
-Les Soviets ?
-Non.
-A la PJ de Lyon ?
-Il exagĂšre.
-Ou les Rosbifs,
ça se peut. -Non.
VoilĂ ce qu'on sait.
C'est une flic canadienne
autant que vous ĂȘtes un rĂ©fugiĂ© cambodgien.
Rien ne va dans son profil.
Elle a pas d'accent. -Non.
-Faux papiers, tenues louches.
Méthodes venues d'ailleurs. -Méga-plouc.
-Tout ça pour quoi ?
Pour nous voler
de l'intelligence.
L'intelligence française de la police nationale.
Dieu sait qu'on en a.
Alors patron, s'il vous plaĂźt,
il faut agir, et vite.
Faut prévenir les RG, Interpol, le ministÚre de l'Intérieur,
et sans doute...
(-Les services secrets.) -Oui.
Il inspire profondément.
Messes basses
-Bon.
Vous deux, voilĂ ce qu'on va faire.
Vous mettez votre ego en veilleuse,
et vous allez arrĂȘter
de me les briser avec vos théories.
-Mais... -Sur quelle base ? Dédé,
qui picole sévÚre ?
-Non, il... -Elle est canadienne.
Elle est australienne, championne de baby-foot,
je m'en contrefiche.
C'est une bonne flic. -Vous n'allez pas...
-Vous foutre dehors ? Si.
Du balai ! Allez !
Et embarquez-moi vos graffitis, lĂ .
-On sort pas les diapos ? -Non.
Aide-moi avec le panneau.
Je vais pas le faire seul.
...
-Bonjour. -Bonjour.
-La voilà , fais comme si de rien n'était.
HĂ© !
Salut, partenaire.
-Salut. -Dis donc...
Petite mine, toi. Tu as fait quoi ?
La nouba toute la night ?
Pump it up ? -Non,
pas vraiment.
Y a un truc que j'arrive pas à digérer.
-Ah ouais ? C'est marrant, parce que...
nous aussi, on digĂšre mal un truc depuis hier soir.
-Un truc qui passe pas.
Ca arrive. -Ouais.
-Faut prendre une tisane. -Ouais.
Contre les aigreurs.
-OK...
Sinon, on a quoi ?
-Ah. Ecoute, pas grand-chose.
Euh...
Nana de 20 ans.
VoilĂ .
Pas de témoins, pas de papiers. Un agriculteur l'a retrouvée.
Alors ?
-Au vu de la position du corps, je dirais qu'elle est tombée.
-Tombée ?
TombĂ©e d'oĂč ?
Du ciel ? D'un arbre ? Y a pas d'arbre.
Bizarre, hein ?
Et il y a mieux.
Regarde autour de toi.
Il siffle.
Musique dramatique
...
*-JoĂ«l, vous ĂȘtes le propriĂ©taire de Cosmoland, le camping du coin.
On a retrouvé le corps d'une jeune fille entouré d'étranges symboles.
Qu'en pensez-vous ?
-On voit que du colza a été écrasé par une technologie alien.
Je peux vous assurer
que ces cercles, ces agroglyphes,
sont authentiques.
Je ne sais pas ce qu'ils disent, mais ils essayent de communiquer.
-Dans la campagne lyonnaise ? -Absolument.
C'est pas le 1er phénomÚne étrange ici.
D'oĂč le camping... -Qui a prĂ©venu les mĂ©dias ?
C'est quoi ce délire ?
Brouhaha
...
-Ils sont habitués. Y a eu des phénomÚnes similaires
dans cette région il y a 20 ans.
Des lumiĂšres, des gens qui disparaissent,
qui réapparaissent. -Attendez.
Vous y croyez pas, quand mĂȘme ?
-Bah, si. -Bah, non.
-Bah, non.
-Reconnais que c'est bizarre.
-En tout cas,
si le coin attire les aliens, y a peut-ĂȘtre des tarĂ©s.
-MĂȘme un assez tarĂ©
pour s'en prendre à une nana dans un délire, genre,
"sacrifice pour les aliens".
-Possible.
Musique inquiétante
...
-Je reviens.
...
Bourdonnement
...
Murmure de voix lointaines
...
Murmure de voix
Musique angoissante
...
Les voix se rapprochent.
Cri
-On dirait des brûlures récentes.
Elles sont précises et nettes.
-Ca me rappelle un truc.
On dirait des "scoop marks". -Pardon ?
-Une intervention extraterrestre. Ils kidnappent des humains
et leur implantent un mouchard
dans le cerveau ou le pubis. -Non ?
Waouh...
-On rigole pas
avec ces trucs-lĂ . -Non ?
-Excusez-moi.
On a l'identité de la victime. Nelly Munier.
Sa mĂšre habite pas loin.
-T'as une adresse ?
-Ouais.
Tirs
...
-Reste lĂ . Toi, viens.
-Ouais,
je reste là , moi, surveiller que ça ne bouge pas.
Musique mystérieuse
...
-Stop.
Ils sont deux.
Ca...
C'est du 42. LĂ , du 43.
C'est une santiag.
Il suit quelqu'un.
Par lĂ .
...
Cri de surprise
Josselin ?
-Pas trop tĂŽt.
-Tu fous quoi ?
-J'aimerais bien le savoir.
Trou et piĂšge Ă la con, lĂ ,
de sanglier Ă la con, de...
de forĂȘt de merde, quoi !
C'est trempé et je mesure 1,76 m, donc j'arrive pas à remonter !
Ca arrive aux meilleurs.
-Se barrer et tirer prĂšs d'une foule aussi ?
-D'instinct, j'ai suivi un type franchement bizarre.
Dans la forĂȘt. En plus,
y avait des voix hyper bizarres, un murmure entre les arbres,
dans une langue... -Bizarre ?
-Tu viens m'emmerder ou m'aider ? Allez.
-Je sais pas.
-Aide-moi ou je te bute.
-T'es bien lĂ , non ?
-Vous deux, lĂ ,
aidez-moi !
-Canards !
-Fait chier.
En plus, les santiags sont pas waterproof.
Murmure de voix inquiétantes
...
Faut que j'arrive Ă pivoter.
Grognements d'effort
Chant des cigales
On est désolés, Mme Munier.
-Je...
Nel, c'était ma belle-soeur.
Je peux essayer de vous répondre en attendant
que mon mari arrive.
Sanglot
Elle pleure.
-Ca va aller, madame.
-Tenez, respirez. -Merci.
-Elle étudiait la bio à Lyon.
Elle voulait ĂȘtre chercheuse.
C'Ă©tait son rĂȘve.
On était tellement fiers d'elle.
Elle travaillait dur pour y arriver.
Les week-ends,
elle rentrait s'occuper de sa mĂšre.
Elle renifle.
Leur pĂšre est mort il y a 4 ans.
Cancer. Horrible.
Depuis...
Odile...
Odile a un peu perdu la tĂȘte.
-Vous croyez qu'on pourrait voir sa chambre ?
-Oui, si vous voulez.
On l'a aménagée pour l'arrivée du bébé.
Elle avait pris ses affaires pour son appart Ă Lyon.
-Vous avez une idée de qui pourrait lui en vouloir à ce point ?
-C'est eux.
Oui, c'est eux.
-C'est-Ă -dire ? -Ceux qui sont
lĂ -haut, les extraterrestres !
Hier, je l'ai vue.
J'ai vu une boule de feu traverser le ciel, et boum !
Ils m'ont pris mon mari.
Maintenant, ma fille.
Ils me prendront mon fils.
Ils vont me le prendre.
Et quand mon fils... Oh...
Mon Dieu... -Bonjour.
-BONJOUR.
-Vous ĂȘtes qui ?
Je sais pas si ça a un rapport avec Nelly,
mais mon hangar a cramé.
Y avait des flammes partout. C'était hier.
Un coq chante au loin.
J'ai pas compris pourquoi ni comment.
Elle toussote.
Musique intrigante
...
-Ah ouais.
...
Il sanglote.
-Je suis désolé pour votre soeur.
-Merci.
Sanglots étouffés
-Allez.
...
Je reviens.
Alors, Géo Trouvetou ?
D'oĂč vient le feu ?
-Vu la trajectoire de propagation, il est parti lĂ .
Mais ce qui a provoqué
le départ du feu, je ne sais pas.
-C'est bizarre.
-Y avait quoi là qui a autant brûlé ?
-Tout mon stock de phyto, des centaines de litres de pesticides
qui sont partis en fumée.
-La concurrence entre agriculteurs, c'est comment ?
-Y en a pas.
Notre métier est tellement dur...
On s'entraide.
Nelly...
était tellement gentille.
Personne lui voulait du mal.
-Ouais.
C'est bizarre.
Musique dramatique
...
Et voilà , madame la méchante.
Je trempe vos petits doigts boudinés dans cette encre noire.
Et ensuite,
tac, et tac,
tac, et clac !
Je les écrabouille bien fort sur le papier,
ensuite, le papier, tac, dans la machine, et lĂ ...
Boum. On frappe.
Ouais ?
-Vous avez l'air trÚs occupé.
-Oui, inspecteur Bertaut.
La demoiselle aurait participé à un trafic de poupées
absolument scandaleux. -Non ?
-Sa mÚre avait des courses à faire. Soirée Tupperware.
-Tu verras quand tu seras grande, Elsa.
Vas-y que je te bois du thé, je te mange des feuilles de salade.
Hop, pause pipi, car on boit du thé.
Elles pourraient pisser dans les boĂźtes.
Rire gras
-Et sinon ?
-J'ai eu une nouvelle info sur l'appartement de Nelly.
Sa coloc est une amie de fac,
une Clara Blanchard.
-Tu la convoques, elle doit savoir ce que fichait Nelly.
-Ce sera fait. -Bon.
On s'y remet, désolé.
-Bon interrogatoire. -Salut.
-Au revoir.
-Maintenant,
te voilĂ dans le grand fichier
des méchants qui rangent pas leurs chambres,
qui mangent pas leurs carottes rùpées,
et qui sont condamnés à vie à avoir des guilis, guilis !
Et j'envoie ça à M. Mitterrand, président de la République.
Brouhaha ambiant
-Et alors, avec Nadir ?
-M'en parle pas. -Tu t'es pris un vent ?
-J'aurais préféré.
-Comment ça ?
*Musique soul
...
-Tu me promets de le dire Ă personne ?
-Bichette, évidemment.
-Il enquĂȘte sur mon pĂšre pour l'IGPN.
-Quoi ?
Il monte un dossier
pour l'IGPN ? -Ouais.
-Un autre, s'il te plaĂźt. -Oui.
Tu le crois lié à sa mort ?
-Non.
Je crois qu'il m'aidera Ă trouver Zorin.
Tintement
-Ben, tiens.
Quand on en parle. -Je l'attendais.
Merci, Coco.
Carillon
-A la tienne.
...
-Tu parles aux balances ?
-J'enquĂȘte aussi sur Josselin.
-Ah ouais ?
Et pourquoi ?
-Je peux pas encore te le dire.
Mais fais-moi confiance.
-Tu m'en demandes beaucoup.
-Fais-moi confiance. Sinon je t'aurais déjà balancé.
Il souffle.
-On a reçu un témoin.
Le PV est jamais arrivé.
Des scellés qui disparaissent, des petits trucs.
Au bout d'un moment,
j'ai pigé que les affaires tournent autour d'un mec.
-Zorin.
J'ai fait mes devoirs.
-Il est arrivé en France y a 5, 6 ans.
Il a monté son business de laverie à Lyon, qui cartonne.
-Laverie automatique pour blanchir l'argent.
-Mais c'est dur Ă prouver.
-Oui.
Quand le nom de Zorin apparaßt dans un dossier, il est effacé.
-Exactement.
Josselin est derriÚre tout ça.
-Je sais pas.
-Il doit bosser pour Zorin.
-Un truc ne colle pas : son mobile.
-Comme tous les ripoux.
L'oseille, évidemment.
-L'oseille ?
T'as vu sa maison, et sa bagnole ?
Ses santiags trouées ?
Il a aucune thune.
-Pourquoi il le couvre ?
-Je sais pas. Pour le savoir, faut trouver Zorin.
-J'ai essayé. Ca fait des mois que je lui tourne autour.
J'ai jamais rien trouvé.
-Je dois fouiller chez Le Tellier. Je trouverai un truc.
Et puis...
Peut-ĂȘtre qu'Ă deux, on serait plus forts.
T'as pas une copie de son dossier ?
Vrombissement
...
-Nelly Munier ?
Je la connais pas tant que ça.
-Vous ĂȘtes colocs, non ?
-On se croisait Ă l'appart,
et un peu Ă la fac.
Ca fait quelque temps qu'elle vient plus en cours.
-Elle vient Ă l'appart ? -Non, elle a rendu sa chambre.
-Elle habite oĂč ? -Je sais pas.
-Tu sais pas.
Ca te revient pas ?
-Je suis pas obligée de répondre. -Hein ?
-Je veux un avocat. -Oui,
et nous, on peut appeler ta fac,
qui sera ravie de savoir
que tu prends des "smart drugs".
-Des quoi ?
-Son tic.
Ce qu'elle fait.
-Ouais ?
-Anxiété caractérisée.
Vu son teint, hypertension artérielle,
manque de sommeil.
-T'as une sale gueule.
-On est en 94...
Tu prends du modafinil.
-Modafinil ?
-Hm. -Ouch. Ouh lĂ ...
Je sais pas ce que c'est, mais faut une ordonnance.
Alors ?
Ca te revient toujours pas ?
Non ?
Bon.
On va en rester lĂ , alors.
Tu auras le contrÎle médical,
et tu devras pisser dans une éprouvette avant les cours.
-OK, je ne sais vraiment pas oĂč elle habite.
-Réfléchis mieux.
-J'ai promis de rien dire.
(-On le répétera pas.)
-Bon, euh...
Nelly m'a demandé de lui envoyer des cours.
A la poste restante des Combelles.
C'est tout ce que je sais. -C'est tout ?
C'est vrai, ça ?
Allez, file avant qu'on change d'avis.
-Mais... Nelly va bien ?
Musique triste
Sonnerie de téléphone
-Tiens, Joss.
-Hm ?
-Ta poste restante.
C'est l'adresse d'un petit camping de la région, trÚs connu pour...
Devine ? -Chasseurs d'aliens.
-Bingo, ouais.
-En plus,
le proprio
a racheté ces terres,
et Ă qui ?
-Aux Munier.
-Mme Spock, téléportation tout de suite dans ma Golf GTI.
-Ca te fait rĂȘver. A tout !
Musique mystérieuse
C'est quoi, cet endroit ?
-C'est un parc d'attractions.
-Waouh, ils sont chelous.
-Je vous ai mis l'emplacement 23, à cÎté du lac,
lĂ oĂč la terre est chargĂ©e d'Ă©nergies cosmiques.
Excusez-moi.
Je reviens.
Bienvenue
Ă Cosmoland, mes amis.
On peut pas se garer ici. Je suis complet.
-Ca, c'est mon ticket de parking.
Vous ĂȘtes qui ?
-Joël Véraillon, gérant du camping.
-Ah. -Alors, dites-moi.
Je peux vous aider ?
-Vous la connaissez ?
-Oui. Terrible, cette affaire.
-Elle louait un spot ?
-Elle venait quelquefois car elle était trÚs amie
avec un résident, donc voilà .
-On peut le voir ? -Oui.
Je peux vous emmener Ă lui
dans ma "cosmo-mobile".
Musique énigmatique
...
Et voilĂ . Atterrissage, tout le monde descend.
Et voilĂ .
Alors, c'est ici
que vit Jésus.
Il a contacté les aliens y a 20 ans.
Il parlerait leur langue. Allez-y mollo,
sa fille aimait Nelly.
J'ai des résas à gérer.
D'accord ? A cosmo plus !
Vrombissement
...
...
-Y a quelqu'un ?
-Oui. Ben, entre.
Coucou ?
Musique inquiétante
...
Bon. Ben, y a personne.
Ah.
Ben, le voilà , Jésus. -Ah.
-Oh, la vache !
Tu m'as fait flipper !
Faut pas faire ça.
-Coucou, ma puce. Tu sais oĂč est ton pĂšre ?
-Il est parti pĂȘcher
dans la riviĂšre.
-C'est bon, le poisson.
On peut s'asseoir pour l'attendre ?
Assieds-toi, toi aussi.
-Comment t'as flippé. -Eh...
Elle m'a surprise. C'est ton papa ?
Il s'appelle Jésus ?
Elsa crie.
-Vous ĂȘtes qui ?
-Chut... Du calme.
-La CIA, la NASA ? Vous voulez kidnapper ma fille ?
-On kidnappera personne.
LĂąche-la, vite,
ou je tire. On vient parler de Nelly.
LĂąche ta lame. -Toi d'abord.
-Non, toi.
-Non, toi.
-Non, toi.
-Non, toi d'abord. -Non !
-Bon, dites.
Respiration haletante
Il m'a saoulée, lui.
-Allez, toi d'abord.
-Je voulais pas vous faire de mal.
Avec la mort de Nelly, tout s'embrouille dans ma tĂȘte.
Me prenez pas la petite.
-Non.
-Qu'a-t-elle ?
-Leucémie.
Les médecins savent pas pourquoi...
"Constitution fragile." Des conneries.
-Comment vous connaissiez Nelly ?
-Elle gardait souvent Juliette.
Ca m'aidait beaucoup.
C'était une vraie amie.
Notre seule amie.
-Elle voulait que j'aille à l'école.
Je voulais jouer Ă la riviĂšre.
MĂȘme que je sais nager !
-C'est bien.
Dis-moi, qu'est-ce que tu dessines ?
-Les copains de papa. Ils viennent le voir.
-Ah.
Il a de la chance.
Attention à pas déborder.
Dépasse pas le trait.
C'est une soucoupe ? -Le camion de Nelly.
-Le camion de Nelly ?
Elle avait un camion ?
-Oui.
Il est resté là .
Musique intrigante
...
Il me servait plus, alors je lui ai prĂȘtĂ©.
-Ah. Ben, d'accord.
C'est là qu'elle créchait.
OK.
-On dirait
un mini labo de biologie.
-Elle étudiait la maladie de ma fille.
Elle voulait qu'on quitte cet endroit.
Mais moi, je fais confiance Ă ceux de lĂ -haut.
Je sais qu'ils vont venir,
qu'ils vont soigner ma fille,
je le sais.
Il marmonne.
-C'est ça que j'ai entendu dans la forĂȘt.
Je déconne pas.
-Je l'ai senti.
Tu viens d'ailleurs aussi.
Tu peux me le dire.
-ArrĂȘte.
-Vous allez nous sauver. Vous allez nous sauver.
Toutes vos réponses sont là .
-Quoi, lĂ -dedans ?
-Caméscope ?
-C'est vide.
-Donc... Nelly mentait Ă toute sa famille, en fait.
-Elle séchait les cours et venait ici pour aider
une gamine malade.
-Ce que j'aimerais comprendre,
c'est pourquoi elle voulait qu'ils se barrent d'ici.
-Pour que son frĂšre rachĂšte le terrain ?
-Ce camping sans client ne vaudrait plus rien, c'est sûr.
-Tu sens cette odeur, lĂ ? -Ca pue, comme dans un camping.
-Ca sent l'amande amĂšre. -Hein ?
La quoi ?
-Ca sent l'acrylique brûlé.
Bouge pas.
-Tu vas oĂč ?
Musique intrigante
...
Crépitements du feu
-Tu fais quoi ?
-Quoi ? Hein ?
-Tu fais quoi ?
-Oh !
Musique tendue
-HĂ© ! Putain.
Musique trépidante
...
-Merde...
...
-Tu cherches tes cosmo-clés ?
Cosmo-gland.
-C'est le t-shirt de Nelly.
-Monsieur Cosmoland.
Ah. Ben, non. -Ah. Ben, si.
-Bon.
OK. Alors.
Qu'est-ce qu'il dit ? Hein ?
Nelly essaie de convaincre tes clients de se barrer.
Elle pétait ton business.
Tu l'as tuée.
-Tout doux. Moi, j'ai tué personne.
-On t'a chopé en train de brûler ses affaires, et t'as pas d'alibi.
Mobile, opportunité et preuve accablante.
-J'ai rien à voir avec ça. C'est les aliens.
-Oh putain, c'est reparti.
-Ben, oui. E.T. t'as demandé de buter cette gamine, évidemment.
Te fous pas de nous.
-Elle avait 20 ans.
Tu réalises ?
20 ans !
20 ans en prison,
si tu l'as tuée.
Mais si c'est pas toi...
C'est le moment de te mettre Ă table.
-J'ai tué personne, d'accord ?
Je vous le jure.
J'ai juste, euh...
J'ai juste profité d'une opportunité.
Je l'ai saisie.
-D'une opportunité ? -J'ai pas compris.
-C'est-Ă -dire que...
J'ai mis tout mon fric dans ce camping.
Cosmoland, au départ, ça cartonnait.
Des fadas de la soucoupe venaient de partout.
Ca fait longtemps qu'on n'a pas eu de signes d'OVNI.
Les gens se lassent. -Hein ?
-Je suis sur la paille.
Je dois du fric Ă des types qui sont...
L'autre soir, ils sont venus.
J'ai filé à l'anglaise.
Je suis tombée sur Nelly, avec un vélo
dézingué à cÎté, comme suite à un accident.
J'ai vérifié.
Elle était morte.
Donc j'en ai profité.
-Profité, c'est-à -dire ?
-J'ai poussé le vélo dans le fossé et je l'ai déplacée dans un champ.
-Ah...
-Ah, la vache.
Toi, tu pourrais ĂȘtre
champion olympique de connerie.
T'as fait ça avec ta voiture ?
-J'ai pas de voiture. C'est avec ma golfette.
-Et aprÚs, tu es rentré faire dodo ?
-J'ai passé la nuit à faire un crop circle autour du corps.
Je lui ai aussi fait 3 petites marques, des scoop marks.
Les aliens font ça quand ils enlÚvent quelqu'un.
Pour relancer le camping, quoi. -Bah, oui.
-Faire des cercles parfaits, au cordeau,
tout seul, la nuit, avec mon matos...
BalĂšze.
C'est quoi, ces regards ?
Je vois le jugement.
C'est la crise. On essaie de vivre.
-Bon, tu sais quoi...
Merci. On y retourne demain.
-Ouais.
Et la procédure ?
-J'en ai rien Ă foutre.
La porte claque.
Coup sourd -AĂŻe !
Sonnette
-Elsa.
Bonsoir, ça va ?
-Oui. Josselin m'a parlé des soirées Tupperware.
Je voulais
venir voir.
-Oui, bien sûr, rentre.
-Il est tard.
J'ai de la limonade.
-Oh, c'est sympa.
Pose tes affaires.
-Elle est lĂ , la petite ?
-Elle dort. Tu voulais la voir ?
-Non, du tout.
On va pas la réveiller. -Viens, on est installées là .
Les filles,
y a du renfort.
Voici Elsa.
-BONSOIR. -Installe-toi.
Elle vient du Québec et nous a apporté de la limonade.
Rires
-Non.
-Vas-y,
sers-toi.
-Tu fumes, Anouk ?
-Oui, comme ça, quoi.
Josselin n'est pas au courant.
-NON.
-C'est ça, les réunions Tupperware ?
-Oui. Enfin... Non.
-C'est une excuse
pour que nos mecs nous lĂąchent.
-Alléluia.
-Bois ça. C'est meilleur que de la limonade.
Santé, les filles. -SANTE !
-Tu as trouvé quoi
sur Beyoncé ?
-J'ai filé sa photo à Interpol et ils n'ont rien du tout sur elle.
Il faut ses empreintes.
-A croire qu'elle n'existe pas.
-Soit elle existe pas,
soit elle vient d'ailleurs.
-C'est-Ă -dire ?
-Je sais pas.
Une autre planĂšte...
-BenoĂźt, elle est pas un peu grande pour ĂȘtre un petit homme vert ?
-Sauf s'ils sont 2 à l'intérieur.
L'un sur l'autre.
Ca se peut.
Josselin soupire.
-On va faire les empreintes
avant d'appeler la NASA.
-D'accord.
-C'est pour la NASA ?
-Non.
-C'est quoi, ce post-it ? -C'est rien.
-T'allais appeler la NASA.
Gros soupir
-L'autre soir, ça a duré 5 minutes
5 minutes, les filles !
Et aprĂšs, il ronfle. -OH, NON.
-Ca me manque, les débuts.
On se prenait
dans tous les coins.
Elsa s'étouffe.
Je t'ai choquée, pardon. -Non.
Rires -C'est normal, c'est son collĂšgue.
-VoilĂ . -AH !
-Les Québécois seraient pudiques ?
-Je suis pour briser les tabous
sur la sexualité féminine.
-Quand tu penses que nos mĂšres
se sont battues pour nos droits et résultat ?
On travaille
et on continue à gérer le reste.
-"We can do it."
-Putain de charge mentale, on y revient toujours.
-QUOI ?
-Concept québécois. -AH.
-On nous a vendu le mariage, les enfants, la maison,
le don de soi.
Tu parles.
Non, moi, j'adore mes gamins,
mais si j'avais su, j'aurais fini mes études avant.
-J'aurais voyagé.
-J'aurais pas fait de gosse.
-Je veux que ma fille
fasse ses propres choix, qu'elle soit forte, indépendante.
Elle a ce regard de battante.
Ca, ça me...
Qu'est-ce qu'il y a, ma poule ?
-Non...
C'est juste que
c'est bizarre, en ce moment, avec ma mĂšre.
-OH. -Bah, alors ?
-Les parents font toujours des conneries.
-OUI. -Obligatoire.
Mais je sais qu'elle a fait du mieux qu'elle a pu.
Hein ? Parole de maman.
Bon, on ne reste pas lĂ -dessus,
bourrez-lui la gueule ! -OUI !
Elsa rit.
-Salut, c'était génial. Rentrez bien.
-SALUT, ELSA ! -Jeudi, peut-ĂȘtre ?
Elle rit.
Oh, merde, elle a oublié son foulard.
Musique de suspense
...
Elle marmonne.
... ...
(-Zorin.)
Putain.
...
-Ah !
Tu restes, toi ?
-Non, j'ai rendez-vous.
-Bonne fin de soirée, alors.
-Merci, Anouk. -C'était un plaisir.
Musique mélancolique
... Ah !
...
VoilĂ .
Hm.
-T'as raison.
J'y vais. Ouais.
-J'ai été au lavomatique,
les mecs de Zorin sont prudents, j'ai pas pu remonter le trafic.
Toi, t'as un truc ?
-Chez Anouk, j'ai trouvé un vieux mouchoir
et une facture de resto indien.
-Attends, resto indien...
Musique intrigante
...
Bombay Palace ? -Hm.
-Il s'en est fait rembourser plein.
Pourquoi Le Tellier
y va souvent ? -Surtout dans un indien.
-Pourquoi ?
-Il déteste le curry.
-Comment tu sais ?
-Il m'a déjà dit qu'il n'aimait pas la bouffe indienne.
-Mais s'il y va pas pour grailler, il y va pour quoi ?
-Il y va pour rencontrer quelqu'un.
-ZORIN. -Bien joué,
bien joué.
Me feriez-vous l'honneur
de m'accompagner au resto ?
Ton précieux -Avec immense plaisir.
-Tu as fait le café ? -Oui.
Il grogne.
-Il y avait plus de filtre, j'ai pris un vieux.
-Dans la poubelle ?
-C'est ça, le goût de mayonnaise ?
-Bon. On a quoi ?
-Des fragments de phares de voiture.
Ici,
lĂ et lĂ -bas.
Un peu plus loin, lĂ , des traces de pneu encore fraĂźches.
-BenoĂźt.
Donc, c'est pas un Ovni.
Rire forcé
-Il y a des traces.
-Oui, lĂ , oui.
-Elle a dĂ» se faire percuter.
-Cosmo-gland n'a pas le permis.
Et avec sa "cosmo-mobile", impossible.
Ce fumier dit vrai.
-Sinon, c'est peut-ĂȘtre un dĂ©lit de fuite.
Je lance la recherche pour un véhicule bleu au phare cassé.
-Un chauffard, ici ?
Pour avoir un accident, il faut le vouloir
Ou ĂȘtre Jean Alesi.
Je pense Ă un rĂšglement de comptes.
-On a du courrier. AĂŻe.
-Les gants, c'est pas compliqué.
Musique de suspense
-Hi-8, le caméscope de Nelly.
...
*-Je suis Nelly Munier. Je m'adresse aux médias français
pour vous alerter sur un scandale de santé publique.
Ca fait plus de 30 ans que les laboratoires Batrex
signent des contrats mirobolants avec nos agriculteurs
en promettant récoltes et profits hors normes grùce à leurs engrais.
J'ai fait des recherches.
J'ai découvert que le directeur de Batrex Lyon commanditait
de faux rapports pour vendre des molécules interdites,
comme le DDT.
Ils empoisonnent nos terres, nos animaux, notre eau.
Et ils ont tué mon pÚre.
Et si on n'agit pas, demain, ce sera le tour de vos enfants.
-D'accord, c'était une lanceuse d'alerte.
-Je comprends pas, mais elle en avait des grosses.
-C'est ce que je voulais dire.
*Musique festive
...
-Allez, pousse-moi ça. Tiens, pour se remonter le moral.
A la petite Nelly.
-Son rapport est béton.
AprÚs la mort de son pÚre, elle a étudié
l'utilisation du DDT dans l'agriculture.
Ca pourrit sols et riviĂšres.
-La jeunesse s'inquiĂšte pour rien.
Tout ça pour sauver 3 abeilles ?
-Sans les abeilles, on n'est rien.
-Je m'en fous, je mange pas de miel.
-Si elles disparaissent, il te reste 4 ans Ă vivre.
4 ans, Josselin. Plus d'abeille,
pas de pollinisation, de végétaux, ni d'humains.
Plus de Josselin ! Ce serait con.
-A la petite Nelly et aux abeilles, alors.
-Le pire, c'est que les analyses des malades sont formelles :
cancer du sang.
Le pĂšre de Nelly est mort car il utilisait le DDT.
BientĂŽt JĂ©sus, car il pĂȘche en eau contaminĂ©e.
Et Juliette s'y baignait.
-Donc Batrex, qui fabrique le DDT,
serait responsable d'une épidémie
de cancers ?
Ce que Nelly voulait, c'était faire tomber le labo.
-Elle s'est intéressée au camping pour la concentration de malades.
-Qui avait intĂ©rĂȘt Ă la faire taire ?
-Le directeur de Batrex.
-Bravo.
-Trinquons Ă un nouveau suspect. -Bah, oui.
On n'a pas le temps de boire.
Il faut prévenir Perroni pour qu'il appelle le juge.
-OK. -Ah, oui.
Bien sûr.
Allez, go !
-Bisou, ma Coco, merci.
...
-Je suis en mission.
-Juliette Fernandez, 8 ans, cancer.
Chouette gamine.
Jésus Fernandez, 40 ans, cancer.
Patrick Munier, 61 ans, cancer.
Marina Berlioz, 36 ans,
cancer.
Je continue ?
-Désolé pour ces gens, mais en quoi ça me concerne ?
-C'est votre produit qui les a empoisonnés.
Tout ça pour quoi ?
Pour du fric, c'est ça ?
Vous détruisez tout pour votre petit pécule.
-Ah ouais, Ă ce point ? Vous avez des preuves ?
Musique de tension
...
-Elle en avait.
-Nelly Munier a découvert
que votre pesticide contient 25 % de dichlorodiphényltrichloroéthane.
Ce produit est si dangereux qu'il a été interdit.
-Je suis lĂ pour que votre stagiaire
me récite sa leçon ? -Pardon ?
-Nelly allait vous balancer Ă la presse.
Il fallait la faire taire, c'est pour ça.
-Je ne l'ai jamais vue.
Comment vous faire comprendre ?
Notre entreprise se fiche des policiers de province.
-La vache.
-On a l'argent, les avocats,
des amis haut placés.
-Et alors ?
Tu vas faire quoi ?
-Batrex gagnera
contre votre enquĂȘte.
Bien.
Rien ne me lie Ă la mort de cette fouille-merde.
Vous me libérez, ou je dois déranger mes avocats ?
-Casse-toi.
Ou ça va barder.
-Bonne journée, jeune homme.
La porte claque.
-Je suis sûre qu'il a incendié le hangar pour intimider Nelly.
-Ouais.
C'est son genre. Il faut trouver des preuves.
-On y retourne.
-Super, cool. Prends ma voiture.
Passe devant, on arrive.
On a eu du neuf sur l'affaire Pradel.
-L'affaire Pradel ?
-C'est quoi ?
-Celui qu'on avait perdu de vue.
On avait lancé
un avis de recherche.
-Non. Il se racle la gorge.
-Avec les empreintes. -Ah !
-Sur le verre.
-Ah, cette affaire ! Il faut s'en occuper.
Oui, c'est...
C'est urgent. -Oui.
-Vas-y, je te rejoins quand on a fini.
Viens. -On fait comme ça.
Fais gaffe, la fenĂȘtre ne marche plus.
-Alors ? -Je le savais !
Les empreintes de la Canadienne,
rien chez Interpol, aux RG, nulle part.
-C'est tout ?
-J'ai découvert quelque chose sur notre base de données.
Elle a les empreintes de ta fille.
-Beyoncé, c'est ma fille ?
-C'est écrit là .
Josselin se racle la gorge.
On ne sait pas tout, Josselin. On ne sait pas tout.
-On se connaĂźt depuis quand ?
-Ca fait... Ca fait 8 ans.
-On est amis ? -Euh, ouais.
-Je me souviens quand tu as débarqué ici
avec des histoires farfelues.
Surnaturelles.
Je me moquais de toi.
Ca me faisait marrer.
Et lĂ ...
Pour la premiĂšre fois,
tu me casses les couilles.
C'est trop compliqué de te demander une fois,
une seule putain de fois, de bien travailler ?
Merde !
C'est dur de prendre des empreintes ?
PremiÚre année, tac, tac, tac !
Sors. -Regarde mieux, je te jure.
-Sors ! -Oui.
Je te promets que j'ai fait... -Sors.
Putain.
C'est pas possible.
Quelle journée de merde.
*-De vos enfants.
Musique intrigante
*-Regarde, papa.
On va chasser, tu viens ?
-Oh, putain.
...
Elle renifle.
-Essence.
Acide sulfurique.
Oh, la vache.
Musique angoissante
...
Je sais
qui a mis le feu. Nelly Munier,
avec un cocktail Molotov.
Elle buvait ça dans son camion. Quelqu'un a tout nettoyé.
-J'ai découvert sur sa vidéo la suite d'une autre vidéo.
Elle s'est enregistrĂ©e sur une bande oĂč elle a filmĂ©
un pick-up de couleur bleue
conduit par, je te le donne en mille...
son frĂšre.
-Ce soir-là , elle m'a bassiné avec les pesticides.
J'entends encore sa voix qui me supplie
de casser le contrat avec Batrex.
Pour elle, c'était urgent qu'on parte d'ici.
-Elle ne voulait pas que vous tombiez malades.
-Vous ne l'avez pas crue ? -Non.
Nelly Ă©tait une tĂȘte de mule.
Elle ne lĂąchait jamais.
Moi, je ne peux pas croire ces arguments.
Cette ferme, c'est ma vie. On se nourrit grĂące Ă ces terres.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Vous vous ĂȘtes disputĂ©s ? Fort ?
-Elle a pété un cùble.
Elle n'a rien trouvé de mieux que de brûler mes pesticides.
C'est des années de travail, à trimer.
Elle arrive avec ses idéaux et me ruine ?
Elle sait ce qu'elle fait.
-Ca vous a rendu dingue.
-Je n'ai pas d'assurance.
J'ai des dettes.
Quand je l'ai vue partir à vélo...
J'ai dégoupillé.
Je suis allé dans le garage, j'ai pris la voiture de mon pÚre,
je l'ai suivie.
J'ai dû accélérer. Je sais pas, c'est flou.
Il y a eu un choc.
Quand je me suis approché, j'ai vu...
Elle était morte.
-Vous savez ce qui va vous arriver ?
-Je vais ĂȘtre bientĂŽt papa.
Je serai absent.
-Ouais.
Il sanglote.
*Musique festive
-Je comprends pas que tu sois satisfait.
-Quoi ? Les aveux sont clairs.
EnquĂȘte bouclĂ©e.
-C'est pas le seul coupable.
-De quoi tu parles ?
Il chantonne.
-Pourquoi tu danses ? Il rit.
-J'arrĂȘte de te faire marcher.
J'ai une surprise.
J'aime pas les journaleux,
mais j'en connais deux ou trois.
"Le PDG de Batrex mis en cause. EnquĂȘte ouverte."
Je t'en foutrais, des "flics de province".
-OK ! -Ouais !
Ca se fĂȘte. Coco !
Une tournée de houblon au DDT !
Tu sais quoi ?
Je t'invite Ă la maison ce soir. -Non.
J'ai un rencart.
-Toi, un rencart ? -Ouais, moi, un rencart.
-Avec ta frange ? Un rencart avec qui ?
On frappe Ă la vitre.
Nadir ?
Ouah.
Je sais pas, mais,
quitte à mélanger pro et perso, Benoßt c'est plus...
C'est une belle proposition. -Tu sais quoi, Josselin ?
Je fais ce que je veux de mon cul. -Eh bah.
Si t'étais ma fille...
Allez, bisous. -C'est ça, ouais.
-Ca va ?
-Jo.
Jo.
J'ai les oreilles qui traĂźnent.
La police des polices t'a dans le viseur.
-Quoi ? -Ouais.
Il y a une taupe chez vous.
-Et tu sais qui c'est ?
-Non, mais fais gaffe Ă toi, mon Jojo.
-OK.
Merci, Coco.
La poucave de Québécoise.
Saleté.
-Bonsoir. -BONSOIR.
-Bienvenue.
-Merci. On est deux.
-Vous avez réservé ? -NON.
-Navré, on est complet.
-Dommage, on venait de la part de Josselin.
-Le Tellier.
-Vous ĂȘtes des amis de Jojo ?
-Oui. -Je vais vous trouver une place.
-Il vient souvent manger ici ?
-Oui, sa femme adore notre poulet.
On ne les a pas vus depuis un moment.
La derniĂšre fois, il y avait de l'eau dans le gaz.
-Ils se sont disputés ?
-Oui. Elle ne l'a pas loupé.
Je ne suis pas étonné, une femme comme ça,
faut pas la chercher.
-Sa femme ?
-Oui, une belle blonde, grande, sexy, un peu rock.
Leur façon de s'embrasser, c'est sa femme.
Elle s'appelle comment ?
-Elle s'appelle Coco.
-Oui, c'est ça, Coco.
Sous-titrage EVA France ST'501
...
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