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On a fait une connerie, non ? Une trĂšs grosse connerie.
Oui, mais... Une énorme connerie.
Du
coup,
je... Il ne s 'était rien passé ? D 'accord.
On oublie. Oui, on oublie.
On n 'en parle plus. Non, on n 'en parle plus non plus.
Non, non plus.
Non ! Oui, non ! C 'est lĂ ! Quoi ? Qu 'est -ce qui se passe ? Il est oĂč le
super poulet ? Son tĂ©lĂ©phone, il n 'arrĂȘte pas de sonner. C 'est hyper
C 'est hyper chiant, là ! Le téléphone, là , de l 'autre. Oui, je le prends.
Toutes les solutions.
Quoi ? Vous ĂȘtes ensemble ? Hein ? Mais pas
du tout ! Pas du tout ?
N 'importe quoi. La situation est claire. Que s 'est -il passé, Kardec ?
bien, Léo lui a vomi dessus.
Que pouvais -je faire d 'autre que de lui donner un autre T -shirt ? VoilĂ
quelle est la situation.
Yves ! Bim ! Gilles Capel. Donc, allez, au revoir.
Je le prends.
Oui, Gilles.
Là , bien sûr, on arrive.
OK, il faut qu 'on aille sur une scĂšne de crime.
Une scÚne de crime, c 'est le premier jour de crÚche de Léo.
Je vous propose que vous, vous alliez le déposer à la crÚche. Moi, je vais
déposer les enfants à l 'école et puis on se retrouve sur la scÚne de crime. On
fait comme ça, OK ?
Mais qui est -ce que vous foutez lĂ , vous ?
Ah,
t 'es lĂ ? Caradac n 'est pas avec toi ? Non, il n 'est pas avec moi.
On couche pas ensemble non plus, hein, donc... Non, OK, mais du coup, il est oĂč
? Parce que lĂ , peut -ĂȘtre, ça fait un moment qu 'ils attendent. OK, j 'en
moi, oĂč il est.
J 'imagine qu 'il est allé déposer Léo à la crÚche, et puis il va arriver,
voilĂ . Bon, alors, tu me briques, lĂ , sur notre affaire, plutĂŽt que de me
de Karadek tout le temps ? Karadek, Karadek, et oĂč ? Oui, bon, ben, l
a eu lieu vers 8h ce matin.
Le conducteur s 'appelle Gauthier de MesquiĂšre, 45 ans. Il est mort.
J 'en connais un qui a foiré son 18 roues, là .
Excellent.
En tout cas, oui, il était directeur d 'une boßte qui fait du matos de golf et
dans son coffre, il y avait des balles. Il n 'y a pas eu de collision avec un
autre véhicule. En tout cas, on cherche à comprendre ce qui s 'est passé. Il y
avait un autre mec avec lui dans la voiture et il fut examiné par les
Ah, ben, il y a un témoin, super.
Pourquoi il court ? Police.
Enfin, lui, police.
C 'était qui, le mort ? C 'était mon conducteur.
On vous a dit.
Du covoiturage avec Gauthier.
On s 'est contactés sur Tornencar.
Il me déposait à mon travail.
Tous les jeudis.
Vous faisiez du covoiturage, d 'accord, mais qu 'est -ce qui s 'est passé au
moment de l 'accident ? Je sais rien.
Cinq minutes aprĂšs ĂȘtre montĂ©, j 'ai cru qu 'il s 'endormait au volant.
J 'ai essayé de le bousculer,
de le réveiller.
Et il s 'est mis Ă convulser.
Ă la crĂšche, lui ? Alors, figurez -vous qu 'ils n 'ont pas voulu le prendre.
Une partie du personnel fait grĂšve aujourd 'hui.
Une grĂšve ? J 'ai dĂ» repartir avec lui.
Sérieux ? C 'est quoi cette crÚche de branque ? Je vous confirme.
Je vous préviens, profil bas.
C 'est trÚs mal vu de débarquer avec un bébé sur une scÚne de crime, figurez
-vous. Oui, je suis au courant. En plus, j 'y ai tendu ce matin.
Profil bas.
Ăa va, Gilles ?
Ce bébé de la vie, de l 'amour de la vie.
Ah oui, d 'accord.
Oh oui, mon doudou.
Qu 'est -ce qu 'il est mignon, c 'est pas possible.
Oh putain, j 'ai envie.
Oh oui. C 'est quoi ce bébé trop doux ? Je voudrais pas dire, mais c 'était
vachement moins chaleureux quand c 'était moi.
Oui, oui, oui, mon doudou, c 'est tonton Gilles. Oh purée, il y a Benzaoui.
Planquez -le.
Planquez -le, il y a Benzaoui.
Les légites peuvent pas blairer des bébés.
Je le planque oĂč ? Il est lĂ , il vient ? Oui, il arrive. Ah purĂ©e.
Bonjour docteur, vous allez bien ?
Bonjour Morgane. Ah bonjour.
Est -ce que je vois, on a une nouvelle recrue, hein ? Oui.
On a une nouvelle recrue. Oui, du temps Léo.
Croquineau. Croquineau, je te nomme Croquineau.
Donc finalement, tout ce qui est contamination de scĂšne de crime, bon, c
pas si grave que ça j 'ai l 'impression.
Contente de la prendre, hein ? Morgane, je peux vous demander de vous occuper de
lui pendant que je vais voir le mort ? Oui, oui. Merci, c 'est gentil.
Il me regarde, il me regarde.
Ne croquez pas.
Bon les gars, on a quand mĂȘme une scĂšne de crime ? Oui.
Je monte au corps.
Est -ce qu 'on a réussi à déterminer les causes de la mort ? Pas pour le moment,
non. Mais c 'est pas d 'accident qui l 'a tué.
Je te pose bien.
Ok, bon alors, qu 'est -ce qu 'on a ?
La
banquette arriÚre est mouillée.
Donc ? Ăa veut dire que M.
Babal, il a roulĂ© avec la fenĂȘtre ouverte.
Mais qui c 'est qui roule avec la fenĂȘtre ouverte mĂȘme quand il pleut ?
fumeurs ! Bien jouĂ© ! Vous partez peut -ĂȘtre encore de sĂ©curitĂ© quand on va
extraire du véhicule et il n 'y a aucune trace de traumatisme sur le corps.
Ah ouais, mais alors tu vois, ça est chelou parce que le standard est vide.
Donc Ă mon avis, M.
Babal, il ne voulait pas qu 'on sache qu 'il fumait.
Son passager nous a dit qu 'il avait convulsĂ©. Peut -ĂȘtre qu 'il y a eu un
empoisonnement ? Il n 'y a rien autour de la bouche qui pourrait suggérer une
quelconque imposition.
Ah ! Ah ben voilĂ ! Il ne voulait pas que Madame Babal sache qu 'il fumait,
parce que manifestement, il partageait la bagnole avec sa femme.
Donc, il planquait fortement ses clopes ailleurs.
Ah ! Attends, j 'ai besoin d 'un truc pour faire le vis. Tu me l 'apprĂȘtes ?
!
Eh ! Bingo ! Bien joué, lieutenant Léo.
Alors lĂ , chapeau.
Alors,
qu 'est -ce qu 'on a là ? Qu 'est -ce que l 'on peut aider ? Purée, regarde
Il y a quelqu 'un qui a injecté un truc dans ce mégot.
On l 'a empoisonné.
Eh ! Eh ! J 'ai l 'arme du crime ! Il a été empoisonné par une clope. Regarde le
bébé, il est con ! Quoi ? Léo ! J 'ai trouvé l 'arme du crime !
Le labo va analyser les cigarettes, mais vu les symptĂŽmes, on pense que c 'est
un produit de type barbiturique.
Du coup, j 'ai fait la liste de toutes les morts liées à ce genre de sédatifs
les six derniers mois.
Bon, c 'est beaucoup des overdoses, mais je vous envoie la liste Ă tous les
deux. Ok, merci Daphné.
On arrive chez la victime.
On va interroger sa femme.
Tiens -nous courant si tu as du nouveau. Ouais. Merci.
Waouh, sacré barraque.
Morgane, tu as besoin de lui ? Je vous laisse avec Léo pendant que je vais l
'interroger.
Pourquoi pas l 'inverse ?
Morgane, cette femme vient de perdre son mari. Il va falloir faire preuve de
tact et d 'empathie. Mais ça n 'est pas vraiment... Moi ? Hé, tout, j 'ai pas de
tact et d 'empathie, moi, hé ! Ah, je t 'en foutrais du tact et de l 'empathie !
Sérieux ? Je sais pas comment je dois le prendre, hein.
Tu sais qu 'il est chiant, ton pĂšre.
Franchement, il est chiant.
Pas d 'autres mots.
Bon. Doudou, on arrĂȘte de jouer avec ça parce que ça Ă©nerve le maman lĂ .
On arrĂȘte, on arrĂȘte, on arrĂȘte.
Ah ben voilà , parfait, tiens, du boulot. Alors, qu 'est -ce qu 'elle dit Daphné
? Ah, l 'analyse des morts par barbiturique.
Je suis sincÚrement désolé pour votre mari.
Pardon.
Est -ce que vous auriez remarqué quelque chose d 'inhabituel chez lui ce matin ?
Non.
Non, non, il est parti tÎt parce qu 'il avait un passager à récupérer.
Il voyageait beaucoup pour le travail et j 'avais toujours peur qu 'il s
'endorme au volant.
C 'est pour ça que je voulais pas qu 'il fasse de longs trajets tout seul en
voiture.
C 'est votre idée, le covoiturage ?
Ăa me rassurait.
Bon, au départ, il était plutÎt réticent, mais finalement, il y a pris
Il adorait rencontrer des gens, discuter.
Pardon.
Je suis désolée, madame de Mesker, mais on pense que votre mari a été tué par
une cigarette empoisonnée.
T 'Ă©tais au courant qu 'il fumait ? Je pensais qu 'il avait arrĂȘtĂ©.
Mon pÚre est mort d 'un cancer du poumon l 'année derniÚre, donc... Je
supportais plus l 'odeur.
Donc vous ne savez pas oĂč il a jetĂ© ses cigarettes ? Non.
Ben oui, Doudou, je sais.
Ăvidemment que tu serais mieux Ă la crĂšche, Ă jouer avec tes copains, mais
que tu veux que je te dise, ils font la grĂšve, ces cons -lĂ .
Je vais leur souffler dans les bronches, tu vas voir. Allez -y, ça part.
Oui ? La crÚche, les lutins bleus ? C 'est la maman du petit Léo ?
Vous voyez pas de qui je parle ? Bah oui.
Ăvidemment que vous voyez pas qui c 'est, vu que vous l 'avez pas acceptĂ© ce
matin.
Alors, oui, je veux bien comprendre que vous soyez en sous -effectif Ă cause de
la grÚve. En attendant, moi j 'ai un meurtrier en liberté.
Alors comment que je fais ?
Comment ça, il n 'est pas grÚve ? Oh putain !
Il se fout de ma gueule.
Il se fout de ma gueule.
Vous avez regardé le véhicule de votre mari pour analyse ? Je vais
vous demander de signer ce procÚs verbal de mise sous scellé. D 'accord.
Qu 'est -ce qu 'il me prend ? Qu 'est -ce qu 'il me prend ? Il me prend que j
'ai appelé la crÚche et que personne n 'est en grÚve. Il me prend que c 'est
juste vous qui n 'avez pas été foutu de déposer Léo et vous avez le culot de me
le refourguer. Pardon, mais qu 'est -ce que... Deux secondes.
Excusez -nous.
J 'y suis pas arrivé, OK ? Je suis là des inconnus, c 'est trop tÎt. En plus,
arrĂȘte pas de pleurer. Mais Ă©videmment qu 'il arrĂȘte pas de pleurer.
Kardec, c 'est un bébé, ça ne fait que pleurer, les bébés.
On avait une place en crĂšche, Karalek.
Une place en crĂšche, c 'est le Graal, ok ? Alors vous allez me faire le plaisir
d 'y retourner immédiatement et vous les supplier qu 'ils reprennent Léo avant
qu 'un autre papa moins tari que vous nous pique la place.
Non, ça, on est en pleine enquĂȘte. Vous aviez qu 'Ă y penser plus tĂŽt ! Ok, trĂšs
bien. J 'appelle Gilles, je vous l 'envoie. Il me paraßt pas témoin sans
C 'est ça, oui.
Je peux nous excuser.
Ok.
Euh... Vous Ă©tiez oĂč ? Nulle part.
Ah bah, ça m 'étonne pas. Non, enfin, si, si, tenez.
On avait fini.
De mes cĆurs.
De mes cĆurs, c 'est votre nom Ă vous.
Pardon ? Non, parce que vous signez de mes cĆurs. Et c 'est vrai qu 'en
on ne pense pas de signature.
MĂȘme aprĂšs s 'ĂȘtre mariĂ©e, non ? Ah, bah oui, oui, c 'est mon nom.
Gauthier avait pris mon nom aprĂšs notre mariage.
Il avait coupé les poings avec toute sa famille et...
Je voulais plus ĂȘtre associĂ©e Ă eux.
Et puis, je vous avoue, c 'était pas mécontent de ne pas devoir m 'appeler
madame Grondin.
Oh, tu m 'étonnes, Grondin.
Attendez, attendez, pouce.
Grondin, comme Rick Grondin, bougez pas.
Tu, Rick Grondin, là , ça vous dit quelque chose ? Euh, oui.
Oui, c 'est de...
C 'est le cousin de Gauthier, je crois. J 'ai dĂ» le voir une fois Ă l
'enterrement de leur grand -mĂšre, mais... Pourquoi ? Parce que lui aussi,
mort d 'une overdose de barbiturique il y a un mois.
Tiens un truc, lĂ .
On tient un truc.
Alors, j 'ai vérifié, le casier de Rigonda est bien chargé pour
stupéfiants. Du coup, sa mort a été classée comme overdose accidentelle.
Mais deux cousins tuĂ©s par la mĂȘme drogue, c 'est une drĂŽle de coĂŻncidence,
quand mĂȘme.
Eric gérerait un bar à Roubaix avec sa soeur, j 'espÚre qu 'elle pourra nous
renseigner. Ah bah super ! Ah, mais tiens, arrĂȘte -toi lĂ . Non, j 'ai pas...
Non, attends, arrĂȘte -toi lĂ , je te dis. LĂ , lĂ , lĂ , lĂ ! Oui, bah deux secondes
! VoilĂ .
Hein ? Bonjour ! Amoré 53 ? Morgan Bombe ? Allez, ça
part !
Qu 'est -ce que tu fous, Morgane ? Attends, je t 'explique. Je me suis
dans la mĂȘme appli de covoiturage que notre premier mort, ok ? Et du coup, j
regardé les commentaires de ces derniers passagers.
Alors, Gauthier de Melsker, alias Gogo59.
Qu 'est -ce qu 'il a bien pu vous faire pour que vous lui mettiez une étoile sur
cinq ? C 'est quand mĂȘme pas pour ça que vous l 'avez butĂ© ? Quoi ? Je le
connais pas du tout, ce type.
Il a annulé la course au dernier moment, alors je me suis un peu lùché dans les
commentaires, quoi.
Attendez, vous ne l 'avez jamais rencontré ? Non.
Et son cousin, le Rick, ça vous dit quelque chose ? Non.
Ok, il faut se piquer.
Du coup, vous allez quand mĂȘme m 'emmener Ă Douai ? Quoi ? Viens, on le
la gare, elle a payé d 'avance.
Attends, ça ne va pas.
Tu ne peux pas te faire de l 'argent en covoiturage dans une voiture de
policier, ce n 'est pas possible.
Vous pouvez nous parler de lui ? Vous avez tout dit, non
? TraĂźtra son nom, traĂźtra sa famille.
Pourquoi ? Il raconte des saloperies sur nous ?
Ah bah non, lĂ , il raconte plus rien, il est mort.
J 'ai l 'impression que vous n 'allez pas pleurer Ă son enterrement.
Ce connard nous a tournĂ© le dos dĂšs qu 'il s 'est trouvĂ© une meuf, peut -ĂȘtre
une.
Qu 'est -ce qu 'il lui est arrivĂ© ? La mĂȘme chose qu 'Ă votre frĂšre.
Overdose de barbiturique.
Mon frĂšre n 'a pas fait d 'overdose.
Il était clean depuis des années.
Je l 'ai dit Ă vos collĂšgues.
Mais bizarrement, pour lui, personne n 'est venu creuser.
Excusez -moi. Je vais vraiment rater mon train.
Attends -nous dans la voiture. On en a pour 5 minutes.
Pardon.
Vous pensez que la mort de votre frÚre n 'était pas accidentelle ? Il aurait pu
rechuter ? Non.
Jamais il n 'aurait pris cette merde de lui -mĂȘme.
Il avait trop galéré pour décrocher.
C 'est lui, lĂ , sur la photo ? Ouais.
Est -ce qu 'il fumait ? MĂȘme ça, il essayait d 'arrĂȘter.
De temps en temps, il craquait quand un client nous proposait une cigarette,
mais c 'est tout.
Et lui non plus ? Il n 'était plus en contact avec votre cousin ? Mais non, je
dis que non.
Ah, purée ! Qui me compte, là ? C 'est pas vrai, qu 'est -ce que t 'as pas
compris ? Je t 'ai dit qu 'on revenait dans cinq minutes ! Vous avez bien de la
chance qu 'on puisse pas mettre zéro étoile sur la pipe. Oui, OK, bonjour
toi.
De temps en temps, il craquait quand un client lui proposait une cigarette, mais
c 'est tout.
Gilles ! Gilles ! Qu 'est -ce que tu fais encore, Morgane ? Il y a un autre
mégot empoisonné.
Vous aviez raison.
Votre frĂšre n 'est pas mort d 'une overdose.
Le labo confirme que les mégots contiennent du pinto -barbitol, un
utilisé pour les euthanasies vétérinaires. Il nous dort incolore et
Donc les deux cousins ont Ă©tĂ© tuĂ©s de la mĂȘme maniĂšre, Ă un mois d 'intervalle.
Et vous ĂȘtes sĂ»r qu 'ils ne se frĂ©quentaient plus ? Ah c 'est vrai, je
trouvé de communication entre eux dans le téléphone de Gauthier.
Je vais recevoir celui de Rick, mais a priori c 'est le mĂȘme truc. Attendez,
Rick c 'est lequel déjà ? Le biker.
Ah trĂšs bien, donc Gauthier c 'est le...
C 'est le bourgeux, c 'est celui qui vendait les clubs de golf.
Et Pam, c 'est sa femme. Non, c 'est sa cousine. Pam, c 'est la sĆur de Rick.
Rick, c 'est le biker.
Il n 'y a que moi qui spie ou quoi ? Je vais voir pour le problĂšme dont je t 'ai
parlé. Ah, puis d 'accord.
Oui, je lui ai proposé trois fois de te larguer, mais c 'est mort, elle ne veut
pas. Non, mais mort, il y a quand mĂȘme une solution.
On peut trouver une solution.
Je fais ce que je peux, en fait.
Je lui ai parlé de tes colonnes de haleine. Je lui ai dit, pour les
lui ai dit que tu étais un gros radin.
Je lui ai parlé de ta calvitie.
Elle te kiffe. Qu 'est -ce que je fasse ? Donc, Pam, c 'est la cousine de Rick
et la soeur de Gauthier. Mais non, c 'est l 'inverse.
Ah, purée.
Bon, je vous refais un topo, mais prenez des notes, parce que franchement, c
'est fatigant, lĂ . Bon, alors, on a deux victimes, OK ? Gauthier de MesquĂšre et
Rick Grondin, OK ? Les deux sont cousins, donc de la mĂȘme famille, mais
rien Ă voir l 'un avec l 'autre.
Rick et Gauthier sont nĂ©s dans le mĂȘme hĂŽpital Ă trois mois d 'intervalle. Mais
bon, dÚs l 'école, ça commence à briller. Rick se fait expulser de deux
différents, alors que Gauthier collectionne les tableaux d 'honneur.
travaille sur des champiers.
Pendant que Gauthier fait une école de commerce.
C 'est là qu 'il rencontre Pauline, qu 'il épouse en 2008, alors que Rick est
arrĂȘtĂ© pour conduite sous stupĂ©fiants.
Il est condamné à du sursis, pendant que Gauthier gravit les échelons de la
société du pÚre de sa femme.
C 'est comme ça qu 'il s 'achÚte une belle maison dans un quartier chic,
que Rick, lui, passe ses journées à bosser dans un vieux bouge avec sa soeur
femme. Ils mĂšnent des vies totalement diffĂ©rentes, jusqu 'au jour oĂč, Ă un
d 'intervalle,
LĂ , les deux gars s 'allument une clope et tombent raides noires.
Oh ! Ah non, non, mais qu 'est -ce que fait ce bébé dans ma DIPJ ? Non, mais
avec vos plaisantés, qu 'est -ce qu 'il fait là ? Oh, disons, Léo.
Mais ne me dites pas que vous vous ĂȘtes encore dĂ©gonflĂ© devant la crĂšche.
Non, ça s 'est trÚs bien passé. On a fait les deux heures d 'adaptation. L
'auxiliaire m 'a demandé de repasser demain.
C 'est pas vrai. Vous vous ĂȘtes fait avoir comme un bleu. Mais l 'adaptation,
'est des conneries, ça. Il faut balancer le bébé et le barrer en courant.
C 'est hors de question.
Morgane, on va l 'avoir à chaque bébé, la conversation.
On n 'emmĂšne pas ces enfants sur les enquĂȘtes. Mais Ă©videmment, Ă©videmment qu
'on ne les emmĂšne pas.
C 'est un cas d 'urgence.
AllĂŽ, forestier ? Ouais.
Et c 'est la date exacte ? D 'accord, on va vérifier.
C 'était l 'estupe. Un refuge pour chiens à Comines a déclaré la
'une fiole de penteaux barbitales le 22 octobre. C 'est pas la veille de la mort
de Rick Grondon ? Ok, je vais y aller pour leur parler.
Morgane, je vous laisse Léo.
Une petite heure ? Vous plaisantez ou quoi ? Pas du tout. Non, non, je vais
m 'en occuper parce que vous vous ĂȘtes fait niquer par les nanas de la crĂšche,
non. Moi j 'y vais et vous, vous vous démerdez. Bon, attendez, tiens, tenez,
Afida, plutÎt que de boire des cafés, vous allez garder ce bébé pendant que le
commandant et Morgane vont prendre des renseignements. VoilĂ .
Moi les bébés, je peux passer par mon délire, ça me... C 'est un ordre, Afida.
Ăa pue, ça bave, ça vomit, ça... Je suis pas bĂ©bĂ©citeur, pardon.
Euh, commissaire, Gilles, il peut s 'occuper des bébés ? Il est qui ? Ben
Gilles, il est super...
des bébés ? Non, je ne sais pas.
Non, mais Gilles, il ne peut pas. Il n 'a pas un truc Ă faire.
C 'est un truc... Mais non, mais... Si, Gilles, il aime beaucoup les bébés. Je
ne peux pas. Moi, j 'ai du boulot, en fait. Bien sûr, il aime trÚs bien les
bébés. Je ne peux pas le garder.
Tu aimes bien les bébés, Gilles.
Il t 'aime bien. Tu es trĂšs Ă l 'aise. Il est trĂšs Ă l 'aise.
J 'ai déjà assez de ma soeur.
Mais si, Gilles.
Il s 'occupe trÚs bien des bébés. Qu 'est -ce que tu me racontes ? Il s
bien des bébés. Voilà .
Pas de problĂšme. Bon, eh ben, allez voir ce refuge, s 'il vous plaĂźt.
Allez !
Vous
avez du réseau, vous ? Je n 'en ai pas, moi.
Si jamais il y a un problÚme à Léo, Gilles ne peut pas nous joindre.
Et tendez -vous, Karadex. S 'il y en a un qui peut gérer, c 'est bien Gilles.
Bonjour madame. Bonjour.
Comment allez -vous, police judiciaire ? Nous aimerions travailler au docteur
Noémie Lebrun. Elle est là ? Désolée, elle n 'est pas là aujourd 'hui.
Vous pouvez peut -ĂȘtre nous renseigner ? Bien sĂ»r.
Je dois juste remplir des gamins.
On vous accompagne ? Oui.
Le docteur Lebrun a fait une déclaration de vol de Pinto Barbital il y a un
mois. Vous ĂȘtes au courant ? Non, dĂ©solĂ©e, je ne m 'occupe pas d 'ĂȘtre en
vĂ©tĂ©rinaire. Pourquoi ? Ce mĂ©dicament a peut -ĂȘtre Ă©tĂ© utilisĂ© dans une affaire
d 'homicide.
Est -ce que vous reconnaissez cet homme ? Excusez -moi.
Il n 'y a plus de bar.
Vous ĂȘtes nombreux Ă bosser ici ? On a pas mal de bĂ©nĂ©voles qui tournent.
Et qui a accĂšs aux pantos, machin, truc, lĂ ? Un peu tout le monde.
On est souvent débordés.
Alors des fois, on nous demande d 'aller chercher un médicament ou quelque chose
comme ça.
C 'est fou, les chiens.
Non, parce qu 'on est persuadés que c 'est nous qui les avons domestiqués,
en fait, la vérité, c 'est que c 'est eux qui nous ont eus.
C 'est un petit malin.
Parce qu 'il y a 30 000 ans, figurez -vous que quand les loups se sont
qu 'il y avait toujours Ă grailler autour des humains, ils se sont
pour devenir nos potes.
Alors, ils ont commencé en faisant tomber leurs oreilles pour paraßtre un
moins agressifs, et alors aprÚs, ils ont fait un truc dément, c 'est qu 'ils ont
développé deux muscles dans les sourcils pour avoir ce regard trop craquant, là .
OĂč tu trouves, Kronko, toi, hein ? Et puis, ils ont commencĂ© Ă nous renifler
pour savoir ce qu 'on pense.
Et d 'ailleurs, ils ont fait une étude en Irlande. Ils ont pris des gens, ils
les ont stressés et ils ont fait sentir leur transpiration à des chiens. Et
bien, dans 90 % des cas, les chiens étaient tout aussi angoissés qu 'eux en
reniflant. C 'est fou, hein ? Ils tournaient en rond comme ça, ils se
Ă pleurer.
Ah ben, un petit peu comme Jason, lĂ .
Et du coup, je me demande...
Pourquoi vous stressez quand je vous pose des questions sur l 'action
médicaments ? Hein ? Regarde.
Non, attendez. Ah, lĂ , lĂ . Je suis en train d 'interroger une suspecte. Mais s
'il arrive un truc Ă LĂ©o, il faut que je le voie. Ah, mais vous m 'arrĂȘtez les
cheveux. Faites le... Non, ça va.
Non, mais non. Eh, eh, eh. Oh, merde.
Oh, purée, c 'est pas vrai. Eh bien, voilà . Bravo, génial.
Oh, putain.
Rendez -moi ça.
Regardez si vous avez du réseau.
Eh non, il n 'y a pas de réseau.
Quoi ?
Je ne t 'entends pas.
Je ne t 'entends pas. OK. Au revoir, au revoir. Salut.
Coucou.
Coucou.
C 'est
marrant, hein ? Avec lui, ça tourne bien, quoi.
C 'est mignon.
Je crois qu 'il est prĂȘt.
PrĂȘt Ă quoi ? Ă ĂȘtre papa.
Il attendait juste la bonne, quoi.
Bonne, mais... Pas de voix, quoi. Ouais.
Ouais. Ah, j 'ai une barre. Pas de réseau, voilà .
Attendez, je t 'attends.
Je suis heureuse pour vous.
AllÎ, commandant ? Daphné ? Daphné ? AllÎ ? Daphné, tu m 'entends ? Je ne
entends pas.
Je ne vous... AllĂŽ ? AllĂŽ ? AllĂŽ ? Je vais raccrocher que j 'entends rien.
je raccroche. Non, non, non, raccroche pas. Non, non.
Oh, putain ! Vous ĂȘtes fier de vous ? Bravo, hein ? Fier de moi ? De quoi vous
parlez ? C 'est pas moi qui ai eu l 'idée de confronter une suspecte dans
cage, enfin ! Et qui c 'est qui téléphonait pendant qu 'elle faisait la
D 'accord, c 'est de ma faute. Oui,
comme d 'habitude.
Bon, il n 'y a plus qu 'un truc Ă faire.
Vous faites quoi, lĂ ?
Enfin, c 'est pas le moment, Morgane.
Tiens, tenez -moi ça.
Je vais crocheter la porte.
Hein ? Attendez, ne me dites pas que vous avez cru que je voulais qu 'on...
Non.
Non. Hein ? Ben, non. Enfin, évidemment que non.
Ah, OK. Non, mais quand mĂȘme, il y avait quand mĂȘme une tĂȘte oĂč j 'ai cru que...
MĂȘme si hier, c 'est vrai que c 'est vous qui avez un peu initiĂ© les choses
façon un petit peu directe, quand mĂȘme.
Quoi ? C 'est la meilleure.
Attendez, moi, j 'ai initiĂ© les choses ? Ah bah, quand mĂȘme. Non, je crois pas,
non. Vous m 'avez sauté dessus, c 'est pas pareil.
Moi, je vous ai pas sauté dessus, vous m 'avez embrassé par surprise. Et oui, j
'ai cédé à vos avances. Hein ? Pardon ? Bah oui.
Non, n 'importe quoi. Je vous rappelle, je vous ai dit, on ne devrait pas.
Vous étiez un lieu, là ? Ah, j 'ai dit, on ne devrait pas. à quel moment vous
avez dit, on ne devrait pas, vu que votre bouche était occupée à me rouler
galoches ? Hein ? OK, trĂšs bien.
Non, mais on a des cons oubliés ? Alors, changeons de sujet. Parfait.
Oublions, ouais.
De toute façon, je vais vous dire, c 'est pas mémorable.
Comment ? Vous n 'en auriez pas parlé. Franchement, je ne me serais pas
C 'est charmant.
Et puis tu vas voir lĂ -bas si j 'y suis.
C
'est
Gilles. Il a reçu mon message, il arrive.
Oui.
La suspecte s 'appelle Barbara Selam.
Et aprÚs vous avoir faussé compagnie, elle est repassée par chez elle pour
prendre deux, trois affaires et on ne l 'a plus jamais revue depuis.
Et on a une idée de pourquoi elle aurait pu vouloir tuer Eric et...
Gauthier ? Bah non, c 'est là que ça commence. Moi, j 'ai jamais pu faire le
lien entre la suspecte.
Les deux cousins sont jamais passĂ©s par leur refuge et Barbara a grandi Ă
Marseille, donc ils peuvent mĂȘme pas croiser pendant leur enfance.
Donc en fait, personne ne connaĂźt personne dans cette affaire.
En revanche, quand on a mis le nom de Barbara Selam dans le fichier, il s 'est
mis Ă clignoter.
Parce que le mari de Barbara s 'est fait tuer dans leur maison il y a Ă peu prĂšs
un mois.
Arnaud Selam.
Non, alors attendez. On va arrĂȘter avec les prĂ©noms.
Vous savez quoi ? Mettez mort numéro 3.
Parce que ce sera plus simple.
Ok, ce soir -là , il y a quelqu 'un qui est rentré par effraction chez eux et le
mort numĂ©ro 3 s 'est fait frapper Ă la tĂȘte.
Il y a plusieurs objets de valeur qui ont disparu, mais la police qui était en
charge de l 'affaire a décidé que c 'était un cambriolage et on n 'a jamais
retrouver le ou les coupables.
Il y a beaucoup d 'homicides autour de cette femme.
Elle Ă©tait oĂč le soir de la mort de son mari ? Elle a un alibi en bĂ©ton. Elle
était à un concert avec une amie et une dizaine de témoins l 'ont confirmée.
Oui, commandant ?
Je suis en train de lire la conclusion du rapport d 'autopsie du mari de
Barbara, le mort numéro 3.
On n 'a pas retrouvé l 'arme, mais l 'aspect longitudinal des lésions indique
coup porté à l 'aide d 'un objet à manches longs, environ un mÚtre, et au
significatif.
Un manche long avec un embout lourd, ça vous fait penser à quoi ? à un club de
golf. Comme ce que vendait Gauthier de Metzger.
Exactement. Le mort de ce matin.
Donc Gauthier tue le mari de cette femme, le mort numéro 3, et Barbara le
pour se congeler.
Jusque là , ça colle.
Ouais. Mais pourquoi est -ce qu 'elle aurait tué aussi son cousin entre -temps
Aucune idée.
Mais je sais qui peut peut -ĂȘtre nous renseigner.
C 'est complĂštement absurde.
On n 'avait pas besoin d 'argent. Pourquoi Gauthier aurait cambriolé ces
C 'est ce que nous cherchons Ă comprendre.
Est -ce que vous savez oĂč votre mari Ă©tait le soir du 18 octobre ? Ben...
Ben voilĂ .
Le 18 octobre, il était à la soirée du golf club de Mérigny.
C 'était des gros cures à lui, donc il ne la ratait jamais.
On a vérifié, il a été remplacé par un de ses collÚgues cette année.
Par ailleurs, on a étudié le GPS du véhicule de votre mari.
Et deux jours avant la mort de M.
Selam, il a stationné devant chez eux pendant prÚs d 'un quart d 'heure. On
pense qu 'il était là pour repérer les lieux.
Ah non, ah non.
Bah non.
Pardon, mais le 16 octobre, Gauthier m 'a dit qu 'il allait Ă Poitiers pour un
rendez -vous client.
Et il m 'a mĂȘme envoyĂ© des photos de son hĂŽtel.
Il a peut -ĂȘtre fait un dĂ©tour.
Je suis désolé, madame de Mesca, mais nous allons devoir procéder à une
perquisition de votre domicile.
Alors ? Alors quoi ? Alors quoi ?
Alors l 'enquĂȘte.
Pauline de MesquiÚre ne voit pas pourquoi son mari aurait cambriolé les
scellames. Et on n 'a retrouvé aucun des objets volés pendant la perquisition.
C 'Ă©tait peut -ĂȘtre pas un cambriolage, voilĂ .
C 'est quoi, un meurtre avec prĂ©mĂ©ditation ? Ăa n 'a pas de sens.
Gauthier n 'avait aucun lien avec le mari Barbara.
Pourquoi est -ce qu 'ils en seraient prĂȘts Ă lui ? Je n 'en sais rien, moi.
Moi non plus.
Bon, allez.
Tenez. J 'ai tiré mon lait.
Léo est dans votre chambre.
Vous vous en occupez jusqu 'Ă 3 heures, OK ? Pas de souci.
Je vous laisse le 4 -3 -7 ? Tout Ă fait.
Demain matin, vous l 'emmenez Ă la crĂšche.
Vous ĂȘtes sĂ»r d 'en ĂȘtre capable ? Absolument.
Formidable. Allez, Ă demain.
Bonne nuit.
Bonne nuit
Votre panthéon, c 'est ça le lien.
Quoi ? Le lien entre Barbara et Gauthier, c 'est le panthéon.
Eliott, tiens, s 'il te plaĂźt, bĂąche -moi ton bouquin sur la mythologie
Ok, alors lĂ , j 'ai la liste des commentaires qui ont Ă©tĂ© faits Ă
sur son appli de covoiturage. Et là , on a une certaine galatée qui lui a quand
mĂȘme laissĂ© 5 Ă©toiles.
Et qui c 'est Galatée ? Je ne sais pas. Bon, Eliott ! Hé, Galatée, et qui ?
Galatée, c 'est l 'infirmerie de... Voilà , de Néré et de Doré, dont le nom
signifie, à la peau blanche, comme le nez... Une Néréide de la mythologie, car
avec... Ăa ne vous dit rien ? Non.
Les clébards du foyer, ils avaient tous des noms tirés de la mythologie.
Jason, par exemple.
Jason, ce n 'était pas Jason Bourreau.
C 'est Jason.
Jason, le gars de la Toison d 'or.
D 'accord.
Ariane. Ce n 'était pas la fusée. C 'est la nana qui a aidé Thésée à sortir le
minotaure. Le fil. Hop, hop, hop, hop, hop, hop.
Bon,
Clio, c 'est pareil.
Ce n 'était pas la bagnole.
C 'est la muse de l 'histoire.
Et ma prĂȘve.
Nike. Et bien Nike, avant de faire du paquet, c 'est surtout la
déesse de... De la guerre.
De la victoire, car Nike.
La victoire. Alors, petite histoire, en fait, elle ne s 'appelle pas Nike, elle
s 'appelait Nike.
Du coup, ils ont changé le nom, parce que franchement, une marque qui s
Nike, c 'est quand mĂȘme pas... Bref, voilĂ . Tous des noms de la mythologie.
Et qui c 'est qui donnait les noms aux chiens quand ils débarquaient ? Qui c
'est qui écrivait là joliment sur cette petite ardoise ? Barbara.
Eh ben oui, Barbara.
Donc c 'est elle, Galatée.
Gauthier aurait pris Barbara en covoiturage ? C 'est ça, le lien entre
Alors nous, on croyait que le gars se garait à cÎté de chez elle parce qu 'il
avait prévu un cambriolage, mais pas du tout. En fait, il l 'attendait parce qu
'ils allaient covoiturer ensemble Ă Poitiers.
Et on sait pourquoi elle voulait aller à Poitiers ? Non, ça non.
C 'est hyper décevant.
Ok, bon, mettons qu 'elle allait faire du tourisme alors.
Qu 'est -ce que j 'en sais, moi ? On a l 'historique du GPS de Gauthier ce jour
-lĂ . Alors, premier arrĂȘt Ă Poitiers, 67 rue du Rocher.
C 'est peut -ĂȘtre lĂ qu 'il a dĂ©posĂ© Barbara ? Je vous fiche mon billet de
futuroscope.
Non, mais c 'est un vieil immeuble.
Ok, bon, tout le monde peut se tromper.
Attendez, il y a marqué un truc, là . Ici, là , il y a marqué, en gros, 39 -19.
Ăa me dit quelque chose, le numĂ©ro, ça vous dit rien ? Regarde, 39 -19.
Le numéro national d 'écoute pour les femmes victimes de violences. Le numéro
plus densifié... La femme était battue par son mari.
C 'est ça, le truc ! Elle s 'est fait un profil en louche -dé pour pouvoir te
faire la malle.
OK ?
Bon, le jour oĂč elle prend son courage Ă deux mains, c 'est Gauthier qui la
prend. Et voilĂ .
Vous faites le lien entre les ponts ? Vous reliez les points ? Je fais les
liens.
Barbara et Gauthier se sont rencontrés lors d 'un covoiturage.
Bon, ils ont quand mĂȘme passĂ© cinq heures ensemble dans la mĂȘme bagnole.
laisse le temps de se raconter sa vie et de se rapprocher.
Quelques jours aprÚs, Gauthier a tué le mari violent de Barbara, soi -disant
lors d 'un cambriolage. Barbara, elle, a empoisonné Rick, le cousin que Gauthier
ne pouvait pas blairer.
En fait, ils ont Ă©changĂ© leur nĆud.
C 'est l 'inconnu du Nord Express, mais en version covoiturage.
Waouh ! Et un mois plus tard, elle empoisonne son complice Gauthier.
Pourquoi elle aurait fait ça ? On n 'a qu 'à lui poser la question. Elle est en
ligne sur Tandemcar, lĂ .
Elle cherche un trajet pour Marseille.
La premiÚre fois qu 'Arnaud m 'a frappé, on était ensemble depuis un mois.
J 'étais rentrée tard sans le prévenir.
Il a changé de visage d 'un coup.
J 'ai passé sept ans avec lui comme ça.
C 'est temps de me demander si la prochaine fois, ce serait la bonne.
Celle oĂč il finirait par me tuer.
Et c 'est en essayant de vous enfuir que vous avez rencontré Gauthier ? J 'avais
trouvé un foyer qui pouvait m 'héberger à Poitiers.
Mais Arnaud ne me laissait plus utiliser la voiture, alors j 'ai créé un compte
sur un site d 'ecovoiturage pour faire le trajet.
C 'est Gauthier qui est venu me chercher.
J 'Ă©tais tellement sur les nĆuds.
Il a vu tout de suite que j 'allais pas bien.
On dit que des fois, c 'est plus facile de se confier Ă un inconnu.
On avait cinq heures de route.
Il est parti d 'un coup.
Je fais parler des coups.
Des menaces.
Et de ce qui se passait aprĂšs aussi.
Corneau voulait absolument qu 'on se réconcilie.
Il m 'a dit qu 'il savait ce que je traversais parce qu 'il avait été
'un bourreau lui aussi.
Rick ? Il parlait de son cousin Rick j 'imagine ? Pour lui aussi tout est sorti
d 'un coup.
Gauthier était vague enfant.
Et pour son cousin ça faisait de lui un souffre -douleur idéal.
Il l 'humiliait, il le frappait dĂšs qu 'il butait sur un mot.
Gauthier m 'a mĂȘme parlĂ© d 'un mariage quand ils Ă©taient ados oĂč Rick la
harcelait avec un cutter jusqu 'Ă ce qu 'il se fasse pipi dessus devant tout le
monde.
Il en pleurait encore en le racontant.
Et c 'est lĂ oĂč vous avez dĂ©cidĂ© d 'Ă©changer vos meurtres ? Il vous
de votre mari et vous vous débarrassiez de son cousin, c 'est ça ? Comme ça,
vous aviez chacun un alibi.
C 'est fini dans la conversation, petit.
Je trouvais ça complÚtement dingue.
Au début, il me parlait de tuer quelqu 'un.
Un type que j 'avais jamais rencontré.
J 'ai pensé à ce que mon mari me ferait quand il finirait par me retrouver.
Et je lui ai dit oui.
Ok.
Et ensuite ? Qu 'est -ce qui a mal tourné ?
Vos deux bourreaux étaient morts.
Vous n 'étiez soupçonnés ni l 'un ni l 'autre, alors... Pourquoi vous avez tué
Gauthier ?
Quoi ? Pourquoi vous avez tué Gauthier ? Gauthier est mort ? Faites pas semblant
de le découvrir.
On a montré votre photo à sa femme. Elle vous a vu il y a deux semaines rÎder
autour de chez eux.
Alors quoi ? Gauthier a eu des remords ? Vous avez eu peur qu 'il parle ? Et
vous l 'avez empoisonné lui aussi ? Non, non, je vous jure.
Non ? Non, c 'est moi qui pouvais plus me regarder en face, pas lui.
Comment vous expliquez qu 'il a été empoisonné comme son cousin ? Oui, c
vrai, je suis allée chez Gauthier, mais pas pour le tuer.
Je devais pas le... Je dormais plus.
J 'arrĂȘtais pas de penser Ă ce qu 'on avait fait.
Il fallait absolument que j 'en parle Ă quelqu 'un.
Tu allais le voir, mais il m 'a dit que c 'était Paul que j 'allais tout gùcher.
Il m 'a mise Ă la porte, je vous jure.
C 'est vrai.
Toutes les circonstances m 'ont barrage. J 'ai un peu du mal Ă vous croire.
Je vous jure, c 'est vrai.
Je vais devoir vous maintenir en garde avec lui pour l 'instant.
Et vous allez ĂȘtre poursuivie pour omission.
Alors, vous en pensez quoi ? J 'en pense que la meuf a du cran.
Elle a tuĂ© quelqu 'un quand mĂȘme.
C 'est bizarre qu 'elle avoue pour le meurtre de Rick Grondin, mais pas pour
celui de Gauthier.
Pas forcément. Elle peut plaider d 'avoir tué Grondin parce qu 'elle fuit
mari violent, alors que l 'assassinat de Gauthier, c 'était de sang -froid.
En tout cas, ça fait 9 heures qu 'elle est en garde à vue. Je fais quoi ? On
poursuit ou je la défaire au parquet ? 9 heures ? Oh putain, merde ! On est en
retard. L 'adaptation.
Léo va s 'inquiéter. Car avec les enfants, on n 'a pas une notion de la
fonctionnalité aussi carrée que la vÎtre. Tout va bien.
Regardez. Descendez -vous.
On y va.
Pour la garde Ă vue, je fais comment ? Je fais quoi ? Je fais quoi ?
Allez.
C 'est un bébé qui est trÚs épanoui par sa demi -journée crÚche.
Il ne s 'est mĂȘme pas rendu compte qu 'on avait un quart d 'heure de retard.
Il tient quand mĂȘme un peu de moi, ce bĂ©bĂ©. Ăa va ? Qu 'est -ce qu 'il nous a
dit ? Il a beaucoup pleuré ? à peine.
Ă peine ? Ah.
Il a intériorisé sûrement.
J 'ai lu que ce n 'Ă©tait pas ben signe. C 'Ă©tait peut -ĂȘtre le symptĂŽme de la
dépression du nourrisson. J 'ai lu ça. Oui, oui.
ArrĂȘtez de lire des conneries.
Franchement, regardez -le.
Il va trĂšs bien, cet enfant.
Coucou.
Coucou, coucou, coucou.
Hein, t 'intériorises, mon loulou ? Il l 'intériorise comme son papou.
Oui, oui, oui, oui, oui.
Il est posé à mon travail.
Oh, putain.
Oh, putain, Kardec, rendez -le -moi.
Finalement, on va le ramener un petit peu à la crÚche. Comme ça, il sera bien
adapté. Mais pourquoi ? Parce que je sais qu 'il a fait le coup, OK ? Alors
faites -moi confiance, hein. Vous faites tout ce que je vous dis et je vous
promets, dans deux heures, on est de retour. Allez, rendez le bébé.
C 'est ici.
Rebonjour, Barbara.
Je comprends pas, on est oĂč, lĂ ? Alors, attendez. On va attendre que tout le
monde soit arrivé.
Parce que sinon, vous savez comment ça se passe, hein ? Je suis obligée de me
répéter et tout.
C 'est chiant. OK ? On rassure un peu ? Ah ! Bah... Impeccable.
Alors, Pauline de MesquĂšre, Barbara, Barbara, Pauline de MesquĂšre.
Qu 'est -ce qui se passe, lĂ ?
Ouais, non, alors, comme disait Barbara, je préfÚre qu 'il y ait tout le monde,
parce que sinon, vous savez comment c 'est, c 'est chiant, il faut tout
patati patata, ok ? On attend cinq minutes, ils vont pas tarder.
Hé, on a failli attendre, hein ! Il n 'habite pas la porte à cÎté non plus.
Bon. Alors, Yanis, Pauline de Mescoeur, Barbara, Barbara, Pauline de Mescoeur,
Yanis. Alors, Pauline, figurez -vous que Yanis faisait du covoiturage avec votre
mari. Et ici, on se trouve dans la salle des scellés dites hors format de la
police judiciaire, oĂč on garde...
La
caisse Ă gautier, que vous reconnaĂźtrez tous.
Et alors, je vous propose de faire une petite reconstitution en montant dans la
bagnole. Ok ? Allez, ouais, super.
On met bien sa ceinture ? Je comprends pas, j 'ai fait un truc ou... Non, du
tout, du tout.
Non, non, c 'est juste qu 'on a envie de discuter un petit peu avec vous, hein ?
En savoir un peu plus sur vous.
Nous, ce qu 'on veut, c 'est juste te raconter des souvenirs d 'enfance, pour
connaĂźtre un peu mieux, tu vois. Un peu comme tu faisais avec Gauthier.
Parce que Gauthier prenait souvent Yanis en covoiturage, hein ?
Alors forcément, ils ont fini par se confier des choses un peu intimes, un
gĂȘnantes mĂȘme.
Des trucs de harcĂšlement.
Un petit accident Ă un mariage avec un cutter sous la gorge.
Et oui, il s 'est pissé dessus devant tout le monde.
Comment vous savez ça ? Oh, je te sarrie.
Tu vois, en situation de stress, tu galÚres avec ton bégaiement.
Mais t 'as des parades maintenant, hein ? Sur la scÚne de crime, j 'ai remarqué.
Tu sers tes petits points comme ça pour essayer de te concentrer. Quoi ?
Attendez, je comprends pas lĂ .
Tu ne comprends pas quoi ? Ce n 'est pas Gauthier, le bĂšgue. C 'est Yanis.
Pauline, votre mari n 'a jamais été bÚgue.
Non, il a juste repompé l 'histoire de son passager Tandemcar pour convaincre
Barbara de zigouillerique.
Vous voulez dire que ce n 'est pas une ordure que j 'ai faite ? Non.
Je sais, c 'est les boulins.
Oui.
Alors, vous allez me dire, mais comment se fait -il Gauthier ?
En voulait autant Ă son cousin Rick.
Eh bien, figurez -vous qu 'il y a un élément de biographie à cÎté duquel j
'étais complÚtement passée.
ĂlĂ©ment commun Ă Rick et Gauthier, c 'est que les gars avaient tous les deux
arrĂȘtĂ© la cigarette. La cigarette ! On sait que Gauthier venait d 'arrĂȘter de
fumer parce que Pauline ne supportait plus l 'odeur Ă cause de la mort de son
pĂšre. Mais on sait Ă©galement que Rick venait d 'arrĂȘter de fumer.
Sacrée coïncidence, hein ? Ou pas ?
En fait, ils se sont rencontrés tous les deux à l 'enterrement de la grand -mÚre
de Gauthier. Et depuis, ils étaient amants.
Ah, la bourgeoise et le bad boy.
Ăa, c 'est un classique des romans harlequins.
Seulement, Pauline n 'a pas été suffisamment discrÚte.
Et Gauthier s 'en est aperçu.
Qu 'est -ce qu 'elle pouvait lui faire de pire ?
Lui qui avait mis toute une vie Ă sortir de son milieu.
Il avait enfin réussi à se débarrasser de sa famille de péquenots. Et vous,
tombez amoureuse de son cousin motard.
Et ben voilà , du coup il a demandé à Barbara de le tuer.
Quand Barbara est revenue pour lui dire qu 'elle regrettait ce qu 'ils avaient
fait, Pauline a tout entendu.
Et Pauline a décidé de se venger.
Voilà . Je suis désolée.
Je ne devais pas.
Ah, la boulette, hein ?
Gilles,
on parle.
Totalement d 'accord.
Ma pilule ? J 'arrĂȘte.
J 'arrĂȘte de la prendre.
J 'ai bien réfléchi.
Et pour toi, je suis prĂȘte Ă passer le pas.
Quel pas ? On va voir.
Mais non.
Qu 'est -ce que je vous avais dit ?
File deux heures, montre en main.
Tenez, non, on a mĂȘme dix minutes d 'avance. Alors lĂ , les nanas de la
vont halluciner.
Enfin bon, dix minutes d 'avance sur deux heures de retard, quel proĂšge.
C 'est incroyable. C 'est toujours le verre à moitié vide.
On dirait ma mĂšre.
En attendant, moi, je trouve qu 'on a passé un sacré cap aujourd 'hui. Ah bon
Oui, je suis trĂšs fiĂšre de vous, Carlec.
Lequel ? Vous avez quand mĂȘme rĂ©ussi Ă dĂ©poser LĂ©o deux fois Ă la crĂšche le
jour. Chapeau.
Admirable, n 'est -ce pas ? Effectivement.
ArrĂȘtez, arrĂȘtez, arrĂȘtez ça ! Je sais Ă quoi vous
pensez, et on s 'est dit que c 'était une énorme connerie. On l 'a dit ou on l
'a pas dit ? Ah, mais oui, absolument.
Ben oui ! Ben oui.
On est collés ! Je veux dire, si ça foire, il se passe quoi ? Moi, je n 'ai
aucune envie de redémissionner. Vous avez envie ? Non.
Mais non, mais ça va de soi. Bon, ben voilà . Il n 'y a pas besoin de
tergiverser. D 'autant plus qu 'on est coloc.
D 'accord ? Donc, je n 'ai aucune envie de me retrouver Ă la rue.
Donc, on se sitient.
Parce que vous avez l 'intention de... Quoi ? De ? Rester.
Pourquoi, on vous dérange ? Non. Alors ? Non.
Bah si. Non, j 'ai pas dit ça. Bah clairement. Si, ça vous gĂȘne. Pas du
Si, c 'Ă©tait clair que ça vous gĂȘne.
Ăvidemment que non, nous avons l 'enfant maintenant, donc ça change tout. Ah bah
oui, c 'est sĂ»r, ça change tout. Ăa va ĂȘtre plus compliquĂ© pour vous de vous
faire la malle comme vous faisiez Ă chaque fois. Oui. Alors, me lancez pas
le sujet, parce que c 'est vous qui ĂȘtes partis qui n 'avez pas donnĂ© de NoĂ«l
pendant six mois. Alors, pardon, mais si vous, vous me lancez sur le sujet, vous
pouvez me dire pourquoi vous m 'avez embrassé à la sortie de ce putain de
tout ça pour me larguer deux heures aprÚs ? Hein ? Hein ? Hein ? Parce que j
avais trĂšs envie. Ah ! Et c 'est une raison valable, peut -ĂȘtre, ça ? Hein ?
je sais pas ! Je ne sais pas !
Ăa
va ?
Elle t 'a largué ? Ben non, pas vraiment, non.
J 'en peux plus, je... Alors j 'ai lu votre rapport, mais c 'est dingue cette
histoire qu 'en fait la femme de Rick couchait avec Gauthier.
Alors c 'est la femme de Gauthier qui couchait avec Rick ? Oui, enfin bref, c
'est ce que je dis.
En tout cas, elle Ă©tait pas facile cette enquĂȘte, alors fĂ©licitations, parce que
vous en avez fait qu 'une bouchée.
Ah, ça c 'est sûr.
Puis on est content de voir que le commandant est de retour.
Ah. Parce que je vous avoue que je le trouvais un peu déconcentré ces derniers
jours et... C 'est vrai.
Et voilĂ , il avait besoin de reprendre du poil de la bĂȘte, d 'apprendre Ă faire
la part des choses, entre le boulot, le perco, c 'est pas... Ah bah quand on
parle du loup, en visuel, c 'est une surprise ou quoi ? Bonjour !
Oh ! Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est quoi ça ? Non mais je sais pas ! Ah ! J
vite éteigné ! Oh non ! Non mais coupez ça ! Je n 'arrive pas les dents ! Je n
'y arrive pas !
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