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Original subtitles

Musique grandiose

...

- Vous pensez que vous êtes dans une situation impossible,

qu'il n'y a aucun espoir de vous en sortir,

qu'il n'y a plus de solution et que ça ne sert à rien de vous battre.

Alors, croyez-moi, j'ai déjà été à votre place.

Je peux vous dire que rien n'est jamais perdu.

Surtout ne jamais baisser les bras.

Ca, c'est la règle numéro une.

Mais bon, ceci dit, pour votre affaire,

ce n'est pas gagné-gagné.

Si je comprends bien, vous étiez voiturier.

Dans un palace, sur la Riviera.

Tout se passait pour le mieux.

On vous payait pour conduire

les plus belles voitures du monde.

Et il vous arrivait de retrouver des clientes

avec qui vous passiez

des moments, disons,

privilégiés.

- (Oh my god.)

Musique délicate

- Vous leur fournissiez vos services, du non déclaré,

mais tout le monde était content.

Madame Dackler, vous la connaissiez bien.

On peut même dire que c'était une amie.

Cette nuit-là, vous passez

un moment ensemble.

Puis vous vous quittez.

Quand vous partez, elle est vivante. - Je vous le jure.

- Pas la peine de jurer avec moi, je ne suis pas juge,

juste avocat.

Le lendemain matin...

Crépitements des flashs

Eh bien, Mme Dackler est morte.

Elle a avalé assez de somnifères pour endormir un cheval

puis elle a été étouffée

dans son sommeil.

Aucune trace d'effraction et un mobile tout trouvé.

Ses bijoux estimés

à plusieurs centaines de milliers d'euros ont disparu.

Ils sont retrouvés 2 h plus tard dans votre placard,

sans que vous sachiez

expliquer ce qu'ils font en votre possession.

- Je n'ai pas volé ses bijoux.

Quelqu'un cherche à me piéger.

- Malheureusement, ces bijoux vous donnent un mobile.

Et puis, vous êtes le dernier à l'avoir vu vivante.

Et votre réputation ne plaide pas en votre faveur.

- Je n'avais aucune raison de la tuer.

On veut me faire porter le chapeau, mais je suis pas meurtrier.

- Hum-hum.

Musique cristalline oppressante

OK.

...

Je vais vous défendre.

Rire et expiration de soulagement

- Merci maître Villeneuve.

- Tom. Appelez-moi Tom.

- Mon cousin ne m'avait pas menti.

Il m'avait dit que vous m'aideriez. - Je vais vous sortir de là.

- Merci Maître.

Maître ?

- Ne vous inquiétez pas, je serai sorti pour votre procès.

- Vous êtes bien avocat ?

- Sept ans d'études par correspondance,

trois diplômes de droit, une dérogation du bâtonnier

pour passer le barreau en prison.

Je suis avocat. Ho !

Choc métallique

Tintement métallique

Cliquetis métallique

- Tu sais, Tom, je sais que tu sors demain.

Tu as pu regarder pour mon divorce ?

- Alors, justement,

j'ai tout préparé, le dossier est complet.

Avec ça, tu vas être bien.

- Merci, Tom.

Allez.

Choc métallique

Musique douce

...

- Donc, un portefeuille, un téléphone portable,

deux trousseaux de clés

et une poupée russe.

...

On est bon ?

- On est bon.

- Petite signature.

Merci.

Bip électronique d'ouverture de la porte

Chant d'oiseaux

Choc métallique

Inspiration profonde

- Aaahhh !

Ronronnement d'un moteur de moto au loin

Reprise bossa nova de "Sway"

- When marimba rhythms Start to play

Dance with me, make me sway

Cris de mouettes

Like a lazy ocean hugs the shore

Hold me close, sway me more

Like a flower bending in the breeze

Bend with me, sway with ease

When we dance

You have a way with me

Stay with me, sway with me

Other dancers may be on the floor

Dear, but my eyes will see only you

Only you have that magic technique

When we sway, I go weak

I can hear the sounds of violins

Long before it begins

Make me thrill

As only you know how

Sway me smooth, sway me now

Discussions indistinctes

- Attention.

Chant d'oiseaux

- Pu... - Mama, la wagon.

- Elle dégaine, la voiture.

Et la couleur.

- T'es qui, toi, en fait ?

Laisse-nous faire un tour. - Vous voulez faire un tour ?

- J'ai le permis, frérot.

- Vas-y.

Regarde. - Regarde ta chance.

- Vas-y, essaie.

Essais de démarrage infructueux

Rires

On va faire autrement.

Discussions indistinctes entre les jeunes

...

- Allez, allez, les mecs.

Vrombissement du moteur

- OUAIS.

Vrombissements saccadés

Crissement de roues

...

Coup de frein

- Merci, les gars.

- T'es qui, en fait ?

Maître Villeneuve.

- Avocat à la cour,

pour vous servir.

Reprise bossa nova de "Sway"

Crissement de roues

- You know how Sway me smooth

Sway me now

Sway me smooth

Sway me nooow

...

Cris de mouettes

...

Pas se rapprochant

- Monsieur, on se réveille.

C'est une zone touristique, ici, on ne peut pas dormir.

- Merci de m'avoir réveillé.

J'ai failli être en retard.

J'ai rendez-vous dans 10 minutes.

Vous pouvez m'aider à mettre le col ?

J'y arrive jamais tout seul.

- Voilà.

- Bon, vous me trouvez comment ?

- Euh...

Bien.

- Souhaitez-moi bonne chance.

- Bonne chance. - Merci.

Musique détendue (percussions et flûte)

...

- Bonjour Monsieur. Je peux vous aider ?

- Oui. Je cherche maître Donati.

Ah !

...

- Monsieur, s'il vous plaît.

- Il m'attend.

...

Cher confrère, je suis désolé.

On ne se connaît pas, mais j'ai absolument besoin de vous parler.

- Un rendez-vous m'attend.

- Je suis l'avocat de Paul Dembé, mis en examen pour l'assassinat

d'Eléonore Dackler.

Une noisette, s'il vous plaît.

- Vous êtes ? - Tom Villeneuve.

J'ai lu le dossier d'instruction.

J'aimerais en savoir plus.

Vous suiviez madame Dackler

depuis plus de 20 ans.

- Oui.

C'était une originale.

Une aventurière.

Une femme qui se moquait du statut social

que lui conférait sa fortune.

Mais surtout c'était

une amie.

- Pas d'ennemi ?

- Eléonore traitait les gens beaucoup trop bien

pour se faire des ennemis.

- Sa fortune lui venait de ses trois maris,

plutôt de ses divorces.

Pas d'enfant.

Pas d'héritier ?

- Elle parlait parfois d'une nièce.

- Cher confrère, je vous remercie.

C'est pour moi.

Merci.

Cliquetis métalliques

...

Gardez la monnaie.

Musique détendue

...

Choc

Ooohhh !

Déchirement du costard

Non, pas le costard,

il est neuf.

Ooohhh !

- Tom Villeneuve.

- Oui. - On veut pas de touristes.

Alors, tu te casses !

- L'essence a augmenté, je n'ai plus de quoi

faire le plein.

Gémissement de douleur

- Hé ! Tu dégages. Capito ?

...

Musique déterminée

...

Musique s'atténuant

...

Brouhaha de hall

Bonjour. - Bonjour.

- Le juge Mendoza, s'il vous plaît.

- Salle d'audience numéro quatre.

- Quatre ?

- En face.

- Juge Mendoza ? Tom Villeneuve.

J'ai été désigné par Paul Dembé.

Je viens d'arriver en ville.

Je me demandais si je ne pouvais pas récupérer une copie

du dossier d'instruction.

- Passez voir ma greffière.

- Madame Dackler recevait de grosses pensions.

Un de ses ex-maris avait peut-être intérêt à ce qu'elle meure.

- Ils sont morts ou très âgés et tous plus riches qu'elle.

Le voiturier est le dernier à l'avoir vue.

Selon la vidéosurveillance, personne n'est entré dans la chambre

après lui. - Mon client est innocent.

- La seule manière de limiter les dégâts

est de reconnaître les faits.

Le président de la cour d'assises ne fera pas de cadeau.

- Je peux lui obtenir combien ? - 20 ans. Il en fera 15.

Il lui restera de belles années devant lui.

- Mon client n'a rien à reconnaître.

- Vous l'envoyez à l'abattoir. - Il y est déjà.

Cris de mouettes

Reprise bossa nova de "Sway"

- I can hear the sounds of violins

Long before it begins

Make me thrill as only you know how

Sway me smooth

Sway me now

...

Quien sera El que me quiere a mi

Quien sera

Quien sera

Quien sera El que me de su amor

Quien sera

Quien sera

I can hear the sounds of violins

Long before it begins

Make me thrill as only you know how

Sway me smooth

Sway me now

...

- C'est vous, Tom Villeneuve ?

Ressac de la mer

- Vous venez pour l'entretien ?

- Non, pour faire bronzette. C'est con, j'ai oublié ma crème.

Sigourney Martineau.

Si vous avez déjà trouvé, je peux y aller.

- Non, je vous en prie.

Je vous en prie, asseyez-vous.

- Mon CV.

Il manque le dernier poste.

J'ai dû mettre un terme à mon contrat

de manière

un peu abrupte.

- Ah oui ? Pour quel motif ?

- L'employeur s'est comporté

comme un trou du cul. - Ah !

- Il y avait beaucoup de candidats ?

- Pas vraiment.

- En même temps, avec une annonce dans le journal...

Vous connaissez Internet ?

- Je vais être honnête.

Je ne suis pas un avocat comme les autres.

J'ai passé le barreau... - En prison,

je sais, vous venez de purger une peine de 17 ans pour le meurtre

de votre femme. - Vous êtes bien renseignée.

- J'aime savoir avec qui je bosse.

J'ai fait du self défense, alors au premier geste

qui ne me plaît pas, je vous démonte.

Je blague.

Faites gaffe quand même.

- Vous avez travaillé pour les meilleurs cabinets de la région.

Vous auriez pu trouver chez un confrère plus respectable.

- Vous voulez mon vrai CV ?

Femme, noire, grande gueule.

Pour vos confrères, c'est le combo fatal.

Je ne ferai jamais partie de leur petit club.

Alors, pourquoi ne pas tenter ma chance

avec un ex-taulard au lieu de me faire mépriser

pour un salaire de misère. - Oui.

Cris de mouettes

- Qu'est-ce que t'as, toi ? Oh, je te parle.

On ne t'a pas appris qu'il ne fallait pas écouter aux portes ?

Pff.

Ressac de la mer

OK, ça va, pardon, j'ai compris.

Merci beaucoup. Au revoir.

- Vous voulez toujours le job ?

- Vraiment ?

- Bon, alors, ça, c'est

notre première affaire.

Donc, je vous laisse

avec les éléments.

Puis, avant que j'oublie, votre portefeuille.

Oui, moi aussi, j'aime bien savoir

avec qui je bosse.

Bon, à très vite.

- Et mon contrat de travail ?

- Euh...

Je vous l'envoie dès que le service administratif est en place.

- Vos bureaux sont où ?

- Je suis sur le coup.

Percussions répétitives

Crissement de roues

Musique détendue (percussions et flûte)

...

Bonjour. Merci.

...

Chiens qui halètent

Aboiements

- Monsieur ?

En quoi puis-je vous aider ?

- Bonjour. Vous êtes le directeur ?

- Boniretti. A votre service.

A qui ai-je l'honneur ? - L'avocat de Paul Dembé.

- Paul Dembé ? Je ne vois pas.

- Si, le voiturier qui faisait des heures sup comme gigolo,

qu'on accuse d'avoir tué

une cliente ! - Madame Dackler, oui.

Un drame regrettable, qui nous a tous affectés.

- Hum. Qu'est-ce que vous pouvez me dire sur Paul Dembé ?

- Je le connaissais à peine.

Nous avons tellement de personnel. Probablement un saisonnier.

- Marrant, ça. J'ai vérifié. Paul était en CDI depuis trois ans.

- Je hais les avocats.

Et cela bien avant mon divorce.

Qu'est-ce que vous voulez ? - La vérité.

- La vérité ? La vérité, c'est que Paul est une petite ordure ingrate.

Tu lui offres un job en or, lui te poignarde entre les omoplates.

C'est bon ? Vous êtes content ? - C'est mieux.

Maintenant, j'aimerais voir la chambre de madame Dackler.

- C'est hors de question. Elle n'est pas prête.

Impossible. - Comment ?!

Une scène de crime, dites-vous ? - OH !

- Vous allez vous taire ?

Je vous en prie, Monsieur, par ici.

Aboiements

- Vous n'avez qu'une seule caméra ?

- Le minimum pour la sécurité.

Notre clientèle aime la discrétion.

Bips électroniques

C'est notre plus belle suite.

- Aaahhh !

Parlez-moi de madame Dackler.

- Une dame extraordinaire.

Elle louait à l'année pour pouvoir descendre à tout moment.

Une femme charmante, joyeuse, drôle, pétillante.

En 15 ans, pas un caprice

ou une allergie alimentaire. La cliente rêvée, quoi.

- Paul était son seul ami ?

Rassurez-vous, il est innocent et je compte le prouver.

- Je savais qu'il était innocent.

Ca lui ressemble pas, cette histoire.

Le Paulo que je connais. Euh.

Mais comment vous allez vous y prendre ?

- Pour redorer la réputation de votre établissement ?

Le coffre ?

- Impossible à forcer.

Celui qui a volé les bijoux savait où était la clé.

Chocs légers

Percussions s'intensifiant

- Cette porte communique avec la suite voisine ?

- Oui, l'espace peut être doublé

si vous avez une famille nombreuse.

- Elle était occupée la nuit du meurtre ?

Musique intrigante

...

- La 319 a été réservée tout le week-end du meurtre.

- Par qui ?

- Hum.

- Je ne comprends pas.

Il n'y a pas de registre dans votre hôtel ?

Pièce d'identité, numéro de carte bancaire.

- Certains préfèrent payer en liquide pour rester anonyme.

Chez nous, le client est roi.

- Hum. Un peu comme un hôtel de passe.

Musique suspendue

- La police a déjà visionné les images

de la nuit de l'incident.

- Revenez en arrière.

- A quoi vous jouez ?

Là, on est 24 h avant.

- Encore en arrière.

Là.

Avancez.

Vendredi, 13h.

On est 36 h avant le meurtre d'Eléonore Dackler.

Il arrive en avant,

histoire de ne pas se faire remarquer.

Il passe par la porte attenante, commet son crime

et ressort.

Ni vu ni connu.

Reste à savoir quand est-il sorti de la chambre.

Revenez le jour du meurtre, s'il vous plaît.

Musique suspendue

...

- Vous cherchez quoi au juste ?

...

- On le voit rentrer dans la 319.

On ne le voit jamais en sortir.

En tout cas pas par la porte.

Musique aventurière

...

Klaxons

...

- Qu'est-ce qui vous prend ?

- Il a bien dû sortir.

...

Cris de mouettes

- Mais vous êtes malade.

...

Grognements d'effort

... ...

Mais bousilles ma façade.

... ...

Musique tendue

Aïe,

aïïïe !

Chocs

Aïïïe ! Cris d'effroi

...

Ah !

Je ne pense pas qu'il soit passé par là.

Messieurs, dames.

Madame Dackler venait chez vous depuis 15 ans.

Elle ne parlait jamais de sa famille,

de problème d'argent avec un ex-mari ?

- Elle parlait parfois d'une nièce à qui elle refilait de l'argent.

- Ah oui, sa seule héritière.

- Madame Dackler l'aimait bien, mais la petite, si vous voulez mon avis,

elle la prenait un peu pour une poire.

Cris d'oiseaux marins

Ressac de la mer

...

- Vous pouvez m'expliquer pourquoi on se retrouve là ?

- Bonjour.

Ne me dites pas que ça vous laisse indifférente.

- Je me suis renseignée

sur la nièce.

Le notaire de Dackler a confirmé ce que Donati vous a dit.

C'est la seule héritière directe.

Et vu qu'il n'y a pas de testament,

c'est elle qui touche le jackpot.

- Alice Gallu, 28 ans.

Ostéopathe. - Oui.

Dackler lui a filé plus de 150.000 euros.

Sinon, pas de casier, rien qui dépasse.

- C'est la meilleure piste pour innocenter

Paul Dembé.

- Pourquoi vous êtes si sûr de son innocence ?

- Quand un type commet un crime, il essaie toujours

d'effacer ses traces,

mais il a beau être le plus malin, le mieux organisé,

il commet toujours des erreurs.

Surtout quand c'est un meurtre.

Et surtout quand c'est la première fois.

Paul n'a pas le comportement d'un tueur.

Il quitte tranquillement la suite avec les bijoux.

Il les planque dans son casier.

Il finit son service, il rentre chez lui

et il revient le lendemain comme si de rien n'était ?

C'est juste le pigeon idéal.

- Pour convaincre un jury, il faudra mieux que ça.

- Je n'ai pas l'intention d'aller au procès, on va trouver

le vrai coupable.

- C'est une obsession, c'est personnel ?

- Si je vous dis que je n'ai pas tué ma femme...

Que j'ai été piégé, vous me croyez ?

- La police, vous y croyez ?

Si vous voulez prouver l'innocence de votre client,

allez voir le flic qui a dirigé l'enquête,

le capitaine Meunier.

- Je suis sur le coup.

- Soyez surtout sur le coup des bureaux.

Sinon, je vous attaque en prud'hommes.

Musique aventurière

...

Sirène de police

...

- Bonjour. - Bonjour.

- Je voudrais voir le capitaine Meunier.

Je suis l'avocat de Paul Dembé.

- Oui, très bien, asseyez-vous.

- Pourquoi tu es là ?

- Casse pas les couilles, toi.

- Si tu ne veux pas passer la nuit ici, j'ai un conseil.

Tu appelles tout le monde Monsieur ou Madame.

Et puis, trois mots magiques : "bonjour, s'il vous plaît, merci".

Regarde, tes potes ne sont pas là pour te juger,

tu es tout seul.

Et si jamais tu as besoin d'un avocat, tu m'appelles.

- C'est vous l'avocat ?

- Tom Villeneuve, enchanté.

- Lucie Meunier. Que voulez-vous ?

- Eclaircir quelques points sur l'affaire Paul Dembé, le voiturier.

- Le gigolo, l'enquête est bouclée. C'est quoi le problème ?

- Vous avez vu la vidéosurveillance ?

- Qui ne plaide pas en faveur de votre client.

- Pas celle du jour du meurtre, celle du jour d'avant.

Un individu a occupé la chambre voisine pendant tout le week-end.

Vous avez pu l'identifier ?

- Suivez-moi.

- Selon le légiste, madame Dackler avait pris des somnifères

avant d'être étouffée dans son sommeil.

- Et ?

- Il suffisait pour Paul Dembé

d'attendre qu'elle soit sous la douche pour piquer le collier.

- Elle ne l'aurait pas remarqué, elle n'aurait pas porté plainte ?

- Un type comme lui ne tue pas pour un collier, il n'a pas de casier.

Et puis, c'était sa poule aux oeufs d'or.

- Peut-être qu'elle ne le payait pas assez.

Peut-être qu'elle avait décidé de le remplacer.

Peut-être que votre client est un abruti, je vous laisse

juger sur pièces.

- Il ferait cette tête s'il venait de tuer quelqu'un ?

- C'est un brouillon de plaidoirie ?

- Vous avez vu l'homme au chapeau ?

- L'homme au chapeau ?

Là.

Ce type rentre dans la 319

36 h avant le meurtre.

Il n'en ressort jamais.

Vous ne trouvez pas ça bizarre ?

Les suites 319 et 322 communiquent.

- Celle de Dackler était fermée de l'intérieur.

Alors, si votre Paul Dembé est innocent,

expliquez-moi comment l'homme au chapeau est rentré.

- Elle était vraiment fermée de l'intérieur ?

Dans le dossier verbal, ce n'est pas notifié.

- Oui, on a vérifié, on sait faire notre boulot.

Et personne n'est passé par le balcon non plus

parce que la baie vitrée aussi était fermée.

Je ne vous retiens pas.

Il est où l'autre ?

Pourquoi vous n'avez pas regardé les vidéos de surveillance

du palace ?

Un type est rentré

dans la suite à côté.

Vous savez qui c'est ? - L'affaire était pliée, chef.

- C'est le b.a. -ba

de la procédure.

Merde !

Musique douce

Chants d'oiseaux

... ...

...

Rire satisfait

...

Musique inquiétante

...

Cri étouffé

...

Musique douce

...

Brouhaha urbain

Musique espiègle

...

- Excusez-moi ?

...

Merci.

...

Ressac de la mer

Sonnerie du portable

- Martineau, j'écoute.

- Mauvaise matinée ?

- Pas le temps pour les politesses, comme ça le soir, je pars

à l'heure pour regarder

une série. - Vous regardez quoi ?

- Qu'est-ce que vous voulez ? - *Le chariot à linge, c'est par là

que le meurtrier a quitté la chambre.

Les flics n'ont rien vu.

Vous avez l'adresse de la nièce ? - L'ostéopathe ?

- *C'est la seule qui a un mobile.

- Vous n'allez pas lui rendre visite.

- J'ai le dos en compote.

- Si le juge l'apprend, il sera furax.

- J'ai fait une mauvaise chute, j'ai le dos en compote.

Vous m'envoyez l'adresse ?

Cris d'oiseaux marins

...

- Ca fait combien de temps que

vous n'avez pas consulté ?

- 17 ans.

- Il n'y a plus rien en place, là-dedans.

- C'est votre tante Eléonore qui m'a conseillé de passer vous voir.

Craquement - Oh !

Oh !

Elle descend toujours dans son palace ?

- Elle est morte,

assassinée par le voiturier avec qui elle couchait.

- Je suis navré.

Vous étiez proches ?

- Pourquoi vous me demandez ça ?

Craquement - Ah !

Je devais passer la voir.

Elle me devait de l'argent.

Ah ! - Beaucoup ?

- Non, non, pas vraiment, mais j'ai traîné, j'étais en prison.

Craquement Oh !

Oh ! - J'ai fini.

Musique espiègle

...

...

Discussions indistinctes

...

- Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Tu es venu mater ? C'est ça ?

- Non, pas le dos, aïe, aïe.

Le con, il m'a recoincé.

- Patron, je viens de choper un type qui relooke les filles.

- Aïe ! - Compris.

- Ah !

Grognements

- Tom ?

Tom Villeneuve ?

- Oh, Marcus.

- Lâche-le, abruti, bouge.

Mais qu'est-ce que tu fous là ?

- Ah ! Rire

Ah !

Euh... Ben, je viens de sortir, je suis venu te voir.

Tu ne me devais pas un service pour ta conditionnelle ?

- Tu me prends pour qui ? Tu crois que j'ai oublié ?

- C'est ta boîte ?

- Le proprio avait besoin d'un mec solide pour faire tourner l'endroit.

Et toi ? Tu n'étais pas censé devenir avocat ?

Ils te l'ont filé le diplôme ?

- Tu as devant toi

maître Villeneuve. Clac

Ah !

Oh ! Grognement

- T'inquiète. Je suis avec une nana super.

- Non, non. - Si, c'est l'ostéo

qui retape une danseuse. - Non, pas la peine.

- Alice ?

Viens.

Tu le connais ?

- Il est passé au cabinet.

- Tu m'expliques, là ?

- Bon, OK.

Tu savais qu'Eléonore Dackler était blindée.

T'as demandé à ta copine de la taxer.

Quand la vieille a dit stop, tu l'as tuée pour empocher le pactole.

T'as piégé un pigeon

pour tomber à ta place.

Ce pigeon a un avocat : moi.

Rire

- C'est vrai, on a cherché à taper la vieille,

mais elle n'avait plus un radis.

- Ma tante était ruinée. Le notaire me l'a appris à sa mort.

- C'est pour ça que

le gigolo a piqué tous ses bijoux, il ne lui restait que ça.

- Vous pourriez me remanipuler un petit coup ?

Musique pop

Bon.

...

- Alors, là, on touche le fond.

Vous n'avez pas trouvé plus bruyant ?

- Quelque chose à manger ?

A boire ?

- Je n'ai pas faim.

En plus, on voit que dalle, ici.

- Eléonore Dackler était ruinée.

Sauf qu'elle n'était pas au courant.

Elle dépensait sans compter.

Elle venait même de renouveler sa suite à l'année.

Par contre, maître Donati,

l'avocat qui gère sa fortune avait

accès à ses comptes.

- Il l'a dépouillée ?

- Puis l'a éliminée avant qu'elle découvre

le pot aux roses.

- Donati s'y est pris comment ?

- Il la connaît.

Il sait qu'elle voit Paul quand elle descend à Nice.

Il prépare son coup, il réserve la suite d'à côté.

Il se pointe suffisamment à l'avance.

Une fois que Paul sort de la suite,

il passe à l'action.

Il frappe à la porte. - Bonsoir Eléonore.

- Oh ! Serge.

- Je suis de passage à Nice. - Quel plaisir.

- Elle le connaît, elle le laisse rentrer.

- Entrez, venez prendre une coupe de champagne.

- Merci. Vous allez bien ?

- Oui. Asseyez-vous.

Tintement de verres

Musique pesante

...

- Il lui reste à attendre que la femme de chambre

découvre le corps et appelle à l'aide.

Il se cache dans le panier à linge.

...

Le lendemain, pendant que Paul reprend son service,

il en profite pour glisser les bijoux dans son casier.

...

- C'est crédible, votre théorie,

sauf que c'est impossible à prouver.

Propos incompréhensibles

Hein ? Vous dites quoi ?

- Les preuves, je m'en occupe.

- On ne parle pas la bouche pleine.

...

Choc métallique

Cliquetis dans la serrure

- Bonjour. - Bonjour Maître.

Choc métallique

- J'ai trouvé le moyen de prouver votre innocence.

Je n'ai pas le temps d'expliquer,

il faut me faire confiance. - Que dois-je faire ?

- Vous allez appeler maître Donati.

- Qui ça ?

- Vous poserez vos questions à la fin.

Vous allez lui dire :

"Je ne peux pas avoir tué

madame Dackler : si j'avais volé les bijoux,

pourquoi pas le diamant ?"

- Quel diamant ?

- Le diamant ? - Celui de madame Dackler.

- Estimé à un demi-million d'euros.

- Bien trop cher

pour le laisser...

- Dans le coffre.

- Elle le mettait où alors ?

- Dans un endroit que vous aviez découvert

bien malgré vous durant l'une de vos visites.

- A l'arrière d'un tableau dans la chambre.

Il doit toujours y être.

- Pourquoi vous me dites ça à moi ?

- Pourquoi je lui dirais ça ?

- Car vous n'avez pas confiance en la police

et que votre avocat est un ancien taulard.

- Si je lui en parle, il va aller le piquer.

C'est la seule preuve pour m'innocenter.

- Hum.

- Vous êtes sûr, ça va marcher ?

Moue dubitative

- Vous avez bien fait de m'appeler.

Je vais vous aider.

- Maître Donati.

Que puis-je faire pour vous ?

- Mais n'en parlez à personne d'autre.

- Je viens chercher les affaires de madame Dackler,

décédée dans sa suite.

- Bien sûr. Si vous voulez bien me suivre.

Musique palpitante

...

Bips d'ouverture automatique

Je vous laisse, Maître.

Prévenez-moi quand vous aurez fini.

- Bien. Merci.

...

- Cher confrère,

quel plaisir.

Je vous présente le capitaine Meunier.

C'est vrai, elle paraît un peu revêche comme ça,

mais je vous jure qu'elle gagne à être connue.

- Pourquoi vous êtes venu récupérer ça ?

Hum ? Vous étiez où la nuit du 17 septembre ?

- De quoi je suis accusé ?

- Pour l'instant, de tentative de destruction de preuves,

mais on trouvera mieux.

- Pas de regrets. C'est du toc.

Je ne doute pas que vous réussirez à lui faire avouer le meurtre.

- Vous parlez d'expérience.

- J'ai été condamné sur du vent.

- C'est bien connu, les prisons sont pleines d'innocents.

- Merci quand même de m'avoir fait confiance.

- Profitez-en. Il n'y aura pas de prochaine fois.

- En même temps, si vous faisiez bien votre job,

il n'y aurait pas de raison

que je fasse appel à vous.

- Alors, c'est bon ?

- Oui, c'est bon, ne vous inquiétez pas.

Votre réputation est sauvée.

- Je savais bien que mon Paulo ne ferait de mal à une mouche.

- Vous allez lui redonner sa place, bien sûr.

- Evidemment. Il est pour ce job, ce petit.

- Hum. - Merci Maître.

- Tom. Appelez-moi Tom.

- Joël.

Mais mes amis m'appellent Jojo.

Euh... Maintenant qu'on se connaît, j'aurais un petit service

à vous demander.

Musique jazzy

...

- C'est quoi le concept de cette bagnole ?

Humilier les gens ou compenser votre machin.

Les mecs et leurs bagnoles.

- Je sais, on est pathétiques.

- Si seulement ce n'était que ça.

- Mais c'est tellement bon.

C'est régressif.

Vous ne pouvez pas comprendre.

Juge Mendoza.

- Maître.

Madame Martineau...

- Vous avez reçu les conclusions

du capitaine Meunier ?

- Oui, Donati a avoué

qu'il se servait des fonds

de madame Dackler.

Il l'a tuée pour éviter qu'elle ne découvre qu'il l'avait ruinée.

- Donc mon client sort de prison. - J'ai rendu

une ordonnance de remise en liberté que vous allez recevoir.

- Il y a intérêt.

- Maître, madame Martineau.

Brouhaha de hall

...

Musique délicate

- Hum, il y a quelque chose entre vous.

- Moi, avec ce loser ?

...

- A notre premier succès.

...

...

- Désolée, je ne supporte pas l'alcool.

- Allez. Juste pour trinquer.

...

- Vous, je commence à vous connaître.

Je sens que vous allez me la faire

à l'envers.

- J'ai un truc à vous montrer.

...

Musique guillerette

...

- Qu'est-ce qu'on fait là ?

Ouverture de la porte métallique

- Vous vouliez des bureaux.

Il y a

de bonnes ondes ici. Vous ne trouvez pas ?

- Vous êtes sérieux ?

Grincements

- Bon, il faut débarrasser un peu, mais c'est feng shui.

Regardez.

Plain-pied, facile d'accès.

Solide.

Sécurité.

Et ce n'est pas guindé.

Ca mettra nos clients à l'aise.

- On a Internet ?

- Je suis sur le coup, vous inquiétez pas.

Et ici, au moins, on sera au calme.

Moteur d'une ponceuse au loin

Je vous laisse vous installer.

...

Musique intrigante

...

Zoé ?

...

Non, non.

Ne pars pas.

...

- Qu'est-ce que tu veux ?

...

- Ca fait 17 ans que j'attends ce moment.

Il n'y a pas eu un jour où je n'ai pas pensé à toi.

Je suis désolé de ne pas avoir été là.

...

- Ca y est ?

Tu as fini ?

Tu me fais ton petit speech. Je suis censée faire quoi, moi ?

Je te saute dans les bras et je t'appelle papa ?

Je ne te connais pas.

Je ne me souviens pas de toi.

Tout ce que je sais, c'est que tu l'as tuée.

- Je ne l'ai pas tuée,

je te le promets.

Ecoute-moi. - Non, c'est toi qui vas m'écouter.

Tu crois que tu as payé ta dette ? Moi, jamais je ne te pardonnerai.

Tu n'as pas seulement pris ma mère, tu m'as pris mon père.

Tu es mort, toi aussi.

- Je l'aimais plus que tout, je ne lui aurais jamais fait de mal.

Ils se sont trompés de coupable et je vais le prouver.

Je suis devenu avocat maintenant.

Je vais faire réviser mon procès.

Je vais rétablir la vérité pour toi !

Pour elle !

(Surtout pour elle).

...

Sous-titrage : Dreamwall

...

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