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Musique grandiose
...
Cloche de départ
Générique
- Dance with me
Make me sway
Like a lazy ocean hugs the shore
Hold me close Sway me more
Like a flower bending in the breeze
Bend with me Sway with ease
When we dance
You have a way with me
Stay with me Sway with me
Other dancers may be
On the floor
Dear but my eyes will see
Only you
Only you have that magic technique
When we sway I go weak
...
- Je vous préviens,
pour me taper du fric, c'est non. - Bonjour.
- Qu'est-ce qu'on fait là ?
Je suis censée voir quoi ? - Rachel Segal.
Amie d'Anna et marraine de ma fille.
- Celle qui vous avez torpillé à votre procès ?
- Hm. Elle a un boulot à me proposer.
- Vous permettez ?
Vous ramenez enfin un client, je devrais vous féliciter.
Acclamations
- Tenez. J'ai tout misé sur Tortuga.
- C'est lequel ? - Casaque verte.
Hennissement
- Mais bravo !
Elle parle en russe.
Mon amour, je suis tellement fière de toi.
Je repasse cet après-midi, peut-être, d'accord ?
Merci.
- J'ai tout perdu à cause de toi.
J'aurais dû miser sur ton cheval.
- Tom. - Me dis pas que j'ai pas changé.
Je te croirais pas.
Tu voulais me voir ?
- C'est pour mon mari, Edouard. Il est accusé de meurtre.
Je veux que tu remplaces son avocat.
Il paraît que tu fais des miracles.
- Il est censé avoir tué qui ?
- Sa maîtresse, Jade Mercier.
Sauf qu'il n'y a ni corps ni arme du crime.
Ca remonte à deux ans,
mais son procès est dans une semaine.
- Ils vont au procès avec si peu ?
- Il n'a pas d'alibi
et il est le dernier à avoir vu Jade.
Après, elle a disparu.
Je veux que tu le défendes.
- Pourquoi je t'aiderais ? Après ce que tu m'as fait.
- J'ai beaucoup d'argent, Tom.
Si tu sauves mon mari, tu ne le regretteras pas.
Commentaires au micro
- T'as intérêt à tous les bouffer !
Allez, Tortuga, voilà.
Allez, allez, passe la seconde !
C'est bien, vas-y, bouffe-les !
Tortuga, mais t'es un loser, là ! C'est quoi, ça ?
Mais faites-moi sortir de cet attrape-couillon
avant que j'y laisse ma chemise.
- Et une avance sur salaire ? - Vous appelez ça un salaire ?
Merci.
Elle voulait quoi, la planche à pain ?
- Qu'on défende son mari.
Edouaaard.
- Edouard... Segal ? - Vous le connaissez ?
- Vous ne lisiez pas les journaux en prison ?
C'était il y a quoi... Deux ans.
Un chirurgien accusé d'avoir zigouillé sa maîtresse.
On est censé faire quoi ? Le procès est dans une semaine.
- Oubliez le procès.
Pour régler ce dossier, il faut retrouver Jade.
Morte ou vivante.
Musique énergique
...
- Vous pensez pouvoir m'aider ? - Il vaudrait mieux pour vous.
Un homme qui trompe son épouse avec une femme plus jeune.
Une femme fragile, à qui il ment pour assouvir ses pulsions...
Un salopard, quoi.
De plus, un chirurgien esthétique, vénal,
qui exploite les misères affectives des femmes.
Là, même sans cadavre,
ce sera difficile d'obtenir un acquittement.
- Je n'aurais jamais pu faire de mal à Jade.
Je répare les gens, M. Villeneuve. Je suis incapable de les abîmer.
- Racontez-moi ce qui s'est passé.
- Jade avait eu un accident de voiture.
Elle voulait faire disparaître les cicatrices sur sa jambe.
Musique douce
Ca a été le coup de foudre.
Ca va, mon coeur ? - Mais oui.
...
- A nous. - A nous.
- Je ne pouvais plus me passer d'elle.
Ca a duré des mois.
Jusqu'à ce qu'elle me demande de quitter Rachel.
J'ai dit que j'avais ma femme, que je ne pouvais pas vivre
sans elle.
Alors, elle m'a menacé de l'appeler.
- Il s'est passé quoi, le soir de sa disparition ?
- Jade est arrivée à l'improviste.
Elle savait que Rachel n'était pas à Nice.
Je lui ai demandé de partir, elle n'a rien voulu savoir.
Alors je lui ai dit que tout était terminé entre nous.
- Et elle l'a pris comment ?
- (Mal.)
Elle s'est mise à pleurer, à me traiter de tous les noms.
Puis elle est partie.
Musique menaçante
Je me suis inquiété,
donc j'ai essayé de l'appeler, mais elle avait coupé son téléphone.
J'ai cru qu'elle avait compris.
Une semaine plus tard, la police a débarqué.
- Vous pensez qu'elle aurait pu se suicider ?
...
- Au début, j'ai cru qu'elle se cachait
pour me faire souffrir.
Mais pendant deux ans...
...
Jade disait toujours qu'entre nous, c'était à la vie, à la mort.
...
- Jade est vue pour la dernière fois par le chauffeur de taxi
qui la dépose chez Segal.
Après, son portable cesse d'émettre.
Depuis, pas d'opération bancaire
ou de contact avec ses proches. - Et lui ?
- Personne ne l'a vu jusqu'au lendemain matin
quand il arrive à l'hôpital.
- Techniquement, il aurait pu la tuer et faire disparaître le corps.
- Où ? Selon le GPS de son portable et de sa voiture, il était chez lui.
La police a fouillé sa villa, mais n'a retrouvé
qu'un bout d'écaille des lunettes de Jade.
Ils auraient pu se battre,
mais Segal affirme qu'elle avait marché dessus
un mois plus tôt.
- Et Rachel dans tout ça ?
- Elle était en Italie.
Segal avait tout le loisir
de retrouver sa maîtresse chez lui.
Sans parler de la tuer et de se débarrasser de son corps.
- Bon, si on veut comprendre ce qui est arrivé à Jade,
il faut tout savoir sur elle : ce qu'elle aimait et faisait.
On toque.
- Bonjour. - Bonjour.
- J'ai rendez-vous pour discuter
de l'opportunité d'une embauche au cabinet de Me Villeneuve.
- Ah ! Le stagiaire. - On l'embauche.
Vous pouvez lâcher ma main ? - Je suis désolé.
- Je ne peux pas tout faire.
J'ai pris le moins cher sur le marché.
- Ah.
On vous écoute.
- Ettori Simon Gauthier Marie-Etienne,
né le 20 janvier 2001.
Donc, 20-01, 20-01.
Ca arrive. Il ricane.
Verseau, de réputation inconstant et conflictuel,
mais ce n'est pas mon cas.
Par contre, le conflit ne me fait pas peur.
- En droit, il en est où, le barracuda ?
- Je viens d'être diplômé.
- Vous étiez de la même promo ?
- Mon Dieu ! Vous faites beaucoup plus vieux !
- Il sort de taule.
- Vous avez fait de la prison ?
- 17 ans pour meurtre.
- Assassinat.
- Tes papiers, je ne compte pas à être condamnée
pour détournement de mineur.
- Alors, mes papiers... Oui, c'est là.
Hop, voilà.
- Dis donc, la cravate et les carreaux, c'est ton truc.
- On n'a qu'une chance de faire bonne impression.
- Simon, on va faire un essai.
- Me Villeneuve, je suis votre homme.
Je commence quand ? - Quand t'auras lâché ma main.
Ca te fait pas peur de sortir du bureau ?
- Moi, j'adore le terrain. - On y va.
- Me volez pas mon stagiaire, j'ai du boulot.
- Je vous le rends tout de suite. En voiture, Simone.
Claquement de porte
Vrombissement Crissement de pneus
...
Vrombissement
Crissement de pneus
- Vous allez toujours aussi vite ?
- Je connais ces routes par coeur. Je pourrais rouler les yeux fermés.
- Gardez-les ouverts. On sait jamais.
...
La mélodie du "Lac des Cygnes" sonne.
Oui, maman ? - *Ca va, mon poussin ?
*Comment se passe ton premier jour ?
- Mon patron a l'air gentil. - *Je suis contente.
*Surtout, regarde-le dans les yeux quand tu lui parles.
*Et prends le temps de manger. - Oui.
- Il faut que je te laisse. - *Bonne journée, mon poussin.
*(Je t'aime.) - (Moi aussi.)
Vrombissement Crissement de pneus
...
C'était maman.
- Oh !
...
Musique détendue
...
- Me Villeneuve, qu'est-ce que je suis censé faire ?
- Tu ouvres bien tes yeux et tes oreilles.
Et surtout, tu ne dis rien.
...
- Bonjour.
- Marcus ! - Tu ne peux plus te passer de moi.
Je cherche une fille qui a disparu il y a à peu près deux ans.
- Merci mademoiselle, on vous recontactera.
- Peut-être qu'elle est morte.
Peut-être qu'elle est vivante et qu'elle se cache.
La police a fait chou blanc,
mais t'as le bras plus long qu'elle.
J'ai besoin de savoir ce qui lui arrive.
- Elle a doublé un client ?
- Un truc comme ça, oui. Je peux compter sur toi ?
Musique sensuelle
...
Simon ?
Claquement de doigts Simon !
...
Ton avis, alors ?
- Elle n'a pas une formation classique.
Plutôt un profil d'athlète de haut niveau.
- T'as vu tout ça en la regardant danser ?
- J'ai fait six ans de danse classique,
j'ai des notions.
Il soupire.
- Qu'est-ce que vous faites là ? - Bah, j'étais là, par hasard.
- Ca fait une demi-heure que vous faites le pied de grue.
- L'affaire Edouard Segal, c'est vous qui avez mené l'enquête ?
- Oui.
Il halète.
- Vous avez dû chercher Jade Mercier partout.
- Partout.
Soit il a détruit le corps, soit elle s'est volatilisée.
- Elle aurait pu se suicider ?
- Vu son tableau psychiatrique, c'est possible.
Le faire souffrir car il la quitte, OK.
Mais plus aucun signe de vie pendant deux ans...
...
Cri effrayé
- Au voleur !
Musique dynamique Cris de douleur
... ...
- Vous prenez les nouveaux clients ? - Pas les causes perdues.
Par contre, si vous donnez des cours de boxe thaïe...
- Non, c'est de l'aïkido et je n'ai pas le temps.
Je vous retiens pas.
- Bon, bonne soirée alors.
Messieurs.
- Comment vous faites pour rester mince en bouffant autant ?
- Ca va, je ne mange pas tant que ça.
- Si je fais ça, j'ai le popotin qui double de volume.
Rire - Vous êtes parfaite.
- Vous parlez de quoi ? - De son contrat de travail.
Dites donc, les heures supp', c'est pas gratos.
Vous payez l'Urssaf au moins ?
- Maître, je pourrais vous voir une seconde ?
En privé.
- Vous, je sens que vous avez un service à me demander.
- Je suis embêté, je vais devoir vous demander de libérer la suite.
L'un de nos meilleurs clients arrive à l'improviste
et je n'ai plus rien de libre.
Mais c'est pour quelques jours.
Je vous la rends dès que possible, vous avez ma parole.
Sonnerie de téléphone
- Oui, Marcus.
- J'ai un truc sur ta meuf. - *Tu l'as retrouvée ?
- Non, mais tu n'es pas le seul à la chercher.
*Elle doit pas mal d'argent. - Elle a des dettes ?
- Non, elle a surtout un problème de drogue.
Ecstasy, cocaïne, kétamine, fentanyl.
Elle aime bien se défoncer.
- Merci.
- Tout va comme vous voulez ?
Les enfants, le mari, la santé ?
- Je suis veuve et j'ai mal au dos. - Ah.
Musique rythmée
...
- Quelques jours, pas plus. - Maître, vous avez ma parole.
...
- Vous saviez que Jade a eu des problèmes de drogue ?
...
- C'était juste après son accident, pour traiter sa douleur.
- Avec de l'ecstasy ? Il n'y a pas autre chose ?
- Pourquoi ? C'est si important ? - Ce qui est important,
c'est que vous jouiez franc-jeu avec moi, tous les deux.
Sinon comment je vous défends, moi ?
- Moi, je lui fais confiance.
- Toi, quand il t'a trompée pendant des mois ?
Et qu'il te ment encore ?
Pourquoi tu ne l'as pas quitté ?
- J'ai décidé de me battre et de sauver ce qui pouvait l'être.
- Sauver quoi ?
Sa peau, votre mariage, ta réputation ?
- Je ne te permets pas.
J'ai appris qu'il me trompait quand la police a débarqué.
- Tu ne savais pas pour Jade ? - Si j'avais su,
je l'aurais dégagée avant qu'elle nous pourrisse la vie.
- Sinon, pas d'autres liaisons, d'autres cadavres dans le placard ?
Encore un secret et je vous lâche.
Ses pas s'éloignent.
...
- Ah non.
Je vous dis que...
Oui, non.
Alors, si.
Non, non, non.
Mais juste... Alors... Excusez-moi...
- Bonjour. Au revoir.
C'est quoi la règle d'or ? - Si c'est important, ça rappelle.
- Ca rappelle pas.
- Ca se passe bien, tous les deux ?
Est-ce qu'on sait si la police a soupçonné Rachel ?
Elle était à Turin ce jour-là.
Si elle savait pour Jade,
elle aurait pu revenir en douce, la tuer, faire disparaître le corps
et repartir ni vue ni connue.
- La seule chose qui n'était pas prévue,
c'est que son mari se retrouve accusé à sa place.
- Ou alors si.
Peut-être qu'elle voulait se débarrasser de son mari.
- Rachel n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.
Elle jouait l'épouse modèle,
mais peut-être qu'elle enfonce son mari.
- Elle vous aurait engagé pour plomber sa défense ?
Ca se tient.
- On aurait affaire à une veuve noire.
- Alors on ne peut pas se faire manipuler.
- Vous la connaissez.
On doit pouvoir en savoir plus.
Chant des oiseaux
...
- Zoé !
- Qu'est-ce que tu comprends pas dans "je ne veux pas te parler" ?
- Mais moi, je veux te parler, à propos de ta marraine.
- Rachel ?
- T'as faim ?
- Et voici la spécialité
de la maison. - Merci beaucoup.
- Bon appétit. - Merci.
- On t'a pas nourri en prison ? - Pas comme ça, non.
Rires
Tu sais qu'avant, ici, c'était mon resto ?
C'est même ici que j'ai rencontré ta mère.
Eh ouais.
Avec Rachel, vous vous entendez bien ?
- Elle est comme ma famille.
Et c'est la seule qui veut bien me parler de maman.
- Ton grand-père, jamais ? - Pour lui, c'est une sainte.
Un tableau qu'on ne doit pas toucher.
- Comme tout le monde, ta mère avait des défauts.
- Vous vous engueuliez souvent ? - Non, mais ça arrivait.
Elle aimait tout prévoir.
Je crois que ça la rassurait. - Et pas toi ?
- Ca me dérange pas de me faire surprendre
par l'imprévu.
- Ca aurait dû, tu n'aurais peut-être pas passé
17 ans en prison.
- Merci.
Musique mystérieuse
...
- Pourquoi tu me parlais de Rachel ?
- Euh...
C'est... C'est au sujet d'Edouard.
Euh...
Elle le soutient, mais j'ai peur qu'il la manipule.
Comme vous êtes proches, peut-être que tu sais quelque chose
qui pourrait m'aider à la protéger.
- Un jour, elle s'est mise à pleurer.
Elle n'arrivait pas à s'arrêter, je ne l'avais jamais vue comme ça.
Elle m'a dit
qu'Edouard avait une maîtresse depuis des mois.
Elle était anéantie.
- C'était Jade ?
- Une jeune rouquine. Rachel avait la haine.
Puis, elle ne m'en a plus reparlé. - Tu n'en as pas parlé à la police ?
- Pourquoi ? Ca n'aurait rien changé. Ce n'est pas elle qui est accusée.
- Oui.
- Attends.
Tu la soupçonnes ?
Rachel est une meuf en or,
tu ne lui arrives pas à la cheville.
- Zoé, excuse-moi, je suis désolé.
Attends ! Mais... Laisse-moi au moins te raccompagner.
Musique douce
Zoé ! Attends-moi.
...
Tu crois qu'un jour je serai invité à entrer ?
- Ne rêve pas.
- Moi aussi, elle me manque.
- File-moi ton numéro.
- Alors, mon numéro c'est le 06 39...
- Mais ça ne lit pas les vidéos, ton truc.
- Ah ben, c'est un téléphone.
Rire - OK.
Tapotements
Tiens.
- C'est quoi ?
- Bah, tu verras.
Sonnerie de téléphone
...
- Oui, Sigourney.
- *Rachel était bien en convention à Turin devant 300 personnes.
Il y a même une vidéo. Son alibi est en béton.
- Hm, merci.
Musique mystérieuse
...
- Tu m'as menti, Rachel.
Tu savais pour Jade bien avant que la police débarque.
- Qu'est-ce que ça change ?
- Une femme trompée, humiliée, prête à tout
pour sauver son couple.
Tu deviens suspecte.
- Je n'ai rien à voir avec ce qui s'est passé, Tom.
Je te le jure.
- Je suis censé te croire, là ?
- J'ai menti pour protéger Edouard.
- Quand tu m'as chargé à mon procès, c'était pour protéger qui ?
Tu me connaissais, tu savais que j'étais incapable
de lui faire du mal.
Qui t'a demandé de m'enfoncer ?
- Tout le monde disait que c'était toi.
La police, son père... - Depuis quand t'écoutes Mauricio ?
- Si c'est pas toi, c'est qui ?
- Peter Marx.
- Fais attention, Tom.
Même les De Santis se méfient de lui.
- Tu sais quelque chose ? Il l'aimait encore ?
- Comment veux-tu que je le sache ? - Ca se voit, non ?
Moi, je vois bien
que tu n'aimes plus ton mari.
- Je divorcerai après le procès. - Et pourquoi pas maintenant ?
- Si je pars maintenant, ce sera dévastateur pour lui.
Je veux le quitter, pas le détruire.
Quand tout sera terminé...
- Quand tout sera terminé,
tu me diras ce que tu sais.
Tu me le dois, Rachel.
Ambiance de rue
...
Tonalité
Musique dynamique Sonnerie de téléphone
- Oui, Tom.
- *Le collier. - Quoi, le collier ? Quel collier ?
- Celui qu'elle porte sur la photo.
Ca m'a l'air d'être une pièce unique.
*Et selon le rapport de police,
elle le portait le soir de sa disparition.
C'est plus facile à retrouver.
- Elle aurait pu en tirer un bon prix pour payer sa drogue.
- Ou se le faire voler.
Si on retrouve le collier, on saura ce qui lui est arrivé.
Ah, il faut que je te laisse. - *OK.
Musique intrigante
...
- Désolé.
...
Tom.
Me dis pas que c'est moi que tu viens voir.
Hein ? Ah oui.
Tu m'as demandé, puis ils ne t'ont pas laissé entrer.
Je sais... Tu as besoin d'argent, c'est ça ?
Alors vends-moi ta voiture.
Combien ?
- Elle n'a pas de prix.
- Tout a un prix. Rire
- Un jour, je te ferai passer l'envie de sourire comme ça.
- Tu crois que c'est prudent de menacer les gens comme ça
alors que tu sors de prison ?
Sois raisonnable.
Allez,
vends-la-moi.
Et puis profite des quelques bonnes années
qu'il te reste à vivre.
- Tu sais ce qu'elle disait de toi ?
Le seul grand amour de ta vie, c'est le fric.
Rire exagéré
- Alors...
Vrombissement du moteur
Regardez, il y a... Crissement des pneus
Toute une série de détails...
- Vous verrez, vous serez très bien installé.
Bien que nous soyons
sur des prestations légèrement inférieures.
Il se racle la gorge.
Voilà, nous y sommes.
Après vous.
Musique discrète
...
Juste pour quelques jours.
Claquement de porte
Fermeture de loquet
Soupir
Notification
- *La plus belle femme du monde... - *Arrête.
- *Donc elle commence toujours par d'abord coiffer ses cils,
les caresser avec un petit pinceau.
*Et ensuite...
- *J'aime pas qu'on me filme.
- *Regarde.
*Regardez comment elle est belle !
Musique nostalgique
...
Sanglots
... ...
...
Merci.
- *Allô ?
- Il faut que je parle au docteur sans Rachel.
Son cheval participe à une course
*aujourd'hui ?
- Vous avez pas Internet sur votre patate ?
- Elle va redevenir à la mode, ma patate.
- C'est déjà revenu à la mode.
Et c'est redevenu ringard.
- Ce n'est pas regard, c'est plutôt vintage.
- Vous entendez ça ? Mr Bean trouve que vous avez bon goût.
- *Allez, je vous laisse.
Klaxons répétés
...
...
Crissement du frein à main
*Musique cubaine
...
Monsieur, il faut y aller.
Monsieur.
Ca va ?
Tout va bien ?
Eh oh !
Oh !
Musique d'action
...
Ah ! Ah !
...
Cris
...
Oh... Oh...
...
Il halète.
... ...
...
- Ca va pas, non ?
Cris
...
- Aaah !
Sirène de police
...
Crissement des pneus
- Police ! Police ! Arrêtez ! Sortez de là !
- Il est dingue ! On a juste failli s'accrocher en voiture.
- Il ment. C'est pas vrai, il ment.
- Un avocat qui se bat comme un délinquant.
On aura tout vu.
Il halète.
- De la part de Mauricio De Santis.
Tu laisses Zoé tranquille ou tu perds ton taf.
- Eh ben, on ne se refait pas : à peine revenu
dans le droit chemin, boum, la rechute.
Musique détendue
...
- Vous comptez porter plainte ?
- Je ne veux pas surcharger le système.
- Ah oui, vous balancez pas, c'est ça ?
- Vieux réflexe de taulard.
Par contre, je suis un peu pressé.
Je dois être au tribunal demain matin,
à mon premier procès.
- En tant qu'avocat ? - Oui.
- Je vous libère, allez.
En revanche, l'homme va porter plainte,
vous serez convoqué bientôt.
- Vous avez vérifié l'alibi de Rachel
le soir de la disparition de Jade ?
- Oui, elle a été vue à l'hôtel à Turin à 22h.
Elle est rentrée à Nice à 9h le lendemain.
C'est court pour tuer Jade et se débarrasser du corps.
- Oui, mais pas impossible.
- Sans ADN, sans témoin, c'est juste une belle histoire.
Alors, ça suffit peut-être à enfumer un jury,
mais ça ne passe pas le stade du dossier d'instruction.
- Ah... Bonne journée.
- Oui, vous aussi.
Claquement de porte
...
- Vous foutiez quoi ? - J'ai eu un contretemps.
- Vous avez raté le créneau
pour choper le docteur en tête-à-tête.
Rachel était à l'hippodrome.
Sonnerie
- Oui.
- Ton collier, tu avais raison :
plus facile à trouver qu'une personne.
- Il était où ?
- Un type l'a revendu à un mec, qui l'a refourgué à une connaissance.
- Ca remonte à quand ? - *Quelques mois.
- Bien après sa disparition.
Bon, je viens chercher le collier. - *Minute.
- Il vaut 15.000 EUR.
- Il innocente en partie mon client, il pourrait arrêter le procès
et nous laisser le temps de retrouver Jade.
- Attend, nous ?
J'ai une autre idée plutôt.
Je le garde en dédommagement de mes frais
et toi, tu te démerdes.
- C'est une pièce à conviction.
Tu veux ton nom dans le dossier d'instruction ?
- Il vaut mieux pour toi que mon nom n'apparaisse nulle part.
- OK, mais tu trouves qui l'a racheté ou volé à Jade.
- Tu vois quand tu veux.
- T'as jusqu'à demain soir.
Bon, je dois parler au docteur, trouvez un moyen d'éloigner Rachel.
- C'est pas la DGSE ici.
Comment je fais bouger la brindille ?
- Bah, euh... Soyez créative.
- Allô ? Oui, Mme Segal. Ici, Constance des écuries.
Je vous appelle au sujet de votre étalon.
Non, il ne va pas bien du tout.
Il est tout mou, il a envie de rien, on craint le pire.
D'accord, on vous attend. Je dois raccrocher.
Ca capte mal... Au... Au... Au revoir.
- Ah bah, vous voyez quand vous voulez.
Il s'éloigne.
Vous connaissez ce collier ?
- C'est moi qui lui ai offert. - Je l'ai retrouvé.
Elle l'a peut-être vendu pour s'acheter de la drogue.
- Ca veut dire qu'elle est encore en vie.
- Possible. - Bravo, Maître.
Le collier, vous l'avez ?
- Pas encore, je cherche ceux qui l'ont eu entre les mains.
Si c'est pas elle qui l'a vendu,
je le saurai. - Vous pensez à qui ?
- Quelqu'un qu'elle aurait croisé, qui lui voulait du mal.
Votre femme, peut-être.
Elle savait pour votre liaison depuis le début.
Il n'y a pas que vous qui mentez dans ce mariage.
Allez, on se retrouve demain
au procès.
Musique dynamique
...
- Stop. Faites voir votre oeil du tigre.
C'est bien.
- Que la force soit avec vous.
- Merci, Simon. - C'est bon, là ?
- Je vous en prie.
- On y va.
...
- Monsieur Segal.
Qu'avez-vous fait le soir du 23 juin ?
- Je suis resté seul.
Je venais de quitter Jade.
J'avais honte.
J'avais l'impression de la trahir.
- Vous confirmez ne pas vous être battu ?
Vous n'avez pas cassé ses lunettes dont on a retrouvé les débris ?
- Jade les avait égarées, elle a marché dessus.
C'était un mois avant qu'elle disparaisse.
- Marché dessus ?
Après les avoir égarées ?
Vous n'avez pas trouvé mieux ?
Jade pouvait parfois se comporter...
De manière chaotique. - Bien entendu.
Tout est de sa faute.
Mais vous. Vous, Monsieur Segal.
Vous qui viviez une double vie.
Vous que vos mensonges ont acculé.
Vous qui êtes soupçonné d'avoir tué votre maîtresse
et de vous être débarrassé de son corps...
Vous...
Vous êtes quelqu'un de sérieux.
Hm, Monsieur Segal ?
- Monsieur Segal.
Jade Mercier était-elle une personne équilibrée ?
- Jade était...
Passionnée, caractérielle.
Et surtout très fragile.
- Pourtant, vous avez entretenu avec elle une liaison de sept mois.
N'avez-vous ressenti
aucune culpabilité à créer cet attachement
avec une personne si instable ? - Si, je me suis senti coupable.
- Pourquoi n'avoir pas mis un terme à la liaison ?
- J'étais accro.
Accro à son corps.
- Monsieur Segal.
Jade Mercier se droguait-t-elle ?
- Il lui arrivait de prendre des substances
pour essayer de soulager sa douleur.
- Est-ce que cela a amélioré sa stabilité émotionnelle ?
- Non.
- Et vous n'avez rien fait.
Monsieur Segal.
Avez-vous menti
à votre entourage au sujet de la nature
de votre relation
avec Jade Mercier ? - Oui.
- Avez-vous trompé votre femme ?
- Oui.
- Avez-vous tué Jade Mercier ? - Non !
- Où est le corps ?
Où sont les preuves de la mort
de Jade Mercier ?
Où est la preuve du crime ?
Il n'y en a pas !
Et ces doutes doivent profiter à Edouard Segal.
- Maître, vous plaiderez demain.
- Savez-vous ce qui est arrivé à Jade Mercier ?
Elle pourrait arriver et vous ne pouvez pas me contredire.
- Maître Villeneuve, posez vos questions.
- Mais je me les pose.
Et je n'ai rien pour y répondre.
- Ce n'est pas vous que je dois convaincre,
mais les jurés,
qui sauront voir au travers de vos méthodes grossières.
Vous demandez des comptes
au ministère public alors que vous avez été condamné
pour assassinat.
- Et si vous en êtes réduite à m'attaquer,
c'est que vous n'avez pas grand-chose
contre mon client. Rires
...
Brouhaha
...
- Regardez sa tronche.
Je la connais, elle est dos au mur.
- Alors, Alien...
On pactise avec le Diable ?
Jamais je n'aurais cru ça de vous.
- Elle est en train de craquer.
Si vous assurez la plaidoirie, elle sera à poil au milieu du gué.
- On se retrouve demain. - Mais on devait
vous faire répéter. - J'ai un truc à faire.
- N'oubliez pas de manger, on plaide mal sur un ventre vide.
- Ouais.
- T'as été démoulé trop chaud, toi.
Musique douce
...
Musique mystérieuse
...
...
Sonnerie de téléphone
...
- Oui, Marcus. - *J'ai retrouvé ton mec.
*Tu devrais passer, ça va t'intéresser.
- OK.
Comment il a atterri dans vos mains, ce collier ?
- Raconte ce que tu m'as dit.
- Comme j'ai dit, ça, c'est pas du refourgué.
Je l'ai trouvé sur une plage il y a deux ans.
- Sur une plage ? - Je me promenais.
Puis je vois un truc dans l'eau, un sac à main. C'était dedans.
- Il y avait d'autres choses dedans ?
- Du maquillage, un petit miroir, des clés.
Ah, il y avait aussi un truc assez lourd en acier.
Une sorte de statuette bizarre en forme de main.
Mais ça valait rien.
- Vous pensez que vous allez pouvoir m'aider ?
- Il vaudrait mieux pour vous.
Musique de tension
...
- Qu'est-ce que j'ai dit ?
...
Claquement de porte
- Tom ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Vous avez jeté le collier à la mer,
mais pas de chance, les courants l'ont ramené.
- Qu'est-ce que vous racontez ?
- C'est vous qui l'avez tuée.
Vous avez mis les affaires
dans son sac et vous l'avez laissée avec ça.
Les serre-livres vont toujours par deux. Où est l'autre ?
Ce soir-là,
vous vous êtes disputés, vous l'avez assommée.
Ensuite, vous êtes allé au cimetière.
Avant, vous avez pris soin de laisser votre portable chez vous.
Puis vous avez déconnecté le GPS de la voiture.
Et vous avez caché le corps là où personne ne penserait
à le chercher.
Dans une tombe.
- N'importe quoi. Vous délirez complètement.
- Vous croyez
que vous allez réussir à vivre le restant de vos jours
avec cette culpabilité ?
Ca vous ronge, non ?
Musique mystérieuse
...
C'est le moment de dire la vérité, vous ne croyez pas ?
...
- Quand Jade est arrivée ce soir-là, elle ne m'a pas laissé le choix.
...
Soit je racontais tout à Rachel, soit c'est elle qui le faisait.
...
Elle a pris mon portable.
Elle était complètement possédée.
Je n'arrivais pas
à la maîtriser.
Cris
Musique grave
...
Jade...
Je savais
ce que les gens allaient penser, alors...
...
Je l'ai mise là où je savais que la police irait pas la chercher.
...
Ensuite, j'ai ramassé toutes ses affaires.
...
Sanglots
...
Je suis allé jeter son sac à main à la mer.
...
Vous allez appeler la police.
- Non, j'ai pas le droit.
Je suis votre avocat, je suis tenu au secret professionnel.
Et puis, je ne peux pas vous forcer à avouer.
Mais demain, au procès, je vous ferai citer à la barre.
Ce sera votre dernière chance.
...
- Je suis désolé.
(Je suis désolé.)
...
Une cloche sonne.
- La cour.
- L'audience criminelle est reprise. Vous pouvez vous asseoir.
- Madame la présidente,
j'aimerais rappeler Edouard Segal la barre.
- Très bien, Maître.
Monsieur Segal.
- Monsieur Segal.
Avez-vous tué Jade Mercier ?
Musique douce
...
- C'était un accident.
...
- Madame la Présidente,
m'autorisez-vous quelques mots ?
- Je vous en prie,
Maître.
- Ce procès va s'arrêter.
Puis, il y aura une nouvelle enquête.
Une nouvelle instruction et un autre procès.
J'espère qu'il prouvera qu'il s'agissait d'un accident.
Que le seul crime d'Edouard Segal est d'avoir caché la vérité.
De ne pas avoir été capable de l'assumer.
Et quoi qu'il arrive,
j'espère surtout qu'il pourra se racheter.
Qu'il pourra à nouveau exercer son métier.
Merci.
- C'est rare qu'un accusé avoue spontanément le jour du verdict.
- La culpabilité peut vous faire faire des choses étonnantes.
- Je vais m'occuper de Rachel Segal.
- Vous faites fausse route avec elle.
Croyez-moi, elle ne savait pas.
- Si elle savait, on le saura.
- Coupable à 100 %, j'en mets ma main à couper.
- Si ça se trouve, elle ne savait pas.
- Elle est pas nette, la brindille. Ca pue la femme fatale
à plein nez. - Une femme fatale.
- Dites donc,
au tribunal, l'avocate général, elle vous a bien appelée "Alien" ?
C'est à cause de...
Sigourney Weaver ? - D'une : c'est un prénom
hyper répandu.
De deux : il signifie "victoire et douceur", c'est tout moi.
Sonnerie Et de trois...
- Excusez-moi. ...
Rachel, oui ?
Oui, bien sûr, oui.
- Tu vas voir, elle va lui faire son numéro de pauvre femme fragile
et il va aller la rejoindre.
- Excusez-moi, je dois y aller. Bonne nuit.
Musique rythmée
- Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Bon, tu me finis ça pour demain matin ?
Vrombissement de moteur
Je rigole !
Allez, on ferme. Tiens.
...
On y va.
...
... ...
- Merci d'être venu si vite.
- Alors ?
- Je suis placée sous statut
de témoin assisté.
Vibration
Je vais avoir besoin d'un avocat.
- J'ai rempli ma part du marché,
Rachel.
C'est ton tour, tu me dois la vérité.
- OK.
Le soir de sa mort, on devait passer la soirée ensemble.
Musique douce
...
Sonnerie de SMS
...
- Oh, il faut que j'y aille.
- Ca va ? - Ouais.
- A un moment, elle m'a demandé de la laisser.
Et j'ai senti que c'était important,
donc je n'ai pas insisté.
...
Cris étouffés
... ...
C'était Salvator, son frère.
Je ne sais pas ce qu'il faisait là,
mais Anna a tout fait pour que je ne sois pas au courant.
Tout. Vibration
- Et t'as rien dit à la police.
- C'est son petit frère, Tom.
Et je pensais vraiment que t'étais coupable.
Tu sais, j'ai dit ces choses sur toi
pour la mémoire d'Anna.
Mais...
Je dirai tout à la police.
- *Tom Villeneuve !
*Je sais que t'es là !
*Sors de là ou je défonce la porte.
- Mais elle est dingue.
Ne bouge pas, je reviens. - *Tom, tu peux pas m'abandonner !
*Tu seras responsable si je me fous en l'air !
*Sans toi, je suis qu'une chaussette au fond du panier à linge sale.
*Tom ! - Mais chut !
- *T'es l'amour de ma vie. - Qu'est-ce qui vous prend ?
Retour aigu
- Une urgence au bureau, vous répondiez pas.
- C'est une raison pour faire ça ? J'ai pas le droit à une vie privée ?
- J'avais pas le choix, c'est grave.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Venez voir par vous-même.
- Bon...
Musique intrigante
...
- Je me suis dit :
"Je les appelle avant d'appeler la police."
- Je vous avais prévenu.
...
Sous-titrage : Dreamwall
...
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