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Musique douce
Merci, bon voyage.
Bonjour, madame.
C'est parfait.
Bonjour.
Merci, bon voyage.
Bonjour, monsieur. Bonjour, madame.
Merci, c'est parfait. Merci.
Bonjour, monsieur. Madame, bonjour.
C'est parfait.
Merci, bon voyage.
Waouh, c'est beau !
Merci.
Euh...
Désolée, j'ai oublié mon billet chez moi.
- C'est pas grave. Avec votre nom, je vais vous retrouver.
Tarlidch. T comme Thérèse,
A, R...
L comme Laurence,
I, D comme Denis, C, H.
- Juliette ? - Ouais.
- Bon voyage, Juliette. - Merci.
Bonjour.
ContrĂ´le des billets.
Des oiseaux piaillent.
- Bonjour. - Bonjour.
- Salut, papa. - Oh, ma Juliette.
Je pensais que t'arrivais demain. On est venu te chercher ?
Non, j'ai pris le bus.
- Je sais pas pourquoi je croyais que c'était demain.
Ça m'énerve, je m'embrouille tout le temps.
- J'étais peut-être pas très claire.
- Comment ça va ? T'es en vacances ?
Non, j'avais besoin de prendre l'air.
- Je préparais des croque-vieux-monsieur.
- Ça te dit ? - Ouais.
- Je croyais que c'était demain. Un téléphone sonne.
Merde...
Oui ? Oui, c'est moi.
Ah, je vous remercie de me rappeler.
Oui, c'est la box qui marche plus.
C'est ça,
Léonard Tarlidch.
T comme Thérèse, A comme... abruti,
R comme raclure, L comme lamentable, I comme immonde,
D comme débile,
C comme connard et H comme Hitler.
- Ta mère sait que t'es là ? - Je l'ai pas appelée encore.
Elle va ĂŞtre contente de te voir.
T'as pas donné beaucoup de nouvelles. T'as beaucoup travaillé ?
Ouais, plutôt. J'ai fait que ça.
C'est bien.
En fait, j'ai fait...
un genre de dépression.
Mais ça va mieux, maintenant.
- C'est vrai que c'est pas facile, la vie.
Elle est nouvelle, ta ride.
Ça te plaît ?
Parce que je réfléchis beaucoup.
- Et merde ! T'as regardé sous ton lit ? - Oui.
Je t'ai dit 100 fois
- de les ranger dans l'entrée. - J'en ai une !
- Évidemment, elles sont pas au même endroit.
- Faut pas oublier d'écrire le mot dans le carnet.
- Marylou, il est 35 ! Vous allez ĂŞtre Ă la bourre !
- Tu le fais exprès ? La rose, c'est pour la vaisselle.
C'est la jaune pour le sol.
Je me casse la tĂŞte Ă acheter deux couleurs.
Tu peux quand même retenir ça ? C'est pas compliqué !
Elle est oĂą, cette chaussure ?
Allez, bonne journée, tout le monde.
Au revoir, ma grande.
Salut, papa.
Salut, mon Lulu. À ce soir.
T'as qu'Ă mettre tes bottes.
- Si je vais chez le directeur, c'est ta faute.
- ArrĂŞte avec tes tics. On dirait une gogole. On est pas en retard.
Ah si, merde !
- Mon mot ? - Deux minutes.
Clés, téléphone, portefeuille. C'est bon.
Allez, on se dépêche. Prenez vos affaires.
Allez, Ă ce soir. Bisous !
Allez, vite, vite, vite.
Allez, chérie.
- À ce soir, maman. - Et pour mon mot ?
Merde. Dis que j'étais pas là , OK ?
Elle klaxonne.
Rire
Des voitures klaxonnent.
Alors, attends.
- Je t'aide ? - Non, c'est bon.
Je te mets la petite serviette.
AĂŻe.
- Excuse-moi. Je t'ai fait mal ? - Non, tout va bien.
- Vas-y, doucement.
VoilĂ , laisse-toi aller.
Soupir
Oh, mon Dieu.
Oh, le bonheur.
Musique douce
Fracas
Rires
Gémissements
Rire
Sonnette
Elle frappe Ă la porte.
Marylou !
Ah, t'es lĂ .
T'es venue pour le vernissage de maman ?
Non, j'avais besoin de calme.
Ici, c'est calme.
Ă€ part maman, elle est hyperactive en ce moment. Pire qu'avant.
Depuis qu'elle est avec Jean-Pierre, c'est la folie.
Elle a changé de style, non ?
- Tu me diras ce que t'en penses, mais je comprends pas l'esprit.
T'as faim ?
Tu veux du flan ? Stéphane en a encore fait.
Je sais pas ce qu'il a Ă faire du flan.
Il va bien lĂ , le meuble de Nona.
Tu trouves ?
Tu vas voir, on a bien avancé avec papa.
Tu nous aides pour la fin ?
Elle acquiesce.
- Elle est bien dans sa maison de retraite, Nona ?
Très bien.
Juju, t'étais pas là quand on l'a cherchée partout.
Je sais.
Ça fait bizarre, c'est tout.
T'as l'air fatiguée.
Je dors mal.
Je...
J'ai essayé la luminothérapie, ça marche pas bien.
Juliette et ses petites angoisses.
- Mes jambes bougent toutes seules. Je dors pas, c'est l'enfer.
- Je connais, c'est des impatiences. J'en avais enceinte.
Pourquoi t'as ça, toi ?
Je sais pas.
J'ai plus mes règles depuis un an.
- Ah bon ? - Ouais.
- T'as fait des examens ? - Ouais.
Ils vont bien trouver ce que t'as.
Cris au loin Ah, les voilĂ .
Je vais choisir mon dessin animé.
Je vais choisir.
- Non, c'est moi. T'as regardé hier.
- C'était bien, le judo ? - Oui, oui.
Papy a acheté des bonbons.
- D'accord. Tu me confonds avec une poubelle.
- Dites bonjour Ă Juliette. - Bonjour, Juliette.
Juju, viens. On va Ă la douche.
- Lulu. - Ça va ?
- Viens. - Non.
- Ça va, ma chérie ? - Viens, maman.
- T'as grandi. Je pourrai te prendre en photo pour mes dessins ?
- Tu veux une grosse ? - C'est quoi ?
- Le chat. - C'est pas un chat, mais un bœuf.
- Papy, encore un bonbon, s'il te plaît.
OK. Dis château fort.
Château fort...
En criant Château !
Encore un, si tu veux ton bonbon.
- Dis château hanté. - CHÂTEAU !
Bonjour, Juliette. Ça va ?
Je préfère un qui pique.
Très très beau, ton flan.
- Merci. Ça me fait plaisir, c'est le 1er au chocolat.
Tiens.
- T'es lĂ pour l'anniversaire de Gaby ? - Oui.
Gaby, fais tes devoirs.
Lulu, on va prendre la douche, allez.
Non, non !
ArrĂŞte de faire l'enfant mort.
- C'est quoi ? - Vous restez dîner ?
Non, non.
Frites ou nouilles ?
- Frites ! - Nouilles !
On va faire les devoirs.
Tu dois pas prendre ta douche ?
- Oh lĂ lĂ . - Papa,
on peut faire la photo modèle ? Tu m'avais promis.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? - Euh...
Tu ouvres les bras...
comme si tu faisais un câlin.
On dirait que tu tiens une bassine.
Comme si t'accueillais des enfants dans tes bras.
- Combien d'enfants ? - Trois.
- C'est quoi, l'histoire que tu illustres ?
Le bonheur, il paraît.
Je vais me débrouiller avec ça.
Et...
Maintenant, danse. Tu danses.
- Je danse ? C'est pas facile sans musique.
Danse.
- Comme ça ? - Ouais.
Comme ça. Elle rit.
- Continue. - J'ai failli me casser la figure.
C'est bien, regarde.
Grognements de plaisir
- Qu'est-ce que tu fais ça bien !
T'as de l'or dans les mains.
T'es bien ici.
Ah oui.
Je suis très bien. C'est ce que je voulais.
Je veux être une charge pour personne, surtout pas pour ton père.
Tu pourrais dire Ă Marylou
qu'elle s'occupe de mes cheveux ? Si elle a le temps,
avec ses... avec son...
Il est pas mort au moins, Stéphane ?
- Non, il est pas mort, Stéphane. Pas encore.
- Bien sûr qu'il est pas mort. M'enfin !
Complètement folle.
T'es jolie, tu sais ? Juliette rit doucement.
T'es jolie.
Tu sais au moins que t'es jolie ?
- T'as un amoureux en ce moment ? - Non.
Je me souviens de ton fiancé, Olivier.
- Tu te souviens d'Olivier ? - Il était beau !
Tu t'en souviens des autres ?
Oui.
Il y en a eu plein.
Attends, j'essaie. Dans l'ordre.
Mathieu,
Elliott...
Je pouvais pas le blairer.
Yohen,
et le grand, lĂ ...
Non, non, attends.
- Quentin ! - Oui.
- Tu m'impressionnes. - Je suis pas encore foutue.
Non, non.
- Sonnerie - Ah, c'est mon alarme.
C'est pour quoi ?
- Je sais pas, on va voir. Je m'en souviens plus.
Oh putain, ma belote ! C'est maintenant.
- Papa, tu peux sortir les tableaux, non ?
Oui, oui.
- Si tu passes une heure par carton, on va jamais s'en sortir.
On va pas tout balancer non plus.
- Vas-y, prends. Je connais pas la taille de ton appart.
On donne tous les disques ?
Oui, il y a que des vieilleries.
- Non, celui-lĂ , je le garde.
Je l'adorais. On l'écoutait tout le temps.
Ça vous dit rien ?
Il fredonne "Le Pieu L'estaque" de Marc Robine.
Juliette fredonne avec lui.
Tiens, Juju, il y a ton carton.
Léonard fredonne.
- T'as pas de cartons, toi ? - Non, j'en ai pas.
- Et cette horreur-lĂ ? On le jette ou on le donne ?
Ah non, c'est pas une horreur.
Moi, je le garde.
T'en veux pas, Marylou ?
J'ai assez de merdes Ă la maison.
- Quand je n'étais qu'un gosse, mon grand-père me disait souvent
- J'irais bien voir là -haut, si c'est notre dernière fois ici.
Elle est pas vendue, la maison.
Va voir, le locataire doit ĂŞtre lĂ .
Euh... Bon.
Papa. Euh...
Tu peux sortir les tapis, non ?
Oui, je finis avec mes disques.
OK.
- Excusez-moi.
Oui ?
- Ah. Bonjour. - Bonjour.
- Je suis la petite-fille de Simone. Je voulais savoir si je pouvais...
voir là -haut une dernière fois, si ça vous ennuie pas.
Bien sûr.
Elle va comment, Simone ?
Ça va.
Musique mélancolique
- Vous moquez pas, c'est pour mon boulot.
Je suis traducteur.
VoilĂ .
- Ils sont d'une efficacité redoutable. - Bah oui.
Tu peux prendre ça ?
Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous avez besoin d'aide ?
Non, c'est gentil. Merci.
Vous allez pouvoir occuper l'espace.
On vous laisse des meubles. Ils prennent pas tout.
- À bientôt. - À bientôt.
Au revoir.
Au revoir.
- Elle a compris, Nona, qu'on vendait sa maison ?
- On a pas le choix, Juju. C'est très cher, la maison de retraite.
MĂŞme si c'est horrible.
- Merde ! Elle est pas horrible, la maison de retraite.
Je me suis tout tapé. J'ai réglé les papiers, trouvé l'endroit.
Si vous ĂŞtes pas contents, trouvez-en une autre.
T'énerve pas.
Elle est géniale, ta maison de retraite.
C'est la vieillesse qui est horrible.
Ou la vie.
Rire
Papa, tu viens avec nous ?
- Non, laisse-moi lĂ .
Je vais aller à pied à ma séance de muscu.
Bribes de conversations
Imagine elle t'en offre un.
J'adore les titres.
Oh, ma Mimi !
Ça va, chérie ?
Oh, ma Juliette.
Ça me fait plaisir de te voir.
Alors, t'en penses quoi ?
Ouh, ouh !
La voilĂ .
Ma chérie.
Oh, ma chérie.
J'ai eu ton message qu'hier. Je suis contente de te voir.
Coucou.
T'es, t'es... T'es bien,
mais t'as maigri. T'es pâlotte.
- T'es en vacances ? - Non, je suis lĂ quelques jours.
Bravo...
Il faut pas dire bravo, houla !
C'est le geste qui compte.
De s'autoriser.
Comment ça va ? L'amour ?
- Bof, non. - Comment tu fais ?
Moi, j'ai mon Jean-Pierre.
Jean-Pierre !
Tu vas voir, il est super.
D'ailleurs, il paraît que...
votre père se cherche quelqu'une.
- Tu me racontes. - ArrĂŞte de glousser.
Je glousse pas !
- Quoi ? - T'es pas au courant ?
Gaby m'a dit qu'il s'était inscrit sur un site de rencontres.
- Il m'a rien dit. - T'es sa fille.
- Et je suis quoi ? - Toi, t'es forte. C'est pas pareil.
- Bonjour. - Très heureux.
Enchantée.
- Une artiste aussi, n'est-ce pas ? - Oh...
- Si. - Je suis illustratrice
- pour des livres pour enfants. - Formidable.
- Non, pas formidable. Non, non, non.
Tu devrais faire ce que tu veux vraiment.
Que tu...
Que tu, tu, tu... tu fasses tes œuvres
Ă toi, tes travaux personnels.
Tout le monde n'a pas besoin
de peindre des culs pour faire des choses personnelles.
T'y connais rien.
- Oui, j'ai pas de cerveau. Je fais un métier manuel.
Tu le fais très bien.
Musique grave
Respiration saccadée
HĂ©.
Bonjour.
Ça va pas ?
Ça va passer.
Vous pouvez pas rester comme ça.
Ça va mieux ?
Oui, ça va. C'est rien.
Alors, pour mademoiselle, ce sera ?
Je sais pas.
Un jus de fruits ? Un truc qui pique ?
Je sais pas.
Chaud ? Froid ?
Je...
Non.
Bah, rien.
Je me sens bĂŞte.
Non, non.
- Je suis désolée. - Mais non, ça va.
Pardon.
Je vais rentrer, c'est mieux. Merci.
Au revoir.
Au revoir.
- Je rĂŞve, elle vient d'embarquer mon parapluie.
Musique mélancolique
Elle retient un sanglot.
Soupir
Cloches d'une église
- L'hygiène d'Occident... - Faut que j'y aille.
Nous imposa de nous laver les dents
- Bonjour. Vous cherchez Pollux ? Il promène Jean-Claude.
Ah. Et puis...
- HĂ©. - HĂ©.
Il est content de te voir.
Tu m'attends, je rends la bête à sa mère.
- Ça t'embête que je le prenne en photo, pour mes dessins ?
Non. Attends.
On va faire comme ça.
Comment il s'appelle ?
- Jean-Claude.
- Ah oui. - Ouais.
- Désolée pour la dernière fois. Je suis pas tout le temps comme ça.
Non, t'inquiète.
En ce moment, il y a rien qui...
Ouais ?
C'est comme si j'étais dans...
Dans une autre dimension ?
Ouais.
J'appelle ça la dimension tragique.
Ouais, c'est ça.
Je peux en parler Ă personne, les gens me disent :
"Repose-toi, ça va passer." Mais ça passe pas.
Ma sœur appelle ça mes petites angoisses.
- Des gens sont mal à l'aise avec la dépression des autres.
Je préfère "dimension tragique".
Ça sonne mieux, hein ?
Gazouillis d'un caneton
Un petit canard !
HĂ©.
Qu'est-ce qu'il fait lĂ , lui ?
Il est trop beau.
C'est bizarre qu'il soit tout seul.
- Il est tranquille. - Hum.
Il a une crĂŞte.
J'adore tes seins.
- Tu parles. C'est plus des seins tellement ils se cassent la gueule.
Tes fesses me rendent fou.
C'est bien, t'es pas difficile.
- Si j'étais toi, je me caresserais toute la journée.
Ouais.
- T'es beau comme ça. - Ah oui ?
Oui !
- ArrĂŞte. - C'est tendre, c'est doux.
ArrĂŞte, arrĂŞte.
AĂŻe ! Putain !
Pardon.
Pardon, je déteste les guilis. J'ai horreur de ça.
Je supporte pas. Pardon.
Excuse-moi. Je t'ai fait mal ?
Pardon.
J'ai encore envie.
Mais on a plus le temps.
Je peux revenir demain.
Tu sais bien que non.
Claquement de l'élastique
Tiens, c'est pour toi.
On avait dit pas de cadeau.
On a jamais dit ça.
- Écoute, tu ferais mieux de trouver quelqu'un de disponible.
Je voulais te faire plaisir,
- c'est tout. - Ça me fait pas plaisir.
Il faut que t'y ailles.
Ils vont rentrer.
- Tu peux pas me demander de t'aimer que le mardi
et le jeudi.
- Je te demande pas de m'aimer. - Super.
Ça, tu vois, c'est pas toi qui décides.
Tu peux pas tout décider.
Il y en a marre.
- Ouais, il y en a marre. - Ouais.
Il y en a marre.
Musique triste
"L'Enlèvement au sérail" Mozart
Piaillements
Il aspire quelque chose.
Norbert ?
Norbert ?
Norbert piaille.
Tu me refais plus ça.
Petits cris
Si Juliette revient... qu'elle voit un canard tout foutu,
elle reviendra jamais. Cris
Ça, on veut pas.
C'est compris ? Petits cris
VoilĂ , chut.
Bois de l'eau, fais des choses safe.
C'est très, très bien.
Tintement de vaisselle au loin
Il toque.
J'ai fait cramer les saucisses.
Ça te dit des raviolis ?
Oui, si tu veux.
Je me voyais pas si vieux.
T'es pas vieux.
Petit rire
Les raviolis étaient périmés.
Je décongèle une pizza ?
Oui.
Documentaire animalier Ă la radio
- On fait comme d'hab, 10 cm ? - Ouais.
Je passe un coup de fil.
- Je voudrais un carré, ma mère veut pas.
- T'inquiète pas. Des fois, je coupe trop court.
Oh, c'est beau !
Musique piano et cordes mélancolique
- J'ai fait combien ? - T'as fait 6.
6 x 400.
- 6 x 4... - Ça fait 1 000, 6 x 400.
Non. 6 x 4 ?
6 x 4 = 24.
- Tu vois ? - 2 400.
- 2 400. - VoilĂ .
- 2 400. - Non, 400...
Faut faire 400 fois ?
- On est nuls ! - 2 400. 2 400.
- 6 x 4 = 24. Tu lui dois 24 000.
- 24 000 ? - Non, 2 400.
- 2 400. - 2 400.
- Après, c'est à qui ? - À moi.
- On va à la patinoire après ? - NON.
- 6. - Stéphane, on y va tous les deux ?
On va avoir l'air bĂŞte.
- T'es chez moi. - Oh non.
Tu dors pas ?
Oh !
Oh, pardon.
Je t'ai fait peur.
- Qu'est-ce que tu fais dans le noir ?
J'écoute le silence.
Les bruits de la nuit. J'aime bien.
Ta mère était tellement bruyante.
Forcément, ça a fait un vide quand elle est partie.
- Ça fait longtemps qu'elle est partie.
Oui.
Elle est mieux lĂ oĂą elle est.
Rires
Bonne nuit.
Oh, pioupiou. Norbert piaille.
Pioupiou, viens.
Juliette rit.
Tu lui as manqué.
Il faisait que de me dire : "Quand est-ce qu'elle vient ?"
- J'en avais marre. - C'est vrai ?
- Non, c'est pas vrai. J'en avais pas marre.
Je l'ai appelé Norbert Magret. Ça te va ?
On peut changer encore.
Il a bien grandi.
Tu parles, avec tout ce qu'il bouffe.
Il veut son papa.
Non, ah si. Piaillements
Il reste !
Il est dans un entre-deux, lĂ . Je vais le reprendre.
Non, il veut pas.
Tu vois ? Je t'ai pas menti.
- Oh ! - Regarde.
Il m'adore.
Je lui ai manqué.
Tiens, j'en ai plein.
Ta grand-mère me les a données.
Bon...
Ă€ Norbert.
Et Ă Simone.
Allez.
Au boulot.
Allez, Nono, coopératif, s'il te plaît.
Des grands enjeux, lĂ .
C'était une bonne coloc, Simone ?
Oh... Tranquille.
On se voyait pas beaucoup.
Juste assez pour pas trop déprimer après s'être fait plaquer.
Tu veux dessiner, toi aussi ?
Bouge pas trop, Nono. Sinon ça va être compliqué.
Je galère un peu sur le bec.
C'est parce que c'est ton 1er canard.
- C'est pas ton 1er, fais-moi voir. - Non, non !
- Chacun son dessin. - C'est comme ça.
Tu copies pas.
T'entends ça ?
Incroyable.
C'est une compétition, Norbert.
Je vais me débrouiller tout seul.
Je m'en sors pas trop mal.
J'ai fini.
Déjà ? Attends.
Je finis.
Taches, bec...
C'est bon. C'est bon.
Rire
Avec le truc derrière, incroyable.
Attends, attends.
- Quoi ? - Attends.
Si. LĂ ...
Il y a une fille qui habite là . J'étais au collège avec.
Une peste, mais une peste !
Elle se mettait avec ses copines en rond, comme ça,
et elles tournaient autour de moi.
- Comme ça ? - En criant.
- C'était un souvenir... - On lui dit bonsoir.
- Non ! Sonnette
Quand je n'étais qu'un gosse
Mon grand-père me disait souvent
Assis Ă l'ombre de son porche
En regardant passer le vent
Petit, vois-tu ce pieu de bois
Auquel nous sommes tous enchaînés
Tant qu'il sera planté comme ça
Nous n'aurons pas la liberté
Mais si nous tirons tous, il tombera
Ça ne peut pas durer comme ça
Il faut qu'il tombe, tombe, tombe
Vois-tu comme il penche dĂ©jĂ
Si je tire fort, il doit bouger
Et si tu tires à mes côtés
C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe
Et nous aurons la liberté
Petit, ça fait déjà longtemps
Que je m'y écorche les mains
Et je me dis de temps en temps
Que je me suis battu pour rien
au loin Il est toujours si fort, si lourd
La force vient Ă me manquer
Je me demande si un jour
Nous aurons bien la liberté
Mais si nous...
en hurlant tirons tous, il tombera !
Ça ne peut pas durer comme ça !
Il faut qu'il tombe, tombe, tombe
Vois-tu comment il penche déjà !
- Comme ça ? - Ouais.
Un peu plus haut, les mains. VoilĂ , super.
Accroupis-toi comme si tu ramassais un truc.
- Tu peux me couper ça ? Gaby, va t'habiller.
Pourquoi t'es en tongs ?
Pour faire le bruit de l'été.
- Et la salade ? - Papy veut des chips
- pour l'apéro. - Non. Plus petits, les concombres.
T'aurais dĂ» mentir !
- Il est encore à la cave, Stéphane ? Ah !
La table est mise ? Il acquiesce.
- C'est un fruit ou un légume, les tomates ?
J'en sais rien, je m'en fous.
- Déstresse, Marylou. - Gaby !
C'est bien. T'as mis ta chemise bleue.
Je vais aller voir la table.
Moins petit, les concombres.
- Stéphane, tu peux aller chercher Nona ? - Oui, oui.
- Je vais lui en faire de la dentelle de ses concombres.
- Je la trouve bien énervée. - Comme toujours.
Non, pas toujours.
Dis paramédical.
Je dis "para"...
Mais je dis "cal".
Je dois juste dire "cal" ?
Pas mal, essaie encore.
Je sais !
Dix cal.
Cal, cal, cal, cal, cal, cal, cal, cal, cal, cal.
Trouvé !
Ton dessin est tout abîmé !
C'est bien avec une tâche.
On dirait un tableau de Nathalie.
T'es allé voir, j'en étais sûre.
- Je suis passé devant. - Oui, c'est ça.
Oublie pas de mettre
le tableau de ta mère.
Ah oui, merde.
Elle t'en a offert un ?
Pas de bol.
Fracas
Pourquoi tu détestes Natou ?
- Elle me déteste. - Pas du tout.
En tout cas, elle en aime un autre.
Qui en aime un autre ?
Et un autre et un autre...
Et encore un autre.
Gaby, arrĂŞte.
J'espère que tu fais pas ça en classe. Que vont dire les autres ?
Gaby ! Gaby !
Je l'emmène voir un psy ?
- Fiche-lui la paix, ça va passer.
- Qu'est-ce que t'en sais ?
- Juliette en avait aussi et elle est normale.
- Je me trouve pas normale. Klaxons
Merde, les parents de Stéphane.
Rien n'est prĂŞt.
Juju, allume le four. Faut que je me change.
Pourquoi ils sont toujours en avance ?
Gaby, descends, il y a tes grands-parents.
- Marylou, je mets les petits fours au four ?
Oui, oui. J'arrive !
- Bonjour. - Bonjour.
- Vous allez bien ? - Oui, très bien.
Bonjour, bonjour.
- Ah, mon grand. - Ça va, maman ?
- Oui. - Asseyez-vous.
- Bonjour, papa. - Fiston.
Papa, va fermer la porte.
- Pas la peine, j'ai vu ton excitée de mère avec son mec.
Sois pas désagréable.
- Si j'avais voulu être désagréable, j'aurais fermé la porte.
- Juju, les petits fours, c'est bon ? - Ça chauffe.
- Faut quand mĂŞme checker. Allez, asseyez-vous.
Papa, maman,
asseyez-vous, vous serez mieux.
- Tu veux t'asseoir à table ? - Non, pas déjà .
- Bonjour, bonjour. - Bonjour.
Oh, tiens. Bonjour, Léonard.
Ça va ?
- Bonjour. - Enchanté.
Tu lui serres pas la main ?
- Je savais pas qu'il fallait venir déguisé.
- T'es très bien comme ça, en pédophile des années 80.
- Tu vas le garder longtemps, celui-lĂ ?
- Marylou m'a donné un carton avec des affaires à moi petite.
Pourquoi t'as gardé tout ça ?
Oh, tu sais...
On garde, on garde.
On s'encombre.
- Comment allez-vous ?
- Pas mal, merci. - J'ai fait des sablés.
Sans gluten, sans beurre, sans sucre, ma chérie.
- Ça va être délicieux, des sablés à rien.
- Je te débarrasse. - Marylou !
- Qu'est-ce qui se passe ?
Maman, ça va ?
- Ça va ? T'as glissé ? - Qu'est-ce que t'as fait ?
Ça va.
- Ça va ? - Oui.
- Tu tiens pas sur tes guiboles ? - T'as rien ?
Non, c'est bon.
- On ramasse alors. - Je suis désolée.
- Marche pas sur les gougères. - Qui est tombé ?
- L'assiette est pas cassée, c'est déjà ça.
Il y a pas de viande ?
- Gaby voulait un repas végétarien, mais il y a du magret de canard.
- Non, merci. - Maman, t'en veux ?
Tout Ă l'heure, quand vous avez dit
de rentrer en contact avec des esprits...
Non, ça n'a rien à voir
avec une secte.
C'est une façon d'appréhender l'univers simple et magique.
- D'accord. - Ça y est.
Nona a coupé ses oreilles.
Nous, on meurt de faim.
On a été à un stage de yoga du rire, ce matin.
Ça fait un bien fou. Je me ressers.
Tu pourrais venir une prochaine fois.
Pourquoi moi ?
- Je sais pas, ça parle aux artistes, aux êtres sensibles.
- Merci pour les autres. C'est pas trop salé ?
Non.
- Qui est mort ? - Personne.
- Miaulement et fracas - Toujours dans la musique ?
Merde, c'est trop salé.
Un peu.
- Le yoga du rire aide les gens avec des problèmes de sommeil.
Ça peut te détendre
et t'éviter les insomnies.
- Quand je suis angoissée, je mange des bananes.
Ça permet d'évacuer les tensions, c'est ce qui paraît.
Quand je suis trop speed, je cours.
Juliette n'est pas trop speed.
Non, je suis une sensible molle.
Maman, tu ronfles.
- Laisse-la. Ronflements
Maman.
- Pourquoi t'as des problèmes de sommeil ?
T'es stressée ? T'as pas d'enfants, t'as pas de...
maison Ă tenir, de prĂŞt Ă rembourser,
t'as pas de patron. C'est plutĂ´t cool, non ?
Ouais, c'est cool.
J'ai rien de tout ça. J'ai rien du tout, en fait.
Je la trouve très bonne, la béchamel.
Ta vie me fait pas rĂŞver non plus.
- T'es pas obligée d'être désagréable. - Je suis désagréable ?
- Tu demandes de l'aide, mais tu veux pas de conseil.
Le gratin est délicieux.
Très bon, délicieux.
Pour être honnête, il est salé.
Je demande rien Ă personne.
Vous me parlez de yoga, de bananes.
- Si tu demandes rien, y a pas de problème.
Y a pas de problème.
- C'est pas évident à doser, le sel, dans les gratins.
- Pas évident du tout. - Le sel, c'est difficile.
- Moi aussi, je rate Ă tous les coups
mes gratins.
- Il est dégueu, ton gratin. - Gaby !
Je vais chercher le gâteau.
N'empêche que c'est très salé.
Oui, il est dégueulasse, ce gratin.
- Je suis contente, j'avais peur qu'il soit grand.
Pourquoi tu lui offres un truc pareil ?
- Elle me l'a demandé. Je l'ai trouvé
dans le magasin de farces et attrapes.
Elle a plus l'âge de se déguiser.
Écoute !
Tu t'es déguisée en infirmière pendant si longtemps.
Ah bon ?
Fais voir ce masque.
Rire machiavélique
Tu l'as, mon tableau ?
Oui, oui, je le vois très bien.
Papy Roger, dormez pas.
- Tu me mets dans un canapé après le repas.
Nous, on est prĂŞts.
Stéphane,
souris moins crispé.
Essaie voir sans tes lunettes.
Euh... non, remets-les, en fait.
Tu la fais, ta photo ?
Gaby ?
- Souris, ma chérie. - Appuie.
Déclencheur
- C'est bon ? - C'est bon.
- Enfin. - Allez.
Alors ?
- Vous avez l'air idiots, faut la refaire.
Ah non, tant pis.
- Pourquoi t'es dans cet état ? - J'y vois pas.
- Parce que... - J'ai pas mes lunettes.
- Je voulais l'envoyer aux cousins. Ils vont croire que mon père est sénile.
- Je te parle pas de tes parents. - Pas la peine.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Fais voir.
Il y a pas Nona. Elle est oĂą, Nona ?
Papa, elle est oĂą, Nona ?
- Je vais voir en haut. - Allez voir dans le jardin.
Nona !
Ils appellent tous Nona.
Nona, t'es lĂ ?
On va voir sur la route.
- Maman ! - Vous l'avez trouvée ?
- Tu sais ce qu'on a vu ? - Quoi ?
Un grand lapin blanc.
- Nona ! - Un vrai lapin ?
- Oui, un vrai, tout blanc. - Un petit ou un grand ?
- Un grand. - Grand comment ?
Montre-moi.
Comme ça.
Un vrai lapin, quoi.
T'es fatiguée, toi.
Elle est pas à l'intérieur.
Il y a ni son manteau ni son sac.
Merde !
- Vous restez lĂ au cas oĂą elle revienne.
- Allez-y. J'attends lĂ .
On va vers l'école.
- Ça va ? - Oui, oui.
- On va au rond-point ! - OK.
Nona !
Nona !
Nona !
Nona !
Nona !
Nona, tu vas où comme ça ?
- Je rentre. Faut que je sois Ă l'heure.
On va t'accompagner.
On est sur la route, près de la chapelle.
Tu nous as fait peur.
- Ils nous couchent tĂ´t, lĂ -bas.
Comme il y a mon René...
Si je voulais l'embrasser...
T'es amoureuse.
Non !
Si.
Je comprends mieux, maintenant.
Je trouvais ça bizarre que tu partes comme ça.
- À part l'année passée avec toi, j'ai pas de bons souvenirs.
Ton grand-père est mort il y a si longtemps.
Quelle année avec moi ?
Mon petit ange.
Moi qui n'ai eu que ton père,
tout d'un coup, j'avais une petite fille Ă moi.
- Rien qu'Ă moi. - Nona.
De quoi tu parles ?
Tu ne diras rien à ton père ?
- De quoi ? - Pour mon amoureux.
Non, mais...
Pourquoi je...
Pourquoi je suis restée chez toi ?
Le temps que ta mère revienne.
Les pauvres.
On avait fait une belle fĂŞte pour tes 4 ans, tu t'en souviens ?
Moi, je m'en souviens.
- Que ma mère revienne d'où ? - Juliette !
- Voilà Léonard. - On est là , papa !
Il va m'engueuler.
Léonard est essoufflé.
- Regarde-le courir. - Ça va pas, non ?
J'ai eu peur !
Musique intrigante
Le grand-père gémit en s'étirant.
Il chantonne.
Hop ! Ouh.
Bouge pas.
Non, non !
Pas dans le carton ! Pas dans le carton !
J'arrive pas à m'échapper à cause de mes jambes.
Quoi, tes jambes ?
- Je fais des impatiences. Mes jambes bougent toutes seules.
Ça m'empêche de dormir.
Des impatiences ?
J'ai jamais entendu parler de ça.
Il faut que tu parles à ton père.
Il va te dire pourquoi t'étais chez ta grand-mère.
C'est compliqué.
On arrive pas Ă communiquer.
Même quand j'habitais seule avec lui, après le divorce.
Quand j'étais petite, je lui racontais qu'un monstre rôdait devant l'école
pour qu'il vienne me chercher de temps en temps.
Pourquoi tu lui demandais pas ?
- J'avais envie qu'il s'en rende compte tout seul.
- Je vais te chercher une bière. - Non, c'est à moi.
Musique rock
- Excusez-moi, c'est super débile,
j'ai voulu l'emmener, son père est sur scène.
Ah oui.
- Je peux vous le confier une minute ? - Oui, oui.
Musique intrigante
Ça fait du bien.
Il est trop mignon, votre garçon.
- C'est une fille. - Ah !
Ça va, mon cœur ?
- Au revoir. - Au revoir.
Au revoir.
Gazouillis
HĂ©, monsieur.
Vous avez raison, il faut se réveiller.
Tu penses que c'est judicieux d'inviter Juliette à dîner ?
Ou c'est un peu précipité ?
Gazouillis
Ouais.
Je me disais pareil.
Ouh !
Je suis contente que tu sois lĂ .
T'es plus fâchée ?
Soupir
- Qu'est-ce que tu fabriques ?
Je t'ai mis une petite graine.
Comment ça ?
- Une graine de souci, il y en avait lĂ .
- Tu m'as pas mis une graine dans la chatte ?
- Si on a une fille, on l'appellera Fleur.
T'es complètement taré !
Je vais te tuer ! Je vais te tuer ! Rires
Cris
Oh, merde ! Ça va ?
Lève-toi.
AĂŻe, attends. Doucement.
Attends. Fais voir.
Ah oui, tu saignes.
Je vais te mettre un pansement.
C'est tes enfants ?
Oui. Bouge pas. Bouge pas.
Faut pas traîner.
Ils sont sympas ?
- VoilĂ . J'ai que des pansements animaux de la ferme.
Au point oĂą j'en suis.
Sonnette
C'est ma sœur.
Fais pas de bruit.
Vas-y, sauve-toi vite. Vite, vite, vite.
- Marylou ! - Attends, fais le tour.
Pars !
Fracas
Monte à l'étage.
Je suis lĂ .
Je croyais que t'étais à la serre.
- Non, j'allais partir faire des courses.
Je vais pas te déranger longtemps.
Ça va ? T'as pas l'air bien.
Ouais, moyen.
C'est quoi, cette histoire comme quoi j'aurais vécu avec Nona ?
Elle me dit :
"Je passerai en fin d'après-midi après être allée chez ma sœur."
Un peu froid, mais bon.
Faut pas qu'on s'inquiète.
À 19h30, pour beaucoup, c'est la fin d'après-midi.
T'en penses quoi ?
Gazouillis Petit rire
Des oiseaux chantent.
T'as vraiment tout oublié ?
C'est dingue.
Tu te rappelles pas de Nicolas ?
C'est qui, Nicolas ?
C'est notre petit frère.
Quoi ?
On a eu un petit frère.
Il est mort.
Ă€ 5 mois,
dans son sommeil.
C'était quand, ça ?
Toi, t'étais toute petite.
T'avais 3 ans, 3 ans et demi.
Mais c'est pas possible.
Bah si.
Maman a sombré littéralement.
Elle est partie en maison de repos plusieurs mois et après...
Elle est pas rentrée. Elle est allée chez sa mère.
- C'est pour ça que j'ai vécu chez Nona ?
Ouais. Pour aider un peu papa.
Au début, tu rentrais les week-ends et au bout d'un moment...
J'étais chez mes copines, donc tu restais chez Nona.
Puis le temps a passé.
C'est dingue.
Puis maman est revenue.
Je rentrais au collège, je m'en rappelle.
Et puis, ils ont repris leur vie.
Pourquoi je sais pas tout ça ?
On t'a jamais rien caché.
Mais on a arrêté d'en parler.
Pourquoi on en parle pas ?
C'est pas évident.
J'en ai parlé une fois avec maman quand j'étais enceinte de Gaby.
Ils savent, tes enfants ?
Non.
Oui, non, ils savent pas.
Quand tonton est tombé malade,
ils ont inventé cette histoire de voyage.
Je sentais que c'était pas vrai.
J'imaginais des horreurs, c'était hyper angoissant.
J'avais l'impression qu'on me cachait un truc grave.
- C'était pour te protéger. T'avais des problèmes de sommeil.
Mais justement !
T'envoies pas quelqu'un chez le psy, quand tu lui dis pas ça.
- Des fois, j'aurais bien aimé être à ta place.
Qu'on me protège un peu aussi.
Même aujourd'hui, c'est comme ça.
Quand maman tombe en déprime,
c'est moi qu'elle appelle.
C'est pas toi.
Quand papa a eu sa phlébite...
- Sa quoi ? - Je me suis occupée de lui.
Mais c'est pas vrai !
- T'étais pas au courant ? - Bah non !
- De toute façon, c'était pas très grave.
J'y crois pas.
"N'en parle pas Ă Juliette."
"Faut la protéger, la pauvre petite Juliette."
"Marylou, toi, t'es forte."
Salut !
- On est là . - Vous voilà déjà .
Bon, je vais jouer.
Maman, t'es oĂą ?
- Coucou, ma chérie. Ça va ? - Ouais.
- C'était bien ? - Super.
- T'as goûté ? - Ouais, à la boulangerie.
- OĂą est Lulu ? - Parti jouer.
Attends, faut que tu m'aides.
- Quoi ? - Maman !
- Maman ! - Je suis occupée.
Je me suis inscrit sur un site.
J'ai mon identifiant...
- Juliette, il y a un fantĂ´me lĂ -haut. Viens.
Attends.
Musique mélancolique
- Tu te rappelles plus ? - "Putain de mot de passe de merde" ?
- Il est oĂą, ce fantĂ´me ? - Je l'ai vu entrer par lĂ .
FantĂ´me, fantĂ´me.
FantĂ´me !
Ouh ouh ! FantĂ´me.
Il y a rien.
Je l'ai vu rentrer !
- Ils m'ont énervé. - Ça va, chérie ?
- Salut, Léonard. - Salut.
- Ça va, ma grande ? - Ouais.
- Où est ton frère ? - Là -haut, il a vu un fantôme.
- Ah bon. T'as fait ton piano ? - Euh non.
Psst, t'es lĂ ?
T'es lĂ ?
C'est pas vrai.
Cris
- Toi aussi, tu cherches le fantĂ´me ? Rire nerveux
Est-ce qu'il est dans cette pièce ? Alors...
FantĂ´me ?
OĂą est-ce qu'il peut ĂŞtre, celui-lĂ ?
LĂ !
Faut regarder dans le placard.
- C'est trop petit. Personne peut rentrer lĂ -dedans.
Musique mélancolique
- Clique sur mot de passe oublié et tu changes de code.
Ça marche toujours pas, Marylou.
- Ah bon ? - Merci, tu m'as bien aidé.
Je vais tout recommencer. Alors...
Fais ce que je t'ai dit, tu vas voir.
- Ça va, chérie ? - Oui, oui.
- Faut regarder dans le placard, il est grand.
- Vas-y.
Il y a rien, chéri. Allez, on descend.
- Peut-être que j'ai rêvé.
Cris de peur
Oh !
- Ça va là -haut ?
- Qu'est-ce qui se passe ? - Dépêche-toi ! Vite !
Il y a vraiment quelqu'un caché là -haut !
Un type sous le bureau de Gaby.
Je vais voir.
Non, papa. N'y va pas !
Appelle les flics !
- Attendez, c'est pas grave. - Marylou, appelle les flics !
Papa, appelle les gendarmes.
- Je les appelle. Stéphane, tu veux que je monte ?
Marylou, ça va ?
Il y a personne.
Je sais pas.
Il y a rien, j'ai rien trouvé.
Les gendarmes arrivent.
Va les attendre dehors.
J'ai trouvé ça.
Fais voir.
Marylou, c'est Ă nous ?
Marylou, ça va pas ?
Le fantĂ´me !
Fracas
C'est qui ?
T'es qui, toi ? T'es qui ? Montre ton visage !
- Marylou ! - Allez !
Marylou, Marylou !
- Laisse-le partir, Stéphane.
Posez votre râteau, monsieur.
C'est qui ?
Posez le râteau.
T'es blessé ?
C'est qui ?
C'est qui ?
HĂ©, Juliette !
Écoute, j'ai fini... J'ai fini
tout le pétillant de Simone sans faire exprès.
Je vais au Cocon.
VoilĂ . Rejoins-moi. Si t'as envie, tu viens.
- Papou, il était gentil ou méchant, le fantôme ?
C'était pas un fantôme, idiot.
C'était un voleur ?
Il va aller en prison ?
C'est rien. C'est...
Maman a voulu faire une blague Ă papa.
Ça ne l'a pas fait rire.
- T'es jamais contente, t'es jamais heureuse.
Tu m'infantilises en permanence !
Je sais pas comment faire.
- J'en ai marre. - Tu m'aimes encore ?
Oui, mais... Je sais pas comment faire
pour qu'on se retrouve comme avant. Je sais plus.
J'ai encore du désir pour toi.
- C'est pas contre toi, c'est juste que...
Je sais pas, on est une famille. C'est pas sexy de coucher
avec un membre de sa famille.
- T'es dingue. Tu veux que je me déguise, c'est ça ?
Comment on fait, Stéphane ?
Comment ils font, les autres ?
Toi, il faut que je te présente Nono.
C'est mon nouveau copain.
Il est numéro 2, derrière toi.
C'est un bon gars.
Oh, attends.
- Raconte-moi ce qui va pas, Pollux.
- Ça va. - Non, ça va pas. Je le vois.
Ça va.
- Ça va aller. - Allez, viens.
Viens, mon Jean-Claude. On le laisse tranquille.
Moi aussi, je m'en vais.
- Je bois des petits coups donc je suis Ă ta disposition ?
Ta femme en pense quoi ?
Parle pas de ma femme !
- Tu la laisses tranquille. - Ah ouais ?
Cri
- Qu'est-ce qui se passe ? Ça va ?
Ça va ? T'as mal ?
Pauvre mec, va ! Va te faire cuire le cul,
connard !
Attends, attends.
Oh lĂ lĂ .
Ça va aller, tu vas voir.
- T'en mets beaucoup, lĂ . - Non, laisse-moi faire.
Hop.
- Hop lĂ ! - Ah ouais.
- Bouge pas. VoilĂ , lĂ , on est bien. Hop lĂ .
Oh lĂ lĂ .
Ça va là , t'as pas mal ?
Clapotis de la pluie
Oh, mon Pollux.
Des oiseaux gazouillent.
Ça va ?
T'as réussi à dormir un peu ?
- J'ai l'impression d'ĂŞtre dans une autre dimension.
Je comprends.
Ça fait 1 000 ans qu'on a pas dormi dans la même chambre.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Faut que je me grouille.
Tu vas oĂą ?
Je suis en retard.
- Non, pars pas comme ça. Prends un café.
J'ai pas le temps.
Marlène ?
Gazouillis du caneton
Non, non !
- Malou ? Je peux te dire un truc
sans que tu hurles ou...
Quoi ?
- Est-ce que c'est pas une bonne chose ?
Une bonne chose ?
Que je me retrouve seule avec 2 gosses ?
- Super, Mimi ! - T'es pas obligée de tout sacrifier
- pour tes enfants. - Qu'est-ce que t'en sais ?
- T'en as pas. - OK.
J'ai pas d'enfants, mais tes gamins, une maman joyeuse,
c'est ce qu'il leur faut.
Je suis d'accord.
Ça suffit, les jérémiades.
Faut manger et reprendre des forces.
- Il a fait une quiche. - J'ai fait mes calculs,
avec mes économies, je peux t'aider pour ta formation.
Quelle formation ?
- Elle veut faire fleuriste. - Mais non !
- C'est super ! - Génial !
- C'est canon. - Ça t'irait hyper bien.
- Je la vois. - Tu peux t'installer
chez Nona le temps de vendre la maison.
Elle se vendra pas en 10 min.
T'auras que les charges Ă payer
et le locataire est sympa.
- Viens chez moi. - Ça va pas ?
Je vais pas prendre le peu de sous que t'as.
Je pourrais pas te rembourser.
- Et alors ? Je vais faire quoi de ce pognon ?
Prends-le ou je le refile aux Joyeux Boulistes.
- T'es timbré. - Je peux te payer des études.
T'es partie si tĂ´t, j'ai rien pu te payer.
Tu t'en foutais que je m'en aille.
- T'aurais voulu que je t'empĂŞche de te marier ?
C'est nouveau, ça.
Ça va être de ma faute.
- Tu te foutais de ce qu'on faisait, hein Juju ?
Mais pas du tout.
- Je respectais tes choix. - Ah bon ?
Et maintenant, tu les respectes plus ?
- J'ai l'impression que t'es pas heureuse.
Oui, t'as remarqué ça, toi.
- Prends le chèque et arrête de m'emmerder.
Eh bah merci.
Oui, bah de rien.
Rires étranglés
Le portail grince.
Il se referme.
- T'as eu mon message ? - Ouais.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il savait pas pour les voitures.
C'est lui, lĂ ?
Ouais.
Tu m'aides ?
Soupir
C'est quoi, ta blessure ?
Je me suis cogné.
- T-t-t-t-t... T'as quoi dans la tĂŞte ?
Tu pouvais pas faire attention ? Tu devais le ramener chez toi ?
Vous allez faire quoi ?
T'as pensé à Stéphane ? Et toi, surtout ?
Tu peux pas vivre toute seule.
T'as pas les moyens financiers de vivre seule. Et les enfants ?
Stop, la Gestapo !
J'en sais rien. Ça va pas se régler en cinq minutes.
Merde, t'es mal placée pour parler.
J'ai jamais trompé votre père.
- T'es partie. Après le divorce, t'étais plus là .
Je supportais plus la vie avec lui.
Je devais sauver ma peau.
Vraiment.
- C'était une question de vie... - La religieuse.
C'est moi.
Merci.
La tatin.
C'est moi, merci.
- Et la framboise. - Merci.
- Vous étiez grandes quand je suis partie.
T'étais tout le temps chez Stéphane, t'avais 13 ans.
Je refuse de culpabiliser.
Je vous ai traumatisées tant que ça ?
- De toute façon, c'est inévitable. Les parents traumatisent
- leurs enfants. - Oui.
Ainsi naissent les grands artistes.
- Moi, c'est raté. T'as foiré mon traumatisme.
- Tes enfants ont une chance. - Ouais, artistes
ou tueurs en série de femmes adultères.
Ils seront célèbres.
- T'étais quand même heureuse avec papa.
Oui.
C'est un homme merveilleux, un homme...
profondément gentil.
Hyper sensible.
On a eu des belles années.
J'ai aimé la vie d'avant.
Avant Nicolas ?
On parle de Nicolas ?
Je sais pas.
Il était très beau.
Tu voulais tout le temps le prendre dans les bras.
Tu le tenais contre toi. C'était adorable.
Un grand bébé
qui tient un tout petit bébé.
Et puis voilĂ .
Tu me fais goûter ta religieuse ?
Ouais.
Non, mais coupe.
Qui veut de ma tatin ?
OK.
Allez, allez, allez.
Tiens.
Donne-moi le chapeau.
Je l'ai bouffé.
Maman !
Mon chéri.
Oh, mon amour.
- Ça va ? - Oui.
Coucou, Gaby. Ça va, ma chérie ?
Ça doit être quelque part par là .
- Maman, qu'est-ce qu'on fait ?
Attends, attends.
Vous allez voir, deux secondes. Il faut que je trouve.
C'est qui ?
C'est Nicolas.
Nicolas, c'est mon petit frère.
Ă€ moi et Juliette.
C'est le fils de Papou et Natou.
C'est votre oncle.
Il est mort quand il était bébé. C'est une histoire affreuse.
C'était il y a longtemps, mais il faut pas l'oublier.
De quoi il est mort ?
La mort subite du nourrisson.
T'as un bébé...
Il est en bonne santé, il va bien.
Tu le couches pour la sieste et quand tu reviens,
il est mort comme ça.
C'est horrible.
Oui, c'est l'horreur.
Musique mélancolique
Tu rentres pas ?
T'es belle avec ta mèche comme ça.
Attention, je suis lĂ .
Putain, tu m'as fait peur.
Tu dors pas ?
Toi non plus, visiblement.
Elle soupire.
Oh non.
Tu sais que Juliette avait oublié Nicolas ?
Ça ne m'étonne pas.
- Ça serait bien que t'en parles avec elle.
Tu penses souvent Ă lui ?
Tous les jours.
C'est mon fils.
Mon petit garçon.
- Papa ! - Oh merde.
Ça va pas mieux, moi.
Vous avez pas vu mes chaussures ?
Faut que je sois au boulot dans 10 min.
- Tu me coupes les cheveux ce soir ? - J'y vais en chaussons.
Je fais des courses pour le dîner ?
OK.
Mince, pardon. Excuse-moi.
Ă€ ce soir. Oh, merde !
Allez, bonne journée !
Rires étouffés
J'ai pris mes billets pour demain.
Ah oui ?
Il faut bien que je rentre.
Respiration difficile
- Qu'est-ce que t'as ?
Juliette !
Juliette.
- Ça va ? - C'est une baisse de tension.
Ça t'arrive souvent ?
C'est parce que je dors pas bien.
Ça va mieux ?
C'est vrai que ça fait du bien.
Ça fait du bien au dos.
C'est passé.
Je peux te demander un service ?
Tu peux aller dans la chambre de droite,
s'il te plaît ?
J'y suis.
- Tu peux me faire écouter les bruits de la pièce ?
Le parquet grince.
Ça me rappelle rien.
Exclamation C'était quoi, ça ?
L'interrupteur.
Tu peux le faire encore ?
Encore.
Il rallume l'interrupteur.
Encore.
Encore.
Encore.
Encore.
Gazouillis des oiseaux
T'es belle.
- Moi ? - Oui.
Tu vois ce que je vois ?
- Il est pas dégueu, hein ? - Non.
- Qu'est-ce qu'on rit.
- On frappe. - Juju ?
Soupir ému
Le vent souffle.
Gazouillis des oiseaux
Tu fumes, toi ?
Oui, j'essaie.
Il toussote.
- Tu veux rentrer Ă la maison ? - Non.
Je suis désolée.
Tu vas faire quoi ?
Tu vas aller avec l'autre ?
Je vais m'occuper de moi.
Je vais être la femme, la mère de personne.
La fille de personne. Je veux faire ce que je veux.
Tu vas t'emmerder.
J'ai envie d'essayer.
Puis après, on verra.
- Je serai peut-ĂŞtre plus lĂ .
Je prends le risque.
J'ai plus le choix, j'arrive plus Ă respirer.
Lui, il t'aide Ă respirer ?
Tu vas le revoir ?
Tu me brises le cœur, tu sais.
Gémissements de douleur
- Qu'est-ce qui se passe ?
Je sais pas...
Oh, j'ai mes règles !
C'est super !
- Ouais. - Super.
C'est ton corps qui fonctionne, c'est bien.
Elle souffle. Respire, respire.
Il y a un mot en arabe
qui désigne un parent qui a perdu son enfant.
C'est "taklan".
"Thakil".
"Thakila"
pour une femme.
"Thakila".
"Taklan".
- "Taklan". - "Taklun", non.
- "Taklan". - "Taklan".
- "Taklan". - "Taklan".
- "Taklan". - Oui.
- "Thakil... thakila". - "Thakila".
"Thakila".
Rire
Il part quand, ton train ?
Dans deux heures.
Peut-ĂŞtre que tu pourrais venir me voir ?
Rires
Elle fredonne "Le Pieu L'estaque" de Marc Robine.
Musique douce
Sanglot
Sanglots
- Papa, laisse-la ! Tu vas tout casser.
Faut regarder comment ça se passe !
- Maman, tu peux venir ? La voiture de Marylou démarre pas.
On est chez papa. J'ai mon train dans 30 min.
Il doit plus y avoir de batterie.
Merci beaucoup.
T'y connais rien, t'en sais quoi ?
- ArrĂŞtez de gueuler, maman vient nous chercher.
- On est sauvés. - Super.
Oh lĂ lĂ , tu roules trop vite.
T'aurais pu me laisser le volant, c'est ma voiture.
- Tu conduis trop mal. - Moi, je conduis mal.
- Où est ton hippy ? - Je l'ai lourdé.
J'ai rencontré Mario, il vit dans une grotte.
- Tu te tapes tous les dingues de la région.
Au moins, je me tape quelqu'un.
- Peut-ĂŞtre que j'ai un rendez-vous.
- Je le crie pas sur tous les toits. - La pauvre femme.
T'as touché personne depuis 20 ans, tu sais plus faire.
- Pourquoi ? Tu veux m'apprendre des trucs ?
- Tu veux ? Tu veux que je t'apprenne des trucs ?
Vas-y, t'as peur. T'as peur.
Ça suffit. On vous dérange pas ?
Rires
Stop, stop. Le prochain qui glousse, je le vire.
Elle glousse, elle vire.
- Non, il glousse, il vire. C'est ma voiture.
Allez, on y va. Faut se grouiller.
- HĂ© ! - Merde, maman. Pardon.
Descends. Tu fous quoi, papa ?
J'y arrive pas.
- Pousse le siège. - Il est poussé.
- Pousse-le mieux. - C'est ma chaussure.
- Tu le fais exprès ? - Bien sûr qu'il le fait exprès.
Allez, faut qu'on coure !
- Juliette, donne-moi ta valise. - Ça va.
- Donne-moi ta valise ! - Non !
- On aurait pu s'en douter, ils sont jamais Ă l'heure.
Pleurs
- Ça va ? - Ouais.
- Tu pleures ? - Non.
Elle pleure ?
C'est un chagrin d'amour ?
Tout de suite, obsédée.
- C'est parce que j'ai crié ? - Non.
Non, je sais pas, c'est...
C'est la vie, le départ.
- Le canard. - Le canard ?
- Quel canard ? - Un vrai canard ?
- On a adopté un canard avec un copain, il est mort.
Moi aussi, j'avais un canard, petit.
Mon père l'a tué et on l'a mangé pour Noël.
T'es con, pourquoi tu lui dis ça ?
- Elle rit ? - Qu'est-ce qu'il faut faire ?
- Deux semaines chez toi et elle devient débile.
C'était bien de te voir.
- Faut que tu viennes plus souvent, ma grande.
- Vas-y, monte dans le train.
Il va partir sans toi.
Sifflet
Merci pour la photo.
On est arrivés.
Claquement
Musique légère interprétée par Bertrand Belin
Dans ton cœur
Dans ton cœur
Il y a quelque chose
Qui monte, qui monte
Qui monte, qui monte
Qui monte, qui monte
Dans mon cœur
Dans mon cœur aussi
Il y a quelque chose
Qui monte, qui monte
Qui monte, qui monte
Dans ton cœur
Dans mon cœur
Qui monte, qui monte
Qui monte, qui monte
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