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Musique merveilleuse
...
- Les enfants, Musique de tension
on est à l'aube d'une découverte qui va révolutionner
la médecine légale.
Pince.
...
- C'est quoi, ce délire ?
...
- Tiens, Eddy.
...
Mais c'est... - Qu'est-ce que je vous disais.
La médecine légale c'est magique.
- Coupez !
OK, yes ! OK, on coupe. On coupe.
Alors, en fait, quand je disais...
"sensationnel", j'imaginais
quelque chose d'un peu plus... naturaliste ?
- "Naturaliste."
Je peux te faire sortir un lapin du corps.
- En fait, il faut vraiment
qu'on colle à la réalité. Les gens veulent
du sang, de la mort, de la tragédie, du mystère,
tu vois ?
- Ca va être compliqué, il est mort dans son sommeil à 98 ans
mais si tu veux... - Oui, bah, faites
comme d'habitude. - D'accord.
- Mortel.
OK, ça tourne. Comme si on n'était pas là .
- OK, allez, c'est parti. (- Fatim, écoute-moi.)
(- C'est Ă Balthazar qu'il faut parler.)
On entre.
- Je peux vous parler, docteur ?
- Bien sûr, madame la directrice.
J'arrive tout de suite.
Musique légère Couinement
...
- Je sais pas qui est le con au ministère
qui a eu l'idée de ce reportage.
Montrer au public le fleuron de la médecine légale française.
Encore un technocrate
qui connaît rien au terrain. - Non, je pense être ce fleuron.
- L'enjeu est énorme. Si on se rate sur ce documentaire,
on saute. On doit être irréprochables.
Certes, nous avons nos différends,
mais je compte sur vous pour vous comporter
en professionnel. - Juste pour comprendre.
Quand vous dites "si on se rate,
"on saute", c'est surtout vous qui sautez, non ?
C'est pas vous, la nouvelle directrice de IML ?
- Vous voulez dire quoi, exactement ?
- Moi ?
Rien du tout !
Vraiment, absolument rien.
Faites-moi confiance,
Je vais me comporter en grand professionnel.
Je ferai pas de vagues.
Je vais mettre nos différends de côté,
ça va super bien se passer. On va passer un super moment.
- La DPJ a besoin d'un légiste en urgence.
- Ah, et bah
t'as qu'Ă leur dire que j'arrive. - Pas quest...
- Quoi ? Je... - Bien sûr.
Je vous fais confiance.
- Elle me complimente sans arrĂŞt. On s'adore !
Comment on fait ? Comme d'habitude ?
Carte blanche ?
- Comme d'habitude.
- Génial !
Vous avez un moyen de locomotion
préféré ? J'ai encore jamais pris de montgolfière.
Générique
...
Ca va ?
Il faut arriver vite
sur une scène de crime afin d'éviter qu'elle
ne soit souillée.
Allez, venez !
Mais pour ça, il faut du bon matériel.
Allez, venez avec moi.
Je vais vous présenter tout le monde.
Vous pouvez poser plein de questions au capitaine Costes.
Elle adore les caméras !
- Vous pouvez nous expliquer comment ça se passe ?
- Oui, bien sûr.
Les collègues de la DPJ ont trouvé un cadavre non identifié,
et mon travail, c'est d'identifier le cadavre
trouver comment il est mort, merci,
et d'arrêter son éventuel meurtrier.
Avec la petite assistance technique de la police, c'est vrai.
- C'est pas l'inverse d'habitude ? - Alors... Euh...
Vous ĂŞtes avec moi, maintenant.
Il faut essayer d'oublier tout ce dont vous avez l'habitude.
Camille ! - Mh ?
Je te présente Kevin et Marion
qui font un documentaire sur...
- Le fleuron de la médecine légale française. Me filmez pas.
- Elle doit ĂŞtre de mauvais poil mais elle adore.
- C'est les gamins sur le ponton
qui ont trouvé le sac ce matin.
(- Essaye d'articuler un peu plus.
(Ca pourrait passer sur TF1.)
- Le truc de ouf !
Musique de tension
...
OK, Béatrice, c'est bon ?
Action !
- Vu la largeur du bassin
et les os, je dirais que c'est un homme
qui a atteint l'âge adulte. - A première vue,
quoi d'autre ?
- Vous voulez que je vous en dise plus ?
OK ! Balthazar se racle la gorge.
Il avait clairement 38-39 ans.
Il mesurait
1, 83 m, il avait un léger surpoids. Je dirais 92,
93 kg environ.
De type européen.
Et il a été tué
avec...
...
le chandelier dans la cuisine
par le colonel Moutarde.
- Non mais sérieux, docteur, s'il vous plaît.
- Il va falloir que je fasse un petit peu plus d'analyses
en IML, soit une autopsie.
Musique intrigante
...
- C'est un cadeau du ciel, ce reportage.
Tu fais passer Vésinet pour une incompétente
qui gère n'importe comment et hop, elle dégage.
- Non !
Non, je vais la faire passer pour rien du tout.
Je vais juste...
m'amuser un peu.
Lise rit.
- Tu vas la savonner, c'est tout.
Elle sait très bien.
- Mais bon, si l'occasion se présente...
- Vous parlez Ă qui ?
- Euh...
Au cadavre. C'est une technique du docteur Vésinet.
Le docteur Vésinet tient absolument
Ă ce qu'on imagine des conversations
avec les cadavres comme s'ils étaient en vie.
Il paraît que... ça aiderait à la concentration.
- Ah ouais, c'est original.
- Elle a des idées révolutionnaires.
Pour elle, les technocrates du ministère sont cons
et il faut dynamiter
le système.
Je vais...
Je vais reprendre ma conversation
parce que je voudrais pas qu'elle me voie ne pas lui parler.
(- Mortel !)
- Alors, qu'est-ce qu'il t'est arrivé, toi ?
- Comment se passent les relations avec le docteur Balthazar ?
- Avec le docteur Balthazar...
on a la même vision du métier.
- On forme un petit peu... une famille
recomposée.
- Action !
Musique légère
...
- Avec les enfants fragiles,
le père protecteur et aimant
et bienveillant, et...
Et la belle-mère.
- Bah, vas-y ! - Mh ?
- Dis-leur comme on est unis. Eddy se racle la gorge.
Balance.
- On avance au diapason. En harmonie, mĂŞme.
CĂ´te Ă cĂ´te, dans la mĂŞme direction et...
Et dans la joie (et la confiance.)
- J'ai faim. Vous voulez pas des chips ?
(Je vais chercher des chips.)
(Chut.)
Elle a toujours un paquet de chips dans son bureau.
Vibrations
Oh merde !
Petit rire Mauvais tiroir.
Musique légère C'est son tiroir secret, ça.
- Et elle garde ça dans son bureau ?
- Bah... ouais. C'est plus pratique
pour les soirées latex qu'elle organise à l'IML les jeudis soirs.
...
Quand elle utilise du matériel médical, elle le lave, après.
...
Musique intrigante
...
Soupir étonné suivi d'un léger rire
Docteur, je pense que...
...
Grincement d'une porte au loin
...
- Bonjour !
Waouh ! - Salut.
La lampe
ultraviolette. - Jawohl ! Tout de suite !
- Lieutenant Delgado. (- Oh putain...)
...
- Si vous avez la moindre question, je fais partie de la maison.
- Ouais, ça marche.
Balthazar imite un escalator.
- La directrice de l'IML se salit
toujours les mains ou vous surveillez ?
- Surveiller ? Non, non, non. C'est pour...
Pour le plaisir de travailler avec le docteur Balthazar
pour qui j'ai beaucoup d'admiration.
- Ca y est, j'ai trouvé la lampe ultraviolette !
...
Et voilĂ , lampe ultraviolette. - Merci.
Merci.
- On a une chance d'en savoir plus
sur ce gars... (- Chut, ne la dérange pas.
(Elle utilise la lampe ultraviolette
(comme le protocole le demande.)
Je pense que d'ici quelques secondes,
elle va s'apercevoir que ces os ont été blanchis
avec la technique du pot-au-feu.
Le corps a été bouilli dans de l'eau pendant plusieurs heures.
- On l'a tué en la plongeant dans de l'eau bouillante ?
C'est énorme ! - Non ! Il était déjà mort.
Regardez cette fracture.
Une embarrure avec un corps étranger d'origine minérale
dans la boîte crânienne, stigmate d'un traumatisme violent.
Il a reçu un coup porté en région pariétale haute
probablement Ă l'origine d'une contusion
ou d'une hémorragie.
Il est mort lapidé. - Bravo.
- Pourquoi faire bouillir le corps ? - Pour empĂŞcher l'identification.
Ca élimine les empreintes.
- C'est un professionnel ?
- Il aurait pas laissé des traces infimes de fibres musculaires.
Si l'ADN est dans les fichiers, on va l'identifier.
- Oui, elle a raison, je dois m'incliner.
Si l'ADN est dans les fichiers. Heureusement,
c'est inutile : il s'était
fait visser une plaque suite Ă une fracture
sur une extrémité inférieure.
Regardez, on la voit bien, la plaque.
Il y a le numéro de série. Ca se voit bien, hein ?
Après envoi d'une réquisition au fabricant,
on aura le nom de la victime.
Pour vous servir.
- Denis Garnichat, inscrit dans les fichiers de disparition
il y a 5 jours.
La dernière image qu'on a de lui, c'est dans ce parc.
Après un rendez-vous pour son traitement du palu.
Personne n'a compris
sauf qu'en fouinant dans les fichiers,
je suis tombé là -dessus.
Emmanuel Reyner, 45 ans.
Il a fait du sport dans le même parc avant de s'évaporer.
On l'a jamais retrouvé. Et devine quoi ?
- Quoi ? - C'était un 2 avril 2020.
Un an jour pour jour avant la disparition de Denis Garnichat.
- Attends, zoome
sur l'arrière-plan de la vidéo.
Regarde le mec avec la capuche. C'est pas le mĂŞme ?
Musique Ă suspense
...
- Bah ouais.
- Mate ce qu'il fait avec sa bouteille.
...
Donc le mec tue tous les ans, Ă la mĂŞme date
et il choisit ses victimes avec une bouteille.
Bah, on a encore un bon gros taré.
...
- 35 jours sans lumière
coincés dans une grotte du Morvan par les pluies diluviennes
qui ont frappé la région.
Ces spéléologues viennent d'être secourus.
Endeuillés par la mort de l'un des leurs,
ils sortent de "l'enfer sous terre".
- OK.
C'est quoi, le rapport avec notre tueur Ă bouteille ?
- Ca, c'est une grotte réputée pour ses cavités magnifiques
mais difficile d'accès.
Stalactites, stalagmites et...
concrétion calcaire unique.
- L'accumulation de limon
forme une roche
sédimentaire à composition très particulière.
Mais notre génie de patron a eu l'idée d'analyser...
- Lèche-cul.
- Bref, ce qui est sûr et certain,
c'est que le caillou retrouvé dans le crâne de Denis Garnichat,
il provient forcément du fond de cette grotte.
(- T'es qu'un faux-cul.) (- Je vais lui dire !)
Eddy se racle la gorge. - Et, Ă ton avis,
nos spéléos, ils ont été secourus quand ?
- Un 2 avril ? - Le 2 avril 2019.
Un an pile-poil, avant la disparition d'Emmanuel Reyner
et 2 ans pile-poil
avant la disparition de Denis Garnichat
Comme par hasard !
- Euh... Attends, ça voudrait dire quoi ?
C'est... Ca correspond Ă une date d'anniversaire ?
...
- Je sais ce qui s'est passé dans cette grotte,
mais c'est lié. On doit leur parler.
- Vous vous rendez compte que vous l'avez échappé
super belle, tous les 2 ? - A quoi ?
- J'aurais pu choisir de faire un autre métier.
Vous auriez été dans la merde.
- Il est bon, celui-lĂ .
- Chelou, en ce moment, non ?
- Juste, peut-ĂŞtre...
- Le chapeau ? Vous aimez pas ?
J'aimais bien, ça donne un côté...
- Parlons de ce qui nous a permis de lier
cette grotte aux disparitions.
Les concrétions en milieu karstique...
- Votre médaille, là ... - Quoi ?
Ah, ça ? Ca ?
Ah ça, c'est rien.
C'est juste une petite médaille pour acte de bravoure.
Enfin bon, c'est rien.
C'était en 2006, une attaque de fourgon blindé.
- CaCO3...
- Waouh ! Super intéressant,
mais on a cru déceler des petites tensions
au sein de l'IML.
Ca fait quoi d'être en compétition avec un autre médecin ?
Musique cocasse
- Pour moi, c'est juste un collabo.
Un collaborateur.
- Aux spectatrices là , dans la caméra, dans la...
enfin qui vont voir, après, ce que je viens de faire, le film,
elles ont quel âge ?
- Eddy, c'est maintenant. - Hmm.
- On dit "ménagères de moins de 50 ans",
mais c'est quoi ? C'est moins, moins, moins de 50 ans
ou c'est 50 ans ?
- Emmanuel Reyner et Denis Garnichat, ça vous dit rien ?
- Non. - Vous en ĂŞtes certains ?
- C'est quoi, le rapport avec nous ?
- On sait pas. On cherche.
Je sais que c'est dur,
mais il va falloir que vous nous racontiez
ce qui s'est passé dans la grotte.
- Oui, pas de souci.
Elle hésite. Voilà , c'était
une sortie banale. On se connaissait pas.
On s'est rencontrés sur un forum spécialisé.
Voilà , on a tous un bon niveau en spéléo.
- Au début, ça allait,
mais au bout de quelques heures, ça a dérapé.
On a entendu un gros bruit d'eau.
La météo avait changé d'un coup.
- Il s'est mis Ă flotter comme jamais.
Les pluies ont rempli les cavités inférieures
et ça a continué à monter. - Nos portables passaient pas,
mais on pensait que les secours arriveraient rapidement.
- Quand nos lampes
n'ont plus eu de pile, on a été dans l'obscurité.
On a compris qu'on en aurait
pour un moment. Heureusement, on avait
pas mal de vivres et de l'eau. On a rationné.
Sinon, on n'aurait jamais tenu le coup.
- ON N'A PAS PANIQUE.
Musique pesante
...
- OK, et la mort de Ludwig ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ludwig, ce qui lui est arrivé, c'était...
C'était un vrai cauchemar. - Après 6 jours,
il a paniqué. Il a voulu aller chercher
de l'aide. Il est tombé dans une crevasse.
On a voulu aller
le chercher, mais c'était impossible.
En fait, on l'entendait. Il était en train d'agoniser,
mais on ne pouvait rien faire.
C'était horrible. - On est restés soudés.
- Ca nous a permis de tenir le coup.
Ensemble.
...
- D'accord.
Parfait.
Merci.
...
- Je comprends. Donnez-moi votre adresse.
Très bien, je note. 16, avenue...
Très bien, ne bougez pas. Je vous envoie une voiture.
- Bon.
Ils n'ont jamais entendu parler
de Denis Garnichat et d'Emmanuel Reyner.
Ils ont tous un alibi.
On va le vérifier. - C'est tout vu.
Ils utilisent les mêmes mots, sans déconner.
- Comment tu sais ça, toi ?
Musique intrigante
OK. Clairement, t'as raison.
Ils se sont briefĂ©s sur le rĂ©cit. - C'est normal que vous soyez lĂ
pour débriefer les interrogatoires ? - Oui.
- Pas vraiment. - Pardon.
Je voulais pas te couper. Est-ce que c'est la procédure ?
Oui. La directrice de l'IML
me le demande, et vous savez,
j'ai un énorme respect
pour la procédure. C'est très, très important.
Je respecte ça à la lettre
parce que sans ça, c'est la porte ouverte
Ă l'anarchie.
Il s'éclaircit la voix. - Bon, alors,
on fait quoi, lĂ ? Hein ?
On les réinterroge séparément ? - Non, ça sert à rien.
Ils diront rien. Ils sont trop soudés.
Il faut pas compter sur eux pour en savoir plus.
- On va faire de la spéléo. - Non.
- Ah ouais ! - Non, non, non !
L'accès a été condamné. C'est dangereux.
(- On va faire un peu de spéléo.)
Musique rock
On crie.
- C'est quoi, cette bécane ?
- C'est un kiff, hein ? - Yes !
...
Les pneus crissent.
...
Il souffle.
Ca doit coûter une blinde, cet engin.
- T'inquiète.
La directrice fait passer ça en notes de frais.
- Ca fait combien de temps qu'on marche, lĂ ?
- Je sais pas.
Longtemps.
Je pense qu'on n'est pas loin, lĂ .
Donne la main.
Impact de bouts de roche
Gémissements d'effort
Musique intrigante
Super.
Ca doit être le gouffre dans lequel Ludwig est tombé.
Musique mystérieuse sombre
...
Tiens, regarde.
C'est là le campement des rescapés.
...
Alors...
...
- Ils ont passé 5 semaines là -dedans ?
C'est ouf. - Oui. C'est ouf.
(- Waouh !)
...
(- Qu'est-ce que c'est que ça ?)
...
Une trace de dent. - Hein ?
...
- C'est quoi, cette marque en bas ?
...
Des rats couinent.
...
(- C'est quoi, ce truc ?)
...
Kevin s'exclame. - Kevin,
je te présente Ludwig.
Il n'est jamais tombé dans une crevasse.
Ils nous ont raconté des salades. (- C'est quoi, ce délire ?)
- A en croire les lésions sur l'os temporal,
il est mort comme Denis Garnichat.
(- Oh là là !) - Tué à coups de pierres.
Ils nous ont menti.
Ils n'avaient plus de vivres, alors ils ont mangé Ludwig.
Musique sombre
Apparemment, l'un d'eux a pris goût à la chair humaine.
Ils se disputent.
...
Vous ĂŞtes jalouse parce que vous travaillez
avec le meilleur légiste français. - Ecoutez bien...
Il faut récompenser ce travail magnifique
que vous accomplissez chaque jour.
Musique intrigante
- Vous ne pensez pas ce que vous dites.
C'est à cause des caméras. - Bien sûr que non !
Elle hésite.
Je ne serais rien
sans mon équipe de choc.
...
(- Et sans le meilleur légiste de France.)
- Et sans le meilleur légiste.
(- De France.)
...
(- De France.)
- Vous me flattez, mais je sais que vous êtes sincère.
Ca me touche, vraiment. Merci.
...
Comment ça se passe avec le docteur Vésinet ?
Franchement, bien. Parfois, on a des différends,
comme vous avez pu le voir,
mais l'essentiel,
c'est qu'on s'aime... vraiment, et...
Musique cocasse
Pardon. J'avais pas vu qu'elle avait laissé traîner ça.
(Putain, merde !
(Et merde !)
Oh lĂ lĂ lĂ !
(Oh, putain !) Vous filmez pas ça, hein ?
- Alors, si ça me plaît de travailler avec le docteur Vésinet ?
Carrément, ouais. C'est génial.
C'est un plaisir quotidien. C'est une femme très "bandante".
Euh...
J'ai dit quoi, lĂ ?
- Juste pour être sûr, vous êtes en train de dire
que la directrice se drogue sur son lieu de travail ?
...
- Je peux pas répondre à cette question.
Musique énigmatique
...
Il hésite.
...
Ludwig Roussel, 38 ans, identifié par correspondance dentaire
aux données ante mortem.
...
- J'ai hâte de redescendre sous terre.
C'était l'aventure, le dépassement,
se faire peur, mais finir comme ça...
Ils l'ont tué pour manger, quoi. - Tu sais, c'est soit tuer
l'un d'entre vous, soit tous mourir ensemble.
C'est un choix... difficile.
Personne ne sait comment on réagit
face Ă une situation extrĂŞme, en tout cas,
pas tant qu'on n'y a pas été confronté.
- Résultat : t'as choisi les cachets.
- Je vois pas le rapport.
- Et Maya ? Ca t'a fait quoi de la revoir ?
Le bébé ? T'as réfléchi, ça y est ?
...
- Ce bébé, il n'a rien
Ă faire ni avec elle ni avec moi.
- Tu crois quoi, Raph ?
Que tu vas pouvoir faire adopter
ce gosse et ne plus jamais y penser ?
Mon pauvre vieux, va.
Ton coeur d'artichaut, il va te hanter.
T'es foutu. - Ah, docteur Balthazar !
Il y aurait moyen que je fasse deux-trois gros plans du squelette ?
- Ouais. Ouais.
- J'arrive à l'IML. Je te rappelle après.
D'accord, Ă toute.
- Oh, t'aurais dĂ» le laisser dans la grotte, lui.
Alors, qu'est-ce que t'as découvert ?
Des cannibales ?
(- Il faut que t'aies l'air un peu plus concerné.
(On parle de cannibalisme.) - Je serai floutée, de toute façon.
On en a déjà parlé. - Pas sûr.
- Comment des gens intégrés socialement
peuvent bouffer l'un des leurs ?
- Ca s'appelle le cannibalisme de survie.
La fois la plus connue,
c'était le crash des Andes. En 1972,
une équipe de rugbymen uruguayens s'écrase en haute montagne,
et ils sont coincés des semaines. Pour survivre,
ils n'ont pas d'autre choix que de manger les morts du crash.
Il paraît que c'est très bon. Je me demande si on pourrait
nous en faire manger Ă notre insu.
Haut-le-coeur
J'ai dit quelque chose ?
- Pour Ludwig, d'accord, mais pour Denis Garnichat
et Emmanuel Reyner, celui qui les a tués
ne l'a pas fait pour survivre. - Le cannibalisme,
c'est la transgression ultime.
J'ai aucun mal Ă imaginer
que quelqu'un qui ait goûté à ça perde la tête
et devienne un cannibale psychotique.
- Il utilise la même pierre que celle qui a tué Ludwig.
Ils ont peut-être désigné au hasard celui qui serait mangé.
Il reproduirait ce qu'il a vécu.
Une sorte de rituel. Il faut réinterroger le groupe.
- Ils diront rien.
Il me faut des pruneaux.
- On nous dit rien ! On nous fait attendre !
On n'a mĂŞme pas d'avocat. - Vous pouvez vous calmer ?
- C'est insupportable. - On peut parler normalement ?
- Est-ce qu'on peut au moins avoir un avocat ?
- Comment ça ? - Des pruneaux ?
- Non, merci. Vous nous croyez coupables ?
- Un pruneau ? - Non.
- Je comprends que vous vous protégiez
pour l'histoire de la grotte,
mais là , c'est différent : un tueur
fait partie de votre groupe. - Vous en voulez un ?
- Il risque de recommencer.
- Si quelqu'un sait quelque chose,
il faut le dire maintenant. OK ?
Musique intrigante
- J'arrive pas Ă croire que personne veuille de pruneaux.
C'est sain. - Ca va. Je vous ai dit non.
- Non, merci.
- Protéger un tueur vous rend complices.
- Ca suffit. On n'a rien à voir avec ça.
Soit vous nous mettez en garde Ă vue, soit on part d'ici.
OK ? - Très bien. Très bien dit.
On y va.
- Elle arrive.
La caméra bipe.
S'il vous plaît, capitaine.
C'est normal que le docteur Balthazar donne
des pruneaux aux suspects ?
- Oh, merci, c'est gentil. Je vais le manger après.
Vous connaissez la technique des chewing-gums ?
Tu sais, j'ai préféré le faire avec des pruneaux
puisque comme ça, ça change un peu. On se renouvelle.
L'idée, c'est de proposer quelque chose
dont a priori personne n'a envie Ă un groupe
avec insistance.
Celui qui accepte résiste le moins à la pression,
genre Michel Laborie.
C'est avec lui qu'il va falloir parler.
Hmm ? Un petit truc Ă ajouter, Camille ? Hmm ?
- Capitaine !
Attendez ! Capitaine !
Capitaine. Excusez-moi.
Juste un petit mot. - Vous allez me suivre
aux toilettes, lĂ ? Parce que j'y vais.
- Ouais.
Non, non, je déconne !
OK, attendez. J'éteins la caméra.
J'éteins la caméra.
C'est juste entre nous. Vous ĂŞtes une super flic.
J'aimerais avoir un petit mot de vous.
Vraiment, un petit mot. Par exemple, est-ce que flic,
c'est compatible avec une vie de famille ?
Un appareil bipe.
...
- Tu te fous de ma gueule.
C'est quoi, cette merde ? Une caméra-espion.
Débile !
(Putain !
(Il commence à me péter les couilles, lui)
Musique sombre
(Evidemment !)
Dégage.
...
Elle souffle. (T'en a vu d'autres.
(Allez !)
- Soupe au lait,
le capitaine Costes ? Ben non, enfin, elle a...
Elle a son petit caractère. C'est une dure au coeur tendre,
un peu comme moi, quoi.
Sinon... Il se racle la gorge.
Je voulais... Je voulais vous demander si...
Vous auriez des contacts pour "Koh-Lanta" ?
J'ai le profil, j'ai le physique
et je voudrais participer à l'émission.
- En fait, on a tout ce qu'il nous faut.
- Ah, d'accord. Je peux vous montrer comment j'enlève les menottes
avec une agrafe. Je l'ai montré à Balthazar, il a dit : "Waouh !
"T'enlèves bien les menottes !"
Delgado rit. Non ? Tu le...
On arrĂŞte lĂ , quoi.
On sonne.
...
- T'es sûr qu'il est là ? - La gardienne l'a vu renter
il y a moins d'une heure. - M. Laborie ! C'est la police !
Delgado frappe.
La porte grince.
Musique sombre
- M. Laborie ?
...
Camille !
Musique haletante
...
Musique tragique
...
Musique sombre
- On est d'accord que ça peut être
les restes de Garnichat et Reyner ? - Ben ouais.
Les morceaux sont étiquetés pour indiquer la partie du corps,
la date à laquelle ils ont été tués, apparemment,
et le nom de la victime. C'est vachement bien.
Il manque que la date de péremption.
- Qu'est-ce que tu filmes, là ? Vas-y, dégage !
Dégagez !
Musique intrigante
*Communications radio
*...
Tu te fous de ma gueule ? Baisse ça !
- T'as vu, alors ?
Tu confirmes le suicide ?
- Ecoute...
A priori, oui, par sectionnement, mais on va faire une autopsie.
- Ca et "pardon", c'est assez clair.
Il a senti qu'on se rapprochait, il a pas assumé.
- Au moins, on pourra dire aux familles
ce qui s'est passé.
- Il va falloir trouver les mots.
Il rit. - Mais non, t'as pas fait ça ?
Tu te fous de ma gueule ? - Je te promets que oui.
- Ah, putain, c'est mortel !
Franchement... Merci. Heureusement que je suis pas tombé
sur une bande de bureaucrates qui parlent que de procédures.
Mmh ! Mais par contre, ta directrice, lĂ ,
parce que le documentaire, il va faire du bruit, c'est sûr,
entre l'alcool, la drogue, les soirées libertines
et surtout le fait qu'elle en ait rien à foutre des procédures,
elle a pas peur d'avoir des... Des problèmes ?
- Non, non ! Non, elle assume tout ce qui se passe.
C'est la directrice !
- OK, j'espère vraiment, parce que là ,
elle risque sa place.
- Ah ouais ? - Ben ouais.
- Ben écoute... C'est son problème.
- Eh ben super ! Moi, je vais y aller.
- Tu vas... Tu te barres, lĂ ? - Ouais.
- J'avais prévu qu'on sorte. Tu connais le Coco Bango ?
T'as déjà vu un spectacle de drag-queens ?
- Non. - Non ? Viens, je t'emmène.
- Non, je peux pas, j'ai trop de boulot.
Franchement, je peux pas.
J'ai plein de vidéos à dérusher et tout
et je suis pas légiste. - Franchement, c'est con.
- Non, merci.
C'était trop bien. - Ciao, Kevin.
- A la prochaine. - Ciao, bye.
Musique rock
...
Musique sombre
Musique intrigante
...
Musique inquiétante
Sirène de police au loin
- Encore un black-out, mon amour ?
Musique intrigante
- Non, gueule de bois.
- Au moins, t'as une explication rationnelle, cette fois.
Tu te rappelles ce que t'as fait cette nuit
ou c'est le trou noir ?
Une femme gémit.
- Je crois que j'ai une idée.
- Salut, toi. - Salut, toi.
- Ca va ? - Ca va super.
...
- T'as raison.
Amuse-toi.
...
- Monsieur Eddy Drouhot !
A cette heure-lĂ au travail, t'es malade ?
- Euh... Il se racle la gorge.
Raph, faut que je te parle.
- Tu...
Tu comptes l'enfoncer oĂą, ce coton-tige ?
- Je sais pas comment dire ça, donc je vais y aller...
- Tu couches avec Fatim.
- Non, je couche pas avec... Enfin, si...
Enfin, non, pas en ce moment, mais...
J'espère le refaire... Bon, bref !
C'est moi qui t'ai balancé
Ă la sous-direction de la protection sanitaire.
Musique sombre
...
- Tu peux pas t'imaginer
depuis combien de temps j'attends ça.
Mec, je te voyais tellement mal...
- Tu veux pas me défoncer ?
- Non.
Tu sais, s'il y a un truc dont je suis à peu près sûr,
c'est qu'on est des vrais amis.
Si t'as fait ça, tu devais avoir de bonnes raisons.
Tu veux m'en parler ? Je déconne à ce point-là ?
- Franchement ?
- Ouais, franchement.
Il se racle la gorge.
- Déjà , ces médicaments... C'est quoi, ces pilules ?
T'en prends combien par jour ? C'est ouf !
Et puis tu tises, tu dors pas...
Même avec Vésinet, au début, c'était drôle,
et OK, elle est psychorigide, mais bon...
- C'est drĂ´le, ce que je lui fais.
- Non, mais ça y est, c'est plus drôle.
Elle fait juste son boulot.
Toi, tu te défoules.
Tu deviens un peu...
... un connard, quoi.
On essaye de te parler, tu fais genre rien ne te touche.
J'ai pas envie que tu deviennes un connard.
*Notification
- C'est les résultats d'analyse de Jean-Michel Laborie.
Viens, voir, Eddy.
On a un problème.
Musique sombre
- Alors, le film, ça t'a plu ? - Ouais, c'était bien. Vraiment.
Et toi, ça t'a plu ? - Ouais, c'était cool.
Je suis content que tu sois venue.
- C'est bien, tes cheveux, d'ailleurs. C'est cool.
- C'est vrai ? - Ouais.
- Tu tapes dans les vieilles ?
- Tu tapes dans la MILF ? Ouais, je savais pas !
- C'est bien la quarantaine, hein !
- Ils sont débiles. - Non, c'est eux qui ont raison.
Euh, si...
Victor, euh...
Non, qu'est-ce que... Pardon.
Euh, pas du tout.
(Putain, excuse-moi...) Je fais n'importe quoi.
Excuse-moi, il faut que j'y aille.
Une porte s'ouvre.
- Oh-oh !
Désolé, j'avais prévu une équipe de tournage
pour filmer ton arrivée en gros plan,
mais ils sont pas lĂ . - Ouais.
- Ca va ?
- Ouais. Bon, c'est quoi, l'urgence ?
- Les morceaux du congélateur correspondent à l'ADN
de Denis et Emmanuel. Pas de surprise.
En revanche, on a un petit souci,
c'est que notre suicidé, il a pas le palu.
- Et alors ? - Denis Garnichat, il l'avait,
lui, le palu.
Le palu,
c'est un pathogène qui se transmet par le sang.
Les symptĂ´mes se voient pas tout de suite,
mais dès sa transmission,
il migre vers les cellules du foie, oĂą il se multiplie.
T'as compris ? - Mouais...
- S'il l'avait mangé, il l'aurait chopé.
- Il a pas eu le temps de le manger ? - Si.
Si, parce qu'il manquait des morceaux de Denis :
la fesse gauche et les pectoraux.
Mais c'est pas tout, regarde les poignets.
- Les coupures vont loin.
Elles ont touché l'os. Il n'y a pas d'hésitation,
y compris sur le côté opposé à sa latéralité.
En gros, ça colle pas à des blessures auto-infligées.
- Donc, quelqu'un l'a tué ?
- T'es une experte !
- En gros,
c'est pas lui, le cannibale ? - Non, c'est pas lui.
- Vous avez vu Kevin ? Je le cherche partout.
- Non, pourquoi ?
- Il est pas venu ce matin, il répond pas au téléphone
et il m'a envoyé... ça, ce matin.
- "Je suis sur le scoop de ma vie, prépare le champagne."
Musique sombre
(Putain...)
- Bonjour. Merci beaucoup d'avoir répondu aussi vite.
Comme je vous le disais,
je conserve votre anonymat pendant l'interview.
- Vous savez où il était et ce qu'il faisait hier ?
- Le connaissant, il a dérushé toute la nuit.
- On peut voir ses dernières images,
s'il vous plaît ?
- Euh, ouais, je vais vous sortir ça.
Ca, ça date d'hier, en DPJ.
C'est juste après votre énervement contre Kevin.
On est allés fumer une clope
et on a laissé la caméra tourner.
(*-Viens par lĂ , occupe-toi de la porte.)
- On entend quoi, lĂ ?
- Ca, c'est le micro HF.
Quelqu'un a dĂ» l'oublier dans les toilettes.
*-Tu te calmes, OK ?
*-Si tu crois...
- Jérôme... Mettez pause.
T'as pas l'impression
que c'est les voix de Clarisse Milan et Sarah Laborie ?
- Fais voir ?
*-T'as vu comme elle nous regarde ?
Elle sait quelque chose !
*-Elle sait rien ! *-Jean-Mi va craquer.
*-On n'a pas le choix, il faut le faire taire !
- C'est ça qu'a découvert Kevin : y a pas qu'un seul cannibale !
- Non, ils y ont pris goût et ils ont recommencé ensemble.
- Les tarés...
Sirènes
- Sarah, on n'a rien fait... - Police !
- Sarah, regarde-moi, on va demander un avocat.
- Vous faites quoi ? - Il est oĂą ?
- Qui donc ?
- Tu sais bien, réponds-moi, il est où ?
- Julien ! Julien ! - Ca va bien se passer.
Musique de tension
...
- Tu me réponds ?
- Qu'est-ce que tu fais ? Oh, Camille !
Ca va pas ? Oh, calme-toi !
- C'est bon ! - Vas-y, embarque-le.
Ca va pas ou quoi ?
Calme-toi, reste lĂ .
C'est pas vrai...
(- Putain...)
Musique pesante
Sonnerie faible
...
Jérôme !
Appelle les secours !
- Oh, appelle les secours, vite !
Musique de tension
...
- Putain...
Oh, les secours, merde !
Réveille-toi, gamin ! Réveille-toi !
Allez, réveille-toi, mon pote !
Encore, encore ! - Allez,
tu pourras me filmer tant que tu veux !
Il reprend son souffle.
OK, doucement.
- Calme-toi, respire. Calme-toi, doucement, doucement.
Calme-toi. - Ca va ?
- On est lĂ , mon pote. On est lĂ .
Il tousse.
- Euh, Balthazar ! Ici, ce sera parfait.
Olivia. - Docteur.
Fatim, tu...
- Tu fais un docu aussi ? - Ouais.
J'adore ! - Ca va ?
Tu peux te mettre à côté d'elle.
- Eh, Tic et Tac !
- Le préfet m'a appelée ce matin.
Il est impatient de voir le film
et espère qu'on a été irréprochables.
Vous avez été irréprochable, docteur ?
- Moi ?
Moi, j'ai été irréprochable. Après, vous...
Il se racle la gorge. - Euh, je voulais
vous remercier, et pas seulement de m'avoir sauvé,
mais ces trois jours à vos côtés,
et cette petite expérience avec les cannibales,
ont un peu changé mon approche de ce métier.
La violence, le sang, tout ça, c'est terminé.
J'ai voulu revenir Ă un truc plus authentique
et, j'espère, plus sincère.
J'espère que ça vous plaira. Voilà .
Bon film !
- Bravo ! - Marion, lumière ?
- Je suis bien, au moins ? - Ouais.
- J'espère que je t'ai pas coupé au montage. T'imagines ?
*-"Eros et Thanatos", un reportage
de Kevin Moretto.
J'ai enquêté sur la médecine légale pour trouver le pire de l'humanité.
- Dégage. Dégagez !
- Passions, conflits, trahisons...
- Capitaine !
- Dans les entrailles de la mort,
j'ai trouvé la vie.
Battements de coeur
- On forme un petit peu...
une famille
Ă la vie et Ă la mort, si je puis dire.
Ils rient.
*-En arrivant dans cette famille,
j'ai réalisé la complexité des relations humaines.
Musique pop douce
J'ai découvert que des rencontres peuvent changer une vie,
que derrière un bon flic
peut se trouver une âme d'enfant.
J'ai aussi appris que, de la haine Ă l'amour,
il n'y a qu'un pas...
...
... que, des ego et des rivalités,
peut naître un profond respect.
...
Mais j'ai surtout compris une chose :
il ne faut jamais juger quelqu'un au premier regard...
... car c'est souvent derrière les armures les plus dures
que se cachent les coeurs les plus doux.
...
- Oui.
Moi, j'ai trouvé ça extraordinaire comme documentaire.
Pas vous ?
On est dehors, lĂ . On vient de sortir.
Vous avez pas... Bah, attendez.
Il est à côté de moi, vous allez pouvoir lui dire.
Je vous le passe.
- Oui, madame la directrice ?
*-Je suis partie. Que dire devant cette niaiserie ?
Ce film est totalement hors propos. - Mais ça vous a plu ?
*-C'est affligeant,
mais la seule chose qu'on entendra au ministère,
c'est que vous devriez ralentir la fumette.
- Merci beaucoup. J'en prends bonne note.
- MERCI. MERCI. - Merci beaucoup.
Tonalité de fin d'appel
Bon, elle a pas tort,
c'est un peu de la merde, ce que t'as fait.
- T'es sérieux ?
- Aucun parti pris, aucune croquette, rien, pas d'informations.
- A cause de toi ! J'avais un truc en béton, tu m'as tout fait changer.
C'est quoi, t'as eu peur pour elle ?
- Euh...
disons que je préfère gagner à la loyale.
- Tu veux gagner quoi ?
- Laisse tomber. Laisse tomber.
Donc, dis-moi, t'as jamais vu
un spectacle de drag-queens ? - Fatim !
C'était... C'était sympa, quand même, non ?
Puis, c'est vrai, ce qu'il dit...
"C'est beau, l'amour."
- Qu'est-ce que t'as dit, lĂ ?
- Non, j'ai dit :
"C'est beau, l'amour."
Ca vaut peut-ĂŞtre le coup de se battre un peu pour.
Musique douce
- J'ai pas entendu.
...
- J'ai dit : "C'est beau, l'amour."
T'es pas d'accord ?
...
- Vous auriez vu sa tĂŞte...
On aurait dit une bonne soeur devant un film porno.
- C'est parfait, Dr Balthazar.
- Quoi ? - C'est parfait.
- Vous avez écouté, ce que je vous ai raconté ?
Tout... Les crasses que j'ai voulu faire au docteur Vésinet,
le documentaire tout pourri Ă cause de moi
qui va sortir directement en cassette audio.
Comment vous pouvez
dire que c'est parfait ?
- Ce que je vois, docteur,
c'est que vous affrontez enfin les situations.
Vous n'annulez plus vos séances,
vous avez pardonné à Eddy,
vous avez coupé tout contact avec Maya,
et puis Lise...
Vous ĂŞtes beaucoup moins
hanté par son fantôme, non ? Le capitaine Costes ?
Vos relations d'amitié sont plus saines.
Et puis, vous me parlez du docteur Vésinet,
mais vous avez renoncé au piège contre elle, non ?
(- Ouais.)
Musique inquiétante
Je comprends pas. Je ne dois pas en abuser, non ?
- Les anxiolytiques font partie du processus.
Visiblement, ils fonctionnent.
Vous avez vécu des moments difficiles.
Vous reprenez le dessus.
Vous allez y arriver.
Musique dramatique
...
Musique inquiétante
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
Musique intrigante
...
.
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