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Pourquoi tu n'ouvres pas ?
Délicieux.
Papa, tu sais que Yogev surfe Ă notre plage de Bat Yam ?
LĂ oĂč tu nous emmenais.
-C'est bien. -Raconte-lui l'histoire des méduses.
Quelle histoire. C'était incroyable.
-Allez, Papa, raconte-lui. -Tu dois écouter ça.
-Elle avait quoi, quatre ans ? -Oui, quatre ans.
Et elle n'avait pas peur d'aller dans l'eau.
DÚs qu'elle voyait une méduse, elle était si heureuse,
elle criait: "MĂ©duse ! MĂ©duse !â -Attends, ce n'est pas comme ça.
Elle criait: "Mézouza ! Mézouza !"
Continue.
Un jour, on quittait la plage
et je chargeais la voiture.
On avait une jeep à l'époque, c'était...
-Tu te souviens de la jeep ? -Quel rapport avec la jeep ?
Donc...
j'ai pris le sac avec toutes nos affaires,
le pique-nique, les boissons et je veux leur donner de l'eau.
Je mets ma main
et soudain je ressens une douleur...
une piqûre. Aïe.
Et?
Et alors j'ai compris que le sac...
-était rempli de... -Méduses.
De méduses.
Bon. Il ne sait pas raconter des histoires.
C'est quelque chose.
C'est terrible.
Pardon.
C'est bon, tu as goûté ?
Franchement, c'est ce que j'appelle du luxe.
-Oh, elle aime le luxe. -Le contraire serait difficile.
C'est difficile de ne pas aimer. Dites-moi.
Tu entres dans une chambre, et tu te crois dans une salle de bal.
Meir!
Yogev veut savoir quand nous allons Ă Rhodes.
Quand on ira tu le sauras.
Meir.
-OĂč vas-tu ? -Acheter mes cachets, je n'en ai plus.
Pourquoi maintenant ?
Parce que j'en ai envie.
Tu m'achĂšteras des cigarettes ?
Hello !
Hello !
Salut, Yigal. Regarde ça.
C'est quoi ça ?
-Tu attends depuis longtemps ? -J'arrive.
-Tu dois sortir ? -Non.
C'est sûrement le type du penthouse.
Les gens alors...
Attends.
"Déplacez cette voiture ou j'appelle la police !" -Gonflé.
On monte.
-Dvora va mieux ? -Pareil.
C'est trÚs trÚs spécial, les filles,
vous devez vous muscler.
Alors comment ça marche ?
C'est ce qu'on appelle le Body Shaper Ultimate.
Il agit sur les cuisses, le pelvis...
Je peux l'essayer ?
Ouah, je sens tous les muscles.
C'est de loin notre best-seller.
C'est la fin de la cellulite garantie !
La fin de la cellulite !
"Chers voisins,
"Les mots me manquent pour exprimer le désagrément que je vous ai causé.
"Ma place de parking était occupée par une autre voiture.
"N'ayant pas d'autre choix, j'ai garé ma voiture devant la vÎtre
"pensant que mes nouveaux voisins ne sortent pas souvent tard le soir.
"Mais je me suis lourdement trompé.
"Je serais heureux de vous recevoir chez moi samedi soir".
Qu'est-ce que c'est ?
Quand je suis sorti acheter mes cachets, sa voiture bloquait la mienne.
"Dernier étage". C'est le type du penthouse ?
Je n'en sais rien. Je n'ai vu que sa voiture.
Maserati.
Maserati.
C'est quoi une Maserati ?
Ce qu'est une Maserati ? C'est...
une bonne voiture.
J'ai dit Ă Rosie que je passerai prendre la vaisselle.
-Ce soir ? -Oui.
Ăa peut attendre.
Pourquoi ? à cause de ça ?
Ăcoute, je suis fatiguĂ©e maisâŠ
il nous a invités.
Pas question. Un autre bizarroĂŻde.
On a dit qu'on irait sur la promenade, on n'y est pas allés.
On a dit qu'on irait à la marina, on n'y est pas allés non plus.
On ne peut pas ne pas y aller.
Quand mĂȘme, il a investi, de l'humour, de la rĂ©flexion...
Qu'en dis-tu ?
TrĂšs jolie.
Les chaussures.
Je mets les noires ou les crĂšme ?
Celles-ci.
Tu dis ça comme ça.
Pourquoi tu fais ça ?
Tu ne peux pas décider ce qui est plus joli ?
Tu n'as pas de goût ? Une opinion ?
Essayons.
Qu'est-ce que tu préfÚres ?
Les blanches.
L'éclairage est beau.
Il voulait peut-ĂȘtre dire samedi prochain. Ăcoute cette musique.
Bonsoir.
Entrez, entrez.
Enchantée. Alif.
Bonsoir. Je suis Meir. C'est Teva.
-Rappelez-moi votre nom ? -Alif. -Alif.
-Nous sommes les voisins. -Oui, je sais.
Entrez.
-Je n'ai pas compris son nom. -Alif.
-ltzik ne va pas tarder. -Tout va bien.
-Vous ĂȘtes trĂšs jolie. -Merci, merci.
-Vous aussi. -Merci.
Non, Joshua, écoute-moi.
Je veux t'entendre dire oui.
Oui, d'accord.
Non, simplement...
D'accord, d'accord.
Je sais, je sais, Joshua. C'est parfait.
C'est parfait, merci.
Oui, je t'appelle demain Ă la premiĂšre heure.
Salut.
-Bonsoir, ravi de vous connaĂźtre. Je suis ltzik. -Moi de mĂȘme. Teva.
Quelle jolie femme. Laissez-moi vous regarder.
TrĂšs joli.
Des chaussures noires avec cette robe. On voit que vous avez du style.
Vous me pardonnez ?
Si je dois me mettre Ă genoux,
-je le ferai. -Non, non⊠-Je vous demande pardon. Pardon.
-Tout va bien. -Quel est votre nom ?
-Meir. -Meir. Bon, maintenant nous sommes amis ?
Je pensais que vous ne viendriez pas. Que vous ĂȘtes trop furieux.
Je sais ce que c'est qu'ĂȘtre bloquĂ© dans son parking.
C'est catastrophique.
-Vous buvez quelque chose ? D'accord.
-Vous n'ĂȘtes pas mal non plus. -Comment ?
Vous avez dit que j'étais une jolie femme et...
Vous ĂȘtes beaux tous les deux.
Oh, Alif. C'est une amie de Turquie.
-Turquie ? -Oui. -Je suis de Turquie!
-Vraiment ? -Mes parents sont d'lzmir.
Calme-toi. -Ma mĂšre est d'lzmir.
Vous parlez Ladino ?
Ma mĂšre, qu'elle repose en paix...
-Vous aimez les fruits de la passion ? -Oui.
Bon, plus tard.
Je vais vous dire autre chose.
L'éclairage ici...
-Le luminaire est unique. -Oui.
J'ai dit au décorateur que je refusais les lumiÚres blanches d'hÎpital.
C'est mauvais pour l'Ăąme.
Vous ĂȘtes comme moi. Sensible.
Tu entends, Meir ? L'éclairage.
Aline, c'est seulement une amie ?
Alif. Oui, nous sommes trĂšs bons amis.
Quelqu'un de trÚs spécial.
Une femme trÚs intéressante. Elle a quitté la maison à 16 ans.
Ils ne l'acceptaient pas et le fait qu'elle soit transgenre.
Elle en a subi des épreuves, une vie difficile.
Aujourd'hui elle a sa propre affaire, elle importe des produits capillaires.
La femme la plus forte et la plus indépendante que je connaisse.
Oui, elle est trÚs spéciale, trÚs spéciale. J'ai remarqué.
On se voit quand elle vient à Miami, elle n'était pas venue en Israël depuis longtemps,
alors je lui ai dit de venir tant que je suis ici.
Tant que vous ĂȘtes ici ?
Oui, je suis ici pour quelques mois le temps de vendre l'appartement.
-Quel dommage. -Et vous, Meir ? Que faites-vous ?
Je suis enseignant.
J'ai pris une année sabbatique.
Il passe ses journées à la maison. L'idéal.
Et vous, Teva ? Que faites-vous ? Attendez, ne me dites pas.
Attendez, laissez-moi deviner.
Quelque chose dans le monde de l'esthétique ? Maquillage ?
Bravo. Presque.
J'ai une boutique dans la galerie.
-âVenezia." -C'est le nom ? Venezia ? Ouah.
-Depuis quand ĂȘtes-vous ensemble ? -46 ans.
Qui l'eut cru ?
Et vous ĂȘtes monogames ?
-Comment ? -Je veux dire... vous échangez ?
Je ne juge pas, bien sûr.
Une relation comme la vĂŽtre a dĂ» voir des crises.
Vous...
Vous ĂȘtes spĂ©cial.
Bon, il y a des moments difficiles.
Nous sommes trÚs différents.
Meir n'est pas bavard et...
parfois je dois me battre pour comprendre ce qu'il veut.
Que faire avec quelqu'un qui ne parle pas ?
Comment savoir ce qu'il ressent ?
Parfois j'ai l'impression...
d'étouffer.
Mais aujourd'hui, Dieu merci,
tout va bien.
Que pensez-vous, Meir ?
Aussi, une fois par en, nous allons Ă Rhodes.
-C'est notre secret. -Pardon, Teva,
j'aimerais entendre ce que Meir a Ă dire. Pardon.
HĂ© bien...
Il y a beaucoup de compromis, maisâŠ
La famille donne des joies.
C'est important. Nos enfants nous donnent beaucoup de bonheur. Nous avons deux filles.
La plus ùgée a 36 ans.
Et nousâŠ
c'est vrai, nous allons à Rhodes chaque année. C'est...
C'est ce qu'on fait pour s'évader.
Vous avez déjà été à Paxos ?
-On connait Paxos ? -Qu'est-ce que câest ?
Au lieu d'aller à Rhodes chaque année,
si vous recherchez une Ăźle authentique,
-vous devriez aller à Paxos. -J'aime l'authenticité.
Je vous noterai ça.
J'avais Ă©crit vin et musique sur lâinvit ? Donc le vin c'est le cocktail que vous buvez,
et la musique c'est la musique que nous nous jouons.
Vous aimez chanter ?
Trois, deux, un...
-Chante avec moi. -Voici l'heure du Karaoké !
Tu viens, Meir ?
Ce n'est pas de la musique orientale. C'est... Balkan. Méditerranéen.
La route du bonheur est longue
et pavée d'obstacles
Il est temps de sourire De rire et de pleurer
Carla vie est merveilleusement belle
Il est temps de pardonner
De céder et d'oublier
MĂȘme si c'est difïŹcile
Toi et moi on ne changera pas le monde...
C'est beau, trĂšs beau.
Merveilleux.
OĂč est-il ?
Allez, Ă toi.
-Quoi ? Pas question. -Vas-y.
-Si j'ai chanté, tu peux chanter aussi. -Non, je ne chante pas.
Je dois le faire chanter.
-Chante ta préférée. -Et vous ?
Non, je ne chante pas.
Vous ne voulez pas chanter ?
Promettez que la prochaine fois que je vous invite, vous chanterez.
-Promis ? -Oui.
-Bon. -Qu'est-ce que vous allez chanter ?
Trois, deux, un...
C'est l'heure du karaoké !
Il me dit non, Meir.
Mais vous savez ce que j'ai fait ?
Je me suis mise au milieu du restaurant
et j'ai dit aux Grecs, comme ça,
j'ai dit, vous voulez que je danse ?
Alors je vais danser.
Choc. Choc.
-Choc. -lncroyable.
-Vous jouez ? -Quoi ? Non.
-Et vous ? -Un peu.
Quand j'Ă©tais gosse, je voulais ĂȘtre musicien. Un artiste, quoi. -Oui.
Moi aussi...
je voulais ĂȘtre acteur.
Au lycée, quand il y avait une occasion, j'étais l'acteur.
Je voulais ĂȘtre Omar Sharif.
Je pourrais vous mettre en contact avec mes amis de l'industrie.
Vous pourriez faire de la publicité. Des choses simples.
Comme figurant. Pour le plaisir.
Certainement pas.
-Ce sera dans une prochaine vie. -Comment ça ?
-C'est maintenant. -Oubliez. Ce sont des bĂȘtises.
Je...
Regardez-moi.
Quoi ?
Je vous regarde. Quoi ?
Meir...
Vous ĂȘtes charismatique. Vous avez une bonne gueule. Pourquoi pas ?
Sérieusement, pourquoi pas ? Croyez-moi, je suis sincÚre.
Je travaille dans le mannequinat. Je connais les modĂšles plus que les acteurs
mais je reconnais une bonne gueule quand j'en vois une.
Retour Ă Miami,
il n'y a pas de visages intéressants. Ici les gens sont authentiques.
Vous avez de la gueule.
Je ne plaisante pas.
C'était trÚs agréable. Merci.
Attends, on n'a pas pris de photo.
-Sors ton téléphone. -Elle aime poster des photos... -Prends-en une.
-VoilĂ . -Formidable.
Approche. Embrasse-moi.
-TrĂšs bien. -Formidable.
Tu es arrivé au banc des pénalités
et ils ont lancé le ballon dessous toi.
âSois plus agressif, Noam. âJe l'Ă©tais !
Monte dire Ă Maman que j'y serai, d'accord ?
Tu as vu ça ?
Oui.
Belle voiture.
On dit que c'est quelqu'un d'important à l'étranger.
Qu'il est blindé.
On n'arrĂȘte pas de me demander Ă qui est la Maserati.
Ă croire qu'ils nâont jamais vu de voiture avant. Quel casse-tĂȘte.
Tu l'as déjà vu ?
Oui.
-Pas longtemps. -II a quel Ăąge ?
Je ne sais pasâŠ
-La cinquantaine. -Oh, ùgé.
Une femme, des enfants ?
Non.
Bien entendu.
C'est une voiture pour célibataire, pas une familiale.
Au pire, il peut y mettre sa maĂźtresse.
à quoi il ressemble ? Américain ?
Non, pas Américain.
Un type sympa.
Il est stylé, cheveux gris.
-Donc tu lui as parlé. -Oui.
C'est bien.
HĂ© bien, tant mieux pour lui.
"Agence ltzik Martziano"
Et pour Rhodes ?
Je prends les billets la semaine prochaine.
Je voulais voir pour l'Ăźle dont ltzik parlait.
Il dit que c'est trĂšs beau.
Fuxus.
Paxos, pas Fuxus. Paxos.
Je me demande oĂč c'est.
On lui demandera.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu as mis quelque chose sur tes cheveux ?
Non.
-Tu as touché mon séchoir ? -Le séchoir ? Non.
-C'est trop foncé ? -Pas du tout.
C'est extra.
Avec la chemise turquoise, ce sera canon.
Il faut aussi faire les sourcils.
-Quoi ? -Tes sourcils grisaillent.
Non, pas les sourcils. Ăa suffit pour aujourd'hui.
Si tu essayais la chemise, on pourrait voir l'ensemble.
Et aprĂšs, on sort faire un tour ?
-Sortir ? Maintenant ? -Oui, puisque je suis habillé.
-II n'est pas tard ? Quelle heure est-il ? -Je ne sais pas.
-Tu seras prĂȘte en combien de temps ? -30 minutes.
Laisse tomber.
Trop long.
15 minutes.
Anglais ?
Quoi ? Non, hébreu.
La cuisine va bientĂŽt fermer. Vous souhaitez commander ?
Non, non. Nous allons seulement boire.
-Je prendrai un verre de vin. D'accord.
Un verre de whisky.
Whisky. Quel vin souhaitez-vous ?
Blanc. Vous avez du vin italien ?
Le Santa Cristina est excellent.
Santa Cristina, excellent.
Merci.
Tu sais Ă quoi je pensais ?
-Bella, de la boutique. -Quoi Bella ?
Elle ne fait aucun effort, c'est dommage. Elle est trĂšs intelligente.
Elle n'a jamais rencontré le bon.
Quelqu'un comme ltzik pourrait ĂȘtre parfait pour elle.
Je ne sais pas.
-Non ? -Non, ce n'est pas la mĂȘme classe.
Il voyage dans le monde, il...
Elle n'a rien Ă lui offrir. Ăa ne marchera pas.
Je lui demanderai. On verra.
On pourrait l'inviter vendredi.
Non ?
On pourrait aussi inviter les filles.
On fera une soirée spéciale.
D'accord.
Je n'avais pas vu les crocodile depuis longtemps.
Tu t'en souviens ?
Notre premier voyage Ă Rhodes.
âTu t'imagines ? âComment oublier les crocodile ?
-Merci. -Merci.
-J'ai aimé t'entendre parler. -Quand ?
Avec lui.
Quand tu lui as parlé de toi, si... sincÚrement.
Pourquoi ne m'as-tu jamais demandé s'il y avait eu quelqu'un d'autre ?
Tu crois que ça aurait été possible ?
Que je te trompe ?
Tu dois savoir
que j'ai eu des tas d'opportunités.
Mais jamais.
Je sais.
Moi non plus.
Regarde cette franchise.
Cette communication.
Ce n'est pas beau ?
"Cher ltzik,
"aprÚs le succÚs de notre soirée musique et vin,
"moi, Tova, et Meir aimerions vous inviter chez nous vendredi
"pour une soirée entre amis, anciens et nouveaux". -Qu'est-ce que tu en dis ?
TrĂšs bien.
-Tu vas la lui porter ? -Maintenant ?
C'est un homme trÚs pris. Je ne veux pas rater ça.
-Si on l'appelait ? -Non, justement.
Tu ne cernes pas le personnage ?
Monte, demande-lui comment il va, comment il se sent.
Montre-lui la note, parle-lui de toi.
Qu'il te connaisse, établis un lien, c'est...
Dire quoi ? On a déjà fait connaissance.
Je ne veux pas que notre rencontre se limite Ă un problĂšme de parking.
On monte.
Meir ?
Qu'est-ce que... On fait trop de bruit ?
Quoi ? Non, pas du tout.
Je ne vous ai pas vu et je voulais vous demander pour cette Ăźle, Poxos.
Paxos.
Ah oui.
Teva m'a embrouillé.
C'est quoi ? Un anniversaire ?
Tu veux rester ? Tu dois repartir ?
Je veux bien rester, pourquoi pas ?
-Tu te souviens ce que tu m'as promis. -Quoi ?
Oh, ça ? Non, pas question. Je ferais fuir tes invités.
Mais c'est la beauté du karaoké.
Tu n'as pas Ă savoir chanter, ce n'est pas un concours.
Tu chantes pour t'exprimer.
Franchement, j'ai envie de te décoincer.
Va te servir Ă boire.
OĂč est ce mec ?
Aujourd'hui n'a pas d'importance...
Change de chanson, ça ne marche pas.
-C'est une super chanson. -C'est trop haut.
Je... Vous pouvez me mettre une chanson ?
Trois, deux, un...
C'est l'heure du Karaoké !
Je regarde devant
Jamais en arriĂšre
Et je veux tout oublier, ne jamais me souvenir
Parce que tout est du passé
Dieu est lĂ -haut dans les nuages
Et moi je suis en bas oĂč tout se passe
Aujourd'hui ne compte pas, non ?
Hier ne compte pas, non ?
Rien ne compte vraiment, non ?
Si on veut, tout ira bien
Aujourd'hui ne compte pas, non ?
Hier ne compte pas, non ?
Rien ne compte vraiment, non ?
Si on veut, tout ira bien
Je prendrai la grande route
Je ne cesserai jamais de marcher
Je me mettrai Ă genoux s'il le faut
Je ferai un pas de plus
Parce que c'est le passé
Dieu est là -haut avec les séraphins
Et je suis en bas
Je cherche mon chemin
Aujourd'hui ne compte pas, non ?
Hier ne compte pas, non ?
Plus rien ne compte, non ?
Si on veut, tout ira bien
Aujourd'hui ne compte pas, non ?
Hier ne compte pas, non ?
Plus rien ne compte, non ?
Si on veut, tout ira bien
Aujourd'hui ne compte pas.
Meir, c'était génial.
-OĂč est Smadi ? Smadi ! -Oui.
C'est mon voisin Meir.
Tu dois l'engager dans une de tes pubs.
Je lui disais justement, il est incroyable, qu'il vienne me voir.
Tu entends ça ? Tu as une audition.
D'accord, bien sûr.
Putain, qu'ils s'en aillent Ă la fin.
Je dois y aller.
Tu restes. Je ne veux plus d'eux ici.
Tous ces gens sont tes amis ?
Amis...
Une bande de chaudasses qui viennent faire du lĂšche.
Ils savent que j'ouvre une agence locale,
alors ils sont venus flirter, attirer mon attention.
Alors tu restes en Israël ?
J'y pense, oui.
Dans le village mondial d'aujourd'hui, si tu veux rĂ©ussir Ă l'Ă©trangerâŠ
tu n'as pas Ă ĂȘtre Ă Miami.
Tu peux le faire d'ici, de Helen.
âQui sait, un jour je te reprĂ©senterai, Meir. âMoi ?
Bien sûr, j'aimerais bien.
Parfois, il est bon de se replonger
dans ses racines, sa maison.
Alors ça n'a pas marché pour toi, à Miami ?
Je ne résiste pas à ta gueule, tu me tues.
Tu dois aller voir Smadi. Sérieux.
Quoi ? Oui, j'irai.
Tu montreras Ă Teva qui de vous deux vit dans le fantasme.
Tu vas lui montrer qui est la vraie star de la maison.
Elle ne comprendrait pas.
C'est pour toi.
-Qu'est-ce que câest ? -De notre part, Teva et moi.
Amis, anciens et nouveauxâŠ
-lls sont partis ? -Quoi ? Oui.
Dieu soit loué.
Tu sais ce que j'aimerais maintenant ?
Une glace. Tu veux une glace ?
-Maintenant ? -Oui, on va en acheter ?
On prend la moto.
-La moto ? -Oui, mais tu auras froid.
Prends ça.
Tu peux t'accrocher Ă moi, vas-y.
OĂč es-tu passĂ© ? Quelle heure est-il ?
-Tu lui as donné l'invitation ? -Oui.
Et alors ?
Qu'est-ce qui te prend ?
Tu as bu ?
Tu aimerais que je continue ?
Oui.
Meir ? Vous pouvez entrer.
Bonjour.
Smadi arrivera plus tard,
mais je vais vous filmer
et le réalisateur et elle approuveront le clip plus tard, d'accord. Mettez-vous ici.
-Ici ? -Oui, oĂč je peux vous voir.
Un instant. Je fais les réglages.
Je ne sais pas oĂč elle veut vous faire jouer
donc nous prendrons d'abord quelques photos basiques.
Vous n'avez pas d'agent ?
Agent ?
-Non, c'est ltzik Marziano qui m'envoie. D'accord.
Faisons heureux.
-Tout va bien ? -Oui, oui.
-Heureux ? -Heureux.
Oui. Souriez, relaxez-vous.
Vous ĂȘtes de bonne humeur, avec de bons amis
C'est vendredi, vous buvez une biĂšre.
Formidable, excellent.
Et j'aimerais que vous souriiez de cÎté.
-Ne regardez pas la caméra. D'accord, d'accord.
TrĂšs gai...
Sur le cÎté.
-Souriez de cÎté. -Pardon.
Génial. Non, c'est trÚs bien. Formidable.
Vous avez un ami Ă droite, un autre Ă gauche.
TrĂšs bien.
Maintenant regardez l'appareil. Formidable.
Maintenant faisons triste.
D'accord. Triste. -Oui.
Restez comme ça quelques secondes.
Meir, pouvez-vous mettre du texte ?
Improvisez.
Si vous pouvez, vous n'ĂȘtes pas obligĂ©.
-Je peux inventer quelque chose ? -lnventez une histoire.
AllĂŽ ?
Non, je ne peux pas maintenant.
Désolé, je ne peux pas parler.
J'ai dit, pas maintenant.
Je ne peux pas maintenant! Tu ne comprends pas ?
Dis-leur que je ne peux pas. Je ne veux pas. D'accord ?
Bon. Et ne me rappelle pas !
Je suis occupé. Je travaille !
Ne m'appelle pas et ne me dis plus quoi faire !
C'était bien ?
TrĂšs bien. Parfait.
TrĂšs bien.
Merci.
-J'en tremble. -Alors, c'était pareil ?
Exactement pareil. Ăa me manquait vraiment.
Meir!
-Salut. -Tu vas bien ?
Vous avez fait une virée ?
Oui, il s'avĂšre que Mati avait une Suzuki.
-Vous vous connaissez, non ? -Quoi ? Bien sûr. Un peu.
-Tu es le mari de Teva. -Oui.
J'aime tes cheveux comme ça.
Meir est une star. Tu plaisantes ? Une star.
On aimerait bien ĂȘtre comme toi quand on aura ton Ăąge.
J'ai eu les cheveux longs jusqu'Ă 14 ans.
-Vraiment ? -Oui.
-Blonds ? -Non.
ChĂątains.
Bonne journée, Meir.
Ă demain.
Tu connais le gars du 9Ăšme avec la Pontiac ?
Sa femme est trÚs agréable, chùtain clair.
Liat, la cosméticienne ?
Oui. Il a quatre fils, je crois.
-II est chauve, parle beaucoup. -Oui, bien sûr.
Liat et son mari Mati, le comptable.
-Et alors ? -RienâŠ
-C'est aussi un ami d'ltzik. -Mati ?
Le mari de Liat ?
C'est curieux.
-Qu'est-ce qu'ils ont en commun ? -Je ne sais pasâŠ
Et elle, une femme sans goût.
Elle connait aussi ltzik ?
Je ne sais pas pour elle.
Je sais pour lui.
Elle a son visage tapissé sur toutes les affiches de la ville.
Esthéticienne professionnelle, mon oeil.
Elle est chĂšre, c'est tout.
Elle ne se prend pas pour rien.
-Tu as surveillé le four ? -Tout va bien.
La robe te plaĂźt ?
-Elle est ouverte. -Quoi ?
Laisse-moi t'arranger.
Tu as un trĂšs beau corps.
Et cette robe le met en valeur.
Le problĂšme n'est pas mon corps, c'est mon visage.
Ne parle pas comme ça.
Un peu d'amour-propre, Bella.
Tu es une trÚs jolie femme, mais la beauté vient aussi de l'intérieur.
Tu dois savoir que tu es belle.
Et alors les gens verront aussi ta beauté.
Visage... qu'est-ce qu'il a ton visage ?
Rien, seulement... Mes yeux sont enfoncés.
Des bĂȘtises. Ils ne sont pas enfoncĂ©s.
Tu as une beauté exotique. Comme une Philippine ou...
-C'est spécial. -Bon, d'accord.
Tu as parlé à Eldad ?
Oui. Il ne pourra pas venir. Je te l'ai déjà dit.
-Et toi ? Tu as posté ma photo ? -Non, tu ne l'as jamais envoyée.
-Ăa me serre. -On te trouvera un chĂąle.
C'est lui ?
Fais voir...
-Tu la postes ? -Tu vas te calmer, Maman ?
Qu'est-ce que tu as ? Tu es stressée.
J'ai demandé une simple chose. Pourquoi me ridiculiser ?
Pas du tout. C'est drĂŽle, c'est tout.
-II est gay ? -Gay ? Qui est gay ? Fiche-moi la paix !
Si seulement tu pouvais dénicher un mari comme lui.
Bon, j'écris quoi dans le post ?
Vous ĂȘtes devenues snobes.
Vous ne pouvez pas nous flatter ?
Soyez gentille avec votre pĂšre.
Vous savez comme il est heureux ?
Comme il le respecte ?
Vous savez qu'il n'a pas d'amis.
J'écris: "Une belle soirée avec de nouveaux amis."
Ajoute un de ces petits dessins.
-Bonsoir. -Bonsoir.
Vous exagérez un peu, non ? Qu'est-ce que c'est ?
-Gar⊠-Quoi ?
Gargamel !
Gargamel !
-Tu as téléphoné ? -Oui.
Pas de réponse.
Je devrais monter voir ?
Non, laisse tomber, Teva. Ne t'en fais pasâŠ
La salade de poivrons m'intéresse davantage.
Bella...
Tu ne feras pas de nouvelles rencontres comme ça.
Salade de poivrons. C'est ce qui t'intéresse ?
Si on mangeait?
La salade de poivrons est un délice.
Délicieuse.
Championne.
Sûrement un imprévu.
Je ne comprends pas. Tu t'es ridiculisé quand tu étais chez lui ?
Ridiculisé ?
Tu n'as pas dit que vous aviez cliqué ?
Au moins le diner était bon ?
Il était délicieux.
-Mais Bella est une pauvre fille... -Je te l'avais dit.
Incroyable.
C'est Liat et le comptable.
Et écoute ces chansons.
On ne me traitera pas comme ça. Je n'ai pas leur ùge.
Liat et le comptable. Tu parles.
Ils sont loin, loin d'ĂȘtre Ă notre niveau.
Notre classe.
Quelle heure est-il ?
11h30.
J'appelle ?
AllĂŽ ?
Oui, j'aimerais me plaindre du bruit dans notre immeuble.
Une fĂȘte en pleine nuit.
Qui je suis ? J'habite ici.
Oui, j'attends.
Salut, Yigal.
Ton ami a fait de cet immeuble un bordel.
Ils peuvent savoir d'oĂč vient l'appel ?
Non.
Tu t'imagines ?
Donc la police est venue et il a remis la musique ?
-Des marionnettes de flics, crois-moi. -Putain de lui.
Tu viens, Meir ?
Alors, Meir ? Tu viens ?
Pas besoin de s'emporter. On peut simplement demander.
DemanderâŠ
Demander ne marche pas avec ces gens-lĂ .
HĂ©!
HĂ© ! ArrĂȘtez cette musique !
ArrĂȘtez immĂ©diatement !
Hé, hé, on se calme.
Alors ?
"Liat Zohar - cosméticienne professionnelle"
Oui, tu n'imagines pas les gens.
D'une violence.
Oui. Des rustres, je te jure.
Il a cogné sur la porte, il a failli la défoncer. Tu ne peux pas imaginer.
Caméra.
Silence.
Levez les bras, maintenez.
Deux, un...
Et... on tourne.
Quoi d'autre ? Un programme pour tous les Ăąges.
Grand sourire.
TrĂšs bien, continuez, souriez encore.
Continuez. TrĂšs bien.
Qu'est-ce que c'est ?
Coupez.
-Tu as vu ça ? -Shiran, tu t'en occupes.
Une seconde.
Venez avec moi.
Venez, venez.
Levez-vous. Suivez-moi.
Descendez. Montez Ă sa place.
Oui, montez.
TrĂšs bien.
Asseyez-vous.
Bien, ça a l'air bien.
On tourne !
Quoi d'autre ? Des programmes pour tous les Ăąges.
Ce n'est plus ce que c'était.
Aujourd'hui, il n'y a plus que des gens soûls et des femmes sans classe.
Il n'y a nulle part et aucun moyen de le faire.
Je suis habituée aux danses grecques.
Mon pĂšre dansait le Rembetiko.
C'est dans mon sang.
Mais je n'ai aucun moyen de l'exprimer.
J'ai emmené Meir à Bat Yam, à "Entre les Vagues".
C'était dégradant.
Les gens jetaient les assiettes sur le chanteur. Pas par terre,
sur le chanteur.
Je dois danser comme ça ?
Pour ça j'ai Rhodes.
-Ou⊠Faxos ? -Paxos.
Pourquoi ne pas danser Ă la maison avec de la musique et tout ?
Je ne sais pas.
J'aimerais vous monter une vidéo du mariage de mon neveu.
J'ai donné une de ces danses, vous allez adorer.
Pas de vidéo, Teva. Venez.
-Si vous voulez, montrez-moi ici. -Ici ?
Pourquoi pas ?
Comme ça ?
Je ne porte pas les bons vĂȘtements.
Yassou !
Je savais que vous réagiriez comme ça.
Vous seul pouvez apprécier.
C'était beau, vraiment. Tellement d'émotion.
Mais ce n'est pas vraiment le Rembetiko.
C'est un Rembetiko original.
Mon pÚre dansait comme ça.
Danser le Rembetiko doit venir du cĆur.
Non, non, Teva.
Le Rembetiko a des pas trÚs précis.
C'est un style défini par des rÚgles précises.
Ce que vous avez fait est votre interprétation du Rembetiko.
C'est plus une... Tova-tiko.
Mais je peux vous mettre en contact avec une amie, une vraie danseuse.
Elle peut prendre toute cette émotion
et vous enseigner les pas du vrai Rembetiko.
Vous n'ĂȘtes pas trĂšs loin...
Meir ! Tu viens chercher Teva ?
OĂč Ă©tais-tu ? Je t'ai appelĂ©.
Je t'ai appelée aussi.
Je n'ai pas entendu.
Tu veux boire quelque chose, Meir ?
Oui.
Non, je suis fatiguée, je rentre.
-Rentre si tu es fatiguée. -Tu restes ici ?
Oui, je viendrai plus tard.
Et le dĂźner ?
J'ai déjà mangé.
Ăa ne te dĂ©range pas ?
Je peux aussi ?
Tu me passes le...
"Rembetiko"
Bonjour les amis, voici mes cinq meilleurs conseils pour danser le Rembetiko.
Croiser vos jambes en tournant est crucial.
Un pas, un pas et touche.
Non, je ne peux pas.
Parce que je suis occupé.
Tu m'as demandé, j'ai répondu. Je ne peux pas parler.
J'ai dit, pas maintenant.
Je ne peux pas maintenant ! Tu ne comprends pas ?
Dis-leur que je ne peux pas. Je ne veux pas. D'accord ?
Et ne me rappelle pas !
Je suis occupé, je travaille !
Ne m'appelle pas et ne me dis plus jamais ce que je dois faire !
C'est comme une soirée ordinaire
mais tu déposes ton téléphone et tes clés à l'entrée
et on te donne un bracelet pour payer au bar.
Et ce sont des zones uniquement réservées au sexe.
C'est la foire totale, Meir.
Des hommes avec des femmes, des femmes avec des femmes, des hommes avec des hommes.
Des gens de notre Ăąge ? Je veux dire, mon Ăąge ?
Il y a un Ăąge pour le sexe ?
Il y a un Ăąge pour le sexe, Meir ?
Isaac, Isaac.
On m'appelait comme ça là -bas. Isaac.
Ăa roule mieux sur leur langue, ces AmĂ©ricains.
J'irais bien. Donne-moi une date.
Crois-moi... C'est le moment. Pourquoi pas ?
La vérité est que j'aimerais partir loin d'ici.
Tu as su ce qui est arrivé hier ? Ils m'ont appelé la police.
J'ai eu de la chance de ne pas voir...
Un des voisins a cogné sur la porte, il a failli la défoncer.
Des primitifs. Aucun sentiment.
Heureusement que Mati était ici.
Je n'aime pas cette énergie. Ce n'est pas pour moi.
Et ça n'arrive qu'en Israël, tu sais ?
Seulement en Israël. Par jalousie.
Les gens sont malheureux chez eux, alors ils se mĂȘlent des affaires des autres.
Les gens me demandent si j'habite ici, ce que je fais ici.
Comme si j'étais un intrus chez eux. Bon sang, des petites gens, des minus.
Mais beaucoup de gens t'aiment,
ât'admirent mĂȘme. âBien sĂ»r, ils m'admirent.
Est-ce une bonne raison de rester ? Je te le demande.
C'est petit pour moi, Meir, ça ne me suffit pas.
Je ne suis pas comme toi.
Je t'apprécie, oui ?
Teva et toi ĂȘtes des gens formidables. Vraiment.
Mais vous ĂȘtes heureux avec ce que vous avez.
Ce n'est pas moi,
ça ne me suffit pas, pas si je suis honnĂȘte envers moi-mĂȘme.
Je vends l'appartement dans quelques semaines et j'y retourne dans un mois...
Mais tu avais dit que tu avais ressenti un lien, tu te sentais chez toi.
-Quand ai-je dit ça ? -Tu lâas dit.
Tu as dit que tu me représenterais, que je serais ton meilleur client.
-Je ne vais pas te représenter, Meir. -Pourquoi pas ?
-Tu as dit que ça ne marchait pas à Miami... -Tu as dû mal comprendre.
-Quelle heure est-il ? Si on appelait Mati. -Maintenant ?
Il est tard, ltzik.
-Tu dois t'en aller ? -Quoi ? Non.
Enfin de compte, toi et moi, on n'est pas si différents.
Ăa veut dire quoi, Meir ?
Je suis aussi différent de tout le monde ici.
Les gens ici sont⊠Comme tu disaisâŠ
Ils ne pensent pas grand. Mesquins.
Et toi ? Tu penses grand ?
Quelle est la différence, Meir ? Franchement.
Avec tout le respect, vous ĂȘtes tranquillement assis chez vous,
vous prenez votre retraite ou une année sabbatique.
Tu ne sais pas tout. J'ai...
Qu'est-ce que tu as ?
J'ai voulu faire beaucoup de choses, mais je n'ai pas pu.
-Tu aurais pu. Tu as renoncé. -Non.
-Tu as renoncé, Meir. -Non.
-Tu as renoncé à toi... -Non, parce qu'au fond de moi...
âQuoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? âBeaucoup!
Ăa va, Meir ?
Calme-toi, calme-toi.
Viens, assieds-toi.
Détends-toi, ça va aller.
Ăa t'est montĂ© Ă la tĂȘte, c'est tout.
Viens ici.
Ăa va aller, Meir. DĂ©tends-toi.
Respire, doucement.
Tout va bien.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu ne dors pas ?
Je ne pouvais pas dormir.
Tu as pris un cachet ?
Tu es resté chez lui longtemps. Raconte.
C'était...
-C'était sympa. -Vraiment ?
-Qu'avez-vous fait ? -Rien. Discuté.
Discuté ? Si tard ?
Oui. C'est un homme de conversation.
Il aime parler.
Je sais qu'il aime parler. Il aime parler avec moi.
Mais toi...
Et si tard.
Tu as voulu rentrer. Tu as dit que tu étais fatiguée.
-Tu sais pourquoi je ne suis pas restée ? -Pourquoi ?
Je ne supportais pas te voir à cÎté de lui.
J'avais honte.
C'est la vérité.
Tu avais honte de moi ?
Oui, j'avais honte.
Tu le regardais comme un groupie.
OĂč est ton amour-propre ?
Amour-propre ? Tu peux parler.
Qu'est-ce que tu faisais lĂ -haut ? Tu dansais des danses grecques ?
-Il me l'a demandé ! -Bien sûr, il t'a suppliée.
Tu dois toujours ĂȘtre le centre d'attention.
Qui sait de quoi tu serais capable pour qu'il te remarque, mĂȘme un peu.
C'est moi ! Je suis toujours moi-mĂȘme, devant tout le monde.
-Je suis authentique. -Authentique ? Bien sûr.
Pas comme toi.
Tu vis 40 ans avec un homme et tu ne sais mĂȘme pas qui il est.
Tu ignores totalement qui il est.
Mais j'apprends, doucement mais sûrement.
-Regarde-toi, Ă te ridiculiser. -Je me ridiculise ? Moi ?
-Tout le monde ne veut pas te voir danser. -Si. -Une femme de ton Ăąge.
Bien sûr que si.
Tu es le seul qui ne veuille pas.
Tu dors debout. ComplÚtement éteint.
Et il dit que je me ridiculise.
Il va derriĂšre mon dos passer des auditions,
faire des grimaces à la caméra et je suis celle qui se ridiculise !
Il y a autre chose que j'ignore ? Hein ?
Quoi ? Parle.
Parle. Dis-moi !
Parle, l'homme aux secrets !
Je ne mérite pas ça.
Je ne mérite pas ça !
Toutes ces années, mon Dieu.
Et je raconte Ă tout le monde quel homme merveilleux.
Je le défends.
Les gens croient que j'ai épousé un homme d'affaires, un professeur.
Non, je suis avec un petit enseignant.
Tout le monde croit que je passe mes journées au musée, au spectacle, au concert.
Concerts ? Toi, concerts ?
Oui, oui, concerts !
Assez !
Tu ne veux mĂȘme pas savoir qui je suis !
Tu veux seulement savoir qui je suis ?
Tu ne veux pas savoir! Tu n'as jamais voulu savoir !
Tu ne peux mĂȘme pas imaginer ce que j'ai.
Tu ne vois pas ! Tu préfÚres me rabaisser.
Moi éteint ? Je ne suis pas éteint.
âTu m'as Ă©teint ! Toi, toi, toi ! âArrĂȘte !
Tu m'as éteint !
ArrĂȘte, arrĂȘte. ..
Assez...
Je vous injecte tout le visage.
-Tova. -Comment vas-tu ?
Bien. Regarde-moi ça.
-Tu es au courant des histoires au penthouse ? -Oui.
-Vous connaissiez ltzik ? -Bien sûr.
J'ai rĂ©parĂ© le judas. Il devrait ĂȘtre fermĂ©.
Oui, merci.
Un homme plein de vie qui veut faire passer un bon moment aux gens,
-regarde comment on le traite. -Bon, les amis.
Les amis. Un instant.
J'ai noté quelques points que j'aimerais discuter
et certains sujets qui nous concernent tous.
Alors faisons-le sur un air de réconciliation, d'accord ?
-AprÚs les évÚnements d'hier soir⊠-Bonsoir.
-VoilĂ ltzik. -DĂ©solĂ© d'ĂȘtre en retard.
Salut, Mati. Salut, Liat, ça va ?
-Tova, vous allez bien ? -Salut, ltzik.
Salut, 8032. Désolé.
Je suis heureux de tous enfin vous connaĂźtre.
Ruthy, je me souviens. Ăa va, Meir ?
Donc, ltzik, tout d'abord, bienvenue dans l'immeuble.
-On s'est rencontrés⊠-Excusez-moi.
Je serai bref.
Vous ne pouvez pas faire une soirée Karaoké ou quoi encore
à si haut volume aprÚs 23 heures. On ne fait pas ça ici.
Je me fiche bien qui vous ĂȘtes ou d'oĂč vous venez.
C'est tout.
Je ne veux pas passer la nuit éveillé quand il vous prend l'envie de chanter.
J'ai une femme, Dieu la bénisse,
et elle ne doit pas ĂȘtre tenue Ă©veillĂ©e jusqu'au matin
juste pour vous rendre heureux.
Je...
Je voudrais dire... Yigal, c'est ça ?
-Oui. -YigalâŠ
Sachez que je suis venu vivre ici avec beaucoup d'énergie positive.
Je suis venu écouter et comprendre et...
Vous m'avez touché. Vraiment.
Certains se fichent bien de qui vit au-dessous ou au-dessus d'eux,
mais moi si. Vraiment, c'est important pour moi.
Et maintenant que je vous connais et que je sais qui vous ĂȘtes,
je suis plus que désolé.
Et je m'en excuse, vraiment, Yigal. D'accord ?
Plus encore, échangeons nos numéros.
Je vous invite à venir chez moi. Je connaßtrais votre charmante épouse.
On pourrait aussi ouvrir un groupe WhatsApp de l'immeuble,
et si quelqu'un a un problĂšme,
qu'il l'écrive au lieu d'appeler la police.
Non, je n'ai pas appelé la police.
-Yigal, tu n'as pas appelé la police ? -Non.
Donc aucun des locataires de l'immeuble n'a appelé la police.
Ăa vient peut-ĂȘtre de l'immeuble voisin.
Le flic a dit que l'appel venait de cet immeuble.
Teva a appelé. Pas vrai, Teva ?
Quoi ? Oui.
Pour ĂȘtre franche, je croyais que...
Oui, nous avons appelé.
-Meir ? -Qu'est-ce que je vous disais ?
Il est toujours fourré chez ltzik. Quel hypocrite.
Reste en dehors de ça, d'accord ?
-Vous voyez comme il me crie dessus ? -Je t'ai crié dessus ?
-Maintenant je te crie dessus. -N'exagĂšre pas.
âCalmons nous, d'accord ? âCommĂšre.
Meir, la musique te dérangeait ?
Il n'était pas 23 h. Il n'a pas attendu une minute.
Tout va bien. On se calme. Il est inutile de...
Meir, tu as appelé la police ?
âTu aurais pu m'appeler. âNon.
-Quoi ? -Je ne pouvais pas t'appeler.
Je ne voulais pas t'appeler.
-Mais tu as appelé la police. -Oui.
Quelle bassesse. Il a son téléphone,
mais au lieu de l'appeler... DrĂŽle d'ami.
Tu étais dérangé par le bruit qui venait d'en haut,
-ou par le fait que tu n'y étais pas ? -Oui.
Quoi, Meir ? Je dois t'arracher les vers du nez ? Parle-moi.
Oui, j'Ă©tais Ă©nervĂ© par le faitâŠ...
que je n'y étais pas. Vraiment.
J'Ă©tais jaloux. Jaloux de ne pas y ĂȘtre.
Je pensais que tu m'appréciais, que tu avais de l'estime,
que tu m'aimais bien, mais chaque jour tu es un autre.
Un jour tu restes en Israël, le lendemain tu retournes à Miami.
Maintenant tu es ami avec Yigal, tu l'invites à un karaoké.
TrÚs bien, alors faisons un grand karaoké.
Qu'est-ce que tu veux ? QuiâŠ
Je ne comprends pas qui tu es. Qu'est-ce que tu cherches ?
Tu ne le sais mĂȘme pas toi-mĂȘme.
Quelqu'un qui dit qu'il est ton ami, un vrai ami.
Quelqu'un qui dit avoir de l'amitié, alors il est sincÚre.
Et quand il est invité à dßner, il vient.
Et oui, je suis en colĂšre, et je suis jaloux, et je suis sincĂšre.
C'est ce qu'on appelle ĂȘtre authentique.
Je suis désolé.
Il n'y a pas de spectacle ce soir, j'ai demandé.
On aurait dĂ» aller lĂ on a l'habitude.
Tu veux danser ?
Ici ?
Non.
Pas ici.
Version française : Lizzie Naïm
Sous-titres : Studios Cinématyp S.A.
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