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En 1940, les habitants de Friar, New Hampshire,
partirent tous vers le nord sur un sentier inexploré.
On retrouva plus tard des gens morts de froid
et des cadavres mutilés.
La plupart restèrent introuvables.
Parmi les archives subsiste le témoignage d'un unique survivant
enregistré dès le début de l'enquête.
Rapport du poste 8, à 11 h,
enregistrement du 10 octobre de l'année 1940,
dossier 63708NH90,
du seul survivant parmi les disparus
évalués à ce jour à 2-5-7, deux cent cinquante-sept.
Cette affaire sera classée jusqu'à sa révision.
Messieurs, votre attention s'il vous plaît.
Pourquoi votre village a-t-il été abandonné ?
Vous êtes le seul survivant ?
J'ai marché...
Vous êtes le seul qui soit revenu, pourquoi ?
Les autres sont tous morts.
Je ne pouvais pas...
Je les ai laissés... sur le sentier.
Le témoin presse ses mains sur oreilles, il semble souffrir.
Monsieur ?
Monsieur ?
Qu'entendez-vous ?
Qu'entendez-vous, monsieur ?
Vous ne l'entendez pas ?
Vous n'entendez pas ?
Il y a personne, ici ?
Je suis là, monsieur.
J'arrive trop tard ?
On ferme dans 2 min.
J'ai de la chance.
Vous venez à propos de Friar, le vieux sentier.
Oui.
Deux pièces d'identité avec photo.
M. Barnes, ce que vous demandez,
c'est beaucoup trop pour certains.
Je comprends.
Et vous allez ajouter à ma pile de lettres
mentionnant le manque de clarté du domaine public...
Vous devriez être plus optimiste, M. Barnes.
Tout est pour vous.
Le dossier, les photos...
et les chiffres.
En outre,
je dois vous demander d'excuser
ces années de désagréments, ainsi qu'à votre épouse.
Ils ne sont peut-être pas vraiment sincères.
Je le suis.
Bonne lecture, M. Barnes.
Excusez-moi...
LE CHEMIN SANS RETOUR
On trinque.
Tu trinques aussi.
T'es professeur, maintenant. Tu trinques.
Sers-moi alors, Walter.
Malgré la fausse idée selon laquelle
lorsqu'on ne peut faire ce qu'on aime,
on se tourne vers l'enseignement...
J'ai un peu perdu le fil, mais le début est vrai.
Alors, on trinque.
Vous allez me manquer.
Qu'est-ce que je vais faire ?
Si on trinquait au fait qu'on envoie tout balader ?
Ce boulot,
la titularisation de Walter.
Et si on faisait un autre livre ?
- Il a les documents. - Non, il n'a rien.
Maintenant, c'est réel.
M. et Mme Barnes, ici Jerry du bureau du New Hampshire.
Votre demande a été acceptée.
Personne ici ne s'en réjouit vraiment.
Le garde forestier à votre disposition
ne sera pas armé.
Ne le soyez pas non plus.
Bonne excursion.
Pour qui tu te prends ?
Fouille-merde !
Vous pointez pas ici. On vous dira rien.
On évite les gens comme vous. Allez vous faire f...
Ça te fait peur, tout ça ?
Dans le bon sens.
Seras-tu extrêmement déçu si on fait tout ce voyage
pour trouver de quoi écrire une histoire impubliable
et quelques os ?
Je serai extrêmement déçu.
C'est ce que je pensais.
Au fait, je t'aime.
C'est toujours d'actualité ?
Je t'aime plus.
Jour un, c'est très simple.
On fait nos bagages et on embarque.
Il faudrait être sur le sentier vers midi
et avancer le plus possible avant la nuit.
Faisons comme en colonie de vacances.
Une petite présentation.
Je commence.
Melissa Barnes, co-auteure sur ce projet. J'étudierai le terrain.
Cy Banbridge, du service gouvernemental des forêts.
J'ai été mandaté,
mais je me sens prêt.
Daryl Luger. Je suis topographe.
Erin Luger. On est topographes.
Le tracé de ces collines n'a pas été mis à jour depuis le siècle dernier.
Ma sœur et moi, on aura cette chance.
- On est impatients. - Ça, oui.
Jill Bateman, assistante de Teddy et Melissa.
Elle a le kit médical et la formation.
Elle soignera les ampoules, les entorses...
L'assistante chic a les antalgiques.
Walter Myrick, j'enseigne la psychologie du comportement.
Je vous testerai quotidiennement
et je vous filmerai avec cette petite caméra.
Il n'y aura pas de formulaire à remplir, aucun stress.
Restez tels que vous êtes.
On a une belle lumière matinale, je sais.
- Je prends beaucoup de photos. - Oui, sans arrêt.
Je m'appelle Teddy Barnes.
Co-auteur et photographe, manifestement.
L'histoire de Friar me fascine.
J'ignore si nous trouverons des réponses
mais je peux vous dire
que c'est un privilège de se pencher sur une légende
pour en dégager les origines historiques.
Des crêpes !
Je vais te poser une série de questions.
Je veux que tu répondes sincèrement.
Sans trop réfléchir. Ça te va ?
Vas-y, balance ton questionnaire.
Tu t'appelles comment ?
Je l'ai déjà...
J'ai compris. Cy Banbridge.
Où te trouves-tu, en ce moment ?
Sur un parking.
Ça me va.
Quelle odeur associes-tu à la couleur rouge ?
Tu plaisantes ou quoi ?
Les cerises. Ça me fait penser aux cerises, je crois.
Ça signifie quoi ?
T'as pas de lésion cérébrale.
- Tiens. - Garde le GPS, Jill.
C'est tout près d'ici, de ce côté.
Ici ?
D'après ce truc et les chiffres que tu m'as donnés,
le point de départ est ici.
Il fonctionne pas.
Super !
- Les chiffres sont justes. - Tu vois un sentier ?
On cherche le départ d'un sentier.
Vous êtes des randonneurs demeurés ? C'est un cinéma, ici.
Une seconde, mon pote.
Va te faire foutre.
La place coûte 8 $. Ça fait 56 $ pour vous sept.
Une petite séance de cinéma ?
T'es naze.
Viens, c'est pas possible.
On se tire.
C'est quoi, ce qu'on regarde ?
Une histoire de flingues, de nichons et de fin du monde.
Personne veut nous parler.
Je veux bien.
Je suis pas du genre à m'énerver.
Je suis jalouse, c'est tout.
Pourquoi ?
Vous allez partir sur ce sentier.
C'est toujours pas le cas.
Il y a pas de sentier, c'est ça ?
Les coordonnées étaient fausses, en fait.
On s'est retrouvés ici comme des cons.
Quelqu'un vous a dit de ne pas nous parler ?
Mon grand-père m'a refilé ce job.
Il tenait ce cinéma.
Il a eu un cancer de la gorge, il est mort l'an dernier.
Il était ami avec l'ancien gérant.
Avant que les gens partent.
Votre grand-père était là en 1939 et en 1940 ?
Tous les week-ends, il faisait des balades en forêt.
- Je change la bobine. - Attendez.
Si le film s'arrête, je serai pas payée.
Venez.
En bas, à droite. À l'arrière.
Des copies de cette époque.
Autant en emporte le vent, la copie originale, je déconne pas.
Il y a aussi Le Magicien d'Oz.
On l'a retrouvé dans le projecteur.
Il est inutilisable tellement ils l'ont regardé et usé.
Je vous ai permis d'utiliser mon témoignage ?
OK, j'ai pas beaucoup d'argent...
Vous avez mieux, cette putain d'expédition...
- Vous plaisantez. - Écoutez.
Je suis équipée, je cuisine,
je vous dirai tout ce que je sais pour le livre.
J'ai pas de famille, pas d'argent pour partir dans le Sud.
S'il vous plaît, emmenez-moi.
C'est sympa, mais vous ne m'écoutez pas.
Il n'y a pas de sentier.
Il n'y a pas d'excursion.
Le sentier existe.
Vous l'avez vu ?
Il y a même une balise.
Une pierre.
On y a inscrit : "La route de briques jaunes".
On va boire là-bas, pour avoir les pétoches.
J'ai fait les 100 premiers mètres, une fois.
LA ROUTE DE BRIQUES JAUNES
Comment tu t'appelles ?
Erin Lilian Luger.
Parle en charabia jusqu'à ce que je te dise d'arrêter.
Merci, arrête.
Sans regarder ta montre, tu peux me dire l'heure ?
3 h 17.
Très bien.
Deux fois deux, quatre.
Quatre fois deux, huit. Huit fois deux, seize.
Seize fois deux, ça fait trente-deux.
Trente-deux fois deux,
soixante-quatre.
Soixante-quatre fois deux,
cent vingt-huit.
Écris un mot avec ton doigt, à l'envers,
pour que je puisse le lire.
AMOUR
Campons ici pour la nuit.
On peut installer la tente ici.
Marchons encore une heure.
Recasse-toi le poignet, qu'on rigole.
Accordez-moi une heure de plus, OK ?
Du concombre indien.
On peut les prendre, c'est sucré.
Cool.
Comment tu te sens ?
J'ai un peu chaud, ma barbe pousse...
à part ça, super.
Répète un geste jusqu'à ce que je dise stop.
Stop.
- J'ai pas fini. - J'ai dit stop.
Merci.
Compte en nombres premiers en commençant par 2.
2, 3,
5, 7,
11, 13,
17, 19, 23...
Fantastique, stop.
J'ai gagné les Jeux Olympiques.
Le faiseur de feu le plus rapide, 4 ans d'affilée.
Aux Jeux Olympiques de la colo.
Le faiseur de feu le plus rapide ?
Comment ça marche, au juste ?
Une corde est tendue à 50 cm du sol.
Le premier qui la fait brûler,
il a gagné.
50 cm ?
Un jeu d'enfant.
Je fais deux fois mieux. Minimum.
Cy ?
Les élans, c'est dangereux ?
Oui, un pas de travers et terminé.
Ils soulèvent les gens avec leurs bois
et les envoient valser à 15 m.
C'est des ours qu'il faut se méfier.
Les ours, ça me dérange pas.
L'ours tue plus vite que l'élan.
Oui, mais c'est les bois.
J'aime pas ces trucs.
Les filles.
- Pas tout ! - Deux chacune.
J'adore celles au caramel.
Tiens.
Une sucrerie ? Sucettes !
Ne bougez pas.
Je vous ai volé votre âme !
Enfoiré !
Le chapeau, il sort d'où ?
Je l'ai trouvé.
À l'instant. J'étais parti pisser.
J'ai failli pisser dessus, il était sous les feuilles.
- T'as pissé dessus ? - Années 30.
Quelqu'un se paye notre tronche.
Regarde l'étiquette.
- C'est flippant. - Je peux le toucher ?
Attendez.
Ce chapeau n'aurait pas résisté, ça fait 70 ans.
Quelqu'un a pu le perdre.
À l'instant.
Quelqu'un de tout près.
J'en ai froid dans le dos !
Bien joué, mais c'est ton imagination.
Rangeons-le bien.
Je peux le mettre ?
Pourquoi tu le mettrais ?
Je sais pas.
C'est le meilleur moyen de le garder en bon état.
Exact.
Viens voir.
Abîme pas le chapeau !
Ton nom ?
Melissa Barnes.
Où te trouves-tu ?
On est en route, ça y est !
Tu te sens comment ?
Bien. Voire même super.
J'ai un peu mal à l'estomac, mais à part ça...
Quelle odeur associes-tu en premier à la couleur bleu ?
L'ammoniac. Ou le chlore, comme dans les piscines.
Bonne carte, alors.
On se retrouve au camp !
On est en 1940, c'est l'automne, l'air est plus frais.
Mon grand-père devait avoir...
quinze ans.
Roosevelt s'occupe pas des Great North Woods.
Personne, d'ailleurs. Les gens perdent espoir.
Ils passent tout leur temps,
littéralement tout leur temps au cinéma.
Ils regardaient les Munchkins...
Oui, et Emerald City.
Qu'a-t-il pensé du rapport officiel ?
Il croyait que ce qu'il voyait.
Alors il est venu à Friar, pour voir.
Il voulait parler aux officiels.
Qu'a-t-il découvert ?
Les gens n'avaient pas tout abandonné.
Mais ce qu'ils avaient emporté,
c'était surprenant.
Les beaux habits n'étaient plus là.
Les chapeaux, les costumes, les gants...
Elle dit ça maintenant ? On a trouvé un chapeau.
Ils avaient emporté de la musique.
Un phonographe à manivelle fonctionnant sans électricité.
N'importe quoi, c'est ridicule.
Attends qu'on s'en assure.
Si tu le dis.
Bande de naïfs.
Longitude 5° ouest, latitude 11,9° nord.
Longitude 6° ouest, latitude 47,01° nord.
- T'es prêt ? - Vas-y.
Longitude 7, latitude 62°.
Nord, maintenant.
Huit ?
Attends, je reconfigure.
L'houmous, c'est fadasse.
Enlève ce chapeau.
Je plaisante pas.
Quoi ?
Un problème.
Tu l'as cassé ?
Ici Teddy, vous me recevez ? Terminé.
On est là, terminé.
D'après le GPS, on est sur l'île de Guam. Terminé.
Qu'est-ce que tu racontes ? Terminé.
Peu importe.
Terminé.
Jill l'assistante ! On est où, maintenant ?
À 64 km au nord-ouest de Florence.
Ça pourrait être une fonderie.
Au loin.
Une soufflerie...
Un amphithéâtre naturel... Une idée ?
Jill, l'assistante ! On est où, maintenant ?
Dans la banlieue de Melbourne !
Salut, Melbourne !
"Un chien sauvage a bouffé mon bébé !"
Un crocodile !
Attention au soleil d'Australie.
Sujet 4. Troisième jour.
Un de tes premiers souvenirs, au hasard.
Mon premier chat, Reggie.
Quand il est arrivé chez nous.
Tu te souviens de ses miaulements ?
Tu peux imiter ce son ?
Tu veux que je miaule ?
Daryl, coupe le moteur !
Vous entendez ?
Je l'entends.
Plusieurs théories.
Premièrement : éruption solaire,
géothermie et magnétisme.
Deux : une présence humaine, comme Cy le suggère.
Genre, on est traqués par le FBI.
Trois : hallucination collective.
On se refile la psychose comme une maladie.
On va chercher trop loin, peut-être.
Mais d'après Daryl et Walter, le son indique...
La musique vient du bout du sentier.
Quatre : ce sont les gens de Friar.
Ce sont les marcheurs.
D'une façon ou d'une autre, ils sont là.
Voilà ce qu'on sait. On n'est pas tous fous.
Nos instruments sont déréglés.
On est à 5 jours de la civilisation, avec le matériel.
À trois, sans.
Voilà où nous en sommes.
Cette réunion doit officiellement déterminer
si on fait marche-arrière.
Non, prenez-vous-en à moi.
C'est moi qui ai suggéré de rentrer.
Vos théories n'expliquent pas la musique.
Comment vous expliquez ça ?
- C'est Dieu. - On peut pas être tous fous.
C'est la musique qu'ils écoutaient.
Le même morceau, sans arrêt. Mon grand-père le disait.
Vous avez vu les bobines de film. Ils étaient accros à ça.
Attends. Stop. Reviens en arrière.
Jill l'assistante a dit un truc dingue, je veux plus d'infos.
Assistante, répète si tu veux bien.
Ça pourrait être...
Laisse tomber.
Dieu !
Cinquième théorie : un acte divin.
C'est ridicule !
Et si les habitants de Friar avaient vu le chemin vers un dieu ?
Une sorte de magicien.
Ou un moyen d'empêcher la guerre d'éclater ?
On peut tout demander à un magicien, non ?
Tout.
Souvenez-vous, le magicien d'Oz était un charlatan.
T'es vraiment chiant ce soir, arrête de faire le chieur.
À mon tour.
On sait pas ce qui se passe ici, on devrait partir.
J'ai peur.
Si cette histoire doit se terminer
et que quelqu'un ou quelque chose est là,
que demanderais-tu ?
C'est une question très personnelle.
Votre réponse, M. Barnes ?
Je lui demanderais de sourire face à la caméra.
J'ai pas besoin de plus.
Ça marche. Pour eux aussi.
On voit pas où est le nord.
Règle entre le nord et l'est.
17°.
Comment t'as fait ?
Tes instruments étaient éteints.
Pas moi. Le nord, c'est par là.
T'es bon en maths, mais pas à ce point-là.
Bien sûr que si.
C'est une force magnétique centripète.
Une spirale inversée.
Comme les chasses d'eau en Australie.
Il y aurait un point au centre ?
La musique doit venir de là.
Vous avez la formule pour y aller ?
On aimerait bien.
Pas encore. Il faut se repérer vers le sud.
Ensuite, on fera les calculs.
J'y travaille.
Comment tu t'appelles ?
Liv Michelle McCan.
Je regarde la caméra ou toi ?
Regarde la caméra.
Où te trouves-tu ?
D'après Daryl, on a fait 100 km sur la route de briques jaunes.
On entend de la musique depuis hier matin.
Récite l'alphabet à l'envers.
Z, Y, X, W, V, U...
Putain. T ?
- C'est bien. - Laisse-moi finir.
V, U, T...
S, R...
Q, P...
N, M, L...
Merde ! Qu'est-ce qui vient après ? Avant L ?
K, J...
I, H, G, F...
E, D, C, B, A !
Encore un !
Encore un carrefour, les gars !
Tu as parlé.
Je disais quoi ?
"Je ferai pas marche-arrière."
Je ferai pas marche-arrière.
On fera pas marche-arrière.
Ton petit cœur bat si vite.
Il est pas petit.
Prends les repères.
T'es pas à ton poste. Terminé.
Je sais que c'est risible.
Mais c'est pas drôle.
Enlève ce chapeau.
Comment tu te sens ?
Au bout du rouleau.
Parle en charabia jusqu'à mon signal.
C'est bien, stop.
Répète le même geste jusqu'à mon signal.
Teddy ?
- Ça va aller... - Enlève ton bras.
C'est juste que...
La musique me manquait, c'est tout.
Je veux savoir où elle est passée.
Et quand elle reviendra.
Et si on l'a vraiment entendue.
Elle te manque pas ?
Tu vois des choses avec tes films ?
C'est différent pour chacun.
De légères divisions, les souvenirs s'estompent.
Pertes de mémoire.
Et si on oublie le chemin du retour ?
Daryl a tout noté clairement.
Je parle pas de ça, mais de redevenir tels qu'on était
avant de commencer ce truc.
Ils sont passés par ici.
Ils ont foulé ce sol.
J'en suis sûr.
On a de quoi écrire ce livre.
Mais c'est plus ça qui t'importe, c'est ta quête.
Tu es en quête de choses
que tu comprends pas et que tu peux pas voir.
Et cette fois,
ça me fait vraiment peur.
Pourquoi ?
Vous voyez ça ?
Regardez bien.
Venez voir, tous !
Une baie vénéneuse.
Atropa belladonna.
Belladone.
Assurez-vous de distinguer ces baies.
C'est hyper toxique.
Je les mangeais pas, je les éclatais. C'est fait pour ça.
Des baies toxiques.
Très toxiques.
Vous savez quoi ?
On a mérité une petite fête.
Oui, mais...
il faut faire gaffe, vraiment.
Le faiseur de feu le plus rapide ?
Merde alors !
Ce match va vraiment avoir lieu.
Servez-moi un shot !
Trouve ton rythme, Cy !
Tu vas cramer !
Te crame pas !
Tricheur !
C'est dix fois plus près que je croyais.
Il faudrait un arbitre, s'ils trichent.
Je sais pas.
C'est une question pour le magicien, demande-lui.
Il y a quelque chose ici.
Je veux que ça s'arrête.
Ça va aller, Liv.
Tu vas encore vomir ? Te retiens pas, ça va aller.
Je mange, les gars !
Ça va aller, respire bien.
On devrait... On devrait partir.
Rien ne vaut son chez-soi.
Rien ne vaut...
Les gars !
Quoi ? On s'endormait juste.
J'ai menti.
On s'en doutait un peu.
J'ai jamais connu mon grand-père. Il vivait dans le Maine.
Mais j'ai grandi à Friar.
Endors-toi.
Il faut que vous sachiez
que toutes ces questions sur les raisons de leur départ,
les gens de Friar se les posent pas.
Quand on vit là-bas, on comprend.
Il y a pas de quoi en écrire un livre.
J'ai testé Jill ce matin à propos de son plus vieux souvenir.
Elle m'a dit que c'était la pierre du début du sentier.
Alors ?
On se dirige vers quoi, aujourd'hui ?
On saisit l'allusion ?
Attendons un jour de plus.
Un jour de plus.
On s'arrête !
Il faut se repérer.
On garde l'Argo
et on vous rattrape ?
On vous attend.
Écoutez.
Ce petit quart d'heure nous sera bénéfique.
C'est tout poisseux à cause de toi.
"C'est tout poisseux à cause de toi."
T'es moche comme un cul.
C'est rayé ?
C'est rayé ? T'as rayé l'objectif ?
- C'est rayé ? - Donne-moi ce chapeau.
Enlève ce chapeau.
Enlève ce putain de chapeau. Je plaisante plus !
Enlève-le. Donne-le-moi !
Enlève-le, donne-le-moi !
Ta gueule, enlève ce chapeau !
Enlève-le ! Si tu l'enlèves pas...
Qu'est-ce qui se passe ?
Vite, dépêche-toi !
- Il court vers les arbres. - Je veux voir !
Liv, bouge pas et tais-toi.
Il faut marcher toute la nuit.
Qu'est-ce que t'as vu, Walter ?
Il l'a tuée. Il l'a déchiquetée.
Pourquoi ?
Ils se disputaient à cause du chapeau.
Quoi ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Écoutez tous.
Erin est morte ?
Il y a eu une terrible tragédie.
Walter et moi, on installe un camp d'urgence.
Teddy et Cy, prenez les couteaux,
les machettes, ce que vous pouvez.
Trouvez Daryl.
On ferait mieux de rentrer.
Daryl connaît le chemin. Ça bifurque sans cesse.
- Et son carnet ? - Il l'a sur lui.
On peut retrouver le chemin. Je peux retrouver...
Teddy et Melissa, je suis d'accord avec Cy.
Arrêtez cette musique !
Il doit se sentir traqué. Il était terrorisé.
Ramenez-le.
Comment on en est arrivés là ?
Tout allait bien.
Non, c'est pas vrai.
Melissa ?
Putain !
C'est pas grave.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je me demandais où étaient passées les sucettes.
Je comprends, vraiment...
Mais tout va s'arranger, ça va aller, Jill.
Teddy et Cy vont ramener Daryl et ses notes, on va rentrer.
Tu me crois ?
Je te crois.
Pas moi.
Walter, j'ai juste besoin d'aide.
Le corps, il faut rassembler les morceaux
et marquer l'endroit. On peut pas laisser...
On rentrera pas.
Tu cherches quoi ?
Un truc voyant pour signaler le corps.
Liv, pas toute seule.
Je m'en tape.
Ils vont chercher Erin.
Tu l'as bien vu partir par là ?
C'est ce que je croyais.
Je sais pas ce que j'ai vu.
Mon Dieu, faites que ça s'arrête !
On dirait que c'est fait exprès.
Manifestement !
Là-bas.
T'as vu ça ?
Je l'ai vu.
Le perdons pas des yeux.
Éteins ce truc. Éteins-le.
Daryl !
Daryl, réponds-moi !
On sait que t'es là !
Les gars ?
Je crois que j'ai fait quelque chose de mal.
On le sait.
On sait, vieux. Ça va.
Je me suis fait mal à la jambe.
On va t'aider.
Viens par ici, tout va bien.
Daryl, écoute-moi attentivement.
T'as pas à t'en faire.
Je sais...
ton acte semble impardonnable.
Mais tu te trompes.
Tous ceux qui t'aiment te pardonneront.
On a tous pensé la même chose...
J'y pense depuis des jours.
On y a tous pensé.
J'ai eu des envies de meurtre.
J'y ai pensé aussi, Daryl.
Vous pourriez me laisser là.
Mais c'est pas possible, pas vrai, Teddy ?
Il faut peut-être lui sauter dessus.
Vous n'aurez pas à faire ça.
J'arrive.
C'est bien.
C'est bien, merci.
On va juste te ligoter les mains.
Par sécurité, d'accord ?
Je crois qu'il vaut mieux.
C'est bien.
C'est bien, Daryl.
Attachez-moi.
Maintenant.
Il faut le surveiller en permanence.
Je sens plus mes mains.
Je m'en fiche.
Desserre un peu la corde.
Juste un peu.
J'ai des questions sur tes chiffres pour rentrer.
T'es mélomane, Teddy ?
Je l'ai jamais été.
Mais cette chanson...
Elle m'obsède.
Toi aussi ?
J'entends les gens dans cette musique.
J'entends les gens qui sont partis.
Daryl... les chiffres.
Je peux pas nous ramener.
Tu peux et tu vas le faire.
Regarde les pages, regarde.
Hier matin,
le podomètre indiquait 77 km.
Il a indiqué 47 km quand on a additionné
- le trajet vers le sud. - Impossible.
Exactement. Le matin suivant,
on s'est mis en route à 8 h 45,
le podomètre indiquait 13 km.
D'après nos calculs, ça en faisait 30 !
On a vérifié 4 km plus loin.
On voyait même plus le camp avec les jumelles, il avait disparu !
Les chiffres sont bons.
Tu l'aurais dit.
Erin l'aurait dit.
Sur la route de briques jaunes, les chiffres résistent.
Ils s'additionnent.
Ils n'ont de sens qu'en augmentant.
C'est ainsi qu'on faisait nos calculs,
en avançant !
Regarder en arrière, c'était autre chose.
Regarder en arrière, regarder sur les côtés...
La terre semble...
liquide.
Comment ça fonctionne ?
Va à la dernière page.
Ça t'emmènera au bout du chemin.
Imagine.
C'est dangereux ?
Je sais pas.
Peut-être pas.
J'entends un schéma.
Tu délires !
Jill, du coton, des bandanas...
Tout ce qui peut boucher les oreilles.
Il est où, ce truc ?
- Je trouve pas. - Cherche encore !
Casse-toi !
Dégage !
S'il te plaît, va-t'en !
LE NORD ENCORE
C'est peine perdue !
C'est le chemin pour rentrer !
Il a tout noté !
Émerge. Daryl était déjanté, ses chiffres aussi !
Non, c'est là.
C'est le chemin pour rentrer, il l'a noté !
Je te jure que si tu la fermes pas... !
Personne me connaît, ici.
On me regarde même pas.
Ça suffit !
On a perdu des vivres, mais on survivra.
Faites-moi confiance, c'est tout.
Vous plaisantez, madame ?
"Madame", maintenant ?
- T'as oublié mon nom ? - Madame la cinglée !
Calmez-vous.
Me parle pas !
- Lève surtout pas la main ! - C'est bon !
Pourquoi on écouterait ta sale gueule ?
- On veut tous se tirer ! - Bla-bla...
Teddy et moi, on connaît la Sibérie, les déserts...
On s'en tape ! C'est quoi, ton plan ?
Elle en a pas.
On doit rester soudés.
On partage la bouffe et l'eau et on marche.
Hors du sentier, on s'en tape !
On marche vers le sud, dès qu'il fait jour.
On n'a pas d'équipement !
À mon avis, il faut aller vers l'ouest.
Il y a rien à l'est ni au nord.
Par l'ouest, on arrivera peut-être dans le Vermont.
Peut-être ? Ça suffit pas.
T'aurais pu t'exprimer avant.
Je le fais maintenant.
Alors vas-y, pédé !
Tu veux une raison ? J'en ai une !
J'ai un couteau !
Et pas pour frimer !
Je peux couper des branches, tuer un animal,
venir à bout d'un taré au volant d'un Go Kart
qui s'excite avec ma machette !
J'attendrai pas qu'il fasse jour.
Je veux savoir ce que Teddy en pense.
On devrait aller vers le nord.
T'es sérieux ?
La question se pose même pas.
Je pense qu'on doit rentrer avec des réponses.
Ces questions nous tueront.
Ces questions
demandaient pas à être posées.
Qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
Tout va bien.
Il accuse le choc, mais ça va.
Tous pour le sud ?
Pour Liv et moi, c'est l'ouest, avec ou sans vous.
Vous pouvez tous crever.
Celle-là...
Celle-là, elle crèvera pas avec vous.
Elle aurait jamais dû faire partie de ce délire.
Et pour ma part,
je n'ai plus aucun sens de la démocratie.
Soyez-en sûrs.
Partageons l'équipement.
Un réchaud contre des jumelles.
M. Barnes ?
Prenez la lampe.
Lampes frontales, pour nous.
La torche.
Pour vous.
- Et l'eau ? - Indispensable.
Pour nous aussi.
Faites quelque chose.
Accordons nos montres.
Reste avec moi.
Reste avec moi.
On est où, là ?
On est où, là ?
L'écoute pas, il est trop loin.
Il nous voit pas.
Reste avec moi, je t'en prie !
On est où, là ?
T'es où ? Je te sens pas.
Je suis là.
Près de toi.
Ça va mieux.
J'ai rêvé qu'on réussissait à rentrer et qu'il y avait plus rien.
Tout va bien.
Il y avait plus rien.
L'herbe était noire et le ciel était plein de fumée.
Moi, j'étais là.
Mais j'étais morte.
Tout le monde était mort.
Ou disparu.
On était terrorisés.
Je le suis encore plus depuis mon réveil.
Et si ce chemin était devenu notre maison ?
Aligne trois choses
et fais en sorte qu'elles restent alignées.
Tu te débrouilles bien.
Plus que bien, même.
Tiens.
Prends.
J'attraperai un écureuil plus tard.
Berk !
Pourquoi il fait encore si clair ?
Je sais pas.
On marche vers le nord ?
Jamais de la vie.
Des baies toxiques.
Mange pas ça.
J'ai essayé quand j'étais en seconde.
En fait...
ça m'a pas tué mais...
ça défonce.
C'est vrai ?
C'est vraiment pas le truc à faire.
Si on en mange trop,
on est empoisonné. Plus les réactions cutanées.
Je kiffe cette chanson !
Moi aussi.
J'ai envie de marcher.
Non, c'est trop dangereux.
Restons plutôt ici.
Je peux toucher tes cheveux ?
Tu veux pas marcher, aligner quelques kilomètres ?
Regarde !
Un écureuil !
Est-ce que...
Tu pourrais bouffer ça ?
Je l'ai déjà fait.
Je l'ai écrasé avec une pierre, et je l'ai fait frire.
C'était bon ?
Un goût sauvage.
Tu me fais trop rire !
Je vais t'embrasser. C'est cool, hein ?
Non.
Comment ça ?
Non, Cy.
Le nord du Dakota.
La pension avec le faucon sur la grille.
Il a dû soudoyer cette femme à cause des chiens.
Mickey était du voyage.
Tu te souviens de son allergie au chlore ?
Il était si petit.
Mickey va bientôt mourir.
Cette nounou est irresponsable.
Elle vérifiera pas si on est rentrés.
Elle s'occupera plus de lui. Devant la porte, elle pleurera.
T'inquiète pas, Teddy...
Mickey va très bien.
On rentre chez nous.
Tiens, écoute pas.
Prends. Viens là.
Prends-en autant que tu veux.
Mme Tanner ?
Je me suis cassé le bras au foot. Maman a été opérée.
Noël, c'est bien.
CE2, Mme Scott a du poil au menton.
La varicelle me cloue 8 jours au lit.
Je suis attirée par Brentley Adams, il le sait pas.
Je crois que je l'aime.
Il a un doigt en moins.
Les vacances à Cape Cod.
J'adore la plage.
T'es...
Quoi ?
T'es en colère ?
Contre moi ?
Tu te tapes une mauvaise descente.
Tu peux m'aider ?
Comment ?
À rassembler les morceaux ?
On marche, là.
On marche depuis une éternité.
Mais c'est pas le cas !
Notre groupe est parti vers le nord
pour comprendre pourquoi d'autres sont partis vers le nord.
On est tous nés un jour
et on mourra tous.
On fait plein de trucs entre-temps.
Ça, par exemple.
Parfois, on a un boulot.
T'en avais un aussi.
Ton boulot, c'était de remonter ce sentier.
Je vivais seule.
Je vendais du pop-corn.
J'ai menti parce que je savais,
je crois que j'ai toujours su,
que si on vit un peu à Friar, on sait pourquoi ils sont partis.
Tout comme je sens ton regard sur moi sans te voir.
On sait que le sentier est là.
Tout le monde le sait et personne le dit.
Tu es mal à l'aise à l'idée...
que ça pourrait être une issue.
Tu as l'impression que ce chemin te comprendra.
Je pense que le pire, c'est ça.
Il te comprend.
Demain, on devrait voir les montagnes.
Regardez !
Tu l'avais gardé ?
Je l'ai caché au moment du partage.
Personne s'en est souvenu.
Pardon ?
Il faut partager.
Une longue route nous attend.
Je suis désolée !
J'étais affamée !
Je suis désolée !
Liv ?
Je ressens la même chose.
La même chose que Daryl.
Essaye de dormir.
Si la musique continue et qu'on trouve pas une ville...
je vais te faire quelque chose d'innommable.
Quoi donc ?
J'y pense depuis des kilomètres.
À tout ce que je vais faire.
J'ai bien pensé à me supprimer...
mais si je commence à taillader, je risque de m'emballer.
Prends la corde, ma douce.
Teddy, reviens. Teddy ?
Enculé !
C'est cette chanson, non ?
Coïncidence de folie.
Elle m'appelle.
M'abandonne pas.
Jamais.
Walter ?
Pourquoi t'as retrouvé personne ?
Je peux pas répondre à ça.
Alors, tu as été
le meilleur ami de Teddy et le mien durant toutes ces années...
C'est incroyable, non ?
À quel point tout se transforme quand on est persuadé
qu'on pourrait mourir demain.
Ou avant.
On se dit : "À quoi bon, tout ça ?"
Même si je te supplie, tu dois le faire.
Fais pas comme les autres, n'argumente pas.
Parler, parler...
Je veux plus parler !
Tu veux que je te poignarde ?
Je ne veux pas que mon sang coule sur ce couteau.
Je fais comment, alors ?
Tu dois me briser le cou.
Je peux pas, je sais pas faire !
Tu serres et tu tournes.
- Je suis pas assez forte. - Si, n'importe qui peut le faire.
Je peux pas !
Quelque part en toi, tu peux.
Tu dois trouver cet endroit.
Désolé Liv, tu dois trouver l'endroit qui en a envie.
Laisse-moi !
Je t'en prie, arrête !
Walter !
Walter !
DÉSOLÉ. REGARDE LE FILM
Melissa, je...
je veux que tu me pardonnes...
J'ai vu trop de choses.
Il est temps pour moi de tourner les talons et de partir.
Je sais, c'est pas très beau à voir,
mais d'une certaine façon, malgré le décalage,
je sais que...
je sais que tu es là avec moi.
Alors...
reste avec moi.
Ne détourne pas les yeux.
Comment t'appelles-tu ?
Je m'appelle Walter.
Comment te sens-tu ?
Beaucoup mieux.
Mes premiers souvenirs d'enfance...
Je grimpe aux barreaux de mon lit d'enfant
pour en sortir.
Parle en charabia
jusqu'à...
ce que je dise...
stop.
Stop.
Stop.
Stop.
Ça finira jamais ?
Teddy ?
Teddy ?
Teddy ?
Teddy, tu m'entends ?
Me laisse pas seule ici.
Je suis coincée ici,
et je ne pense pas...
Si tu as dû aller vers le nord...
Si tu as dû partir...
Si tu avais pensé à me réveiller,
je serais venue avec toi.
Melissa.
Je veux que tu saches que je suis là.
Daryl ?
Dans la grotte.
Derrière toi.
Tu vas partir en courant ?
Je veux pas m'éloigner de toi.
Pourquoi pas ?
Avec ma jambe...
tu as peut-être une chance.
Tu vas me tuer ?
Ici ? Maintenant ?
Oui.
Je t'en prie, Daryl, faut-il tant de souffrance ?
Oui.
C'est parti !
Melissa ?
Tu es là ?
Je t'ai entendue, je ne sais comment.
Est-il possible que tu m'entendes ?
Je suis quelque part...
dans un lieu qui ne figure pas sur la carte.
Je n'arrive pas à lire les chiffres.
Je peux pas me fier aux chiffres.
Je commence à me dire
qu'en fait,
ça ne finira jamais.
Qu'il n'y a pas de fin.
Melissa ?
Tu es là ?
Tu dors ?
Dors-tu quelque part, sans moi ?
J'espère que tu as réussi à rentrer.
Qu'il fait chaud à la maison.
Et que la maison t'attendait.
J'espère que tu te rappelles
comment vivre.
Comment faire pour éviter cette musique.
Tu seras avec Walter.
Walter sera heureux aussi.
Ne pense jamais à l'endroit
où j'ai fini.
Ne visualise jamais l'endroit où je suis.
Que personne d'autre ne le visualise.
Et un jour...
un jour...
tu ne penseras plus à moi.
Pas même pour me maudire.
Je t'aimais.
Rentre à la maison.
À l'aide !
Il y a quelqu'un ?
Je suis tout seul, ici ?
Non, monsieur.
Je suis là aussi.
Qui êtes-vous ?
Le gérant du cinéma, bien sûr.
Vous devez m'aider, je vous en prie, écoutez-moi.
J'écoute !
Il y a les autres. Il leur faut de l'aide.
Vous devez comprendre, je les ai laissés là-bas.
Ils n'ont plus besoin d'aide.
- Comment le savez-vous ? - Je l'ai vu.
Et elle ?
Je vous en prie.
Que lui est-il arrivé ?
Je viens de la voir.
Vous l'avez vue ?
Elle est ici ?
Elle est allée jusqu'au bout ?
En effet, elle est arrivée à la fin.
Mais il y a tant de fins.
Bon film, M. Barnes.
Asseyez-vous, monsieur !
Teddy.
C'est notre maison.
L'herbe est noire.
Le ciel est rempli de fumée.
Tous les gens ont disparu.
C'est notre chez-nous.
C'est notre chez-nous.
LE CHEMIN SANS RETOUR
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