All language subtitles for Les.Invisibles.S01E02.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF.srt - 2

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Eh, sérieux, ce look-là,

une série qui se passe dans les années 80,

c'est comme un rĂȘve de ti-cul :

je rĂȘvais d'avoir l'air de ça.

Les souliers, les lunettes, tout,

je suis comme... je suis comme

hot,

non ?

- Oui, oui, ça te va vraiment bien.

- Il me semble que je fais tout le temps des rĂŽles

de ténébreux qui sont des bons gars, au fond,

mais lĂ , l, lĂ , on a un menteur compulsif, superficiel,

un gars qui se pogne plein de pitounes,

big shot de la finance.

un vrai

big shot de la finance.

J'adore ça !

(â™Ș cellulaire )

- Oh, excuse-moi.

Essaie le veston en attendant.

AllĂŽ ?

Oui, je viens de vous envoyer les photos

pour l'approbation des costumes de Pierre-Luc.

Pourquoi ?

Euh, oui, oui. Oui.

(reniflement)

Euh, Pierre-Luc, on va...

on va reprendre ça un autre jour.

- Comment ça ?

Oui. C'est beau, merci.

-

Oui. C'est beau, merci.

La production. Ils trouvent que tu fais pouilleux.

Ils veulent que tu te rases la barbe.

(soupir)

- Arlette, voyons donc ! Ça se peut pas !

- Ben oui, je sais, je sais.

- LĂ , l...

(soupir)

Pour une fois que je peux jouer dans 2 séries, là !

Pour une fois que je peux avoir

un peu de stabilité financiÚre, là !

Regarde, je...

(soupir)

Je viens d'envoyer ma fille à l'école privée...

Je... j'aimerais ça aider mon pÚre avec sa pension,

me payer un voyage avec ma blonde,

je sais pas, avoir une vie, un peu de lousse !

Là, c'est pas vrai que je vais perdre une série

parce que j'ai une barbe dans un autre téléroman, là !

- Ben oui, je le sais.

- Je vais les appeler, moi ! Je les connais !

- Non, non ! Ça serait mieux que tu nous laisses gĂ©rer ça.

- Tu peux pas te raser ?

Je veux dire, ça arrive, des gens qui se rasent la barbe !

- Ben non ! Le gars est au chevet de sa blonde mourante,

il se rasera pas entre 2 visites Ă  l'hĂŽpital pour le fun !

- De toute façon, le téléroman qui roule depuis 2 ans

devrait avoir priorité sur la nouvelle télésérie, point final.

- Non ! Ça, c'est simple, mais c'est pas stratĂ©gique.

Le téléroman peut pas remplacer Pierre-Luc aprÚs 2 ans,

alors que la télésérie peut trouver quelqu'un d'autre.

- Il est ouĂč, Michel ? On peut pas l'appeler, lĂ  ?

- (Tous) : Non, non !

- Il est à l'extérieur pour des raisons familiales.

- Regarde, on est lĂ  pour t'aider,

mais on a juste besoin du plus d'informations possible, OK ?

- C'est... c'est quoi déjà, le nom de la télésérie ?

- (Tous) :

Vache maigre. -Vache maigre ?

- Qui produit ça ? - Sophie Lorain.

(rires)

(sonnerie)

(murmures)

-AllĂŽ ? - Sophie !

Oui, c'est Alexandra de l'agence AMG.

Ça va ? -

Ça pourrait aller mieux.

- Je comprends trĂšs, trs bien.

Je suis justement avec Gabriel et Jean-Frédéric.

- Bonjour, Sophie ! - AllĂŽ, Sophie !

-

Eh, il est ouĂč, Michel, lĂ  ? - Il est parti quelques jours.

Mais justement, on se disait

qu'on pouvait peut-ĂȘtre t'aider Ă ...

-Il est malade ?

Il

est mort ?

- Non, non, tout est beau. -

Ah, il est en vacances !

Ah ben, je suis

co

ntente pour lui,

il a le temps de prendre

de

s vacances !

Moi, j'engage je ne sais plus

co

mbien de vos acteurs,

je signe

le

ur chĂšque de paie

pour qu'ils puissent

vo

us payer votre gros 10%,

ça fait qu'en bout

de

ligne, lĂ ,

qui paie pour vos beaux bureaux,

vos gros chars,

pis vos lofts sur le plateau

Mo

nt-Royal ?

Moi ! Pis lĂ , mon tournage

co

mmence dans un mois,

mais monsieur a le temps

po

ur des vacances sur mon dos !

Ça fait que je fais quoi

pe

ndant ce temps-lĂ  ?

J'ai pas rien

qu

e ça à faire,

m'occuper des caprices

de

vos vedettes !

- Justement, on est 3 agents pour s'occuper de la situation.

-Oh wow ! Trois !

Mais si t'additionnes

3

agents junior,

ça donne pas un agent

qu

i a de l'allure, ça !

Ça s'additionne pas,

ce

s affaires-lĂ .

- Euh, Sophie, pour en revenir Ă  la barbe de Pierre-Luc...

-

On n'en veut pas,

de

barbe !

- Mais t'es au courant que Pierre-Luc a une barbe

dans

Ma vie sans toi ?

-Ah, je le suis lĂ , l,

mais je l'étais pas

qu

and j'ai signé le contrat !

C'est pas moi

qu

i suis en charge

des horaires et des looks dePierre-Luc Brillant, c'est vous !

C'est toujours pareil

av

ec les agents :

quand j'ai parlé

du

rĂŽle Ă  Michel,

il y avait pas de problĂšmes

de

raccord de barbe

to

ut était beau !

ni d'horaire,

to

ut était beau !

LĂ , vous bookez vos artistes

pa

rtout au maximum,

mais vous ĂȘtes

m

ĂȘme pas foutus

de lire une description

de

personnage !

Elle était claire,

la

description de personnage :

homme d'affaire

clean cut,

an

nées 80,

pas Paul Piché qui chante Heureux d'un printemps

sur le mont Royal !

(rires)

- Oui mais, Sophie, justement...

-Non, je pense que vouscomprenez pas ce qui est en jeu.

Ça va ĂȘtre la sĂ©rie

de

s années 2020,

comme quand

Lance et compte

est

ar

rivé dans les années 80 !

On est en train

de

réinventer la roue,

alors arrĂȘtez s'il vous plaĂźt de

nous mettre des bĂątons dedans !

- Euh, Sophie...

(tonalité)

Soph...

Elle nous a raccroché la ligne au nez, là !

- Sophie Lorain, mesdames et messieurs !

- Je comprends pas !

Elle est super fine d'habitude, Sophie Lorain.

- Oui, oui. L'actrice : oui.

La réalisatrice : ça passe encore.

La productrice : insupportable, surtout avec les agents.

- Je suis sûr que c'est une erreur.

- Vouvoie-la ! Vouvoie-la ! - Oui.

-AllĂŽ ? - Oui, bonjour, Sophie ! C'est Gabriel.

Je pense qu'on a été coupés, là.

On parlait de la barbe de Pierre-Luc.

-Il l'a rasée

ou

il l'a pas rasée ?

- Non, ben, en fait, on voulait voir dans le détail...

(tonalité)

(rires)

Sophie ?

- Elle a raccroché.

(rires)

- Ce qui est le plus fou lĂ -dedans,

c'est que ma blonde, dans le téléroman,

elle aime pas du tout ma barbe.

Ça fait qu'elle me demande de me raser

pour me voir le visage une derniĂšre fois avant de mourir.

Ah, c'est beau, je le sais...

Ça fait que je lui dis :

"Oui, mon amour, tout de suite, mon amour",

pis il se la rase pas, pis il se la rase pas,

pis à un moment donné, elle lui dit :

"Ben, te la rases-tu, ta barbe ?"

Là, je lui réponds : "Ben, si je me rase,

"ton souhait de me voir le visage

"une derniÚre fois avant de mourir va se réaliser.

"Ça fait que, tant que je me rase pas,

"ben, je te garde en vie."

- Oh, mon Dieu, c'est tellement beau !

T'es émue, là ?

- Hein ? Non, pas du tout.

Non, mais c'est...

C'est juste que c'est sa barbe qui la garde en vie.

C'est beau.

- En plus, c'est une histoire vraie.

Éric, c'est Charles-Eric, le gars qui a Ă©crit l'Ă©mission.

Sa blonde est morte il y a 5 ans.

- Oh, mon Dieu ! - Oh, c'est épouvantable !

- Oh, mon Dieu, mon Dieu !

- Oui, effectivement, c'est épouvantable,

parce que là, c'est sûr qu'il bougera pas :

c'est son histoire.

Ark !

(soupir)

- Je sais pas pourquoi il aurait pas une barbe,

mĂȘme dans les annĂ©es 80.

Il y en a avait, des barbes, dans les années 80 :

George Michael, le gars de

Miami Vice...

- Oui, mais pas une barbe de bûcheron !

Sophie Lorain a pas tort,

c'est pas une barbe des années 80.

- Mais c'est ben rien qu'une barbe !

Il va pas perdre un rÎle pour ça !

- C'est ça que tu comprends pas :

d'un bord, un gars a écrit un téléroman autobiographique

pour survivre Ă  son deuil;

de l'autre, Sophie Lorain,

Sophie Lorain, lĂ , qui pense ĂȘtre en train

de jouer sa carriÚre sur sa nouvelle série,

et qui passe son stress

en obsédant sur la barbe de Pierre-Luc.

Ça fait que, oui, je pense qu'il va le perdre,

son gros rĂŽle, notre beau Pierre-Luc, OK ?

(entrées de textos)

- OK. Mais Michel va nous arracher la tĂȘte.

- Ah non, c'est mon ex ! Elle a besoin de moi. - Eh, lĂ  !

- Je vais aller la voir en personne, Sophie Lorain,

ça va me faire plaisir !

Je l'ai croisée une fois

au party de fĂȘte de Gilbert Sicotte,

on s'est super bien entendus.

- Qu'est-ce que t'en penses ?

Gab ! Gab, attends !

- Non, je m'en occupe, c'est beau.

- C'est sûr que c'est pas une bonne idée.

- Non ! Mais moi, Sophie Lorain peut pas me sentir, alors...

- Alors c'est ça : fais rien.

- Ah, Camille !

- Euh, je suis occupée !

- Je comprends pas ce que tu cherches

en t'imposant Ă  mon bureau.

- J'ai besoin de travailler.

- Il y en a d'autres, des jobs d'assistant.

Je veux dire, on vit dans la mĂȘme ville

pour la premiĂšre fois de notre vie,

si tu te trouves une job ailleurs,

on pourrait en avoir une, une relation...

- Ça s'appelle une relation pùre-fille.

- Exact.

- J'ai aucune façon de savoir

si j'aime mieux avoir une job ou une relation pĂšre-fille

parce que j'en ai jamais eu, de relation pĂšre-fille.

Ça fait que, pour l'instant, je choisis la job.

Tu devrais attendre un peu avant de rentrer

parce que ça va faire bizarre

si on revient les deux en mĂȘme temps.

(rires)

-Julie ?

Julie ?

Ah,

man...

Ah...

Julie ? Julie !

- Salut,

man !

- Julie est ouĂč ?

- Elle a une formation de yoga aujourd'hui.

- Ben là, elle m'a texté,

elle a dit qu'elle avait besoin d'aide.

- Ben...

- Ben lĂ  ! Elle aurait pu ĂȘtre plus prĂ©cise !

J'ai comme paniqué, moi, là ! - Relaxe !

Elle est correcte, Julie.

- Avez-vous appelé un plombier ?

- Je sais-tu quel plombier appeler, moi ?

C'est ton condo,

man.

- Michel !

-

Pierre-Luc Brillant

vi

ent de m'appeler.

Qu'est-ce qui se passe ? - Oh, on est en train de...

-

C'était pas au contrat,

qu

'il devait raser sa barbe.

ce

qui se passe.

Je comprends pas

ce

qui se passe.

- Non, mais on s'en occupe, on va trouver une solution.

-

Quelle solution ? - Euh...

On est en train de négocier avec Sophie Lorain.

-

"En train de..."

Vo

us lui avez parlé ?

- Non, mais, euh... -

Eh, eh !

Il faut que ça se rÚgle

au

jourd'hui, ça.

- OK... Ça nous laisse pas beaucoup de temps, ça...

Gabriel, t'es ouĂč, lĂ  ?

Qu'est-ce que tu fais ? Rappelle-moi !

Je viens de parler Ă  Michel,

il a reçu un appel de Pierre-Luc Brillant à l'hÎtel.

- Ah oui ? Ç'a dĂ» lui faire du bien de parler Ă  Michel.

- Mais c'est quand mĂȘme Ă©tonnant

que Pierre-Luc Brillant ait réussi à trouver

le numéro de Michel à l'hÎtel au Brésil,

parce que je pense pas que Michel ait pris la peine

de lui dire ouĂč il allait.

- C'est vrai, c'est bizarre.

- Prends-moi pas pour une folle, Arlette.

Qu'est-ce qui se passe, lĂ  ?

Tu nous fais vraiment pas confiance ?

- Il avait l'air tellement paniqué, le pauvre.

- On s'en occupe !

- J'ai coupé l'eau.

Tu ne touches plus Ă  rien, c'est bon ?

Le plombier devrait ĂȘtre lĂ  bientĂŽt,

tu vas lui expliquer c'est quoi, le problĂšme ?

-Man,

je suis pas vraiment Ă  l'aise.

Oups, excuse !

Moi pis Julie, c'est pas officiel,

je paie pas de loyer, rien...

- Justement, je t'héberge gratuitement.

Tu peux peut-ĂȘtre t'en occuper ?

- C'est pas toi qui m'héberges,

je suis chez mon amie Julie.

- Ben, Julie non plus, elle paie pas de loyer.

-

Too much information, mon gars !

- OK, regarde...

je vais te payer, OK ?

- Ouais...

C'est sûr que si tu m'engages, c'est comme un petit contrat.

Je suis plus Ă  l'aise, oui.

- Le plus bizarre,

c'est qu'ils étaient tellement un beau couple

dans

Au secoursde Béatrice.

C'est encore plus cruel qu'elle lui fasse ça aujourd'hui.

- Mais peut-ĂȘtre qu'elle veut vraiment le voir pas de barbe,

genre, elle l'aime, mais pas les barbes.

- Oui ! Moi aussi, j'aimerais ça, le voir pas de barbe.

Je m'en fous, de

Ma vie sans toi. - Pour vrai ?

Pourtant, c'est incroyable, cette émission-là.

Pierre-Luc Brillant est tellement touchant.

- Merci, merci, Camille, pour ton opinion,

mais ici, on n'a pas ça, des opinions !

Parce que tu vois, pour chaque affaire que tu vas aimer,

il y en a dix que tu vas haiĂŻr,

ça fait qu'arrĂȘte, arrĂȘte de rĂ©flĂ©chir, OK ?

- Non, mais j'aime vraiment beaucoup de choses.

- ArrĂȘte ! Non ! Agenda.

Je veux que tu me changes mon lunch de place

avec France Beaudoin, genre demain,

ou la semaine prochaine, je sais pas.

C'est juste que je peux pas

voir quelqu'un de gentil en ce moment.

La simple idée d'avoir à sourire me donne mal au coeur.

- OK, mais je lui dis quoi ? - Mais arrĂȘte, Camille !

ArrĂȘte de poser des questions ! Voyons !

(â™Ș cellulaire )

- AllĂŽ ?

Ben, j'attends de parler Ă  Sophie Lorain, l.

- Ben lĂ , Michel capote, tout le monde capote,

pourquoi c'est pas encore réglé ?

- Ben, j'attends, lĂ  !

Ils ont dit qu'elle viendrait bientĂŽt,

je vais pas défoncer la porte de son bureau !

- Mais non, on n'a pas le temps d'attendre !

Je m'en viens, lĂ .

- Bon, je m'en occupe. - Pis ?

Est-ce que Pierre-Luc Brillant a rasé sa barbe ?

- Oui. Euh, non, non.

En fait, c'est de ça dont je voulais te parler.

Je suis sûr qu'il y a moyen

qu'il fasse les 2 séries si on se parle.

- Comment ça, "si on se parle" ? Je comprends pas, là.

On l'a déjà eue, cette conversation-là.

Est-ce parce que tu te sens plus efficace Ă  ta job

si tu rĂ©pĂštes plusieurs fois la mĂȘme chose,

ou ben ça te fait juste plaisir de me faire perdre mon temps ?

- Ben non, non !

Mais... mais on avait pensĂ© que, peut-ĂȘtre,

on pourrait faire un petit compromis

sur la longueur de la barbe ?

- "Un petit compromis sur la longueur de la barbe" ?

(sifflement)

- George Michael avait une barbe dans les années 80,

le gars de

Miami Vice...

- Oui, ça s'appelle unfive o'clock shadow.

- Exactement !

Ça, ça pourrait marcher. Non ?

-Five o'clock comme dans :

une barbe d'un gars rendu Ă  5h00 le soir.

Je vais te le dire, comment ça va marcher, moi :

Pierre-Luc va se lever, il va se raser,

il va venir sur mon plateau,

pis Ă  5h00 le soir,

il va aller tourner son petit téléroman

avec son

five

o'

clock shadow.

-Ah ben, bravo !

- T'es encore lĂ , toi ?

- Bravo, Gabriel. C'était super, ça. Bravo.

- Ben non, mais elle est pas parlable, Sophie Lorain.

Elle m'a claqué la porte au nez.

- Eh, Arlette ! - Hum ?

- Tu sais, le producteur Richard Lalonde,

pas trĂšs grand, chauve, scooter,

il tripe sur les champignons ?

Penses-tu qu'il a encore besoin d'une stagiaire ?

- Ben, aucune idée !

(soupir)

- J'aurais quelqu'un à présenter pour un stage.

Elle est jeune, elle est super.

- Ah, tant mieux. - Ouais.

Je veux juste pas que ça ait l'air

d'un service que je lui demande.

En mĂȘme temps, je veux que ce soit naturel...

Toi... toi, t'es amie avec sa femme !

- Ho, ho, ho ! Tut, tut !

Non, non ! J'ai pas le temps de m'occuper de tes histoires !

- Je veux juste le croiser par hasard.

- Ben, c'est la premiĂšre du film de Podz ce soir.

C'est sa femme qui fait les costumes,

c'est sĂ»r qu'il va ĂȘtre lĂ  !

- Tu vois, c'était pas compliqué !

- Ben, tu vois !

- Bon ! Gabriel s'est fait écraser par Sophie Lorain.

- Oui, c'est ça, elle a la gastro.

Oui, la totale. C'est vraiment pas facile.

OK, parfait. Je vous remercie.

Bonne journée !

C'est vrai qu'elle est fine, France Beaudoin.

- Hum, hum ! - La gastro ?

- Quoi ? - Tu peux pas dire ça.

- MĂȘme quand c'est vrai, on dit pas qu'ils ont la gastro.

En ce moment, France Beaudoin a des images mentales

d'Alexandra en train d'avoir... la diarrhée.

- Comment veux-tu qu'elle la prenne au sérieux aprÚs ça ?

(entrée d'un texto)

- Je reviens.

- T'as raison,

on devrait commencer par développer un lien.

Alors, est-ce que tu voudrais m'accompagner ce soir

Ă  la premiĂšre du nouveau film de Daniel Grou ?

- Qui ? - Daniel Grou, Podz.

- Euh... Ah OK, genre, une vraie premiĂšre ?

- Ha ! Ha ! Ben oui, oui.

Une vraie premiĂšre.

- Euh, oui.

Je suis contente.

- Ben, moi aussi.

- OK, je...

(murmures)

-

Avec Alexandra,

c'

est pas compliqué,

ta marge d'erreur, c'est zéro.

C'est sûr, tout le monde a pas la chance

de travailler pour Jean-Frédéric,

parce que lui, il est assez irréprochable cÎté boss.

Mais bon, en mĂȘme temps,

tu travailleras pas pour elle toute ta vie, hein.

Ça fait que si tu fais juste endurer sans te plaindre,

ce serait ben parfait.

Qu'est-ce que tu vas te commander ?

- Euh, je...

J'ai pas ben, ben d'argent de ce temps-lĂ .

- Hein, ben voyons ? À ce point-là ?

- Un peu, oui.

- Ben, demande une avance, quelque chose.

- Ah, je peux faire ça ?

- Ben, il faut que tu manges en tout cas !

Parce que lĂ , t'es blĂȘme pis c'est pas bon pour l'agence.

- OK. Pis comment je fais ça ?

- Tu demandes Ă  Alexandra.

Excuse-moi.

- Ça irait plus vite si t'allais droit au but.

- Oui, OK, on m'a dit que je pourrais peut-ĂȘtre

avoir une avance de fonds.

- En as-tu vraiment besoin ?

Parce que t'as pas l'air d'une fille qui crĂšve de faim.

- Ben... quand mĂȘme.

- Je vais envoyer une demande à la comptabilité.

- Merci ! Merci beaucoup !

- Camille ! Camille, attends !

Peux-tu me dire

pourquoi France Beaudoin m'envoie des textos

pour me dire de boire de la tisane

pis de manger des carottes trop cuites ?

- Aucune idée. - Oh là l !

Dis-moi pas qu'elle veut se partir un magazine santé !

Comme si le Québec avait besoin de ça,

un autre magazine santé.

- Ouais.

- Merci !

- OK, bye !

- Ben, appelle pis dis qu'on va couper 4 jours.

- Quatre jours ? - Ouais.

Ah ben, ah ben, ah ben !

Je me demandais combien de temps

ça allait prendre avant que tu débarques ici.

- Je voulais t'épargner l'odieux de ma présence,

mais comme c'était devenu inévitable,

Johnie Blue Ghost and Rare.

- Non merci, j'aime pas le scotch.

- Ah non ? C'est bizarre !

Pourtant, j'ai lu dans le

7 Jours

"Le scotch, péché mignon de Sophie Lorain."

- Tu voudrais que je vive ma vie

selon ce que tu lis dans le

7 Jours ?

- Non, ben non !

- Pis, comment va ton amie Sylvie ?

- Non, t'es pas encore fùchée à cause de ça ?

- Fùchée ? Ben non, je suis pas fùchée.

Mais

Un gars, une fille, c'est une trÚs grande série,

alors excuse-moi d'ĂȘtre déçue de pas avoir jouĂ© dedans !

- J'avais essayé de t'avoir une audition,

ils en faisaient pas, d'auditions, Sophie !

- Ben, t'aurais pu me le dire

au lieu de me faire accroire que tu m'aurais une audition

juste pour avoir l'air de faire ta job !

- Regarde, au moins j'ai essayé,

pis c'est lĂ  que j'ai su

qu'il l'avait écrit pour Sylvie Léonard.

- Ah, elle était donc bonne, hein !

Elle a eu quoi, genre 12 Gémeaux pour ce rÎle-là ?

Pfft ! Ça devait vraiment ĂȘtre ta meilleure actrice dans le fond !

- Sophie, ça fait 20 ans de ça, j'avais mĂȘme pas 30 ans !

Il me semble que tu pourrais en revenir.

- J'aurais aimé, ça, moi, jouer avec Guy A Lepage !

J'ai joué avec tout le monde sauf avec Guy A Lepage.

- J'ai essayé de t'avoir le rÎle de Sylvie Moreau

dans

Camping Sauvage, tu le voulais pas.

Ouais. Oui, bon, je comprends, lĂ , mais...

So... Sophie ?

Sophie ? Sophie !

- Frédo, je la prendrais,

la salade de betteraves en entrée.

Mais au lieu du fromage de chĂšvre,

pourrais-je avoir une petite pointe de fromage au lait cru

comme vous m'aviez servi la derniĂšre fois ?

C'était tellement bon ! - Bien sûr !

- Pis comme plat principal, le fish n'chips,

mais pas de

fish, pis pas de

chips !

Parce que le gras, le gluten : pas bon pour mon estomac.

Alors, ça sera un petit poisson poĂȘlĂ©

avec une belle salade verte.

Oh, pis oui, vous pouvez me faire

un petit à-cÎté de choux de Bruxelles,

pas trop de sodium, c'est pas bon pour les AVC.

Avec un verre de chablis, s'il vous plaĂźt !

- C'est parti ! - Merci.

(envoi d'un texto)

- Tu manges souvent dans des cuisines ?

- Tu sais ce qui disent les Chinois, Jean-Frédéric ?

"If you can't stand the heat,get out of the kitchen."

(entrée d'un texto)

- Ben oui, c'est ça.

-HonnĂȘtement, je sais

qu

e j'ai l'air du gars jaloux

qui décroche pas de son ex,

mais c'est pas ça, je veux vraiment son bien,

pis je pense pas que ce gars-lĂ  soit bon pour elle.

- Je veux pas ĂȘtre bte, mais t'as l'air du gars jaloux

qui décroche pas de son ex.

- Je t'ai dit que c'est pas ça. - C'est correct, c'est normal.

- Elle décrocherait pas facilement non plus

si c'était moi qui étais en couple.

- Ben, essaie.

- De quoi ? - D'ĂȘtre en couple.

- Ça se fait pas de mĂȘme, ĂȘtre en couple !

- Dis-lui que t'as rencontré quelqu'un, tu vas voir.

- Je vais pas lui mentir en pleine face, c'est mon ex !

- T'as raison, on va le mettre sur Facebook. C'est mieux.

- Ben lĂ  ! C'est pas vrai !

- Gabriel, t'es vraiment paresseux, lĂ .

Tu penses que t'as qu'Ă  mettre ta vraie vie sur Facebook ?

Tout le monde s'en fout, de ta vraie vie !

Ils veulent une version "upgradée" de ta vie.

Sinon, elle est ouĂč, l'Ă©mulation ?

- Tu penses ? - Hum, hum.

- Bonsoir ! - Salut !

- Eh, Sofia, ça te tente de prendre des photos ?

Un genre de petit photo

shoot. - Euh, OK, oui. Pourquoi ?

- Parfait ! Viens ici.

Mets-toi lĂ , collez-vous un peu.

Oui, comme ça.

- Juste de mĂȘme, avec ton tĂ©lĂ©phone ?

- Euh, c'est pour Facebook.

C'est une blague pour faire accroire que j'ai une blonde.

- Pour se débarrasser de son ex. - En faisant une blague.

- Ah ben oui ! C'est une trÚs bonne blague, ça !

C'est sûr que si tu traites des filles comme des objets

pour tes petits projets photos,

tu vas avoir beaucoup de misĂšre Ă  t'en trouver une, blonde !

Non merci pour le photo

shoot. Bonne soirée !

- Ben non, mais c'est parce que...

C'était pas une bonne idée.

- Ça va ĂȘtre une grande sĂ©rie.

L'agence veut que tu saches

qu'on est avec toi dans cette série-là,

avec Pierre-Luc Brillant, ou Patrice Robitaille,

ou Vincent-Guillaume Otis, ou Pierre-Yves Cardinal...

- OK. Oui, c'est logique.

C'est logique.

Mais moi, si je veux remplacer Pierre-Luc Brillant,

je vais vouloir aller ailleurs,

vraiment ailleurs,

dans le genre de... Xavier Dolan.

(soupir)

- Xavier Dolan ? Tu ratisses pas mal large, non ?

Pis il est pas occupé un petit peu, Xavier Dolan ?

- Oui, mais il veut jouer.

Il le dit partout qu'il veut jouer.

Pis il a pas de barbe.

- Mais c'est quand mĂȘme un autre casting.

- Hum, ça, c'est sûr.

Mais surtout, c'est une autre agence,

pis ça, crois-moi, c'est pas à négliger.

(soupir)

- AllĂŽ ! - Ah !

(petit rire)

- Euh, salut !

Moi, c'est Zacharie. Toi, c'est Camille, c'est ça ?

T'es la nouvelle assistante d'Alexandra ?

- Oui, c'est ça.

- Tu... T'habites ici ?

(petit rire)

- Euh, non, non !

Je suis supposée aller à une premiÚre de film,

pis j'avais pas le temps de retourner chez nous,

fait que je...

Toi, tu travailles ici ?

- Euh, ben non.

J'allais me brosser les dents pis me coucher...

- Oh...

- Non, c'est une blague !

C'est juste que t'as l'air de... dormir ici, ça fait que...

Anyway,

ça va, la job ? C'est cool ?

- Ah, super. J'adore ça.

Mais toi, tu travailles dans quel département ?

Je t'ai jamais vu ici.

- Ah non, je travaille pas. Je... je suis un acteur.

- Ah ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

- Euh, je suis venu chercher...

Euh... HĂ© ! HĂ© ! HĂ© ! Ça.

Elle a laissé ça pour... pour moi.

- Comment t'as fait pour rentrer ?

- Le gars de ménage était là.

- Tu... vous... ĂȘtes acteur.

- Ha ! Ha ! Ah non, c'est correct,

on peut se tutoyer.

- Ah ! Pis vous ĂȘtes reprĂ©sentĂ© par Alexandra ?

Il fallait le dire. - Ah, c'est correct.

On a le droit de se parler. - Bien sûr.

Je vais dire Ă  Alexandra que vous ĂȘtes passĂ©.

- T'es sérieuse, là ?

(petit rire)

T'as laissé ta bouteille de shampooing.

- Ah ben oui ! Je...

- Bien Ă  vous, mademoiselle.

(petit rire)

(pas se rapprochant)

(sirĂšne lointaine)

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je lis les scénarios deMa vie sans toi,

voir si on pourrait pas arranger quelque chose, lĂ .

- Ah ! Je savais pas

que les agents pouvaient changer les scénarios.

- On peut tout faire avec une baiĂŻonnette,

sauf s'asseoir dessus.

- Ha ! Ha ! Ha ! Une baiĂŻonnette ?

- C'est ma mÚre qui disait ça tout le temps.

À tort, d'ailleurs,

elle disait ça dans le genre : "Bouge-toi le cul",

alors que dans les faits,

ça parle de l'échec de la guerre, métaphoriquement.

Anyway,

c'est pas...

Tu vois, comme là, c'était écrit :

"Mon médecin dit que je n'en ai plus pour longtemps."

Ben moi, je peux changer ça par :

"Chéri, je n'ai plus le cancer. C'est un miracle."

- C'est drette au but.

- Ha ! Ha ! Ha !

Merci.

Tu y ressembles, Ă  ma mĂšre.

C'est assez troublant, d'ailleurs.

MĂȘmes cheveux, mĂȘme yeux.

MĂȘme caractĂšre aussi.

Une minute, tu lui parles,

tu penses que vous vous ĂȘtes compris,

que tout est arrangé,

pis oups ! 3 heures plus tard,

tu te rends compte qu'elle est encore lĂ ,

Ă  travailler dans ton agence.

Elle était comme ça, ma mÚre...

faire Ă  sa tĂȘte.

- Je vais peut-ĂȘtre pouvoir la rencontrer un jour.

- Elle est morte il y a 3 ans.

C'est plate, hein ?

Elle t'aurait aimée.

Eh...

Oh !

C'est elle.

Tu peux la garder.

- Merci.

- Ah, ça marche !

Salut, Michel, je suis avec les autres.

-

Ah, salut !

- Salut, Michel ! - Désolée de te déranger.

-

AllÎ. Bon, j'ai pas réussi

Ă 

rejoindre Sophie Lorain,

j'ai juste pu parler

Ă 

son assistant.

Il m'a dit qu'elle Ă©tait prĂȘteĂ  remplacer Pierre-Luc Brillant.

ParaĂźt que c'est toi,

Je

an-Fred,

qui l'as mise

su

r cette piste-lĂ 

en voulant pousser d'autres

cl

ients de l'agence. Bravo.

- Un, elle bluffe,

parce que si elle avait voulu remplacer Pierre-Luc,

elle l'aurait déjà fait.

Pis deux, au pire,

j'ai essayé de sauver un contrat de l'agence.

-Mais c'est pas

un

contrat de l'agence,

c'est un contrat

po

ur Pierre-Luc Brillant !

Je te l'ai toujours dit,

Je

an-Fred,

si tu te mets pas au servicedes artistes, tu vas te planter.

Pis tu t'es planté solide

hi

er soir !

Pierre-Luc veut

ce

tte série-là.

- Euh, si je peux me permettre, Michel,

j'ai pensé à quelques solutions.

Il pourrait se raser seulement un cÎté du visage.

Et on tourne les 2 séries de chaque cÎté, comme ça.

Ma vie sans toi.

Va

che maigre.

- Gab... -

On a compris, ça va.

- C'est se mettre au service du client, ça ?

- C'est une blague, lĂ  !

- Michel, sérieusement,

est-ce qu'on pourrait pas songer Ă  une fausse barbe ?

Ça se triche, non ? - Oui, oui, tout à fait !

Ou on pourrait lui rajouter une barbe en post-prod

avec des effets spéciaux.

- Il y a moyen d'ĂȘtre sĂ©rieux ? - Je suis sĂ©rieux !

-Bon, écoutez,

je

rentre demain.

Faites juste rien faire

d'

ici lĂ , OK ?

Je m'en occupe, lĂ .

Je

m'en occupe.

- C'est bon.

- Mon Dieu qu'on est poches. J'ai honte.

- Hum, Alex ?

- Oui ?

- Je voulais te parler de ton assistante.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - C'est quoi, cette affaire-lĂ  ?

Une avance de fonds ? Elle vient d'arriver !

- C'est ta priorité en ce moment ?

- La comptabilité m'a demandé de signer,

c'est moi qui signe quand Michel est pas lĂ .

- Bon ben, signe ! - Non, non !

- Michel l'aurait fait, il en a déjà signé.

- Elle vient d'arriver, on la connaĂźt pas.

- C'est des heures qu'elle a déjà faites.

Ça change quoi ? C'est long, recevoir sa premiùre paie.

Qu'est-ce que ça te fait ?

- Moi, si j'étais toi, je changerais d'assistante.

- Ah oui, hein ? - Clairement.

Elle a l'air d'une hippie de 12 ans.

- Eh, merci du conseil.

- Elle m'a renversé un café dessus...

- Ah, c'est plate. - C'est pas professionnel.

- Ç'a fait mal ?

- C'est non pour la demande d'avance de fonds.

- Un moment, je vous transfĂšre.

- Sofia ? Euh, je suis désolé,

c'était une trÚs mauvaise idée, les photos de la fausse blonde.

- C'est correct.

- OK, super !

- À la limite, là, si on avait une vraie relation,

ça m'aurait fait plaisir

de faire des photos niaiseuses avec toi pour Facebook.

Je m'en fous de ces affaires-lĂ .

Mais tu sais, ça serait le fun

que j'existe pas juste quand vous avez besoin de moi.

Je suis quand mĂȘme un ĂȘtre humain,

j'aime ça, avoir des rapports humains.

Ça fait des semaines

que j'essaie de vous inviter Ă  ma piĂšce,

pis il y a personne qui est venu.

Peut-ĂȘtre que je suis bonne, peut-ĂȘtre pas,

mais je suis lĂ  tous les soirs pis je fais ma job.

On peut pas dire ça de tout le monde ici.

- Hein ?

- Votre job, lĂ , c'est de trouver du talent

pis de le mettre au monde,

pas juste d'ĂȘtre au service des vedettes !

- Euh...

T'as raison...

Je vais aller voir ta piĂšce.

- Mais je disais pas ça pour ça !

- Ce soir.

- Hein, pour vrai ? - Oui.

- Que c'est ça ?

- Je peux te parler ?

- Pas besoin de poser la question.

On perd du temps. On a déjà eu cette conversation-là.

- Euh, excuse.

Je voulais te remettre ma démission.

- Déjà ? Qu'est-ce que j'ai fait ? - Ah non, c'est pas toi.

C'est juste que je suis pas sûre

que je suis faite pour travailler dans une agence.

- C'est à cause de la demande de fonds qui a été refusée ?

- Elle a été refusée ? Je savais pas.

- Michel revient demain, il va te la signer.

Jean-Frédéric voulait pas

à cause du café que tu lui as renversé dessus.

- Hein ? Mais j'ai pas renversé de café !

- Il voulait que je te renvoie.

- Ah oui ?

- Mais capote pas avec ça,

il veut toujours renvoyer tout le monde, ça veut rien dire.

Reste donc, OK ? - OK.

-

Good.

Qu'est-ce que tu fais ? Tu peux retourner travailler.

Ah OK !

- Que tu me refuses une avance de fonds

quand c'est mĂȘme pas ton argent,

c'est correct, t'as toujours été

cheap.

Que tu parles dans mon dos Ă  ma boss,

comme, wow, OK, tu veux vraiment pas

qu'on travaille Ă  la mĂȘme place.

Mais que tu te serves

de ma grand-mĂšre que je connaĂźtrai jamais

pour me faire accroire que tu veux une relation avec moi,

ça, là, ça, c'est dégueulasse !

- De quoi tu parles ?

- "Tu me fais penser Ă  ma mĂšre, blablabla..."

- Je te faisais pas d'accroires.

J'ai jamais eu une bonne relation avec ma mĂšre.

J'ai passé ma vie en thérapie à cause de ma mÚre.

Je veux pas penser Ă  elle.

Je suis pas content que tu lui ressembles !

Eh ! Tabarnac !

(soupir)

Tabarnac !

(cellulaire)

AllĂŽ ? All, Michel...

Non, non, t'as dit de rien faire,

on fera rien avant que tu sois arrivé.

Sophie Lorain ?

Un vendeur de chars usagés ? OK, elle a dit d'autres choses ?

Non, non, c'est correct.

C'est assez.

Non, je te le promets, on va t'attendre.

LĂ , va-t'en au buffet,

prends-toi un bon daiquiri aux fraises, lĂ ,

pis profite de ta derniÚre journée, OK ?

Tu peux me faire confiance.

OK, bye !

Tu te mets en mauvaise position

Ă  trop vouloir jouer dans

Vache Maigre.

- Ah, mais ça se contrÎle pas, ça.

FinanciĂšrement, je fais pas de voix,

j'ai pas fait de film ça fait je sais pas combien de temps...

Vivre juste d'un téléroman, c'est pas vraiment évident là.

- Je comprends,

En mĂȘme temps, ça bougetout le temps dans ce mĂ©tier-lĂ .

-

Ben oui, je sais, je sais.

Il y a des bouts

pl

us durs que d'autres,

-

Il y a des bouts

pl

us durs que d'autres,

mais tu peux pas

te

rabaisser comme ça...

Ă  t'attacher tout prix

Ă 

quelque chose.

Pis Sophie... Sophie, elle te traite pas bien.

- Oui, mais ç'a pas de bon sang !

Je me suis toujours bien entendu avec elle,

elle a toujours été super fine avec moi.

Je comprends plus rien.

- Elle veut pas te partager.

Mais elle te veut vraiment dans sa série.

Mais toi, tu peux pas Ă  ce point-l

avoir peur de perdre quelque chose.

Ça te rend trop vulnĂ©rable.

(soupir)

- Jean-François ? Tiens.

C'est la chrono pour Jennifer.

Ah bon ! Arlette asteure !

- Hum ! Beau costume !

- J'en conclus que Michel est pas rentré de vacances.

Tu dois t'ennuyer.

- Comment ça va, Sophie ?

- Pourquoi tu me parles comme ça, sur ce ton-là ?

T'as sorti ta petite voix de psychothérapeute-machin ?

T'es venue pour m'écouter ? Je penserais pas.

- Ben non, je sais que c'est stressant,

partir une nouvelle série télé.

- Ah ben, c'est le fun

que quelqu'un s'en aperçoive chez AMG.

- Hum.

Dors-tu, toi, de ce temps-ci ? Hum ?

Tu dois te gratter au sang, lĂ .

L'estomac, ça va ?

(soupir)

(petit rire)

- Ça pourrait aller mieux. - J'imagine.

- Arlette... - Hum ?

- Je le sais, là, que je suis la méchante productrice.

Mais dans les conditions actuelles,

c'est un miracle, ce qu'on fait.

Nos shows à l'écran,

ils tiennent avec du Scotch Tape pis de la broche.

Ben oui ! On est au Québec.

Mais ça paraßt pas, ça paraßt jamais.

Pourquoi ? Parce qu'on s'arrange pour que ça marche.

Mais si demain matin, je me trompe, lĂ ,

tu peux ĂȘtre certaine

que je vais me faire ramasser par la critique

comme si je faisais un gros show de Hollywood.

Ça fait que, oui, t'as raison,

j'ai peur pis je veux pas me faire pogner pour un détail

comme la barbe de Pierre-Luc Brillant.

- Je le sais, je comprends, c'est ingrat.

(petit rire)

- Je veux pas de compassion, lĂ ,

pis encore moins de la boulechite

de vendeur de chars usagés à Jean-Frédéric.

D'ailleurs, je l'ai dit à Michel, ça.

Non, moi, ce que je veux, c'est du monde solide.

- Ben, on travaille avec toi, Sophie.

On est tous dans le mĂȘme bateau.

- Je penserais pas. Non.

Ton bateau à toi est pas mal moins risqué que le mien.

Parce que si demain, cette série-là marche pas,

toi pis les 4 agents de chez AMG, vous serez encore lĂ .

Mais moi, la méchante productrice,

je suis responsable.

Ça fait que je veux pas

que mon équipe se retrouve sur le chÎmage.

- Ben, raison de plus

pour pas te priver d'un allié comme Pierre-Luc.

Tu le dis toi-mĂȘme, c'est ta gang, c'est ta famille.

Pff ! Qu'est-ce que tu vas faire si tu le perds ?

Tu vas le regretter !

Tu vas en boire, du petit jus rose,

pis tu vas te gratter en masse.

- Ça fait que lĂ , elle est ouĂč, lĂ  ?

- Sa chum Annie-Claude feelait pas,

elle est allée prendre un café.

- Elle m'a texté : "Viens prendre un verre, on va jaser."

- Ben oui, on se demandait, tant qu'Ă  repeinturer,

on pourrait refaire faire le condo au complet.

- Comment ça, repeinturer ?

- Ben lĂ , tu vas faire venir un plĂątrier ?

- C'est cosmétique, là.

T'achĂštes un petit peu de pĂąte rose,

tu donnes un coup de rouleau, pis c'est réglé.

- Ah, si t'aimes mieux le faire toi-mĂȘme.

Fait que, pour la job, on avait dit quoi ? 20$ l'heure ?

- Tu sais quoi ? Combien tu veux, Thomas ?

200$ ? 250$ ?

Tiens,

Prends 300 piasses. Je m'en fous.

J'en ai une, job, moi. J'en ai, de l'argent.

- C'est vrai que je l'ai attendu longtemps pareil, le plombier.

- Pis tu diras Ă  Julie, si elle a d'autres problĂšmes,

ben, qu'elle s'arrange

ou qu'elle se trouve une place ouĂč rester !

C'est ben beau, lĂ  :

"J'ai pas de job, je suis dans une passe roff",

mais je commencerai pas à vous gérer !

(brouhaha)

- Salut ! - AllĂŽ !

Je suis content que tu m'aies appelé. - Moi aussi.

- C'est professionnel, c'est ça ? C'est Alexandra qui t'envoie ?

- Exactement.

Je prendrais une biĂšre s'il te plaĂźt.

- Qu'est qui t'arrive, Gabriel ?

- Désolé, je suis en retard. J'ai une vie de fou.

- OK, maintenant, c'est silence.

- Oui, merci, Loulou. Merci.

- ... principalement avec l'eau, qui est entiÚrement rassasiée.

Dévorer. Qu'est-ce que c'est, dévorer ?

Manger avec voracité, goulûment...

â™Ș â™Ș

Et je meurs pour toi.

Mais qu'est-ce vraiment, mourir ?

Mourir pour l'autre.

Ça fait des mois que tu m'Ă©crases,

des mois que tu me gardes cachée, petite...

â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș

Le paradis des paradis...

car maintenant c'est la fin...

la fin de toi.

(applaudissements)

(inaudible)

(murmures)

- Oh, Jean-Frédéric !

Je commence Ă  ĂȘtre tannĂ©e du niaisage !

Oh, Pierre-Luc... - Salut, Sophie !

- Salut ! Euh, verre d'eau, café ?

- Non merci. - Verre d'eau s'il te plaĂźt.

- Euh, excuse-moi, Pierre-Luc,

j'ai pas l'habitude de régler ce genre de problÚme-là

directement avec les comédiens...

Je voulais t'épargner ça.

Tu le sais, c'est pas personnel.

- Ah non, non, non. C'est moi qui ai insisté.

- Tiens. - Hum...

- Assoyez-vous.

- Parce que...

Ben, en fait, c'est délicat.

Mais je tenais à te le dire en personne, par amitié.

- OK.

- Euh, je... je veux quitter.

Je t'offre de briser le contrat.

MĂȘme s'il y a rien dedans

qui dit qu'il fallait que je me rase la barbe,

on peut rompre, lĂ , sans rancune.

De toute façon, je serais pas à l'aise

de faire le personnage avec une barbe si toi, tu le sens pas.

- T'es prĂȘt Ă  perdre le rĂŽle pour pas te raser la barbe ?

- Oui.

- OK.

- Ça fait que, c'est rĂ©glĂ© ? - Hum, hum.

Ah, je trouve ça plate, là,

mais si c'est ce que vous voulez.

- Faut faire avec la barbe. On est pris avec.

Mais on se console,

Fabienne prépare une série sur les Québécois radicalisés

qui veulent aller en Syrie, donc...

- Attends une minute.

J'ai pas entendu parler de ça, moi, cette série-là.

- Non, on avait mĂȘme refusĂ© l'audition !

Mais on la rencontre... - Demain.

C'est demain. Oui, oui.

- Non, pis ça va ĂȘtre cool,

parce que c'est comme... des retrouvailles.

J'ai comme commencé ma carriÚre avec elle,

ça fait que c'est le fun.

- Bon ben, merci beaucoup ! Merci !

- Bye ! - Bye...

Euh, Pierre-Luc ?

Attends une minute. Attends une minute.

Euh, regarde, je m'excuse.

Je savais pas que tu tenais Ă  ta barbe ce point-lĂ .

On va trouver une solution.

- T'es sûre ? - Oui, oui.

Bon, des barbes, dans les années 80,

il y en avait, lĂ .

Je sais pas, moi : George Michael...

Le gars de

Miami Vice. - Sonny Crockett.

- Sonny Crockett. Merci, Jean-Frédéric.

Euh, on l'aime ben trop, cette petite barbe-lĂ , hein ?

- Bon ben, merci pour l'eau.

- Merci. Bye !

- Tu sais que t'es mon préféré, hein ?

(petit rire)

Bye !

- Fais rien, dis rien,

je suis sûr qu'elle nous regarde.

Oh yes !

(petit rire)

Et là, elle me dit : "Merci, Jean-Frédéric."

Ha ! Ha ! Ha ! - Bravo ! Bravo !

- Je te l'avais dit qu'elle était parlable.

- Ben oui ! - Ben oui !

- Ben quoi, c'est vrai !

- On n'a pas parlé. On s'est battus pis j'ai gagné.

- Sofia nous transfÚre un appel du Brésil, c'est Michel.

- Bon, il va ĂȘtre content !

- AllĂŽ, Michel ! On a des bonnes nouvelles pour toi ! - Salut !

-

Non, c'est sa femme. - Ah ! AllĂŽ, Estelle !

- Estelle ? Ça va ?

-

Euh... Michel...

Michel a fait une crise

ca

rdiaque foudroyante...

Ă  l'hĂŽtel.

Il est mort sur le coup.

Je suis désolée.

Fait que...

Ben, c'est ça.

Sous-titrage :

MELS

- J'étais en train de me revirer,

et puis oups ! il était trop tard,

il était parti.

- Non ! - Oui, je te le jure !

Ha ! Ha ! Ha !

- Tu l'as pas vu venir, comme on dit !

- Ha ! Ha ! Ha !

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.