All language subtitles for Saints . Sinners (2023)fre

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Original subtitles

Les voilà.

Faut y aller, les gars.

Y a des mômes.

Arrête de l'embêter, Patrick.

Manquait plus que ça.

Ramasse.

Demande pardon à ton frère.

Tu choisis mal ton jour.

C'est pas moi.

On est déjà en retard.

Allez, putain !

Laissez tout ça !

Bougez de là !

Monte.

Fonce !

Allez !

Putain !

Ralentis, merde !

T'es vraiment tordu, Finbar.

Quoi, Vinny ?

Je vois clair dans ton jeu.

Comment je fais si je les vois pas ? Remets-les devant.

Y a du vent, j'entends rien.

Ben voyons, cause toujours.

Si tu insinues que je triche, M. O'Shea,

je le prendrai mal.

Si on parie, faut que ce soit équitable.

Tu vas geindre toute la journée,

ou tu vas tirer et perdre,

comme d'habitude ?

Ta gueule.

Allez, vas-y.

T'es un vieux con sournois.

Merci.

Tu me dépouilles, salopard.

T'as fait quoi, aujourd'hui ?

À part nourrir ton chat

et refaire le monde avec Gulliver et les Lilliputiens ?

J'ai fini Les Voyages de Gulliver, je suis passé à M. Dostoïevski,

un écrivain russe.

Inconnu au bataillon.

Je préfère Agatha Christie.

On va où ?

J'ai une mission officielle.

Mme Bailey est venue me trouver.

Paraît que le panneau d'entrée de la ville a disparu.

Tu vas voir ce que c'est, un vrai boulot.

Quel travail de sagouin.

Bordeaux.

Bourgogne.

Bourgogne ?

Oui, bourgogne.

Un cinglé a joué au con et a perdu le contrôle de sa caisse.

Ou un poivrot.

Sûrement pas une lumière.

Tu vas partir à la recherche d'un fou furieux ?

Ça devrait être réglé avant le dîner.

Je sens tes yeux derrière ma tête.

Rita,

je parie

qu'Adam aurait échangé son Eve contre toi

s'il avait vu ton jardin.

Mieux vaut avoir un passe-temps.

Ça va égayer ta maison.

Pour le centre de table.

Tu le saurais, si tu avais accepté

mes invitations à dîner.

Brendan tient le coup ?

Il est trop mal en point pour s'en remettre.

Avec une belle jeune femme comme toi,

il va s'accrocher.

L'explosion a fait six morts, dont trois enfants.

L'IRA serait derrière l'attentat, même s'il n'a pas été revendiqué.

Quiconque aurait des informations est prié de se manifester.

Silence, s'il vous plaît.

Il y aurait tant à dire sur la personne suivante.

Il a tant fait pour cette ville.

Il est bourré de talents et d'ailleurs,

avec un peu d'encouragement, il nous régalera

peut-être ce soir.

Bart McGuiness, tu nous chantes une chanson ?

Me dites pas que vous voulez entendre un vieux chanter.

Ma propre descendance porte des boules Quies.

Paie ta tournée !

J'aimerais tant être

À Carrickfergus

Mais pour les nuits à Ballygrant

Je traverserais à la nage

L'océan le plus profond

Pour retrouver mon amour

Allez, sors de là.

Autant me buter ici, ça nous évitera des efforts inutiles.

Continue, sur ta gauche.

Ici, ça ira.

Deux pas sur ta droite.

Creuse.

On est où ?

Si je dois passer l'éternité ici,

je préfère savoir où je suis.

À Donegal.

Donegal, à l'autre bout du pays.

Le comté oublié.

C'est cohérent.

C'est ton gagne-pain ?

T'as assez creusé, sors de là.

À genoux.

Bon sang.

Tous ces arbres...

T'as pas chômé.

À genoux.

Mains derrière la tête.

T'as une minute.

Dis ce qui te chante, implore si tu veux,

ça changera rien.

Je vais pas implorer.

Je savais que ça arriverait.

Mais je pensais que ce serait plus tôt.

C'était dans une autre vie.

J'étais du genre violent,

quand j'étais jeune.

J'ai tué plus souvent qu'à mon tour.

Je savais qu'il n'y avait pas...

de retour en arrière possible,

après ce que j'avais fait.

Mais un jour, j'ai décidé...

que le peu d'âme flétrie qui me restait

ne devait pas être gâchée.

J'ai décidé de...

tourner la page de mon passé sombre,

de m'intégrer dans la communauté.

J'ai fait ce que j'ai pu pour mes proches.

C'est ici que ça se termine,

pour les gens comme nous.

Sur un lopin de terre venteux et marécageux.

Essaie de faire du bien

avant de te retrouver ici.

Le temps file.

Mes jours sont comptés

Venez tous, vous, les jeunes

Et allongez-moi sur le sol

Des pépins, Kev ?

Non, aucun.

Vous êtes pédé, Robert ?

Votre musique le laisse entendre.

T'es débile, Kev ?

Tes pompes le laissent entendre.

T'as dû laisser un sacré bazar, là-bas.

Il est excellent, ce 45 tours des Moody Blues.

Je vous l'emprunte.

Le vice propulse les faibles vers une mort prématurée.

C'est de qui ?

Yeats ?

Ma mère.

Qui est-ce ?

Ce n'est que moi, Mme McQue.

Finbar, comment vas-tu ?

Robbie m'a dit que tu venais. J'ai fait tes scones préférés.

À la cerise ?

Je croyais que c'était au raisin sec.

Au raisin sec. Vous me connaissez si bien.

Je me disais bien.

Tu repartiras avec ?

Tu repars toujours avec.

Bien le bonjour, mes petits chéris.

Ils sont chauds ?

Tes manières.

La voilà,

la main la plus rapide de l'Ouest.

On voit que c'est un petit gars de Dublin.

Les gamins d'aujourd'hui...

Comment va ?

Et toi ?

Merci.

C'est nouveau ?

Les O'Reilly avaient une dette, je me suis servi.

C'est l'œuvre d'un Mexicain.

Très en vogue en Amérique, apparemment.

Il vaut bien plus que ce qui m'était dû.

Dommage que tu puisses pas le revendre à son propriétaire.

Ouvre l'œil.

J'aurai un boulot dans la semaine.

Donne-le à Kev.

Le boulot.

Donne-les-lui tous.

Je cogite pas mal, en ce moment.

Toute ma vie, j'ai enchaîné les mauvais choix,

et depuis que Margaret n'est plus là...

C'est que...

je vaux plus que ça, j'aimerais le montrer.

Et...

qu'est-ce que tu veux tant montrer ?

Tu sais rien faire d'autre.

Je pourrais aménager un jardin.

Un jardin ?

Et donc...

tu me lâches ?

Tu me laisses avec cet imbécile ?

Merci.

Je vais te manquer ?

Autant qu'un trou dans la tête.

Des graines, tu dis ?

C'est ça, Pat.

C'est pas ton genre.

En effet.

T'es sûr, des graines ?

Bon sang, t'en as ou bien ?

Alors...

j'ai...

des fèves, du chou,

des carottes et aussi d'autres trucs.

Moi aussi, je pourrais me faire un jardin.

Un peu de coquelicots.

Et de la verge d'or,

comme ce parterre jaune que tu as.

C'est de la mauvaise herbe, Finbar.

J'en savais rien.

Il me faudrait un prof.

C'est mangeable ?

Je sais pas ce que je préfère. Le repas ou la compagnie.

Ta femme cuisinait bien ?

Margaret, c'est ça ?

Excuse-moi.

T'en fais pas.

Ça faisait un bail que j'avais pas entendu son prénom.

Margaret.

Elle expérimentait tout le temps.

Elle avait préparé un gâteau, il y a longtemps.

Elle avait mis des pommes et des noix dans la pâte,

et saupoudré un peu de cannelle.

- Jamais mangé un truc pareil. - Ça donne envie.

Non, c'était infect.

Je me répète,

j'avais jamais mangé un truc pareil.

Heureusement, ça s'est jamais reproduit.

C'était à Dublin ?

Oui, c'est ça.

Je passais devant la librairie où elle travaillait,

en me rendant à l'usine.

Qu'elle aimait les livres !

Je suis devenu accro.

J'aurais aimé la connaître.

Elle était trop bien pour moi. Comme toi.

Je reviens.

Ça va, Moya ?

Attention si tu mets un appât,

la ligne pourrait t'entailler la paume.

Tiens.

Mets ça.

Voilà, c'est bien.

Tu voudrais pêcher quoi ?

Un poisson rouge ?

Tu le ramènes et tu l'appelles Bubulle ?

Un poisson, ça tient pas à toi.

Papa disait de pas s'occuper de ceux qui tiennent pas à toi.

C'est vrai.

Je dois rapporter un poisson pour le dîner.

T'as fait une touche.

Donne du mou, allez.

Moya, c'est pas grave.

VOUS ÊTES LÀ. QUE DIEU VOUS AIDE !

Salut, Pat.

Salut, Sinéad.

Finbar !

Je m'attendais pas à te voir, avec ce monde.

- Catherine. - Finbar.

Il est mal luné.

Ce vieux bougre ? Impossible.

Si, le seul soir où je sors.

Une pinte pour le grincheux.

Et un Babycham pour sa malheureuse épouse.

Et un petit Black Bush.

Tu flambes avec tes biftons.

Échanger des bouquins, ça rapporte ?

Tant que je pourrai te plumer, je m'en sortirai.

T'as attrapé ton chauffard ?

Penses-tu.

C'était pas une journée très productive.

Mais je l'aurai.

J'en suis sûr.

De l'eau, s'il vous plaît.

C'était beau, jeune homme.

Merci, mon ami.

C'est un air vieux comme le monde, mais il a toujours son public.

Vous dites ça, "vieux comme le monde" ?

- On appelle ça une gigue. - Bien sûr !

Merci.

Qu'est-ce qui t'amène ici ?

Il y a longtemps, un Irlandais est venu dans mon village.

Il a joué le plus beau morceau que j'aie jamais entendu.

Il est parti avant que je l'apprenne. Il fallait que je vienne.

Tu n'as pas le mal du pays ?

La guerre me manque pas.

Le sang non plus.

J'ai vu ta Moya sur le pont. Elle pêchait pour le dîner.

Ça lui ressemble bien.

Elle est très indépendante.

On fait que se croiser, avec mes horaires de dingue.

La gronde pas trop.

Comment ça ?

Les commissions sont tombées dans la rivière.

Hein ?

C'est ma faute. Je l'ai déconcentrée.

D'accord, merci de m'avoir prévenue.

- Mes pieds ! - J'ai perdu la main.

Je connais ce regard.

Où est-ce que tu vas ?

Me dis pas que tu t'enfuis à cause du cageot.

J'ai dit à ta mère que c'était ma faute.

Tu vas lui manquer affreusement,

elle, coincée ici toute seule,

et toi chevauchant dans les plaines.

Tu es bien courageuse,

vu que les chevaux détestent l'obscurité.

Et qu'ils ont la frousse des terriers de lapins

et des lapins.

Mieux vaut te sauver dans la journée,

pour pas tomber sur des trucs auxquels tu t'attends pas.

Mais c'est à toi de voir. C'est toi, la cheffe.

Vous êtes encore dans le mobile home ?

Oui.

Maman dit que la maison sera jamais terminée.

Tu peux y aller.

Quoi ?

Tu peux y aller.

Un gentleman raccompagne la dame jusqu'à sa porte.

C'est bon !

C'est quoi, ce bordel ?

T'étais où ? J'ai la dalle.

C'est qui ?

Un gentleman.

Comme ton tonton Curtis, alors ?

T'es pas mon oncle.

Fais pas ton insolente. T'entends ?

Les femmes...

Quelle plaie.

Tiens, c'est le retour du vadrouilleur.

Pas trop tôt.

J'ai fait au plus vite.

Tu te fous de moi ?

- Des pommes ? - On m'a filé que ça.

Deux heures pour rapporter des pommes.

C'est quoi, ton problème ?

Ferme-la, putain !

Ce crétin est vraiment ton frangin ? Vous avez pas le même accent.

C'est pas tes oignons.

Qu'est-ce que tu fichais ?

J'attendais Moya au mobile home.

C'est pas la peine de traîner dehors.

Tu récupères ce qu'il nous faut et tu reviens. Pigé ?

Toc toc.

Bon sang, Finbar. Enfin...

merci.

Attention, c'est lourd.

- Une tasse de thé ? - Non merci. Ça va.

Ça va, Moya ?

Tu caches quoi, là ?

Je cache rien.

Je demande à ta mère ?

Non, s'il te plaît. Lui dis rien.

Montre.

Allez, montre.

Où t'as trouvé ça ?

Ton oncle te l'a donnée ?

C'est pas mon oncle.

Pourquoi il t'a donné ça ?

Est-ce que c'est lié...

à tes bleus ?

Moya.

Est-ce qu'il s'est passé quelque chose

dont tu ne veux pas me parler ?

Hé, Moya ?

C'est le retour du gentleman ?

Bonjour, Sinéad.

Bonjour, Moya !

Tu dragues quand même pas Sinéad ? Elle est trop jeune pour toi.

Ferme-la, Curtis.

L'écoute pas, c'est un con.

C'est interdit de papoter

avec les gens du coin ?

Tout roule.

Pas vrai, grand gaillard ?

Parfait.

Se baigner à poil, ça creuse.

Prends ça et tire-toi.

J'en rapporterai après le boulot.

Je deviens dingue, là-bas.

J'ai envie de voir des gens, c'est normal.

Putain.

À plus, princesse !

Un vieil ami ?

On choisit ses amis,

pas sa belle-famille.

Mon frère a épousé sa sœur.

Il a vite été buté.

J'ai hâte qu'il se casse.

T'as pas dit que tu raccrochais ?

Règle-lui son compte, à ce connard. Je paierai.

T'es pas fou ?

Un gars d'ici ?

Tu veux que les flics débarquent ?

Ce guignol est pas d'ici.

C'est un nouveau venu, Curtis June.

Je m'en fous.

Pas sur notre territoire.

En plus,

il est peut-être de l'IRA.

Ils te colleraient au cul toute ta vie.

On le laisse faire du mal à cette gamine ?

- Tu sais pas ce qu'il a fait. - Si.

Je l'ai vu dans les yeux de Moya. Et ça, c'est pour qu'elle la boucle.

Bon sang, c'est qu'une gamine.

Dénonce-le, t'auras la conscience tranquille.

Elle dira jamais rien, il lui a foutu les jetons.

Il s'arrêtera pas, il continuera avec d'autres.

J'ai dit que j'arrêtais de tuer,

mais là, c'est différent.

Je veux pas être mêlé à ça.

Sans moi.

Tu promènes tes godasses ?

T'as retrouvé ta langue ?

Quand j'ai fini d'écouter.

Je vais voir Sinéad. Je te dépose ?

T'es en vacances ?

En vacances ? Tu parles.

Je pourrais me faire bronzer à Majorque, mais non.

C'est tellement mieux de se retrouver au trou du cul du monde.

Y a des cigarettes, sers-toi.

Les allumettes sont par terre.

On reconnaît jamais la route sur le chemin du retour.

Ces collines ont été construites par des géants.

Ah ouais ?

Avant, ce pays était gouverné

par des Fomoires.

Des demi-dieux marins.

Ils auraient asservi la terre et mangé les enfants.

Et moi, tout ce que j'y fais, c'est du tir.

T'es un chasseur ?

Si tirer sur des boîtes de conserve et des lièvres, c'est chasser,

alors oui, je suis un excellent chasseur.

Avec quelle arme ?

Carabine à canon lisse,

A.H. Fox.

Pour Teddy Roosevelt, c'était la meilleure au monde.

Tu veux la voir ?

J'avais une Remington calibre 17

avant d'avoir ce petit bijou.

Elle était moins classe.

Elle était moins...

canon.

Elle est belle, hein ?

Tu veux la tenir ?

Merde...

Putain.

Je t'ai fait quoi ?

La petite Moya, enfoiré.

Putain de merde.

Je vais partir, tu me reverras jamais.

Putain de merde.

Toi...

t'es mort !

Enfoiré.

Un vrai Jesse Owens rouquin, ce type.

Pourquoi il avait un couteau ?

C'est courant, chez les jeunes ?

Je fais plus vraiment partie de cette catégorie.

Qu'est-ce que tu fais là ?

Robert m'a demandé de te surveiller.

Ah oui ?

Dans ce cas...

J'aime le bingo.

Wright en organise un ce soir.

Tu vas payer mes paris.

Et une petite pinte ou deux.

Je te dirai rien de plus Alors, à genoux

Putain.

Je comprends pourquoi ils geignent autant.

Une fois, y avait ce type

qui creusait.

Il savait...

que quand il s'arrêterait, ça serait fini.

Terminus.

Alors, il s'est pas arrêté.

Le trou devait faire près de 3 m à la fin.

Ses ampoules, on aurait dit des prunes.

Un peu plus, il arrivait en Chine.

Moi, je me marrais. C'était quelque chose.

Tout ça, c'est de la blague, pour toi.

Ce métier.

Comme disait mon père,

fais un boulot qui te plaît.

Le prochain,

caché dans les bois, le 53.

Tiens, Finbar.

Cadeau, pour hier.

Fallait pas, Sinéad.

Je peux en avoir une ?

T'es pas interdit de séjour, toi ?

Quel tempérament de feu.

J'en ai buté une du même style.

Une femme ?

Elles sont plus...

calmes que les gars,

tu trouves pas ?

Plus dignes face à la mort.

Quoi ?

T'as jamais...

Y a suffisamment d'hommes cruels.

Pour ça, elle était cruelle.

Elle faisait vraiment peur.

Pleurer l'a adoucie.

Bingo !

Putain de merde.

T'es un peu détraqué, non ?

Tu peux parler.

Moi, ça met du beurre dans les épinards.

Mais pour avoir ton palmarès,

faut être un psychopathe.

Écoute-moi, petite merde.

Tuer, c'est pas une plaisanterie.

Et j'arrête pour de bon.

Mais si j'apprends que tu te moques des larmes d'un mourant,

je t'éclate la gueule.

T'as tué combien de personnes, en tout ?

Allez, Curtis...

Conan s'impatiente.

Le jour où ils ont assassiné notre père,

Curtis jouait au foot chez les benjamins.

Ils étaient pas mal, les petits cons.

Je suis allée le chercher et je lui ai tout raconté.

Il est resté là, à me regarder,

il comprenait rien.

Il habitait à Belfast et moi, j'étais ici avec maman.

Sa vie a été chamboulée.

Je lui ai promis que je serais toujours là pour lui.

Conan dit qu'il faut se tirer.

Aller en France ou ailleurs.

Pas sans mon frère.

Il a dû rester au pub,

à picoler.

Tu le connais.

À moins d'être devenu invisible,

évidemment qu'il a pas passé la nuit au pub !

Tu me prends pour une conne ?

On ira nulle part sans Curtis.

Il s'est barré. Il a dû rentrer au pays.

Il est mort, s'il rentre. Et nous aussi.

Je sais.

Curtis June et Doireann McCann.

Tu nous as foutus dans la merde. Je le savais.

On a eu ces connards, c'est ce qui compte.

Les gamins faisaient partie du lot ?

Tu sais que c'était imprévisible.

Tu t'es grillée.

Séamus et moi, ils nous ont vus de dos,

nous enfuir.

Je l'ai vue de dos, cette nuit.

Putain !

C'est pour détendre l'atmosphère.

Tu vas où ?

Chercher ce petit con

qui avait pour seul boulot de se faire oublier.

Là, il le fait un peu trop bien.

Vous voulez partir ? Libre à vous.

Vous attendez pas à être bien accueillis à Belfast.

Curtis !

Putain, Doireann, qu'est-ce que tu fais là ?

Hier, Curtis t'a dit où il allait ?

Je l'ai pas vu, hier.

Il a disparu ?

Merci.

J'aurais jamais dû vous rouvrir ma porte.

Prenez vos affaires et tirez-vous.

Me parle pas comme ça.

Je vais t'arracher la langue.

Les flics l'ont peut-être chopé.

Et ça sera bientôt votre tour.

Je me bats pour une Irlande libre, et tu en fais partie, connasse.

Tu ferais mieux de me montrer du respect.

Il t'a dit quoi ?

Maman !

Il m'a rien dit.

Mais je suis pas conne,

je lis les journaux.

Ça va, ma puce.

Il allait nager tous les jours.

Il s'est peut-être noyé.

Quand est-ce que ton âge va te rattraper ?

Aller au front, ça fait de n'importe qui un bon tireur.

C'est quoi, ton excuse ?

Je suis arrivé après la bataille.

J'ai pas connu l'enfer de la guerre.

La libération de la France,

je n'y suis pas pour grand-chose, pour être honnête.

Ils se sont foutus de toi, à ton retour ?

Ils ont pas stimulé mon amour-propre.

Je voulais combattre ces connards de nazis,

même si ça signifiait de s'allier aux Anglais.

C'est pour ça que je porte l'uniforme.

Je fais la différence entre le bien et le mal.

On a besoin du blanc et du noir,

vu l'état du Nord en ce moment.

J'ai déjà vu trop de combats dans ma vie.

Et voilà !

Quelqu'un est au courant ?

Personne.

Donc il a pu rentrer à Belfast.

Dans ce cas, je te le renvoie à coup de pied.

- Et si on était surveillés ? - N'importe quoi.

Je t'emmerde !

Donne-moi quelque chose.

Une info locale, des noms, quelqu'un qui saurait.

Vous êtes où, déjà ? Glencol, un truc comme ça ?

C'est ça.

Les meilleures planques ont des noms imprononçables.

Il y a bien un vieux contact, un électron libre.

T'as de quoi écrire ?

Merde.

Attendez-moi là.

Robert McQue ?

On ne frappe pas ?

L'habitude...

Votre... collègue...

n'a pas précisé l'objet de votre visite.

Il devait craindre d'être sur écoute, j'imagine.

Faut être parano, quand même.

J'essaie de localiser un ami.

Celui qui est sous le rocher connaît bien les ombres.

J'adore !

Cet ami...

il a un nom ?

Curtis.

Curtis June.

Drôle de nom.

June ?

Oui, June.

C'est un diminutif ?

- Quoi ? - June.

"June, c'est un putain de diminutif ?"

C'est June, comme le mois.

Jamais de ma vie je n'ai rencontré de dénommé June.

Un grand roux maigrichon.

Ça me dit rien.

Les bandits d'Inishwest sont peut-être au courant.

Voyez avec eux.

Je dois ranger ça.

Vous retrouverez votre chemin ?

Comme un gant.

- J'ai dit... - J'ai entendu.

Vous n'êtes qu'à un mètre de moi.

Il est mort ?

Assurément.

J'ai rien à voir avec ça !

Qui, alors ?

Dis-moi ou je t'explose la cervelle !

Range ça, d'accord ?

Je risquerai pas ma vie pour lui.

Je lui ai dit de pas le faire.

À qui ?

À Finbar.

Finbar Murphy.

On s'est séparés.

Il est plus à mon service.

- Qui a donné l'ordre ? - Demandez-lui.

Il vit où ?

J'en sais rien.

Si ça vous dérange pas,

j'apprécierais que vous...

Robbie ?

Robbie est plus ici.

Il est où ?

Je l'ai buté.

Il l'avait bien cherché, sans vouloir vous offenser.

Comment tu t'appelles ?

Josie.

Tu as une voix douce, Josie.

Je suis sûre que t'as rien fait de mal,

mais je peux pas te laisser voir mon visage, hein ?

Va donc dans ta chambre et enferme-toi.

N'en sors qu'après mon départ.

Robbie va pas s'envoler.

Range-moi ça.

Regarde !

L'argent du crime.

Un vrai massacre.

Merci encore, Rita.

Attends.

Je te montrerai, quand tu feras ton jardin,

mais j'ai pas la science infuse.

Les livres, ça aide.

C'est bien.

C'est un début.

Bonne nuit.

C'est Robert.

- Finbar... - Mme McQue.

Merci d'être venu.

Finbar !

Non, Mme McQue.

N'entrez pas.

Robbie était un homme bien.

Évidemment que non !

Malgré tout, si.

Vous avez vu qui c'était ?

C'était une fille, c'est tout ce que je sais.

Mais elle discutait avec Robbie.

Elle cherchait un certain Curtis.

Le Jesse rouquin ?

Il va lui falloir une pelle.

On peut pas rester.

Tant mieux. Je déteste attendre.

Va siphonner de l'essence.

Allez dans la cuisine.

D'accord.

Je vais régler ça.

Tout le monde se connaît,

dans ces patelins.

Pourquoi moi ?

T'as toujours l'air perdu. Vas-y.

Bonsoir.

Je suis là pour le week-end,

pour voir mon oncle.

On est un peu...

perdus.

Vous connaissez Finbar Murphy ?

Finbar ?

Un peu que je le connais.

Il vit plus haut.

Putain de merde.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.

- Je te fais le plein ? - Oui.

Tu as déjà vu ce gars dans le coin ?

Jamais.

Il rend visite à son oncle Finbar.

Finbar ?

Je savais pas qu'il avait un neveu.

Je suis navré.

Je n'arrive pas à le croire.

Quand on sera partis, appelez la police.

D'accord, je le ferai.

Regarde.

Magnifique.

Comment ils l'ont trouvé ?

Il a peut-être interrogé son réseau au sujet de Curtis.

Pour en savoir plus après votre discussion.

Je vais t'attendre.

T'en as pour longtemps ?

Gare-toi là.

Y a un problème ?

Y a quelqu'un chez moi.

Me voilà au chômage, j'imagine.

Robert profitait de moi, mais il me traitait bien.

Vous étiez amis ?

On avait des choses en commun.

Des choses à cacher.

Tu as fugué ?

Quand chez toi, c'est un merdier sans amour,

c'est pas une fugue.

Plutôt une évasion.

Un soir,

je me suis retrouvé dans une grosse rixe de pub,

mais j'ai eu le dessus.

Robert était là.

Il m'a offert des pintes

et 30 livres pour pousser un type d'une jetée.

J'ignorais qu'il en touchait 130, mais Robert était un vieux roublard.

C'était de l'argent facile.

J'ai arrêté de compter depuis longtemps.

Le nombre de morts.

La guerre m'a transformé en un type que je reconnaissais pas.

Quand je suis rentré, j'ai appris la mort de ma Margaret.

Ce qui restait de l'ancien moi

s'est volatilisé dans un trou noir.

Et Robert est venu me trouver.

Comme tu dis, c'était trop facile.

Font chier, les vieux avec leurs raisins secs.

S'il est pas rentré...

Il doit nous observer de loin.

Dans ce cas, il va en avoir pour son argent.

Bon sang...

Rentre chez toi, Rita.

S'il te plaît.

Tu dois être la putain de fouineuse de voisine.

Occupe-toi de tes oignons,

c'est mieux.

Vous connaissez Finbar ?

J'ai pas eu ce plaisir, mais ça viendra.

M. Murphy a fait quelque chose.

Un truc impardonnable.

- Tu fais quoi ? - Je vais la buter.

On a pas l'avantage.

Quoi ? C'est du langage de guerre ?

Baisse ça, que Rita soit pas prise entre deux feux.

C'est très isolé, ici.

Surtout quand on est une vieille dame fragile.

Si tu vois ton ami, fais-lui passer un message.

De la part d'une pétasse insolente ?

Fais ça.

Ça, c'est une femme cruelle.

Conan !

Amène-toi.

Prends ses jambes.

Passe en premier.

Deux maisons après le croisement,

celle avec les fleurs.

Rappelez-moi votre nom.

On s'en fout.

Vous êtes médecin, allez l'examiner.

S'il vous plaît.

C'est ici.

Mon petit chez-moi.

Voilà. Gentil chat.

Y en a pour du pognon.

Et après, on doit payer tes paris.

Peut-être que je voulais juste papoter.

T'en joues ?

Je gratouille.

J'apprends tout seul de mon côté.

Un jour, je ferai un disque.

Peut-être en Californie, si j'arrive

à me payer le voyage.

Là-bas, les gens ont l'air

libres.

Ils profitent de la vie, tu vois ?

Les suspects de l'attentat de Belfast

- Le match va commencer. - On se grouille !

C'est bien la première fois que t'achètes le journal.

C'est bien la première fois que t'es pas bourré.

On recherche un troisième suspect dans l'attentat

Salut, Pat.

Salut.

Un paquet de blondes, s'il te plaît.

Finbar.

Ce pauvre bougre devait vivre en ermite, je l'ai jamais vu.

Il s'appelait Robert McQue.

Tu le connaissais ?

La mère affirme que l'assassin est une femme.

Ça n'a ni queue ni tête.

Peut-être que c'est en rapport avec le panneau routier.

Peut-être qu'il peut nous orienter. Bref.

Je vais prévenir les inspecteurs de Dublin.

Ce sera plus de mon ressort.

Au fait, tu m'as jamais dit que tu avais un neveu.

C'est un bon gars. Je le vois pas souvent.

Tu peux me déposer chez Sinéad ?

Monte.

Bon.

Merci de m'avoir déposé, Vinny.

T'en vante pas. Je suis pas censé avoir des chouchous.

Allez, file.

Faire profil bas.

Pas se montrer. Et tu assistes à un match.

Il va venir.

Y a des balances partout.

C'est pas ton bon profil.

On est acculés, faut se tirer.

Pas encore.

On peut nous reconnaître.

Curtis est mort.

Tu pourrais arrêter de t'en foutre ?

On fout le feu à sa baraque pour se venger,

et on se tire en Europe.

On a du blé, on peut rebondir.

T'es malade ou quoi ?

S'enfuir et quitter l'Irlande ?

À quoi ça sert, tout ça ?

- Si on veut vivre... - Ils sont morts pour rien ?

C'est provisoire, le temps que ça se calme.

Je suis la seule

à comprendre notre cause ?

Pas question qu'on se tire, bordel !

Quelqu'un a engagé Murphy pour tuer Curtis.

On doit découvrir qui.

La vioque, l'épicier...

Ils savent forcément où il est.

Ils vont cracher le morceau.

Je vais aux chiottes.

Profitez-en pour trouver une idée.

Finbar !

Hasan.

Mon plus grand fan.

Alors, t'es resté ?

Quel est ton verdict ?

Ils ont tous la niaque, je sais pas qui encourager.

- Bonjour, Sinéad. - Ça va, Finbar ?

Pas trop mal.

- Et Moya ? - Elle est dans le coin.

À manigancer un truc.

Elle va bien.

Tout roule.

Tant mieux.

Bon, à plus tard.

- On te voit ce soir ? - Oui.

Finbar Murphy ?

Doireann McCann.

Ça se prononce "De-ran".

Je l'ai vu que par écrit.

Y a beaucoup d'articles sur toi.

Dis-moi qui a commandité le coup, ou je te refroidis

sur ce faux gazon de merde.

Écoute, chacun a descendu l'ami de l'autre.

Ça suffit.

On en reste là.

Je t'emmerde !

J'ai buté un pauvre dégénéré. Curtis était mon frère !

Alors tu devais connaître ses...

penchants.

Donne-moi son nom.

Tout doux.

Entendu, je te l'amènerai. C'est le plus simple.

Tu vas persuader cette personne de se livrer ?

J'ai convaincu ton frangin de me suivre.

Rendez-vous ici, à 20 h.

Ce sera calme, pas de témoins.

Va chier ! Tu me prends pour une conne ?

On se retrouve au pub.

Chez Wright ?

C'est ça.

Ça grouillera de villageois réjouis

qui s'imaginent pas que t'es un sale assassin.

Alors, pas d'entourloupes.

Tu ne feras plus de mal à personne ici,

compris ?

Te défile pas.

Sinon, on fait exploser le pub sur tout le patelin.

S'il nous arrive quoi que ce soit,

des gens bien pires que moi viendront fouiner.

Ils ravageront ce lieu perdu.

Et ta petite vioque

de fouineuse de voisine ?

Personne sera à l'abri.

Abruti, va !

Tu prends mon pistolet et tu files sans un mot.

C'est pas un peu théâtral ?

J'ai trouvé la cheffe.

Elle a pas accepté mon cessez-le-feu.

Elle m'a pas laissé le choix.

Je dois la liquider.

Les liquider tous.

Comment tu vas faire ?

Ça aura lieu en public.

Si jamais quelqu'un veut se venger,

il s'en prendra à moi. La ville restera en dehors de ça.

Tu peux partir, je me débrouillerai tout seul.

Dans tes rêves.

Le grand Finbar Murphy part en guerre.

Je manquerai ça pour rien au monde !

Gentil chat.

Toc toc.

Moya,

un petit cadeau.

Tu veux le prendre ? Il est à toi.

Il s'appelle comment ?

Je lui ai jamais donné de nom.

Tu dirais quoi ?

Il a une tête de... Seàn.

Tu prendras bien soin de lui, hein ?

C'est bien de s'attacher,

même si ça fait mal.

Ça permet de rester humain. D'accord ?

Au revoir, Seàn.

Tu voulais du public.

J'ai rendez-vous à l'intérieur.

Je dirai que mon complice est dehors.

Je les attendrai de pied ferme.

C'est un sacré avantage.

Tu vois ? J'ai bien écouté.

J'ai mon avantage perso.

Vas-y. Prends ça.

Il y a une enveloppe dans la poche extérieure.

Remets-la à la mère de Robert de ma part.

Le reste est pour toi.

C'est quoi ? On avait convenu...

De rien du tout.

Écoute-moi bien.

Tu n'as plus rien à faire ici.

C'est mon combat.

Prends ce fric,

je te le donne.

T'auras plus à te servir de ça.

T'es jeune, trouve une autre occupation.

Va en Californie.

Rien ne t'oblige à devenir un saint.

Mais gâche pas ta vie à faire ça.

Personne m'a jamais rien donné.

Mon conseil vaut bien plus que cet argent, fiston.

Fais-moi confiance.

Va-t'en.

T'es bien nerveux, ce soir.

Attention à mon vieux cœur.

Tu restes jeune dans la tête. Viens t'asseoir.

Y a forcément un acolyte planqué.

Il a rien tenté pendant le match.

Il fera rien avec la foule.

Bon.

Je vais jeter un coup d'œil. Conan, tu apporteras la sacoche.

Pourquoi lui ?

Parce que tu vises comme un pied,

que j'ai cherché Curtis sans ton aide,

que j'ai organisé cet échange,

et parce que je le dis, bordel de merde !

D'accord.

Laisse tourner le moteur.

Si ça tourne mal, tu mets le minuteur et on se casse, compris ?

- On les crame. - Y a la moitié du village.

Et certains nous tueraient pour la mort des gamins.

Je pensais que ce serait calme, ce soir.

Avec de bonnes petites histoires.

Tu avances sur ton livre russe ?

Je l'ai pas encore terminé.

Mais je pense qu'il te plairait.

Y a des énigmes et une bonne intrigue ?

Un inspecteur malin enquête sur un meurtre atroce.

Il s'appelle Porfiri.

Il est déterminé à découvrir la vérité.

Il amène le suspect à lui confier combien son isolement le détruit...

et le ronge.

Il lui fait comprendre que le pouvoir d'y mettre un terme

est entre ses mains.

Il marche à l'instinct,

cet inspecteur.

Il me fait penser à toi, en fait.

Il arrête le coupable, à la fin ?

Je sais pas.

Ton neveu va venir ce soir,

ou il est déjà reparti ?

Tu gagnes pas ta vie avec des livres,

hein, Finbar ?

C'est quoi, ton métier ?

Vinny...

mieux vaut pas savoir.

Si tu m'expliquais, je pourrais t'aider.

Non Vinny, c'est impossible.

Moya, viens là.

Rentre chez toi.

- On va où ? - Ici, c'est pas pour les enfants.

- J'ai le droit, maman l'a dit. - Pas ce soir.

Je veux montrer Seàn à maman.

Pas ce soir. Rentre avec lui.

Il la verra plus tard.

Rentre, tout de suite !

Envoie la musique, l'ami !

Y a du peuple, dis donc !

Oui.

Et tes complices ?

T'as dit, pas d'entourloupes.

Ils sont dans le coin, t'en fais pas.

Montre-moi l'autre enfoiré, et après, profite de la musique.

Allons dehors, on s'entendra mieux.

Si tu bouges d'ici,

je t'assure que je te descends.

Très bien. C'est moi...

C'est fou comme une chanson peut remplir notre cœur de joie.

La musique.

Ça donne envie

d'agripper une nana et de lui lécher la pomme.

C'est ta technique de drague ?

- Ça mord ? - Je suis trop vieille pour toi.

Du moment qu'elles sont partantes...

Doireann.

Merci pour ta générosité, Finbar.

Mais un saint doit d'abord pécher.

C'est lui ?

Je t'ai dit que c'était moi.

Évidemment, c'est moi.

Si on allait dehors ?

Putain !

Merde !

C'est à moi, espèce de salaud !

Cette salope m'a tiré dessus !

Venez.

Tu vois, je suis pas mort, Doireann !

Pourquoi t'es revenu ?

Hasan, baisse-toi !

Ton pognon est dans ma voiture.

Tu vas partir en Californie avant moi.

Finbar.

Tu crois qu'Il va te sauver ?

C'est pas moi qui ai besoin d'être sauvée.

Ce qui est fait est fait.

J'avais mes raisons.

Le Seigneur les connaît.

C'est pas à toi de me juger.

Je suis pas là pour te juger.

Chacun a ses raisons.

Vas-y, achève-moi.

Tu es mourante,

pars en paix.

Mon frère...

Il est tout seul.

Tu le rejoindras, promis.

Ces brutes t'ont pas eu.

Rita,

je suis vraiment navré.

Tout va bien, Finbar.

Tu m'as jamais demandé mon métier.

J'aurais dû ?

C'est dommage, rien n'a poussé.

J'aurais dû m'y mettre bien avant.

Non, garde-le.

Tu trouveras peut-être un autre endroit où recommencer.

Au revoir, Rita.

Prends soin de toi, d'accord ?

Crime et châtiment

Adaptation : Charlotte Laumond & Géraldine le Pelletier

Sous-titrage TRANSPERFECT MEDIA

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