All language subtitles for Les.Invisibles.S02E04.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF.srt - fra(2)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- C'est que la maison est sur pilotis

en attendant qu'ils refassent les fondations.

Pis là, ben, c'est ça, là,

on s'est rendu compte

que ça avait bougé

parce que lĂ , les fenĂȘtres n'ouvrent plus.

Pis là, ç'a commencé à pourrir

parce que comme ç'a bougé,

l'isolation n'est plus adéquate.

C'est pour ça que ça nous a coûté une fortune

en chauffage l'hiver passé.

Fait que là, c'est ça, on n'a pas le choix,

faut lever la maison, rajouter des pilotis,

faut changer toutes les fenĂȘtres pis...

Ben, c'est ça, là, les travaux commencent à urger pas mal.

- OK, pis ça, c'est...

- C'est une estimation des coûts des travaux.

- My God... Mais c'est énorme, ça !

- Un ami ingénieur nous a dit

qu'avec les vibrations d'un 18 roues

qui passerait devant chez nous, la maison pourrait s'effondrer.

Là, ma blonde vit à Lévis chez sa soeur

avec les enfants depuis un mois.

- Laurent, pourquoi t'es pas venu me parler ?

- Je voulais pas t'achaler avec ça, là.

Mais là, c'est ça...

(raclement de gorge)

Le contracteur à qui j'avais avancé l'argent...

il a fait faillite.

- Attends, t'as payé le contracteur avant les travaux ?

- Ben oui. - AĂŻe ! AĂŻe ! AĂŻe...

- Pour les matériaux, acheter les affaires.

Juge-moi pas, là, c'est comme ça que ça marche.

- Non, non. Je te juge pas.

C'est juste que lĂ ,

il va falloir trouver quelque chose de payant rapidement.

- Exactement !

- Oui, mais, Laurent,

les tournages ont commencé.

Il n'y a plus vraiment de série à venir.

Les rÎles sont déjà "castés".

La seule affaire que je vois, c'est que tu fasses de la pub.

- OK, genre... Une voix, comme ?

- Non. Pas une voix, lĂ , avec les montants que t'as Ă  payer,

je pensais plus Ă  une pub ordinaire.

- Avec ma face pis tout ?

- Probablement, oui.

- Il me semble qu'on avait beaucoup travaillé

mon image d'acteur polyvalent

avec le théùtre,

les comédies musicales, le film d'Arcand...

- Hum, hum. - De la pub, non.

- Non, non, oublie ça.

Non, non, oublie ça, ce n'est plus mal vu de faire de la pub.

- Tu penses ? - Non, regarde George Clooney.

Il fait de la pub pour du cafĂ©, lĂ , aux États-Unis.

Non, non, oublie ça. Stresse pas avec ça.

- OK.

- Tu sais, c'est sûr que des fois,

j'aimerais ça, avoir un chum,

mais je me dis qu'au fond,

c'est correct d'ĂȘtre cĂ©libataire

pis de travailler beaucoup Ă  notre Ăąge.

Il y a plein de monde, lĂ , qui voyage

pis qui vit plein d'expériences

pis se trouve blasé à 25 ans, tu sais !

Nous, ce sera pas comme ça, là. On est...

Jérémie !

C'était quoi, ça ?

- Hum ? Ah... rien.

J'ai vu quelqu'un que je voulais pas voir.

- Qui ?

- Mon ex-coloc.

de venir habiter avec moi ?

- Lui avec qui t'habitais avant

de venir habiter avec moi ?

- Hum, hum.

- Pourquoi tu voulais

pas le voir ?

- Parce que...

- Parce que quoi ?

Tu lui dois de l'argent ?

Il s'est passé quelque chose ?

- Je suis un trĂšs bon coloc, inquiĂšte-toi pas.

- Bon, ben, c'est quoi ?

- Je veux juste pas lui parler.

Il va vouloir, genre, que je lui explique pourquoi je suis parti.

- Pis pourquoi t'es parti ?

- Parce que ça me tentait.

- Bon...

C'est quoi, le problĂšme ?

OK, Camille, peux-tu juste arrĂȘter, lĂ  ?

J'ai pas envie de lui parler, Ă  lui,

pis j'ai pas envie de t'en parler, Ă  toi.

Je veux juste travailler, merci.

- Tout le monde est super content !

T'as écrit les premiers épisodes à une vitesse folle !

Netflix aime

tellement le projet

qu'ils ont décidé d'investir encore plus d'argent.

- Ben, voyons donc !

C'est ben hot !

- Sauf... qu'ils veulent que t'ailles tourner Ă  Budapest.

- Hein ? - À Budapest !

Ben lĂ , il y a pas de "sauf que" !

Ben voyons, je veux tourner Ă  Budapest !

Ils ont les plus gros studios au monde

Ă  la fine pointe de la technologie !

HĂ© !

On s'en va Ă  Budapest !

- Mais on va ĂȘtre partis combien de temps ?

- Ben, c'est une centaine de jours de tournage,

c'est vraiment long !

- Oui, d'habitude, quand le budget augmente,

le nombre de jours de tournage augmente aussi.

- Fait qu'on va ĂȘtre partis combien de temps ?

- 7-8 mois.

- Je... Je capote !

Voyons, c'est incroyable !

C'est incroyable !

- C'est super !

Ton gars, tu le verras pas pendant 8 mois ?

- Mais non, mais il va venir !

Pis je vais demander Ă  mon ex de venir passer un mois Ă  Budapest

avec lui, elle va triper !

- Ah, OK, ton ex va venir.

- Hein ? Non, mais c'est pas comme ça, là.

Pour vrai, soyons heureux ! Célébrons !

Parce que si jamais, ça marche,

je vais inviter mon fils Ă  Budapest, mon ex,

je vais inviter ma mĂšre, je vais...

HĂ©, tout le monde ! Je m'en vais Ă  Budapest avec Netflix !

Pis je vous amĂšne tous ! Yes !

Pis toi aussi, je vais t'inviter.

- Ah ! Tu vas venir ?

- Euh... - Non, c'est une blague, lĂ .

Mais viens si tu veux pis on va triper,

mais, je paierai pas ton billet,

c'est quand mĂȘme un peu weird.

- Ouais, ça serait weird.

- HĂ©... Budapest, lĂ , en ce moment,

c'est parce que vous comprenez pas ce qui se passe,

mais je vous le jure,

quand vous allez comprendre, vous allez vraiment sourire !

- Ah, non, mais je souris, han ! Je...

- Moi aussi.

- Bon, ben, tout va bien !

- Mon Dieu, que c'est long...

T'arrĂȘtes tout ce que tu fais,

on se concentre sur trouver un nouveau contrat

pour Laurent Paquin pis ça urge.

Là, j'ai déjà fait des appels, j'attends des retours.

Je veux que tu fasses un premier tri, OK ?

Les appels qui ont du potentiel

versus ceux qui font juste un retour d'appel poli.

Pis il y a aussi cette liste,

cette petite liste d'agences de pub que je veux que t'appelles.

Tu rates pas un seul appel, on cherche un petit miracle,

genre, un porte-parole qui se serait cassé une hanche

ou un acteur ou une actrice qui aurait une méningite

pis qu'on doit remplacer cette semaine, lĂ , lĂ .

Le genre d'affaire qui arrive pis tu fais :

ah oui, il y a rien qui arrive pour rien,

la vie vaut la peine d'ĂȘtre vĂ©cue, toute cette marde...

Allî ? Fred ! Ça fait longtemps !

Non. Ben non !

J'ai jamais dit que vous étiez une gang de mangeux de marde,

mais je l'ai jamais dit !

je l'ai déjà pensé, par exemple,

mais je l'ai jamais dit !

(petit rire)

Fred ? Fred ? AllĂŽ ?

- J'ai pas envie que tu partes.

Mais l'agent en moi...

Pis c'est juste 8 mois, lĂ .

- Mais c'est long, 8 mois !

Tu vas trouver quelqu'un d'autre.

- Non, pas... Statistiquement, il y a pas de danger.

- J'ai pas envie de m'ennuyer de toi pendant 8 mois.

Pis je sais...

Je sais pas qu'est-ce que je veux dire Ă  Simon.

(soupir)

- C'est vraiment un gros rĂŽle.

- Ça fait plusieurs fois que tu le dis.

Je sais, j'ai compris.

- Édith Cochrane en page couverture du 7 jours.

- Gros succĂšs, Les Petits Mensonges, han ?

J'aurais jamais pensé que ça ferait autant au box-office.

"Plus amoureuse que jamais,

"son ancienne agence a failli briser leur couple."

- Ça, c'est de la trùs mauvaise pub.

- Mais là, on s'entend que c'est les conséquences

du contrat négocié par Michel à l'époque,

j'ai rien Ă  voir lĂ -dedans.

- Quand mĂȘme, ici, on reprĂ©sente 2/3 d'hommes

pour un tiers de femmes, ç'a pas de bon sens.

D'un point de vue éthique, c'est pas génial.

- Mon Dieu, si les hommes font plus d'argent,

d'un point de vue d'affaires,

t'es mieux d'avoir plus d'hommes que de femmes.

- Ou t'arranger pour que les

actrices gagnent autant qu'eux.

- Non, ici, on a les meilleurs talents, un point, c'est tout.

C'est pour ça qu'on a une bonne réputation,

on commencera pas Ă  faire de la discrimination positive

pis avoir plus de femmes juste pour ça.

Quoi ? Pourquoi tu me "chut" ?

- CĂŽtĂ© rĂ©alisation, si on pousse toujours les mĂȘmes rĂ©alisateurs,

les filles prennent pas d'expérience, elle a raison.

- Non, on pousse pas toujours les mĂȘmes,

on nous demande toujours les mĂȘmes, tu le sais.

- Mais c'est notre travail de convaincre.

- HĂ©, excuse-moi,

Jean-Fred, lĂ ,

mais t'en as combien de réalisatrices, toi ?

- Ah, ça, c'est vrai,

pas assez, j'en conviens.

- Une bonne

question, hein ?

- Alexandra. - Quoi ?

- J'ai su que Claude Legault

est parti d'une boĂźte de pub.

Il trouvait leur

concept trop stupide.

- Legault...

- En voilĂ , une bonne nouvelle !

Désolée, faut que je quitte,

je vais faire de la discrimination négative,

je vais m'occuper

d'un homme.

- Moi aussi, je pense que ça va se régler tout seul.

Ils engagent de plus en plus de femmes, anyway.

- Bon ! En route vers la parité !

- C'était une bonne idée.

- Merci !

- Je sais, ils ont l'air de s'en foutre,

mais ça va faire son chemin

dans leur tĂȘte, on va y arriver.

- Je suis contente que tu sois d'accord !

Je veux que t'ailles chercher l'argent qu'Édith a pas eu.

- Rétroactivement ? - Ben oui.

- C'est presque impossible, rouvrir un contrat, lĂ .

- Ben, s'il y a eu injustice ?

- Il y a des conséquences.

On va se mettre un producteur Ă  dos pour un bout de temps

pis pour une actrice qu'on ne reprĂ©sente mĂȘme plus.

- Je m'en fous, qu'on la représente ou pas.

On la représentait à ce moment-là

pis elle a pas eu ce qu'elle devait avoir.

Fait que faut s'en occuper.

- Je vais voir ce que je peux faire.

- Super ! Merci !

- Laurent, j'ai une bonne

nouvelle pour toi !

- Excellent !

Je suis en train

de me faire à l'idée, là.

Une pub, peut-ĂȘtre, tu sais.

Mais me semble que porte-parole, hein, ça serait plus sérieux ?

Tu sais, genre, un camion ou une voiture de luxe.

- Oui, mais non, c'est ça.

C'est que lĂ , c'est plus comme une pub, pub, lĂ .

Tu sais, dans le sens oĂč tu viens, tu joues un rĂŽle.

C'est pas toi, précisément,

c'est vraiment plus comme un rĂŽle que tu joues.

- Ouais, OK. C'est quoi, le produit ?

- Alors, c'est une pub pour du...

yogourt pour hommes !

- Yogourt pour hommes ?

- Oui, t'es... t'es un homme.

Hum, tu vends du yogourt pour hommes, ça marche super bien.

- C'est pas pour tout le monde, le yogourt ?

- Euh, alors écoute,

le concepteur aimerait te rencontrer aujourd'hui,

c'est une bonne nouvelle !

- Hein ! Déjà ? - Oui ! Il veut tourner la pub.

- Mais qu'est-ce qui arrive si je suis intolérant au lactose ?

- Es-tu intolérant au lactose ?

- Ben, comme tout le monde, lĂ ,

je ballonne quand j'en mange un peu trop.

- Ah oui, ben, tu...

tu recracheras tes bouchées

pis tu ballonneras pas.

Camille, peux-tu vérifier

si la salle de casting est libre cet aprĂšs-midi ?

J'en ai besoin. - Oui, parfait !

- Pis peux-tu acheter des

pilules aussi pour la digestion,

comme beaucoup, beaucoup de pilules ?

- OK. - Ouais. Beaucoup.

- C'est comme pas normal, ce qui se passe.

- Mais laisse faire.

- Étiez-vous colocs ou genre un couple ?

- C'est déjà arrivé qu'on soit intimes,

mais on n'a jamais été un couple.

Ben, lui, il était, comme, en amour avec moi, là, mais pas moi

pis c'Ă©tait lourd, pis je suis parti sur un coup de tĂȘte.

Pendant qu'il dormait.

- Genre, t'as déménagé sans qu'il le sache.

- Ouais, genre.

- Mais lĂ , c'est ben poche !

- Regarde, j'ai quand mĂȘme laissĂ© une note.

- Mais là, le loyer, tu lui as comme pas donné de préavis ?

- Il a beaucoup d'argent, inquiĂšte-toi pas.

Pis il me chargeait presque rien,

c'était son condo dans le Vieux-Montréal,

fait qu'il va ĂȘtre correct.

- T'as habité là pendant combien de temps ?

- Je sais pas, moi, 4 ans ? - Ben lĂ  !

- Regarde, c'était une prison dorée, OK ? Fait que...

Si tu pouvais ne pas prendre pour lui, s'il te plaĂźt ?

- AllĂŽ !

- Oh ! David-Alexandre, enchanté ! - Laurent.

- Alexandra, c'est moi, son agente.

- Je suis vraiment content que ce soit toi, Laurent !

Finalement, Claude Legault, ça marchait pas.

Ça nous prenait plus un monsieur

Tout-le-monde, donc c'est ça.

- Je remplace Claude Legault.

- Oui, je t'avais pas dit ? - Non.

- Je pense que le client avait choisi Claude

Ă  cause du jogging, mais c'est un peu obvious,

aujourd'hui, tout le monde en fait,

t'as pas besoin d'ĂȘtre dĂ©jĂ  en forme.

- Ah, mais non.

- Oui.

- Pourquoi Claude

ne le fait plus ?

- Ah, je sais pas, juste...

- Il a fait une crise de vedette

pis il a claqué la porte.

Il comprenait pas la communication, branding...

- Je pense qu'il était pas dans sa meilleure période.

(sonnerie de cellulaire)

Oh ! Faut que je le prenne, OK ? AllĂŽ ?

- Bon ! Es-tu prĂȘt Ă  entendre le concept du siĂšcle ?

- J'ai super hĂąte !

- OK ! Y'Hom pour hommes !

- Arlette, penses-tu que Daniel Roby serait intéressé

de tourner Les Petits Mensonges 2 ?

- Non, il est occupé en Europe, Daniel Roby,

ça me surprendrait que ce soit une priorité.

ç'a été un gros succÚs.

- Ben lĂ , Les Petits Mensonges,

ç'a été un gros succÚs.

Si je réussis à convaincre Stéphan Allard

de s'y mettre en priorité,

ça peut aller vite, un autre gros succÚs.

- Il est intéressé à l'écrire ou pas, Stéphan ?

- Je vais l'appeler quand je

vais avoir le go de Daniel Roby.

- Pourquoi tu pousses lĂ -dessus ?

- Parce que c'est toujours une bonne idée

de faire une suite Ă  un gros succĂšs, non ?

- Bon, c'est quoi, lĂ  ?

- Emmanuelle veut

que j'aille chercher l'argent d'Édith rĂ©troactivement.

Ça me prend un argument de nĂ©gociation.

- Ben, c'est pas une bonne idée, hein ?

C'est la faute de Michel, de toute façon, tu l'as dit.

C'est pas Édith qui a pas eu assez d'argent,

c'est son chum qui en a eu trop.

- J'ai envie de régler ça, moi.

- Pour impressionner ton ex.

- C'est encore ma femme.

- Je veux pas ĂȘtre bĂȘte, mais

elle a vraiment l'air de ton ex.

Il serait peut-ĂȘtre temps que tu dĂ©croches.

- Toi, ta vie amoureuse, elle va bien ?

Tu l'appelles, Daniel Roby ?

- Connais-tu le concept de la pub, toi ?

- Non, mais à ce qui parait, c'est génial !

- Ouais, mais non.

C'est l'histoire d'un gars qui fait du jogging.

- TrÚs universel, ça, le jogging, j'aime ça.

- LĂ , il arrive Ă  la hauteur d'un chantier de construction,

lĂ , la lumiĂšre devient rouge,

fait que le gars, il arrĂȘte,

mais, tu sais, il continue de jogger sur place

en attendant que ça devienne vert.

Et lĂ ...

(imitation d'une flatulence)

Il y a un oiseau qui lui chie dessus.

Là, le gars est découragé, tu comprends ben.

Sauf que là, il sent sur son épaule

pis, ah ben, regarde donc.

Ça sent pas la marde.

MĂȘme que ça sent bon.

Fait que lĂ , c'est plus fort que lui,

le gars, il met son doigt sur son épaule pis il y goûte.

Le gars met son doigt

dans le caca sur son épaule...

pis il y goûte.

- Hum.

- Non seulement ça, mais en plus, il capote

parce que c'est super bon !

Pis lĂ , il se dit : mais mon Dieu, mais...

est-ce que les oiseaux chient du délice ?

Pis lĂ , il regarde en haut pis...

ah, ben non, c'est des gars de la construction

qui mangent du yogourt

pis il y en a un qui en a échappé un peu sur lui.

Là, ça coupe pis là, on retrouve

le gars dans l'échafaudage

avec la gang de construction en train de manger du yogourt

Pis là, il prend une bouchée pis là, il dit : "Y'Hom !"

Le yogourt des vrais hommes !

- Audacieux.

- Je peux pas faire semblant

de manger de la marde d'oiseau.

- C'est du yogourt ! C'est ça qui est drÎle !

- Tu trouves ?

- Non, mais avant, tu l'assumais pas,

mais maintenant que tu l'assumes, oui, oui !

- Je pense pas que c'est un concept qui s'assume, ça, moi.

Ah... Ben non, ça marche pas.

- Non, t'exagĂšres !

Imagine-toi que c'est de l'humour vintage.

Pis faut que tu y fasses confiance,

David-Alexandre, c'est le meilleur créatif en ville !

- Ouais, ça me dérangerait pas

de travailler avec un moins bon, non plus.

T'as pas d'autres offres ?

- Ben oui, il va y en avoir,

mais lĂ , des pubs prĂȘtes Ă  tourner lĂ  comme ça, non.

C'est inespéré, étant donné la situation de ta maison,

je pense pas qu'on puisse attendre.

- Ouais, mais je suis pas sûr non plus

que j'aie envie de devenir une joke.

Je veux pas ĂȘtre le gars

qui mange de la marde d'oiseau.

- Je comprends.

Je comprends, je vais continuer Ă  chercher, hum...

Mais ça peut ĂȘtre long, tu le sais ?

Je veux dire, vas-tu ĂȘtre capable de tenir ?

- Oui.

- Jean-Frédéric ? - Ouais.

- Ça va ĂȘtre correct finalement, avec Daniel Roby.

- Excellent !

- Bon, cela dit, moi, Ă  ta place, j'irais pas lĂ .

- Non seulement j'y vais,

je regrette de pas ĂȘtre allĂ© avant.

J'étais dépassé sur le coup,

laisser partir Édith,

mais j'aurais pas dĂ»

laisser partir Édith,

quitte Ă  au moins lui rembourser sa commission.

- T'exagÚres, t'avais travaillé pour elle !

- Pas assez.

- Tu vas pas aller la rechercher, elle non plus ?

- Tu me connais, Arlette. Depuis quand j'abdique ?

- C'est vrai,

sauf que d'habitude,

tu choisis mieux tes batailles.

- C'est ça. Bonne journée !

- Sofia a eu beaucoup de

petits rÎles de plein de séries.

Elle s'est brûlée, elle peut pas revenir dans un plus gros rÎle.

- Oui, mais si tu comptes ses lignes dans chaque épisode,

elle a 10 lignes pile, c'est pas un hasard.

Elle dit jamais oui, elle dit jamais non.

Elle hoche la tĂȘte quand on lui pose une question

pour éviter qu'on lui rajoute une ligne de trop.

Ils font exprĂšs pour la laisser

en 2e rĂŽle, c'est moins cher.

- Je sais, ils font tout le temps ça.

- Mais dans ce cas-ci,

elle pourrait devenir un vrai premier rĂŽle.

L'intrigue a besoin d'elle. Checke ça.

- Ah, t'as pas lu le dernier scénario qu'on a reçu, han ?

- Non, pourquoi ?

- Elle meurt.

- Tu me niaises, lĂ  ?

- Gab, laisse-la aller Ă  Budapest,

de toute façon, elle a rien ici.

Si tu la retiens, elle va t'en vouloir.

(soupir)

- Oui, mais tout ce qu'on a bĂąti ici, lĂ .

- Mais c'est une série sur Netflix !

- Daniel Roby est partant, avec le box-office que vous avez eu,

tout le monde va ĂȘtre partant.

Ça prend un

Petits Mensonges 2, OK ?

- Ouais, je suis pas sûr.

- Comment ça : t'es pas sûr ?

Stéphan, Stéphan, regarde.

MĂȘme si c'Ă©tait un peu moins bon, lĂ ,

le premier a tellement plu

que tout le monde va aller le voir, pareil.

- Ouais, OK, mais je... je veux juste pas ĂȘtre vu

comme un gars qui écrit juste des comédies romantiques, OK ?

- Ben non, tu seras pas étiqueté comédie romantique,

lĂ , pis tout le monde le sait,

c'est juste les meilleurs scénaristes

qui peuvent faire des comédies romantiques qui marchent.

Fait que c'est pas grave. - T'es sûr ?

Vraiment, Les Petits Mensonges 2,

sérieux, on n'aime pas ça, les suites, non ?

- C'est pas de ma faute, Ă  moi, si t'as fait une trop bonne job.

Ça prend un Petits Mensonges 2,

c'est tout, OK ?

Pense à ça, là, j'ai une autre ligne.

Tu y penses pis je te reviens avec un contrat cet aprĂšs-midi.

- Mais je... - Non, non, non. Bye, lĂ  ! Bye !

- Pis il arrĂȘtait, genre, de m'appeler

pis il m'attendait jusqu'Ă  2h00 du matin, des fois,

c'était vraiment weird.

Non, c'était vraiment mieux que j'arrache le plaster,

j'avais vraiment pas le choix.

- Comment il sait oĂč t'habites ?

- Je sais pas.

- Ben, il a dû avoir analysé ton Facebook, quelque chose !

- Ah... Fuck ! La localisation de mon cell.

- Oh my God !

- Je perdais tout le temps mon cellulaire,

fait qu'on les avait "linkés", merde...

- Mais lĂ , ça veut dire qu'il sait oĂč t'habites ?

- Ben, pas exactement oĂč, mais genre, ouais.

- Mais lĂ , c'est

un fou, lĂ , ou ben...

- Ben non, ben non.

- Ben, je le sais pas, il te suit partout,

t'as dit "prison dorée".

- Il est juste un peu désespéré,

il va s'en remettre.

- Qu'est-ce que tu fais ? - J'ai une date.

- Pis tu me laisses seule ?

- C'est Ă  moi qu'il veut parler, pas Ă  toi.

Tu vas ĂȘtre correcte, bye !

- Ben oui, pis c'est pour ça

que tu sors par la porte en arriĂšre, han !

(fermeture de porte)

(grondement de tonnerre)

- Hum, je voulais te dire, on m'a offert une voix pour dans 3 semaines

pis sinon, j'ai entendu dire qu'il y aurait des auditions

Québec, rien n'est confirmé.

pour une nouvelle série à Télé-

Québec, rien n'est confirmé.

- Ouais, c'est pas...

C'est pas super, hein ?

- Ben, disons que c'est pas assez, mais je lĂącherai pas.

(soupir)

- La pub, là, de yogourt pour hommes, là, leur as-tu parlé ?

- Non, non, je me suis dit

que t'allais

peut-ĂȘtre changer d'idĂ©e.

En fait, ils aimeraient commencer demain matin,

mais Ă  toi de me dire.

(soupir)

- T'avais raison ! - Tant mieux !

- C'Ă©tait la bonne chose Ă  faire avec Édith.

Bon, c'est pas réglé, je touche du bois,

mais d'ici une semaine, ça devrait ĂȘtre fait.

- Qu'est-ce qu'on fĂȘte si c'est pas tout Ă  fait rĂ©glĂ© ?

- HĂ©, t'es dure avec moi, lĂ .

- Non, non, mais pour vrai, lĂ  ?

- Regarde, c'est pas réglé, mais

ça avance, ça va se faire là.

On fĂȘte le fait qu'on forme une bonne Ă©quipe, OK ?

J'ai fait la bonne chose grĂące Ă  toi.

T'es une bonne personne,

je suis pas une bonne personne, on se complĂšte !

- HĂ©, t'exagĂšres, arrĂȘte, lĂ .

- Non, c'est vrai.

- Ça me tente pas d'ĂȘtre la

bonne personne de notre équipe.

- Pourquoi pas ?

- Parce que c'est plate,

j'ai le goĂ»t d'ĂȘtre une bonne femme d'affaires

avec une vision, de l'avenir,

qui anticipe pis, tu sais, qui...

- Mais tu l'es et c'est merveilleux !

Regarde, moi, je m'enfarge dans des détails,

dans des fausses urgences,

alors que, toi... toi, tu regardes devant !

Toi, t'as une bonne vision.

Ce que je veux dire,

c'est qu'on forme une bonne équipe pis ça me rend heureux.

- Moi aussi.

(petit coup au loin)

(tintement de vitre)

- Jérémie ?

Jérémie ?

(coups Ă  la porte)

(coups Ă  la porte)

(coups Ă  la fenĂȘtre)

- JĂ©rĂ©mie, t'es oĂč, lĂ  ?

Il y a quelqu'un qui se promĂšne autour de l'appart, lĂ ,

pis je suis toute seule, j'aime pas ça, rappelle-moi.

(stridulations d'insectes)

- Tu devrais te remettre avec quelqu'un,

comme ça, on pourrait redevenir des amants.

- C'est rassurant pour moi

de voir que t'aimes toujours autant les cachotteries.

- C'est de la nostalgie.

Laisse faire.

(sonnerie de cellulaire)

Non, non, laisse faire ça.

- C'est Camille.

- Voyons, elle m'appelle jamais.

AllĂŽ ?

- AllĂŽ !

(coups Ă  la fenĂȘtre)

Je sais que je capote probablement pour rien, lĂ ,

mais je sais pas qui appeler.

Là, il y a un ex fou de Jérémie

qui se promĂšne autour de l'appart pis je suis seule.

Je veux pas appeler la police

parce que c'est peut-ĂȘtre juste moi qui paranoĂŻe...

- OK, bouge pas, je m'en viens.

(soupir)

Faut que j'y aille.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Je sais pas, c'est Camille, elle a peur,

il y a quelqu'un qui est chez elle.

Euh, regarde, elle m'appelle jamais, j'ai pas le choix.

- Ben, c'est sûr qu'il faut que tu y ailles,

tu me tiendras au courant.

- Oui.

- Je m'excuse, là, j'ai capoté !

- Non, non, je suis content que tu m'aies appelé.

- L'as-tu vu ? - Non, il y avait personne.

- Il revient cogner aux 15 minutes, il est, genre, freak !

Pis Jérémie répond pas à son téléphone.

- Ben lĂ , on peut appeler la police.

- Ben non, il fait juste cogner.

- OK, ben, quand il revient, je vais ouvrir la porte.

- Ben non !

- Ben... OK, on attend que Jérémie revienne.

- Je pense que Jérémie, il va trouver ça bizarre si t'es ici.

- Bon, ben, prépare tes affaires,

tu viens dormir chez nous !

- Ben lĂ , non plus !

- Ben oui, envoye, prépare-toi.

- Ben, pis Emmanuelle pis Zach ?

- On s'en fout d'Emmanuelle, lĂ , regarde,

je vais pas te laisser paniquer

ici toute seule, viens-t'en !

- C'est que, Laurent, tu cours.

Fais juste courir sur place.

OK. Est-ce que tu cours comme ça dans la vie ?

- Euh, ben...

Ben oui, euh, je pense.

- OK. OK. Euh, c'est ça.

Il faut pas qu'on voit

Laurent Paquin qui court.

Il faut voir le personnage, tu comprends ?

- Le personnage ?

- Ouais, qu'on a créé.

Le pĂšre de famille ordinaire

qui redécouvre les joies de manger du yogourt

grùce à un produit spécifiquement conçu pour lui.

Si tu veux, on peut faire du travail de table

pour que t'arrives Ă  mieux le cerner.

- Non, non, non, non, non, non, non. Non, j'ai compris.

- T'es sûr ? - Oui, oui, hé !

J'ai 20 ans de carriĂšre, lĂ ,

pis j'ai fait l'École de théùtre, lĂ .

Je vais te proposer autre chose.

- OK, vas-y.

- Non, joue-moi pas que tu cours.

Fais juste courir, mais sur place.

- C'est pas ça que je faisais ?

- Non, on aurait plus dit du mime.

J'ai besoin que tu sois dans la vérité du jogging, tu comprends ?

- Ouais, c'est parce qu'entre courir sur place dans un studio

pis courir pour vrai dans la

rue, il y a une différence, là.

- Oui, mais tu vas t'arrĂȘter Ă  la lumiĂšre rouge

et lĂ , tu vas devoir courir sur place.

- C'est vrai. Tu veux que je te propose autre chose ?

- S'il te plaĂźt.

- Non, non, non, non, non.

plus simple que ça, c'est des...

Non, non, détends-toi, c'est

plus simple que ça, c'est des...

Tu cours, tu cours. C'est simple, jogging.

Simple, naturel, laisse-toi en détente, monte pas les genoux.

Un petit jogging, on tend les mains, là, comme ça.

Comme ça.

Ça va ?

- AĂŻe ! AĂŻe ! AĂŻe ! Bon matin !

- Bon matin.

- VoilĂ , c'est servi !

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Ça, madame, on appelle ça une omelette aux champignons.

- Ah, je suis pas folle des champignons.

- Ben là, goûte d'abord. On goûte avant de se prononcer.

Pis, pis, pis ?

Hein ?

- C'est correct.

- Bon ! - Mais il y a des champignons.

- OK, je le saurai la prochaine fois.

- Il y aura pas de prochaine

fois, je vais parler à Jérémie.

- Ouais, moi aussi, je vais lui parler.

- Non, je m'en occupe !

Parce que t'es pas officiellement mon pĂšre.

Faut que faudrait qu'on se calme.

J'ai paniqué pour rien, j'aurais pas dû t'appeler.

- Non, non, non. Je suis content que tu m'aies appelé.

- OK.

- Je le sais, que c'est nouveau, lĂ ,

je veux faire la bonne affaire.

mais je veux ĂȘtre lĂ  pour toi,

je veux faire la bonne affaire.

OK ? - Merci ! Je m'en occupe.

- Bon, mange maintenant.

- J'aime vraiment pas ça, les champignons.

- Coup donc, au Saguenay, il y a des champignons

ou il y a juste des bleuets ?

Bonne journée !

(fermeture de porte)

- On pourrait se prendre un logement ensemble Ă  Budapest.

Ben, tu sais, je vais travailler beaucoup, mais...

- À... À Budapest.

- Ouais, pour commencer pis ici, au retour.

Pourquoi pas ?

- Ah ouais, han ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Euh, non, rien, c'est juste que je m'attendais juste...

Je m'attendais pas Ă  ce que la

série soit tournée à l'étranger.

- Non, mais inquiÚte-toi pas, ça change rien.

Pour vrai, stresse pas avec ça.

- C'est parce que... je pense...

En fait, non, je sais, euh...

On... On peut pas vivre ensemble, c'est...

- C'était juste une idée, tu sais,

si t'es pas prĂȘte, on n'est pas obligĂ©s.

- C'est pas ça. Euh...

(soupir)

Je suis vraiment mĂȘlĂ©e.

- T'es pas amoureuse de moi ?

- Je m'excuse.

(soupir)

- Ben non, excuse-toi pas. Je...

J'ai pas été beaucoup là, han ?

- C'est pas juste ça.

C'est confus.

Hum, t'as trop de pouvoir sur moi

pis ça me stresse.

J'ai l'impression de tout le temps devoir te plaire

pis ça m'énerve.

T'es tellement dans ton travail, genre,

que j'ai l'impression que t'aimes l'actrice,

mais moi, je suis pas lĂ  Ă  t'admirer, Ă  te diriger.

Pis j'essaie de te plaire tout le temps

pis en amour, c'est pas super.

(soupir)

- OK, ben, c'est...

C'est réfléchi, ton affaire.

Réfléchi pis... direct.

- Je m'excuse.

Je peux pas croire

que tu m'as laissée avec lui !

- Je pensais pas qu'il rĂŽderait toute la nuit, lĂ .

- Appelle la police, parle-lui,

mais fais quelque chose.

- HĂ©, bonjour !

- (ensemble) :

Bonjour !

- Bien dormi, Jérémie ? - Oui, merci ! Toi ?

- Moi ? TrÚs bien ! Bonne journée, là !

Bonne journée !

- C'était ben

bizarre, ça !

La maniĂšre qu'il m'a parlĂ©. Ah... Ça sonnait comme mon pĂšre.

- On peut revenir sur ton ex-coloc ?

- Non, mais je te le dis qu'il va se tanner, lĂ .

- Mais là, est-ce que ça veut dire

que t'aimes pas ça, travailler avec moi ?

- Han ? Non, non, j'adore travailler avec toi !

MĂȘme que ça me fait de la peine de ne plus travailler avec toi,

j'ai pensé rien te dire

pis faire semblant que je suis encore en amour

juste pour pouvoir continuer Ă  travailler avec toi.

Mais je l'ai pas fait.

- OK. OK, ben, j'espĂšre !

Mais de toute façon, qu'est-ce qui t'a mis dans la tĂȘte

que je ne voudrais plus travailler avec toi ?

- Ben, je viens de te laisser, ce serait normal.

- Regarde, je t'ai pas engagée parce que t'étais ma blonde.

Fait que je te mettrai pas Ă  la porte parce que tu ne l'es plus.

- Non, mais j'ai pas envie de compliquer les choses. OK ?

- Moi, j'aime ça, les affaires compliquées.

Ça me rassure.

- OK. Fait que tu veux pas me tasser ?

- Ben non.

(soupir)

- Merci !

Merci tellement !

Je suis vraiment mĂȘlĂ©e, je pense.

- Hum, hum.

- Non, la cuillĂšre,

ça marche pas.

- Qu'est-ce qu'elle a, la cuillĂšre ?

- Ça, c'est celle qu'on avait

choisie pour Claude Legault.

Pis lĂ , dans tes mains, je sais pas, c'est...

C'est super weird ! C'est weird. OK ?

- Dans le fond, c'est mes mains qui "fittent" pas ?

- Oui, mais on peut pas les changer.

- Non, c'est une blague.

Ben, au moins, on a du choix.

- Ouais, on dirait,

lĂ , mais pas tant.

Pis lĂ , un mauvais choix de cuillĂšre,

ça peut faire chier le meilleur concept.

- Hé, j'avais pas réalisé, han !

C'est pas facile

de manger du yogourt !

- Non, visiblement, quand tu regardes, non,

(sonnerie de cellulaire)

Excuse-moi ! Salut ! Oui !

- Oh ! Excuse-moi ! - Non, ça marche pas.

- Pis, Laurent, ça va ?

- On est super en retard, ça fait chier !

- Je pense que c'est le plus grand défi d'acteur

de ma carriĂšre.

- Avais-tu déjà remarqué ça, toi,

que j'ai pas de lÚvre supérieure ?

- Bah non, je la vois, lĂ .

- Ma bouche pis mes mains ont des proportions incompatibles.

Fait que c'est impossible de trouver une cuillĂšre

que le manche "fitte" avec mes mains,

mais que l'embout "fitte" avec ma bouche.

Fait que c'est ça, là, il essaye de trouver une solution.

- Mais non, Laurent, voyons, fais-toi-z-en pas avec ça.

Lui, il fait juste essayer de justifier son salaire.

- Parce que regarde. - Quoi ?

- Les cuillÚres, là, c'est tout ben féminin, ça là.

LĂ , c'est un yogourt d'hommes,

fait que ça prend une vraie cuillÚre d'hommes, là, tu sais.

Mais là, c'est ça, vu que j'ai pas de lÚvre supérieure,

il y a rien qui marche.

- Mais je la vois, lĂ , ta lĂšvre.

- Mais non, mais c'est parce que je la joue, lĂ .

- Ah.

- Parce que sinon...

C'est peut-ĂȘtre pour ça que

j'ai des problĂšmes de digestion.

Ç'a un impact sur la digestion, les lùvres ?

- Non, vraiment, je pense que

c'est le stress qui a un impact.

- Peut-ĂȘtre que je peux jouer : j'en ai une.

- Quoi ? Une lĂšvre ? - Ouais.

- Mais non, mais je la vois, moi.

Non, mais lĂ , tu la gonfles, donc tu relĂąches.

Non, mais tu relĂąches pas, Laurent, tu la ranges.

- Ben oui.

- Tu la gonfles. Ton neutre, es-

tu capable de laisser aller ?

- Esti, je ne sais plus c'est quoi, mon neutre, moi.

- Oui, mais là, t'as la lÚvre toute crispée. Tu trembles.

- C'est pas pour rien que t'es mon producteur préféré.

Non, je t'envoie la facture pour la compensation pour Édith.

OK, pis hĂ©, tu devrais l'appeler toi-mĂȘme

pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Je suis sûr que si elle pense

que c'est ton initiative plutĂŽt que la mienne,

ça va lui faire plaisir.

Non, non, fais ça comme ça.

OK ? Bye !

HĂ© ! HĂ© ! C'est rĂ©glĂ© pour Édith Cochrane !

- Super !

- C'est fou, han ? Tout va bien.

- Ça te surprend ?

- Non, Oh non ! On a une

excellente présidente.

Pourquoi ça irait mal ?

Bon, au revoir,

ma présidente !

- J'ai laissé Simon-Olivier.

- Oui ? Pis ça va ? T'es correcte ?

- Oui, il a été super fin !

Il veut qu'on continue Ă  travailler ensemble.

- Bon. - Il comprend.

Je me sens super poche.

- Ouais, fait que...

tu vas y aller ?

- C'est pas ce que tu voulais ?

- Oui. Oui, oui, oui, non, je pense que c'est la bonne chose.

- J'ai pas envie de m'ennuyer pendant 8 mois,

mais je pense que je vais m'ennuyer quand mĂȘme.

- Ouais, moi aussi.

- On est mieux de rien se promettre, OK ?

- Je suis d'accord.

- OK.

- OK.

Ça pourrait vraiment ĂȘtre un gros rĂŽle, tu le sais, hein ?

- Je le sais.

Merci pour tout, Gabriel.

- Ça fait plaisir !

- Je vois pas pourquoi t'insistes pour venir dehors,

je crois pas à ça, l'air frais.

Je pourrais passer ma vie dans un bureau.

- Ça fait 10 fois que je le dis : on attend qu'il arrive

pis quand il va arriver,

on va lui demander de partir.

Pis lĂ , s'il part pas, ben, on appelle la police

pour qu'il mette une interdiction de communiquer.

- Oh, mon Dieu, que c'est lourd ! - Je le sais.

- Il est lĂ , lĂ .

- Lui avec le veston chic ?

- Oui.

- Ben lĂ , c'est un monsieur quand mĂȘme vieux, lĂ ,

t'aurais dĂ» le dire.

- Qu'est-ce que ça change ?

- Checke-le.

C'est trop triste !

Ben lĂ , checke-le !

- Mon beau Laurent,

parce que tu l'aimes, le yogourt.

C'est ça qu'on comprend quand tu le tiens comme il faut.

Pis montre-nous l'étiquette, oui, c'est bon comme ça.

OK, maintenant, tu vas prendre une bouchée.

WĂŽ, han, pas trop vite !

Pas trop vite, prends ton temps

parce que lĂ , je vois rien.

Tu prends une bouchée, tu la prends,

tu fermes les yeux délicatement, vas-y.

1001, 1002, 1003, 1004.

Savoure, non, déglutis pas. - Ah...

- Déglutis pas ! Je te l'ai dit, déglutis pas !

- C'est un réflexe.

- OK, reprends-la.

- Oui. - Prends-la.

- Oui.

- OK. Replace le pot.

- Ouais. - S'il vous plaĂźt.

Hauteur du coeur. C'est bon.

OK. Le coeur, le coeur !

- Oui.

- Tu l'aimes.

OK, prends ta bouchée.

Délicatement, savoure, déguste.

1001, 1002, 1003.

C'est bon. C'est vraiment bon.

- Ouais, ça marche ? - Le yogourt est bon.

- Ah... - Aime-le.

- Ben oui, je l'aime. - Ouais, es-tu sûr ?

- Ben oui, ben oui ! - OK, ben, aime-le plus !

Aime-le plus comme Y'Hom, comme dans Y'Hom ! C'est bon !

Tu prends ta bouchée : Y'Hom, le pot à la hauteur du coeur.

- Tu veux que je dise Y'Hom ?

- Ouais, je veux que tu dises

Y'Hom, Y'Hom, Y'Hom, c'est bon.

Y'Hom ! - Mmm !

- Y'Hom ! - Y'hom !

- Ouais, Y'hom ! Y'Hom ! - Y'Hom !

- Sois viril, faut que tu l'aimes de façon virile.

- Oui. C'est dur, dire Y'hom si

tu veux pas que je déglutisse.

- Déglutis pas ! Déglutis pas !

- Crisse ! Si je veux dire Y'Hom, faut que je déglutisse avant !

Je peux pas dire Y'Hom avec la...

Y'hom ! Esti, c'est dégueulasse !

Il y a des limites Ă  ce que je peux aimer un esti de yogourt !

Tu veux que je l'aime, ton yogourt ? Regarde ça.

Mmm ! Que c'est viril le bon yogourt !

Regarde si c'est bon, le yogourt ! Y'Hom ! Y'Hom !

- OK, OK. C'est bon, on va prendre une petite pause.

Tout le monde, on va prendre une petite pause.

- Ils sont en train de me casser !

Hein ? Je ne sais plus comment manger,

je ne sais plus comment courir, j'haĂŻs mes mains !

Regarde, j'avais jamais réalisé

à quel point j'avais des mains inadéquates !

de me détruire de l'intérieur.

Je te le dis, ils sont en train

de me détruire de l'intérieur.

Ils sont en train de détruire mon ùme !

- Voyons, Laurent, ça fait mĂȘme pas 10 heures que t'es avec eux.

- Tu trouves que mon ùme est vraiment facile à détruire

s'ils ont été capable de la détruire en 10 heures ?

- Non. Je pense que ton Ăąme est parfaite, tu sais quoi ?

Je pense que ton Ăąme est intacte.

- Ah... Je ne le sais plus.

- On sait mĂȘme pas si ça existe, une Ăąme.

OK ? Fait qu'on passe au prochain sujet.

Là, là, tu le sais, pourquoi tu fais ça ?

C'est pour ta maison,

pour ta famille. OK ?

Tu te retrousses les manches pis tu vas travailler.

Comme tous les gens qui se lĂšvent Ă  chaque matin

pour aller faire leur job.

- Oui, oui, je suis capable de faire ça.

- Hum, on sait que c'est une job difficile, ĂȘtre comĂ©dien.

T'as toujours les spotlights sur toi

pour le meilleur

pis pour le pire.

Pis lĂ , on le fait pour le pire ! - OK.

- Sauf que des fois, faut juste avancer, tracer, OK ?

Faut pas regarder en arriĂšre.

- Non.

- C'est de ma faute aussi, j'aurais dĂ» t'accompagner,

ĂȘtre lĂ  avec toi pour toi.

À partir de maintenant,

on fera tout ensemble.

Je vais ĂȘtre lĂ , OK ? Pour ta maison pis pour ta famille.

- Pour ma famille.

- OK !

- Oui, c'est ce que je vais faire. Go !

Go, je suis capable.

- T'as l'air en forme.

- Toi aussi.

- (riant) : Bof !

Je rajeunis pas.

Ça...

Ça s'amĂ©liore pas, non plus.

- Je suis désolé.

- J'ai mis le condo en vente.

- Pourquoi ?

- Fin d'une époque.

Je vais avoir besoin de plus en plus de soins maintenant.

J'ai commencé à chercher pour des résidences...

plus appropriées.

- Je suis désolé.

- T'as bien fait de partir.

Il fallait que tu partes.

- Je l'ai fait comme ça parce que...

parce que j'étais pas capable de le faire autrement.

- C'est correct.

J'ai jamais voulu que tu t'occupes de moi,

de toute façon.

Pis j'étais pas capable, moi non plus, de te mettre dehors.

- Je me sens vraiment poche.

- C'est ça que je veux pas, justement.

- T'as tellement été généreux avec moi !

rendu, comme, trop confortable.

Mais j'étouffais. C'était

rendu, comme, trop confortable.

Pis je savais que t'allais toujours ĂȘtre lĂ ,

peu importe ce que je faisais.

- Pas toujours.

Visiblement.

- Ouais.

Je veux pas penser Ă  la mort Ă  chaque jour de ma vie,

je suis pas rendu lĂ .

- Je te l'ai dit, t'as fait la bonne affaire.

Je veux que tu sois heureux.

Hum ?

Je voulais juste te voir.

Te parler un peu.

Faut que tu vives la tienne.

- Pis ?

Comment tu me trouves ?

- Cute ! Cute !

- Ouais ?

- Cute, cute, cute, cute. Oui.

- Pas pire, han ? - Oui !

- Ouais, parce que ça matche avec le pot.

Regarde, la color coding qu'ils appellent, lĂ .

C'est cool.

- C'est vraiment beau ! C'est super beau !

- C'est juste que moi, le orange,

ça me donne un air malade,

fait que lĂ , ils sont

obligés de compenser

en mettant plus de fond de teint.

Pis regarde mes oreilles, ils m'ont mis du tape dessus.

- Oh, pourquoi ?

- Oui, parce que quand je suis éclairé par en arriÚre,

ç'a l'air qu'on voit la lumiÚre à travers mes oreilles

pis c'est pas beau à la caméra,

à part de ça, tout va ben, là.

Ils ont envoyé des tests de

caméra à la compagnie de yogourt

pis ils sont super contents.

- Ils sont vraiment contents,

ils ont enclenché le processus pour la campagne au complet.

- La campagne ?

- Ouais, une dizaine de pubs.

Toujours le mĂȘme gars dans

des situations différentes.

- Oui, mais moi, j'avais en tĂȘte que c'Ă©tait plus comme une pub.

- Non, non, non ! C'est vraiment plus 10-12, lĂ .

Dépendamment de la réception du public, mais...

- Mais ce sera pas tout le temps le mĂȘme concept ?

- Non, non, non ! - Non !

- Ce sera pas tout le temps un oiseau qui va me chier dessus.

- Mais non, ça va changer, c'est sûr !

Ce sera pas toujours le mĂȘme animal qui va te chier dessus.

- C'est... C'est super cool ! C'est super cool !

- Ouais.

- Félicitations pour Les Petits Mensonges 2 !

- Merci, Arlette !

- Ouais, ben, sauf que lĂ , moi,

j'ai un réalisateur qui met de cÎté un projet

qui était sur mesure pour Laurence Leboeuf

pis Rémy Girard : 2 acteurs de l'agence,

avec un scénario de Gabrielle Chapdelaine,

une scénariste de l'agence !

Bref, t'as fait des courbettes

pour un projet qui nous sert pas tant que ça.

- Ben oui, mais, Arlette,

des fois, il faut faire la bonne chose.

- Ben, j'espÚre que ça valait la peine.

- Ben oui, ça valait la peine : je suis heureux, Arlette.

- Ah... - Ah...

- Je vais te taper !

- Ben oui.

Je...

Je viens de recevoir

les papiers de divorce.

Je...

J'imagine que c'est juste que

le processus était enclenché

quand on... quand je...

Ben, on va pas divorcer ?

- Je suis désolée.

Je changerai pas d'idée.

On va divorcer.

(soupir)

- Non, non, non, non, non.

Non, tu peux pas faire ça.

On vient de se retrouver, lĂ .

Je veux dire, hier, c'était...

C'était...

C'était spectaculaire, hier, c'est quoi, ça ?

- Ce l'était.

- Bon, ben, c'est quoi ?

- Je n'ai juste plus le goût de retourner là.

(soupir)

- Je comprends pas.

- Je suis mĂȘme pas sĂ»re que tu sois amoureux de moi.

Pis j'ai besoin de passer Ă  autre chose.

Je changerai pas d'idée.

(soupir)

(reniflement)

- (chuchotant) :

Non...

t'avoir fait subir ça.

Je suis désolé de

t'avoir fait subir ça.

- Oh, mon Dieu...

Mais t'es un cas grave.

- Quoi ?

- Tu veux tout contrĂŽler

- Ah...

(soupir)

Sous-titrage : MELS

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.