All language subtitles for gadx

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Downloaded from YTS.MX

Official YIFY movies site: YTS.MX

- C'était bien, l'école ? - Super !

Ah, Mathias m'a tapée.

Tapée ? Où ça ?

C'est rien. Il tape tout le monde.

- J'ai une surprise. - Un bonbon !

La pomme d'abord.

- "Pomme". - Oui !

- On passe voir Lenuţa ? - J'aime bien Lenuţa.

- Salut, Lenuţa. - Salut, Clara.

Salut, Johanna.

Ça va ?

Et toi ?

- Un café ? - Je dois filer.

Tu as appelé chez toi ?

Oui, mais personne n'a décroché.

Ton père m'a téléphoné.

Ionuţ a dû fuguer, il est introuvable.

Ionuţ ?

Comment ça ?

Je savais que ça arriverait.

J'appelle pas pendant deux jours en cinq ans, et voilà.

Tu sais, ce fleuve va jusqu'à ma maison.

Ta maison est au bord de l'eau ?

Non.

Je parlais de mon village. Là où habite ma famille.

Ionuţ et papi ?

Oui, papi et Ionuţ.

Je vais devoir aller un peu chez eux.

En été ?

Non, pas en été.

Un peu avant.

Sois pas triste.

Ça ne sera pas long.

Pas long comment ? Une heure ?

Plus qu'une heure.

Mais je ne resterai pas longtemps.

Viens, on y va.

Mais je veux rester avec toi !

Moi aussi, avec toi.

Mais je reviendrai vite.

Promis.

- Qui c'est qui t'aime ? - Toi !

Ah, tu vois.

Notre secret.

Secret.

Vous voulez goûter ?

C'est bien.

Tu n'en veux pas ?

C'est ça que je veux pas. Pas de jambon !

Tiens.

On va à l'aire de jeux ?

- Oui. - Tout de suite ?

- Pour l'instant, on mange. - Après ?

- Après. - Mais on ira ?

On ira.

Salut, papa.

Et que dit la police ?

Vous avez cherché partout ?

D'accord, papa, j'attends.

D'accord.

Coucou, je suis là !

Papa est rentré !

Salut, maman.

Tu ne manges pas ?

M. Tillmann, j'aimerais vous parler.

Clara rentre à la maison demain.

Mais juste pour une heure, évidemment.

Tu as quelque chose de prévu, Clara ?

Tu peux aller jouer.

Je dois rentrer chez moi.

Quand ?

Demain.

Je dois rentrer demain.

Juste pour quelques jours.

M. Tillmann, je ne vous ai jamais rien demandé.

J'ai parlé à mon amie Lenuţa.

Elle peut aller chercher Johanna à l'école

et la garder en votre absence.

Vous me prenez de court.

Je vais y réfléchir.

Johanna l'aime bien.

M. Tillmann,

mon fils a disparu de la maison.

Je dois y aller.

Tiens, pour que tu dormes pas seule.

Je t'aime très fort.

Moi aussi, je t'aime très, très fort.

Mademoiselle !

Mettez donc votre bagage en soute.

Je préférerais le garder.

Ben voyons !

Ce bagage va en soute. Laissez-moi faire.

C'est bien parce que c'est vous.

- Vous allez où ? - À Dubova.

C'est vous dont l'enfant est mort ?

Non.

Désolé, je voulais pas.

Oui, papa.

Vous l'avez retrouvé ?

Où ça ?

Je te rejoins à l'hôpital.

Le fils de Vali s'est pendu. Sa mère lui manquait trop.

Elle est revenue d'Allemagne exprès.

Quand Ionuţ a disparu, ton père a eu peur.

Peur qu'il se soit suicidé, lui aussi.

Je suis rentré cet été.

J'en pouvais plus de trimer comme une mule.

Je m'en fous de leur fric.

Clara, moi aussi j'ai des enfants.

Je suis rentré pour eux.

Un coup de pied au cul,

une baffe par-ci par-là,

ça montre que tu es présent.

Qu'ils sont pas...

seuls au monde.

Vous aussi, vous êtes partis.

Un temps, oui.

Plus maintenant.

Salut, papa.

Content de te voir.

Ionuţ.

Ça va ?

Comment tu te sens ?

Tu as mal ?

Il est fatigué.

Ionuţ, que s'est-il passé ?

Tu ne me parles plus ?

C'est la fatigue.

Ça passera.

C'est quoi, cet attroupement ?

Patience, mesdames, elle va arriver.

Ça y est, mon coco ?

Voyons voir.

Bonjour.

Bonjour. Regarde, ta maman est là.

Peut-être qu'elle te ramène demain.

Ça te ferait plaisir ?

Un instant, la docteure va arriver.

Elle fera le point avec vous, si elle a pas vu le papi.

- Je peux la voir ? - Bien sûr.

Attendez-la devant la porte,

elle vous expliquera.

Elle te laissera peut-être sortir, si ça va mieux !

Ne restez pas là, on va changer les pansements.

Sortez, on va se faire disputer, si elle nous trouve ici.

- Merci. - Mais ce n'est pas la peine !

Allez !

Bonjour.

Voilà... tout va bien. Enfin, relativement bien.

Il a quand même failli perdre ses doigts.

Reste à voir l'évolution.

On l'a stabilisé, hydraté. Que dire de plus ?

J'avais déjà vu votre père.

- Merci beaucoup. - Non, pas de ça ici.

Mais j'insiste.

Vous allez me fâcher.

Vraiment, tout va bien.

Visites à partir de 11 h demain, le petit va bien.

Madame Lupaşcu !

Je ne sais pas si votre père vous a dit...

Des gens de la police et de l'assistance sociale

sont venus parler à votre fils.

Il va falloir gérer avec eux.

Ils sont déjà venus prendre un enfant pour le mettre en foyer.

Comment ça ?

Me prendre mon fils ?

Sans parents, il est considéré orphelin.

Mais je suis sa mère.

Justement, vous avez bien fait de venir.

Tu fais quoi ?

Laisse ça, c'est propre.

Pourquoi il a fugué ?

Pourquoi tu as appelé Lenuţa et pas moi ?

Tu sais très bien pourquoi.

Chers auditeurs, les dédicaces en chansons se poursuivent

sur Radio Danube.

De la part de M. Popi de Dubova

pour sa fille Măria qui travaille en Autriche,

nous écoutons "Doïna d'autrefois",

interprétée par Ionuţ Bogdan Bistrian...

C'est compliqué de venir en Roumanie.

Je viens parce qu'il le faut.

J'ai trop peur de perdre mon travail.

Tu sais ça ?

Des gens dépendent de moi là-bas.

Et je dépends d'eux.

Ou plutôt nous.

Je suis navré qu'on soit un poids.

Que s'est-il passé ?

Pourquoi partir sur le Danube ?

Salut, Bogdan. Tu viens quand ?

Pardon ?

Non, il va pas bien.

Franchement, Bogdan.

Tu veux parler de notre enfant au téléphone ?

OK, je lui dirai. Ciao.

"Johanna aime Clara."

"Johanna aime Clara..."

Tu lui offriras quoi à Clara, quand elle reviendra ?

Un beau dessin.

Quoi d'autre ?

Une...

couronne.

- Une couronne, sympa. - Une belle robe.

Et on lui cuisinera quoi de bon ?

- Des pâtes au fromage ! - Carrément.

Tu nous manques beaucoup. Salut !

Merci pour votre message, M. Tillmann.

Ionuţ ne va pas trop bien. Il est à l'hôpital.

Bonjour.

Maria Tudose, de la protection de l'enfance.

Clara Lupaşcu.

J'ai déjà discuté avec votre père à l'hôpital.

Allons-y...

Ionuţ Lupaşcu, mineur, est sous votre garde exclusive ?

Oui, c'est mon enfant.

Déclaré disparu à la police,

puis retrouvé, soigné en urgence, etc.

Dieu merci, il est sain et sauf.

Il était seul avec son grand-père ?

Vous travaillez en Allemagne ?

Oui, occasionnellement.

Occasionnellement...

Combien de jours par an ?

Ça dépend.

Mais ici, vous touchez le chômage.

Non.

J'ai perdu mon poste d'enseignante il y a cinq ans.

Combien de jours par an êtes-vous avec votre fils ?

Mme Lupaşcu, on voit ça tous les jours.

Il faut donner la garde de l'enfant à votre père.

Sinon, au prochain signalement,

il pourra être placé en foyer.

Vous comprenez ?

Vous devez confier la garde à son grand-père.

C'est la loi, ne partez pas sans signer les papiers.

Monsieur dit qu'il peut entretenir l'enfant.

Il est volontaire, bien portant.

Voilà, c'est tout.

Voici les documents nécessaires.

Ici la notification. Il me faut votre signature en bas.

Ça répète ce que j'ai dit.

- C'est juste une notification ? - C'est ça.

Vous reconnaissez avoir été informée.

Si vous restez, tout va bien.

Mais si vous repartez,

il faudra signer les papiers.

Bien.

Je m'en vais.

J'espère qu'il va s'en sortir.

Je suis sa mère et c'est mon fils.

Personne ne le nie.

Si, elle, tout à l'heure.

Tu l'as monté contre moi !

Il m'évite du regard. Je ne le reconnais plus.

Tu lui as raconté quoi sur moi ?

Tu crois qu'il a eu besoin de ça,

après plus d'un an d'absence ?

Tu repars quand ?

Tu craches pas sur l'argent.

T'es bien content que je t'en envoie.

Mes difficultés à l'étranger, tu t'en fiches.

Emmène-le avec toi.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas.

Elles m'appellent aux W-C jour et nuit,

j'ai pas de vie.

Tu ne veux pas, oui !

C'est plus facile sans lui.

Tu l'as abandonné.

Vous l'avez laissé ici tout seul !

Je l'ai laissé avec toi.

Attends, tu lui racontes que je l'abandonne ?

Alors c'est ça ?

Tu veux m'enlever mon fils !

Je m'occupe de lui, je te signale.

Non, c'est moi !

C'est moi qui paie les courses et vos habits.

Qui l'envoie à l'école ? Moi.

Mais ça, personne le voit. Ça tombe tout cuit.

Et on vient me traiter de mauvais parent ?

Tu me traites moi de mauvaise mère ?

Cet enfant, tu as failli me le tuer !

T'as pas honte !

Tu veux savoir ce qui lui a pris ?

Tu as peur autant que moi de la réponse.

Johanna ?

Tu t'es cachée ?

Tu sais où il est, mon portable ?

Ah, tu es là !

L'empire des Habsbourg a soutenu la vague d'émigration,

mais celle-ci tenait avant tout

à la démographie des régions germaniques

et à la paupérisation de leurs habitants,

conséquence logique d'une série de...

Bonjour.

Clara ?

Mon Dieu, ça fait si longtemps.

Quel plaisir de te voir !

Et ton fils ?

Il va bien, je l'ai ramené de l'hôpital.

Il est encore un peu secoué.

Tant mieux, on était inquiets.

Je voudrais te parler.

- À moi ? - Oui.

Je t'écoute.

- En tête à tête ? - Bien sûr.

À l'école, vous avez des enseignants ?

Oui, comme tu vois. Mais on n'a plus d'élèves.

Ils sont peu en classe.

Les ONG se donnent du mal pour les faire venir,

mais c'est difficile.

Où veux-tu en venir ?

Vous avez peut-être besoin d'une contractuelle ?

Même pas titulaire.

Il me faudrait ce travail.

Ionuţ a besoin de moi ici.

Je pensais rester.

Au moins contractuelle.

Ma pauvre, c'est un salaire de vacataire,

160 euros brut.

Et j'ai zéro poste.

À l'époque, j'ai aussi licencié Crăiţa et Dorel.

Je ne peux vraiment rien faire.

Je comprends.

Je me renseignais.

Va voir à l'inspection.

Ils peuvent t'envoyer ailleurs dans le secteur.

Tu as toutes les qualifications.

L'inspectrice est de mon village.

Je vais l'appeler.

- Merci beaucoup. - Je te tiens au courant.

Soit aimable avec elle, ça peut marcher.

Ça va, champion ?

Alors, tu as voulu battre le record du Guinness Book ?

Non, mais on peut parler d'un exploit.

C'est bien, tu es courageux.

Sérieux, tu l'encourages ?

Non, surtout pas. Ne recommence pas !

Elle en menait pas large au téléphone, ta mère.

Voyons tes blessures de guerre.

Rien d'incroyable.

J'ai eu deux gros bleus.

T'aurais dû voir ça !

Ça va attirer les filles comme un aimant !

Hein, chérie ?

Je disais à mon fils

que ces petites cicatrices seraient un aimant à filles.

Pas vrai ?

J'ai pas raison ? Mais si !

Tu veux venir chez nous pour Noël ?

On coupera le sapin, entre hommes. Ça te dit ?

Je ne sais pas.

Je verrai.

"Je verrai"...

Écoute, mon grand, va falloir t'affirmer.

- Je viendrais bien. - J'aime mieux ça !

- Il parle avec Bogdan ? - Oui.

Tant mieux.

C'est fou comme il sait y faire.

Le petit lui mange dans la main.

C'est son père.

Tu sais comment c'est.

Il l'a invité en Angleterre à Noël.

Très bien, qu'il y aille.

Il connaîtra sa petite soeur.

Tu parles, c'est du vent.

Où est passé son téléphone ?

Tu pars quand ?

Je ne sais pas.

Je te connais par coeur.

Je fais des efforts.

Je sais.

Regarde, ton bateau d'Allemagne.

Arrête de faire la tête.

Et ton téléphone, il est où ?

Allez, regarde-moi.

J'essaie, tu sais ?

Non.

Non ?

Non, je ne sais pas.

Essaie de comprendre.

Je fais tout ça pour toi, je pense à toi tout le temps.

- Ton père aussi. - Lâche-moi.

Tu veux manger ?

- Maman t'aide. - Pourquoi tu me parles comme ça ?

Comment ?

Comme à un bébé. J'ai compris, tu sais.

Papa s'en fiche.

Il a sa famille, il a Sofia.

Ne parle pas comme ça de ton père.

- Il a ses défauts, mais il t'aime. - Comme toi, hein ?

Seulement à distance.

Toi, tu as...

Comment elle s'appelle ?

Johanna.

Pourquoi tu es venue ?

Pour te donner bonne conscience ?

J'ai pas besoin de ça.

Tu aurais dû nous laisser tranquilles.

Pourquoi tu me parles comme ça ?

Réponds.

Johanna veut te parler.

Vas-y. Tu crois que ça me dérange ?

Mon téléphone est dans le Danube.

J'ai plus de téléphone, parce qu'il est tombé dans le Danube.

Allô ?

Comment va ma gentille fille ?

Je suis contente que vous vous amusiez.

Oui, Lenuţa est géniale.

Bravo. Génial.

Un très, très gros câlin.

Salut !

Bonjour, M. Tillmann. Tout va bien, enfin...

Ça ne va pas si bien.

Je dois rester encore quelques jours.

Non. Oui, je comprends.

Juste quelques jours de plus.

Je ne vous décevrai pas.

Merci.

Prends-en tant que c'est chaud.

Je vais demander au bar, chez Gil,

s'ils cherchent quelqu'un.

Ça va pas, non.

T'iras pas chez ces ivrognes.

Tu te vois au milieu de ces crapules ?

Où je peux travailler d'autre ?

Dans les champs ?

Ce n'est pas la saison.

Au magasin, chez Niţă ?

Il est pas rentable.

Tu trouveras rien au village.

Même le maire travaille à l'étranger.

Pourquoi ?

Sinon en ville, en prenant la navette.

Il y a une usine de chaussures.

Demande plutôt à l'école.

Bonjour, Mme Lupaşcu.

Bonjour.

Allons, je ne mords pas.

Je suis déjà passée avec les papiers pour la garde.

Mais votre père a refusé de les signer.

Discutez-en avec lui.

On ne sait jamais.

Votre fils a fait une tentative de suicide.

S'il réussit la prochaine, vous et moi serons en faute.

Merci de signer les papiers avant de partir.

Et merci pour l'accueil.

Ça guérit. Tu as encore mal ?

Avant, je mesurais tes petons comme ça.

Ils devaient faire cette taille.

Comme ceux de Johanna.

Je veux retourner à l'école.

Reste encore un peu ici. Avec maman.

Et si c'est non ?

D'accord, si c'est ce que tu veux,

vas-y.

Tu auras moins à rattraper !

Que voulaient-ils savoir, ces gens ?

Qui ça, Mme Tudose ?

Rien.

Si tu m'as abandonné.

Pourquoi ?

Comme ça, pour savoir.

Que leur as-tu dit ?

J'ai répondu. J'ai fait quelque chose de mal ?

J'ai dit que vous avez divorcé,

que papa travaille en Angleterre, où il est avec ma demi-soeur,

et que tu travailles en Allemagne.

Ils t'ont demandé pour le bateau ?

Tu as répondu quoi ?

"Je jouais et le courant m'a emporté."

Pourquoi tu es parti sur le Danube ?

Je voulais te rejoindre.

J'en avais marre

que tu sois pas là,

que tu sois partie.

Ensuite, le portable et la rame sont tombés à l'eau.

Je savais pas quoi faire.

Quand il a fait nuit,

j'ai espéré une chose

qui te fasse te sentir coupable,

te sentir pareil que moi, seule.

Je suis désolé.

Maman ne te gronde pas.

Après à l'hôpital,

on m'a dit que tu m'as abandonné.

C'est fini, maintenant.

Salut, ça va ?

Je te rappelle ?

Salut, Lenuţa.

Je voulais juste avoir des nouvelles.

Comment va Johanna ?

C'est Clara au téléphone !

Tu veux lui parler ?

Elle chante.

Elle t'appelle ce soir ? Là, elle veut pas.

Si tu tiens à lui parler. Elle, ça va.

Salut.

Tu as vu ?

C'est réglé.

Désolé.

De quoi ?

De te causer du chagrin.

Je vais te raconter une histoire.

Non, lis-moi une histoire.

Mais le livre est chez toi.

Allez, je vais te la raconter.

Elle ne peut pas lire, le livre est ici. Pas grave.

Non, lis-moi une histoire.

Ne sois pas triste, trésor.

Je voudrais t'avoir avec moi.

Moi pareil.

Je serai bientôt avec toi.

Regarde ce que j'ai !

Un livre.

Allez, installe-toi confortablement.

Et je vais te lire une histoire.

Alors...

Il était une fois

une femme qui souhaitait très fort avoir un petit enfant.

Mais elle ne savait pas où le prendre.

Elle alla voir une vieille sorcière

et lui dit :

"J'aimerais avoir un petit enfant.

Pourrais-tu me dire où me procurer ça ?"

"Prends ce grain d'orge.

Plante-le dans un pot de fleurs.

Et tu verras ce que tu verras."

La femme rentra chez elle.

Elle planta le grain d'orge

et aussitôt, un...

Salut, Lenuţa.

Johanna a son cours d'eurythmie. Prépare-lui ses chaussons.

Donne.

Ne pars pas sans laisser les choses en ordre.

On dirait que tu as grandi à force de dormir.

Mange ou tu vas rater le bus.

Je l'emmène à l'école.

Tu entends ça ?

Il faut bien que j'utilise mon permis.

Allez, mange.

Dans tes yeux je lis tout ton amour pour moi

Toi qui serais ravi de me serrer contre toi

Dans tes yeux je lis tout ton amour pour moi

Tu es toute ma vie, je peux pas continuer sans toi...

Ciao.

Tu as une amoureuse ?

Elle est à l'école, c'est ça ?

Allez, raconte.

- Ionuţ ! - Tu mens !

- Tu vas partir. - Mais non !

Allons voir l'inspectrice, ça va aller.

Maman te le promet.

Bonjour.

Bonjour.

On s'est parlé au téléphone.

Je suis Clara Lupaşcu.

De la part de Magda.

Je vous ai dit d'ici un mois.

J'ai pensé que vous aimeriez me voir.

Je vous écoute.

Je suis professeure des écoles.

Je parle allemand,

spécialisée en conversation.

Mon ancienne directrice dit

que vous pourriez me trouver un poste.

Et pourquoi pas elle ?

Elle m'a parlé d'un plan de restructuration.

En effet, les temps sont difficiles, madame... Lupaşcu.

J'ai besoin de ce poste pour m'occuper de mon fils.

Nous avons tous des enfants.

Ionuţ.

Attends-moi dans le couloir.

Madame, je serai aimable avec vous.

J'en ai parlé avec Magda. On se connaît bien.

Je ne peux rien faire maintenant.

Peut-être d'ici un mois.

Laissez-moi ça et je vous rappellerai.

Mais d'ici un mois, voire deux.

- Un mois ? - C'est trop tard ?

Ou peut-être trop tôt.

À la rentrée de septembre, on aurait plus de chances.

Je veux vous aider, mais vous connaissez la situation,

les budgets sont serrés.

Ce serait au salaire minimum.

Je vois.

Merci.

Je vais partir.

À cause de moi ?

Non,

pas à cause de toi.

À cause de toute cette galère.

Et à cause de moi.

Je peux venir ?

Bien sûr.

Quand tu seras plus grand, tu viendras chez moi.

Non, maintenant. Tu m'emmènes avec toi ?

Je ne peux pas.

J'ai pas de quoi t'accueillir.

Je vais changer de job pour habiter seule.

Là, tu viendras quand tu veux.

Pas la peine de me mentir.

Tu pars pour Johanna.

Mais si tu pars maintenant,

tu pourras revenir cet été.

J'essaierai.

Je te le promets.

- Tu pars quand ? - Demain.

Je dois partir, sinon je perds mon travail.

Je reviens dans un mois.

Je prendrai ce poste de prof.

J'économiserai et on s'en sortira.

C'est toi qui décides.

Il faut que j'y aille,

parce que si je reste,

je ne pourrai plus partir.

Ionuţ ira chez Bogdan à Noël.

Ça va aller.

C'est devenu un grand garçon.

Un, deux,

trois, quatre.

Un, deux,

trois,

quatre.

Maman resterait si elle avait le choix.

Je reviendrai pour de bon.

J'ai déjà entendu ça.

Je sais.

Tu as vu, j'ai conduit

sans défoncer de clôture ni percuter de vache.

Je tiendrai ma parole.

J'ai une surprise pour toi.

Nous voilà équipés.

On pourra même se voir.

À dans deux mois ! D'ici là, on se parlera.

Ne le perds pas, OK ?

Prends soin de ton grand-père.

Il prendra soin de toi aussi.

Ça va aller.

Ça va aller.

Cinq millions de Roumains travaillent à l'étranger,

laissant derrière eux, au pays, nombre de leurs enfants.

Adaptation : Roxane Compagne, Rébecca Feltz

Sous-titrage : EVA Strasbourg

Pour ARTE GEIE : Anne-Caroline Paquet

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.