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...
Musique intrigante
...
Clochette
...
-Je peux t'aider, petit gars ?
Oh...
Enfin... ma toute belle.
Je vois pas souvent de jolis petits lots
comme toi.
Alors...
-Je veux me renseigner
sur cette montre.
Il renifle.
-TrĂšs joli choix.
C'est 4 000.
Et pour toi, ma beauté...
Si tu veux faire un tour derriĂšre, ĂȘtre gentille,
je peux envisager de baisser le prix.
Grésillements
AĂŻe ! C'est quoi,
ce merdier ?
Tic-tac de la montre
Nom de Dieu...
Clochette
*-Dans certaines villes, le thermomĂštre
a atteint moins 30 degrés.
-Coco.
-Que se passe-t-il ?
-Y a eu un truc bizarre.
-Quoi ?
-La montre, elle s'est mise Ă chauffer, chauffer, chauffer...
Puis plus rien.
Les lumiÚres clignotaient, ça bougeait partout.
Mon retour en 94, la mort de mon pÚre, c'est lié.
C'est cette montre, la clé de l'histoire.
...
Cloches
-Mon tiroir était ouvert. -Elle est venue fouiller chez toi ?
-Ouais. -Oh, le culot !
-Je sais pas ce qu'elle cherche,
mais elle n'est pas celle qu'elle dit qu'elle est.
-Je voulais te parler d'un truc. -Hm ?
-Tu te rappelles quand on a téléphoné au Canada ?
Je crois que j'ai pas tout compris.
-Tu m'as dit que "yes", ça voulait dire "oui".
Elle est de la police de Montréal. -Elle a utilisé
plein de verbes irréguliers. J'ai pas tout saisi. Désolé.
-Super.
-Attends ! J'ai une autre idée. -Non merci.
-J'ai pensé à quelque chose.
Tu te rappelles ton ancien coéquipier ?
-Qui ça, Dédé ? -Ouais, Dédé.
Il avait pas des liens avec le Québec ? Un oncle ou un frÚre ?
-Si t'as raison, son beau-frÚre est stup au Québec.
On va se la faire, cette Caribou en carton.
Bonjour.
-Bonjour, chef. Désolé, vous pouvez pas passer comme ça.
Pas sans tout l'attirail. -Je viens pas faire la vaisselle.
Rires
-C'est pas moi, c'est...
-Non, mais je rĂȘve.
-Prenez les gants.
-Vu la rigidité,
la lividité...
-Hm, hm...
-T'es lĂ .
Au vu de la rigidité et de la lividité cadavérique,
elle a dĂ» passer
14 Ă 16 heures dans l'eau.
Elle a dĂ» ĂȘtre tuĂ©e entre 18h et 20h30.
-Elle doit avoir les doigts fripés.
Quand je reste longtemps au bain, ça me fait des stries...
toutes molles.
-BenoĂźt.
-Je vais aller inspecter... un peu plus loin.
-On a trouvé des résidus sous ses ongles.
Je pense qu'elle s'est agrippée
à son agresseur. On va faire des prélÚvements.
-Tu fous quoi, lĂ ?
-Je travaille. Pourquoi ?
-Que fais-tu sur ma scĂšne de crime, sans moi,
avant moi, Ă distribuer tes conneries de charcutiĂšre
à mon équipe ?
-Je suis la procédure, Josselin.
C'est utile quand on veut arrĂȘter des meurtriers.
Tu veux arrĂȘter des meurtriers ? -Ouais, la procĂ©dure...
Ouais...
Qu'est-ce que tu disais ?
Morte entre 18 et 20h30 ?
-Oui. -Par ici, y a pas grand-chose.
Pas de témoin,
j'imagine ?
On sait qui c'est ? -On a trouvé ça.
C'est peut-ĂȘtre Ă elle.
-Elle s'appelle comment, la dame ?
-Merde, on voit rien.
Faudrait faire plastifier vos papiers. Là , compliqué...
-Excuse-nous de pas ĂȘtre aussi dĂ©veloppĂ©s qu'au Canada,
Mme la Canadienne.
-VoilĂ . Sa bagnole doit ĂȘtre garĂ©e pas loin.
On va la chercher ?
-On commence par ce parking.
Y a plus qu'à toutes les essayer. -Pas forcément.
T'as les clés ?
Ca, c'est une clé de Renault Safrane Baccara.
Elle est lĂ .
Il siffle d'admiration.
-Ca, c'est mon champion. -Toujours eu un faible pour...
les belles carrosseries.
-Relou...
Raclement de gorge
-Alors, qui était-elle ?
Elle avait un mĂŽme, fan de foot et de tennis,
et de The Rebelum.
Un groupe qui a pas l'air de chanter de l'opérette.
-Ah, ah, ah ! Oh, la vache !
-Elle nous dit quoi, de l'intérieur ?
-Le modĂšle Baccara,
moteur V6, climatisation régulée,
ABS, intérieur cuir,
finitions en noyer et lecteur cassette.
-Elle était plutÎt bourge et plutÎt coquette.
-Une voiture comme ça, ça coûte un max.
Vous avez remarqué ? Insonorisation. On n'entend rien du tout.
-Si, on n'entend que toi.
Dis, le champion
du tuning,
tu pourrais relever la plaque et trouver qui est la victime ?
-Bah.
-Si, vas-y.
C'est marrant, ça.
Dans son plan, une liste d'avocats,
que des avocats aux affaires familiales.
-Peut-ĂȘtre qu'elle allait divorcer. -Un divorce,
ça coûte bonbec, donc c'est son mari qui l'a tuée.
Allez, fin de l'enquĂȘte. On va se faire une blanquette.
Musique gaie
...
On le trouve, le proprio
de cette bagnole,
qu'on passe à autre chose ? -On l'a déjà .
Le véhicule est enregistré au nom de Richard Marchand.
Le mari
de Catherine Marchand.
-La victime ? -Exact.
-J'ai les relevés
de banque et des appels.
-C'est cool, ça.
-SaĂŻdi bravo. Pour une fois qu'il bosse.
Tiens, au lieu de te coiffer
comme une gonzesse, contacte tous ces baveux,
y en a un qui connaĂźt la victime. -OK.
-L'INPS, ça donne quoi ?
-Tu comprends quand elle parle ?
-Rien. J'ai entendu...
Il baragouine.
J'ai pas compris. Rires
Il baragouine.
Rires
Vas-y. Il baragouine.
Je la vois ! Je la vois !
-Quand vous comprenez pas un truc,
vous faites une blague niveau CM1.
Il baragouine.
Rires -L'INPS, pour nous,
ça veut pas dire grand-chose.
-Les enfants, je vous explique.
L'INPS,
c'est l'Institut national de police scientifique.
Vous pouvez aller jouer maintenant.
-Ah... ah, ouais, mais non.
Non, parce qu'ici, chez les Gaulois,
on dit pas l'IPS.
Chez nous, on dit l'IJ.
Identité judiciaire. Voilà , Mme Caribou.
-On n'a pas tous
des gros moyens.
Chez nous l'IJ, c'est une seule gonzesse, Monique.
Et aujourd'hui, elle fait
des gĂąteaux. -C'est mercredi.
Mercredi, c'est cake aux fruits
-CAKE AUX FRUITS C'EST CAKE AUX FRUITS
-J'ai l'adresse des Marchand.
-Super.
C'est bien. Bravo.
-"Sorry" pour le cake aux fruits. On y va ?
-Tu pouvais pas attendre ? T'aimes pas les cakes aux fruits ?
C'est vrai, quoi... Respecte !
C'est mercredi, quoi !
-MERCREDI, C'EST CAKE AUX FRUITS
-Mercredi -C'est cake aux fruits
-Merde...
Tic-tac
...
Ne vous formalisez pas,
M. Marchand, on va vous poser quelques questions d'usage.
Quand avez-vous vu
votre femme pour la derniĂšre fois ? -Ma Cathy...
Je sais pas.
Je dirais hier, juste avant mon départ pour l'hÎpital.
Je suis chirurgien Ă la Sauvegarde.
-A quelle heure ?
-A 8h. -Quand vous ĂȘtes rentrĂ©
et qu'elle Ă©tait pas lĂ , vous vous ĂȘtes pas inquiĂ©tĂ© ?
-Non. Enfin si, évidemment...
Pourquoi ces questions ?
-Vous Ă©tiez oĂč hier soir ?
-J'ai bu un ou deux verres chez un ami, Emile.
Je suis resté dormir chez lui. -Ah bon ?
Ca arrive souvent ?
-Non, ça m'arrive pas souvent.
-Vous nous fournirez ses coordonnées.
-Bien sûr.
-Comment allait votre couple ?
-Pardon ?
-Votre couple...
-Attendez...
Vous pensez que je l'ai tuée ?
Vous m'accusez ici, devant mon fils ?
Quelle honte ! -Personne ne vous accuse.
Ce sont des questions d'usage.
Donc ?
-On traversait une période dure. Mais on s'en serait sortis.
C'était pas son genre
de partir.
-"Son genre" ?
-Chez nous, les liens du mariage sont sacrés.
On divorce pas comme ça.
-Si elle était malheureuse ?
-Peu importe. Le mariage, c'est le mariage.
Ca suffit, maintenant.
Si vous aviez quoi que ce soit de concret, vous auriez un mandat.
Je ne vous raccompagne pas. Vous connaissez la sortie.
-Bien. Si vous le prenez comme ça.
Au revoir. -Au revoir.
Il avait pas l'air dévasté.
-Sale type. Je lui aurais bien collé ma main dans la gueule.
Etre infect avec sa femme et pas supporter le divorce.
Résultat, il la zigouille.
-Je suis d'accord.
En revanche, j'ai regardé ses avant-bras.
Y a pas de griffures
et je suis sûre qu'elle s'est agrippée à son meurtrier.
Il démarre.
Tu fais quoi ? -Bah, je recule.
...
*Goldman et Jones : "Je te donne"
*-Je te donne ce que j'ai Ce que je vaux
Il sifflote l'air.
Elle fait de mĂȘme.
...
-Tu connais ça ? C'est arrivé au Québec ?
Rire
-On n'écoute pas que le chant du castor au fond des bois.
-Je croyais que vous aviez que ça
et Céline Dion. -Non.
Mon pĂšre adore Goldman.
-Bien. -Il ne jure
que par lui, par Johnny
et par Sardou. -Comme moi !
-Non ? -Ouais.
HĂ©...
Il est bien, ton pĂšre.
Il rit. -Ca se discute, ça.
Il chante en yaourt.
-Je te donne mes notes Je te donne ma voix
...
Ce que j'imagine Et ce que je vois
...
Les raisons qui me poussent
Et ce stupide espoir
...
-UNE EPAULE FRAGILE
ET FORTE A LA FOIS
JE TE DONNE
OUH, JE TE DONNE
TOUT CE QUE JE VAUX CE QUE JE SUIS
MES DONS, MES DEFAUTS
MES PLUS BELLES CHANCES MES DIFFERENCES
-Dis donc, Josselin, t'as un joli brin de voix.
-Dis, arrĂȘte ça tout de suite.
Ce qui se passe dans la voiture reste dans la voiture.
Ouais...
Céline Dion... Elle rit.
-Grosses factures du téléphone rose...
-Josselin, j'ai un truc ! -Sérieux ?
-La vache !
-Quoi ?
-Ah... La France et ses grandes inventions.
-C'est-Ă -dire ?
-Cette facture de téléphone,
tu vois ce montant exorbitant ? -Hm ?
-Ca veut dire que quelqu'un use et abuse du Minitel.
Et vu la somme, c'est pas...
les pages jaunes.
C'est le Minitel rose. Messagerie.
-Genre 3615 Ulla ?
-Exact, je connais trĂšs bien ce genre de services,
c'est bien une messagerie rose.
Enfin, je connais. J'en ai entendu parler...
pour les besoins de l'enquĂȘte pour le...
T'as dit quelque chose ? -Non, rien.
-Je sais plus ce que je disais. -Comment s'appelle
cette messagerie ?
-Laissez-moi 1 heure ou 2, je trouverai.
-Super. On va manger un morceau ?
-D'accord, OK.
-Vous deux ? -Oui.
-Pour quoi faire ?
Musique cocasse
-Et bossez bien !
...
-Bonjour !
Oh... -Ma... nouk.
-Bonjour. -Bonjour.
-Toi, ici ?
-J'ai déposé la petite à la danse,
et j'ai fait Ă Josselin son sandwich
Ă la langue de boeuf.
Pardon.
-Anouk, on va déjeuner chez Coco. Ca te dit de venir ?
-Euh... je...
-Ouais, ouais, avec plaisir.
-Bon, d'accord. Je me dĂ©pĂȘche et j'arrive.
-Cool !
-Ouais, cool.
-Tu viens ? -Bon, tant pis.
-Il me regarde
avec des yeux ronds et il me dit :
"Il fallait le décongeler avant ?"
Quand les hommes ont pas envie de faire un truc,
ils se font plus bĂȘtes qu'ils ne sont.
-C'est pas pour ça qu'on est condamnées
à gérer cuisine et repassage.
-Du coup, vous faites quoi ? -On tricote, évidemment.
Rires
Ca te dirait pas
de travailler ? Ton mari serait obligé de suivre.
-Oui, mais j'ai pas fait de grandes études, moi...
-T'es hyper forte en calcul. Tu tenais la caisse à l'épicerie
de papi. -Oui, c'est vrai.
Comment tu sais ça ?
-Josselin a dĂ» le dire.
-Ah, il parle de moi ?
-Evidemment, il parle de toi.
Et des études ? Tu pourrais reprendre des études.
-Hm...
Accent américain -Oh là là !
Josselin Le Tellier est sorti
de son terrier pour aller dévorer les Chicago Bulls !
Il shoote...
-Le Tellier ? Ca avance l'affaire du pont ou pas ?
-Dupont ?
-Du pont !
-Ah, oui, on est dessus !
On n'arrĂȘte pas, on n'a mĂȘme pas mangĂ©.
On est lĂ , au bureau.
Je parierais bien sur le mari.
-Des preuves ?
-Non, j'ai mon flair.
-C'est bon pour les chiens, on n'est pas aux douanes.
Je veux du concret.
-C'est ce qu'on fait, d'accord.
Il chantonne.
...
C'est l'heure du lancer franc de la victoire pour Le Tellier !
Il shoote ! Badaboum !
Et c'est une victoire de l'ASVEL !
-Merci, Ă plus tard.
J'ai eu les PTT, tu devineras jamais quelle messagerie il utilisait.
-Non ? Tes meilleurs potes ?
-Non.
C'est pas mes potes. -Alors eux...
J'adore les faire chier. A tout Ă l'heure.
-Avec Josselin, on a une passion
commune. -Ah ?
C'est quoi ? -L'amour des belles montres.
-C'est dingue, c'est la mĂȘme.
Il se l'est fait voler, non ?
-Merde ! Elle coûtait une blinde en plus, non ?
C'est bizarre un flic qui se fait voler un truc.
-Bizarre ?
-Ah, chéri.
Tu veux un café ?
-Non, pas le temps. Que fais-tu avec ces 2 clampins ?
-On parlait de ta capacité à cuisiner...
des surgelés. Rires
-On a du nouveau,
sauf si tu préfÚres
parler hachis parmentier.
-J'y vais.
-Je comprends.
Le joli brigadier va me tenir compagnie, hein ?
-Ah non. Lui aussi, il a du travail.
-Bon, bah... Je vais y aller aussi.
-Bien sûr.
-Tu me le mets sur ma note ? -Ca marche.
-A ce soir. -A ce soir !
-Bisous !
-Je sais pourquoi Josselin est toujours ici.
Parce que c'est délicieux.
-Ah oui. Rire
Merci, ça me fait plaisir que ça vous plaise.
Tintement des assiettes Oh...
...
Rires des étudiants
-On fout quoi, dans une fac ?
-Qu'est-ce que tu crois ?
Que les 3615, c'est dans des beaux bureaux
avec des journaleux en costards ?
Tu vas pas ĂȘtre déçue, alors.
Je vais te présenter Frédo, le 3615 Magali.
-OK.
-C'est lĂ .
Il toque.
-Bonjour.
-Oh, non. -Ah, si. Mon petit Frédo !
-Tu veux quoi ? -Je te présente Caribou.
Frédo, Caribou.
Et le 3615 Magali qui profite du journal des étudiants
pour ses magouilles.
Dis donc, vous avez fait de la tisane ou quoi ?
Ca sent l'eucalyptus, ici.
-C'est pas la procédure. -La procédure,
tu crois qu'il l'a respectée, lui ?
Tu sais ce qu'il a fait, ce salopard de Frédo ?
Il a menacé de balancer Benoßt, notre Benoßt, à Perroni.
Pourquoi ? Pour faire sauter ses contraventions et celles
de ces merdeux.
Ce crétin de Benoßt
se connectait tous les soirs au 3615 Magali
sur le Minitel de la PJ.
-Ca suffit.
-Y a une odeur bizarre...
Oh, bah...
Oh non, c'est quoi ? Mais c'est pas vrai !
Mais c'est de la drogue ?
-Tu le fais chanter ? -A chaque fois !
-Explique-nous. -Ecoute.
Je veux bien passer l'éponge si tu me rancardes sur un de tes clients.
OK ? Voilà le numéro.
-LĂąche-le. -Je le lĂąche.
-LĂąche-le.
-Regarde, je le lĂąche ! Je le lĂąche !
Regarde-moi ces tĂȘtes de cul qui jouent aux Miss France.
Ca vous excite de vous faire passer
pour des pétasses pour plumer les gros dégueulasses ?
-La derniĂšre connexion date d'hier. -Tu vois.
-En plus, y a un pseudo.
-Cathy54.
Catherine Marchand.
-Née en 1954.
-C'est pas le mari qui se connectait, c'est elle.
-Pas si catho, la Cathy.
Merci, Frédo.
-Je suis désolée.
-Salut, les tĂȘtes de cul.
-Au revoir.
-T'es vilain.
-T'es pas possible.
Catherine Marchand rencontre un homme via 3615 Magali,
son mari le découvre, il la tue, c'est basique.
-Ou plutÎt, elle dit pas à son coquin qu'elle est mariée,
il le prend mal, il la tue.
Dans les 2 cas,
c'est un crime passionnel. -Non, un féminicide.
-Quoi ? -Quand une femme est tuée
parce qu'elle est femme, "crime passionnel",
ça rajoute une notion positive, genre "Ouh, c'est la passion !"
Non, un meurtre, c'est un meurtre. -Merci pour l'explication,
Mme la "professeuse".
Qu'est-ce que tu fais lĂ ? Oh ! -Ca, je te l'explique aussi ?
Hop lĂ .
-C'était ma derniÚre.
-C'est ballot !
-N'empĂȘche, c'est pas jojo ces rencontres sur Minitel.
-Pourquoi ? -Je sais pas, mais...
"Homme, la quarantaine, cherche femme chaude
pour faire crac-crac", c'est pas romantique.
Quand on s'est rencontrés avec Anouk,
sur cette petite terrasse d'un café sur les quais de SaÎne,
ça, c'était joli.
Le soleil qui brillait dans ses cheveux, sa robe Ă fleurs,
ses doigts qui trituraient un morceau de sucre.
J'ai su que c'était elle.
Je m'en souviendrai toute ma vie.
-Les rencontres en ligne, ça peut ĂȘtre romantique aussi.
Ca permet Ă 2 personnes au bout du monde de se rencontrer,
Ă 2 voisins qui se calculent pas de se parler.
C'est cool. -Ouais, super cool.
-Pour Catherine Marchand, c'Ă©tait peut-ĂȘtre son seul moyen
de s'échapper de sa vie étriquée de femme au foyer.
-Pourquoi une vie de femme au foyer devrait ĂȘtre Ă©triquĂ©e ?
Anouk elle est contente Ă la maison.
-Ca doit ĂȘtre fun de ramasser tes chaussettes sales
et tes caleçons. -Slips.
Je mets des slips, OK ?
Et Anouk, elle se plaint jamais, hein ?
Sauf quand elle a ses cragnottes, mais lĂ , c'est pas de sa faute.
-Elle se plaint peut-ĂȘtre en silence,
car t'es un blaireau
de macho ?
-Ah ben ouais, j'y avais pas pensé, ça.
Ca doit ĂȘtre ça.
Je vais me coucher moins con ce soir, merci.
-Je t'en prie.
Il ferme.
-Allez ! -Josselin ?
Ouvre. ArrĂȘte. -Allez, ouais !
Je t'entends pas !
-Ouvre !
Je le pensais pas ! -J'entends pas !
-Sauf pour blaireau macho !
Vrombissements Ouvre, on est Ă dache !
Josselin !
Ah !
Ah, putain !
Changez-moi de pÚre, par pitié !
-C'est bien notre victime qui discutait sur le Minitel ?
-Oui.
-Je le savais ! Y en a, c'est des vraies nanas.
Des vraies !
-Et sur le mari ?
Il a bien passé la nuit chez son copain ?
-On n'a rien.
L'ami de Marchand est parti pour Singapour.
J'ai laissé un message
Ă l'hĂŽtel. -OK.
-Catherine Marchand a pris rendez-vous avec un avocat,
mais... -Elle a été tuée.
Vous ĂȘtes allĂ©s voir
vers le pont ? -Tout était fermé sauf un concert.
-Josselin !
-Quoi, encore ?
-Tu m'as laissée à perpÚte ! -Tu nous interromps, on bosse !
T'as voulu rentrer
Ă pied pour te calmer.
-Je suis calme ! -Ca se voit !
-Le Tellier !
Au nom de l'amitié franco-canadienne...
-Quoi ?
Copine. Allez ! Focus !
Il reste le Minitel.
Il faut savoir avec qui elle discutait sur 3615 Magali.
Ca nous permettrait de résoudre ce féminicide.
Hm ? BenoĂźt... -Quoi ?
-Fais parler ton expertise en matiĂšre de messagerie rose.
-Moi ? -Oui.
-J'ai quelques facilités... -T'es trop modeste.
-Je pourrais pas. -Pourquoi ?
-3615 Magali, y a des milliers d'utilisateurs,
je saurai jamais avec qui elle discutait.
-T'es sûr ?
-Il faudrait au moins savoir l'heure de ses rendez-vous coquins.
-Dans son agenda,
tous les 2-3 jours, Catherine a marqué :
"S.K.-Mag", j'ai pensé
que c'était un abonnement à un magazine...
-"Mag" pour Magali. Et "SK"... -Les initiales de son rencard.
On a compris ! On sait bosser en France aussi.
-Elle avait rendez-vous demain Ă midi.
-OK, demain Ă midi, on se connecte.
Si le gars vient pas, ça veut dire qu'il sait qu'elle est morte.
Donc, c'est notre suspect. S'il vient, ça fait un super témoin.
-Dans les 2 cas, trouvez-le. D'accord ?
Allez, bonne soirée, à demain.
-Trouve-moi dans l'entourage de la victime
tout ce qui peut ressembler Ă S.K... -Salut, copine.
-C'est quoi, ton problĂšme avec moi ? -Aucun.
-ArrĂȘte de faire le con. Parle-moi, parle !
-OK, tu veux qu'on parle ?
On va parler, alors.
J'en ai ras le bol de toi et de tes maniĂšres, OK ?
De la procédure par-ci, par-là ,
range tes slips et mets ton bonnet de bain, éteins ta clope.
Oh ! Ca va ? J'ai l'impression d'enquĂȘter avec ma mĂšre !
-Je fais ça pour toi.
A force de faire n'importe quoi,
il va t'arriver des bricoles ! -Quoi ? Je suis chez moi ici.
Tu comprends, ça ? Mes rÚgles, mes méthodes.
OK, je dis pas. En tant que flic, t'es fortiche.
Pas de problĂšme.
Mais...
t'es chiante, putain ! Ca vient de ton pĂšre ou de ta mĂšre ?
-De mon pĂšre.
-Tu le remercieras de ma part ! Et y a un truc qui me plaĂźt pas.
Tu me caches quelque chose.
Je le sais.
Je le sens.
Soit tu craches ta Valda, soit tu prends
tes pancakes et tu rentres au pays
des grizzlis. -Waouh...
T'as toujours les mots justes.
T'as fini ?
-Presque. Tu vois, il est 18h. Et la procédure, à 18h,
c'est apéro chez Coco.
Alors, ciao.
Musique intrigante
...
Sonnette
Il crie.
-Oh, c'est quoi, ça ?
-C'est pas Ă moi !
-On verra ce qu'en pensent les Stups.
-Mais tu veux quoi ?
-Pourquoi il a déposé sa montre ? Le Tellier devait du pognon ?
L'homme gémit.
Tic-tac
Il se passe quoi ?
Cris
-C'est quoi, ce bordel ?
-Oh... oh...
Dis donc...
-Mais t'es qui ?
-Ecoute-moi bien.
Tu vas oublier toute cette histoire, oublier Le Tellier, mĂȘme ton nom !
Ou je te fais exploser,
comme cette montre. Pigé ? -Oui.
-J'ai pas entendu. -C'est compris.
Oui...
Clochette
...
-Explosée ?
-Ouais. Explosée.
*Musique rock
Dans "Les Visiteurs", ils ont raison,
Deux objets peuvent pas cohabiter Ă la mĂȘme Ă©poque.
Quel rapport avec la mort de mon pĂšre ?
Cette histoire, elle est hallucinante.
J'ai le cerveau frit.
-T'inquiĂšte pas, il va refroidir et tu vas y arriver.
-Y a rien qui avance.
Je voudrais enquĂȘter sur les Russes.
-Fais-le.
-Faudrait fouiller les archives de la PJ.
(Y a toujours un flic devant, mĂȘme la nuit.)
-(Je vois.)
(Il te faut une diversion.)
(A l'ancienne. Et pour ça, je peux t'aider.)
-Quel genre de diversion ?
-(Laisse faire les pros.)
-J'ai pas compris.
Clochette
-Je reviens.
-T'es vexé ? -Non, je reviens.
Ben, alors, sirop d'érable ? Tu sirotes toute seule ?
T'es Miss casse-bonbons.
On bosse pas souvent avec des gonzesses,
alors, forcément...
D'habitude...
les femmes, c'est pas comme ça. -Ah oui ? C'est comment ?
-Bah, c'est... C'est pas comme ça.
-Faut qu'on apprenne Ă se connaĂźtre, Ă s'apprivoiser.
-A se respecter.
-On boit le calumet
de la paix ?
-On le boit. -Ugh.
Hé, les gars ! Tournée générale !
Acclamations
Et c'est Beyoncé qui régale !
Bienvenue Ă la PJ.
-BEYONCE ! BEYONCE !
BEYONCE ! BEYONCE ! BEYONCE !
-Coco, qu'est-ce qu'il y a ?
-Ah...
Soupir
J'étais dans le métro,
et lĂ , y a un grand gars qui me bouscule,
mon foulard tombe,
alors, je pose mon sac pour le ramasser,
donc je le ramasse comme ça,
et quand je me relĂšve,
le sac a disparu, envolé !
-Ah. -Y avait mes papiers, mes photos,
mon rouge Ă lĂšvres...
Et j'ai filé mon collant !
Et j'adore ce collant.
...
Et lĂ aussi,
je sens de l'air ici. -OĂč ça ?
-C'est pas filé là ? -Oui, un peu là .
-C'est quoi, ce boxon ? Vous vous rincez l'oeil ?
C'est pas la quenelle en folie, ici.
Allez, au boulot !
Qu'y a-t-il, Coco ? -On m'a volé mon sac.
-Ah bon ? -J'ai filé mon collant.
-Pauvre chérie. Benoßt. -Oui.
-Prends sa déposition, j'arrive.
Je bois un café.
-Oui.
-Salut, Québec libre.
T'as l'air bizarre.
Ca va ? J'ai raté un truc ?
-Patron, pas de nouvelles de l'alibi de Marchand
et aucun S.K. dans le Rolodex.
-OK. -Qu'est-ce qu'on fait ?
-On attend le rendez-vous Minitel de midi. On n'a que ça.
-OK.
Je t'ai mis sans sucre. Ca va ? -Nickel, merci.
-Je t'en prie.
-Moi aussi, sans sucre.
Il est pas bon...
Il est pas bon, ton café.
...
-Alors ?
-J'ai pris tous les dossiers avec des noms qui sonnaient russes.
-OK. On fait quoi ? -On part Ă la pĂȘche.
Celui qui a appelé mon pÚre le soir de sa mort
est dans ces dossiers.
-Je me change, je me fais un kawa et je viens t'aider, d'accord ?
-OK. Coco ?
-Oui.
-T'as été super.
-J'en ai pas fait trop ?
-Non, non, non, c'était... subtil.
Comme il fallait. -OK.
Rire
-Merci. -Tu trouves quelque chose ?
-J'ai le dossier d'un mec qui s'appelle Pavel Zorin...
Il cumule.
Armes, drogues, meurtres, un vrai méchant.
Dans tous ses procĂšs verbaux,
pas de déposition de témoins. Devine qui l'a interrogé.
-Ton pĂšre ?
-Hm.
...
Elle soupire.
Quoi ? Ca veut dire que Josselin est un ripou ?
...
Ah, la vache.
Il souffle.
-T'es un champion ? -Ouais.
-T'es un champion ? -Oui.
Je vais tout donner.
Perroni paie que 15 min de conversation.
Ca va ĂȘtre dur. -T'as besoin de quelque chose ?
-Un petit café. -Café.
BeyoncĂ©, peut-ĂȘtre...
Non. Pas besoin de café. Allez. -OK.
OK. 15 minutes...
-C'est parti, mon coco.
Allez.
-"VPU".
-"VPU" ?
-Ca veut dire "veut parler urgemment".
-C'est technique. -Oui.
Les gens se rendent pas compte, mais c'est tout un art.
-MDR.
-Hein ?
-C'est un peu comme "LOL".
-Reste concentré !
-"J'ai envie de te voir."
VoilĂ .
-On fait quoi ? -"VoilĂ " ?
-Bah, on attend. -Quoi ?
-Qu'il nous réponde. -Tout ça pour ça ?
Il souffle.
...
-Toujours rien ? -Non.
-Y a pas l'historique
des messages ? -Non, les gens sont pas idiots.
-Si on peut te retrouver quand tu discutes cul, quel intĂ©rĂȘt ?
-Question de génération.
-Jackpot. -Quoi ?
-On a une réponse. -Dis.
-Un certain Skipper94. -S.K., c'est lui. Vas-y.
-OK. -Donne tout.
Tout.
-Il reste 3 minutes. -C'est quoi, "CHB" ?
-Comme "BZC",
"chaud bouillant". -"BZC" ?
-"Boum zoom choum". Ca suffit !
-Vite. -Il reste peu de temps.
-Je sais.
-Allez.
5, 4...
3, 2... Sonnerie
1... -Ah !
C'est bon ! Rire
-Quoi ? -On l'a !
C'est qui, le champion ?
Ah, ah !
On l'a ! -On l'a quoi, BenoĂźt ?
-T'as pas vu ?
Non ?
T'as de la neige dans les yeux ?
T'as vu ? -Non. Quoi ?
-On a rendez-vous demain matin Ă 10h.
-Mais oui ! -Oui.
Rires -C'est mon champion, ça !
-Alors ! Rires
Bip bip !
Ah... -Qu'est-ce que t'as,
Ă te tortiller ?
-Envie de faire pipi.
-Vas-y, mon grand.
-J'y vais.
-Super. On va fĂȘter ça ? Je t'invite Ă dĂźner.
-Non, non... Je vais pas m'incruster.
-Non, tu déranges pas. La petite sera couchée, viens.
Mange pas dans ton coin. Viens. -OK.
-Allez.
-Ca te dérange pas ?
-Penses-tu !
-La petite dort déjà et Hugo sortira pas de sa chambre.
-Non, ça la dérange pas.
Au contraire mĂȘme, ça l'occupe.
Elle s'ennuie, la pauvre.
Hein, collĂšgue ? -Pas d'embrouille.
Une soirée babysitting
en regardant le JT, j'en rĂȘvais. -Prends-toi une pizza.
Le numéro
est sur le frigo.
Elles sont pas top,
mais y a que ça dans le coin. -Amusez-vous bien.
-Merci. -Salut.
Gros bisous.
Mangiare !
*-Notre envoyé spécial...
Musique romantique
...
-Buona sera, signora Le Tellier.
-Buona sera.
-"Benvenuto" chez Gino... Et sa farandole de pasta.
Rires
T'es contente ? -Bah oui.
C'est mon restaurant préféré. -Ce soir, t'as pas à cuisiner.
Je t'ai entendue, 2 fois cette semaine :
"J'en ai marre
de faire la cuisine..." VoilĂ .
-Si tu veux m'éviter cette corvée, tu peux cuisiner de temps en temps.
-Tu seras pas déçue.
Avec mes surgelés, tu vas manger froid et t'auras mal aux dents.
Il rit. -Ravie que ça te fasse rire.
-Mais non.
Le prends pas comme ça.
Tu cuisines si bien, pourquoi je le ferais ?
-Je dis ça comme ça, comme je dirais : "Tiens,
ce serait une chouette idée que je reprenne mes études."
-Reprendre tes études ? Mais pour quoi faire ?
-Car je peux faire autre chose que de laver tes chaussettes sales.
-La Canadienne t'a mis ça dans la tĂȘte ?
-Quoi ? -Va falloir
qu'elle arrĂȘte de fouiner.
-Bon appétit.
-Elle se mĂȘle... -Moins fort.
-(De quoi
elle se mĂȘle ?) -Le problĂšme, c'est nous.
-Nous, on a un problĂšme ?
-S'il...
-Non, mais... -Merci.
-Voici. -Merci.
-On n'a pas
de problĂšme, nous ?
Ca va ĂȘtre sympa...
*-D'habitude, ce sont des rugbymen qui jouent ici.
-C'est quoi, ton truc Ă toi ?
Elle soupire.
*Télévision
Hugo ? Tu vas oĂč ?
-Dehors.
-Il est un peu tard lĂ , non ?
-T'es pas ma mĂšre. -Tes parents kifferaient pas
que tu sortes si tard. -LĂąche-moi.
Grésillements -La vache !
-Hugo, j'ai mal...
-Il se passe quoi ?
-Va coucher ta soeur.
-C'est dĂ©truit dans ma tĂȘte.
-Hugo,
couche-la. -Tu sers vraiment Ă rien.
Musique de tension
Respiration haletante
...
-"Deux mĂȘmes objets peuvent pas cohabiter dans le mĂȘme monde."
Deux mĂȘmes personnes non plus.
Waouh... euh...
Hugo, faut que j'y aille.
Je... J'y vais !
Musique cocasse
...
-Bonjour.
Vous avez du feu, Skipper94 ? -Non, désolé, je fume pas.
Mais... comment vous connaissez mon pseudo ?
-Hm... Toi et ta petite moustache...
vous nous suivez au commissariat, on a des questions pour vous.
Tut, tut, tut...
Commence pas Ă courir. J'ai pas mis mes baskets.
Par contre... lui, je l'ai pris.
Il court trĂšs vite.
Allez, on se motive ? Un, deux, trois ?
VoilĂ , c'est bien, mon grand.
C'est par lĂ , oui.
Alors...
Skipper94...
Je te demande pas si t'aimes la voile.
C'est quoi, ton vrai nom ?
-Mon vrai nom, c'est Martin Webber.
-Martin Webber... avec un "W" ?
-Ouais.
-T'as quel Ăąge, bonhomme ?
-25 ans.
-Parle-nous de ta Cathy.
-On discute depuis 6 mois
et je rĂȘvais de la voir pour de vrai.
Ca fait des semaines que je la bassine pour ça.
Et mardi, elle m'a dit oui.
-Elle savait que t'avais 25 ans ? -Pourquoi ?
Ca vous choque ?
-Absolument pas.
Non. Tant que la relation est consentie, on s'en fiche.
-C'est pas...
-On s'en fiche. Ce qu'on veut savoir,
c'est si elle était au courant pour ton ùge.
-Ah, c'est bien ce qu'on pensait.
Et donc ? Il s'est passĂ© quoi quand elle t'a vu avec ta tĂȘte de bambin ?
Elle a vrillé ?
-Pas du tout.
-Une dispute ?
-Enfin, un peu au début, mais...
Tous ces mois Ă discuter, je veux dire, c'est fort entre nous.
On s'est serrés, on a pleuré.
Et on s'est embrassés.
C'était magique.
-OK, Roméo.
Martin, si y a quelque chose d'autre, un détail,
mĂȘme inutile,
réfléchis bien.
Il faut nous le dire.
-AprĂšs notre baiser...
elle s'est bloquée.
Comme si elle avait vu un truc. J'ai cru qu'elle regrettait.
Mais elle m'a dit de rester lĂ et de l'attendre.
Mais elle est jamais revenue.
-OĂč aviez-vous rendez-vous ?
-Pont Saint-Georges.
-Pont Saint-Georges...
-Elle reviendra jamais,
c'est ça ?
...
-Donc, c'est sur ce pont que se sont vus nos deux tourtereaux.
Et d'aprĂšs son petit amoureux, Catherine est partie par lĂ .
-Attends, mais dans le rapport...
ça parlait pas d'un café qui fait des concerts ?
-Bien vu.
-Tu fais quoi ? -J'ai fini,
je jette mon gobelet. -Dans le fleuve ?
-Il est dégueulasse,
ça changera pas grand-chose. -Si.
C'est avec des petits gobelets qu'on fait des grandes poubelles.
Elle grommelle.
Musique intrigante
...
-The Rebelum, pas un groupe d'opérette.
-Et merde. -Ouais.
Merde.
-Un amant de 25 ans ?
-Oui.
Lui et votre femme se sont vus pour la 1re fois y a 3 jours.
-Et pour la derniĂšre.
-Sauf que quelqu'un les a vus, M. Marchand.
Quelqu'un qui sortait du concert
de son groupe préféré.
Dans un café.
Juste en face de leur lieu de rendez-vous. Hein ?
-Ah non, non, non. C'est moi qui ai tué Catherine. J'avoue tout.
-Papa, arrĂȘte.
ArrĂȘte, arrĂȘte...
ArrĂȘte...
-Mais qu'est-ce que tu as fait ? -(Je sais pas...)
Il sanglote.
Je voulais pas.
Elle allait partir.
Elle allait nous abandonner. -Tais-toi, dis plus un mot.
J'appelle notre avocat.
-Quand je l'ai vue
avec ce mec, j'sais pas, j'ai...
J'ai pété les plombs.
Et maman, elle a voulu me parler, elle a voulu...
me prendre dans ses bras.
Mais...
Je l'ai repoussée et...
trop fort.
Et elle a basculé.
J'ai essayé de la rattraper et j'ai...
Je te jure, j'ai essayé.
Papa, écoute, je suis désolé.
Je voulais pas, pardon.
Papa !
(Pardon.)
Musique mélancolique
...
Cloches
...
-Encore une enquĂȘte bouclĂ©e.
-Ah, vous deux. Je vous félicite.
A un an de la retraite, vous voir travailler comme ça,
dans le respect des procédures, ça me...
-"Procédure", c'est mon 2e prénom.
-On change rien, on garde le cap, et moi, je suis tranquille.
Bonne soirée.
-Josselin, on a encore du boulot. -Hein ?
-La procédure de 18h. -Tu vois, Caribou !
Tu progresses. Je t'invite.
-OK.
-Je l'avais oublié. Vas-y.
Alors, Dédé ? -Ca va ?
-Ca va ? -Ouais.
-Ca fait longtemps. -Ouais, 8 ans.
-Benoßt ? Dédé, dans mon bureau.
-C'est la nénette que j'ai croisée ? -Ouais.
T'as trouvé quelque chose ? -Toi, t'as un truc à boire ?
J'ai le gosier... -Il change pas, Dédé.
-Alors, la retraite ? Tu pĂȘches ?
-Je pĂȘche surtout vos infos.
-A ta retraite !
-Elle est mignonne, la petite. Mais c'est une sacrée baratineuse.
-Développe.
-Il n'y a pas d'Elsa Beyoncé qui travaille
dans la police au Québec.
D'ailleurs, il n'y a pas d'Elsa Beyoncé dans tout le pays.
Musique intrigante
...
-Merci pour l'invitation. -J'allais pas
te laisser seule chez Coco.
-C'est bien décoré pour un appart de mec qui vit seul.
-Bah, merci. Je me débrouille.
Pose-toi, j'arrive.
-Tu veux de l'aide ? -Non, ça va, merci.
Si, prends 2 verres à vin dans le meuble prÚs de la télé,
s'il te plaĂźt.
Musique intrigante
T'aimes bien la musique ? J'ai du reggae.
Y a de la funk...
Sinon,
si t'aimes, c'est un peu spécial, mais j'ai de l'opérette.
Ou des chants bretons.
...
-(C'est quoi, ce bordel ?)
Sous-titrage EVA France ST'501
...
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