All language subtitles for Les.Invisibles.S02E05.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF.srt - fra(2)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- C'est vraiment un beau personnage. L'as-tu lu ?

- Non, je... j'ai pas eu le temps,

j'ai eu une grosse semaine.

- Ah non ? Es-tu correct ?

- Oui, oui, ça va. Non, non, c'est... c'est rien.

Donc, continue, je t'écoute.

- C'est l'histoire d'une femme qui est célibataire

et pis qui va sur des sites de rencontres,

mais elle tombe toujours sur des psychopathes.

Alors, plus elle va Ă  des rendez-vous

et pis plus elle devient craintive.

Fait que tranquillement,

elle commence à trouver des armes pour se défendre.

Au début, c'est juste du poivre,

comme pour "sprayer" dans la face des méchants.

Et pis aprÚs ça, c'est des

canifs, des étoiles de ninja.

À un moment donnĂ©, elle trouve un long couteau,

comme dans The Walking Dead.

Et pis à la fin, ben, elle est carrément rendue

qu'elle se promĂšne avec un fusil semi-automatique dans son sac.

c'est elle, la psychopathe.

Finalement, ben,

c'est elle, la psychopathe.

- C'est... c'est pas supposĂ© d'ĂȘtre la comĂ©die de l'Ă©tĂ© ?

- Oui, oui. Ah, pis c'est un gros film, lĂ .

Il y a Pier-Luc Funk pis

Michel CÎté pis Maripier Morin.

Oui, oui, c'est la comédie de l'été.

- OK, ben, super.

- Hum ! HonnĂȘtement, il y a des blagues trĂšs drĂŽles.

- Tant mieux.

(soupir)

- Mais c'est un peu violent.

- Ah ! Ben, tu m'avais dit

que tu voulais jouer des rÎles différents,

fait que j'ai pensé que...

- Oui, oui, pis j'ai vraiment essayé, là.

C'est vraiment différent.

J'ai pris un bout de bois

dans ma cour

et pis j'ai lancé des étoiles de ninja.

Je me suis fait venir des étoiles de ninja sur Internet.

C'est pas illégal, hein ?

- Ben lĂ , je... je le sais pas.

Ah ! Ah ! Macha ? Ma...

(soupir)

OK...

(cri)

Oh ! Ha, ha ! OK.

(cri)

OK, ben oui.

- Les cris, comme en karaté.

- Un dernier.

(cris)

OK, OK. Hey,

ben oui. OK, super.

- J'étais pas pire.

Ça se lance vraiment bien, des Ă©toiles de ninja.

Ça se lance mieux que des crayons.

J'en ai emmené une, je pense, dans mon sac.

- Non, non, ça va, j'ai pas...

j'ai pas besoin de la voir, Macha.

Ça va ?

- Ben, en tout cas, je suis pas sûre que ça soit pour moi.

- OK ! Non, effectivement, je... je suis pas sûr, oui.

- Ah oui ? Ah, t'es fin de dire ça parce que je le sens pas.

â™Ș â™Ș â™Ș

- Je vais leur dire que ton horaire est trop chargé.

- C'est bon, je veux pas avoir l'air bĂȘte.

- Non, dis-toi que c'est réglé.

- AllĂŽ ! - Bonjour !

- Sophie Dupuis. J'ai tellement aimé...

AllĂŽ ! - AllĂŽ !

- J'ai tellement aimé son film Chien de garde.

- Moi aussi, elle est formidable, Sophie,

c'est une vraie perle, vraiment.

- Ça, c'est diffĂ©rent. - Ben oui.

- J'aimerais ça la rencontrer.

- On est en train de faire son casting.

Pourquoi t'en lis pas une copie,

de maniĂšre non officielle ?

- On va pas faire les choses toutes croches.

On va d'abord organiser

une rencontre.

- Je suis désolée, je suis certaine

que vous ĂȘtes un match parfait.

- Raison de plus pour ne pas bĂącler les choses.

- Pardon, c'est mon enthousiasme.

C'est fait pour toi,

faut que tu le lises.

- Bon, vivement une rencontre dans ce cas-lĂ .

- Je t'organise ça sans faute.

- Je vais attendre de vos nouvelles.

- Fais-toi-z'en pas, tu seras pas une ninja. Ha, ha ! Ciao !

- Excuse-moi, c'est quoi, ton problĂšme ?

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est bon pour tout le monde,

une rencontre entre Sophie pis Macha.

- J'aime juste que les choses soient faites convenablement.

- Convenablement ? - Oui, convenablement.

- C'est quoi, le rapport ?

C'est la fille la plus fine au monde,

il y a pas de convenablement.

- Il y a toujours du convenablement.

- Je pense que tu sais pas ce que ça veut dire.

- Je pense que je sais ce que ça veut dire.

- Je viens de trouver une erreur sur une facture

qu'on avait envoyée pour Rachel Gratton

aux producteurs de sa série au Nouveau-Brunswick.

- Ben, va voir Éric Ă  la comptabilitĂ©.

- Ah, écoute, il est jamais là.

Peux-tu vérifier de quoi ç'a l'air

sur les factures d'HélÚne Florent ?

Comme elles Ă©taient sur le mĂȘme projet,

je veux savoir s'il y a un doublon.

- C'est Jérémie qui fait les suivis.

- Peux-tu vérifier ça avec lui pis me revenir, s'il te plaßt ?

- Ben, t'as juste à aller voir Jérémie.

- Ben, vas-y, toi, c'est ton assistant.

- Qu'est-ce que ça change ?

- Hey, tu t'arranges comme tu veux avec ton assistant.

Moi, je te parle Ă  toi, je parle Ă  l'agent.

(sonnerie de cellulaire)

- Ben, j'imagine que s'il y avait eu un problĂšme,

il m'en aurait parlé, hein ?

- Ben, il y en a un problĂšme, je t'en parle lĂ .

quelque chose, je te fais signe.

- Bon, ben, s'il me mentionne

quelque chose, je te fais signe.

- Merci, tu m'aides pas lĂ .

- Mais pourquoi tu t'en occupes ?

C'est la job d'Emmanuelle, c'est elle, la patronne.

Si tu commences Ă  faire sa job Ă  sa place,

t'es pas sortie du bois, t'es pas son assistante.

- Hey, on parle d'erreur qui date de des semaines

pis voire mĂȘme de plusieurs mois.

Il y a personne qui a rien vu, fait que oui, Gabriel,

faut qu'il y ait quelqu'un qui s'en occupe, hein ?

On n'a pas tous le temps

de s'amuser avec notre petit bĂąton de golf

pis notre petite baballe comme un tapon !

Hum...

- Tada ! - Merci.

Si t'avais pas insisté aussi

pour que j'arrĂȘte de "ghoster" mon ancien coloc,

je serais pas dans cet état-là.

- Il aurait fallu que tu t'en occupes à un moment donné.

- Non, j'aurais pu le "ghoster" jusqu'Ă  la fin des temps.

C'est ça, le concept de "ghoster".

- C'est inhumain, le "ghosting".

Imagines-tu le temps qu'il a passé devant son téléphone

Ă  attendre un courriel ou un texto ?

Attendre pis rien ! Lui, il a le coeur brisé chaque fois.

- Parce que vous pensez que l'explication était mieux ?

"Tu m'as donné énormément pis j'ai vraiment aimé ça,

"vivre dans ton super condo

pour presque rien.

valorisant pour moi

"Pis c'était super

valorisant pour moi

"que tu sois émerveillé par moi,

"mais tu vieillis, t'es malade.

"Pis mĂȘme si on n'est

pas un couple,

"j'ai pas l'espace ici pour rencontrer quelqu'un d'autre.

"Pis on est trop dépendants

l'un de l'autre.

"Pis je suis tanné de toujours me sentir redevable

pis je veux vivre ma vie !"

Ah ! Mon Dieu, je suis un monstre !

(soupirs)

(aboiements au loin)

- Ah, t'étais là ?

Excuse-moi, c'est juste que j'ai... j'ai une amie en haut.

- Oui, oui, ta pauvre maman a tout entendu ça.

- Ah, je... ah... tu... pars-tu bientĂŽt ?

- Je m'en vais dans 5 minutes lĂ .

- OK. Ben, écoute, bonne journée.

On se voit ce soir.

Je te prends ça.

- Ouais. Bonne journée.

- Salut, lĂ  !

- OK, les nouvelles du jour.

Le dernier scénario de Gabriel Sabourin

a reçu le soutien de la SODEC pour aller en production.

Diane Lavallée vient d'obtenir un gros rÎle

pour jouer une expatriée en Chine

aprĂšs le succĂšs probable de son film avec Laurence.

- Super, c'est des bonnes nouvelles.

- Et il y a Sofia qui me texte Ă  l'instant :

"J'arrive pas Ă  rejoindre Gabriel."

- Oh, je suis... je suis occupé.

- Toi, ça ? Trop occupé pour Sofia ? Comment ça ?

- Ben, j'ai des choses Ă  faire, j'ai pas le temps de lui parler.

- Oh, my God, tu la "ghostes" ?

- Tu sais qu'il y a pas beaucoup de mots en français

dans la phrase que tu viens de faire ?

- Non, mais t'as pas le droit de "ghoster" quelqu'un

si la personne est pas

préalablement en amour avec toi.

- Ben, qu'est-ce qui te dit

qu'elle est pas en amour avec moi, hein ?

Pis qu'est-ce qui te dit

que j'essaie pas de prendre mes distances

pour nous aider Ă  vivre avec le fait qu'on va ĂȘtre

sur 2 continents différents pour les prochains mois ?

- Ouais, non, je pense pas.

Ah oui, les appartements qu'ils ont loués en Hongrie

pour l'équipe du film de Simon-Olivier Fecteau

sont dégueulasses.

Sofia a des punaises de lit.

Et le producteur hongrois dit qu'il peut pas faire mieux.

- Ben, occupe- toi-z'en.

- Genre appeler moi-mĂȘme le producteur pis l'engueuler ?

- AllĂŽ !

- AllĂŽ.

- C'était correct, les papiers ?

- Oui, ben correct.

Des beaux papiers de divorce.

- Standard.

- Hum !

- J'ai été trop vite ?

- Non, non, c'est correct, c'est ce que tu voulais.

On avance.

- On va ĂȘtre corrects, hein ?

On va continuer Ă  travailler ensemble

pis ĂȘtre capables d'ĂȘtre des amis ?

- Ben oui.

- Ouais, c'est ça, je viens

de croiser Macha Grenon

pis elle serait vraiment excitée à l'idée de lire ton travail.

Ouais, mais je me suis dit me semble

qu'elle serait parfaite pour ton prochain film.

Attends, on parle

de Macha Grenon,

un ĂȘtre humain et une actrice fantastique.

Mais peux-tu au moins

la rencontrer ?

Ben oui, mais c'est sûr qu'elle s'intéresse à toi

pour ton succÚs, mais pas juste ça.

Hé, Sophie, vraiment, je comprends pas ta réaction.

- Faut que vous logiez Simon- Olivier Fecteau mieux que ça.

Oui, non, je comprends qu'il est déjà mieux logé que les autres,

mais c'est pas assez, c'est le réalisateur.

Bon ! Merci.

Maintenant, on va parler de Sofia.

Elle aussi, faut lui trouver une chambre d'hĂŽtel.

Ah ! Parce qu'il y a juste Fecteau

qui a le droit d'ĂȘtre bien, c'est ça ?

Pardon ? C'est juste une actrice ?

Vous avez pas fait de la coproduction

avec Harvey Weinstein, vous ?

Hey, ça sonne bien venant d'un gars

qui a fait de la coproduction avec Weinstein :

"Juste une actrice !"

(bips de la tonalité)

AllĂŽ ?

- Camille ?

Viens ici, s'il te plaĂźt.

Ferme la porte.

J'ai besoin de ton aide.

Macha ne peut pas rencontrer Sophie Dupuis, OK ?

- Pourquoi ?

- C'est une longue histoire, ça fait quelques années.

(soupir, petit rire)

Sophie Dupuis m'avait donné un scénario de court métrage

pour Macha avec une lettre interminable.

Elle était pas connue dans le temps.

Je m'en étais pas occupé

et je n'ai pas donné le scénario à Macha.

Un soir de party de premiĂšre, je croise Sophie Dupuis

et je peux pas lui dire que je m'en suis pas occupé,

alors je lui dis que Macha a commencé à lire le scénario,

qu'elle l'a pas fini parce qu'elle a pas aimé ça.

AprÚs ça, le film a fait le tour des festivals,

Sophie Dupuis est devenue Sophie Dupuis,

et Macha ne peut pas savoir ça.

- Il y a comme beaucoup

de mensonges dans ton affaire, hein ?

- Euh, un, c'est pas des mensonges,

c'est de la stratégie,

pis deux, regarde,

si tu veux me faire la morale, je m'en fous, OK ?

J'ai besoin d'aide.

Camille, ton pĂšre a besoin d'aide.

- Ark, non, pas cet argument-lĂ .

- Regarde, s'il te plaĂźt.

- Parce que si cet argument-lĂ  est bon,

ça, ça veut dire que moi aussi, je peux me mettre à t'appeler

pour te demander plein d'affaires

juste parce que t'es mon pĂšre.

- Bon point, pis c'est d'ailleurs ce que t'as fait

avec l'ex de ton coloc fĂȘlĂ© qui t'a harcelĂ©e.

- C'était pas pareil.

- S'il te plaĂźt, Camille.

- Regarde, lĂ ,

il y a rien qui balance.

Le comptable a corrigé la facture pour notre dossier,

mais il l'a jamais fait suivre aux producteurs.

En tout cas, lĂ , je sais pas,

je suis peut-ĂȘtre malchanceuse,

mais à date, sur les 5 factures que j'ai vérifiées,

il y en a deux qui ont des erreurs.

(sonnerie de cellulaire)

Excuse-moi, faut que je le prenne,

c'est un appel de la Hongrie.

AllÎ ! Salut, Pierre-Luc ! Comment ça va ?

Qu'est-ce qui se passe ? Comment ça ?

T'as réussi à avoir une chambre d'hÎtel pour Sofia ?

- Euh... oui, oui. Oui, oui, oui, oui. Euh... pourquoi ?

- Pour tout le tournage ? Ils vont ĂȘtre lĂ  pendant des mois.

- Ben, elle l'a demandé, je sais pas, je... je l'ai eue.

- Bravo, sauf que lĂ ,

toute l'équipe va vouloir

la mĂȘme chose.

Pierre-Luc Brillant vient de m'appeler.

- Son appartement était dégueulasse.

- Une chambre d'hĂŽtel.

Hey, t'as mis la barre haute, hein.

Pour une débutante,

c'est exagéré.

- Tous mes clients

sont égaux, moi, Arlette.

Il y a pas de débutante.

- Ben oui, on le sait.

Grand défenseur de la veuve et de l'orphelin.

- AllĂŽ !

- Ah ben, belle surprise !

- Regarde ça, c'est la programmation de Cinemania.

Sophie Dupuis participe Ă  une table ronde ce soir.

- Ben oui, regarde donc, Sophie Dupuis.

- Je pense que je vais y aller,

je vais aller la rencontrer.

Je vais me présenter ben simplement.

Qu'est-ce que t'en penses ?

- Ben oui, ben oui, c'est une bonne idée.

- Ouais ? Je la connais pas, mais c'est correct, hein ?

Je vais me présenter pis c'est tout.

- Ben oui, c'est... c'est à quelle heure, ça ?

- Euh, je pense que c'est écrit.

- Hey, sais-tu...

je vais y aller avec toi.

- Ben là, je veux pas te déranger, c'est le soir.

- Non, non, non, non, je vais y aller avec toi.

Ça va ĂȘtre... ça va ĂȘtre super le fun, c'est une table ronde.

(sonnerie de téléphone)

- Agence AMG, bonjour ? Jean-Fred...

- AllĂŽ, mon amour !

- Un instant, je vous transfĂšre.

- Fait que c'est vrai, t'as une job !

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Surprise !

- Mais oui, t'es... t'es pas Ă  Vancouver ?

- Je suis revenue.

- Pourquoi ?

- Euh, je sais pas, parce que j'habite à Montréal.

Parce que j'ai un chum à Montréal.

Tu m'embrasses pas ?

- Pas lĂ , non.

- C'est quoi, il y a des caméras ?

- Je travaille.

- OK, cool, c'est sexy.

J'aime ça que tu me rejettes.

T'as une pause Ă  quelle heure ?

- J'ai pas de pause.

- OK, d'abord, je vais aller voir Gab.

- Gabriel est pas disponible en ce moment.

- Franchement, Gab, c'est mon ex,

il est toujours disponible pour moi,

c'est la base de notre relation.

J'arrive lĂ , je suis de bonne humeur,

je veux pas aller poireauter Ă  l'appart toute seule.

- Ah, parce que tu reviens vivre Ă  l'appart ?

- Ben, qu'est-ce que tu penses ?

- Je sais pas, t'étais partie.

- Aider ma soeur Ă  Vancouver.

- Pour 4 mois ?

À la fin, tu ne me donnais

presque plus de nouvelles.

- OK, wow, je savais pas que notre relation

expirait aprĂšs 4 mois d'absence.

- C'est pas ça.

- Appelles-tu Gab ou je monte direct ?

(soupir)

- OK, j'y vais.

- Qu'est-ce que t'as dit au producteur hongrois ?

- Je suis allé par étapes.

Je l'ai forcĂ© Ă  ĂȘtre hiĂ©rarchique

en donnant une meilleure chambre Ă  Fecteau.

Pis aprĂšs, je l'ai accusĂ© d'ĂȘtre misogyne

quand il a refusé une meilleure chambre à Sofia.

- Ha ! OK, wow ! C'est intelligent, ça.

- Merci.

- Gabriel.

- Que c'est qu'il y a ?

- C'est Julie.

- Allî, Éric ? C'est Emmanuelle.

Je suis dans ton bureau.

Es... es-tu en vacances ? Rappelle-moi.

- J'ai regardé sur le site Web

pour avoir des billets pour l'événement

que tu m'as demandé avec Sophie

Dupuis, pis c'est complet.

- Ah oui ? Une conférence ? ComplÚte ?

- Oui, ben, j'arrivais pas Ă  avoir des billets, fait que.

Mais j'ai déjà réservé pour la premiÚre de Robin Aubert.

- Hum, hum ! Claude, c'est Alexandra. Ça va ?

Est-ce que tu peux me mettre 2 billets de cÎté

pour la conférence

de Sophie Dupuis ce soir ?

Merci.

- Ah, ben, tant mieux.

Ça devait juste ĂȘtre l'Internet.

- HĂ©, allĂŽ ! Oh ! Ça fait du bien de revenir !

- Ben oui, on ne t'attendait plus.

- Il paraĂźt que tu trouves de la job Ă  tout le monde.

- Euh, pas tant, non.

- Thomas, ta blonde.

- J'ai pas de blonde.

- Non mais la comédienne.

- C'est pas ma blonde.

- Ben, whatever, tu couchais avec

pis tu lui as trouvé des jobs.

- On couche pas ensemble pis aux derniĂšres nouvelles,

elle est partie en Hongrie avec son ex, fait que...

- Oh ! C'est plate. - Ouais.

- En tout cas, moi, pendant que j'étais à Vancouver,

j'ai eu comme une révélation.

Ben, tu sais, si j'ai pris la peine d'étudier en théùtre...

- Il y a genre 20 millions d'années.

- ... c'est parce que je voulais vraiment ĂȘtre comĂ©dienne au fond

pis je pense que j'ai juste pas assez essayé.

- Ben lĂ , arrĂȘte, t'es un peu dure avec toi-mĂȘme.

T'as quand mĂȘme pas mal essayĂ©.

- Ben, peu importe,

j'ai dĂ©cidĂ© d'arrĂȘter de donner des cours de yoga

pis de vraiment mais vraiment me concentrer

sur ma carriÚre de comédienne.

- Fait que c'est pour ça que t'es revenue ?

- Ben lĂ , arrĂȘtez avec ça, lĂ .

Je suis revenue, je suis revenue.

Ç'a toujours Ă©tĂ© clair

que j'allais revenir à un moment donné.

Pis oui, ben oui, j'ai l'impression

que t'as plus de ressources maintenant

que quand t'avais gùché ma carriÚre à l'époque.

- J'ai pas gùché ta carriÚre.

- Je sortais de l'école, j'étais pleine de promesses,

pis t'as pas été capable de me trouver de contrats.

- Ben là, ça faisait 4 ans que t'étais sortie de l'école

pis il se passait pas grand-chose.

- Ben, en tout cas, t'as pas aidé.

Anyway, je te demande rien, lĂ .

J'ai juste fait beaucoup de formations

pendant que j'étais dans l'ouest.

J'ai un nouveau démo pis je suis parfaitement bilingue.

It's now or never !

(petit rire)

- (Les deux) : AllĂŽ !

- Hey, ça serait le fun qu'on aille au cinéma

ou qu'on aille manger, non ?

- Hum, mais j'ai déjà des plans.

- Avec la demoiselle de ce matin ?

- Oh, mon Dieu, non.

- Pourtant, ça avait pas l'air si plate que ça.

- Hum, sexuellement, OK, mais sinon pas tant.

- Ben, t'as quand mĂȘme couchĂ© avec elle.

- Ouais, mais c'est ce qu'on vient juste de dire.

Sexuellement, c'était OK.

- Pis c'est quoi, tes plans ?

- Ah, rien de... Je sors avec une amie, lĂ .

- Une autre ?

- C'est quoi lĂ  ?

(tintement de verre)

- Je sais pas, moi, toi, je veux dire,

es-tu en réaction à cause du divorce de tes parents ?

Je veux dire, t'es bizarre, t'es bĂȘte, tu courailles.

- Franchement, maman, lĂ , pfft !

Je n'ai plus 12 ans, moi, je m'en fous.

- Ben, je suis pas si sûre.

- Ben, sois sûre.

- AllĂŽ, Macha !

Ah, t'es magnifique. Ça va bien ?

Oh, oh, oh ! Les parapluies de Cherbourg, ça.

Ah, tiens. Ha, ha !

Bonne nouvelle.

- Oui ?

- J'ai eu 2 billets

pour la premiĂšre du film de Xavier Dolan.

- Ah ! Mais c'est pas en mĂȘme temps

que la table ronde de Sophie Dupuis ?

- Oui, je sais, mais je me disais, ben,

Xavier va ĂȘtre lĂ , on va parler avec lui, c'est sĂ»r.

Pis toi qui me disais que tu

voulais jouer un rÎle différent.

Ce serait une belle occasion.

Mais...

- Mais Sophie Dupuis ?

- Ben, Sophie, elle... elle est souvent à Montréal;

Xavier, moins.

C'est toi qui vois, lĂ , mais...

- Pis toi, tu penses que c'est mieux d'aller Ă  la premiĂšre ?

- Comme je te dis, c'est toi qui décides.

Mais je pense que oui.

- Bon, ben, je te fais confiance.

- Ah, ben, c'est juste lĂ  en plus.

- J'étais vraiment contente quand j'ai vu ton texto.

- On s'était dit qu'on se verrait,

fait que c'est ça, hein ?

- Comment ça va, ta série ?

- Correct, c'est un peu plate,

mais... mais j'ai eu une idée de film avec un de mes amis

pis ça, c'est... ça, c'est vraiment excitant.

- Cool ! - Hum, hum !

Mais mon agent, Maxime, il veut pas vraiment m'aider.

- Pourquoi ?

- Il trouve que c'est trop casse-gueule,

que c'est une perte de temps,

mais tu sais comment ça marche.

Des fois, il faut juste un gros nom

pour qu'un projet aille de l'avant.

- Je suis sûre que tu vas trouver quelqu'un.

- Toi, as-tu... as-tu facilement accĂšs

Ă  Guillaume Lemay-Thivierge ?

- OK, c'est... c'est pour ça que tu voulais qu'on se voie.

- Ouais, mais non, mais je suis sûr que tu triperais

Ă  nous aider dans une affaire de mĂȘme, tu sais.

- Tu penses pas que tu devrais écouter ton agent ?

- Non, les agents, ils prennent jamais de risques.

Ils attendent que nous, les

artistes, on prenne des risques,

pis si ça marche, là, ah, ben là, ils embarquent.

- Hum ! Mais tes affaires vont tellement bien.

- J'ai un rÎle récurrent dans

un téléroman, on virera pas fou.

- C'est mĂȘme pas en ondes encore.

Attends un peu, dans pas long,

tu vas faire la premiĂšre du 7 Jours.

C'est cool !

- Ben non, je m'en fous d'ĂȘtre une vedette, Camille.

Je veux ĂȘtre un artiste.

Je veux faire quelque chose d'important,

quelque chose qui va compter.

(soupir)

- Allî, Éric !

C'est Emmanuelle de l'agence AMG,

oĂč tu travaillais comme comptable

aux derniĂšres nouvelles.

Rappelle-moi parce qu'on a

des problĂšmes sur des factures,

faut vraiment que je te parle, bye.

- C'était vraiment

un bon film, hein ?

- Fantastique !

- Pis Anne Dorval, elle était formidable.

- Ouais, vraiment.

- Hum, on n'a pas parlé à Xavier Dolan finalement, hein ?

- Hé, ben non, le film était tellement bon

que j'ai complÚtement oublié qu'on allait là

pour parler avec lui, c'est drĂŽle.

- Jean-Frédéric, j'ai comme une petite pensée parasite

dans ma tĂȘte en ce moment

pis je veux tellement pas qu'il y ait de non-dits

entre nous deux que je vais te la dire, OK ?

- Ben oui, pas de... pas de non-dit, on se dit tout.

- On dirait que tu veux pas

que je rencontre Sophie Dupuis.

- Ha ! Franchement.

- C'est fou, hein ?

- Ben oui, je... non, non,

je suis peut-ĂȘtre juste un peu groupie de Xavier Dolan,

un peu comme tout le monde.

En ce moment, tout le milieu

en a juste pour Netflix et Xavier Dolan.

Donc, je suis désolé, je me suis emballé.

- Il y a pas de problĂšme, je comprends.

Je suis juste contente qu'on s'en soit parlé.

- Ben oui, ben oui. Ah ben, un ticket, super.

(soupir)

Je vais t'ouvrir.

- Jean-Frédéric ?

- Oui ?

- Est-ce que tu vas bien ? - Hein ?

- Je sais pas, on dirait

que t'es comme plus fragile que d'habitude.

- Non, non.

- Mais c'est pas un reproche lĂ .

- Ah, mais je... non, je vais... je vais bien.

Je suis désolé si je t'ai donné une autre impression.

- T'aurais le droit

de pas bien aller.

C'est pas parce que t'es mon agent que t'es toujours obligé

d'ĂȘtre genre disponible pis souriant.

- Non, non, ou...

Oui, ça, là. Ha !

- Pas de pression.

(soupir)

- Pas de pression.

Hey, je t'ai mĂȘme pas ouvert la porte.

Je vais... ha ! Ha, ha ! Oui.

- Te souviens-tu l'année passée

le journaliste russe qui avait mis en scĂšne sa propre mort

pour éviter un assassinat ?

- Euh... vaguement.

- Je veux mettre en scĂšne ma propre mort.

- Hein ?

- Je veux faire un film artisanal, boboche,

juste avec une petite caméra,

pis avoir un accident pendant le tournage.

- Pis mourir ?

- Une fausse mort.

- Mais pourquoi ?

- Pour faire comme si

je tombe en bas d'un gratte-ciel pis je meurs.

C'est comme le gars qui

grimpait des immeubles en Chine.

Pis qui mettait ses vidéos sur YouTube

pis qu'à un moment donné, il est tombé pis il est mort.

- OK...

- Ou la fille qui a tiré sur son chum par accident.

Ils faisaient un stunt, lĂ .

Le gars, il mettait un dictionnaire sur sa poitrine,

elle a tiré dans le dictionnaire,

pis la balle était pas supposée passer au travers.

Mais la balle est passée au travers pis elle l'a tué.

En faisant un fucking vidéo pour mettre sur YouTube.

- OK, mais pourquoi tu veux faire ça ?

- Parce que c'est fou ce que les gens feraient

pour faire de l'argent facile sur YouTube.

Juste pour se démarquer.

- OK, mais dénoncer ça, en soi,

c'est pas super original, c'est un vieux discours.

Tu le sais, hein ?

- Fais juste lire le scénario, s'il te plaßt.

- Pis l'envoyer Ă  Guillaume Lemay-Thivierge ?

- Bon, ben, bonne nuit.

- Tu te couches déjà ?

- Oui.

- Tu veux pas regarder la télé ?

- Euh... non.

- Parce qu'on est chez vous, on

veut pas t'empĂȘcher de vivre.

- OK, super, fait que, ben, je vais aller me coucher.

- Bonne nuit, Gabou !

- Bonne nuit !

- On va se coucher, nous autres aussi ?

- Prends mon lit, je vais dormir sur le divan.

- Ah, OK, tu boudes. - C'est pas ça.

Ça fait combien de temps qu'on s'est pas vus ?

Je peux pas juste...

- OK, c'est beau, monsieur sensible.

Seigneur ! On va respecter ton rythme.

Bon, ben, bonne nuit, lĂ  !

Ben non, c'est une joke, je suis pas frue pour vrai,

je voulais juste ĂȘtre dramatique.

(petit rire)

- Hey, Mylaine, qu'est-ce que tu fais ?

Non, il est juste minuit.

ArrĂȘte, il est pas tard lĂ .

Un booty call ?

Ben non, franchement,

je suis pas de mĂȘme.

Pis pourquoi faut toujours nommer les affaires ?

Il est minuit, j'ai envie de te voir, je t'appelle.

Il y a pas de... pas de booty call.

(gémissements)

(gémissements)

(pépiements d'oiseaux)

- Faudrait que tu la mettes dehors.

- C'est ta blonde.

- Ouais, mais quand elle est revenue, ç'a comme généré

beaucoup d'émotions négatives dans mon corps.

Pis là, ma vie va super bien, tu m'as trouvé une job.

On a une belle colocation, je te paye un loyer.

Je veux pas qu'elle vienne gùcher ça.

- Mais ça, tu devrais lui dire, ça.

- Si je lui dis, vas-tu la mettre dehors ?

- Je suis pas capable de mettre

du monde dehors dans la vie.

Je pense que si je l'étais, ben, on le saurait.

- Ben, je vais pas la laisser

si t'es pas capable de la mettre dehors,

si je suis pour ĂȘtre pognĂ© avec de toute façon.

(soupir)

(â™Ș chantonnement de Julie â™Ș)

- J'ai vu Sophie Dupuis hier.

J'ai appris qu'elle voulait pas

rencontrer Macha

parce qu'elle avait refusé de jouer dans son court métrage.

Pourquoi tu me l'as pas dit avant ?

- Ah, je... je... je le sais pas...

- "Je... je... je..." Merci.

- Je pensais que c'était oublié.

Ça servait à rien de brasser des vieilles affaires.

- Ouais, ben, c'est juste que tu m'aurais sauvé du temps

si tu me l'avais dit avant.

Mais lĂ , c'est correct, j'ai fait ma job

pis elle accepte de la rencontrer.

- HĂ©, wow, super.

- Ben oui, super.

- Super.

- Oh, my...

- Ben non, tu peux pas loger un acteur dans un soubassement

quand l'autre est Ă  l'hĂŽtel,

ç'a pas de bon sens,

c'est ben trop déprimant.

Non, non, non, la conversation ne s'arrĂȘte pas lĂ .

(bips de la tonalité)

AllĂŽ ?

- As-tu des nouvelles du comptable ?

Ça fait 2 jours que je le cherche.

- Ben non, j'ai pas vu le comptable.

- Qu'est-ce que tu vas faire avec Sophie Dupuis ?

- Toi, qu'est-ce que tu vas faire avec Sophie ?

- Hey, s'il te plaĂźt, OK ?

Cette rencontre-lĂ  peut pas avoir lieu.

- Parles-tu Ă  Zacharie des fois ?

- C'est mon fils, qu'est-ce que t'en penses ?

- Ça veut rien dire.

- Hey, c'est quoi lĂ  ?

- 40 étages plus haut.

Il se prépare à faire une espÚce de stunt.

Il veut faire semblant qu'il est mort

pendant qu'il tournait une scĂšne de cascade

avec Guillaume Lemay-Thivierge.

C'est pas une trÚs bonne idée,

son agent lui a dit, pis il veut pas l'écouter.

- Ben, s'il peut pas faire quelques conneries Ă  20 ans.

- Il m'a demandé d'en envoyer une copie

Ă  Guillaume Lemay-Thivierge, je le ferai pas.

- Ben, donne-moi l'adresse de

Guillaume, je vais m'en occuper.

- Tu l'as mĂȘme pas lu, c'est pas bon.

- Hey, on peut revenir Ă  Sophie Dupuis ?

- Pourquoi t'essaies pas d'assumer

pis de dire la vérité pour une fois ?

- S'il te plaĂźt ?

- Non, tu mets ma job en danger, je peux pas.

- OK, s'il y a quoi que ce soit,

si t'es dans la marde avec Alex,

je vais prendre le blĂąme, promis.

- Je peux pas, c'est non.

(bips d'une imprimante)

- Je suis pas capable d'obtenir

une chambre d'hĂŽtel pour Pierre-Luc Brillant.

Le producteur veut rien savoir. Je fais quoi, moi, lĂ  ?

- Ben lĂ , tu me feras pas culpabiliser

parce que j'ai été capable d'obtenir quelque chose

que toi, t'as pas été capable d'obtenir.

- T'étais juste le premier à le demander.

- En tout cas, je l'ai eu, hum ?

- Hum ! OK. Tu te penses meilleur que moi ?

C'était quoi, ta stratégie ? Je vais l'essayer.

- Ben, euh, je l'ai forcĂ© Ă  ĂȘtre hiĂ©rarchique pis...

- Pardon ?

- OK, lĂ , c'est pas moi qui

m'en suis occupé, c'est Jérémie.

- Oh, mon champion de la stratégie !

Me semblait ben aussi.

- Qu'est-ce que vous faites pour Pierre-Luc Brillant ?

Ben oui, les actrices ont des belles chambres

parce que c'est des belles filles,

mais les gars, eux, pfft ! ils ont rien.

Hey, c'est beau, hein, là, vous parlez de la parité

sur tous les toits

pour bien paraĂźtre,

mais la parité, c'est la parité, c'est bon pour les gars aussi.

(bips de la tonalité)

AllĂŽ ?

Ça devrait ĂȘtre rĂ©glĂ©.

- OK, c'était... c'était intense, hein ?

C'est... mais c'était beau.

- Merci.

- La prochaine fois que vous voudrez améliorer

les conditions de travail

du monde de l'agence sur une production,

ça serait fin d'avertir les autres agents impliqués.

- Noémie ? Peux-tu vérifier - merci - les disponibilités

de Macha Grenon aujourd'hui, s'il te plaĂźt ?

J'aimerais ça organiser un petit rendez-vous

avec Sophie Dupuis avant qu'elle parte à Québec.

- OK, je vais voir ça avec Jean-Frédéric.

- Non, c'est correct, je lui ai déjà demandé.

- OK, ben, je vais lui écrire un courriel.

- Parfait, envoie-lui un texto,

ça va aller plus vite.

- OK.

- Maintenant.

Camille ? Quand tu vas avoir la confirmation,

peux-tu envoyer un courriel Ă  Sophie Dupuis

pour lui

confirmer ça ?

- Oui, parfait.

- Ça ressemble à un burn-out, ça.

- Il est peut-ĂȘtre juste chaotique.

- Voyons, t'as vu ses post-it ? Tu sens pas la détresse ?

- J'ai essayé de l'appeler

plein de fois sur son portable,

il répond pas.

- C'est quand mĂȘme fou que

personne se soit aperçu de rien.

- Me fais-tu un reproche, lĂ  ?

- Ben non, je comprends juste pas.

Je connais son ex à Éric, je vais aller l'appeler.

Hey, en attendant,

j'en profiterais pour faire un petit ménage.

- Ben lĂ , c'est son bureau.

- Ben lĂ , c'est ton agence, c'est ton argent.

- OK, rendez-vous avez Macha Grenon pis Sophie Dupuis

dans une heure, confirmé avec tout le monde.

- Dans une heure ?

C'est ben trop derniĂšre minute,

je suis trop occupé.

- Non, j'ai vérifié avec Noémie, t'es pas occupé pantoute.

C'est là que ça se passe.

- Mais... mais... je...

- Est-ce que ça va ?

- Ah oui, c'est juste,

j'ai... j'ai pas mangé aujourd'hui pis je...

J'ai mangé, moi ?

- Je sais pas...

- Je suis pas bien, je me sens faible.

- Assieds-toi, je m'en occupe.

Euh, j'ai... j'ai du chocolat.

Euh... sinon, euh... euh... il y a des fruits.

- Il y a pas d'air dans le bureau.

Regarde, ça va, je...

Je vais juste aller prendre un peu d'air, OK ?

(sirĂšnes au loin)

- AllĂŽ !

- AllĂŽ.

- Ça va ?

- Oui, toi ?

- Oui, oui.

Euh, je pense que Zacharie devrait reprendre le bachelor.

- OK.

- J'aime ça l'avoir proche, mais pas trop proche.

- Oh ! Ben non. Pis moi, je vais oĂč ?

- Je sais pas, oĂč tu veux.

- OK, tu me mets dehors ?

- Non, mais...

- On est propriétaires de la maison à 50-50.

Tu vas me racheter mes parts ?

(soupir)

- J'Ă©tais pas rendue lĂ  dans ma tĂȘte.

- Ah non, hein ?

T'as pas encore parlé à ton papa

pour qu'il te donne de l'argent

pour que tu te payes notre maison ?

- Sois pas méchant.

- Ben non, mais c'est vrai, quoi. Mon agence, ma maison.

Qu'est-ce que tu veux de plus ? Mon char ?

- ArrĂȘte.

- Prends-le, prends-le.

Il y en a pas de problĂšme, t'es riche.

Vas-y, prends-le.

(soupir)

Noémie, je me sens vraiment pas bien, je commence une migraine.

Je vais aller me reposer Ă  la maison, OK ?

- OK, mais le rendez-vous avec Macha ?

- Alexandra va s'en occuper.

- OK.

- Vraiment désolée du délai.

On essaie de rejoindre Sophie Dupuis.

- Super.

- OK, je m'excuse.

- C'est correct.

- Oui, Sophie, j'arrĂȘte pas

d'essayer de t'appeler.

T'es oĂč ? Qu'est-ce qui se passe ? T'es en retard. Comment ça ?

Attends une minute. Viens, oh, hé ! Viens ici.

Peux-tu m'expliquer pourquoi Sophie a pas reçu

le courriel pour confirmer le rendez-vous ?

- Euh, je... je l'ai envoyé.

- Oui ? Oui, Sophie, oui, ça sera pas long.

Juste attends-moi une seconde.

- Ah non, euh, je l'ai envoyé à Sophie Durocher,

pas Ă  Sophie Dupuis.

- Peux-tu m'expliquer pourquoi ma tĂȘte

est pas en train d'exploser en ce moment sérieusement ?

Oui, Sophie ? Excuse-moi.

Macha, je suis désolée,

on a eu un gros, gros bogue de communication.

Sophie est déjà sur la route pour Québec

pour la promo de son film pis...

- Ah non !

- Je suis tellement désolée, je...

- Bon, ben, pas de problĂšme.

- Mais je veux juste que tu saches

qu'elle veut vraiment, vraiment te rencontrer.

C'est pas parce qu'elle te boude encore.

- Attends, Sophie Dupuis est fùchée contre moi ?

- Mais tu sais, pour le scénario

que t'as pas voulu lire,

le court métrage il y a 2 ans.

Elle t'avait écrit une super belle lettre personnalisée

pour te convaincre de lire son texte

pis t'avais dit à Jean-Frédéric

que ça t'intéressait pas.

- J'ai jamais eu de court métrage,

j'ai jamais eu de lettre.

- Ça se peut que t'aies oubliĂ© ?

Tu reçois tellement de textes.

Pis Jean-Frédéric a pas voulu t'en parler

pour pas créer de malaise pis...

Oh !

(petit rire)

- Il voulait pas en reparler

parce qu'il a dit non Ă  ma place.

- Je sais pas, je... Oui, sûrement, oui.

Le pire, lĂ , c'est que

t'es bonne, Camille Lespérance.

des erreurs stupides de mĂȘme.

C'est pas ton genre de faire

des erreurs stupides de mĂȘme.

Les billets pour la conférence

que t'as pas été capable d'avoir

alors que la salle était vide,

le rendez-vous avec Sophie Dupuis que t'as botché.

T'as fait exprĂšs.

Tu me caches quelque chose. Qu'est-ce qui se passe ?

- Non, pas... j'étais pas

dans mon assiette.

- C'est qui, l'autre personne qui me cache quelque chose ?

- Je sais pas. - Jean-Frédéric.

Je suis pas conne, t'es pas conne.

Il se passe quelque chose entre vous.

- Non, il se passe rien.

- C'est quoi, il te paye pour que tu sois sa taupe, hein ?

Il te promet des promotions ?

- Non, j'ai fait des gaffes, mais ça n'arrivera plus, promis.

- Excuse-moi, Noémie.

- AllĂŽ, Macha !

- J'aurais aimé ça

parler à Jean-Frédéric.

- Il est pas lĂ  malheureusement.

- Je sais, on avait un rendez-vous

pis il s'est pas présenté.

- Il est chez lui, je pense qu'il est malade.

- Ah, c'est plate.

- Je m'en vais chez lui tantĂŽt

lui faire signer des papiers.

Veux-tu que je lui fasse un message ?

- OK, ça va bien aller.

Faut juste que tu lui dises clairement

que l'appartement est trop petit pour trois,

que c'est pas personnel

pis que t'es pas Ă  l'aise de vivre avec ton ex.

Elle va comprendre, hein ?

- Pis tu sais, de toute façon, je suis complÚtement détaché.

Elle n'a plus aucune emprise sur moi.

- Ouais, t'es chanceux d'ĂȘtre rendu lĂ 

parce que moi, pour ĂȘtre honnĂȘte, je sais pas,

je suis comme pas capable de lui tenir tĂȘte.

Elle réussit toujours à jouer avec mes émotions.

Pour moi, c'est vraiment tough.

- AllĂŽ !

- (Les deux) : AllĂŽ !

- Vas-y, vas-y.

- Ça va bien aller.

HĂ© !

- Ah ! Vous avez des faces de...

Bon, j'imagine qu'il faut qu'on parle, là, c'est ça ?

- Euh... ben...

- Vous voulez me mettre

dehors ? C'est fin.

- Euh... ben... c'est... euh...

- C'est tellement cute, votre bromance !

Tu sais, je peux

m'en aller, hein ?

Je veux dire, j'ai

un ami de Vancouver

qui vient de s'installer pas loin

pis il est prĂȘt Ă  me prĂȘter son divan.

Mais... mais je suis bien ici, moi.

On est bien ici.

Je sens que j'ai ma place dans notre trio.

Pis je suis quelqu'un qui a beaucoup Ă  offrir.

Pis je nous vois comme une famille reconstituée

pis je trouve

ça beau.

- (Les deux) :

Euh...

- Ben, on...

- C'est peut-ĂȘtre pas... ben, peut-ĂȘtre.

- Good ! Oh !

(coups Ă  la porte)

- Entre.

(coups Ă  la porte)

(ouverture de porte)

Entre, Noémie.

(fermeture de porte)

Oh ! Mon Dieu, Macha, je...

Je t'attendais pas, je m'excuse.

- Ouais, c'est un peu intrusif, mon affaire, je suis désolée.

- Non, non, non, non, il y a pas de problĂšme, je...

C'est... c'est un peu le bordel.

Finalement, t'as... c'est toi qui avais raison,

je... je suis un petit peu malade, début de grippe, je...

Ça va pas trùs bien.

- Tout ce temps-lĂ , tu stressais Ă  cause de l'affaire

du court métrage que tu m'avais pas fait lire.

- Ouais.

- C'est fou que t'oses pas m'en parler quand tu fais une erreur.

- Ben... c'est vraiment un gros manque de jugement

pis de la négligence.

- Ouais, c'est un... c'est un trĂšs gros manque de jugement,

je suis d'accord, mais me mentir ?

Pis de te faire toute une stratégie autour

pour cacher ton mensonge.

Mais ça devait ĂȘtre Ă©puisant.

Si tu t'imagines qu'on pense que t'es parfait, lĂ ...

je veux te le dire tout de suite...

Ben, il y a personne qui pense ça.

- Je devrais quand mĂȘme ĂȘtre

capable de faire mon travail.

Je suis bon lĂ -dedans, moi, le... le travail.

Le reste... ha !

- Le reste, genre la vie.

- Han !

- La famille, l'amour,

ça, c'est vraiment tough.

Je te comprends.

- Macha, t'es comme un peu trop... t'es trop gentille.

Tu me regardes avec de la compassion pis ça... ça me...

Je mérite pas ça.

(sanglots étouffés)

(raclement de gorge)

T'as pas à me voir comme ça.

- Mais c'est correct, c'est comme ça.

Pleure.

- Est-ce... est-ce que...

(sanglots)

Ça va... ça va pas trùs, trùs bien ces temps-ci.

- Je comprends.

Ça va aller.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Champagne ! J'ai enfin trouvé un but à ma vie.

Pis je voulais te remercier, t'avais raison.

C'était important que je me rende compte

à quel point j'étais pourri

à gérer ma propre vie.

- Mais j'ai jamais dit ça. - Peu importe.

L'important, c'est l'espĂšce de dicton de mononcle

sur le cordonnier mal chaussé, pis là, j'ai compris.

Gabriel, Alexandra,

Jean-Frédéric.

Tu sais pourquoi

tout le monde les aime ?

- Non.

- Parce qu'ils sont juste assez tout croches.

Dans la vie, tu veux pas avoir quelqu'un de parfait

en train de te dire quoi faire, c'est ben trop gossant.

Pis moi, ben, je suis tout croche.

- OK, mais on fĂȘte quoi au juste ?

- Ben, c'est ça, je veux devenir agent !

(cris d'enthousiasme)

- Je suis désolé

de t'avoir fait subir ça.

- Oh, mon Dieu. Mais t'es un cas grave.

- Quoi ?

- Tu veux tout contrĂŽler.

- Ah !

- Avant que je parte, j'ai besoin de te parler d'un truc.

J'étais dans ton bureau aujourd'hui.

J'attendais pis c'était plate pis...

Ben, je suis un petit peu gĂȘnĂ©e de te dire ça,

mais j'ai lu le scénario de Zacharie Dumont.

- OK.

- C'était vraiment bon.

Pis c'est ça que j'aimerais jouer.

Je veux dire, ça, c'est différent.

La scĂšne oĂč il meurt pis je l'Ă©chappe, lĂ , c'est superbe.

Bon, je sais que le rÎle est écrit pour un homme,

mais il me semble que ça serait meilleur

joué par une femme, non ?

- Ah, euh... ben... excellente idée.

Euh... ben, écoute, je vais en parler avec Zacharie,

mais considÚre que c'est réglé, là.

- Ah oui ? - Il va ĂȘtre trĂšs content.

Oui. Entre, Noémie.

- AllĂŽ !

- AllÎ, Noémie !

- Merci, hein ?

- Oublie pas, arrĂȘte de contrĂŽler.

- Oui, oui, oui.

- Bye ! Mon Dieu, je suis désolée.

Ah ! C'est ma faute si elle était là.

J'ai trop parlé, je me suis pas méfiée.

Pis tu sais, elle est tellement fine...

- C'est correct, Noémie.

- Regarde, je vais juste te donner les papiers Ă  signer

pis je pense que je vais aller pleurer dans les toilettes.

(soupir)

- C'est correct, c'est correct.

- OK. Bon, regarde, donc t'as ça ici.

Je t'ai mis normalement... Pas celui-lĂ .

Euh...

Sous-titrage : MELS

- Ç'a Ă©tĂ© difficile au dĂ©but, sauf que lĂ ,

je suis quand mĂȘme inspirĂ©, je suis sur une strike.

Mes premiĂšres 5 minutes

sont super bonnes.

J'ai juste à en ajouter 40 pis c'est réglé.

En plus, c'est 48 heures, je sais pas si tu le sais,

mais ça fait plus qu'une heure par minute.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.