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HARROW : Précédemment...
MAXINE : Accueillons notre nouvelle recrue à Cliffham,
le Dr Grace Molyneux.
Salut, Grace.
Tu es la copine de Fairley ?!
C'est mon oncle.
T'es pas à l'hôpital ?
Je pensais relire de vieux dossiers
pour voir qui voudrait se venger.
Ils sont légion.
Et je l'ai abattu.
- INSPECTRICE : Qui ? - Daniel Harrow.
Des roses "Mr Lincoln".
HOMME AU TÉLÉPHONE : Avez-vous aimé mes fleurs ?
Qui est-ce ?
L'homme qui a laissé ces roses rouges
parce que je vous ai tiré dessus.
Mon agresseur a été arrêté.
Et est mort aux bons soins de Sa Majesté.
Je suis content de ne pas vous avoir tué du premier coup.
Maintenant, je vais vous enlever tout ce qui vous tient à cœur.
Tout ce qui vous rend la vie agréable.
[ALARME DE VOITURE]
Argh !
Synchro par emeline-whovian Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
AVOCAT : Eh bien, ça s'est mieux passé que prévu.
STEPH : On sort du même tribunal ? Il y aura procès.
Votre fille a été arrêtée
avec pour 20 000 $ de médicaments volés chez elle.
Nous avons de la chance que le juge ait accédé à notre requête.
Je dois vivre avec maman ou papa.
Ou vous n'auriez pas été libérée sous caution.
Alors...
qui choisissez-vous ?
- Reste avec ta mère. - Reste avec moi.
Bah, et si je te voulais toi ?
Je crois que tu serais mieux chez ta mère.
C'est à cause de la fusillade ?
Papa, ils ont eu le tireur, non ? Il est mort.
[SOUPIR]
Ouais.
Bon, d'accord, j'irai chez maman.
Bien, je vais prévenir le magistrat.
De votre côté, respectez les conditions de la libération.
Trouvez un emploi.
Faites profil bas.
C'est des conneries, je ne suis pas mêlée à tout ça.
- Et Callan ? - Maman...
Le protéger ne t'aidera pas.
On peut y aller ?
Fern ?
Nous rétablirons la vérité.
Tu crois que ça ira qu'elle dorme chez toi ?
Il faudra bien.
Fish !
Que s'est-il passé, hein ? Que... Qu'ont-ils dit ?
Cal, ils me soupçonnent
et je ne dois plus te revoir.
Quoi ? Pourquoi ?
Parce que tu as un casier.
Si les flics te voient avec Fern,
elle sera arrêtée et adieu sa conditionnelle, OK ?
Mais t'as rien fait.
- C'était pas ses médocs. - Mais les tiens ?
Non.
Non !
- Je... ne te ferais pas ça ! - On doit y aller...
Tu sais que je te ferais pas ça.
- Fish ! - Callan...
Tu ne dois plus l'approcher.
Tu dis la vérité ?
Sérieux ?
[RICANE] Vous ne pigez rien, vous ?
Qui vous a tuyautée ?
Fern a dit que vous saviez quoi chercher
lors de la descente.
Quelqu'un vous a parlé du fentanyl. Qui ?
Vous savez que je peux rien dire.
Je sais ce que vous pensez, mais c'est pas une criminelle.
Ni la blanche colombe que vous croyez.
On sait qu'elle a le profil.
Elle n'a jamais été condamnée pour trafic de drogue.
Alors, à quoi pensez-vous, Daniel ?
Quelqu'un est entré coller pour 20 000 $ de fentanyl chez elle
bien à l'abri dans son sac ?
Elle était femme de ménage à l'usine
où le fentanyl a été volé.
Elle était sur place le jour où les médocs ont disparu.
Elle avait les clés.
Elle avait accès au système de sécurité
et savait où étaient les stocks.
Simple coïncidence, cela ne prouve rien.
La police scientifique a examiné le sac :
couvert des empreintes de Fern.
Bah, évidemment, c'est son sac.
Elle ne le nie pas.
Aucune autre empreinte, Dan, que les siennes.
Votre fille a enfreint la loi et devra en payer le prix.
[SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Harrow.
Comment va Jill McCloud ?
Un vrai rayon de soleil.
Et ta fille ?
Pas coupable.
Tous les parents veulent croire leur enfant innocent.
Je sais bien,
mais je ne suis pas convaincu par la théorie de Jill.
Que veux-tu dire ?
J'ai, euh, reçu un appel tard hier soir.
- Une voix d'homme. - Mmh.
Il dit être celui qui m'a tiré dessus.
Il dit être ravi que je ne sois pas mort
parce qu'il veut détruire tout ce qui m'est cher.
Et juste après ça, on m'a prévenu que Fern avait été arrêtée.
Tu sais que Skene a avoué ? Il avait le fusil.
- Je sais. - Et le voilà dans ta morgue.
Je sais.
Et tu as fait la une pendant un moment.
Ce n'était pas une blague.
Ce type savait des trucs.
Il veut me faire souffrir.
- Tu as le numéro ? - Non.
Écoute, Harrow...
Je sais que tu en as bavé,
et ce truc avec Fern ne doit pas aider,
mais réfléchis un peu à ce que tu suggères.
Que Skene était un bouc émissaire ?
Quelqu'un l'a piégé et ce même quelqu'un
a mis des médocs volés chez ta fille pour se venger de toi ?
Je sais. Ça parait dingue.
OK, écoute, on va le prendre au sérieux.
On surveille toujours ton téléphone, alors je vais voir.
OK ?
D'accord.
Allons, sinon le jeune Simon va te piquer ton boulot.
Tu sais, il devient encore plus chiant que toi.
Des parachutistes.
Ouais, ils sont entrés dans le bâtiment tôt ce matin
pour sauter du toit à l'aube et voyez le résultat.
Enfin, c'est pour ça que le base jump est illégal.
Des témoins ?
Eh bien, le type dont ils ont amoché la bagnole.
Ray Gupta.
Il s'arrête pour un café et voilà.
- Belle journée qui commence. - Il a vu un truc ?
- Bah, rien d'utile. - Tu as identifié les corps ?
Luca Fandiño et Tomas Fuentes.
Des Espagnols et euh...
et des stars de YouTube, apparemment.
Le nom de leur chaîne ?
Live Life Now.
Live Life Now.
Ils parcourent le monde en filmant leurs folles cascades.
Ils avaient deux millions de followers.
Son parachute est encore dans son sac.
Qui fait du base jump sans ouvrir son parachute ?
Bah, celui de Tomas était bien déployé.
Il s'est quand même mangé le sol.
Il l'a peut-être ouvert trop tard.
Mmh. Ou les parachutes avaient un défaut.
Je vais demander l'avis des experts, mais pour l'instant,
je penche pour un malencontreux accident.
Pas de caméras.
Tomas n'en portait pas,
mais Luca avait une GoPro montée sur son casque.
On n'a pas encore la vidéo.
Et sa femme a filmé une partie.
Anna Mechaud, canadienne.
Elle comptait sauter aussi ?
ANNA : Je n'ai pas pu.
Comment aurais-je pu ?
Et j'ai compris ce qui s'était passé.
Je n'ai pas pu sauter,
j'ai dévalé les escaliers.
Luca a fait ça des centaines de fois.
Tout comme Tomas.
Mais que tous les deux meurent, ça n'a aucun sens.
- Votre mari a préparé son parachute ? - Oui.
- Et Tomas ? - Oui, on prépare tout nous-mêmes.
Quelqu'un aurait pu les trafiquer ?
Non, on ne les quitte jamais des yeux avant un saut.
Je n'étais même pas mariée depuis un an.
Ça n'aurait pas dû arriver.
Quelle est la probabilité pour que deux parachutes foirent au même saut ?
Je ne sais pas.
Mais ces types étaient pros.
Peut-être la faute à pas de chance.
Je euh...
Je sais que ça doit être dur pour toi, de revenir ici.
Tu me crois ?
Pour les médocs.
Si tu dis n'avoir rien fait, alors...
oui, je te crois.
Désolée que tu aies dû être mêlée à tout ça.
Non...
C'est moi qui devrais être désolée.
Ah, j'aime bien ta nouvelle déco.
Pas aussi maniaque que Fairley, mais pas loin.
Oh, il m'a offert ça comme cadeau de bienvenue.
Parait que je pourrais en avoir besoin pour éviscérer des collègues fouineurs.
Hmm ?
Certains sont affreux, ici.
Mmh.
Alors, c'est plus petit que ton bureau au Royal North Shore ?
C'est malpoli de googler les gens.
Simple curiosité sur ma nouvelle collègue.
Alors, pourquoi as-tu arrêté la neurochirurgie ?
Mis à part l'envie de te joindre au bas peuple en anapath.
Il était temps de changer de carrière.
Tu as besoin de mon aide ?
Tu n'es pas venue sur l'accident ce matin ?
Je serais venue si nécessaire.
Mais j'ai les constatations, les photos, tout le nécessaire ici.
Parfois il y a plus à apprendre que le contenu des constatations.
[VIDÉO : MUSIQUE ENTRAÎNANTE]
[RIRE GÉNÉRAL]
Que ressent-on en vivant la vie dans l'instant ?
Dans le présent, dans le maintenant ?
À faire ce que tu veux à chaque seconde,
chaque minute, chaque jour.
La vie n'est pas une prison.
Tu peux choisir d'être libre.
À toi de voir.
- Fais le grand saut. - Youpi !
Vis ta vie, vis-la libre, vis-la maintenant.
♪ We're conquerors... ♪
Ça m'étonne qu'il leur ait fallu aussi longtemps pour être en deuil.
Tu ne prends jamais de risques, toi ?
La dernière fois,
j'ai appris que le mec habitait un bateau...
à quai.
Aucun potentiel.
Tu ne trouves pas ça étrange ?
Ils ont sauté plus de 100 fois chacun,
mais l'un ouvre son parachute extracteur trop tard
et l'autre pas du tout.
Parachute extracteur ?
Oui, les base jumpers n'utilisent pas de câbles d'ouverture.
Ils ont des extracteurs.
C'est un petit parachute qu'ils lancent
pendant la chute libre, qui ouvre la voile principale.
Bon, le gratte-ciel dont ils ont sauté faisait plus de 300 m de haut,
ce qui leur laissait quatre secondes de chute libre
avant d'ouvrir leur parachute.
Largement le temps.
Mais celui de Luca était encore dans son sac.
Pourquoi ?
Qu'est-ce qui l'a empêché de l'ouvrir ?
Peut-être qu'il a fait un arrêt cardiaque en sautant ?
Une rupture d'anévrisme ?
Hmm, ça peut expliquer un cas, mais les deux ?
[ON TOQUE]
Désolée de vous interrompre.
L'ambassade espagnole est d'accord pour l'autopsie.
Et la scientifique ?
A examiné les deux parachutes. Aucune anomalie.
Les deux étaient correctement pliés.
Oh, pardon.
Eh bien, la cause de la mort ne sera pas longue à déterminer.
[SOUPIR]
Pourquoi sauter du haut d'un gratte-ciel
en espérant qu'un vague bout de tissu vous sauvera me dépasse.
Mais tu as fait du parachute en Nouvelle-Zélande.
- Tu m'as envoyé une photo. - Ouais.
Bah, c'était tout à fait différent.
Un saut en tandem.
Mon moniteur avait une longue expérience.
En quoi était-ce différent ?
Eh bien, de savoir que l'homme derrière moi
était si compétent a rendu ma première fois
très... sécurisante...
et très satisfaisante.
Ça a fait de moi un autre homme.
Bon. On commence ?
Fractures multiples sévères de la nuque,
de la colonne, des membres, et lacérations cutanées profondes.
Fluides prélevés.
Je demande une toxico complète.
S'il a pris de la drogue ou de l'alcool,
ça peut expliquer le coup du parachute.
Oh, mazette.
C'est intéressant.
Mmh, oui ?
J'allais finir l'examen externe
et j'ai vu ça.
Lacérations cutanées.
Ils en sont couverts.
Oui, mais cette plaie ne colle pas avec une blessure d'impact.
- Cela ressemble plus à... - Une brûlure par corde.
Des abrasions de friction, oui.
Mais à cause de quoi ?
Bah, peut-être qu'il cherchait à démêler sa sangle
avant de toucher le sol.
Hmm, mais sur le lieu de l'accident, ses sangles n'étaient pas emmêlées.
Hmm.
Cherchons la présence de fibres dans la plaie.
On l'ouvre ?
Oui.
Que dis-tu de ça ?
Une vertèbre disloquée ?
Non, c'est trop mou.
On dirait... un kyste.
Oui.
Ce n'est pas un kyste ordinaire.
Ce kyste contient... une larve.
Une larve...
de ténia.
Si le kyste appuyait sur la colonne vertébrale de Luca,
il a pu affecter ses fonctions motrices.
C'est une possibilité.
Les infections parasitaires causent
des troubles nerveux comme des convulsions, une cécité,
des faiblesses musculaires.
Assez pour l'empêcher d'ouvrir sa voile ?
Hmm. C'est la question à un million.
Mm-hmm.
Il faut envoyer ce monstre au labo.
Euh, Grace, tu sors ce soir ou tu restes à la maison ?
- Je reste à la maison. - Ah.
- C'est bon ? - Super. Merveilleux. Parfait.
[RIRE GÊNÉ]
Ç'a été pareil toute la semaine.
- Pardon ? - Grace.
Je lui ai dit d'habiter chez moi le temps qu'elle se loge.
Mais ?
Bah, ça a un peu chamboulé ma vie amoureuse.
Oh, tu connais, Harrow.
Tu sors,
tu rencontres une célibataire,
quelques cocktails plus tard
tu l'invites chez toi pour...
Pitié, arrête.
Oh, non, tout le contraire.
Mais ça me gêne de le faire avec ma nièce dormant à côté.
Les murs de mon appartement sont fins comme du papier.
- Ce sont des panneaux japonais. - Exactement.
Et je ne veux pas que Grace me prenne pour un Casanova insatiable.
Mais un homme a des pulsions, Harrow.
Des pulsions qu'il ne peut renier.
Plus vite elle mettra les voiles, mieux ce sera.
Alors...
quand as-tu couché avec Grace ?
Qui te dit que j'ai couché avec Grace ?!
[SOUPIR]
La veille de son premier jour ici.
Et pour info,
j'ignorais qu'elle bossait ici, que j'étais son superviseur,
et que c'était la nièce de Fairley.
Oh, la vache, triple combo.
C'est du sérieux ?
On a décidé de rester strictement professionnels.
[POUFFE PUIS RIGOLE OUVERTEMENT]
Ouais, bonne chance pour ça.
Tu n'as rien à stériliser ?
Pardon.
[SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Salut, comment va Fern ?
STEPH AU TÉLÉPHONE : Tu lui as parlé ?
Pas depuis le tribunal. Tout va bien ?
Elle n'est pas là.
Elle est sortie tout l'après-midi.
Et elle a désossé sa chambre.
Je m'inquiète, Daniel.
Tu l'as appelée ?
Non ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé ?!
Bien sûr que oui. Elle ne répond pas.
Dan, et si elle est avec Callan ?
- Si on les serre ensemble... - Laisse-moi l'appeler, OK ?
Ouais.
[SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Salut.
Salut, ma puce.
Où es-tu ?
Je fais ce qu'a dit mon avocat, je cherche du boulot.
Tu viens aux nouvelles ?
Ta... mère m'a appelé.
Elle s'inquiète pour toi.
Moi aussi.
Pourquoi tu voulais pas que j'habite avec toi ?
[SOUPIR] Écoute, je te l'ai dit.
Ouais, mais je suis pas conne, papa.
Quelle est la vraie raison ?
Je sais pas encore.
Que veux-tu dire ?
Que se passe-t-il ?
[IL SOUPIRE]
Papa ?
Écoute, c'est compliqué.
Les résultats de némato sont là.
[SOUPIR] Écoute, je dois y aller.
On se reparle vite, OK ?
AVEZ-VOUS DÉJÀ ÉTÉ ARRÊTÉ OU INCULPÉ POUR UN CRIME ?
HOMME : Alors, c'est bon ?
Je suis désolée.
GRACE : Tu avais raison.
Taenia solium, une larve de ver solitaire du porc.
Je croyais que les ténias vivaient dans l'intestin.
C'est le cas.
Alors comment celui-ci a-t-il fini dans sa colonne ?
Luca a été infecté par un humain, pas un porc.
On sait que Luca voyageait partout, non ?
Alors disons qu'il a mangé un truc d'un vendeur de rue
qui avait un ver solitaire dans son intestin
et contaminait par sa piètre hygiène
la nourriture qu'il préparait avec ses excréments.
Sympa.
Eh bien, quand les œufs éclosent,
la larve pense être dans un porc,
donc elle pénètre le flux sanguin
et envahit cerveau, yeux,
foie et moelle épinière.
Elle s'est trompée de chemin ?
En quelque sorte, oui.
Et en grossissant,
la larve peut bloquer le flux de liquide céphalo-rachidien.
Le nématologue a dit depuis quand elle était là ?
Mm-hmm. Vu son cycle, l'infection a eu lieu il y a deux mois.
Hmm.
Il n'y a que trois espèces de ténias pouvant infecter l'humain,
et Taenia solium ne se retrouve qu'en Amérique latine.
- Luca y est-il allé récemment ? - Oui.
Ouais, j'ai vu une vidéo sur leur chaîne.
Regardez, l'Argentine il y a un mois.
Ils ont tourné ça juste avant de partir.
- Hé, guapo, prêt à voler ? - Toujours.
Eh bien, ça explique où il a chopé le ténia,
mais on ne sait toujours pas si ça entraînait
des troubles musculaires.
Si, on le sait.
Hé, Anna...
Il a du mal à attraper.
Motive-le à se bouger.
Bouge ton beau cul !
Et regardez, son extracteur est placé à gauche.
Bah, c'est logique. Si ta main droite déconne,
c'est plus facile de l'attraper par la gauche.
Oui, mais regarde.
Tout de suite.
Si Luca avait des soucis à la main droite,
pourquoi avoir mis son extracteur sur la droite ce matin ?
Un ver solitaire ?
Mmh. Appuyant sur la moelle épinière.
Je crois que ça gênait ses mains.
Ouais, bah...
Ça explique quelques trucs.
OK...
Voilà ce qu'on a sorti de la caméra de Luca.
TOMAS : OK, trois, deux, un... Espera, para !
Il a pas pu l'ouvrir.
Ouais, c'est ce que tu as dit. Le ténia.
OK, et voici la vidéo que la femme a tournée du toit.
OK, je passe en premier.
- On se revoit en bas, mec. - ANNA : Éclate-toi, bébé !
OK, trois, deux, un... Espera, para !
[ELLE CRIE] Luca !
Tomas a sauté pour l'aider.
Il a pu essayer d'attraper Luca en plein vol
et d'utiliser son parachute pour le sauver.
Fairley a trouvé une plaie bizarre sur sa main.
Tomas a dit un truc en espagnol quand Luca a sauté.
J'ai pas pigé.
- On peut monter le son ? - Ouais, ouais.
- On se revoit en bas, mec. - Éclate-toi, bébé !
OK, trois, deux, un... Espera, para !
Espera, para...
Ça veut dire : "Attends, arrête."
Tomas essayait de l'avertir.
Il savait que le parachute était du mauvais côté,
donc il savait pour la main de Luca.
Et sa femme ?
Je n'en savais rien.
Mais Tomas semblait savoir.
Si je ne savais rien du ténia, comment le savait-il ?
Luca était droitier.
- Est-ce exact ? - Oui.
Et il plaçait toujours son extracteur à droite ?
Oui, mais il se plaignait d'une douleur à l'épaule
depuis l'Argentine,
alors il le plaçait à gauche.
Mais ce matin sur le toit, il était placé à droite.
Certaine que Luca a préparé son parachute ?
Bien sûr.
Je ne comprends pas.
Si Luca avait des problèmes, pourquoi ne m'a-t-il rien dit ?
Alors ?
Pourquoi Tomas savait pour la main de Luca,
mais pas sa femme ?
[RICANE]
Seigneur, Harrow.
Je pourrais te sortir une longue liste des trucs
que j'ai pas dit à mon ex-femme.
Qui est l'ex ?
Écoute, on s'en fiche, non ?
Tu as trouvé le coupable. C'est un fichu ténia.
[SOUPIR]
OK, Anna Mechaud quitte le pays demain soir
et elle veut emmener les corps.
Sauf si tu as une bonne raison de tout retarder.
[SOUPIR] Non...
Oh, alors je classe l'affaire, Dan.
Oh, et, Harrow...
Pour ton appel ?
J'ai parlé à l'équipe technique.
Tu ne m'avais pas dit que c'était par euh...
une appli de messagerie internet.
Pourquoi, ça pose problème ?
Bah, ces applis sont cryptées.
Impossibles à tracer,
donc on ne peut pas identifier ce numéro.
Alors je fais quoi s'il rappelle ?
Tu ne décroches pas.
Comme dit, c'est sûrement juste un mauvais plaisantin.
- Ouais. - Ouais.
[TOUSSE]
- Dan. - Salut, Paul.
- Rhume d'été ? - Non, juste un virus tenace.
Hé, euh, écoute, je suis désolé pour ta fille.
J'espère que le procès se passera bien.
Attends, c'est pas toi le procureur ?
Oh, non, je me suis récusé.
Oh... bien sûr.
Écoute, mec, j'espère que tu as pris un bon avocat.
Pourquoi ?
Fern n'a aucun casier.
Elle n'a jamais eu d'ennuis.
Au pire, on pense qu'elle prendra du sursis.
Normalement, oui,
mais, Dan, c'était pas le moment de se faire coincer avec du fentanyl.
Les tribunaux font des exemples.
Fern devra répondre de vol, possession, intention de vendre...
Elle pourrait prendre sept ans.
Sept ans ? Paul, elle n'a rien fait.
Je crois pas que ça jouera, mec.
Sauf si tu peux prouver qu'un autre l'a fait.
Je suis désolé.
Callan.
Je sais ce que vous pensez, Steph et toi,
mais j'ai pas volé ces médocs.
Je ferais jamais ça à Fern.
Je te crois.
C'est vrai ?
Je sais combien tu aimes Fern.
Ouais.
C'est vrai.
Callan...
Où habites-tu maintenant que tu as perdu ton appart ?
Tiens.
J'ignorais que tu cuisinais.
J'ignorais que tu savais des trucs sur moi.
C'est délicieux.
C'est le plat préféré de Fern.
Hé, merci de me laisser squatter.
Arrête de me remercier. C'est bon.
Ce sera pas long.
Tu vois, juste le temps de me trouver une piaule.
Oui, tu l'as déjà dit.
T'en fais pas, je me rendrai utile.
Je euh... Je cuisinerai.
Je rangerai un peu.
VIDÉO : Bébé ?
Personne n'arriverait à ranger cet endroit.
Mais tu ne m'auras pas dans les pattes.
Promis.
FEMME SUR LA VIDÉO : C'était incroyable.
Alors, qui sont ces gens ?
Des parachutistes.
L'un d'entre eux est mort ou quoi ?
Oh, merde. Pardon.
Alors, tu cherches quoi ?
[IL S’ÉCLAIRCIT LA GORGE] Ce type...
avait un problème à la main droite.
Alors je fouille toutes ces vidéos pour déterminer
quand il a commencé à utiliser la gauche.
Y en a, genre, un millier.
Ouais.
C'est pourquoi je crois que je vais me coucher.
Mais il n'est que 21 h.
La journée a été très longue.
Pas touche à mon whisky.
[RONFLE DOUCEMENT]
- Cette affaire n'était pas classée ? - Si.
Tu veut m'aider ?
Tu as trouvé un truc.
Il galère avec sa main droite, on le sait.
Oui, mais cette vidéo a été tournée à Madrid
un mois avant le séjour de Luca en Argentine,
un mois avant l'infection au ténia.
Donc les troubles neurologiques à la moelle...
N'étaient pas causés par le ténia.
- Alors par quoi ? - [SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Mm-hmm. Je te laisse y réfléchir.
Hola, Dr Resende.
HOMME ESPAGNOL : Si. J'ai les analyses demandées
sur mon patient, Luca Fardiño.
Excellent.
- Pourriez-vous me les envoyer ? - Absolument.
Pouvez-vous me confirmer son taux de CPK ?
Nous en avons un anormalement élevé, à plus de 1 000 unités par litre.
J'ai trouvé la même chose quand il a consulté avant son voyage.
On a fait des examens et trouvé que Luca souffrait de SLA.
Je crois qu'on appelle ça...
Maladie de Charcot.
Si.
La SLA est un trouble neurodégénératif idiopathique
qui affecte sélectivement les motoneurones.
Ceux-ci contrôlent les organes effecteurs,
chargés des réponses nerveuses aux stimuli externes.
Anna, la SLA est une maladie atroce.
Elle détruit les voies
délivrant les messages du cerveau aux muscles.
Ça commence par une perte du contrôle musculaire.
Puis des difficultés respiratoires, puis la paralysie, puis la mort.
C'est pour ça que Luca avait des soucis avec sa main droite.
Alors...
sa douleur à l'épaule ?
Ce n'était qu'une excuse pour cacher ses symptômes.
Il ne vous a jamais parlé de son diagnostic ?
Non.
Et je sais pourquoi.
Luca a toujours dit que...
s'il ne pouvait plus vivre comme nous vivions,
il préférerait ne plus vivre du tout.
Vous pensez à un acte délibéré ?
Je connais mon mari, Dr Harrow.
Finir dans un corps qui ne lui répondait plus.
En ayant besoin de soins constants.
Il n'aurait pas voulu ça.
Il n'aurait pas voulu que j'endure ça.
Il nous l'a épargné à tous.
[UNE PORTE CLAQUE]
Maxine m'a dit que je te trouverai ici...
à cloper en cachette.
Je ne fume plus.
Dommage. Je tirerais bien une latte.
Dixit la fille qui ne prend aucun risque.
Oh, rappelle-toi que tu l'as dit, pas moi.
Tu n'es pas à l'aise avec les patients, n'est-ce pas ?
Chacun son truc.
Alors que fais-tu ici si tu ne fumes pas ?
Je réfléchis, je respire.
J'évite ton oncle.
Et tu penses à Luca.
Tu n'es pas convaincu, si ?
Si tu voulais épargner à ta femme la souffrance de te regarder mourir,
pourquoi sauter d'un gratte-ciel sous ses yeux ?
Ça n'a aucun sens.
Tu parles avec tes tripes ?
- Oui. - Celles qui ont pris une balle ?
J'ai vu les ravages de la maladie de Charcot.
J'ai vu des patients vivre et mourir avec.
Ils ne sont pas les seuls à souffrir.
Leur famille aussi.
Ce sont eux qui doivent s'en occuper jusqu'au bout.
Et si tu avais le choix, tu penserais au... ?
Oui. Je le ferais.
Bref, on dirait que tu as résolu l'affaire.
Impressionnant.
Alors à demain.
[ALERTE TEXTO]
Dr Resende, soy Daniel Harrow.
J'ai vu dans votre mail que la femme de Luca, Anna Mechaud,
était la personne à prévenir en cas d'urgence.
C'est exact.
Connaissait-elle son diagnostic ?
Elle était présente quand je l'ai annoncé à Luca.
Bien sûr qu'elle savait. Pourquoi ?
Elle a prétendu le contraire.
RÉPONDEUR : Ici Bryan Nichols,
laissez un message.
Bryan, c'est Harrow. Anna Mechaud nous a menti.
Rappelle-moi dès que possible.
REJOIGNEZ ANNA À 16 H POUR UN HOMMAGE À LUCA ET TOMAS EN DIRECT DU TOIT
ÇA N'AURAIT PAS DÛ ARRIVER. JE VOUS AIME, LES GARS !
Ha ! Ce n'est pas une BMW.
Je lis ici que vous conduisez une BMW.
Elle est au garage.
J'ai eu un petit accident.
Ah.
Laissez-moi deviner.
Vous vous êtes pris un parachutiste.
Je sais que vous êtes fan, Ray.
Je sais que vous les avez conduits au bâtiment dont ils ont sauté.
Et que vous les attendiez
quand Luca s'est écrasé sur votre voiture.
C'est là que vous avez enlevé le sticker Sadel de votre BMW
et menti à la police.
Et comme vous avez omis votre participation,
ça fait de vous un complice de crime.
Que voulez-vous ?
Je veux voir la vidéo prise par votre caméra embarquée.
[SOUPIR]
Tu vas nous attendre, OK ? Nous ramener à l'hôtel ?
T'en fais pas, j'attendrai.
C'est ce bâtiment.
Tomas et moi allons tenter l'issue de secours. Prends ça.
[LES PORTIÈRES CLAQUENT]
À tout à l'heure.
C'est tout.
Attendez !
[SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Salut.
C'était Anna Mechaud !
- Quoi ?! - Elle a déplacé l'extracteur.
J'ai laissé un message à Nichols, il ne répond pas,
trouve-le-moi.
Où es-tu ?
Je vais voir Anna.
Elle est sur le toit du gratte-ciel.
- Daniel... - Dis à Nichols de m'y retrouver.
Non, c'est pas ton rôle.
Attends la police.
[CRISSEMENT DE PNEUS]
Harrow ? Harrow ?
Je sais que beaucoup d'entre vous se demandent ce qui va arriver
maintenant que Luca et Tomas sont partis.
Ils ont lancé cette chaîne
et ne voudraient pas qu'elle s'arrête à leur décès.
Alors elle va continuer.
J'entretiendrai leur vision
et chercherai à vivre la meilleure vie possible
maintenant qu'ils sont partis.
Ce sera plus facile sans mari
atteint de la maladie de Charcot.
Vous avez menti, Anna.
Vous saviez que Luca avait la SLA.
Je ne vous suis pas.
Vous saviez ce qui vous attendait :
des années de souffrance à le regarder décliner,
piégé dans un corps mourant.
Prise au piège, vous aussi.
Ne pouvant plus vivre la vie que vous aimez,
la vie qu'il vous avait promise.
Donc vous avez déplacé son extracteur.
Vous vouliez qu'il meure.
Qu'avez-vous ressenti ?
En lui disant au revoir.
Je t'aime.
Vous êtes restée là à regarder votre mari sauter vers sa mort.
Mais vous n'aviez pas prévu que Tomas saute l'aider.
[CRI D'ENCOURAGEMENT]
OK, je passe en premier.
On se revoit en bas, mec.
Éclate-toi, bébé !
Il a vu que l'extracteur de Luca était mis du mauvais côté.
Espera, para !
Il a voulu l'avertir !
Il était trop tard.
Alors vous l'avez tué aussi.
C'était pas ma faute.
Si, ça l'était.
Et vous allez devoir vivre avec pour le restant de vos jours.
Non...
Pas question.
- Anna, que faites... ? - Sept secondes, docteur,
- pas une de plus. - Oh, non, non, non, ne faites pas ça.
Anna, pitié. Pitié.
Ne m'approchez pas !
Anna, par pitié.
Je ne peux pas aller en prison.
Je n'irai pas.
Ce n'est pas la solution.
Je ne pouvais pas m'occuper de lui pendant des années.
Je sais.
C'est pas une vie non plus.
Anna, s'il vous plaît.
- Argh ! - Oh, non, non, non, non, non...
- Argh ! - Tenez bon !
[ILS CRIENT]
Tout va bien. Tout va bien.
Tout va bien, je vous tiens.
Merci.
[CRI DE DOULEUR]
[IL CRIE SOUS L'EFFORT]
Tu sais, on devrait faire ça tous les après-midi.
- Tous les après-midi ? - Mm-hmm.
- Ouais. - Mmh ?
Bien sûr. Ouais.
[SON TÉLÉPHONE VIBRE] Oh, bordel de...
Harrow.
Ça a intérêt à être important.
RÉPONDEUR : Vous avez un nouveau message.
[HALÈTE] Anna !
Pitié, non !
Pitié !
Argh !
Désolée, docteur.
Non...
- Non ! - Hé !
Argh !
Mon Dieu ! Besoin d'aide ?
Avant de vous interroger,
je vous avertis que vous avez le droit de garder le silence.
C'est-à-dire que vous pouvez ne rien dire...
- Elle a bien failli m'avoir. - Mmh.
J'étais à deux doigts de la croire.
Je l'ai crue.
Tes tripes mériteraient d'être écoutées.
[PETIT RIRE]
Tu... Tu as fait sauter tes points.
Oh, ce n'est rien.
Nambo va te regarder ça.
C'est bon, je me recoudrai chez moi.
[RÂLE DE DOULEUR]
Tu te prétends chirurgienne ?
Tais-toi et bois.
Y a pas plus fort ?
[RETIENT UN CRI]
En dehors de la morgue,
le filet de sécurité disparaît.
Tu as dit ça.
Tu te souviens ?
Tu aurais pu mourir !
Mais non, grâce à toi.
Et on a découvert la vérité.
Est-ce que tu vas bien ?
La fusillade, et maintenant ça.
Les risques du métier.
Je pourrais... rester.
[EXPIRE BRUYAMMENT]
Tu pourrais.
Mais je ne devrais pas.
Non.
Appelle si tu as besoin de moi.
[SOUPIR]
[LE TONNERRE GRONDE]
Je pensais bien te trouver ici.
Tu ne me crois pas coupable.
Non, je n'y crois pas.
Je crois que quelqu'un t'a fait ça pour m'atteindre.
- Pourquoi ? - [SOUPIR]
Parce que je t'aime et qu'ils veulent me faire mal.
Tu sais qui c'est ?
J'en ai aucune idée.
Mais je le trouverai.
RETROUVÉE MORTE AVEC SON COMPAGNON
Certains ont le sens de l'humour.
Des roses Mr Lincoln.
Parce qu'on m'a aussi tiré dessus.
[ON TOQUE]
Bryan est là ?
Quoi ? Non, il dort. Pourquoi ? C'est quoi ?
Te rappelles-tu ces cadavres ?
Ils ont été amenés à la morgue il y a 15 ans,
elle violemment étranglée
et lui abattu à plusieurs reprises par cet homme.
Francis Chester.
Il y a eu une série de meurtres comme celui-ci,
tous liés à lui.
Oui, oui, je me rappelle.
Pourquoi ? Pourquoi regardes-tu ça ?
Parce que je crois que c'est lui qui m'a tiré dessus.
[RÂLE]
Regarde.
[ELLE S’ÉCLAIRCIT LA GORGE]
Des roses Mr Lincoln.
Tu te rappelles quand j'étais à l'hôpital ?
Quelqu'un m'a envoyé les mêmes roses.
Aucun nom sur la carte, mais ça devait être Chester.
- Harrow... - Tu piges pas ?
Je l'ai coincé pour ces meurtres il y a 15 ans
et voilà qu'il veut sa revanche.
- Harrow... - Est-ce qu'il est sorti ?
- Enfin, a-t-il fait appel ? - Daniel !
Ça ne pouvait pas être Francis Chester.
Pourquoi ? Encore en taule ?
Non, non. Il est mort.
Il est mort dans un incendie à la prison il y a six mois.
[PLUIE ET TONNERRE]
[BRUIT MAT AU LOIN]
[UN CHIEN ABOIE SANS CESSE]
[LES ABOIEMENTS CONTINUENT]
Au prochain épisode...
HARROW : Donc si quelqu'un voulait se venger, ce serait Francis Chester.
Mais il est mort.
Quoi qu'il en soit, je peux peut-être t'aider.
Je plaiderai pas coupable pour ce que j'ai pas fait.
Enfin, on doit trouver qui a mis ces médocs là.
C'est le pire dans ce boulot :
quand on veut un truc qu'on ne peut avoir.
BRYAN : On dirait qu'on a emmuré les plaques d'amiante,
et elle avec.
HARROW : Peut-être qu'on essayait pas de la tuer,
mais de la sauver.
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