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Musique grandiose
...
Musique de tension
...
Tirs
...
Musique dynamique
...
Bip
...
Fracas
...
Musique de tension
...
- Oooh !
...
Gémissements
Générique
Tirs
- When marimba rhythms
Start to play
Dance with me Make me sway
Like a lazy ocean
Hugs the shore
Hold me close Sway me more
- Sigourney !
J'aurais besoin d'un petit service.
Vous voyez le téléphone que vous m'avez offert ?
J'aurais besoin que vous alliez le chercher au cimetière.
Ne me demandez pas pourquoi, je vous expliquerai plus tard.
- Sway with me
Sway me smooth Sway me now
...
- Merci d'être venue. - Il est où ?
- Je dois vous montrer ça.
Claquement de porte
- Me montrer quoi ?
- Je l'ai récupéré il y a une heure au cimetière.
Tonalité
- C'est qui, ce type ?
- Il cherche à tuer Tom
et c'est probablement lui qui a assassiné Peter Marx.
Ce serait sympa de le trouver.
- Je lui rends pas de services. - Il a confiance en vous.
- Pas moi. - D'accord, vous avez raison.
Mais là, il est en danger.
Il n'y a que vous qui pouvez l'aider.
- Si vous vous foutez de moi,
je vous poursuis pour complicité. - Ca me va.
- Il est vivant au moins ?
Ressac des vagues
...
Sonnerie
Ressac des vagues
...
Musique détendue
...
Vrombissement de moteur
...
...
- J'aurais jamais cru dire ça, mais je suis content de vous voir.
- Vas-y, fais le malin.
- Profites-en
tant que tu es en vie. - C'est ma devise.
Elle est là ? - C'est lui qui vous a tiré dessus ?
- Vous l'avez identifié ?
- Oui, Marc Balabane, un ancien mercenaire,
disparu des radars depuis une dizaine d'années.
La DGSE pense qu'il propose
ses services au plus offrant. - Un tueur à gages, j'avais raison.
- Excusez-moi si je ne saute pas au plafond.
- Faux papiers, identités multiples.
Ca va être difficile de mettre la main dessus.
Dans quel merdier vous vous êtes encore fourré ?
- Balabane a assassiné Marx pour me piéger.
Il suffoque.
Et celui qui le paye veut m'empêcher de découvrir
qui a tué ma femme.
- C'est trop dangereux, je vous replace en garde à vue.
- Je suis innocent.
- Vous êtes encore suspect. - Pour me remettre en garde à vue,
il faut une autorisation du juge.
- Ou je peux lui montrer votre poupée russe.
- Vous ne l'avez plus.
- Ne laissez plus votre voiture ouverte.
Là, ce sera pas la garde à vue,
ce sera la mise en examen.
- Pas sûr, Balabane introduit des doutes sur le fait
que j'ai pu tuer Peter Marx.
- Les preuves sont contre vous. - Un tueur recherché
par la DGSE est à Nice.
La mort de Marx porte les signes d'un contrat exécuté par un pro.
Je pourrais argumenter face à Mendoza
et exiger d'être témoin assisté.
- Je vous arrête pour votre sécurité.
- En fait, vous tenez trop à moi.
- Il est fatiguant, hein.
- Si vous m'enfermez, je suis mort. Quelqu'un me fera la peau.
- Vous retournez au palace,
mais vous bougez pas sans votre escorte.
- Mon escorte ?
- C'est pas négociable.
Ils restent avec vous jusqu'à ce qu'on coince Balabane.
Ou qu'il vous coince.
Et fermez vos bureaux, c'est dangereux ici.
- Bon, vous me suivez ?
Je vais essayer de rouler pas trop vite.
Musique douce
...
Sonnerie
...
Oui, Jojo ? - *Allô, Maître ?
*J'ai besoin de votre aide. - Qu'est-ce qu'il y a ?
- *Je vous le dirai sur place.
- Je suis à l'hôtel dans 10 minutes.
- *Pas à l'hôtel. - Où alors ?
- *A l'opéra.
Crissement des pneus
- Qu'est-ce qu'il fait ?
Oooh ! Klaxons
Allez, il se tire.
- Tu as une 3e voie. - C'est pour les bus.
Sirène Klaxons
Rire
Crissement des pneus
...
Musique d'action
...
- (Psst, par ici, par ici !)
...
- Bon, vous pouvez me dire ce qui vous arrive ?
- (Venez, venez.)
(Je l'ai trouvée comme ça. Je sais pas ce qui s'est passé.)
- C'est qui ?
- Vous connaissez pas Noémie Glassman ?
- Non. - Une soprano à la voix divine.
Elle tenait la vedette dans le dernier opéra
d'Irène Gama, "Chiaro di Luna". - Vous semblez bien la connaître.
- Une simple relation professionnelle.
Musique de cha-cha
...
- Concrètement.
- Nous étions amicaux.
Pas proches, hein. Cordiaux.
Il y avait de la chaleur, un respect mutuel.
Il m'est arrivé de lui rendre des petits services
occasionnels. - Comme cette nuit.
- Elle voulait que j'apporte sa robe.
- Pourquoi vous m'avez appelé et pas la police ?
- Vous imaginez les répercussions pour le palace ?
Encore un meurtre, après madame Dackler, vous...
Et... - Hm.
La vraie raison.
- Il est vrai que...
J'avoue que les apparences ne sont pas à mon avantage.
Il s'avère que je n'ai pas toujours été irréprochable
avec la loi. - Votre portable.
Musique d'action
...
Alors...
Ah !
"Ma douce fleur printanière"...
Hm...
"Tu brilles plus dans mon coeur que sous les projecteurs."
- Mais ça, c'est sorti de son contexte.
C'est une relation épistolaire, platonique.
- Arlequin.
Elle porte le masque, elle l'appelle en dernier.
...
J'espère que c'est pas vous.
- Ah ben non, je vous jure.
La mélodie de "La donna è mobile" sonne.
...
- Vous êtes amoureux d'elle, vous lui parlez en dernier
et vous la découvrez morte.
Rassurez-moi, vos empreintes
ne sont pas sur l'arme ?
Ou sur son corps ?
- Il est possible qu'en arrivant...
Pour tenter de la ranimer !
Oh, ils vont me jeter en prison !
Je devrai prendre ma douche devant tout le monde.
- Je vais vous aider, mais à une condition :
vous faites ce que je vous dis sans poser de questions.
Et souriez, depuis le temps que vous voulez que je vous défende.
- Vous voulez ajouter quelque chose avant de signer votre déposition ?
- Je tiens à ajouter que j'aurais pu partir sans rien dire,
mais que mon devoir de citoyen m'a dicté de faire cette déclaration
au risque de passer pour un suspect.
J'espère que mon honnêteté jouera en ma faveur.
- Oui, il est 22h, c'est le début de votre garde à vue.
- Mais c'est un scandale !
- Non, le scandale serait de vous laisser partir.
- C'est rien, je vais vous sortir de là.
- Vous avez brisé ma foi en la justice.
- Et vous avez brisé mes rêves
d'une bonne nuit de sommeil.
- Je ne peux pas empêcher
votre placement en détention,
mais je viendrai vous voir au parloir.
- Au parloir ? Mais...
Maître ! - Minute, papillon.
A tout hasard,
c'est pas lui qui s'est fait passer pour un collègue sur le yacht ?
Musique intrigante
...
- Oui.
Oui, oui, c'est lui. - Merci.
- Maître ! Tom !
- Vous deviez pas rester au palace ?
- Les objets perdus ? J'ai trouvé ce que vous cherchiez.
45.000 EUR d'amende,
trois ans d'emprisonnement, j'en ai pas fini avec vous.
Bon, vous me l'enfermez dans sa chambre d'hôtel
et vous vous assurez qu'il n'en sorte plus.
...
- Je connais le chemin.
...
Tintement
- On devait pas faire profil bas ? - On a une nouvelle affaire.
Le meurtre de Noémie Glassman.
Notre client, Joël Robinetti,
est le suspect No 1.
Il a un mobile, pas d'alibi.
...
Et est le premier sur la scène de crime.
- Le combo fatal.
Ne dites rien,
il est innocent ?
Vous voulez la jouer comment ?
- Il était fou d'elle.
Elle en profitait.
Il a craqué, crime passionnel. - Je vous suis pas,
Maître.
- Simon, appelle-moi Tom. - Oui, pardon.
Maître Tom. Si notre client est innocent,
pourquoi on plaide
la culpabilité ?
- Car sous couvert de limiter les dégâts pour Jojo,
nous allons découvrir le véritable assassin
sans qu'il nous voie venir.
- Ah oui, c'est diabolique comme truc.
- Avec un peu de chance,
ça nous fera enfin de la pub.
- Avant d'aller à l'opéra, j'ai une course à faire.
- Comment se débarrasser de Starsky et Hutch ?
- Vous avez pris ce que je vous ai demandé ?
Musique dynamique
...
- Hop, hop, hop. On s'arrête là.
- Vous nous prenez vraiment pour des chèvres.
- Ouvrez-moi ça.
...
Ouais, c'est bon.
...
Gémissement
- Allez, je sais que vous adorez ça.
Simon.
- Ludivine.
On t'attend au maquillage, allez ! - (Pff, elle m'énerve !)
Musique classique
- C'est vraiment magique, l'opéra.
- Avec tous ces artistes égocentriques,
je vois pas où est la magie.
- Avec votre prénom, vous, c'est plutôt le cinéma.
"Alien", "Avatar", "SOS Fantômes"...
- Je préfère les films d'époque.
Elle s'échauffe la voix.
- Regardez, ça tombe à pic.
Vous pourriez peut-être décrocher un rôle de figurante.
- Une Noire dans la France du 18e, j'aurais l'embarras du choix.
- Charlotte, puis-je avoir tout le monde
sur le plateau ?
Je rappelle que la première, c'est dans une semaine.
- Ils arrivent, Irène. - Simon,
tu fais un petit tour et tu interroges l'équipe.
- Vous me virez ces abrutis ?
Qu'est-ce que c'est ? - Bonjour, madame Gama.
Nous aurions quelques questions à vous poser sur Noémie Glassman.
- C'est très bien, mais j'ai un opéra à préparer.
- Et nous, un dossier à boucler. Devinez qui passe en premier.
- En quoi puis-je
vous aider ?
- Noémie était le rôle principal de votre opéra.
Vous pourriez nous parler d'elle ?
- Je l'ai vue grandir, mûrir, devenir une bonne soprano.
Elle aurait même pu devenir une grande cantatrice.
- Quelle est la différence ?
- C'est un truc d'artiste,
ça s'explique pas aux esprits prosaïques.
- Vous avez travaillé ensemble, vous la connaissez.
Elle avait des problèmes ?
- Des difficultés que vous avez vues.
- C'était une écorchée vive, elle passait du rire aux larmes.
- Vous connaissez sa relation avec l'homme qu'ils ont arrêté ?
- Le type de l'hôtel ?
J'imagine qu'elle a dû lui laver le cerveau.
- Pourquoi lui ?
- Noémie séduisait, c'était sa nature.
- On croirait que c'est de sa faute si on l'a tuée.
- Pourquoi elle est comme ça, votre collègue ?
Par jalousie ou juste pour faire chier ?
- Votre opéra parle de quoi ? - D'un triangle amoureux
entre un homme et deux femmes. - Original.
- Plaignez-vous-en à l'auteur. Il est mort il y a 200 ans.
- Qui était son partenaire masculin ?
- C'est mon mari, Camille Massan.
- S'ils jouaient un couple amoureux,
vous n'aviez pas peur que la relation se poursuive ?
- Hier, on est rentré ensemble et il n'a pas bougé de la chambre.
- C'est beau, l'amour. Vous en parlez bien.
- Pourquoi elle est restée ici hier soir ?
- Je ne suis pas dans sa tête.
- C'est pas votre boulot,
d'être dans la tête de vos interprètes ?
- On a terminé la répétition, chacun est rentré chez soi.
Si vous avez d'autres questions,
vous voyez avec mon avocat.
La soubrette.
On est à l'acte 3 là, Charlotte.
Musique au piano
- Pour une fois qu'une femme se fait
sa place dans un milieu d'hommes, vous lui savonnez la planche.
- Je suis pas sexiste :
je fais pas de différence à degré de connerie égal.
- Vous la croyez capable de tuer ? - Vous plaisantez ?
Toxique, la meuf, ego maniaque, control freak, ultra narcissique.
De la graine de sociopathe.
- Si Noémie et son mari avaient une liaison, ça lui fait un mobile.
- Extraordinaire, cet opéra.
"Chiaro di Luna" : une femme d'âge mûr se venge
de la maîtresse de son mari en la séduisant
et en les précipitant tous les trois
dans une spirale de suspicion et mensonge, jusqu'au meurtre.
J'ai hâte d'aller le voir.
- Et sur l'enquête, tu as appris quoi ?
Il faut vraiment que je parle au mari.
- Devinez où il réside.
Procédure habituelle ?
Musique détendue
...
- Monsieur Villeneuve.
M. Villeneuve, Caroline Serres, je remplace M. Robinetti.
- Il sera bientôt de retour.
- J'espère que non, ce palace est un foutoir.
Il est grand temps de renouer avec la culture
de notre établissement. - On croirait l'entendre.
- M. Villeneuve. - Appelez-moi Tom.
- M. Villeneuve, vos arrangements n'ont plus lieu d'être.
Je vous laisse une heure pour libérer la 322
ou je vous facture la nuit.
- Allez, les filles, venez, on va leur montrer.
- Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
- Madame, vous pouvez pas faire ça.
- Parle à mes fesses.
- Je pourrais peut-être les convaincre de négocier.
- Vous feriez ça ? - Depuis ma suite ? Sans problème.
- C'est du chantage. - La culture de l'établissement.
On frappe.
- Camille Massan ? - Hm.
Vous venez pour Noémie ? - Hm.
Vous vous êtes beaucoup rapprochés au cours des répétitions.
- Mon rôle l'exigeait et ma femme aime que son travail s'inspire
de la vraie vie.
- Quelle était la relation entre Noémie et votre femme ?
- Elles s'appréciaient, se respectaient,
mais pouvaient aussi se disputer
et pourrir l'ambiance pour tout le monde.
- Arlequin, vous connaissez ?
Ca pourrait avoir un rapport avec sa mort ?
- J'ignore qui c'est, mais je sais
que Noémie jouait avec les sentiments des autres.
J'ai voulu l'avertir, mais elle ne m'a pas écouté.
- Elle était en danger ?
- Elle aimait le danger,
repousser ses limites, se sentir vivante.
Quitte à aller un peu trop loin.
- Qu'est-ce qu'il y avait entre Noémie et vous ?
- On était traités comme de la merde par la même personne.
Ca crée des liens.
- Arlequin, c'est votre femme ?
- Irène jouait un rôle.
On est rentré ensemble, elle a pas bougé de la nuit.
- Merci.
- PLUS DE SALAIRE ! SINON C'EST LA GALERE !
- PLUS DE SALAIRE ! SINON C'EST LA GALERE !
PLUS DE SALAIRE !
SINON C'EST LA MISERE !
PLUS DE SALAIRE ! SINON C'EST LA GALERE !
- Camille et Irène auraient très bien pu avoir une aventure avec Noémie.
- Celui ou celle qui l'a séduite l'a pas forcément tuée.
- La répétition se termine,
l'amant ou l'amante retrouve Noémie dans sa loge.
Une dispute éclate, il la frappe
avec le buste, il la tue.
Il lui enfile le masque et envoie un message à ce pauvre Jojo
pour qu'il apporte la robe rouge.
- Le piège à con parfait.
- Comme ce qui m'est arrivé.
- Sauf que Jojo, il est innocent.
- Vous pourriez me déposer au restaurant de la plage ?
Starsky & Hutch devraient pas poser de problème.
- OK.
Musique rythmée
...
Musique jazzy
...
- Alors, c'est vrai
ce qu'on raconte sur toi ?
C'est toi qui as tué Peter ?
- Il a été éliminé par un pro qui en a après moi.
J'ai besoin de ton aide, Rachel.
Je suis sûr que celui qui a fait tuer Marx est
responsable de la mort d'Anna.
Il y a 20 ans, il m'a fait porter le chapeau.
Aujourd'hui, il me fait accuser de la mort de Marx.
Comme la police ne mord pas à l'hameçon,
il a décidé de m'éliminer.
Seul quelqu'un de puissant et connecté peut faire ça.
- Tu penses à qui ?
- Anna avait des ennemis dans son boulot ?
Elle était sur des projets immobiliers
avec des enjeux financiers énormes.
- La police a dû enquêter à ce moment-là.
- Ils m'avaient, pourquoi chercher ailleurs ?
...
Est-ce que tu sais où sont
les affaires d'Anna ?
- Les affaires d'Anna ?
Il n'y en a qu'une qui peut savoir.
Zozo.
...
- Merci, Rachel.
...
- Fais attention à toi, Tom.
...
- Zozo.
- Que mes potes m'appellent comme ça.
- Je suis désolé pour hier. - A quoi tu joues ?
Tu veux faire partie de ma vie et tu me claques la porte à la gueule.
- C'est pas...
- Attends, je sais que c'est dur, mais essaye de dire la vérité.
- Tu veux la vérité ?
Un tueur à gages veut ma peau, il était au cimetière hier soir.
Donc moi, j'ai eu peur, surtout pour toi,
donc j'ai voulu te protéger.
- Tu crois que je vais gober ça ?
- Zoé, je joue ma vie là. J'ai besoin de ton aide.
Je dois fouiller dans les affaires de ta mère.
Tu sais où elles sont ?
- Oui. - Tu viens ?
- On prend pas ta voiture ?
- Pas aujourd'hui. - Pourquoi ?
- Je suis recherché pour meurtre.
Vrombissement
...
- C'est ici que grand-père a mis les affaires de maman.
A mes 12 ans, il m'a filé les clés, le plus beau cadeau de ma vie.
Grincement de la porte
Tu cherches un truc en particulier ?
- Heu...
Ses affaires de travail, son ordi.
Musique nostalgique
...
- Pas sûre
qu'il marche encore.
...
Tonalité
C'est bizarre, il y a rien. - Ouais.
C'est comme si
quelqu'un avait tout effacé.
Musique intrigante
...
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
...
"Philippe Jordano, 33 ans, renversé par un chauffard."
...
"Un cycliste tué dans un accident de la route."
- Tu le connaissais ?
...
- Pourquoi ta mère a gardé ça ?
...
- Il y a qu'une pauvre page sur lui.
Employé de mairie, club de pétanque, amoureux de la nature.
- Je vois pas le rapport avec Anna.
...
- "Acropole", c'est quoi, ça ?
- On regarde.
...
- Zoé ?
Tu es là, ma chérie ?
- J'arrive !
- Merci.
- Je suis là.
- Personne a été suspecté dans la mort
de Philippe Jordano ?
- Non, la police a pas retrouvé le chauffeur.
- Pourquoi Anna s'intéressait à lui ?
- On a découvert une dose létale de tramadol dans le sang de Noémie.
Et des résidus mélangés à du champagne
dans un verre en carton.
- Boire du champagne dans du carton, c'est pas malheureux ?
- Elle est morte de ça ?
- Du champagne ? Non, c'est le coup de buste sur la tête.
- Sous prétexte de partager un verre,
son assassin lui refile du tramadol qui la fait somnoler.
- Il faut savoir si la personne qui l'a empoisonnée
est la même qui l'a frappée avec le buste.
- Irène Gama ou Camille Massan.
- Ou peut-être les deux.
Cris au loin
Une porte s'ouvre.
- Maître, il faut me sortir de là.
- Ca fait un jour.
- Vous comprenez pas ! - C'est vrai,
moi, j'ai fait que 17 ans. - C'est pas pareil !
Moi, je suis... - Innocent, je sais.
La cellule se ferme.
Vous saviez que Noémie prenait du tramadol ?
- Oui, elle me demandait de lui en trouver pour se calmer.
- Ca va pas nous aider, ça.
- C'est l'histoire de ma vie, ça.
J'aide, j'aide et, au final, ça me retombe dessus.
- Parlez-en à vos compagnons de cellule.
Ils ont rendu service à la mauvaise personne.
- Ces gens, c'est des animaux.
- Allez voir Mammouth de ma part.
Il vous protègera le temps que vous sortiez.
Il fait deux mètres, il lui manque un oeil.
- Un ami à vous ?
- Un ancien client, j'ai gratté deux ans sur sa peine en appel.
- Et il a fait quoi, ce Mammouth ? - Double homicide.
Mais si vous l'énervez pas, c'est un vrai nounours.
Vous allez l'adorer.
Musique rythmée Alerte
...
- Tu pensais vraiment nous fausser compagnie ?
- Ca tombe bien, faut que je voie la patronne.
...
Allez, allez ! J'ai pas la journée, moi, hein.
...
Vrombissement
...
- Vous faisiez quoi à l'opéra ?
- Je défendais mon client.
Pour le coupable,
j'hésite entre le ténor ou la metteuse en scène.
Il ou elle aurait pu lui donner
du tramadol à son insu avant de la frapper avec le buste.
- Pas d'empreintes sur l'arme ?
- Le tueur aurait pu les effacer avant de faire venir Jojo.
- Camille et Irène étaient ensemble quand elle est morte.
- Il est pratique, cet alibi commun.
Une fois la 3e roue du carrosse éjectée, on resserre les rangs.
- Mais pourquoi l'empoisonner avant de l'assommer ?
- Pour ne pas laisser de traces...
La vraie question, c'est :
est-ce lui ou elle qui l'a tuée, ou même les deux ?
Vous savez que c'est pas ce pauvre Jojo.
Il est coupable de beaucoup de choses, mais pas de ça.
J'allais pas partir sans vous.
- Elle t'a pas dit ? - Tu restes.
- Non ! Vous avez pas donné la poupée à Mendoza ?
- Je vous mets en garde à vue sur décision du juge, qui statuera
sur votre mise en examen pour le meurtre de Marx.
Et la garde à vue vous protégera de Balabane.
- Laisser sa poupée sur la scène du crime, c'est pas sérieux.
- Il faut rester à l'hôtel.
- Votre suite habituelle, monsieur.
Il soupire.
Musique enjouée
- Sortez-moi de là.
- Comment ? Ils ont rien sur Balabane à part votre film.
*Aucune vidéo surveillance ou entrée sur le territoire.
Et le juge peut maintenant vous lier à la scène de crime.
- Le temps de la garde à vue est inutile :
*la police a réalisé tous ses actes d'enquête.
Ils savent déjà tout sur moi... Pas besoin de m'enfermer.
- Plus facile à dire qu'à faire.
- Vous pourriez convaincre Mendoza.
- Vous insinuez quoi ?
- Qu'il vous refuse rien. - *Si je lève la garde à vue,
vous me lâchez avec lui, OK ?
- J'ai du nouveau :
j'ai parlé à la mère de Jordano, le cycliste renversé.
Au moment de sa mort,
*il déposait un recours contre un projet immobilier,
car ça détruisait l'habitat d'une espèce.
- Quel genre de projet ?
- Un centre commercial, l'Acropole.
- Regardez dans les affaires d'Anna.
*Il y a un CD-ROM avec ce nom dessus.
- Je l'ai.
*Contrats, factures, plans.
De Santis Group était l'initiateur, mais le projet n'a pas vu le jour.
- Il doit y avoir un rapport avec la mort de Jordano.
- Accident louche et projet immobilier coûteux...
Je crois pas à ce hasard.
- La mère de Jordano n'y a jamais cru non plus.
*Il était toujours prudent sur la route.
- Bon. Mais sortez-moi de là ! - *Je m'en occupe.
- Le juge a levé votre garde à vue.
La porte s'ouvre.
- Comme quoi, rien n'est écrit.
Jonas...
Si tu as besoin d'un avocat, tu m'appelles, je te ferai un prix.
- Tu tombes bien, je viens juste
de virer le mien. Rire gras
- Vous faites toujours l'escorte ?
- On va où ? - Je vais vous dire ça.
Musique rythmée
...
J'en ai pour deux minutes.
...
- Oh ! Tom.
Maître Tom en personne.
Avocat des causes perdues. - A cette heure-ci, il y a qu'ici
que je peux trouver mon beau-frère préféré.
- Tu as fait tout ce chemin pour me dire que tu m'aimais ?
Trop bien.
- Sal.
C'est important, j'ai besoin que tu te concentres.
Tu te souviens de l'Acropole,
un centre commercial que ton père voulait faire construire ?
- Tom, je me souviens même pas de ce que j'ai fait hier soir.
- C'était avant que tu revendes tes parts à ton père.
- Je les ai revendues à ma soeur.
C'est la seule qui me jugeait pas.
J'avais besoin d'argent
pour faire ma vie, sortir de cette putain de famille.
Et... J'ai tout perdu.
J'ai dû rentrer au bercail.
- Elle a voulu prendre le contrôle de la boîte ?
Tu te souviens pourquoi ?
- Ils se disputaient au sujet d'un type
avec qui papa s'était associé...
- C'est ça, à l'Acropole.
- Heu... Si tu le dis.
- Tu te souviens du nom de cet associé ?
- Heu...
Il gémit.
Pff... - Sal.
S'il te plaît, fais un effort, c'est important.
Musique grave
Allez.
...
- Capello. Fabrizio Capello.
...
Le genre de type avec qui t'a pas envie d'avoir d'ennui, tu vois ?
- Le genre qui les règle à l'ancienne.
...
Tu peux me prêter ta voiture ?
...
Et je te prends ça aussi.
...
Vrombissement
...
Musique classique au piano
...
- Si tu cherches Zoé, elle est dans le petit salon.
- C'est vous que je viens voir.
Parlez-moi de Fabrizio Capello.
L'homme avec qui vous vous êtes associé
pour construire l'Acropole.
- Mais c'était il y a des années. - Juste avant la mort
d'Anna et je crois pas que ce soit une coïncidence.
Philippe Jordano s'opposait au projet.
Il allait tout bloquer, mais il est mort dans un accident de voiture.
C'est Capello qui l'a fait tuer.
Anna l'a su, a refusé de se taire
et c'est pour ça que vous vous êtes disputés.
- Anna ! Je t'interdis de faire ça.
C'est moi qui prends les décisions. Toi, tu m'obéis. Et basta !
- C'est fini ça, papa. J'ai plus confiance en toi.
- Tu vas le regretter.
Tu sais pas à qui tu te mesures.
Capello est très dangereux. Tu as vu de quoi il est capable ?
- Tu crois que j'ai peur de lui ?
Et l'homme qui m'a élevée, que j'ai admiré ?
Il aurait pas eu peur lui non plus ?
- Tu veux le pouvoir ?
Tu vas me trouver sur ta route.
J'ai passé ma vie à bâtir ce que j'ai.
Je ne le lâcherai pas sans me battre,
même contre ma propre fille.
Musique intrigante
...
Si on s'est disputés le soir de sa mort,
c'est parce que je voulais pas lui passer le relais.
Même si elle venait de me prouver qu'elle était plus capable de moi.
- Qu'est-ce que vous lui avez dit ?
- C'est ce que j'aurais dû lui dire.
Anna avait fait capoter le deal de l'Acropole.
Capello était fou de rage,
mais quand il a compris
qu'Anna allait le dénoncer aux flics...
- Vous saviez que c'était lui ?
Vous n'avez rien dit à la police ?
...
- J'ai eu peur, Tom.
J'ai eu peur qu'il s'en prenne à Sal,
qu'il s'en prenne à Zoé.
...
Alors...
Quand la police a commencé à te soupçonner...
J'ai rien fait pour la dissuader.
- Vous saviez que j'étais innocent ?
Musique douce
...
- (Je suis désolé, Tom.)
- Aujourd'hui, Capello veut ma peau.
Il me laissera pas faire sortir la vérité sur la mort d'Anna.
- Je vais tout raconter à la police.
- C'est trop tard pour ça. - Tom, qu'est-ce que tu vas faire ?
- Le faire sortir de son trou et l'envoyer en prison
jusqu'au restant de ses jours.
- Fais attention.
Je t'en supplie, pense à Zoé.
- Je laisserai jamais ma fille avec cette ordure en liberté.
...
Vrombissement
- Vous avez trouvé Capello ?
- Il a disparu des radars peu après la mort de votre femme.
Ses boîtes ont fait faillite.
Mais je parie qu'il continue à sévir.
- Mais c'est pas Capello, ça.
- Le rapport de la PTS sur le téléphone de Noémie.
Rien ne nous aide à identifier Arlequin.
- "Arlequin", c'est Jojo. "Relou de l'hôtel", c'est qui ?
- Ses messages disent quoi ?
- Lieux, horaires... Trop sobre pour Jojo.
Oh ! Et si Noémie avait inversé
les numéros d'Arlequin et de Jojo
pour masquer l'identité de son amant ?
Quand Jojo appelait, c'est "Arlequin" qui apparaissait.
Et quand Arlequin appelait, c'était le "Relou de l'hôtel".
- Mais il y avait aucun texto du Relou sur son téléphone.
- Elle les effaçait, comme ça elle communiquait avec son amant
sans laisser de trace.
Appelez le Relou pour voir.
Tonalité
- *Bonjour, vous êtes bien sur le portable d'Irène Gama.
Ce numéro ne prend pas de messages. Envoyez-moi un texto.
- Relou de l'hôtel !
Allez, filez-moi les clés de votre voiture
et trouvez-moi Capello.
- Une seule égratignure et je réduis
votre totem phallique en bouillie !
Crissement des pneus
...
Musique de tension
...
...
...
- Ce coup-ci, je vous ai prévenue.
- Et je devrais vous remercier ?
Vous dites pas un mot.
...
Arlequin, c'est vous ?
Vous cachez votre liaison à votre mari,
mais vous demandez à Noémie
de mettre au point ce stratagème pour communiquer.
Sauf qu'elle vous largue, vous ne le supportez pas,
vous la droguez, vous la tuez.
- Et pourquoi j'aurais fait ça ?
- Vous êtes venue la retrouver ce soir-là ?
- Oui, je devais, mais j'avais du boulot,
puis j'en avais marre.
Noémie était trop collante, trop nécessiteuse.
Quand on prépare un opéra, on a autre chose à faire
que de s'occuper du sentiment des autres.
- Quand vous aime, on n'a plus qu'à se flinguer.
Où il va, lui encore ?
...
On peut savoir à quoi vous jouez ?
Vous pouvez nous expliquer ?
- Comme indiqué sur la photo, le buste se trouvait sur l'étagère,
hors de portée, en hauteur.
La journée se termine, Noémie dit au revoir à tout le monde.
Elle se retire dans sa loge pour attendre la femme qu'elle aime
et qui doit la rejoindre.
Mais comme elle veut que tout soit parfait,
elle demande à Jojo de lui amener sa plus belle robe, sa robe rouge.
Et son amoureuse ne vient pas. Alors là, tout s'écroule.
Car elle comprend que vous ne l'aimez pas.
Elle décide d'en finir.
Et pour vous signifier
que tout est de votre faute, elle enfile son masque d'Arlequin.
La surdose de tramadol
la met dans un état second.
Elle titube,
percute l'étagère,
le buste tombe, lui cogne la tête
et la tue sur le coup.
C'est pas l'arme du crime,
car il n'y a pas de crime.
C'est un suicide, dont vous êtes moralement responsable.
Et dont personne n'est coupable.
C'est juste Jojo,
avec son esprit mal placé,
qui nous a entraînés sur la piste criminelle.
Musique intrigante
...
- Rentrez au palace et bougez pas tant qu'on a pas coincé Balabane.
- Ce coup-ci, promis juré, je bouge plus.
- Et ça va durer longtemps ?
J'ai ma journée de demain à préparer.
- Si je trouve rien contre vous,
vous serez peut-être rentrée au matin.
- Il y aura pas votre collègue ? - Ma collègue ?
- L'autre folle là.
Musique douce
...
Musique de tension Tirs
... ...
...
Tir
...
- Oh !
...
Qui vous paye ?
C'est Fabrizio Capello ?
- Si tu sais, pourquoi tu demandes ?
- Qu'est-ce que ça change pour vous de me le dire ?
- Lâche ton arme.
Lâche ton arme !
Il halète.
...
Cliquetis
- Vous êtes restée ?
- Quand je vous ai pas vu derrière moi, j'ai eu un doute.
- C'est la deuxième fois que vous me sauvez la vie.
- Vous vous rendez compte ?
Si j'avais confiance en vous, vous seriez mort.
- Avec les preuves retrouvées dans la voiture de Balabane,
vous ne serez plus inquiété dans l'affaire Marx.
- Pour mon dossier de demande de révision du procès, ça peut aider ?
- Les témoignages de Mme Segal et de M. De Santis ne suffiront pas
à ce que la commission accepte votre demande.
L'autorité de la chose jugée est un principe cardinal du droit.
Pour revenir sur une décision, il faut des éléments indiscutables.
- La preuve que Capello a fait tuer ma femme.
- Dites-moi, concernant madame Martino...
- Vous voulez savoir si elle a quelqu'un ?
Vous feriez bien de ne pas traîner.
(A très vite.)
- Vous travaillez pour qui ?
Vous allez prendre 25 ans pour le meurtre de Peter Marx,
même avec le meilleur avocat du monde.
Fabrizio Capello, ça vous dit quelque chose ?
La porte s'ouvre.
La porte se ferme.
- Je l'aurai à l'usure.
- Et c'est moi l'optimiste ?
- S'il a tué votre femme, je vous aiderai à le prouver.
- Ca veut dire que vous me croyez ?
Vous êtes libre ce soir ?
Tintement
- J'en ai pas fini avec lui.
De toute façon, on se reverra
pour votre petit numéro de flic.
Je vous conseille de venir avec un vrai avocat.
Sonnerie
La porte se ferme.
Musique calme
...
- On est une famille.
Je voudrais qu'on essaye.
- Je peux rien te refuser.
...
- Ah ! Le plus beau.
...
- Bienvenue, Tom. - Merci, Mauricio.
- Allez, on boit un coup !
...
Sonnerie
- Excusez-moi.
...
Oui ?
- J'ai retrouvé Capello, l'associé de votre beau-père.
Il a changé de nom pour faire profil bas
après la mort de Jordano
*et de votre femme. - Il est où ?
- Au cimetière, depuis cinq ans.
Musique grave
- Mais alors,
qui a payé Balabane pour me tuer ?
...
- Un problème, Tom ?
- Il faut que je vous laisse.
...
- Non.
L'émotion d'être ici.
...
- Tiens, alors.
...
Aux de Santis ! Hein !
...
- A ton retour dans la famille.
...
Sous-titrage : Dreamwall
...
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