All language subtitles for Requiem.For.A.Heavyweight.1962.1080p.AMZN.WEBRip.DDP2.0.x264-SbR

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Original subtitles

D'un coup sec,

Clay rouvre la blessure de Mountain Rivera.

Mountain recule, mais Clay place un gauche...

puis un droit.

Un crochet de Mountain...

suivi d'une série de droits et de gauches...

L'ancien ne renonce pas, bien que son sang inonde Clay.

L'oeil gauche de Rivera est complètement fermé.

La 7ème reprise se termine

et Mountain ne voit plus clair.

Recule !

Recule !

...3... 4...

...5... 6...

...7... 8...

...9...

...10.

Docteur.

Viens.

Mesdames et messieurs...

Emmenez-le. J'appelle le Dr Gilbert.

Après 2'13" dans le 7 ème round...

vainqueur par knock-out, Cassius Clay.

Tu as été formidable.

Quand avez-vous été sûr de gagner ?

Avec Mountain, on ne l'est jamais.

Mais je l'ai sonné au 2ème round.

Aide-moi. Merci, Charlie.

Tiens-le.

Mountain, tu m'entends ? Ça va aller.

Comme c'est mignon !

Fais gaffe, Mountain.

Ecoute, tout va bien aller.

Tu n'as rien.

Oui, chef.

Foutez le camp.

Assieds-toi.

Tu m'entends ?

Où es-tu ?

A Pittsburgh, et il pleut.

Tu es à New York, Salle Saint-Christopher.

New York.

Oui, c'est vrai, je suis à New York.

Maish,

ce gars est rapide.

Ça va vieux, c'est fini.

Il faut l'arrêter !

Arrête !

Il s'en tirera.

Il s'en tirera.

Il s'en remettra. Portez-le sur la table.

Doucement.

Sa place n'était pas là.

- Vous aviez faim ? - Comment, faim ?

En 52, il était classé cinquième.

1952 ?

C'était quand ? Avant-hier ?

Regardez son oeil.

Regardez ça.

Vous voyez la pupille ? Regardez.

La sclérotique est endommagée.

Cela pourrait amener un décollement de la rétine.

Deux bons coups sur l'oeil

et on peut lui payer une sébile.

A moins qu'il n'arrive quelque chose.

Il peut se fracasser la tête contre une porte et y rester.

Peu importe, Maish. Ça peut facilement arriver.

De toute façon, plus de combat.

- Comment ça ? - Plus de combat.

C'est ce que je dirai à la commission.

Il peut se reposer un peu.

Il se reposera définitivement.

Il combat depuis 17 ans.

Il est blessé. Je vais le mettre au vert.

Il ne s'agit pas d'une blessure. Mais de 17 ans de blessures.

- Ça ne peut pas durer. - Il tient le coup sur un ring.

Il a du métier.

C'est pourquoi il tient le coup.

Avez-vous des sels ?

Mettez-lui un sparadrap sur la paupière.

Appelez-moi si son état s'aggrave.

Plus de suggestions géniales ?

Qu'il collectionne ses coupures de presse.

Arrête de te débattre.

Je sais, mais ne te débats pas !

Allez, viens.

Allez.

Respire un bon coup.

C'est ça, respire.

Il m'a bien sonné.

Oublie ça.

Tu as été magnifique. Il a eu un coup heureux.

Il m'a bien sonné.

C'est bizarre ! J'ai une drôle de sensation dans l'oeil.

Mountain !

Il a dû bien me sonner.

Ça va ? Fais-moi voir.

Qu'est-ce que j'ai à l'oeil ? Ça me fait drôle.

N'y touche pas.

- Pourquoi ? C'est profond ? - Plutôt !

On voit ta cervelle.

Va prendre une douche, ça te retapera.

Respire profondément.

- Je vais me doucher. - Ne glisse pas.

Ça va mal, hein ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

T'as rien vu ? J'ai perdu un gars ce soir.

- Et à part ça ? - T'occupe pas.

- Greeny t'a fait signe. - T'occupe pas, je t'ai dit.

J'ai plus qu'à trouver un autre poulain.

- Un poids léger, cette fois. - Un autre ? Mais lui, Maish ?

Il fera comme toi. Il deviendra soigneur.

Ça lui réussira peut-être. Il s'en tire sans perdre la raison.

C'est pas toujours le cas.

C'est marrant.

17 ans... et il a de la chance de s'en tirer avec sa raison !

Quel beau sport !

Sport ? Tu plaisantes ?

Si on pouvait, les matchs se tiendraient dans les égouts.

- Tu peux me donner ma chemise ? - Oui.

La douche m'a fait du bien.

Mais mon oeil me lance.

Assieds-toi.

Comment il m'a eu ?

- Avec un uppercut. - Un uppercut.

Second coup de poing.

Ce gosse-là, il y a deux ans...

Mes jambes se fatiguent.

Mais je peux battre ce gosse.

Je veux encore le rencontrer.

Obtiens-moi un match revanche.

J'ai quelque chose à te dire.

Le médecin sort d'ici.

Il dit qu'il faut que tu laisses tomber.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu as eu ton compte.

Comment ça ?

Tu ne peux plus combattre.

Parce que j'ai été mis knock-out ?

Ça arrive à tout le monde. A Louis, à Patterson.

C'est idiot.

C'est ce que dit le médecin.

Va lutter contre la commission.

Il écouterait ce que dit le médecin ?

Ecoute.

Si tu reçois encore un coup,

tu pourras vendre des crayons.

Ta sclérotique est endommagée.

Que vais-je faire ?

Il faut bien faire quelque chose.

Tu feras ce qui te plaira.

Je ne sais que boxer. Je suis avec vous depuis 17 ans.

Retourne chez toi au Nouveau-Mexique.

Qu'est-ce que je ferai là-bas ?

Je ne connaîtrai plus personne.

Si on essayait dans un autre État ?

Si tu es interdit à New York,

tu l'es partout. Tu le sais bien.

Et des combats dans des fêtes locales ? Pas officiels ?

Regarde la vérité en face. Tu ne peux plus boxer.

Viens, on s'en va.

Maish,

excuse-moi pour ce soir...

Excuse-moi d'avoir perdu.

Tu n'as pas à t'excuser.

Pour moi, tu as été le meilleur.

C'est la vérité.

N'y pense plus.

J'ai dérouillé ce soir, Maish.

Ne complique pas le tout.

Pas de discours, dis-moi simplement...

M'as-tu téléphoné que ton gars ne tiendrait pas

plus de 4 rounds ?

Ne me l'as-tu pas garanti ?

Contre Clay,

il pouvait tenir 2... 3 rounds... au plus 4...

mais jamais 7 rounds. Jamais.

Dernière question, Maishy.

Nous as-tu fait parier 1500 dollars pour toi ?

Et sur ta parole, on a misé aussi un paquet pour nous.

Maintenant, vas-tu nous rembourser ?

Oui, bien sûr.

Je vous rembourserai 1500 dollars d'ici deux mois.

C'était un pari, non une avance.

L'argent comptant avant le 1er du mois.

Tes 1500 dollars et notre fric.

Et Maishy,

tâche d'être exact.

Un petit compte pour que Rennick n'oublie pas.

Attendez...

Ouais ?

Hé, Maish. Où...

Il s'inquiétait pour toi.

Bien.

Je le lui dirai.

D'accord. Au revoir.

C'est Maish qui téléphonait.

- Il va bien ? - Oui.

Il a pris une cuite. Il a la gueule de bois.

Je m'inquiétais.

- Il ne découche jamais. - Ne t'inquiète pas pour lui.

Où...

Par où vas-tu commencer ?

- Celui qui est marqué d'un cercle. - Ah bon.

"On demande ouvreurs cinéma. Même sans exp."

- Que veut dire "exp." ? - Expérience.

"Uniforme fourni."

- Tu me vois en uniforme ? - Ouais.

Tu auras l'air d'un général.

- Sans expérience. - Ouais.

Un ouvreur a besoin "d'exp." ?

Comme un boucher pour être boucher. Attends !

- Tiens. - Merci.

- Ta cravate est moche. - Ouais.

- Peut-être une autre... - Non, je veux porter celle-ci.

Maish me l'a donnée comme mascotte.

Bonne chance !

Ouais.

Taille 40. Venez par ici.

Désolé, je n'ai rien pour vous.

Faites voir vos mains. Désolé.

38 ? Par ici.

Taille 40 ? Par là.

38 ? Par ici.

Taille 40.

40 ? Je dirais plutôt 46.

J'arriverai à mettre un 40.

Nous n'avons pas d'uniformes à votre taille.

On ne parlait pas de tailles dans l'annonce.

- Si vous cherchiez... - Mountain !

Tu es trop grand. Je préfère la télé.

38 ? Par ici.

36 ? Par ici.

Est-ce que je t'appellerais si ce n'était pas grave ?

Quand tu m'as demandé un service, je te l'ai toujours rendu.

Je suis coincé.

Ecoute, George.

George ?

BUREAU DE PLACEMENT

Monsieur Oakland ?

Monsieur Oakland ?

Où tu vas ?

- Allons-nous en. - Comment ça ?

- J'ai assez attendu. - Tant pis.

- Attendons. - On a fait 20 places.

- Ça ne marchera pas. - Ce sera différent.

Je ne sais quoi répondre.

Si tu ne sais pas, tu ne réponds pas.

- Viens boire une bière. - Non.

- Monsieur Rivera ? - C'est toi.

- Monsieur Rivera. - Ici.

Salle 3.

Salle 3.

- Viens. - Non !

Non.

Désolé, il...

- Asseyez-vous. Ça ne sera pas long. - Il n'aurait pas dû me renvoyer.

Je suis arrivé 5 mn après l'heure.

Je regrette M. McNulty...

Nous sommes là pour trouver des emplois.

Mais j'ai des droits.

Je parlerai à votre chef.

Puis-je voir votre fiche ?

Merci.

Lewis Rivera, 37 ans. Né au Nouveau-Mexique.

Instruction. Vous n'avez rien mis ?

- Vous voulez dire "école" ? - Oui.

Jusqu'en sixième.

- Vous avez quitté l'école après ? - Oui.

Alors...

Emplois antérieurs...

Vous n'avez rien écrit.

Où avez-vous travaillé ?

Depuis 17 ans, j'ai seulement combattu.

Sur un ring.

Un ring de boxe.

- Oh ! Vous êtes boxeur ? - Oui.

- Boxeur professionnel ? - Un poids lourds.

Ce doit être intéressant.

C'est un métier.

- Excusez-moi. - Bien sûr.

Mlle Miller.

Bonjour, Cathy.

Oui, mais je t'écoute.

Non, je ne plaisantais pas. Je me suis bien amusée.

Non, pas avec moi.

Il s'est conduit en vrai gentleman.

Tu le connais mieux que moi.

Cathy, je ne peux pas te parler.

Comment ? Je n'ai rien entendu.

Non, je ne dirai rien.

Au revoir.

Excusez-moi.

Où en étions-nous ?

Emplois antérieurs...

- Oh ! Vous êtes boxeur. - Oui.

Il est difficile de trouver un travail analogue.

Je ferai n'importe quoi.

Plongeur...

Videur de cabaret... ouvrier agricole...

Il faut tenir compte de votre expérience.

Je ne sais rien faire d'autre que boxer.

C'est...

Comme à la question...

"Pourquoi avez-vous quitté votre emploi ?"

Que dois-je répondre ?

Le toubib...

Le médecin a dit: "Fini."

Il a regardé mes yeux...

Ça ne se voit pas, mais il a dit que si je continuais, j'allais devenir aveugle.

- Je vois. - C'est...

C'est moche, voilà tout.

En 1952, j'étais classé cinquième.

C'est pas des farces. C'est vrai, cinquième.

L'année n'a pas été de tout repos. Marciano,

Walcott et Charles étaient encore là. Mais moi, j'étais cinquième.

Et Maish a pensé qu'avec

un peu plus d'expérience...

Qui est Maish ?

Mon manager. Qu'est-ce qu'il va devenir ?

Faire ça à un type qui vous a soutenu 17 ans...

le laisser tomber tout à coup...

Ce n'est pas juste de...

Je suis désolé.

Je n'aurais pas dû m'emporter. Mais quelquefois...

Vous devriez me mettre à la porte.

Eh bien...

Votre adresse est là.

- On vous dira si on trouve quelque chose. - D'accord.

Monsieur Rivera.

Après la guerre, je me suis occupée

de reclasser des combattants.

- Et puis... - Je veux dire...

Vous ne vous doutez pas des débouchés qu'on trouve pour...

- Vous voulez dire pour des infirmes ? - Pas seulement eux.

Pour ceux qui ont des problèmes spéciaux.

Je n'ai pas de problème spécial.

Pour vous, je suis un clochard affreux...

Mais j'ai presque été champion du monde.

Écrivez donc cela sur votre papier.

Mountain Rivera n'était pas une cloche.

Mountain Rivera a presque été champion du monde.

Monsieur Rivera !

Vous descendez ?

SALLE SAINT-CHRISTOPHER

Arrête ton boum-boum, que je me concentre.

Valet de trèfle.

Valet de trèfle.

C'est bon, on le voit bien.

Huit de coeur.

Huit de coeur. C'est bon à savoir.

C'est bon à savoir.

Huit de coeur. C'est bon à savoir.

Cesse de dire: "C'est bon à savoir."

Pour toi, tout est bon à savoir. Joue.

J'étale mon jeu.

J'ai encore toutes mes cartes.

J'ai deux rois, deux dames, deux neuf, un valet, un dix et deux quatre.

C'est bon à savoir.

Qu'est-ce que tu as ?

Il est foutu, Maish.

Je ne sais pas quoi faire.

Je suis foutu, aussi.

Sauf qu'il t'entretient.

Il est prêt à tout pour toi.

Allô ?

Ouais.

Non, Perelli n'a pas appelé.

Qu'il appelle ici. Je suis ici.

D'accord.

Que me reproches-tu ?

Perelli s'occupe de catch.

Tu as du flair.

Alors !

Eh bien.

Alors on va lui faire faire du catch.

Pas à Mountain.

Pourquoi pas ? On paie bien les catcheurs. Comme les acteurs.

On lui monte un numéro.

Comme George le Superbe ou le Baron Fou.

- Ça rapporte. - Quel genre d'argent ?

Qu'importe ! C'est de l'argent.

Il ne supportera pas de faire rire.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Il deviendrait susceptible, tout à coup ?

De quel droit le serait-il ?

- Il l'a toujours été. - Dis-moi ce que peut faire Mountain.

Dis-le-moi.

Il veut m'aider ? Qu'il m'aide.

Mais pas comme ça.

On n'a pas le temps de tergiverser.

Je n'ai plus le temps.

J'ai eu trop de mal à le rafistoler pour le rendre présentable.

J'ai supplié les organisateurs

de l'engager pour acheter du pain.

Je n'ai plus le temps de dorloter les gars susceptibles.

Maish.

Tu me dégoûtes.

Tu veux savoir qui doit à l'autre ?

Je vais te le dire.

Regarde les comptes. Recettes et dépenses.

Mountain est perdant. Il est mon débiteur.

C'est aussi simple que cela.

Qu'est-ce que je lui demande ? De passer devant un train ?

Qu'est-ce que je lui demande ?

De se costumer et de faire rire les gens.

Cela choque sa susceptibilité ?

D'accord, gros malin,

je vends son âme dans la rue.

Pleure sur lui. Fais brûler un cierge pour lui.

Maish...

Je vais te dire une chose et tu vas m'écouter.

J'aime ce gars comme s'il était de mon sang.

Si je ne fais pas attention à lui, personne ne le fera.

Toi moins qu'un autre. Pourquoi ? Je l'ignore.

S'il lui arrive malheur, gare à toi. Compris ?

Gare à toi.

Ouais ?

Salut.

Je suis ici.

Ne vous inquiétez pas. J'aurai l'argent.

Je sais quel jour on est.

Quand je promets, je tiens parole, Greeny.

D'ailleurs, j'ai quelque chose...

Allô ?

- Si je l'avais frappé... - Joe Louis t'aurais mis une gauche...

Regardez-moi ça.

- Je cherche... - Je regrette.

- Pas de dames seules ici. - Je cherchais Lewis Rivera.

On m'a dit qu'il était ici.

Lewis ?

Mountain, vous voulez dire ?

Excusez-moi.

Bonjour, M. Rivera ?

- Bonjour, Mlle... - Miller. Grace Miller.

J'ai essayé de vous appeler.

- Vous êtes difficile à joindre. - Je ne sais pas...

- On m'a dit que vous étiez ici. - Comme d'habitude.

Peut-on s'asseoir ?

Oui, bien sûr.

Le round est fini.

- Repose toi. - Désolé.

Ça arrive tout le temps ici.

Maish appelle cet endroit un cimetière.

Il dit que les gars viennent mourir ici.

Mais pas vous, M. Rivera.

Vous avez autre chose à faire.

Ah oui ?

Que diriez-vous de travailler avec des enfants ?

- Des enfants ? - Oui, faire de l'athlétisme.

Je n'y ai jamais pensé.

J'aime les gosses.

- J'aime les gosses. - On monte des camps de vacances.

Je connais des gens qui dirigent un camp.

Ils engagent du personnel.

Pourriez-vous venir les voir ce soir ?

Ce soir ?

Ils partent demain et je leur ai parlé de vous.

Ils ont besoin de me voir ?

Je viens de faire ce combat et...

Je devrais leur parler ?

Il leur tarde de vous voir.

Je leur ai dit que vous étiez classé cinquième.

Vous êtes un sacré numéro !

Vous êtes venue ici. Ça alors !

Merci.

- Vous les verrez ? - Oui, si vous le voulez.

Voulez-vous m'offrir une bière ?

Une bière ?

- Ici ? - Cet endroit me plaît.

Je vais vous offrir une bière.

- Charlie ! - J'arrive.

- Deux bières. - D'accord.

- Un peu de musique ? - De la musique ?

N'aimez-vous pas boire en musique ?

Je n'y ai jamais pensé. Oui, on peut mettre de la musique.

Mets "Reviens, mon amour".

- Deux bières. - Donne un verre pour la dame.

Un verre ?

En voilà des chichis !

C'est joli.

Très joli.

- Ce sont des violons. - Magnifique.

Je ne fais pas attention.

Qu'est-ce que c'est ?

De la musique, tout bêtement.

Le seul air que je connaisse, c'est l'hymne national.

- Vous n'allez pas aux matches ? - Non.

On le joue avant le grand combat.

Il y a eu Smiley Collins.

Qui est-ce ?

C'était un boxeur qui jouait du violon.

Un boxeur qui jouait du violon.

Il jouait sérieusement ?

Oui.

J'ignore ce que valait son violon,

mais du droit, il aurait renversé un mur.

Et son violon ?

Contre Willie Floyd, il pesait 10 kilos de plus...

Willie Floyd pesait 10 kilos de plus.

C'est bon.

On ne voit guère de femmes ici,

ce qui explique que Charlie avait oublié le verre.

Merci.

"Buvez de bon coeur", comme dit Maish.

"Buvez de bon coeur", M. Rivera.

Maish compte beaucoup pour vous.

Plus que tout.

Il a été votre manager ?

Excusez-moi.

Pendant 17 ans.

Ce n'est pas que mon manager.

C'est mon meilleur ami.

Dans les débuts,

c'est lui qui m'a conseillé pour... pour manger... m'habiller...

Pourquoi ne pas être mariée ?

Je devrais l'être ?

Oui.

Vous êtes jolie.

Non seulement jolie, mais très belle.

Merci.

Vous savez...

J'ai fait un combat un jour contre Jazzo.

Elmer Jazzo.

Vous savez quoi ?

Il ressemblait à mon père.

C'était le portrait vivant de mon père.

Je ne pouvais pas le toucher.

Je tournais autour, je reculais... j'esquivais...

Tout à coup,

il m'a attaqué.

Il m'a acculé contre les cordes...

et il me frappait et je me couvrais.

J'ai remarqué qu'en frappant du gauche, il baissait le droit...

Alors...

Je l'ai mis knock-out.

Comment ?

Je l'ai mis K. -O.

La bière est bonne ?

Oui.

Mountain.

Ce sont des violons.

Buvez de bon coeur.

Buvez de bon coeur.

C'est un jardin, hein ?

Où sont les fleurs ?

Là.

Quelle bonne soirée !

Pour moi aussi.

Deux bières ! Mon Dieu !

Au bar, j'ai entendu Charlie dire

que j'avais une jolie amie.

Remerciez-le pour moi.

Ça ne vous ennuie pas qu'il vous ait pris pour mon amie ?

C'était un peu vrai.

Je crois bien que je n'ai jamais eu de vraie amie.

Je veux dire...

quelqu'un qui me plaisait.

Je veux dire...

Quelqu'un avec qui j'avais envie d'être.

Je prends ça pour un compliment.

J'ai l'impression de marcher sur des oeufs.

Pourquoi ?

Eh bien...

Vous savez ce que disait mon père ?

Il disait:

"Quand tu sors avec une dame, tiens-toi bien."

Vous l'avez fait.

J'ai passé une très bonne soirée.

Je n'ai pas trop parlé ?

Avec une dame comme vous, je ne voudrais pas être incorrect.

Vous avez été un gentleman.

Vous savez...

Ce que je regrette, c'est...

de ne pas connaître la musique.

Pourquoi ?

Eh bien...

J'ai envie de chanter.

Voici un taxi.

Taxi !

Je téléphonerai aux Reardon

et je fixerai un rendez-vous pour vous.

- Je vous rappellerai à l'hôtel. - D'accord.

Mon pote,

tiens.

- Non, je vous en prie. - Non, ça va, ça va.

Conduisez la dame où elle voudra.

Ne leur dites pas trop de bien de moi.

Dites-leur que j'ai fait 111 combats, pas un au chiqué.

J'en suis assez fier.

Bien sûr.

Vous pouvez en être très fier.

Vous êtes quelqu'un de très bien.

Merci.

Bonsoir.

Regardez ça !

Solide.

Où est Mountain ?

Nous l'attendons.

Tu connais Perelli.

Oui, je le connais.

Où est-il ? J'attends depuis une demi-heure.

Il va venir.

Je suis pressé.

J'ai des nouvelles pour vous.

La dame de l'agence

va me présenter au directeur d'un camp.

Attends de savoir ce qu'on...

Avec les gosses, l'instinct suffit.

On en reparlera.

Elle dit que je dois repartir à zéro.

Puisque ma carrière de boxeur est fichue.

J'ai dit: "Qu'est-ce que je connais des gosses ?"

Je te présente M. Perelli.

M. Perelli organise les matches de catch à Manhattan.

- Enchanté. - Moi aussi.

"Qu'est-ce que je connais des gosses ?"

- Elle a dit: "C'est d'instinct." - Finissons-en.

Elle a dit: "D'instinct."

Écoute ça. C'est merveilleux.

Asseyez-vous.

On a une idée géniale.

Maish pense qu'on peut faire un coup avec vous.

Votre nom est très connu.

Je vous ai vu combattre.

J'organiserai des matches. On y gagnera tous.

Maish ne vous a pas dit que je ne devais plus combattre ?

Il ne s'agit pas de boxe, mais de catch.

Je ne sais pas catcher.

Il ne sait pas catcher !

Il n'y a pas à savoir.

Vous apprendrez vite les prises.

Il faut savoir...

faire semblant

et tomber sans se faire mal.

Je ne comprends pas.

Il organise tout pour toi.

J'ai une idée marrante.

On t'habillera en indien,

avec les plumes et tout.

Il fumera le calumet de la paix dans le nez de l'arbitre.

Encore mieux !

On le fera combattre le cow-boy.

Cow-boy contre Indien.

Ça n'a pas l'air de lui plaire.

Pourquoi ça lui plairait pas ?

Qu'en dis-tu ?

Vous perdrez de l'argent.

Je ne sais pas lutter.

Je perdrai.

Il perdrait ! A mourir de rire !

C'est combiné.

Tu gagnes un soir, et le lendemain, c'est l'autre.

Ça dépend des paris.

Truqué.

Ne dis pas de bêtises ! Ce n'est pas pareil.

- Ça fait partie du jeu. - J'ai jamais combattu au chiqué.

J'ai gagné 111 combats sans chiqué.

Comme dit Maish,

ce n'est pas pareil.

Mettez-vous d'accord.

Donnez-moi la réponse demain.

- Je vous appelle demain matin. - Oui.

Content de t'avoir vu.

Tu me dois beaucoup,

tu ne crois pas ?

Je pense que oui.

Alors tout est là.

J'ai presque été champion du monde poids lourds.

Alors souviens-t'en !

Tu as presque été champion du monde

et j'étais ton manager.

Je ne suis pas un salaud.

Pourquoi veux-tu faire de moi un salaud ?

Allô ?

Oui ?

C'est de la part ?

Oui, il est là.

Je vous le passe.

C'est pour toi.

Une certaine Mlle Miller.

La dame du bureau de placement.

Allô ?

Bonsoir.

Vous les avez eus ?

Ils veulent... ?

L'Hôtel St-Moritz ?

Je sais où c'est.

Ils s'appellent comment ?

Reardon.

D'accord.

Mlle Miller...

Merci.

Maish,

je vais les rencontrer ce soir.

Ces gens-là dirigent un camp dans les Adirondacks...

et ils veulent me voir.

Allons...

Ne t'occupe plus de catch.

Quoi que je gagne, le tiers est pour toi.

Toi, moniteur !

Attention qu'un gosse ne te flanque pas un coup de bâton.

Je vais me changer.

Toi, Army et moi, on est les Trois Mousquetaires.

Il a gagné, j'ai perdu.

Va chercher des sandwichs.

Tu es sincère ?

Je ne peux l'en empêcher.

Va chercher des sandwichs.

Ouvre une bouteille, qu'on boive un verre.

Avez-vous vu Maish ?

Il est parti il y a dix minutes.

BAR CHEZ JACK DEMPSEY

Il dit: "Je regrette, mon vieux, j'en ai pas."

Super.

Regarde le gâteau d'anniversaire.

Je suis invité à un anniversaire.

Excusez-moi, je reviens.

Surtout reviens.

Tu te rappelles mes 22 ans.

Je me rappelle le soir de tes 22 ans.

Tu as combattu Rocky Rocco.

Tu l'as eu en trois rounds.

Tu étais fort, ce soir-là.

Et la soirée que tu as organisée.

Avec tous les invités.

Et tu m'as donné cette cravate.

Cette cravate.

Tu ne te débarrasseras jamais de cette saleté ?

C'est ma mascotte.

C'était le bon temps.

On voyageait en première.

Tout le monde nous courait après.

Tu étais en pleine ascension.

Une autre tournée.

Viens prendre un verre avec nous.

Tu ne devais aller nulle part, à dix heures ?

T'avais pas un rendez-vous ?

A dix heures ?

Ah oui !

Les Reardon. Au St-Moritz.

Oublie.

Je vais appeler Mlle Miller pour remettre ton rendez-vous.

- Tu n'es pas en état d'y aller. - Comment ça ?

- Écoute-moi. - Je dois y aller, j'ai rendez-vous.

On t'a jamais dit que tu étais un chic type ?

M. Reardon,

il y a un monsieur qui vous demande.

Il dit que vous l'attendez.

C'est Monsieur...

Rivera.

Rivera, monsieur.

Bien, je lui dis de monter.

On vous attend, M. Rivera. Chambre 1006.

Prenez l'ascenseur.

Je vais être moniteur dans un camp.

J'en suis ravi.

C'est une chance.

On monte.

10ème étage.

Je vais voir M. Reardon.

Il dirige un camp de vacances.

Vous avez des enfants ?

Je n'ai que lui.

J'aime les animaux.

Tous les animaux.

C'est un chien ?

Evidemment. C'est un champion.

T'es un champion ?

Merci.

J'ai oublié...

M. Reardon !

Oui ?

Je suis M. Rivera.

Êtes-vous M. Reardon ?

Non. Sortez d'ici.

Savez-vous où il habite ?

Je suis désolé.

Je ne faisais pas attention.

Je cherchais quelqu'un.

Mountain ?

On descend.

Entrez.

Maish, c'est...

Mlle Miller.

- Que faites-vous là ? - Je voulais vous voir.

J'ai cherché à vous suivre.

Il n'y avait rien à dire.

Je crois qu'il y a beaucoup à dire.

Entrez.

Donnez-moi votre manteau.

Merci.

Pourquoi avez-vous bu ?

Maish et moi...

J'avais peur de rencontrer ces gens.

Maish et moi, on a pris quelques...

et je me suis retrouvé noir.

Désolé.

- Voulez-vous une bière ? - Non.

Savez-vous qui c'est ?

C'est moi...

Vous savez...

Ce qui me désole, c'est que

je ne voulais pas vous rendre ridicule.

Là n'est pas la question.

Vous avez perdu une situation ce soir.

Et je ne sais pas pourquoi.

Expliquez-le-moi.

Je me suis rendu compte que

j'étais incapable...

d'être moniteur.

C'est lui dont je vous parlais.

Votre père ?

Il était très séduisant.

Il était grand.

Ce poste de moniteur...

c'est bon pour de beaux garçons en pull-over blanc.

Je ne parle pas très bien.

Je veux dire...

J'ai l'air d'un immigrant qui débarque.

Bref...

D'ailleurs j'ai du travail.

C'est vrai ! C'est merveilleux !

Je vais être catcheur.

Catcheur ?

Oui. Vous savez...

Je me déguiserai en chef indien et...

Un soir je gagnerai, le lendemain, ce sera l'autre.

Comme dans les films. Les bons et les méchants.

C'est ça ce que vous voulez ? Devenir catcheur ?

Je ne pensais pas finir ainsi.

Vous en avez honte.

Pourquoi le faites-vous ?

Il le faut, pour Maish.

Pour Maish.

Vous faites tout pour Maish.

Vous lui vouez un culte.

Pendant 17 ans, vous l'avez adoré comme s'il était votre Dieu.

Maintenant il vous écorche jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Vous ne le connaissez pas.

Il y a longtemps, à Scranton, j'ai combattu contre Marciano.

Il a tapé dur.

Je n'étais pas en forme, il m'a mis knock-out.

Comme on me portait à l'hôpital... j'ai levé les yeux

et j'ai vu Maish...

qui pleurait à cause de moi.

Vous m'entendez ?

Maish pleurait à cause de moi.

Vous êtes prêt à tout pour lui.

Quel mal y a-t-il à ça ?

Le catch, c'est comme la boxe, avec d'autres règles.

Si vous vous voyiez comme je vous vois.

Regardez-moi !

Comme je suis laid !

- Pas tant que ça ! - Je suis beau ?

Ces cicatrices ne sont pas des médailles.

Ma voix est brisée

par les millions de coups que j'ai reçus.

Pendant un moment,

vous m'avez fait croire

que ça pouvait changer.

Mais...

Mais je veux que vous le croyiez.

Vous savez...

Le moment viendrait où...

Oui, le temps viendrait où...

Alors que feriez-vous ?

Je ne sais pas, Mountain.

Partez.

Attendez !

Hé, Mlle Miller !

Vous oubliez votre écharpe.

Merci.

Merci d'avoir voulu m'aider.

Comprenez bien qu'il ne s'agissait pas...

C'était pas...

J'ai perdu la tête.

Ma place est avec le linge sale.

- Donne-moi ma clé. - Mountain est rentré.

Une certaine Mlle Miller est avec lui.

Excusez-moi.

Êtes-vous Mlle Miller ?

Oui.

Et vous êtes... ?

Maish Rennick.

Ai-je un catcheur ou un moniteur ?

Il est ce que vous voulez qu'il soit.

Vous l'avez fait boire et vous avez réussi. Il n'a pas été engagé.

Dommage.

C'est la vie, mon petit.

Le riche s'enrichit et le pauvre se saoule.

Allez faire la charité ailleurs.

La charité ?

Vous vous fichez bien de lui.

Tandis que vous,

vous êtes de vrais amis.

Depuis mardi dernier.

Écoutez bien ce que je vais vous dire.

Vous ne comprenez pas cette race-là.

Vous croyez qu'un singe habillé peut faire un chevalier servant.

Je suis désolée.

Vous voulez l'aider.

Je vais vous dire comment faire.

Laissez-le tranquille.

Ce que vous pouvez lui dire, c'est qu'il vous fait pitié.

Pitié à en pleurer.

Mais ne le décevez pas.

Mais ne lui donnez pas l'illusion qu'il peut être moniteur.

Il a tant rêvé qu'il est prêt à croire à...

n'importe quoi.

Au championnat...

à l'amour...

même à une journée sans souffrance.

Il n'y a aucune différence.

Tout cela lui a échappé.

J'espérais qu'il pourrait enfin

obtenir ce qu'il voudrait.

Ce ne serait que justice.

J'aurais voulu pouvoir le lui donner.

Regardez !

J'en mourrai. J'en mourrai de rire.

Il va les foudroyer à leur place.

Où est le photographe ?

Il faut que je le photographie comme ça.

Joe !

Maish !

Tu as repris le métier ? On peut faire des affaires.

Maish Rennick, le plus malin des managers.

Vous cherchez un boxeur ? Je suis votre homme.

Il en veut, c'est bon signe.

- Foutez le camp d'ici. - Pas la peine de s'énerver.

Tu me paieras quand il travaillera.

Tu ne le portes pas longtemps.

Deux petits tours et tu l'ôtes.

Ne me force pas.

Te forcer ?

Tu ne fais que ce que tu veux.

Si tu ne me dois rien...

Ce qu'il te doit, il te l'a payé cent fois.

S'il veut partir, qu'il le dise lui-même.

Je ferais tout pour toi, mais pas le clown.

Si tu me laisses tomber, je suis mort.

Hé, l'Indien.

Mets la coiffure.

On va faire des photos.

Je ne veux pas faire le clown.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Il laisse tomber ?

Qu'est-ce qu'il fait ?

Vous aurez des ennuis.

M'man Greeny le saura.

Faites-les sortir et j'arrangerai ça.

Bien, mais tâchez qu'il marche.

Sortez tous !

Tu ferais mieux d'arranger ça !

Tu ferais mieux !

Je suis sérieux.

Je risque ma vie. Si tu pars, je suis mort.

Comme je t'ai dit...

Je ferais n'importe quoi pour toi...

Mais cela t'ennuie ?

Ça ne t'a pas ennuyé

de tenir sept rounds

dans ce ring contre Clay...

quand j'avais tout parié que

tu ne tiendrais pas quatre rounds...

Tu avais parié contre moi ?

Pourquoi ?

Pourquoi avais-tu parié contre moi ?

Ça n'aurait rien changé.

Rien du tout.

Quand bien même j'aurais parié sur toi.

Tu n'es plus capable de gagner.

Il ne me restait qu'à gagner de l'argent en te jouant perdant.

Salaud !

Espèce de salaud !

Tu sais...

Pendant ces 17 années où j'ai combattu pour toi...

je n'ai pas eu honte d'un seul round.

Pas une minute.

Maintenant tu me fais honte.

Où vas-tu, l'Indien ?

Le boxeur devient fou.

Ecoute, Greeny...

S'il ne se bat pas, Maish gagne rien et tu n'as rien.

Tu es refaite, tu comprends ?

Et après ? Tu en démolis deux...

Ça n'arrangera pas les choses.

Il m'en reste tout un régiment.

Tu auras prolongé Maish de 8 minutes.

Sortez-moi ces gars-là.

Tu n'auras même plus le droit de promener un chien.

Tu ne me crois pas ?

Maishy, mon petit...

Regarde-toi bien dans la glace,

et dis-toi adieu.

Où on te descend, ici ou dehors ?

Faites-le lentement.

Et qu'ils y aillent lentement, je veux voir ça.

Allez, Maish.

Perelli.

Remboursez cette dame.

Pour tes beaux yeux ?

Je paie les services rendus et tu ne m'en as rendu aucun.

Inscrivez-moi.

Tu combattras ?

Huit matches ?

- Et une option sur seize ? - Oui, bien sûr.

Je suis bien content.

On est tous contents.

Bon match, les gars.

Je te dois beaucoup.

Pour ce que tu viens de faire.

Je te revaudrai ça.

On va pas se séparer.

On prendra ce gosse.

Il est rapide.

Army, tu l'as vu.

On en fera un champion.

Nous trois,

associés comme autrefois.

On gagnera de l'argent.

Le gosse peut devenir un champion.

Il reprendra le flambeau où tu l'as laissé.

Je vous aime bien tous les deux.

Mountain.

Army.

On ne va pas se séparer comme ça.

Qu'en dis-tu, Mountain ?

Army ?

Mountain ?

Le prochain match. Deux chutes sur trois.

De Morrilton dans l'Arkansas.

Poids. 280 kilos, Haystack Calhoun.

Son adversaire, 89 kilos à la pesée,

ancien boxeur de la catégorie poids lourds, chef Mountain Rivera.

Mountain, n'oublie pas de faire semblant. Ne t'emporte pas. Ne le tabasse pas.

Allez, Mountain, dépêche-toi.

Allez, Mountain.

FIN

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