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Zulu
-Cette enquête,
c'est une guerre.
-On sera les boss.
-Ca va venir.
-4 voyages Bastia-Marseille.
-On transporte quoi ? -Ces bidons.
-Le boss veut assurer les remises d'argent.
Celui qui récupère la sacoche
va être photographié. On ne doit pas te voir.
-Vous êtes passée à côté de Reda ?
-Comment ça ?
-Je vous avais demandé
de lister tous les noms
dans les dossiers.
Et la photo et le nom vous ont échappé, on dirait.
-Il faut jouer le jeu,
sinon on va se planter.
Vrombissement
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est plus Sté qui va récupérer le pognon.
Il y a eu un contrôle de condés bizarre.
On passe à un autre système.
Marteau s'occupe de ça, maintenant.
-Comment ça, un contrôle bizarre ?
-Tu veux qu'on t'explique ?
-C'est toi qui as secoué Disco ?
Des amis à moi t'ont vu à la boîte l'autre soir.
-Ah, OK. Carlos, c'est toi ?
-Ouais. Carlos, c'est moi, ouais.
Tu peux prendre le biz,
mais c'est 50/50.
-Et s'il revient ?
-Il reviendra pas, il est parti.
-Tu veux le biz ou pas ?
-Bien sûr que je le prends. Je le prends, mais je garde tout.
Il y a rien qui remonte.
-Tout remonte. C'est comme ça que ça se passe.
-Jean-Do, je te connais trop.
Carlos, c'est parce que le vieux touche rien, c'est ça ?
Il est au courant de rien ?
-Tu parles, t'es mort.
T'as compris ?
T'es mort. -Ouais.
A ton beau-père, tu vas lui faire perdre 20 millions.
Si je meurs, les poubelles, vous les perdez.
Aujourd'hui, le biz de Disco, il est à moi. 100 %.
On rééquilibrera un peu les parts.
-Prends-le, ton business, et ferme ta gueule.
-Ca, je sais faire. -Va voir Marteau.
-OK !
-Jean-Do...
Si on le laisse faire...
-Il a pris son biz, il va fermer sa gueule.
Musique intrigante
...
Musique de générique
...
Il cogne.
-20 minutes, c'est bon pour toi ?
OK. Super.
Allô ?
Non, c'est pas Disco.
C'est pareil, il te fallait quoi ?
OK. 2 fois 100 de C, et 50 balles de weed, c'est ça ?
Ca marche.
Je te rappelle sur ce numéro ?
OK. C'est un truc de fou, ça s'arrête pas.
Dans son compte, j'ai récupéré son Snap.
J'ai tout changé : téléphone, identifiant, il a accès à rien.
Regarde.
Que des commandes.
C'est ouf !
Il nous faut de la C,
parce qu'on ne tiendra pas le week-end.
Téléphone Allô ?
-T'as un plan pour la C ?
-Ouais. J'appelle ? -T'inquiète.
Il te fallait quoi ? -Ouais.
-OK. Ce sera tout ?
OK, c'est noté.
Reste connecté, on t'envoie quelqu'un dans 30 minutes.
-Elle a bien bossé.
-C'est ma petite soeur.
On a notre business, ça me fait bizarre.
Ca y est, c'est nous, les boss.
-Je veux pas casser l'ambiance,
mais dans 2 heures, on redevient les chaouchs.
-Sauf si on décide d'arrêter.
-Comment ça ?
On va décider d'arrêter ?
-Sans Lupino, y a plus de chaouchs.
-Excuse-moi, mais à moins de raser la cité,
ça ne fermera pas.
-Je sais comment le fermer sans raser la cité.
Et les clients arriveront ici.
-Arrête, les mecs de La Plaine vont nous découper.
-Arrête avec eux.
On va les pousser, et un jour, ils tomberont.
Toutes les équipes finissent par tomber.
Même les plus grosses.
-Tu proposes quoi ?
Musique intrigante
-Vous êtes OK pour le fermer, ce charbon, oui ou non ?
...
-Moi, je suis OK.
...
-Alors ce soir, on ferme.
...
-Ah ! La capuche arrive.
...
Je vais acheter une barrette,
comme ça, je verrai sa gueule.
Je vais le prendre en photo.
-Et peut-être te faire détroncher.
Maertens va adorer.
-Ouais, c'est ça, prends-moi pour un con.
Téléphone
-Oui, allô ?
-Comment ça se passe chez vous ?
*-Le bar est fermé. Il n'y a personne.
-Et vous ?
*-Rien non plus.
On vous dit quand ça bouge.
*-OK.
-C'est bizarre, hein ?
-Qu'est-ce qui est bizarre ?
-Qu'il n'y ait personne.
Ils ont peut-être capté ?
-Capté quoi ?
-Qu'on planque sur eux, qu'on assure les remises.
-Comment ils auraient capté ?
Téléphone
C'est ma mère.
Je descends,
ça capte mal ici.
-Je surveille, t'inquiète.
Tu nous embrouilles tous bien profond.
Déclics d'appareil photo
...
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ils ont changé de système. Ils vous ont détronchés.
Les livraisons 1, 2, 3, 4, 5, c'est fini.
-D'où, ils nous ont détronchés ?
-Tu crois quoi ? Que c'est des abrutis ?
Ils vous ont grillés.
-Qu'est-ce que tu veux qu'on foute avec une remise ?
Et le nouveau système ? -Je peux rien dire.
Si je te le donne, ils sauront que c'est moi.
-Vous aviez tout : le toc, l'adresse de la remise, tout !
Et vous avez tout fait foirer.
-Reda, maintenant qui est-ce qui livre ?
C'est le costaud qui est avec toi ?
C'est la fille ? C'est qui ?
-C'est plus personne.
Musique inquiétante
...
-Ca va ?
-Quoi ?
-Ta mère ?
-Ah. Ouais, ça va.
T'as vu un truc ?
-Non, rien.
Et toi, t'as vu ton pote ?
-Quel pote ?
-Campana, Reda Campana.
T'as dit que t'avais zappé sa photo. J'ai tilté.
Tu le regardais ce matin.
Et t'as zappé sa photo ?
La meuf, elle se souvient de tout, elle n'oublie rien,
et elle oublie le type qui est intéressant.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-Qu'est-ce que je raconte ?
Je raconte ça, tiens, regarde.
Elle vaut cher, la photo.
Il y a celle-là aussi qui est bien.
Tu connais la capuche en fait.
Elle soupire.
-C'est mon frère.
Enfin, mon frère, mon demi-frère.
On a la même mère, mais pas le même père.
C'est à cause de lui
que je suis là. Enfin à cause,
c'est par rapport à lui
que j'ai choisi le Pôle, sinon je serais ailleurs.
-Ah ouais...
T'as un frère voyou ?
-Ouais, et j'y peux rien.
En fait, on se connaît pas.
On s'est vus 2, 3 fois quand on était petits, c'est tout.
Lui, il a grandi ici, moi, en banlieue.
-Attends, mais son père,
le natio qui était convoqué, tu le connais ?
-Non, lui, je le connais pas.
-C'est vrai, ça, ou...
-Je le connais pas, je te dis.
-Pfff...
C'est chaud quand même, c'est...
-Ouais, c'est chaud, ouais.
Tu vas faire quoi ?
-Ah, je sais pas, moi.
Le toc planqué dans le boîtier électrique, c'était lui ?
Eh ouais.
Oh...
La PJ court dans tous les sens, et toi, t'as un indic,
et tu dis rien.
Ce soir, on suit la capuche, et tu sais déjà où il va.
-On ne va rien suivre,
il n'y a plus de remises dans les bars.
Le système a changé.
Et il peut rien me dire du nouveau.
-Ah ouais, non, mais c'est...
C'est une histoire de fous.
Il soupire.
Ouais, vas-y, laisse tomber.
-C'est pas comme si t'étais le mec le plus clean de la Terre.
Tu tapes du shit dans les scellés.
Si ça se trouve, t'en vends.
-Ah ouais...
C'est ça, l'histoire ?
Si je raconte tout, tu me balances pour le shit ?
Ouais...
Mon morceau de shit à côté de ton embrouille,
c'est rien, ma cocotte.
Que dalle.
...
Discussions lointaines
...
-La même chose, s'il vous plaît.
Tu peux rentrer chez toi, si tu veux.
Tu fais la filature avec moi,
mais il n'y en aura pas. J'ai pas besoin de toi.
Comme ça tu pourras réfléchir à ce que tu vas dire.
Je vous dois combien pour les bières ?
-8, s'il vous plaît.
-Gardez tout.
-Merci.
-50 000 euros, et je ferme ma gueule.
Il deale, il doit les avoir.
Et 10 000 euros tout de suite.
-Ton silence contre un food truck.
C'est ça, le plan ?
-Ouais.
-OK.
-Je veux les 10 000 euros dans la semaine.
-Un rhum, s'il vous plaît. Double.
Musique intrigante
...
-Bien joué.
...
Vibreur
...
*-Madame la juge. -Oui, Mattéa.
Chez nous, toujours rien. *-Chez nous non plus.
J'ai l'impression que le deal a fermé.
-On attend une heure, sinon on verra demain soir.
*-OK. -OK.
...
-T'as ce que je t'ai demandé ? -Bien sûr.
C'est un Toller plastique, ce soir ?
-Mettez vos casques.
...
Musique intrigante
...
Sirènes de police
...
-C'est quoi, ce bordel ?
*-Drôle de réveil, ce matin,
pour les habitants de Lupino.
3 jeunes ont été aperçus en train de taguer les bâtiments.
*-Les gens du quartier
ont raison, il faut que le trafic cesse.
Aussi, dès ce soir,
je m'engage auprès des Bastiais.
Il y aura des policiers en faction
pour empêcher toute reprise du trafic.
Ces policiers resteront le temps qu'il faudra.
On frappe.
Il n'y aura plus de dealers. -Ouais.
*-Opération réussie puisqu'en lieu et place des dealers,
d'ordinaire si nombreux sur le parvis,
le maire et plusieurs véhicules de police
avaient pris possession des lieux.
*-On est tous d'accord.
Ca fait 15 ans que ça deale.
Ils ont fait des inscriptions, ils ont bien
fait de les faire.
La mafia, ça suffit !
-Donc hier soir,
pas de capuche, rien au bar à Toga, et ce matin ça.
-Vous pensez que c'est lié ? -Je sais pas.
Je voudrais vous montrer quelque chose.
Ce sont des photos de Reda Campana.
Ca a été extrait d'une vidéo du Palais,
après son audition de l'autre jour.
Et si on avait bien fouillé
son dossier pénal, comme je l'ai fait,
on aurait vu deux choses : un...
à 15 ans, il a fait le chouf à Lupino
où il a été interpellé une dizaine de fois.
Deux : à 21, il a été condamné à 10 ans de prison
pour un vol à main armée,
probablement commis
avec Jean-Dominique Guerrieri.
Campana
n'ayant jamais mis en cause son ami,
et l'enquête n'étant pas parvenue à établir sa complicité,
Guerrieri a bénéficié d'un non-lieu.
Campana fils.
Elle est là, la clé.
C'est lui, la capuche.
Bon, Inès, vous venez avec moi, s'il vous plaît.
J'ai un marché à vous proposer,
qui vous permettra de rattraper votre erreur sur Reda Campana,
et peut-être de faire avancer l'enquête.
Vous allez établir un contact avec lui.
Vous allez le tamponner, comme on dit à la DGSI.
-Ca veut dire quoi ?
-Vous allez aller le voir officiellement
pour comprendre pourquoi il est avec des gens
qui ont mis son père à l'amende.
Vous allez lui dire qu'on a des surveillances
qui l'impliquent dans le trafic et que la prison l'attend.
-Mais on n'a pas de preuves.
-Qu'est-ce qu'il en sait ?
Il y est dans le trafic. Donc il va croire qu'on en a.
-Pourquoi moi ? J'ai jamais fait ça.
-Vous êtes de la même génération,
et puis sa mère est kabyle.
Et comme la vôtre l'est aussi,
ça fait deux bonnes raisons de tenter le coup.
-Une approche générationnelle et communautaire.
-On va dire ça comme ça.
-Et je le trouve où, moi, ce Reda Campana ?
-Au commissariat où il pointe pour son contrôle judiciaire.
-Arrête de me prendre pour un con, Reda,
pas après ce qui s'est passé. -C'est pas nous, je te dis.
Je ne vais pas casser ton business,
quand tu m'en laisses un.
-Dumé aussi, c'était pas vous ?
Vous avez 5 jours pour trouver une autre cité.
Palazzu, St Antoine, Aurore,
j'en ai rien à foutre.
Mais je veux que le business, il reparte. Et vite.
...
-Reda.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-J'avais envie de te voir.
Déclics d'appareil photo
...
...
...
-Quel con.
Mais quel con !
Gémissements
...
... Téléphone
... ...
Téléphone
...
-Allô ?
Quitte pas.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je suis en bas de chez toi. Il faut que je te parle.
Descends.
Reda, descends.
Oh !
Je suis là.
-Qu'est-ce qu'il y a ? -Qu'est-ce qu'il y a ?
Mon boss a compris que la capuche, c'était toi.
-Comment elle a compris ça ?
-Une intuition de juge.
Elle n'a aucune preuve, mais elle y croit.
-OK. Et alors ?
-Je dois créer un contact avec toi.
Et tu sais pourquoi ?
Parce que tu travailles pour des gens qui rackettent ton père.
J'aimerais bien comprendre.
-Il n'y a rien à comprendre.
-Et sur Alexandra Guerrieri, il n'y a rien à comprendre ?
-Inès, tu me fliques ?
-Je te flique pas. Je l'ai vue, en bas de chez toi.
Tu te rends compte de ce que tu fais ?
Quel bordel... -Laisse Alex en dehors de ça.
Parle d'elle, et j'arrête tout. T'as compris ? Direct.
-Je l'ignore ?
OK.
Que se passe-t-il entre Carlotti et ton père ?
Tu me le dis, et je la laisse en dehors de ça.
-J'ai fait une connerie.
Et Carlotti est entré dans les affaires de mon père.
-Une connerie ?
Elle doit être costaud, ta connerie.
Ca a à voir avec Taracci ?
-Reste pas là, Inès.
Reste pas là.
Musique de tension
...
-Il m'a demandé de vous faire signer ça.
-Non. Je ne signe rien qui vous donne les pleins pouvoirs.
Cette concession, elle est à mon nom, je garde la main.
Je sors ce que vous voulez, je paye, très bien...
mais je signe pas ça.
-S'il vous plaît.
Moi, je fais ce qu'on me demande :
vous faire signer ces papiers.
Vous pouvez en parler, à qui vous savez.
-Campana.
-Oui, allô ?
-C'est quoi, cette histoire ? Le patron de Campana SA, c'est moi.
Personne ne signe à ma place.
-Je préfère que ça marche comme ça.
Pour signer des papiers, ils n'ont pas besoin de toi.
-Je préfère pas. Ca me plaît pas votre système.
-Ecoute-moi. Stop. Tu signes et stop.
-Je peux vous dire quelque chose...
que j'ai appris à leur contact ?
-Quoi ?
-Ne résistez pas. Ca ne sert à rien.
Musique intrigante
...
-Oh, oh !
Je peux savoir ce que tu leur disais ?
Tu ne dois parler qu'avec moi.
-Va travailler, va.
...
-Il voulait quoi ? -Qui ?
-Ne me prenez pas pour un con. Alors ?
-O Pè, on ne va pas rester dans la société.
-Pourquoi ? -Parce que c'est mieux.
Ils nous demandent des choses qu'on n'a pas envie de faire.
-Ils vous demandent quoi ?
-C'est pas la peine d'en parler.
-Ils vous demandent rien, mais vous partez.
Ils demandent quoi ?
C'est par rapport au transport de ce soir ?
Ils vous ont parlé des semis pour Marseille ?
Ils vous ont parlé... -Oui !
Oui ! -Et alors ?
-O Pè...
Les camions, ils ne vont pas aller à Marseille.
-Ils vont où ?
Musique intrigante
...
Chant corse
...
-Allez, vas-y. Allez !
-Bravo !
-Bravo !
-Je vais chercher ton cadeau.
-Il y a qui, aux camions ?
-Il y a Sté, Gitan et PH.
-Tiens, ma fille.
-Merci. -Joyeux anniversaire.
-Merci.
-Lisa-Marie.
Papa a un cadeau.
-Ca te plaît ?
La trottinette ?
Donne-moi le papier.
-Merci.
-Alors le cadeau. -Merci, papa.
Merci. -Il te plaît ?
-C'est qui que tu aimes le plus ? -Toi.
-C'est moi ? -Oui.
-Maman va t'aider.
-Oui.
-Maman !
T'aides à faire de la moto ?
-Allez, viens.
Tiens, prends ça.
-Attention.
-Il t'a fait un gros cadeau. -Oui.
Musique intrigante
...
-C'est de la part de papy.
-Pour Lupino, on va changer d'endroit.
-Laisse tomber tes histoires de came.
C'est des embrouilles à répétition.
T'as vu ce qui s'est passé ?
On n'a plus besoin de la came.
-C'est des sous, quand même.
-Ca peut nous coûter cher
si les condés remontent jusqu'à toi.
Les poubelles, c'est des sous. Des très, très gros sous.
Et blanc-bleu, sans risque.
-C'est de la part de qui ?
-C'est de la part de Manon.
-Sois gentil avec Alex.
-Comment ça, sois gentil ?
-Sois gentil, c'est tout.
...
-Putain de merde.
C'est quoi, ça ?
Vous êtes fous ?
Arrête ça tout de suite !
-Calme-toi, c'est pas avec moi qu'il faut voir ça,
c'est avec César.
Tu vas parler avec lui.
En corse
-Tu arrêtes ça tout de suite.
Tout de suite.
-Oh !
...
-C'est quoi, cette merde ?
Pourquoi vous faites ça ?
-Calme-toi. Oh, calme-toi.
Jean-Do va t'expliquer.
-Il va venir m'expliquer quoi ?
Je vous l'avais dit que je voulais pas ça. Je l'ai dit.
-Pas au téléphone. Pas au téléphone.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
...
-Monte au camion, Campana fout la merde.
Calme-le. -Putain.
Suis-moi.
-Il se passe quoi ? Il est parti où ?
-Nulle part, il revient.
-C'est l'anniversaire de sa fille et il part.
Qu'est-ce qui se passe ? -Rien.
-Rien ?
C'est ça, ouais.
Vous avez une chose en commun avec Jean-Do,
vous me prenez vraiment pour une conne.
-Pourquoi tu dis ça ?
-Ca, ça va pas durer.
...
-Calme-toi.
Je vais t'expliquer. -Tu vas m'expliquer quoi ?
Tu sais ce qu'il y a dans ces fûts.
T'as qu'à tout brûler. Brûle la Corse.
-C'est bon, je peux parler ou pas ?
En corse
...
-C'est 180 000 euros pour traiter ces déchets.
Ils gênent qui, là ? Personne.
Et maintenant si t'es pas content, t'appelles César.
-J'en ai rien à foutre de César.
J'en ai rien à foutre de toi, de lui
et de toute votre mafia.
...
-Où tu vas ?
Oh ! Déclic d'arme
Tu vas nulle part.
-Tire.
Tire, espèce de merde.
Tire, t'as peur de quoi ?
Appuie, appuie si t'as des couilles.
Tu crois quoi ?
Tu crois que j'ai peur de toi ?
Tu es une merde. T'as laissé ton ami pourrir en prison.
Il t'a sauvé la mise, et t'as fait quoi toi ? Rien.
Et tu viens faire le bonhomme avec moi ?
Va te faire enculer.
Toi et les tiens. Allez tous vous faire enculer.
...
-Ouais, j'y suis.
Mal.
Non, non, je m'en occupe.
Je te dis que je m'en occupe, moi.
Téléphone
...
Musique calme
...
-Bonjour, Stéphanie, c'est Campana.
Vous pouvez me passer le maire ?
Dites-lui de me rappeler, c'est très urgent.
Merci, Stéphanie. Merci.
...
Téléphone
...
Anto, merci de me rappeler.
Tu es à la mairie ?
Je peux passer ?
Je t'expliquerai. A de suite.
Musique dramatique
...
Il soupire.
...
-Pourquoi tu as fait ça, putain, pourquoi tu as fait ça ?
C'est pas ça qu'il fallait faire. Il fallait le retenir.
Débarrasse-toi de la voiture et rentre à la maison.
Tu jettes les téléphones de tout le monde.
Tu as compris ? Tous !
Tu en gardes pas un seul !
Tiens, jette ça.
-Il est où, papa ?
-Il nous rejoint à la maison.
Tu t'attaches.
-Vous ne pouvez pas passer. -Je veux voir mon père.
-Non, pas maintenant.
-Je veux voir mon père !
-Laissez-le passer !
-Laisse-moi passer ! -Laissez-le passer !
-Madame la juge. -Laissez-le passer. Allez-y.
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
Comment est arrivé l'accident ?
-On n'est pas sûr que ce soit un accident.
La voiture de votre père était en plein milieu d'un carrefour,
pas de traces de freinage.
On pense que quelqu'un a foncé sur lui.
-Qui ?
-Je vous retourne la question.
Vous connaissez quelqu'un avec un véhicule noir, un peu haut,
pas un utilitaire, plutôt genre 4X4 ou pick-up ?
Musique sombre
...
-Non, pourquoi ?
-C'est le genre de voiture qui a percuté votre père.
Ecoutez, Monsieur Campana,
on va pas se mentir.
Ce n'est pas juste en mettant une capuche
que vous allez vous en sortir. C'est en nous parlant.
Sinon vous serez le prochain.
Je vous laisse.
Mattéa, venez avec moi, s'il vous plaît.
Musique triste
...
-Pardon.
...
Je te demande pardon.
...
-Fradé, t'es pas tout seul, je suis là.
C'est un costaud ton père, il va s'en sortir.
-Reda.
-Oh putain, François.
-On n'est pas monté à cause des condés.
Tiens, Batti.
En corse -SALUTE.
-Et Santu. -SALUTE.
-Comment il va ?
-Pas terrible.
-Il parait que c'est pas un accident.
-Je sais pas, je te dirai. -Si tu as besoin, on est là.
Hein ?
Ton père avec Carlotti, c'est quoi, ça ?
-Je peux te parler ?
Musique mélancolique
...
Si c'est eux, je laisserai pas passer.
-Appelle-moi quand tu veux.
...
-C'était qui ?
-François Tralonca.
-Tralonca, le natio ?
-Il était au front avec mon père.
...
Sonnerie d'interphone
-Ouais ?
*-Ouvre, j'ai perdu les clés.
Bip d'ouverture de porte
-Qu'est-ce qui s'est passé ? -Rien.
-Il est où, le pick-up ?
-On me l'a volé.
Et aujourd'hui, j'ai pas bougé de la maison.
-Jean-Do !
Je te demande jamais rien, mais là...
-Mais là, quoi ? Là, tu demandes ?
-Là, je veux savoir.
-Tu t'inquiètes pour lui ? T'as peur
qu'il lui arrive quelque chose ?
Il lui est rien arrivé.
Pour le moment. -Lâche-moi.
Lâche-moi.
A ta place,
je ferais pas ça.
-Tu crois que j'ai peur de ton père ?
Tu sais ce qui s'est passé ?
Le père de ton ami Reda, il a eu un accident de voiture.
-Tu rentres sans ton pick-up et lui il a eu un accident ?
Elle soupire.
Pourquoi tu réponds pas quand je t'appelle ?
Ton père a eu un accident.
-Jean-Do t'a dit ça ?
-Oui, pourquoi ?
Le frère de Sté des urgences l'a appelé.
Comment il va ?
-Rentre chez toi, t'as rien à faire ici.
-Comment ça, j'ai rien à faire ici ?
Reda ! Reda, regarde-moi.
Regarde-moi.
Je te connais. OK ?
Je te connais mieux que personne.
Mon père et Jean-Do n'ont rien à voir avec cet accident.
-C'est pas un accident.
C'était pas un accident. -Si.
-C'était pas un accident !
Mon père s'est fait cartonner
par un pick-up noir, comme celui de Jean-Do.
Alors, vas-y, explique-moi ?
Tu me dis qu'il n'a rien à voir avec ça ?
Explique-moi, et je t'écouterai.
-Il est resté à la maison toute la journée.
C'était l'anniversaire
de la petite. Il n'a pas bougé.
-C'est eux qui t'envoient ? -Ca va pas ou quoi ?
Tu crois que je peux te mentir,
avec ce qu'on vit, toi et moi ? Je vais te mentir ?
Je te jure qu'il était avec moi.
-Moi aussi, je peux jurer.
-Je te le jure sur la tête de ma fille ?
Tu te rends compte de ce que tu m'obliges à faire ?
-Attends. -Non.
Il faut plus qu'on se voie.
Je te jure sur la tête de ma fille.
La tête de ma fille de 8 ans, Reda.
-Excuse-moi. Je suis désolé.
Je suis en train de devenir fou.
Elle soupire.
Musique triste
-Hé.
...
-J'ai plus que toi, Alex.
...
Sous-titrage : VDM
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