All language subtitles for Les.Invisibles.S02E07.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF.srt - fra(2)

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Original subtitles

- Noémie ?

- Oui ?

- Regarde mon doigt.

- Attends, attends !

Attends un petit peu.

Jean-Frédéric va arriver de Los Angeles,

je veux ĂȘtre sĂ»re d'ĂȘtre consciente...

- Ce sera pas long.

- ... pour répondre à ses besoins

s'il a des questions.

- On y va ? - Ça me stresse !

Mais ça me tente, là !

J'ai le goût. C'est juste que ça me stresse.

- Je le ferais, mais si je suis hypnotisé,

je peux pas voir de quoi ç'a l'air.

- Je comprends.

- Parfait ! Noémie, regarde mon doigt.

Et à son contact, tu t'endormiras instantanément.

- Elle dort pour vrai lĂ  ?

- Oui.

- Ils sont fascinants, hein ? Je te l'ai dit.

- Alors, maintenant,

Noémie, à ton réveil,

tu vas avoir complĂštement

oublié ton prénom.

1, 2 et 3.

On se réveille.

Peux-tu nous dire ton nom ?

- Hein ?

- Est-ce que tu peux nous dire ton prénom ?

- Euh... Je...

- Peux-tu lire ce qui est inscrit juste ici ?

- Ben, voyons ! C'est comme si je ne savais plus lire.

Gabriel, viens m'aider.

- Euh, ben, ça

finit en "I".

- Euh...

Julie ?

- Ben non.

- Sophie ?

(petit rire)

Marie ? Valérie ?

Annie ? Brocoli ?

- C'est incroyable !

- C'est cool, hein ? - Ah oui !

- On signe oĂč ?

â™Ș â™Ș â™Ș

Pis ?

- Ben, c'est intéressant.

C'est pas pour rien que ça marche, là. Regarde Messmer.

- C'est ses fils.

- Pour vrai ?

- Ils ont beaucoup appris de leur pĂšre, hein ?

Ils s'appellent les SomnifrĂšres.

Moi, je... j'adore le nom.

- Hum.

- Pis lĂ , ils se cherchent un agent

pour essayer de les placer

dans les mĂȘmes salles que les humoristes.

- Pis toi, lĂ -dedans, t'es...

- Fan n°1 pis...

pis je les aide avec le booking, l'organisation pis...

pis lĂ , Ă  leur trouver un agent.

- Hum.

- Tu sais, depuis que j'ai été l'assistante d'Alexandra,

ç'a été difficile, mais...

mais j'ai décidé de me consacrer aux choses que...

que j'aime vraiment.

- Comme les SomnifrĂšres.

- Exactement !

Pis je suis venue te voir, toi,

parce que t'es le plus ouvert, t'es le plus fin pis t'es...

ben, t'es le plus tout, lĂ .

- Bof ! Ben, merci, c'est gentil.

(raclement de gorge)

- HonnĂȘtement, lĂ , on s'en va pour la Chine, lĂ .

- OK.

- Hum, mais ça les rassurerait d'avoir un agent

qui s'occuperait de leurs contrats au Québec.

Mais aussi Ă  l'international.

- Hum.

- Il y a beaucoup d'argent Ă  faire.

- Hum.

- Oui, allo, Patrice ! C'est moi, c'est Alexandra.

Hum, écoute, je voulais juste

te remercier pour hier soir.

Méchant... Méchant party, hein ?

On... On a exagéré, mais bon, c'était...

c'était ta

fĂȘte, hein ?

Fait que, c'est ça, je voulais juste te dire bonne fĂȘte.

Et, surtout, rappelle-moi ! Rappelle-moi, Pat ! Bye !

Camille ? Ah !

Camille, appelle Patrice Robitaille, s'il te plaĂźt.

- OK. À propos de quoi ?

- Ah ! Fais juste l'appeler pis dis-moi s'il répond.

- Pourquoi il répondrait pas ?

- HĂ©, peux-tu juste faire ce que je te demande ?

- Oui. Pis s'il répond, je dis quoi ?

- Tu lui dis que... Je sais pas, problĂšme d'horaire.

- Pour quel projet ?

- Fais juste l'appeler, Camille !

- Ça rĂ©pond pas.

- Ah, yes ! Parfait !

Ça veut dire que c'est pas

juste à moi qu'il répond pas,

c'est Ă  tout le monde.

C'est super !

- Pourquoi il prendrait pas tes appels ?

- Ah, juste une niaiserie.

Hier, c'Ă©tait son party de fĂȘte,

pis tout le monde lui faisait un speech, lĂ ,

pis c'était super consensuel comme...

"Ah, t'es donc ben beau, t'es donc ben fin !"

Pis moi, j'ai décidé de... de lui rendre hommage aussi,

mais sous forme de bien cuit, pis...

Je sais pas, c'était trÚs, trÚs drÎle,

mais lui, il riait pas, fait que...

- Mais qu'est-ce que tu lui as dit ?

- Je ne sais

plus, c'est ça.

De toute façon, c'est sûr que personne s'en rappelle.

Pis en plus de ça, c'est moi,

je suis parano quand je suis lendemain de vieille,

fait que c'est pas grave.

Mais c'était

vraiment bon.

- Faudrait que je te parle

du compte de dépenses de Jean-Frédéric.

Son voyage à Los Angeles lui coûte vraiment cher.

Il a dépassé sa limite de crédit.

- C'est quoi, sa limite ?

- 15 000$.

- Il a dépensé ça en une semaine ?

- Ben oui, pis faut dire que lĂ ,

l'agence n'a plus beaucoup de liquidité

depuis qu'on a remboursé les erreurs du comptable.

- Comment ça, plus de liquidité ?

Je viens de mettre mon argent perso pour renflouer l'agence !

- Ben, c'était juste assez.

- 3500$ au Lono ! C'est quoi, ça, le Lono ?

- Un bar.

- Un bar ?

Il arrive quand de LA ?

- Ben, il est supposé d'arriver aujourd'hui.

- Il doit y avoir une erreur. Faut appeler la banque.

- Elle est oĂč, NoĂ©mie ?

- Les filles ! Venez voir ça.

- Ananas.

- Chaque fois qu'il dit le mot "ananas", elle lĂšve le bras.

- Veux-tu essayer ?

- OK ! Ananas.

Ananas. Ananas.

- OK, c'est pas un

jouet, quand mĂȘme !

- On les signe aujourd'hui.

- Excellent !

Les gars ?

- HĂ©, oui ! - Go !

- Ananas !

parlé trop vite. On va discuter.

- Non, non, non ! Elle a

parlé trop vite. On va discuter.

- Discuter de quoi ? - Il y a un gros public pour ça.

On a besoin de nouveaux

clients. On les signe.

- Non, ben, Noémie, là, c'est une cible ben trop facile.

C'est la naïveté incarnée !

- C'est tellement

le fun ! Ananas !

(soupir)

- Ben oui,

mon beau Pat !

T'as le temps de signer des pétitions

pour les moustiques

Ă  Tremblant,

mais t'as pas le

temps de me rappeler !

(Gabriel imite

des ébrouements.)

Gab ?

(rire)

Gab ! Gab !

Gab ! HĂ© ! Gab !

Gab, qu'est-ce que tu fais ?

(rire)

Gab !

(Il imite des ébrouements.)

Gab ! Gab ! Voyons !

Gab ! C'est quoi, ton problĂšme ? Excusez !

- Gabriel est hypnotisé.

- OK, Gabriel, réveille-toi.

- Wow ! HĂ©, c'est fou !

J'étais, comme, conscient pis

pas conscient en mĂȘme temps.

- Est-ce que tu...

Est-ce que c'est sa fĂȘte pis vous voulez un magicien

ou, c'est quoi, vous voulez des clowns ?

- Salut, Alexandra ! - Allo !

- C'est... C'est moi qui, hum...

- Est-ce qu'on se connaĂźt ?

- Euh... Je... J'ai été ton assistante.

Ça... Ça fait juste quelques mois, là.

- Ah, fiou !

(riant) : Je pensais qu'on avait couché ensemble !

Je suis désolée !

(sonnerie de téléphone)

- Bonjour, M. Robitaille ! Oui, j'ai appelé.

Il y avait

Alexandra, qui...

Ah, non. Un problĂšme d'alcool ?

Non, non, mĂȘme qu'elle a

arrĂȘtĂ© pendant quelques mois.

Non, elle est pas en rechute non plus. C'est pas...

Je vais vous la passer.

Vous allez la rappeler quand ?

Euh... Allo ?

(tonalités)

(signal de réception de texto)

- Est-ce que c'est papa Robitaille ?

HĂ© ! Maman Robitaille ? Petit frĂšre Robitaille ?

C'est ta famille, ça, Patrice ?

BONNE FÊTE, PATRICE !

(cris d'enthousiasme)

J'essaye de parler !

Patrice Robitaille, avec

le salaire que tu fais,

t'aurais pu te forcer un peu, quand mĂȘme,

pour acheter du champagne qui a de l'allure !

- Ben non, ben non, ben non !

(cris dans la vidéo)

- Non, non, c'est ça, j'ai un peu trop bu hier.

Je suis un peu fatiguée, donc je pense pas.

- Ah, non, mais si tu te fais hypnotiser,

lĂ , ça va ĂȘtre full convaincant pis...

pis ça repose, hein, se faire hypnotiser.

C'est... C'est comme un Ă©tat de bien-ĂȘtre.

- Ah, OK.

- Bon, ben, on fait quoi avec toi ?

- N'importe quoi.

Sauf ĂȘtre moi.

- Ah ! Faites-lui l'affaire qu'elle se cherche un mari !

Ils l'ont fait, le show dernier. C'était... C'était écoeurant !

- OK, un mari. Ben oui, rendue lĂ , un mari. Pourquoi pas ?

- Parfait ! Alexandra, maintenant, tu t'endors.

Alexandra, à ton réveil,

tu vas tout faire pour te trouver un nouveau mari.

1, 2, 3... HĂ© !

- Salut, chérie !

- Ark !

- Hein ? Tu veux pas l'épouser ?

- Non ! Il m'écoeure. Tu m'écoeures !

- Ben là, clairement, ç'a pas marché, là !

- Ben oui, attends. Regarde.

OK, dors.

- Ben, en tout cas, la commande a pas passé, là !

- Camille, regarde !

Alexandra dort ! Vraiment !

- Ah, ben oui ! - Elle dort !

- Euh, il aurait peut-ĂȘtre fallu que je lui parle, par contre.

- Alexandra, au contact de

mon doigt, tu te réveilleras.

- Seigneur ! C'est

vrai que ça...

ça repose, hein,

cette affaire-lĂ  ?

Qu'est-ce que tu veux, Camille ?

- J'ai parlé à Patrice Robitaille.

- Hum.

- Il est un peu fùché.

En fait, il a un vidéo de toi pendant le party.

- Ah, mon Dieu ! Je veux juste dormir.

- Alexandra !

- Quoi ? ArrĂȘte ! Je veux juste dormir.

- Hé, c'était super ! Merci infiniment !

- Merci beaucoup !

- Bon voyage !

- Merci ! Bye, bye !

- Merci !

Fait que je vais en parler Ă  ma gang pis je te reviens.

- Oui.

(soupir)

Je t'aime beaucoup, toi !

- Là, dis-tu ça parce que t'es hypnotisée ou ben...

(rire)

- Ah ! Je sais pas. Peut-ĂȘtre.

- OK.

- Pardon !

- HĂ© ! - HĂ© ! Ça va ?

- Pis, Los Angeles ?

Did you sign the contract for Stéphane Allard ?

- Ça regarde bien.

- Ah, wow ! Congrats ! Congrats !

- Ah, tiens, Jean-Frédéric !

- Bonjour !

- On peut se parler ?

- Moi aussi, ça me fait plaisir de te voir.

- Viens donc dans ton bureau.

- Eh, boy !

- Dis-moi que t'as pas dépensé 3500$ dans un bar.

- Ha, ha ! Ah oui, ça, c'Ă©tait drĂŽle ! Tu me croiras mĂȘme pas !

- 3500$ !

- Ben là, à LA, c'est rien, ça.

Le pire, c'est que c'est grùce à cette soirée-là

si j'ai eu le deal

pour Stéphane Allard.

- 3500$ !

- Sais-tu avec qui j'étais ?

- Je m'en fous !

- Nicole Kidman et Reese Witherspoon.

- HĂ©, voir si Nicole Kidman

pis Reese Witherspoon se tiennent avec toi !

- Quoi ? Je les connais. Je suis

l'agent de Jean-Marc Vallée.

- Elles doivent s'en foutre, de

l'agent de Jean-Marc Vallée.

- Elles me trouvent trĂšs drĂŽle.

Elles étaient contentes de me voir. Pourquoi ?

Je leur ai payé la traite il

y a 4 ans sur le dos de Michel.

Pis ç'a coûté pas mal plus cher. Mais lui, il a rien dit.

Pis là, c'est toi qui vas récolter les bénéfices de ça.

Pis les producteurs

avec qui j'étais

étaient trÚs

impressionnés

de me voir avec Nicole Kidman

pis Reese Whiterspoon.

- Ben, en attendant ton gros contrat, lĂ ,

l'agence n'a plus de liquidité,

pis c'est moi qui paye de ma poche.

Pis je payerai pas

pour ton champagne !

- C'est mon compte de dépenses.

- HĂ©, j'ai vraiment hĂąte

d'avoir du fun dans la vie, moi aussi, lĂ  !

J'ai vraiment hùte que ça soit mon tour

de boire du champagne toute la nuit pour la job ! Wou-hou !

- Fais-toi plaisir, ma belle ! T'es libre !

- Je le sais, que je suis libre !

- Patrice Robitaille, avec le salaire que tu fais,

t'aurais pu te forcer un peu, quand mĂȘme,

pour acheter du champagne qui a de l'allure !

(cris d'enthousiasme)

- Ouais, je...

- Non, mais attends, c'est pas

fini, regarde-le jusqu'Ă  la fin.

- Non, non, c'est beau.

- Mais c'est pas fini !

- Ça me met mal à l'aise ! C'est... C'est maladroit.

- On va pas me crucifier parce que j'ai été maladroite.

Quand mĂȘme, Gab, si t'es maladroit

pis que tu fonces dans un meuble, les gens vont dire :

"Ah, OK, il a été maladroit, pauvre lui !"

C'est tout, ça finit là.

- Pis si je suis maladroit

pis que je fonce avec mon char dans un parc pour enfants...

- Non, mais ça m'aide pas, ce que tu dis, là.

- As-tu pensé t'excuser à Patrice Robitaille ?

- Il retourne pas mes appels.

- Lui as-tu dit que tu voulais t'excuser ?

- Ben... non. Ben, je passe ma vie Ă  m'excuser.

Je m'excuse tout le temps, fait que...

- Tu t'excuses jamais.

- Euh, oui. Oui. Je passe ma

vie Ă  m'excuser. Hein, Camille ?

- Ah, euh... Ben, des fois.

- En tout cas, laisse faire.

Je passe ma vie Ă  m'excuser. Tu sais pourquoi ?

Parce que j'ai jamais le droit de dire ce que je pense.

Tu sais pourquoi ? Parce que je suis pas une artiste.

Moi, je commence Ă  ĂȘtre tannĂ©e de gĂ©rer des gens dont la vie,

c'est d'ĂȘtre Ă  fleur de peau 24 heures sur 24.

Moi aussi, des fois,

j'aimerais ça, ĂȘtre Ă  fleur de peau, simplement.

- Tu sais quoi ? Sur la vidéo, tu

fais semblant d'ĂȘtre heureuse.

Mais t'as l'air triste.

- J'étais soûle dans un bar à Sainte-Julie.

J'espĂšre que j'ai l'air triste.

Hein, Camille ?

OK, bye, bye !

- C'est quand la derniÚre fois que t'as parlé anglais ?

- What do you mean ?

- C'est pas naturel. T'es trop québécoise dans l'accent.

On veut pas avoir l'air d'une gang de felquistes

qui résistent à l'anglais, là.

- Ah, je m'excuse.

- Non, ce sera pas possible, lĂ .

Tu peux pas faire l'appel conférence avec ton accent.

- OK. Je comprends. Mais attends !

Je suis contente de te voir.

- OK, hé, est-ce qu'il y a

quelqu'un qui parle anglais ici ?

OK, Camille. Toi, tu parles pas anglais ?

- Ça n'existe plus, du monde qui

parle pas anglais, Jean-Fred.

- Ben... - Non, non, oublie ça.

C'est sûr que t'as un accent en anglais,

tu en as déjà un en français.

- Je n'ai plus d'accent en français.

- Ben non, pantoute, chĂšre !

J'ai besoin d'une assistante

qui est capable d'enligner plus que 3 phrases en anglais.

- Noémie. - Non, non !

Elle parle comme François Legault. C'est une catastrophe.

- Je vais t'aider, moi.

- OK, super !

Si la réunion se passe bien,

je vais avoir besoin d'un coup de main

pour préparer une pile de dossiers.

Mais une pile, lĂ . En rush pour demain matin.

- Camille va t'aider. - OK.

Arlette, toi qui es une experte, tu me supervises tout ça ?

- Hum, hum.

- Les filles, ça va marcher, je le sens. OK ?

- Il le sent !

- (Femme) : Ah !

(soupir)

- Es-tu célibataire, toi ?

- Moi ?

- Hum, hum.

- Euh... oui. Beaucoup. ComplĂštement.

J'ai pas de... sexe avec personne.

- Pis tu fais quoi quand t'as le goût d'avoir du fun ?

- Euh... Souper de filles.

- Ark ! Mettons que tu as le

goût de rencontrer un gars, là,

juste de mĂȘme, tu vas oĂč ?

Dans quel bar ?

- Ah non, pas les bars !

Ce n'est plus dans les bars que ça se passe.

C'est sur les sites de rencontre.

- Ça me tente pas de me marier, là. Je veux juste avoir du fun.

(petit rire)

- Définitivement, un site de rencontre.

- Pis c'est... c'est efficace, ces affaires-lĂ  ?

Parce que je veux pas échanger des messages pendant 3 mois.

- Toi ? - Hum.

- Mon Dieu, Emmanuelle, si tu mets une photo de toi

sur un site de rencontre,

tu vas, genre, faire exploser Internet.

T'es vraiment belle.

- Je ne sais plus trop, lĂ .

- Ah oui, faut absolument que tu te fasses un profil.

- C'est bon, je m'en occupe.

- Bonne chance !

- Ouais !

- C'est quoi, lĂ  ?

Pourquoi t'as beurré épais comme ça avec le producteur ?

C'est drĂŽle, ça... ça t'amuse peut-ĂȘtre ?

- Pas du tout, je pensais ce que j'ai dit.

- OK, toi... toi, tu me trouves awesome ?

- Oui. Pis c'est drĂŽle parce que quand je t'ai vu,

j'ai comme senti... j'ai senti que...

(petit rire)

- Hein ? Pis c'est quoi, les yeux, lĂ  ?

- Ça, c'est les yeux de l'amour.

Je le sais que c'est drĂŽle,

mais c'est juste que quand je t'ai vu,

cette espÚce de vide que j'ai eu en moi toute la journée,

toute ma vie, peut-ĂȘtre mĂȘme...

Mais quand je t'ai vu, je ne le sentais plus.

Pis je pense qu'on devrait vraiment passer beaucoup,

vraiment beaucoup plus de temps ensemble.

Et j'ai envie qu'on soit unis, complĂštement, entiĂšrement.

- OK. Non. Non.

Hum...

(rire)

Euh, Alex, elle est, comme, vraiment bizarre.

- HĂ©, je suis content que tu m'en parles.

Moi aussi, lĂ , de...

depuis quelque temps, lĂ ,

je sais pas, on dirait qu'elle est, comme...

pas épanouie, genre.

- Pas épanouie ?

- Hum.

- Non, au contraire. Elle est trop épanouie.

C'est comme si elle avait pris

de l'ecstasy ou quelque chose.

Elle essayait de me toucher dans les toilettes.

- Alexandra ? - Oui, oui, oui.

Elle arrĂȘtait pas de me cruiser

pis elle disait qu'on ferait un beau couple.

- Ah, mon Dieu ! Ça veut dire que ç'a marchĂ© !

- Qu'est-ce qui a marché ?

- Je veux voir ça !

- De quoi tu parles ?

- Vas-y, vas-y !

- Oui, c'est beau ! OK, ça va, là !

Salut, Alex !

- Mais t'Ă©tais oĂč ? Je suis tellement contente de te voir !

Quand t'es pas lĂ , je suis, comme, pas bien.

- Alexandra, as-tu envie d'épouser Jean-Frédéric ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Oui !

- Elle est hypnotisée.

- Oui, regarde sa face.

Elle est comme gelée.

- Elle veut épouser Jean-

FrĂ©dĂ©ric ! Ça, c'est drĂŽle !

- Sérieusement, qu'est-ce qui se passe ?

- Je veux signer les fils de

Messmer. Ils étaient là tantÎt.

Alexandra est encore hypnotisée, c'est pas supposé.

- Voyons donc,

des hypnotiseurs !

- Ça va ĂȘtre bon pis payant. - Ben oui !

- Peut-ĂȘtre que si tu mangeais quelque chose,

ça te ramÚnerait un peu, non ?

- J'ai pas faim pis j'ai pas besoin d'ĂȘtre ramenĂ©e.

Je me suis jamais sentie aussi bien.

J'ai trouvé un plan de vie qui englobe l'affectif,

la carriĂšre pis l'image.

Je vais me marier avec Jean-Frédéric.

- Alexandra, regarde.

Tu peux pas te marier avec Jean-Frédéric. T'es lesbienne.

- T'es tellement binaire !

(petit rire)

Avant, je me sentais comme de la marde, pis lĂ , je me sens bien.

J'ai enfin l'impression d'ĂȘtre Ă  la bonne place.

Il y en a pas, de problĂšme.

Tu t'en fais pour Emmanuelle ?

T'as pas besoin de t'inquiéter.

Elle va me comprendre. Il l'a rendue heureuse.

- Heureuse, lĂ , c'est un bien grand mot.

Je pense qu'elle a été trÚs amoureuse.

Mais heureuse ? Je sais pas. - Ben, justement.

Moi, je suis pas amoureuse parce que je suis pas conne.

Je veux juste me marier avec lui,

fait qu'il y en a pas, de problĂšme.

Tu comprends ? D'ailleurs, il est oĂč ?

Il faudrait vraiment que je lui parle.

- Ben, il était sur son départ tantÎt.

Je pense qu'il est parti.

- Mais là, on s'est à peine parlé.

- C'est pas grave. Il

va revenir demain !

- Ben... Demain ? C'est beaucoup trop loin !

Jean-Fred !

- Il va revenir demain !

- Jean-Fred !

- Trouve-moi Jean-FrĂ©dĂ©ric ! Ça presse !

- (Alexandra) : Jean-Fred !

- Jean-Fred ! - Hein ?

- Arlette m'a demandé de te demander de rester.

- Oui, oui, je me lave, je me change pis je reviens, OK ?

- C'est Alexandra.

- Jean-Fred ! - Non, non !

- Jean-Fred !

- Non, non, non, non !

- Je veux juste parler Ă  Jean-Fred !

- Veux-tu ben ! - LĂąchez-moi !

- Jean-Fred ! S'il te plaĂźt ! - Elle est folle !

- Attends ! - Oui ?

- OK, j'ai pas réussi

Ă  rejoindre Magalie,

mais j'ai fait une petite recherche Google,

pis ç'a l'air qu'une personne

peut choisir de rester hypnotisée

parce qu'elle se sent mieux.

(signal de

réception de texto)

- Ah non, c'est

de ma faute !

Je lui ai annoncé une mauvaise nouvelle,

elle a dit qu'elle voulait dormir.

- Ah, ç'a

de l'allure.

(signal de

réception de texto)

Alexandra ? Alexandra !

T'es retombée en hypnose.

Peut-ĂȘtre que si tu faisais une sieste,

tu pourrais redevenir normale.

Tu devrais aller t'étendre, hum ?

- Mais je veux pas arrĂȘter d'ĂȘtre hypnotisĂ©e.

Je suis trĂšs bien.

- Non, non, Alexandra. T'es pas bien.

Tu penses que t'es bien, mais quand tu vas savoir ce que...

ça, là, tu seras pas contente.

- Mais dans le moment présent, je suis trÚs bien.

- Bon, qu'est-ce qui se passe avec les SomnifrĂšres ?

- Dans un vol vers Shanghai avec Magalie.

Quatorze heures sans communication.

- Qu'est-ce que je fais ? Je resterai pas 14 heures ici !

- On va chez toi si tu veux. - Oh non !

- Déjà qu'on passe la nuit à préparer tes contrats pour LA,

je vois pas pourquoi tu resterais pas, toi aussi.

- C'est quoi, cette sonnerie-lĂ , lĂ  ?

- C'est un site de rencontre.

C'est le bruit que ça fait quand je reçois un message.

- Arlette, nous passerais-tu la mayonnaise, s'il te plaĂźt ?

- Tiens, mon grand ! - HĂ©, hĂ©, hĂ© ! OĂč tu vas ?

- Je veux juste parler avec la dame. Madame, juste ici.

- La madame, elle pense que c'est pas une bonne idée

parce que ça angoisse Alexandra.

- Pis ça me tente pas de gérer une autre crise.

- On va juste ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© dans le corridor, OK ?

- En passant, je sais bien c'est qui, la madame. C'est ton ex.

Pis vous avez une relation malsaine.

Elle a fait une dépression pis tu t'en es jamais occupée,

pis à cause de ça, elle essaye de voler notre agence.

Alors, tu t'en vas pas tout seul, tu restes avec moi.

- Arlette, je

te reprendrais

un petit peu de

mayonnaise, s'il te plaĂźt.

- Un site de rencontre ? C'est une joke, ça ? Depuis quand ?

- Depuis lĂ , lĂ . - OK ! C'est vraiment vulgaire !

- Qu'est-ce qu'il y a de vulgaire ?

- De montrer Ă  tout le monde que t'es en manque.

- Ha ! Ah oui, c'était mieux

quand j'étais en manque toute seule dans ma chambre

en attendant que tu finisses

de siroter du champagne avec Nicole Kidman !

- Je n'ai jamais couché avec Nicole Kidman !

- Je sais trĂšs bien que, nuance,

Nicole Kidman a jamais voulu coucher avec toi.

Mais le fun que t'as eu Ă  payer

du champagne avec mon argent,

parce que, ben oui, c'est mon argent, ça, c'est vulgaire !

- Pis toi, tu vas aller te faire payer une grosse biĂšre

par un plombier que t'as

rencontré sur Internet

juste pour rentrer

dans ton argent.

Ça, c'est

pas vulgaire ?

- HĂ©, c'est pas de tes affaires !

- OK ! Emmanuelle, c'est pas de ton statut social.

T'es une grande artiste, t'es

une femme d'affaires pis...

Regarde, je suis

désolé de te dire ça,

mais tu n'as

plus 19 ans.

- Sais-tu quoi ? T'es snob !

- Ben... oui !

réception de texto)

(signal de

réception de texto)

- Ah ! Oh !

Un prof d'histoire au cégep qui veut prendre un verre.

C'est correct ? C'est vulgaire, l'histoire ?

Parce qu'il faudrait que j'aille me préparer.

- Tu peux pas partir,

tout le monde reste ici, pis c'est ton agence.

- Tu me consultes pour rien pis tu m'écoutes pas.

Vous avez pas besoin de moi.

- Ben, c'est ça ! Bonne soirée !

- Ben oui, c'est ça ! Bonne nuit !

- Bye.

(chuchotant) : Faut vraiment que j'aille faire pipi.

Peux-tu venir ?

- Non.

Arlette !

- Ben, je sais pourquoi tu résistes à l'idée

que je me marie avec Jean-Fred.

Parce que t'es jalouse.

Parce que t'as jamais eu le temps

de te marier avec Michel avant qu'il meure.

- Ben, franchement ! Ça se

décide pas comme ça, se marier !

- Je veux pas ĂȘtre bĂȘte, lĂ ,

mais je pense que ça t'aurait

vraiment fait du bien.

Parce que, tu sais,

ton petit cÎté maßtresse d'école contrÎlante, mégÚre, là,

pis ton petit cÎté frustrée sexuellement aussi, là,

ben, c'est ça,

ça, ça se sent.

Ça se sent, on le voit, quelqu'un qui est pas Ă©panoui,

pis c'est pas beau.

- OK !

On croyait que tu disais tout ce que tu pensais

quand t'étais normale, mais on n'avait rien vu.

- J'aime tellement ça, ĂȘtre hypnotisĂ©e.

C'est tellement le fun ! Tu t'en mets partout encore !

(sonnerie de cellulaire)

Ah, c'est Patrice. C'est Patrice Robitaille.

Patrice ? Patrice,

c'est moi.

Mais non, oublie !

Oublie que

j'avais trop bu

parce que la seule erreur que j'ai faite...

(chuchotant) : C'est Patrice Robitaille ! Chut !

... c'Ă©tait d'ĂȘtre trop dĂ©connectĂ©e

de mes vraies émotions parce que, tu le sais,

dans le fin fond de

moi, je le sais,

j'ai aucun doute sur le fait que t'es l'homme idéal pour moi

et je serais prĂȘte Ă  considĂ©rer une union totale entre nous deux

parce que je pense qu'on pourrait ĂȘtre en couple.

Camille, s'il te plaĂźt ! - Oui, c'est moi !

- Pourquoi vous m'empĂȘchez de vivre mes projets de vie ?

Camille !

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Je suis tellement contente de te voir !

Je me suis tellement ennuyée de toi !

- Oui, oui. Ben oui. WĂŽ ! On reste debout !

- Bisou sur le ventre. Bisou sur le nez ?

- Non, non, ça va aller. Hé ! OK !

- Bisou oĂč tu veux.

- Doucement ! - AmĂšne-moi !

- Patrice Robitaille a envoyé des liens

vers Alcooliques anonymes pis la Maison Jean Lapointe.

Il est convaincu qu'Alexandra est instable.

J'ai peur qu'il change d'agence.

- Ah ! Ben lĂ ...

Euh...

Réponds-lui comme si t'étais Alexandra.

Dis-lui que... que t'étais sur le décalage horaire,

que tu te couches pis que tu vas le rappeler

demain matin Ă  la premiĂšre heure.

- OK, parfait ! OK.

(gémissement)

(bĂąillement)

- Je peux te poser une question ?

- Non.

- Pourquoi tu te marierais pas avec moi ?

- HĂ©, veux-tu ben, toi ?

- Parce que t'es mon ami.

- Oui, mais tu te marierais avec Jean-Frédéric,

avec Patrice Robitaille, mais pas avec moi ?

- Tant qu'Ă  me marier avec un homme,

je pense que j'irais pour quelqu'un de viril.

- Je suis pas viril ?

(soupir)

(Elle imite un feulement.)

tu me "friend zones".

MĂȘme hypnotisĂ©e,

tu me "friend zones".

(soupir)

- Tu sais quoi ?

T'es pas mature. C'est ton idée, de venir ici.

C'est Ă  cause de toi que je suis bien

parce que c'était toi qui voulais voir les magiciens.

Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que t'es immature.

(chuchotant) : T'es immature ! T'es immature !

- Bon... c'est dit !

- C'est toi qui voulais une explication.

C'est toi qui la voulais.

- Ben oui. Je l'ai eue. Merci.

- (chuchotant) : Ta présence est de trop.

Va-t'en, s'il te plaĂźt.

- Ah non, non, non, non ! Toi,

tu restes ici. C'est clair, ça ?

- Toi, tu t'en vas, c'est clair, ça ?

- Que c'est que j'ai dit ?

- Ta présence est de trop. Va-t'en !

Va-t'en, Gabriel ! Ta présence est de trop !

- Chut !

- Chut !

(ronflement)

- On a presque tout fini. Est-ce que tu veux relire ?

- Oui.

(soupir)

- Je m'excuse pour mon anglais.

- T'as pas Ă  t'excuser. Il est ben correct, ton anglais.

C'est moi qui étais nerveux.

- OK. Ben, merci !

- T'es tellement une bonne

assistante. À tous les niveaux.

T'es vraiment...

vraiment une

bonne assistante.

(petit rire)

surpris quand t'es pas parfaite.

Tellement que... je suis

surpris quand t'es pas parfaite.

(rire)

- Je me demandais pendant ton absence...

Si, admettons, Emmanuelle était encore...

amoureuse de toi, est-ce...

Je sais pas, je veux juste...

Je veux pas ĂȘtre une briseuse de couple.

(soupir)

- Oublie Emmanuelle, OK ?

- Ah oui ?

- Si j'avais su que ça se finirait de mĂȘme...

je t'aurais pas résisté aussi longtemps.

(rire)

Est-ce qu'on va prendre une marche ?

(petit rire)

mais Alexandra ?

- On peut,

mais Alexandra ?

- Chut !

Chut !

(gémissement d'Alexandra)

(ronflement de Gabriel)

Je suis lĂ . Chut !

(balbutiements d'Alexandra)

- Jean-Fred ?

Jean-Fred ?

Jean-Fred ?

- Alexandra ?

- Jean-Fred ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Jean-Fred !

- Ben, il est pas ici !

- Jean-Fred ! Jean-Frédéric !

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Comment tu te sentirais, toi, si...

si tu trouvais la solution Ă  tous tes problĂšmes

pis que le monde entier t'empĂȘchait d'y avoir accĂšs.

Il est oĂč ?

- OK, calme-toi. Calme-toi !

- Il est oĂč ?

- HĂ©, on se calme, lĂ  !

- Je vais pas bien. Je vais pas bien du tout.

- Oui, oui, je le sais.

- Mais je suis pas bien du tout, du tout.

Il est oĂč, Jean-FrĂ©dĂ©ric ? Jean-FrĂ©dĂ©ric !

- Calme-toi. Je m'en vais le chercher.

- Jean-Fred ! Jean-Frédéric !

Jean-Fred !

Jean-Fred !

- Jean-Frédéric ?

Jean-Frédéric ?

Désolée de vous interrompre.

Alexandra est en train de péter une coche.

Ça serait fin que tu reviennes en haut.

- Merci !

(soupir)

Arlette !

Je te le dis tout de suite :

j'ai pas l'intention de me faire faire la morale, OK ?

- Ben, pourquoi je te ferais la morale, hein ?

Parce que tu dilapides les fonds de l'agence

pour te venger de ton ex ?

Ou bien parce que tu couches avec mademoiselle ?

- J'en connais un qui couchait avec son assistante,

pis ça avait pas trop l'air de te déranger, hein ?

- C'est pas le sujet.

- Ah, mon Dieu, mon Dieu !

(inspiration)

Ah, mon Dieu !

- Ben voyons, qu'est-ce qui se passe ?

- Ah, mon Dieu ! Camille ! Ma vie est finie !

Penses-tu que je

devrais m'en aller ?

- Euh, je sais mĂȘme pas qu'est-ce qui se passe.

- Jean-Frédéric pis moi,

on s'embrassait dans la salle des archives.

On était presque en train de... de faire l'acte.

- Ark ! OK.

- Pis... Arlette nous a surpris.

- T'es pas tanné de vivre dans le mensonge perpétuel ?

- Je suis pas dans le mensonge, je suis célibataire !

- Ah ! Il y a Camille aussi.

- Quoi, Camille ?

- Ta fille.

- Depuis quand tu sais ça, toi ?

- Pfft ! Depuis le début !

- Ça te tentait pas de m'en parler ?

- Ah ! Tes manigances, lĂ ,

ta petite vie privée tout croche...

Pfft ! Pis là, là, tu dérapes !

- Je dérape pas !

Je suis sur le bord de signer un gros contrat, fait que...

- Tant mieux !

C'est pour ça qu'il serait temps

que tu mettes de l'ordre dans ta vie !

- HĂ©, je t'ai dit que je voulais pas de morale !

- Tu comprends pas.

Arlette va le dire Ă  Emmanuelle,

Emmanuelle va me mettre dehors

pis Jean-Frédéric va me rejeter.

- Ben non ! Arlette est pas conne, lĂ .

Elle va pas aller dire ça à Emmanuelle.

- Tu penses ?

- Ben oui.

(soupir)

- Pis... tu penses que ce serait correct

que je couche avec Jean-Frédéric ?

- Ah, euh, je... j'imagine.

- Sais-tu c'est quoi, ton problĂšme, hein ?

C'est que tu mesures pas ta chance.

(soupir)

L'as-tu déjà vue, Camille ?

L'as-tu déjà regardée comme il faut, hein ?

Elle est travaillante, modeste, sensible.

C'est une belle personne.

T'as une fille qui te tombe du ciel, pis c'est elle.

Mettons que ça aurait pu ĂȘtre pire.

Tu devrais ĂȘtre fier au lieu de la traiter

comme si elle était une roche dans ton soulier.

- Je dormais mĂȘme pas !

Je dormais mĂȘme pas, j'ai juste fermĂ© mes yeux 2 minutes

juste pour me projeter dans l'avenir.

Sais-tu ça fait combien de temps

que je me suis pas projetée dans l'avenir ?

- Je suis là, je suis là. Ça va, ça va.

- T'Ă©tais oĂč ? Il Ă©tait oĂč ? T'Ă©tais oĂč ?

- Il faisait des photocopies.

- Dans le milieu de la nuit ? - Oui.

- T'es tellement travaillant !

- T'es bon dans ce que tu fais.

- Ben oui, c'est beau.

- T'es bon dans ce que tu fais.

- OK, Gabriel ! - Meilleur agent en ville !

- OK ! On va aller dans le sofa. Viens avec moi.

- Ah oui ! On écoute un film ?

(ronflement)

(petit rire)

J'adore le regarder dormir.

- OK, euh... mettons que t'as le choix

entre te marier avec moi pis BenoĂźt BriĂšre, tu prends qui ?

- Ben non, ça sert à rien, je me marie avec Jean-Fred.

- Non, non, mais c'est comme

un jeu. Moi ou BenoĂźt BriĂšre ?

- BenoĂźt BriĂšre.

- Moi pis, euh...

Luc Senay ?

- Facile, Luc Senay.

(soupir de Gabriel)

- Moi pis, euh... Ron Fournier ? - Fournier.

- OK, tu niaises, lĂ  !

- TrĂšs sexy, Ron Fournier.

- OK, oublie ça, là.

- C'est quoi, lĂ  ? C'est quoi, le problĂšme ?

T'es pas satisfait de notre relation comme elle est lĂ  ?

- Ça m'Ă©nerve que tu me rejettes.

Je pense que c'est normal.

- Hum... OK, fait que, selon toi, si j'étais hétéro,

faudrait que tu sois au top de la liste parce qu'on est amis,

mais c'est pas comme ça que ça fonctionne.

- Non, je veux juste comprendre. Je suis un bon gars.

Mais... les filles

veulent pas de moi.

- Tu sais quoi ? Je pense qu'on peut pas ĂȘtre amis.

Si mon amitié te satisfait pas

pis que je suis juste un prix de consolation

parce que je peux pas ĂȘtre ta blonde, on peut pas ĂȘtre amis.

Je ne t'appartiens pas.

- Non, tu m'appartiens pas.

Mais t'aimerais ça

appartenir à Jean-Frédéric.

Parce que mĂȘme si t'es lesbienne, lĂ ,

t'es dans le culte bad boy.

- Toi, t'es dans la culte du fuck all.

T'es fuck all en ce moment. T'es fuck all.

- OK.

- Maintenant, j'apprĂ©cierais que t'arrĂȘtes de nous parler.

- OK.

- J'ai les SomnifrÚres au téléphone.

- Déjà ? - Les SomnifrÚres ! Go !

- Non ! Non, je veux pas !

Non, je veux pas leur parler, s'il vous plaĂźt !

- Ça va bien aller.

- Je t'aime !

- Viens-t'en ! Viens-t'en ! - Jean-Fred, je t'aime !

- Viens-t'en ! - S'il te plaĂźt ! Je veux pas !

- À mon signal, Alexandra, tu te rĂ©veilleras,

et ce sera comme si

les derniĂšres heures

n'étaient qu'un souvenir.

Réveille-toi.

- Ç'a marchĂ© ? - Es-tu correcte ?

- Oui. Oui. Je suis correcte.

Voyons, pourquoi tu me demandes ça de mĂȘme ?

Pourquoi tu me

parles de mĂȘme ?

Voyons, vous ĂȘtes donc ben dans mon espace, lĂ .

Vous ĂȘtes ben "rushants" !

Vous ĂȘtes dans ma bulle. Pouvez-vous...

- Je pense qu'elle est correcte.

- Que c'est ça ? C'est quoi, ça ? C'est quoi ?

Ton bras, Jean-Fred, s'il te plaĂźt.

- Oui, mon amour !

(rire)

- Merci, les gars !

- Je te l'avais dit, hein, qu'ils étaient hot, Gabriel ?

À bientît !

(croassements au loin)

- Café ?

- Merci !

Qu'est-ce que tu fais ?

- Ben, je m'assois pour prendre un café avec toi.

- Euh... OK, mais s'il y a quelqu'un qui arrive ?

- C'est justement à propos de ça que je voulais te voir.

J'ai appris qu'Arlette savait que je suis ton pĂšre.

- OK.

- Ce qui est drÎle, c'est que... ça m'a pas fùché.

J'étais fier.

C'est venu comme ça.

J'Ă©tais fier d'ĂȘtre ton pĂšre.

- Ah. Mieux vaut tard que jamais.

- Non, mais tu comprends pas.

J'y ai pensĂ© pis je suis... je suis prĂȘt.

Je suis prĂȘt Ă  ce que tout le monde

sache que je suis ton pĂšre.

- Hein ?

- C'est une bonne idĂ©e, non ? On arrĂȘte les mensonges.

Ici, Ă  l'agence, partout, je suis ton pĂšre.

- Mais pourquoi ? - Mais pourquoi pas ?

Je comprends mĂȘme pas qu'on l'ait pas fait avant.

- Ben, parce que... parce qu'on peut pas.

- OK, je pensais que ça te ferait plaisir.

- Non ! Je vais avoir l'air d'une menteuse

pis d'une briseuse de famille.

D'une opportuniste aussi.

- C'est mĂȘme pas toi, j'ai dĂ©cidĂ© de faire en...

- Ça me tente pas d'avoir à l'expliquer. Bon.

- Arlette est déjà au courant,

Emmanuelle est déjà au courant.

Ce sera pas si laborieux...

- As-tu pensé à Alexandra ? Elle va me mettre à la porte.

- Ben non !

- Tu le sais pas !

- OK, au fond, ça te tente pas qu'on le dise ?

- On est corrects comme ça, non ?

On peut mĂȘme aller souper ensemble des fois, si tu veux.

- Oui, oui. Ben... Non, non. Ben, c'est pas nécessaire, là.

Non, non, t'as raison,

c'est sûrement mieux comme ça, là, ça...

Un coup de tĂȘte. Manque de sommeil, sĂ»rement.

- Ark !

- Allo ! - Allo !

- Tu me demandes pas comment c'était ?

- Hein ? Ah oui ! Oui, oui, oui, ben oui ! Excuse-moi.

Ç'a Ă©tĂ© un petit peu... un petit peu fou comme nuit.

- Ben oui, c'est sûr. Alexandra va mieux ?

- Oui. Oui, oui, tout est réglé, là. Tout est... normal.

Fait que comment ç'a été ?

- J'ai rien senti. C'est fou, hein ?

- Ah ouais ? Rien comme... pendant l'acte, tu veux dire ?

- Pendant tout. Avant, le verre, aprĂšs, chez lui.

J'étais... J'étais complÚtement indifférente.

J'ai rien senti, ça me faisait

rien. Ça t'est dĂ©jĂ  arrivĂ©, toi ?

- Oui. Non.

Je... Je pense pas.

(voix entremĂȘlĂ©es

plus loin)

- Allo ! On m'a dit qu'Alexandra va mieux.

- Ah oui ! Ça va, tout est correct, tout est beau.

- Super ! - C'est réglé.

HĂ©, faudrait que je te parle.

- T'as d'autres bonnes nouvelles sur mes finances ?

- Ben non.

Écoute, depuis la mort de Michel,

j'aimerais ça, ĂȘtre partenaire dans l'agence.

Si t'es tannée de mettre de ton propre argent,

je suis prĂȘte Ă  investir.

- Tu penses Ă  quoi ?

- Moi, je suis agente juste par contrat.

Tous les autres ont des parts, j'en ai pas. Ça me fatigue.

- OK. T'investis combien pour ĂȘtre Ă©gale aux autres ?

- J'ai jamais dit que je voulais ĂȘtre Ă©gale.

(gémissement)

- Je suis pas bien.

- Yeah.

Bye, bye !

Wouh ! Ha ! Ha !

Je viens de raccrocher avec LA.

Ils ont accepté le cachet pour Stéphane.

Tout est beau,

tout est réglé.

C'est super, ça va plus

vite que je pensais.

Il y a mĂȘme un rĂ©alisateur qui est intĂ©ressĂ©.

- (Les deux) : Bravo ! - Merci !

- À partir de maintenant, je ne m'occupe plus de ce dossier-là.

S'il y a quoi que ce soit, tu fais le suivi avec Arlette.

- Le suivi ? Quel suivi ?

- Je l'ai pas encore annoncé,

mais Arlette va devenir vice-présidente de mon agence.

Elle va s'occuper des dossiers qui m'intéressent pas.

(rire de Jean-Frédéric)

(gazouillis)

- Je ressens un manque.

Je me sens vide. Comme...

J'ai comme une panique dans mon ventre.

- C'est peut-ĂȘtre le contrecoup

de l'hypnose. Ça va partir.

- Hum, hum !

Je me sentais comme ça avant de me faire hypnotiser.

- Hum. Ah ouais ?

- C'est quand j'ai vu Pat Ă  sa fĂȘte

avec ses amis pis sa famille, là, ça m'a comme...

Je sais pas.

Tu sais, je m'attendais Ă  ce qu'il soit...

avec du monde avec qui il travaille tout le temps,

mais lĂ ...

il était avec des amis.

Tu sais, des... des vrais amis, lĂ . Hum...

Du monde qu'il voit juste pour le fun.

Pis il y avait sa famille aussi.

(soupir)

Je me sens tellement seule, lĂ  !

- Ben, je suis lĂ , moi ! Hum ? Je suis ton ami.

- Je peux mĂȘme pas m'imaginer ce que je ferais si t'Ă©tais pas lĂ .

(profonde inspiration)

- â™Șâ™Ș Et si tu n'existais pas â™Ș

- Non.

- â™Ș Dis-moi pourquoi j'existerais â™Șâ™Ș

- Non, arrĂȘte !

- Je peux faire le cheval aussi si tu veux.

- Oui ! - Oui ?

- Le cheval ! - Tu veux le cheval ?

- Oui !

(Il imite un ébrouement.)

Debout !

- Viens-t'en.

(reniflement d'Alexandra)

Viens-t'en. Monte sur le cheval.

(Il imite un hennissement

et un ébrouement.)

- Juste 3 semaines ?

- Quoi ? C'est

pas assez ?

- C'est parce que c'est étonnant.

- C'est un coup

de foudre, OK ?

C'est un jeune comédien pis

c'est l'homme de ma vie !

Pis je l'ai eu juste pour

3 semaines ! C'est tragique !

Sous-titrage : MELS

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