All language subtitles for Les.Invisibles.S02E06.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF.srt - fra(2)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- La meilleure perfo de ma vie, je jure.

- Wow !

- Je jure, c'était fou.

- Excellent, c'est pour ça que...

- C'est pas un sujet facile, hein !

La consommation, c'est assez délicat, on se le dit.

Tu veux pas avoir l'air du gars

qui est un trop straight edge.

De nos jours, le vin, c'est bon, un batte, c'est légal.

J'ai pas envie

d'être le gars plate.

Quand tu consommes pas comme moi, fuck all,

les gens pensent que t'essaies de les niaiser

pis que tu te fous d'eux, ils se sentent menacés.

- Ah oui, non, non, c'est complètement à contre-courant.

- Je suis à contre-courant.

C'est ça que j'aime.

Je suis dans le bar, je fais des jokes sur les gens qui boivent

pis ils boivent pis ils rient d'eux autres.

Je sais pas si tu comprends ? Faut le faire !

- Ouais, as-tu pensé

à une manière de traduire "straight edge" ?

- Ouais, pur à cuire.

- Pur à cuire ? - Pur à cuire.

Parce que c'est comme...

C'est dur à cuire, mais pur

parce que je consomme pas.

- Ah ! Ben oui, ben oui, pur à cuire.

- En plus, Gad Elmaleh était dans la salle pis il a adoré ça.

- C'est pour ça que je voulais te voir.

- Je t'ai pas dit ?

J'ai une blonde maintenant.

Je suis amoureux, je vois une fille.

Je vais te montrer. Elle est malade, "checke" !

On fait un beau couple ? - Félicitations ! Oui.

- C'était la première fois qu'elle venait me voir. Mon gars, j'étais stressé !

- Gad te veut pour sa première partie à New York.

- Quoi ? - Il veut que tu fasses sa première partie.

- Tu me niaises ?

C'est quoi, c'est une joke ?

Il y a une nouvelle émission :

on cache des caméras

pis on niaise nos vedettes ?

- Non, non, il y a pas de caméras.

Je te jure, Gad Elmaleh veut que tu fasses

sa première partie à New York.

- T'es pas sérieux ? Pas sérieux ? Non !

- Oui ! Ha ! Ha !

- Man, c'est fou ! C'est ben fou !

- Oui, oui. Il est à Montréal pour 48 heures.

Il veut qu'on organise une rencontre là, là.

Il veut voir ton numéro au complet.

- Ben, il l'a vu au complet.

- Il m'a dit qu'il a juste vu 5 minutes.

- Non, non, il l'a vu au complet.

- Il a dit que tu avais dit que ça durait 45 minutes.

- Non, c'est 5 minutes, le

numéro. Il l'a vu au complet.

- Ah, ben... il a pensé 45.

On va lui dire que t'es pas prêt.

- Ben non, on peut pas lui dire ça !

- Prends le temps de l'écrire.

Au pire, on ira le voir à Paris.

- C'est pas de même que ça marche, OK ?

Lui, il débarque ici, il a un coup de coeur.

Si dans 2 semaines, il prend pas moi,

il va prendre quelque d'autre; je veux pas manquer ça.

C'est quand même la première de Gad Elmaleh à New York.

- T'as pas de numéro.

- Oui, mais je vais en écrire un numéro.

- T'as 48 heures, t'as pas le temps.

- Ça va, là, je suis full inspiré.

- Tu viens de dire que ç'a été

difficile d'écrire ce numéro-là.

- Oui, OK, ç'a été difficile au début,

sauf que là, je suis quand même inspiré.

Là, je suis sur une strike, OK ?

Mes premières 5 minutes sont super bonnes.

J'ai juste à en rajouter 40 pis c'est réglé, OK ?

En plus, c'est 48 heures.

Je sais pas si tu le sais,

mais ça fait plus qu'une heure par minute.

- T'es sûr ? - Oui, je suis sûr.

Regarde, j'ai une... Là, j'ai une joke.

Là, j'ai une super bonne joke que je viens d'avoir.

Je peux te régler ça tout de suite.

Crime, tu sais quoi ? 24 heures pis c'est réglé.

Même pas besoin de 48 heures.

- OK.

- J'ai réussi à annuler tous

tes rendez-vous pour la journée

pis il y a une réunion d'équipe

qui commence dans 2 minutes.

Tout le monde t'attend dans la salle de conférence.

- Je m'en fous, j'y vais pas.

- Euh... OK. Je... je leur dis quoi ?

- Dis-leur que je suis en vacances.

- Mais... des vacances, ça se planifie normalement.

- Dis-leur que je suis... en choc post-traumatique.

- OK, par rapport à quoi ?

- Par rapport à la vie.

- OK, la vie comme... en général ?

- Exactement.

L'échec général de ma vie m'a mis en choc post-traumatique.

Je t'ai échappée !

Je t'ai échappée, excuse-moi.

- OK.

- Bon, Éric de la comptabilité est en congé maladie.

- Ben oui, il a fait un burn-out

sans que personne s'en rende compte.

Pis on a beaucoup d'erreurs sur la facturation.

- Bref, si, à temps perdu, vous pouviez faire

une petite vérification.

- On n'a pas de ça, du temps perdu.

- Pouvez-vous juste vérifier ?

- Je suis désolée, tout le monde.

Je viens d'appeler Jean- Frédéric. Il a une labyrinthite.

Il peut pas sortir de chez lui, donc il m'a demandé

de venir à la réunion pis de prendre des notes,

pis lui va travailler de la maison.

- OK pis une labyrinthite,

c'est grave, ça, Noémie ?

tu fais assise là ?

Qu'est-ce que

tu fais assise là ?

- Bon, alors c'est Hubert Dumont, mon père,

qui va venir nous donner un

petit coup de main avec tout ça.

- Ben, c'est super ! AMG est

devenu une entreprise familiale.

- C'est un excellent gestionnaire, mon père.

- Oui, mais faudrait quand même

trouver un autre comptable.

- Qui fait

pas d'erreurs.

- J'espère qu'on

va être capable

de débloquer un

budget de dépenses.

D'ailleurs, merci

de l'avoir ignoré,

mais Yan England va représenter

le Canada aux Oscars

pour meilleur

film étranger.

- Oui, c'est vrai. Bravo !

- Bravo !

- Je vais profiter de l'occasion pour ouvrir des portes

pis j'aimerais m'y

prendre à l'avance,

pas attendre qu'on

soit aux Oscars.

- Oui, mais c'est pas l'idéal...

- Je vais avoir besoin d'un budget pour l'hébergement,

je vais avoir besoin d'un budget pour les déplacements,

probablement d'une petite caisse aussi

pour tout ce qui est nourriture, tout ça.

- Mais t'as pas des amis chez qui tu peux habiter ?

- J'ai pas d'amis

à Montréal,

je vois pas pourquoi

j'en aurais à LA.

- Écoute, je regarde les états financiers puis on en reparle.

- Si tu veux, on en reparle, mais j'ai l'intention d'y aller.

- On en reparle.

- Il est pas question

que j'y aille pas.

- C'est ça, on en reparle. - Parfait.

- Euh, c'est fini ? - Ben oui !

tellement pur...

- As-tu déjà été

tellement pur...

C'est deux... c'est

2 purs à cuire qui ch...

C'est un pur à

cuire qui cherche...

OK, avez-vous déjà remarqué que dans la vie,

il y a des purs à cuire pis t'as des durs à cuire ?

Tu sais, admettons que t'es super...

Excuse-moi, je peux prendre

la même chose, s'il te plaît ?

- Ah, Stéphan. Ça va ?

- Salut, Noémie ! Oui, ça va.

- T'as pas eu mon message ?

- Ah, ouais, non, en fait,

j'essaie de prendre un break d'Internet de ce temps-ci

parce que là, les messages, les messages,

un moment donné, ça ne finit plus.

- Ouais, je comprends.

Mais je t'avais aussi laissé un message vocal,

mais c'est pas grave.

C'était juste pour te dire

que, malheureusement, Jean-Frédéric,

il est absent pour la journée.

Labyrinthite, c'est effrayant !

Une grosse, grosse labyrinthite.

Pis, hum, tu t'es présenté pour rien, je suis désolée.

- Ah, OK. Non, non, pas plus grave.

Je... j'étais dans le coin de toute façon.

- Mais ce que je te disais dans le message...

ben, dans les messages plutôt,

c'est qu'on peut déplacer le rendez-vous

à plus tard cette semaine si tu veux.

- Non. Non, non. Pas d'urgence.

J'étais juste venu dire à Jean-Frédéric que j'ai décidé

de pas écrire Les petits mensonges 2 finalement.

- Hein ? Mais attends, attends !

C'est... c'est un gros contrat, ça.

Surtout considérant le succès du premier. Je comprends pas.

- Ouais, ouais...

Ouais, je sais, mais c'est...

c'est ça qui est bizarre justement.

C'est que j'ai réécouté le premier,

comme, plusieurs fois pour me motiver

pis je me suis rendu compte que c'est... c'est vraiment pas bon.

- Mais voyons donc !

Ben non, c'est super bon, Les petits mensonges !

- C'est fin, là, mais considérant

que c'est un peu ta job de dire ce genre d'affaires là,

ç'a pas beaucoup de valeur.

- Mais c'est pas juste moi qui pense ça.

Les critiques... les critiques étaient super bonnes !

- Tu diras à Jean-Frédéric que je suis passé.

- Oui, hum, Stéphan Allard vient de passer à l'agence.

Ben, c'est parce qu'il dit

qu'il ne veut plus écrire

Les petits mensonges 2.

Ben, je pense qu'il est comme en dépression ou quelque chose.

Il dit que le premier film était pas bon.

Pis... pis il y a comme

plus rien qui lui tente.

- Il a raison, c'était pas bon,

Les petits mensonges.

- Hein ? Mais voyons, ça... ç'a été un énorme succès.

- Ça veut rien dire, ça.

Dis-lui que je lui fais confiance,

pis s'il le sent pas,

il le sent pas

pis on résiliera le contrat.

- Ha ! Mais... c'est un gros contrat, non ?

- Bon, Noémie, faut que je te laisse,

j'ai une autre ligne, OK ? Bye !

Eurk !

- ... dans l'huile jusqu'à

ce qu'il soit croustillant.

(sonnerie)

- Shit.

(raclement de gorge)

Oui, allô ? Hé, ça va, ma belle ?

Oui, non, je suis encore en train d'écrire.

Ça avance, une bonne vitesse, là. Ça va... ça va super bien.

Oui, ben, de toute façon, tu t'en fous un peu, toi, non ?

Tu sais, mettons, si je perds toute mon inspiration

pis que... pis que je deviens, je sais pas, moi,

plombier, ou pire, conseiller en orientation,

tu... tu vas quand même rester avec moi, non ?

OK, t'es avec moi parce que je suis une vedette ?

Ha ! T'es drôle. T'es drôle quand tu dis des trucs comme ça.

Ben, écoute, hé, je viens d'avoir un flash.

Faut que je te laisse, sinon je vais l'oublier.

OK. Alright, bye ! Oui, moi aussi.

- Je comprends pas pourquoi faut que t'ailles chez Jean-Frédéric.

- Il a des dossiers dont il a besoin.

Il veut avancer pendant qu'il est malade.

- Envoie un courrier.

- C'est des dossiers très importants.

C'est mieux si c'est moi qui y vais.

- Je peux y aller, si tu veux. J'ai rien à faire.

- Non, non. C'est... c'est important que ce soit moi.

- Comment ça t'as rien à faire ?

- Alexandra est fâchée contre moi

à cause d'une erreur que j'ai faite

fait qu'elle m'utilise le moins possible.

- Ouf ! Elle se détache

émotivement. Ça achève.

- Bon, ben, si on se revoit pas, bye !

- Mais Fabrice, je te dis

que c'est pas moi

qui s'occupe de Yan England, c'est Alexandra.

Je vais t'organiser une rencontre avec elle.

Oui, oui.

Oui, elle est belle, mais elle est pas dans ton équipe.

Non. Non, je vais pas te donner

le numéro de Yan England.

Tu crois qu'on est quoi, nous, les agents, une parure ?

Non, tu vas voir, elle est super gentille, OK ? OK, bye !

Faut que t'organises une rencontre

entre Fabrice Henry,

le producteur, pis Alexandra.

- OK. J'ai dit à tout le monde que t'avais une labyrinthite.

- Excellent.

- Euh, il y a un problème de comptabilité au bureau

pis Emmanuelle a demandé à son père de venir l'aider.

- Ah, très content

d'avoir une labyrinthite.

- Ah, il y a aussi Stéphan Allard

qui a pas du tout l'air d'aller.

Tous les deux, en fait,

vous avez l'air complètement déprimés.

C'est... c'est très déstabilisant.

- Je suis pas déprimé, je suis libéré.

Ça fait 20 ans que je travaille dans ce milieu-là,

ça fait 20 ans que je me force à dire

que des choses sont bonnes alors que c'est pourri.

Là, je peux enfin dire

que Les petits mensonges, c'était pas bon.

C'est juste qu'il y avait un gros budget de promo.

- Ben voyons, j'ai aimé ça pour vrai, moi !

- Ben, c'est... c'est correct, là.

- Bon, ça, c'est les dossiers

sur lesquels j'ai travaillé aujourd'hui.

Il y a une couple de trucs à signer,

mais je peux repasser demain si tu...

- Non, je vais signer ici. Je

voulais pas t'insulter, Noémie.

- C'est correct.

- Ça prouve que je peux pas dire

ce que je veux si tu capotes.

- Je capote pas, mais je... je suis sincère dans mon travail.

Je fais pas semblant d'aimer les

choses. Je les aime pour vrai.

Faut que tu signes ici.

- Je trouve pas que c'était

particulièrement une bonne idée

qu'on s'embrasse l'autre soir.

- Non ?

- Non. Mais j'ai quand même le goût de recommencer.

- Chut, chut, chut, chut.

(petit rire)

- Ah, Noémie.

(expiration)

(petit rire)

Ouf !

(petit rire)

- Il est quelle heure ? Oh, c'est pas mal ça qui est ça.

- Hum, va falloir que je retourne au bureau, je pense.

- Ouais, je pense que c'est mieux

s'il y en a un des deux qui est là.

- À moins que... t'avais besoin

d'autre chose ?

- Non, non, ça va. C'est gentil d'être passée.

- Bon, ben, je te donne des nouvelles de...

- Non, mais écoute... t'inquiète pas,

c'est moi qui ai une labyrinthite.

Faut que je me repose.

- Ben oui. Ha ! Euh... OK. Bon, ben...

Bye !

- Oublie pas les dossiers.

- Oui.

- T'as déjà fini ? - Non, j'ai même pas commencé.

Crime, j'arrive pas à me concentrer, j'ai pas le focus.

On dirait que tout me dérange.

Je suis là assis dans le café

pis je regarde le barista.

J'ai passé une heure à regarder

les photos de mon ex

qui est à Cuba en 2008.

Je ne sais plus quoi faire !

J'ai googlé toutes les questions qui me passaient par la tête.

Savais-tu, toi, que le Surinam, c'est en Amérique du Sud ?

Je ne sais plus, moi. Je ne sais plus quoi faire.

J'ai mangé. Peut-être si je fais une sieste ?

Mais en même temps, j'ai pas

le temps de faire une sieste.

Crime, aide-moi,

fais quelque chose !

- On va t'installer ici. Peux-tu m'aider, Jérémie, s'il te plaît ?

- Ouais. - Parfait.

Là, là, il y a pas d'Internet, on garde ton cellulaire,

t'auras pas de distractions.

- Génial ! - Rien.

- Je vais t'apporter du thé blanc sans théine,

des collations sans sucre.

- Merci.

- Fait que tu penses à rien, OK ?

Tu fais juste écrire. Nous autres, on s'occupe de tout.

Si t'as besoin de quoi que ce soit, tu viens nous voir.

C'est possible d'avoir quelque chose comme du Ritalin ? - Hein ?

- Du Ritalin. C'est malade pour la concentration.

- Ritalin ? Parfait, je m'en occupe.

- Wô, wô, wô ! Qu'est-ce qui se passe avec monsieur pur à cuire ?

- Ben... ben oui, mais je veux dire...

- Si tu prends des médicaments sans prescription,

c'est comme si tu prenais de la drogue.

C'est pas une drogue, drogue.

- Mon neveu de 13 ans en prend.

C'est pas une drogue, drogue.

C'est pas le fun, c'est juste que ça marche.

- Mais il a une prescription.

- Attends, on te niaise. Je veux

pas réellement du Ritalin.

C'est une joke. Ça va, j'en ai pris quand j'étais plus jeune.

Pis oui, ça marche, tu travailles vraiment plus.

Mais regarde, là, je suis plus mature.

- Plus mature ? Pis pur à cuire.

- Oui, pur à cuire. Pur à cuire.

- Pur à cuire.

- C'est ça, pur à cuire. Oui.

- Yes !

- OK.

- T'as des factures corrigées

qui se sont jamais rendues

au producteur ou au client.

Pis t'as une version qui est archivée

pis d'autres qui sont encore dans les courriels.

En tout cas, faut vérifier tout ça.

- OK.

T'es rendue où ?

- Ben, j'ai rien fait, je t'attendais.

Je suis tellement contente que tu sois là.

Ouch ! Ça va se régler vite ?

- Ben, ça dépend de l'ampleur du gâchis !

- Parce que j'ai comme besoin de liquidité.

Penses-tu que la banque me ferait un prêt ?

- Comment, t'as besoin de liquidité ?

- Ben, ça coûte cher, un divorce.

- Hé, écoute, tu viens de t'acheter une grosse business.

J'espère que tu t'attends pas

à te payer un salaire tout de suite.

- Ben, j'ai besoin d'argent pour vivre.

- Occupe-toi de tes affaires comme du monde d'abord !

Je veux dire, ça fait combien de temps que t'es ici

pis tu t'es pas rendu compte que ta comptabilité est tout croche ?

C'est la première chose que t'aurais dû vérifier.

- Je te laisse regarder tout ça. - Attends, OK, là ?

Je veux dire, je... j'ai besoin qu'on m'explique votre système.

Je suis bon, mais je vais pas tout deviner quand même !

- Arlette, j'aurais un service à te demander.

Mon père est à la comptabilité.

Faudrait qu'on lui explique notre système.

Penses-tu que tu pourrais lui donner un petit coup de main ?

- Ah, j'ai du travail.

- Non, je sais, je le ferais moi-même,

mais je connais pas le système aussi bien que toi.

Pis je me dis que je voudrais pas

qu'on fasse tout ce travail-là

pis qu'on laisse passer

d'autres erreurs, tu comprends ?

Je serais vraiment plus à l'aise

si c'était toi qui le faisais.

- Il est là, là ? - Ouais, il vient d'arriver.

- Super ! Je termine ça pis j'arrive.

- OK, super.

- Jean-Fred, rappelle-moi, j'haïs que tu gères mon horaire.

C'est quoi, le courriel de groupe à Fabrice Henry ?

- Il veut rencontrer Yan England.

- Tout le monde veut rencontrer Yan.

Sauf que là, avec ta réponse,

c'est comme si j'avais accepté de le rencontrer.

- C'est un super producteur, Fabrice Henry !

- Je sais très bien c'est qui, Fabrice Henry.

Grand fendant pis désagréable.

Pourquoi j'imposerais ça à mon étoile montante ?

- Je peux annuler le rendez-vous si tu veux,

faire comme si j'avais fait une erreur de courriel.

- Oui, excellente

stratégie, Camille.

Ça me fait penser

à une autre fois

où t'as eu une super stratégie.

Tu sais, la fois où t'as saboté

mon rendez-vous avec Sophie Dupuis ?

- Ouh ! - Ta gueule, toi. Ta gueule.

- T'avais dit que tu t'en occuperais

s'il y avait des problèmes avec Alex.

- OK, tu m'appelles pour m'engueuler ?

- T'avais dit que tu t'en occuperais !

- Mais j'ai un divorce à m'occuper,

j'ai une agence que j'ai pas pu acheter à m'occuper

pis d'autres

affaires plates

depuis quelques mois.

qui m'arrivent

depuis quelques mois.

Ben, t'es au courant, hein !

C'est un peu depuis que t'es dans ma vie

que ça m'arrive, tout ça.

Là, en plus, je suis malade.

- OK, c'est correct, c'est de ma faute, j'ai compris.

Cave !

- J'arrive en renfort.

- Oh, Emmanuelle a déjà trouvé à déléguer, tiens !

- Elle est dépassée, la pauvre.

- Ben, je la comprends, votre système de facturation

est complètement inadapté à votre chiffre d'affaires.

Va falloir qu'elle s'en occupe.

- Ou qu'on engage un nouveau comptable.

- Non, non. La vérité, c'est qu'elle est paresseuse.

Tout ce qui lui vient facilement, pas de problème,

elle va devenir une star internationale.

Mais demande-lui de s'appliquer

à quelque chose qui l'intéresse

pas parce qu'il faut le faire,

oublie ça, elle fera rien.

- Ah, c'est rassurant d'entendre ça.

- Non, mais as-tu vu le fouillis ? C'est son agence.

- Bon, bon, bon, on va commencer par le commencement.

Si vous voulez bien,

je vais vous montrer le système comptable.

- Mehdi. - Oui ?

- Ça va ? - Oui, oui, ça va.

Tranquille, tranquille, mais ça avance.

- Cool ! Moi, je vais... je vais y aller.

Fait que si t'as besoin de quoi que ce soit,

tu peux demander à Jérémie, c'est bon ?

- Cool, parfait.

- Parfait, super. Lâche pas !

- Yeah ! - Tu vas y arriver.

(fermeture de porte)

- Hé ! J'ai besoin d'aide.

le travail de Yan England.

- Donc, vous aimez beaucoup

le travail de Yan England.

- Absolument. Je suis son plus grand fan.

Je suis sûr qu'on pourrait faire

de grandes choses ensemble.

- Mais comme quoi ? Qu'est-ce que vous aimez de son travail ?

- Son intelligence, sa sensibilité,

son regard juste sur les enjeux actuels.

- Oui, oui,

donc vous dites

la même chose que

tout le monde, c'est ça ?

- Pourquoi j'ai... j'ai l'impression

de passer un test là ?

- Pardon.

- Enfin, j'ai quand même une petite feuille de route déjà.

Je suis pas le dernier de la classe.

de faire des pirouettes

Il me semble que j'ai pas besoin

de faire des pirouettes

pour un rendez-vous avec Yan England.

- Tous les producteurs veulent travailler avec Yan England.

J'ai pas le choix d'être protectrice.

- Vous savez quoi ? - Quoi ?

- Je suis content.

Jean-Frédéric m'avait dit

que vous étiez gentille.

Mais je n'en ai rien à foutre de la gentillesse des gens.

Je préfère quelqu'un comme vous qui va me regarder de haut,

mais qui va livrer la marchandise au final,

alors bravo.

- Bravo pour... ? - Ben, vous avez gagné.

Normalement,

je serais parti par principe.

Mais là, je suis encore là face à vous

à vouloir faire affaire avec vous.

J'ai pas d'orgueil.

C'est merveilleux.

- C'est vrai que c'est bien.

- Alors, je vais vous attendre,

vous et votre merveilleux

Yan England.

Et en attendant, pour me désennuyer,

ben, je vais reprendre des petits projets

avec Marion Cotillard, Dany Boon et cet abruti de Jean Dujardin.

- On se désennuie

comme on peut, non ?

- C'est pas faux.

- Santé !

- Hé ! Salut ! - Salut !

- Ah, merci, t'es super fin.

- Dis-lui de prendre de l'eau,

ça peut rendre la bouche sèche.

- OK. Hé ! T'es vraiment mon neveu préféré.

- Bye !

- Ah, thanks !

Ah, pis en passant, tu sais...

j'ai pas besoin de ça, moi, pour écrire des jokes, hein ?

- Non, non.

- Non, non, les jokes, je les ai en moi,

je suis quand même bon dans ce que je fais.

C'est juste que, tu sais, j'ai besoin

d'un petit boost d'énergie, tu comprends ?

Pis on va se le dire,

Hendrix, hein,

il a pas écrit Voodoo Child sur l'aspirine, hein !

Alright, cool !

- Hé, bon voyage !

- Merci.

- Ah, pis bois de l'eau. - OK.

(fermeture de porte)

OK, quand est-ce que ça kick in, ça ? Alright.

OK ! OK, je le sens. C'est là,

là. Oh que ça kick in !

- Allô, mon petit bébé ! Mon petit bébé à matante !

Comment ça va, mon petit bébé ?

Oh, ben oui, c'est Madame Craquelin

te manger le bedon !

qui s'en vient

te manger le bedon !

Je vais manger ton bedon

pis je vais manger

tes toutes petites mains.

Ben oui, les petites mains, pis je vais manger tes petits pieds.

Oh oui parce que t'es

un petit poulet.

Je vais tout, tout, tout te croquer partout, mon petit bébé !

Oui !

Hein ? Ah, excuse !

Non, je pensais que le téléphone était encore

sur l'oreille de la petite.

Ouais. OK. Bye !

(reniflement, sanglot)

Ben voyons, là !

- Ça va ?

- Hum, hum. Excusez. Ouf !

C'est parce que je m'ennuie de la petite

pis je trouve ça plate ici.

J'ai rien à faire.

- Bon, ben, pourquoi t'en profites pas

pour retourner à Vancouver, hein ?

C'est important, là, ta nièce.

- Non, je retournerai

pas à Vancouver.

C'est pas pour rien que je suis revenue.

Ma soeur, ma propre soeur médecin pis son chum médecin,

quand je

lui ai dit :

"Tu sais, j'adore ça, m'occuper de la petite.

"Je le fais à temps plein, je suis dévouée

"pis je veux

continuer de le faire,

peut-être bien

"mais ça serait

peut-être bien

"que je sois un petit

peu payée, tu sais."

Mais elle

m'a répondu :

"Ben oui, il y a pas de problème, on comprend."

- Ben oui, ben oui, c'est normal.

- Ben oui.

- Sauf que là,

le lendemain,

elle est venue me

voir pour me dire :

"On en a parlé,

mon chum pis moi,

"pis tant qu'à

engager quelqu'un,

"on aime autant mieux engager quelqu'un qui a de l'expérience

"pis qui parle

espagnol."

Elle a 6 mois, la petite, lâchez-moi avec votre espagnol !

Regarde, je suis tellement incompétente

que je suis même pas capable de m'occuper de ma propre nièce.

Tu sais, je suis à ce niveau-là d'incompétence.

- Ben non, ben non.

- Ça fait partie de ton charme de toute façon.

- Hé, lâche-moi avec le charme, là !

On oublie ça, là, mon charme.

De toute façon, toi,

depuis que je suis revenue,

tu t'en fous pas

mal de mon charme.

- Tu sais comment je suis, j'ai besoin de temps.

- OK, vous allez pas avoir cette

conversation-là devant moi.

- Il y a pas de conversation. Faut que je me reprenne en main.

Je pense que j'ai

besoin de temps.

Je vais prendre

la chambre, OK ?

(soupir de Julie)

- Est-ce que je viens de me faire rejeter ?

- Ouais pis tu viens de te faire voler ta chambre aussi.

- Mais c'est moi qui voulais la laisser en premier.

- Bon, ben, au moins, c'est fait.

- Pourquoi ça me fait de quoi quand même

même si je ne voulais plus rien savoir d'elle ?

- Pourquoi je suis quand même

un petit peu content qu'elle ne t'aime plus

même si je ne veux plus rien savoir d'elle ?

- C'est vraiment mal fait, les histoires d'amour, sérieux !

- Sérieux.

- Pis ta labyrinthite ?

- Ouais, ça va bien.

- T'as pas vraiment l'air malade.

- Non.

Je suis bon avec la maladie, moi.

- Si t'avais besoin de vacances,

t'avais juste à me le dire.

- Es-tu venue pour prendre des nouvelles de moi ?

- Non. - Ah ok.

- Faut régler la question de la maison.

- Ouais.

- As-tu trouvé quelque chose ?

- Non.

- As-tu commencé à chercher ?

- Non, mais je pourrais racheter ta part.

- Ben voyons, c'est ma maison. Je passe tout mon temps ici.

Non, non, mais avoue

que je passe quand même

dans cette maison-là que toi.

beaucoup plus de temps

dans cette maison-là que toi.

- Fallait que je travaille pour payer ma part, moi.

Mais si jamais tu veux racheter la maison

avec l'argent de ton papa,

je vais te la vendre.

Mais c'est pas vrai que tu vas vivre sur mon bras

parce que madame a décidé de se payer mon agence toute seule.

- Ç'a jamais été ton agence.

- J'ai confirmé ton lunch avec France Castel,

j'ai fait réserver ta table préférée au Leméac.

C'est la première de Céline Bonnier.

Je lui ai envoyé les mêmes fleurs que d'habitude.

Pis j'ai fait un petit ménage dans ta boîte de courriels.

- C'est super.

- Aussi, j'ai vu que Fabrice Henry t'a réécrit

pour avoir une rencontre avec Yan England.

Ç'a bien été hier soir ?

- Si tu veux tout savoir, Camille,

je sais pas quoi penser de Fabrice...

- Henry.

- Henry, oui.

- Justement, je me disais qu'un bon test pour savoir

si quelqu'un veut vraiment

travailler avec Yan England

parce qu'il aime le travail de Yan England,

ou s'il est juste opportuniste

parce que Yan England s'en va aux Oscars,

ce serait d'envoyer un scénario de Yan England au producteur,

que c'est un scénario

mais en disant

que c'est un scénario

d'un scénariste pas connu.

Pis là, s'il reconnaît pas l'écriture de Yan England,

ou s'il aime pas le scénario,

ben, ça veut dire que c'est juste un opportuniste.

- Tu vois, c'est ça, le problème

quand je te fais pas confiance, Camille.

Je sais pas si ton idée est mauvaise

parce que je te fais pas confiance

ou si c'est juste une idée de marde.

- Je dirais que c'est parce que tu me fais pas confiance.

Je suis sûre que c'est une très bonne idée.

- Ah oui, hein ?

- Oui, je l'ai déjà fait quand j'étais au secondaire.

J'écrivais des poèmes pis il y a un gars

qui disait qu'il aimait mes poèmes,

mais je savais pas s'il me niaisait ou si c'était vrai

pis je l'ai testé comme ça.

- Hum, c'est passionnant.

Merci beaucoup, Camille.

- OK.

- Ferme la porte, s'il te plaît. - Oui.

(fermeture de porte)

- Fabrice ? Oui.

Bon, écoute-moi, je... je peux pas bouger

par rapport à Yan England,

mais j'aurais un truc que je...

ben, que je veux bien te faire lire si... si tu veux.

- C'est ça qui est le fun,

c'est qu'aujourd'hui, c'est facile de remplacer l'alcool

par d'autres breuvages qui te donnent l'air aussi cool.

Je vais jamais dans un party

sans mon kombucha au gingembre.

Parce que c'est aussi cher que de la bière,

ça pétille comme de la bière, ç'a la couleur de la bière

pis si t'en abuses, t'en vomis comme de la bière.

Voyons, c'est ça, le punch ?

Crime, me semblait que c'était meilleur tantôt.

On dirait que ce n'est plus drôle.

- Non, non, ça peut faire rire.

- Mais t'as pas ri, toi.

- Je connais pas beaucoup

le kombucha.

- De quoi, tu connais pas le kombucha ?

Juste dis-le que c'est pas drôle, crime !

- Mehdi ! - Quoi ?

- C'est quoi, ça ?

- Je sais pas. Je sais pas c'est quoi.

- C'est comme, genre, du... du Ritalin, ça !

- Ben non, c'est pas du Ritalin. - Ah, Mehdi, fuck !

- OK, quoi, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Je suis désolé, crime !

- J'en reviens pas, là !

- J'écris depuis tantôt en plus pis ça donne rien.

Je comprends pas.

- C'est pour ça que ça marche pas !

- Je sais, mais regarde...

Arrête de me juger, j'ai besoin d'aide !

- Non, je te juge pas,

je suis juste... je suis juste vraiment déçu.

- T'es déçu ? Mais dis pas ça, crime !

Il y a pas quelque chose de bon

dans ce que j'ai fait, non ?

- Je... je sais pas, Mehdi. Je sais pas. Je...

C'est pas bon, ça. C'est de la drogue.

- Bonjour ! - Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Je suis venue rencontrer Alexandra Martel.

Je veux lui demander d'être mon agente.

- Ça marche pas comme ça.

- C'est pas parce que les gens osent pas

que c'est pas une bonne idée.

- Julie, s'il te plaît, arrête.

- Fais comme si tu me connaissais pas.

Je suis une comédienne qui vient rencontrer une agente.

- Pourquoi t'es toujours en

train de demander quelque chose ?

Pourquoi tout tourne toujours autour de toi ?

- Oh, t'es fâché à cause d'hier. - Non, mais c'est ma job.

- Ta job, c'est de m'annoncer à Alexandra Martel.

- Tu m'épuises ! - Elle est là ou pas ?

- Alexandra est occupée. Je peux vous aider ?

- Bonjour ! Je me cherche de la représentation.

J'étais représentée par Gabriel avant

et j'ai pris quelques années

sabbatiques pour me ressourcer.

- C'est toi, l'ex de Gab ?

- Oui.

- Ben oui, tout s'explique.

Fait que... la fameuse Julie.

- Oh, ben là, fameuse, je sais pas, là !

- Gabriel m'a beaucoup parlé de toi.

- Ah, ben tant mieux !

- Hum, ça lui a pris du temps avant de s'en remettre, hein !

- Mais moi aussi. Je l'aime tellement, Gabou.

- Gabou.

- La preuve, j'habite

encore chez lui.

- Avec ton nouveau chum.

- Ouais, mais c'est beau quand même, hein,

qu'on soit capables d'être aussi proches.

- Oui, c'est beau.

C'est tellement beau.

Pis ça t'intéressait pas

que Gabou prenne soin de ta carrière ?

- Ben, je l'aime

vraiment beaucoup, Gabou,

mais j'ai pas l'impression qu'il puisse créer une carrière.

Tu sais, moi, je cherche quelqu'un

qui va m'amener de là à là.

- Là ! Oui. - Ouais.

Pis j'ai l'impression d'être un bon défi

pour une agent de talent comme toi.

(petit rire)

- Pis le fait que lui, il te connaisse très bien, ça te...

- Oui. Oui, oui. Si je peux me permettre ?

- Oui, je t'en prie, permets-toi.

- Gabriel a des gros enjeux

personnels à régler.

Je pense qu'il veut trop que le monde l'aime.

Ça date de son enfance, pis moi, je lui ai dit souvent :

"Va voir un psy", mais tu sais...

Non, je veux vraiment

quelqu'un comme toi.

Je... je veux quelqu'un

qui a besoin de personne, qui a besoin de rien.

Fait que, comme ça, moi, je peux avoir plus de besoins.

(rires)

- Wow !

Fait que, autrement dit,

toi, t'as beaucoup à prendre et très peu à donner.

- Je me vois un peu comme une forêt vierge,

dans le sens où j'ai beaucoup de ressources

pis j'attends juste que quelqu'un vienne les exploiter.

- T'es merveilleuse.

- J'ai réalisé que j'ai oublié de te faire signer un contrat

quand je suis venue te... voir.

Hum, les producteurs le voudraient assez rapidement,

donc je peux peut-être passer sur l'heure du lunch ?

- Oui, oui, je... OK.

- OK. À tout de suite !

- Tu sais qu'il te fait déplacer pour rien ?

Noémie, tu sais que tout le monde accepte

les signatures

électroniques maintenant.

- C'est important pour lui, une signature originale.

Je sais pas, vieille école.

- Arlette peut le faire.

En cas d'absence prolongée ou de maladie,

chaque agent a un collègue qui peut signer à sa place.

Pour Gabriel, c'est Alexandra.

Pour Jean-Frédéric, c'est Arlette.

- Il aime ça, signer avec son crayon chanceux.

- C'est Élise Guilbault qui joue dans un film de Léa Pool.

Pas besoin d'être chanceux.

- Regarde, Jérémie, s'il veut me voir, il veut me voir.

- Tu sais qu'il couchera pas avec toi, hein ?

Je veux dire, il est entouré par les plus belles femmes

pis probablement que 95% de ces femmes-là coucheraient avec lui.

Fait que même s'il est célibataire,

t'es pas mal en bas de la liste.

- Tu sais, il y a beaucoup de choses

qui existeraient pas, mettons, ou qui n'existeraient plus

si les gens étaient jamais saouls.

Tu sais, le karaoké, par exemple.

Personne irait chanter Un-Break

My Heart à jeun. Personne !

Il faut vraiment ne plus avoir d'inhibition

pour monter sur une scène, se prendre pour Toni Braxton

pis finalement se rendre compte, ben, que tu connais pas le...

que tu connais pas

le refrain de la tou...

OK, ma vie est finie. Je suis fait !

- Non, c'est juste un contrat, Mehdi, OK ? Ça va bien aller.

- Oui, mais c'est le plus gros contrat de ma vie !

- Regarde... Tiens, lève-toi, fais une sieste.

Fais un petit power nap de 15 minutes.

- Hein ?

- Ça va calmer les effets du médicament.

Ça va bien aller, OK ?

- OK, ça va.

- On va trouver une solution. - OK.

- Installe-toi comme du monde.

- Aide-moi à dormir. Je sais pas, chante-moi une toune.

- Euh...

- Chante-moi Un-Break My Heart.

- ♪♪ Un-break my heart ♪

- (ensemble) : ♪ Say you'll love me again ♪

♪ Under the... ♪♪

- Excuse-moi, hein, je suis vraiment désolée

de te déranger 2 fois pour la même signature.

- Ben non, ben non, c'est correct, voyons.

Tiens, je vais...

- Ah, merci.

Je sais ben pas...

où j'avais la tête.

- Oui.

- Donc, c'est ça, il y a plusieurs dossiers ici.

Faudrait que tu viennes signer.

- Faut je...

(raclement de gorge)

Faut que je signe ?

- Ton ex m'a demandé de la représenter.

- Non, tu fais pas ça ! - Elle est vraiment drôle.

- OK, là, c'est quoi, qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

- Ben non, mais rien, c'est juste que...

"Checke", est-ce que c'est vrai qu'elle est flexible ?

Parce que c'est écrit dans ses aptitudes connexes.

Elle a plein d'aptitudes connexes, d'ailleurs.

Genre, une demi-page. Genre, nage en eau vive.

Elle pourrait faire la suite de Titanic.

- OK, arrête là, t'es pas fine.

- OK, t'as raison. T'as raison.

En plus, elle a fait plein de formations à Vancouver

pis je trouve ça quand même impressionnant.

- Des niaiseries, genre, de formations

de bien-être, je sais pas quoi.

- Tu sais que c'est pas parce que

toi, tu fais pas de formations pour ton travail,

que les gens qui en font sont caves.

- C'est pas ça que j'ai dit. Arrête.

- Mais c'est bien, les gens qui apprennent quand même.

- Mais là, tu vas pas la représenter pour vrai, là ?

- Ben, pourquoi pas ? J'ai envie de...

Ben non, je vais pas la représenter !

Mais regarde, elle propose une formation de déblocage.

Ça serait bon pour toi, ça.

Juste ici, là, t'es bloqué, tendu.

Ton plexus, il est crispé.

- Non, tout va très bien. Ça va très, très bien.

- Je le sens. Tu fais de la fièvre.

(soupir)

- Hé, mais attends ! Elle est où ?

- Qui ça ? - Mon ex.

- Elle ?

- Oui.

- La fille qui fait de la nage en eau vive ?

- Oui, celle-là ! Elle est où ?

Julie !

Julie, Julie, Julie !

Euh, j'ai besoin de ton aide.

(soupir)

- On est bien, hein ?

(vibration de cellulaire)

- Ah. Tu peux le prendre, c'est le tien.

- Ah, t'es sûr ? Je voudrais pas gâcher le moment.

- Non, non, moi, je suis en congé, mais pas toi.

- OK. C'est Stéphan Allard. Qu'est-ce que je dis ?

- Je vais le rejoindre à l'agence dans une heure.

- T'es sûr que tu n'es plus malade ?

- Regarde, ça va, ça va, ça va. OK.

- Allô, Stéphan ! Oui.

Toi, serais-tu disponible

pour rejoindre Jean-Frédéric à l'agence

dans, disons, une heure ?

(fermeture de porte)

Merveilleux.

(soupir)

(vibration de lèvres, soupir)

(vibration de lèvres)

- OK, mais qu'est-ce qui se passe là ?

- J'attends que tu t'ouvres. - De quoi ?

- T'es pas disponible, t'es pas avec moi.

- OK, pis je suis où d'abord ?

- Les humains, on est

comme des huîtres.

On a tous une petite perle en nous.

Des fois, on s'ouvre pis on la partage

pis des fois, on se referme pis on la protège.

Mais c'est normal, on peut pas être vulnérable

avec tout le monde, c'est trop dangereux.

Sauf que dans la création, faut être ouvert.

- OK, pis... pis comment je fais, moi, pour m'ouvrir ?

- Ben, si t'es prêt,

il y a plusieurs exercices qu'on peut faire.

- OK, le plus rapide, mettons ?

- On peut créer dans l'urgence,

mais on peut pas créer sous pression.

- OK, mais c'est quoi, la différence ?

- Assis-toi ici, au milieu de la pièce.

- Là, là ? - Oui, par terre.

(soupir)

Imagine que t'es au milieu de l'océan.

T'es sur un radeau pis faut que tu rames

jusqu'à la rive la plus proche si tu veux survivre.

- OK, je comprends.

Si je suis dans l'urgence,

je peux peut-être produire,

mais si je rame mal, ça se peut

que je me rende pas de l'autre bord pis que je...

- C'est ça.

- Je comprends l'urgence d'aller de l'autre bord.

Mais si je travaille sous pression,

ben, je vais couler, c'est ça ?

- Exactement. T'es très intelligent, Mehdi.

- Merci. - T'es très rationnel.

Tout se passe ici.

Moi, j'aimerais voir ce qui se passe ici.

- OK, pis comment je fais pour montrer ça ?

- Accepte de ramer jusqu'à la rive !

- C'est pas vrai, ça. Faut que je rame ?

- Vas-y, Mehdi, rame !

Rame ! - Avec quoi ?

- Utilise ton imagination ! - Oui, mais là...

- C'est bon, ça, c'est un bon début. C'est un bon début.

- J'ai fini par faire

le tour des factures

des dernières semaines.

C'est surtout des

petits montants,

mais c'est sur pratiquement

tous les contrats,

alors ça

monte vite.

- On parle de combien ?

- Un peu moins de 100 000$. - 100 000$ ?

- C'est sur beaucoup de factures différentes.

Ça va être compliqué à récupérer.

On va faire les ajustements, on va y arriver,

mais ça va prendre

du temps.

C'est beaucoup

de travail.

T'auras pas de

liquidité pour un bout.

- C'est beau, papa, j'ai compris.

- Écoute, t'as voulu t'embarquer là-dedans.

Une business, c'est une business !

- C'est beau. Je te remercie, papa.

- Ha ! Non, mais elle a pas les nerfs pour ça.

- C'est fou, hein !

Malgré toute l'admiration que vous avez pour elle,

on sent que vous avez pas confiance au fond.

- Non, mais elle a pas besoin d'être bonne dans tout.

- C'est donc choquant quand la ballerine décide

de sortir de sa petite boîte à musique

pis de se prendre en main.

On aimait mieux quand elle était fragile.

C'était plus beau, hein ?

(soupir)

- Ça m'a fait plaisir de régler

vos problèmes de comptabilité.

- Tu sais, moi, je... je suis un acteur dans la vie.

Quand j'écris, c'est pour le fun.

C'est... c'est cool, là,

que ça ait marché, Les petits mensonges 1, mais je...

J'ai pas besoin d'écrire à tout prix, tu comprends ?

j'ai l'impression de me répéter.

Là, Les petits mensonges 2,

j'ai l'impression de me répéter.

Regarde, ça me tente pas, OK ?

(petit rire)

- Je te comprends.

- Mais j'ai... j'ai une autre idée

que j'aimerais ça écrire par contre.

Je... je peux te "pitcher" ça ?

- Ben oui, je t'écoute.

- C'est... c'est l'histoire d'un gars

qui couche avec la blonde de son meilleur ami

un jour qu'ils sont sur une méchante brosse, OK.

Mais le lendemain, la fille, elle ne s'en souvient plus.

Fait que lui, il décide de pas faire de vague avec ça.

Sauf que 9 mois plus tard,

la fille accouche d'un bébé qui est pas celui de son chum.

Pis le gars, pour pas briser la

famille, décide de rien dire.

- Hé, te souviens-tu

que j'ai un contact à LA qui fait des movie of the week ?

C'est juste des scénarios comme ça qu'il cherche.

- Ben là, movie of the week, je suis pas sûr.

- Hé, il y a aucun jugement dans ce que je dis, là.

C'est juste que c'est de l'argent vite fait.

Beaucoup d'argent rapide, no stress.

- Ah ouais ?

- Ah oui, oui, fais-moi confiance.

Mais si tu veux, j'appelle mon contact

pis on s'en va tous les deux à LA.

On va "pitcher" ça au studio.

- En avion pis tout ?

- Oui, oui, un avion, tout. Hein ?

- Une tempête, Mehdi. Je sens pas la tempête !

Fais-moi voir les éclairs, le tonnerre, les eaux déchaînées !

- Hé, ça va...

- Non, ralentis pas, Mehdi !

T'es un explorateur, t'es dans Cast Away, Mehdi !

Ça y va, lâche pas ! C'est ça !

- OK, OK, ça va, je la vois, la rive !

OK, c'est beau, regarde, on est arrivés à la rive.

Là, c'est beau, on est arrivés.

C'est là, là, c'est bon.

- Non, tu peux pas. Ça marche pas comme ça.

- Oui, ça marche de même !

Je les vois, il y a 3, 4 Iroquois

qui se cachent derrière les arbres.

Je suis arrivé, c'est clair ?

Ça fait une heure que je rame comme un cave ici !

- Je t'aide à trouver ta vérité. - Ma vérité ?

Tu veux que je te le dise, moi,

c'est quoi, ma vérité ?

C'est qu'il me reste 2 heures pour écrire un texte. C'est ça.

Pis ni toi, ni Gabriel, ni

la médication, ça va m'aider.

Tu sais quoi ? En plus, je me fais chier !

Je n'aime même plus ça, écrire.

Je veux tellement être bon que je me fais chier !

Tu sais ce que je vais faire ? Je vais m'en foutre de ton radeau.

Je vais m'en foutre de la médication.

Pis fuck Gad Elmaleh ! Qu'est-ce

que tu veux que je te dise ?

C'est qui, Gad Elmaleh ? Il veut un texte en 48 heures !

Tu sais qu'est-ce que je vais faire, moi ?

Je vais écrire ce que je veux

parce que c'est ça que j'aime faire, écrire !

Fait que je vais écrire ce que j'aime, c'est bon ?

- Bravo, Mehdi ! C'est exactement ça !

- C'est ça, hein ? - C'est ça, là !

- OK, je viens de comprendre ce que tu veux dire.

OK, je l'ai. OK, sors, sors !

Prends-toi un kayak pis va-t'en.

OK. OK.

- Je suis désolée, Alexandra.

Avec les problèmes de comptabilité,

on peut pas te payer un voyage à Los Angeles.

- Ben non, tout est planifié, faut que j'y aille.

- Non, non, je suis vraiment désolée, je peux rien faire.

- Tu peux rien faire ?

- Hé, bonne nouvelle, je m'en vais à Los Angel

pour essayer de décrocher un contrat pour Stéphan Allard.

Très bon feeling. - Tu me fucking niaises ?

- Moi aussi, je t'aime !

- Je venais de dire à tout le monde

qu'on coupait les dépenses.

- J'étais pas au courant.

- Je devrais annuler ton voyage.

- Les deals de dernière minute comme ça,

c'est pas remboursable.

- Tu m'humilies devant toute l'équipe.

- Los Angel, c'est une bonne

idée, OK ? Les astres s'alignent.

Pis si toi, t'es pas capable de mettre ton pied par terre

pour pas perdre la face devant tout le monde,

ben, c'est ton problème, c'est pas le mien.

J'aurais aimé ça que ça soit mon problème,

notre problème, notre agence, notre maison,

mais ç'a l'air que c'est pas possible.

- Tu peux la garder, la maison.

Rachète-moi donc ma part.

- Parfait.

Fait que comme ça, tu seras pas à la maison

quand je vais revenir de Los Angel ?

Excellent. Ciao !

- (Camille) : Tu voulais me voir ?

- Annule toutes les réservations

que j'avais pour LA.

Avion, hôtel, resto. T'annules tout.

Pour les rendez-vous que j'avais en personne,

ben, arrange-toi pour que je les fasse par Skype.

- OK, parfait.

- Je me suis encore fait avoir par Jean-Fred.

Fait que là, Camille, t'as 30 secondes pour me dire

c'était quoi, vos manigances, la dernière fois

parce que sinon, je te jure que

je vais te mettre à la porte.

- T'as raison,

Jean-Frédéric m'a demandé

de l'aider à cacher son mensonge à Macha Grenon

pis j'ai accepté.

- Pourquoi ?

- J'ai eu de la compassion pour lui.

Je le connais pas beaucoup,

pas du tout en fait.

On se parle jamais, on se croise comme ça à l'agence.

Pis... un soir, il était tard. J'avais oublié mon cell.

Il était tombé dans les toilettes en fait.

Pis... j'ai entendu pleurer dans l'agence. J'ai cherché.

Il était, comme, tellement malheureux. Il pleurait.

Il avait bu, je pense,

pis il s'en allait conduire sa voiture dans un geste...

Je le connais vraiment pas, je peux pas présumer,

mais ça m'a semblé une mauvaise

idée qu'il conduise sa voiture

dans l'état dans lequel il était.

Comme si...

il avait envie de...

d'avoir un accident, en fait.

Comme s'il était prêt à...

provoquer quelque chose.

(rire)

- Es-tu en train de me dire

que Jean-Fred a voulu

s'enlever la vie

pour une affaire de scénario avec Macha Grenon ?

- Non, non, c'était un peu avant ça.

Quand il s'est séparé

d'avec sa femme.

Après ça, quand il m'a demandé de l'aide,

comme c'était un peu une niaiserie, mais que je me disais

que ça ferait peut-être une différence dans sa vie,

ben, j'ai accepté de l'aider.

- Ah OK, ne fais plus jamais ça, Camille, OK ?

Pis de toute façon, ce gars-là, il se tuera jamais.

Il est ben trop têtu pour ça.

- OK.

- Hé, pis en passant, ç'a marché,

ton affaire avec Fabrice Henry.

Depuis que je lui ai envoyé le scénario, plus de nouvelles.

- Excellent.

- La vérité, c'est que si je consomme pas,

c'est peut-être parce que

j'ai peur de tout.

Non, mais ça parait pas,

mais je suis fucking anxieux !

Pis même mon médecin me l'a dit :

"C'est pas les cigarettes qui vont te sauver,

"c'est pas l'alcool qui va te sauver,

"c'est pas la drogue qui va te sauver,

"c'est... les anxiolytiques, eh oui !"

Et depuis que je prends rien, ça va vraiment mieux.

- Ah, wow ! - Oui ?

- C'est... c'est brillant. Tu

boucles ta boucle parfaitement.

C'est intelligent, drôle, critique. Wow ! Bravo !

- Tu te rends compte, j'ai écrit ça en 2 heures ?

- C'est un miracle. - Ç'a pas de bon sens.

C'est l'enfer ! Je n'aurai plus de discipline.

Je veux dire, si je suis capable

d'écrire un texte de 40 minutes en 2 heures,

c'est sûr que je vais tout faire

dernière minute maintenant.

- Ah, moi, je pense que tu vas être correct.

- Hé, merci pour vrai, c'est vraiment gentil.

Je vais me pogner un bureau ici.

Il y a pas de la place ?

- Ben, on n'a pas beaucoup de place, hein !

façon, je m'en vais à New York !

- Je te niaise, là. De toute

façon, je m'en vais à New York !

(exclamations)

- Alexandra !

C'est vrai que c'est du génie.

Je l'ai googlée, Gabrielle Chapdelaine.

Elle faisait la lecture d'une de ses pièces

au Jamais lu cet après-midi.

Je suis allé la voir.

Je voulais entendre un peu plus de son travail.

- Impressionnant.

- Et comme j'ai aimé la pièce,

je suis directement allé lui parler.

Et vous savez quoi ?

- Hum ?

- Elle n'a jamais écrit ce scénario.

- Je suis démasquée.

- J'ai quand même échoué votre test.

Il m'a fallu l'indice

que ce n'était pas Gabrielle Chapdelaine

qui avait écrit ce scénario

pour comprendre que c'était Yan England.

- Pas mal.

Je vais vous avoir un rendez-vous avec Yan.

- Et avec Gabrielle Chapdelaine.

ce qui me touche chez toi ?

Tu sais quoi, Alexandra ? Tu sais

ce qui me touche chez toi ?

C'est que tu crois que t'es au top

et tu joues ton jeu comme si tu l'étais.

Et tu le joues bien. Mais t'as encore rien vu.

On va faire de très grandes choses ensemble.

À la tienne.

Sous-titrage : MELS

- T'étais où ? - Il faisait des photocopies.

- Dans le milieu de la nuit ? - Oui.

- T'es tellement travaillant.

- Oui, c'est beau.

- T'es bon dans ce que tu fais.

- OK. Gabriel !

- T'es le meilleur agent en ville.

- OK, on va aller dans le sofa.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.