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Musique grandiose
...
Musique Ă suspense
Glatissement d'aigle
- OK...
...
Tu me fais confiance ?
- Je sais pas. Raph, t'es sûr de toi ?
...
J'ai droit Ă un essai ?
Propos en langue étrangÚre OK. Tiens,
regarde le cactus en néant vert. Ca va te rassurer.
Cliquetis et rires
...
Ca va le faire.
C'est comme le vélo,
ça s'oublie pas. - Vamos !
...
Générique
...
"Sweet Liza Jane", Craig Gildner
...
- Bonjour, Camille.
Bien dormi ?
- Hm. - Magnifique matinée, non ?
- Ce soleil, ça donne une énergie !
Vous ne trouvez pas ? - Si, carrément.
- Ciao !
...
Un bébé pleure.
- Je m'en occupe, hm ?
Hm ?
... ...
- Ca va ? Tu veux une photo ?
- Elle m'a touché la joue.
- Ah ouais ? - Hm-hm.
Vu ce que j'entends depuis des mois,
ça a l'air de bien se passer. - Ouais, ça se passe bien.
C'est sans stress et sans engagement.
- Ca existe pas, les relations
sans stress et sans engagement. - La preuve que si.
Evite mettre des miettes partout.
Ca me tend un petit peu. J'ai nettoyé tout l'appartement
rapport Ă l'inspectrice qui va passer.
La garde d'Alice, ma fille, tu te souviens ?
- Oui, mais t'inquiĂšte pas, la DDASS s'en fout, d'une miette.
- Ouais ? - Et je te rappelle qu'à cÎté
d'une tueuse en série, t'as l'air normal.
- C'est ma fille.
Elle ira pas en famille d'accueil.
Donc l'idée, c'est de présenter un appartement
nickel de chez nickel, un endroit idéal
pour accueillir un bébé. - OK. JérÎme vient de m'écrire.
On doit y aller. On rangera ce soir.
- Tu rangeras rien, ça sera déjà rangé et propre.
"My Private Line", Craig Gildner
...
- Oh, j'ai des images, quoi. - Hein ?
- MĂȘme au rĂ©veil, la meuf est canon, ça n'existe pas !
Non mais sans déconner !
Comment elle fait ?
Vas-y, raconte un peu.
- Que je te raconte des trucs de cul ?
- Non, non ! Si.
Balthazar rit.
*Alerte de notification
*...
Fait chier, putain.
*...
- Qu'est-ce qu'il y a ? - C'est la mĂšre de Victor.
Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© hier avec du cannabis sur lui.
*...
- Faut lui parler. - Ca fait des mois que j'essaie,
mais il m'envoie bouler. - Prends-le par l'estomac.
Invite-le
au restaurant. - Un petit pique-nique en famille ?
- Ouais.
Musique pesante
...
Musique Ă suspense
...
Balthazar renifle.
...
...
...
Bon, j'ai reçu leurs identités.
Le monsieur s'appelle François Martin,
il est informaticien, pas de casier.
La mĂšre, Sylvie, prof.
Et le fils, Léo, étudiant. On a retrouvé leurs sacs,
leurs portefeuilles, donc c'est pas un vol qui a mal tourné.
- Tu veux mes constatations ? A priori,
le tueur était arrivé de là -bas, il a d'abord tué François,
le pĂšre, dans le dos, par surprise,
puis il s'est attaqué à Léo, qui a pas eu le temps de réagir,
le fils, et ensuite,
Sylvie, la maman, quand elle s'est retournée
en se protégeant.
- J'ai du mal Ă comprendre pourquoi on massacre
une famille sans histoire. - Ouais.
A quel point c'est une famille
sans histoire ? - Comment ça ?
- Dans une telle situation,
l'instinct maternel... pousse... d'abord...
Ă aller secourir... l'enfant, pas Ă se protĂ©ger soi-mĂȘme.
Et aussi, ils sentent tous énormément
la transpiration.
- Enfin, il fait chaud, lĂ . - Ouais.
Ils sentent trĂšs fort, quand mĂȘme.
C'est leur camping-car, ça ? - Ouais.
Balthazar renifle.
Musique Ă suspense
...
Tintements de clés
Balthazar renifle.
...
Souffle du climatiseur
- Ca vient pas de lĂ . Il coupe le contact.
C'est bizarre, tout le camping-car
sent fort la transpiration alors que quand on allume le contact,
la clim est Ă fond.
- C'est peut-ĂȘtre
un problĂšme de famille avec la transpi.
- Ouais, c'est possible.
L'hypersudation pathologique, c'est héréditaire,
mais c'est rare que ça touche toute la famille.
...
Balthazar renifle. ...
... ...
- C'est chelou. - Bien sûr !
On n'a pas mérité de se faire abattre.
...
- Je parlais de votre sueur.
Elle sent plus fort que tout Ă l'heure.
Ca sentait fort, mais là , ça sent fort, quoi !
Je dis pas que ça sent mauvais, mais...
Et vous ĂȘtes super nets. - Comment ça, nets ?
- Bah...
J'ai jamais vu autant de détails sur un corps.
- Tu m'as l'air fatigué, toi. - Moi ?
Je pĂšte la forme !
Je me suis jamais senti aussi bien, toi, t'es mort.
Hop !
...
Par contre, il y a un vrai problĂšme
avec tes yeux, t'es au courant ?
Camille, je te laisse un message parce que j'arrive pas Ă te joindre.
Le fils Martin, c'est pas le fils Martin.
En tout cas, c'est pas le fils biologique
parce qu'il a les yeux marrons, or ses parents ont les yeux bleus.
Je sais pas si tu te souviens de tes cours de bio au lycée,
les allÚles dominants, récessifs...
Tout ça, ça marche pas.
Alors j'ai pas encore la preuve ADN parce qu'on a pas les tests.
On a les tests ? Non, mais on va pas tarder Ă les recevoir.
Ce qui est sûr,
c'est qu'on est sur une piste.
Le mÎme est pas du tout inscrit comme étant un enfant adopté.
Donc c'est soit un enfant illégitime,
soit un enfant volé, soit... T'as compris.
En tout cas, je pense que ça peut ĂȘtre le motif d'un meurtre.
Donc je voulais te dire que si j'étais toi,
j'irai faire une perquisition chez les Martin.
C'est tout ce que je voulais dire.
Je te laisse, bisous bisous.
Ciao, je t'aime, bye.
- Waouh, ça va ?
- Hein ? Ouais, ça va super.
Ca va super... Vous trouvez pas que...
ça fait un peu vieillot, ce...
Ca mĂ©rite peut-ĂȘtre une couche de...
C'est la couleur, je pense. Je mettrais
du crĂšme, je pense. Non, peut-ĂȘtre du...
Un bleu paon, un peu altier !
Je vais appeler un gars.
- OK, hm-hm...
- Vous ĂȘtes beaux, tous les deux.
Musique légÚre
Vous ĂȘtes beaux !
Toi, t'es une belle personne.
Et toi, t'es une belle personne. - OK...
- Je vais faire les tests ADN. - Super, tu restes pas
déjeuner ? - Non, jais pas faim !
- Ca, c'est chelou. - C'est bizarre.
- C'est bizarre...
- Merci, monsieur. - On cherche quoi, exactement ?
- N'importe quoi qui peut nous aider à comprendre qui a tué les Martin
et si ça a à voir avec leur fils non biologique.
Faut qu'on sache qui est ce gosse.
Musique Ă suspense
...
- C'est pas leur gamin, OK,
mais si c'est le mobile, pourquoi on l'aurait tué, lui ?
- C'était plus compliqué qu'un vol d'enfant.
...
Cliquetis de verre
On referme une porte de frigidaire.
Bruissements d'objets
...
Bouge pas !
- Waouh, waouh, waouh ! Qu'est-ce que vous foutez chez moi ?
- Vous habitez chez les Martin ? - Quoi ?
- Vous habitez chez les Martin ? - Mais je suis François Martin.
C'est chez moi, ici.
- Ca va, Raph ?
- Oui, ça va, je dois ĂȘtre en train de couver un truc.
- Bon,
on se concentre, hein ?
Alors nos trois victimes
ne sont pas une famille et les vrais Martin se sont fait
voler leurs papiers qui ont été trafiquées
et la plaque du camping-car est fausse pour faire croire
que qu'il était aux Martin. - On identifie les victimes.
Ils sont sûrement morts parce qu'ils se sont fait passer pour les Martin.
- Pourquoi se faire passer pour une famille ?
- C'est pas comme ça qu'il fait raisonner.
C'est la sueur,
la clé.
Ils ont pas de lien génétique, donc c'est pas de l'hypersudation.
La clim était allumée et ils transpiraient !
Ca n'a pas de sens,
ça rentre dans vos tĂȘtes ? - Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je suis un peu agresso ?
- Sans déconner ?
- Je sais pas, je pétais la forme, ce matin.
Je comprends pas. On dirait une descente de...
Musique Ă suspense
J'ai compris !
- T'as compris pourquoi t'es relou ?
- Oui et pourquoi trois inconnus se font passer pour une famille
tranquille sur la route des vacances.
Si je ne me trompe pas, le tueur a démonté ça
juste aprÚs avoir tué les Martin.
La logique, c'est que si les Martin-faux Martin
ont autant transpiré pendant leur voyage
dans ce camtar, c'est parce que quelque chose
bouchait la sortie de la clim.
Juste lĂ .
Et si la clim fonctionnait
quand je l'ai testée, c'est parce que le tueur a enlevé
ce qui la bouchait.
Mais le paquet a dĂ» se percer,
du contenu s'est répandu et je l'ai respiré.
On va attendre les tests,
mais vu les symptÎmes que j'ai eus, je suis sûr de moi.
Les Martin transportait de la drogue.
Intensification des sensations, stimulation mentale,
hyper-empathie, hyper-sociabilité, excitation sexuelle et euphorie...
Si je me base sur la liste de mes symptĂŽmes,
je pencherai pour une drogue de la famille des cathinones.
- Les "cati" quoi ? - Les cathinones.
Drogues Ă base de khat, la plante qui ressemble Ă un coca
et qui augmente les effets de la dopamine,
la sérotonine et de la noradrénaline.
Sauf que...
il y a quand mĂȘme une dichotomie entre le peu de quantitĂ©
que j'ai pu inhaler dans ce camping-car
et la durée des effets sur moi.
Un trait de cocaïne, ça dure 30 minutes max.
Là , ça a duré des heures.
Je peux me tromper, mais je pense que ça,
c'est une nouvelle drogue de synthÚse qui inonde le marché.
- Il y avait de quoi cacher 50 kg, plusieurs millions d'euros.
- Ils auraient tiré la came et se seraient fait avoir ?
- Non, je vois mal des amateurs se lancer dans un truc
aussi organisé.
Ils ont dĂ» ĂȘtre recrutĂ©s pour transporter
la drogue en prenant les routes... - De campagne.
- Et ils éveillent
aucun soupçon. Le tueur savait trÚs bien
ce qu'ils transportaient. - Faut trouver qui les a embauchés.
- Les dealers ont tous
leur maniĂšre de fabriquer la came.
On a lancé les analyses des résidus.
Demain, on saura tout sur la drogue.
- OK, on fait le tour des dealers
et on fait marcher nos indics. - Feu !
- Raphaël ? - Hm.
- Tu vas encore rester longtemps tout seul chez toi ?
- C'est-Ă -dire ? - Bah c'est-Ă -dire
avant d'emménager chez nous ?
Musique légÚre
- Je...
J'avais pas... - Du coup,
Alice, c'est ma soeur ? - Bah oui, idiot.
Mais tu vas en avoir d'autres. Maman adore
faire des enfants.
...
- Et vous allez bientĂŽt
vous marier ?
...
- C'est pas du tout une relation...
sans stress, sans engagement.
Dans deux secondes, ils vont t'appeler papa, lĂ .
T'es dans une merde...
noire... - Raphaël ?
- Ou carmin. Balthazar déglutit.
- Raphaël ?
Te laisse pas faire par ces monstres.
- Non.
Ils posent des questions, c'est normal.
C'est... des bonnes questions.
...
Musique douce
...
Je fais quoi, avec elle ?
...
Toi aussi, ça te travaille ?
Hm.
...
C'est mon problÚme, c'est ça ?
...
Alice pleure.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce que...
Alice babille. Heureusement que je t'ai, toi.
Hm.
...
Non !
J'ai bien eu votre devis, merci pour votre réactivité.
Le bleu altier, c'est une trĂšs jolie couleur.
C'est juste que...
Je me suis peut-ĂȘtre un peu emballĂ©, on va dire.
Oui, je garde votre numéro.
Merci, au revoir.
Cathinones, donc. - Ouais, alpha-PHP, une belle merde.
- T'as l'air de savoir de quoi tu parles.
- Ca veut dire que nos victimes bossaient pas
pour n'importe qui, pour des cartels mexicains.
- Ici, en France ? - Ouais.
Ils submergent l'Europe de drogues de synthĂšse
depuis quelques années et ils ont
le monopole sur l'alpha-PHP. - Bonjour.
- Bonjour !
Euh, bon, eh bien...
Donc on va...
Je vais... aller tout de suite au FNAEG pour... voir
s'il y a pas de correspondance avec l'ADN des victimes,
comme ça, on va peut-ĂȘtre pouvoir identifier nos victimes,
et c'est toujours bien quand on fait ça rapidement.
Une porte claque.
Musique mélancolique
...
- C'est bien votre mari, Teddy ?
Vous aviez des problĂšmes d'argent ? Sanglot
- J'ai un cancer.
Il y a un nouveau protocole
d'immunothérapie aux Etats-Unis, mais on peut pas le payer.
Alors combien de temps il me reste ?
Je...
Teddy se sentait
complĂštement impuissant.
Ca le dévorait.
...
Mais je pensais pas qu'il serait capable de faire ça.
...
- Pourquoi votre soeur
se serait lancée là -dedans ?
- Elodie était accro au casino.
Elle avait emprunté à tout le monde,
Ă moi, mes parents, son ex-mari, mais elle arrivait pas Ă ...
A s'arrĂȘter.
Sanglot Elle disait que...
le jeu, ça finirait par la tuer.
Faut croire qu'elle avait raison.
...
- Il y croyait, Ă ces histoires
d'argent facile.
...
Sanglots
Il voulait la belle vie, les filles, les voitures...
Mais c'était un bon garçon.
...
- Connaissez-vous
ces gens ?
...
- Non.
- Non.
- Non. - Et elle a essayé
d'avoir un crédit ?
- Endettée jusqu'au cou, impossible d'avoir
le moindre prĂȘt. - CapacitĂ© d'emprunt saturĂ©e.
- Non, ils l'ont rejeté de partout.
- MĂȘme la banque Ă la radio, le crĂ©dit
de la derniĂšre chance Ă Evreux ou Rouen,
je ne sais plus. - Le Crédit populaire de Rouen.
- Il allait
souvent Ă Rouen ? - Oui, il y traĂźnait souvent.
- Emmanuel Ortega, dit "El Guapo".
Officiellement, DG d'une boĂźte d'import-export Ă Rouen.
Officieusement, représentant du cartel Las Rosas de Sinaloa.
- On a dĂ» leur proposer de faire les mules Ă Rouen...
Ils ont accepté à cause du crédit refusé.
- C'est possible.
Ils cherchent des gens vulnérables qui ont besoin d'argent.
- El Guapo peut pas tuer ses mules et voler sa came ?
- C'est le coup d'un gang rival. - On doit parler.
- Non, je parle.
2 secondes.
On a déjà 3 victimes.
On doit trouver le tueur avant un rĂšglement de comptes.
El Guapo doit savoir
qui l'a volé.
- On fait quoi ? On envoie la BRI ?
- Non. On n'a pas pu le coincer pour trafic de drogue.
Des sicarios font le boulot Ă sa place.
Ses avocats le feraient sortir vite.
Avec ces profils, ça sert à rien de sortir l'artillerie.
On va aller lui parler tranquille.
- Il est dangereux, Camille.
Tu vas pas te prendre une balle dans la tĂȘte ?
- T'as raison.
Du coup, tu restes dans ton fauteuil
et tu fais tes recherches sur le concurrent d'El Guapo ?
Hein ? - Qu'est-ce que t'insinues, Camille ?
Oh, Camille ! Oh ! - Attends, je viens avec toi.
- Tu connais les enfants. Ils ont besoin de repĂšres.
- Moi, j'ai pas envie d'ĂȘtre un repĂšre.
Rien que le mot... "Re-pĂšre".
J'ai du mal Ă ĂȘtre pĂšre, j'ai pas envie d'ĂȘtre repĂšre.
- Raph, sans déconner, c'est quoi, le vrai problÚme ?
- Ca se passe super bien avec Olivia, et ses enfants sont adorables.
Oui, mais ça peut pas ĂȘtre sĂ©rieux comme ça !
Ils peuvent pas me parler de mariage, d'enfants...
C'est assez sérieux avec Alice.
Je peux pas gérer autant de sérieux
alors que je m'efforce d'ĂȘtre pas sĂ©rieux.
Une inspectrice va passer. Je peux pas foirer ça.
Je dois me tenir Ă carreau.
- Ouais, mais je trouve... Bonjour !
On peut rentrer ? - Il faut pas rester lĂ .
On est fermés.
- OK. - Laisse-moi faire.
Bonjour ! Pardon de vous déranger.
On vient pour la drogue.
Musique de tension
...
- Cette pauvre famille massacrée.
Le monde est devenu fou.
- Nous prenez pas pour des cons. On sait que c'était vos mules.
Je me fous de votre trafic. Je veux le nom de vos concurrents.
- Vous faites erreur, capitaine.
Je suis un honnĂȘte entrepreneur.
- C'est drĂŽle, votre tatouage au cou me rappelle une chose.
Ah, si ! C'est pas le signe d'appartenance
au cartel Las Rosas ?
- Las Rosas ? - Ouais.
- Pas du tout, capitaine.
Capitan, soy un hombre mas romantico.
Pardon, mais je peux pas vous aider.
- D'accord. LĂ , on est venus gentiment,
mais on peut revenir avec d'autres collĂšgues.
...
- Il y a du sucre dans mon café ?
Jamais
de sucre dans mon café.
Hijo de puta !
- Oh ! Oh ! - Oh ! Oh ! Stop ! Stop ! Stop !
Musique de tension
...
C'est OK.
El Guapo gémit de rage.
...
Gémissement de douleur
...
- Calma. Calma.
...
Maintenant que j'y pense...
Capitaine...
Ca m'Ă©tait complĂštement sorti de la tĂȘte.
C'est vrai que je connais des gens qui connaissent des gens qui...
... ont vu quelque chose, oui.
(Ca vous intéresse ?)
- Oui, oui, ça nous intéresse.
On est venus pour ça. Donc, vous nous donnez l'info
et on part. Comme ça, on passe tous
une bonne soirée.
- On la joue, l'info, avec le gringo ?
- Le gringo, c'est moi ?
El Guapo acquiesce. On la joue... Oui. J'aime bien.
J'adore les jeux.
El Guapo parle en espagnol. Je comprends pas.
- Au lancer de couteaux ?
- Non... - Pas de souci.
T'inquiĂšte, je suis trĂšs fort.
"Don't Let Me Be Misunderstood", Santa Esmeralda
C'est comme le vélo, ça s'oublie pas.
...
- Venga !
...
- On pourrait faire un bras de fer ? - Non ! Trop tard.
Acclamations
...
Elle gémit de soulagement.
...
- J'ai touché la cible ! Yes !
... Applaudissements
... - Fantastico ! Ah !
Allez, on va pimenter
un peu les choses.
- Comment ça ?
- Non. Moi, je bois pas ça.
Rire moqueur
Musique de tension
Attends.
Oh, putain !
Déglutition - Vamos. On continue.
Musique de western
...
... Encouragements
...
... Acclamations
Olé !
...
... Acclamations
L'ultime lancer, maintenant.
Musique Ă suspense
...
(- Putain... Oh, putain !)
...
- C'est bon. J'ai gagné, là !
...
On a gagné !
- On a gagné ?
Applaudissements
...
Musique intrigante
- Je suis un homme
de parole.
...
Quelqu'un a vu cette...
... voiture prendre la fuite.
Il a eu le temps
de prendre cette photo avant de quitter le lieu du crime.
- Vous avez eu cette photo par hasard ?
...
Le bébé gazouille.
- Allez, ma chérie.
C'est le moment, lĂ . D'accord ?
On est dans la mĂȘme Ă©quipe, toi et moi.
Allez, c'est le grand jour. On donne tout.
On sonne Ă la porte.
Il souffle. Ca va bien se passer.
Le bébé crie.
Bonjour.
- GeneviĂšve Leroc, aide sociale Ă l'enfance.
- Docteur Balthazar.
Vous pouvez m'appeler "Raphaël", si vous voulez.
Je peux vous appeler "GeneviÚve" ? J'adore ce prénom !
J'ai hésité avec Alice, mais c'était pris !
C'était une blague.
- OĂč est l'enfant ?
Balthazar hésite.
Par lĂ .
Musique cocasse
...
Cette décoration d'entrée...
Bienvenue dans notre petit cocon d'amour !
... Le bébé gazouille.
... ...
Bébé...
Un jouet pour enfants...
Une peluche. Normes européennes, évidemment.
... ...
... Madame Leroc s'émeut.
... ...
Non. Alors, non, non. Pas bon. Ca, c'est pas bon.
Ca, c'est la main d'Arthur, donc...
Arthur, c'est le squelette que j'ai au boulot.
C'est un squelette en plastique. On s'en sert juste pour des blagues.
...
... Un réveil sonne.
Ah ! C'est l'heure de son petit pot !
Je prépare les pots maison et bio
parce que bio, c'est mieux.
... Le bébé gazouille.
Euh, ben, c'est des menottes.
Ca n'a rien de sexuel. C'est pas...
C'est pas Ă moi. C'est Ă une copine lesbienne.
PoliciĂšre !
Je pense qu'elle s'en sert plus dans son cadre
de policiĂšre que dans son cadre de lesbienne.
Vous savez, vous et moi,
je pense qu'on a les mĂȘmes valeurs. Si, si !
Des valeurs traditionnelles, classiques.
La porte claque. - Salut, les chéris !
Salut, salut !
Coucou, mamie ! Ca va ?
Paloma, je suis la baby-sitter de la gamine.
Enchantée.
Dis donc. C'est quoi, ça ? Cette petite jupe là , on adore !
Coquine un peu, non ?
Coucou, ma belle ! Coucou !
Le bébé gazouille. - Ouverture d'esprit...
...
Musique mélancolique
...
On crie au-dehors.
... ...
...
- Victor, il faut que je te parle. - Casse-toi.
- Quoi ? - Casse-toi.
- Tu vas m'écouter, d'accord ? - Dégage !
- Non.
Tu me parles pas comme ça ! - Je vais porter plainte !
- Ouais, mais tu vas aussi m'écouter !
D'accord ? Je sais que t'as pas de comptes
Ă me rendre, mais je sais aussi
que tu fais de la merde.
Je vais pas te laisser faire de la merde. D'accord ?
Tu merderas pas comme moi.
Tu sais quel ùge j'avais quand je suis tombée enceinte
de toi ? Ton Ăąge !
LĂ .
Là , tu t'imagines avec un bébé ?
Mais je te parle d'un vrai bébé.
Un bébé qui a besoin de bouffer, qui a besoin de boire.
Un bébé qu'il faut changer, qui a besoin d'un lit.
Je te parle mĂȘme pas de l'aimer
ou de lui offrir des belles études, mais juste du minimum.
Moi, le minimum, je pouvais pas te l'offrir.
Ben non !
Alors,
t'abandonner,
c'était te laisser la chance
d'avoir une vraie vie, une belle vie,
une vie pas comme... - Pas comme toi.
- Pas comme moi, ouais,
mais ni comme le petit con que t'es en train de devenir.
Il y a pas un seul jour
oĂč je regrette pas ma dĂ©cision.
Mais le truc, c'est que maintenant, je suis lĂ .
Je suis lĂ tous les jours.
Je suis lĂ tout le temps. Je suis lĂ si t'as envie de parler.
Je suis lĂ si t'as envie de pleurer.
Je suis lĂ si t'as envie de chialer, de picoler,
mais le truc,
c'est que je suis lĂ mĂȘme si t'as pas envie de me voir.
Je suis lĂ ... Je suis lĂ
mĂȘme si t'as envie de me dĂ©tester.
Tu vois ?
- C'est bon, t'as fini ?
Je peux y aller ?
Musique pesante
...
Elle retient ses sanglots.
...
- Bref, du coup, c'est mort.
- Tu m'étonnes que c'est mort.
Si t'avais vu la tĂȘte de l'inspectrice...
Jamais elle me laissera la garde.
- Je parlais de Victor.
- Ah non, mais ça, c'est...
Il faut que tu lui laisses
un petit peu de temps pour digérer tout ça.
- On va pas les laisser faire pour Alice.
Ils vont pas nous la prendre. C'est pas possible.
Il soupire.
- Non mais t'es sérieuse ou quoi ?
T'as recommencé à fumer ?
- Pourquoi pas ?
- Parce que c'est de la merde. - La vie, c'est de la merde.
- Ta vie, tu veux dire ?
- Ta vie, c'est bien de la merde.
ArrĂȘte. - Pas autant que ta vie.
- On a des vies de merde, mais toi, elle est plus de merde.
- Non. T'as vu ta vie ? - Tu veux faire une compét de merde ?
- Ta vie est pire
que la mienne.
- T'as de la chance. Attends.
Ouais, JérÎme ?
- La plaque d'El Guapo était maquillée.
Je l'ai nettoyée. La voiture
qui suivait nos victimes appartient aux Kramer.
*-Ca me dit quelque chose.
- C'est lĂ oĂč travaille Clarissa Fourcade.
Tu sais, la femme de Teddy, celle qui est malade
et qu'il voulait faire soigner. Si ça se trouve,
elle était au courant du go slow. Ils ont voulu rafler la mise.
- Dans le camping-car, il y avait plusieurs millions en drogue,
de quoi se payer un traitement.
On se retrouve dans une heure au domaine des Kramer.
Merci. *-A plus !
- Ca doit ĂȘtre une erreur. Clarissa est irrĂ©prochable.
- Mh.
Vous la connaissez bien ?
- Elle est comme ma fille.
La mÚre de Clarissa était notre gouvernante.
Elle m'a soutenue à la mort de René. - Maman,
tu devrais aller te reposer. - Ca va.
Je ne suis pas en sucre.
Musique intrigante
- Vous m'avez fait appeler ?
...
J'étais toute la journée
en cancérologie avec le professeur Edouard.
Vous pouvez vérifier.
Tintements
Je devrais pas fumer cette merde.
Mais au point oĂč j'en suis.
Musique de tension
...
- D'autres gens que vous ont accĂšs Ă la voiture
du domaine ? - Tout le monde.
On laisse les clés
sur le volant. - Vous avez un cancer du sein ?
Triple négatif ?
- Oui.
- Votre pĂšre, il travaillait ici aussi ?
- J'ai pas connu mon pĂšre.
...
J'ai du travail en cuisine. Je peux y aller ?
- Oui, oui, bien sûr. Merci.
(- Merci.)
...
Bon ben, je vais aller vérifier son alibi.
- S'il tire, on fouille tous ceux qui ont accĂšs Ă la bagnole.
Sinon, on la lùche pas. Elle va devoir écouler la came.
- Elle est réglée, la succession du pÚre Kramer ?
- Non. Il est mort il y a 6 mois. Ca prend des plombes, vu le montant.
Pourquoi ?
- Clarissa Fourcade, c'est la fille illégitime de René Kramer.
Musique grave - Comment tu sais ?
...
- Regardez.
Deux érythÚmes mammaires, là et là .
Delgado, qu'est-ce que ça veut dire ?
Que René Kramer avait le cancer, lui aussi.
Triple négatif ! Cancer du sein.
1 % de cas masculins.
C'est héréditaire.
Il l'a transmis Ă sa fille. - C'est quoi, le rapport ?
- Si Teddy touchait l'argent du go slow, il sauvait sa femme.
S'il sauvait sa femme, elle héritait
de la moitié du domaine. - C'est pour ça
que Teddy Fourcade et les autres sont morts,
pour que le seul héritier des Kramer connu
n'ait pas besoin de partager son héritage.
- M. Kramer, je vous arrĂȘte
pour le meurtre de Teddy Fourcade, Elodie Barche et Elie Le Bel.
- Mais qu'est-ce que vous faites ? C'est ridicule.
Mais vous... Vous leur avez dit quoi ?
- Mais rien ! Je... - Mme Kramer.
Votre fils a tué tous ces gens pour essayer
d'empĂȘcher Clarissa d'empocher l'hĂ©ritage.
René Kramer était son pÚre biologique.
Musique grave - Quoi ?
- Votre pĂšre vous l'a dit avant de mourir ?
Il a pas reconnu Clarissa pour pas blesser votre mĂšre.
Il a été pris de remords et l'a mise sur le testament.
- Il fallait qu'elle meure
avant le rÚglement de l'héritage.
Vous pouviez pas la tuer. On aurait tous compris.
Mais tuer celui qui allait l'aider,
ça, c'est malin. - Dis-moi
que tu n'as pas tué tous ces gens.
- T'aurais fait quoi Ă ma place ?
...
J'ai passé ma vie à essayer
d'exister Ă ses yeux, et il aurait fallu
que je laisse
à cette boniche la moitié de l'héritage
juste parce qu'il avait baisé une employée ?
...
- Comment vous avez su
pour la drogue ?
Il rit. Ca vous fait marrer ?
Comment vous avez su pour la drogue ?
...
- J'ai surpris Teddy au téléphone.
Je me suis dit que vous croiriez Ă une fusillade entre dealers.
Un téléphone sonne.
...
- Capitaine Camille Costes. *-Comment ça va, capitaine ?
Merci de m'avoir conduit jusqu'Ă ce petit con
qui m'a volé.
- Bouge pas de lĂ , toi.
*-Maintenant, je voudrais récupérer
ce qui m'appartient. C'est simple :
vous rendez la drogue, vous ĂȘtes libres.
Vous la rendez pas, vous ĂȘtes morts.
Je vous laisse 10 secondes. C'est clair ?
- Ils sont devant.
- Oh putain, merde ! - Bon, alors...
Elle est oĂč, cette drogue ?
- Je m'en suis débarrassé juste aprÚs,
pour pas qu'on remonte Ă moi.
- Non mais attends !
Attends ! Attends,
on n'a pas parlé du plan. Oh, putain !
Musique menaçante On charge une arme.
...
Tu leur parles gentiment. Tu restes polie.
Bon, laisse tomber. Je gĂšre.
- Vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation pour trafic
de stupéfiants. Ils rient.
- C'est une blague ! C'est une blague !
Es una "rigolada".
Nosotros
amigos !
Soyez fair-play.
J'ai gagné aux lancers de couteaux. - Non, c'est pas toi.
Ils t'ont laissé gagner. - Quoi ?
- Ils nous utilisent
pour retrouver leur drogue.
- C'est vrai, ça ?
- T'as gagné. - Ah, j'ai gagné.
- Ou t'as pas gagné ? - Oui ou non ?
- T'as gagné ou pas gagné ?
Il rit.
- LĂ , je ne sais plus.
J'ai gagné ou pas ? - Ouais !
T'es tombé dans mon piÚge, "cabron".
- Ah ouais, t'es sûr de ça ?
Moi aussi, je suis venue avec mon gang.
Musique de tension
T'as une tache sur ta chemise.
- POLICE ! - Police ! LĂąche ton...
Coup de feu
- LĂąche ton flingue ! LĂąche ! - LĂąche-le !
- LĂąche !
- LĂąche-le lĂ ! - LĂąche !
- Pose ton arme.
- Allez, au sol ! - Au sol !
- A PLAT VENTRE !
- Pose ça là ! Pose ton arme !
- Allongez-vous ! - Au sol !
- Et merde ! - Par terre !
- A plat ventre ! - Au sol !
- Mains sur la tĂȘte ! - Au sol !
- A plat ventre ! - Allez, les gars !
- Les mains sur la tĂȘte !
Musique légÚre
...
- Je vais profiter de mes derniĂšres heures avec Alice.
- Hé, pourquoi tu dis ça ? C'est pas mort, hein.
- Tu sais trĂšs bien que c'est mort. - Non.
Non.
- Je suis puéril.
Je suis instable.
Je suis irresponsable. Je suis...
Je sais pas ce qu'ils vont dire encore, mais...
*Echanges radio
Ils vont la placer en famille d'accueil.
Musique pesante
C'est mieux comme ça.
...
- Dis-moi,
les narcos nous suivaient et tu m'as rien dit ?
Tu sais que ça aurait pu partir en couille ?
Elle soupire profondément.
...
- C'est exactement pour ça que je t'ai rien dit,
parce que t'aurais dit non. T'aurais eu peur.
- Attends. De quoi tu parles ?
- JérÎme,
tu prends pas beaucoup de risques.
...
- Tu me traites de lĂąche, quoi.
...
C'est bon. Vas-y, laisse tomber.
...
- On est d'accord que ton truc de Copenhague, tu vas dire non ?
- Je sais pas encore. C'est une occasion de dingue.
La direction du plus grand IML du pays.
- Non, mais attends, c'est en SuĂšde.
Qui a envie d'aller en SuĂšde ?
- Au Danemark. C'est au Danemark.
- Tu sais quelles températures il fait là -bas, l'hiver ?
T'en as marre du soleil ?
- Mh. La grisaille parisienne,
on en parle ou pas ? - Mais mĂȘme,
c'est des naturistes ! Ils sont lĂ avec leur zgeg.
Tu vas en voir, des zgegs.
- Ca me changera pas de toi. - Tu parles pas danois.
Ca a pas de sens.
Elle parle en danois.
Il rit.
Tu bluffes.
Non ? Ca veut dire quoi ?
- "Tu me casses les couilles".
- Non mais attends !
Musique pesante
...
- Du coup, c'est un peu compliqué, en ce moment.
Je préférerais vous épargner ça,
Ă toi et aux enfants.
...
- On sait tous les deux que c'est une excuse bidon.
Je te demande pas la vraie raison.
Je ne te force Ă rien.
Si on est ensemble, c'est pour ĂȘtre heureux.
Si on est malheureux, on arrĂȘte.
...
(C'est tout.)
- Je suis désolé, mon bébé. J'ai tout gùché.
- Elle a raison, Olivia.
C'est pas Alice, le problĂšme. C'est moi.
Tu veux qu'on parle de ta vie sentimentale,
de la maniÚre dont ça se finit à chaque fois ?
Tu t'empĂȘches de vivre parce que t'as toujours pas acceptĂ©
ma mort. - Bien sûr que si.
Alice babille.
- Alors, pourquoi t'es jamais venu sur ma tombe ?
...
...
...
On sonne Ă la porte.
- Bonjour. J'ai préféré passer
vous parler personnellement parce que c'est quand mĂȘme
un moment assez solennel,
et votre dossier, il n'est pas bon.
- OK. Vous fatiguez pas.
J'ai compris.
Il hésite et déglutit.
Laissez-moi juste le temps de lui dire au revoir.
- Hier, c'était un désastre, une catastrophe.
J'ai reçu des lettres,
beaucoup de lettres de vos collĂšgues.
Des lettres...
Alors,
docteur Drouhot, docteur Saghi,
lieutenant Delgado,
capitaine Costes,
docteur Vésinet, votre nounou, Paloma.
"Un ami fidĂšle."
"Un deuxiĂšme pĂšre."
"Un frĂšre d'Ăąme."
"Je lui dois tout.
"Il me fait encore croire en l'amour."
C'est des belles lettres.
Tout ça m'a décidée, en fait,
à défendre un peu votre dossier.
Vous avez une façon assez particuliÚre,
un peu atypique,
d'élever votre enfant, mais bon, ça fait pas de vous un mauvais pÚre.
Monsieur Balthazar, Alice reste avec vous.
Vous avez la garde. Bonne soirée, monsieur.
- Merci ! Merci ! Merci ! Merci !
Elle s'exclame. Merci beaucoup !
Qui va rester avec papa ?
Qui va rester avec papa ?
Ils rient.
Mais oui ! Moi aussi, je suis content !
Attends.
Balthazar et Lise rient.
- Eh ben voilĂ !
T'as qu'une envie, c'est d'appeler Olivia,
mais tu peux pas parce que tu l'as larguée.
Gros benĂȘt !
Mais à part ça,
il y a pas de problĂšme.
Musique triste
...
Alice babille.
... ...
Musique intrigante
Quelqu'un crie.
*Echanges radio
...
- Extinction des feux !
...
Un téléphone sonne.
Quelqu'un crie des propos indistincts.
...
Merde !
Mademoiselle !
Cellule 207 ! C'est une urgence, lĂ .
Un médecin, vite ! *-Bien reçu. On arrive.
Une alarme retentit.
Les détenues crient.
... Musique grave
... ...
- Bienvenue en enfer.
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
.
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