All language subtitles for Balthazar.S04E05.Dernier.recours.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

- Je suis un super-héros.

Mon métier me donne un super-pouvoir

parce que j'ai la capacité

de remonter dans le temps.

La médecine légale, c'est une machine

Ă  remonter

dans le temps. C'est l'outil

indispensable Ă  n'importe quelle

enquĂȘte criminelle.

Pour cela, il faut que cette médecine légale soit

plus précise et plus fiable

que n'importe quelle déposition de n'importe quel témoin oculaire.

Faire fonctionner

cette machine Ă  remonter dans le temps,

c'est passionnant.

Tu étais encore sur ton téléphone ? - Pas du tout.

- Pas du tout ?

Tu te fous de ma gueule. - Non.

- OK, j'en ai marre.

- Vous ĂȘtes malade ? - RelĂšve-toi.

RelĂšve-toi !

Brouhaha

OK.

Qui parmi vous

peut me dire

ce qui vient de se passer

et pourquoi il s'est retrouvé au sol ?

Levez la main.

Xavier ?

- Ils vous a fait chier et vous lui avez mis une balayette.

- Ming, tu peux nous montrer tes mollets ?

Xavier, tu vois un hématome quelque part ?

- Non. - Médecine légale : 1,

témoin oculaire : 0.

Quelqu'un d'autre ? Bouchra ?

- Voyons voir... Alors, il était sur son téléphone et mùchait

du chewing-gum, ce qui est irrespectueux,

donc vous l'avez

attrapé violemment par le col et jeté au sol pour lui donner

une bonne leçon. - Ming, on peut voir ton cou ?

Bouchra...

Tu vois des traces de lésions ?

Tu veux regarder de plus prÚs ? - Non, ça va aller.

- Médecine

légale : 2, témoin oculaire : 0.

Une autre théorie ?

Merci d'avoir joué le jeu.

Combien de fois

on a répété ? - Environ 10 fois.

- On a joué la comédie, Ming s'est laissé aller su sol.

C'est pour ça

qu'il s'est pas blessé et qu'il n'y a pas de lésions.

Ca s'est passé devant vos yeux,

vous ĂȘtes tous des tĂ©moins oculaires. C'Ă©tait

il y a 2 minutes et vous n'ĂȘtes pas d'accord.

La médecine légale, elle, elle va traiter des affaires

qui se sont passées il y a 2 jours, 2 heures, 2 semaines,

2 mois, 2 ans,

donc pour ça, il faut ĂȘtre trĂšs, trĂšs prĂ©cis.

Quelle est la leçon

Ă  retenir de ce que

vous venez de vivre ?

Brouhaha Vincent ?

- Toujours questionner les évidences.

- Exactement.

Toujours remettre en question

les évidences.

Bravo, Vincent. Vincent, Bouchra, Xavier, Ă  vos blouses !

Travaux pratiques. Est-ce que quelqu'un parmi vous

se souvient...

- Ca va faire combien de fois qu'on voit son coup du prof vénÚre ?

- Franchement, je comprends mĂȘme pas pourquoi on est venus.

- Mussolini vient de lui piquer sa place.

C'est normal qu'on soit lĂ  pour le soutenir.

- Voilà, que nous allons expérimenter maintenant.

Une porte s'ouvre.

William, tu tombes bien.

Il nous manquait un volontaire.

Tiens prends la blouse et tu participes.

Messieurs, dames, Ă  vos scalpels.

Les autres, regardez, ça va ĂȘtre intĂ©ressant.

Un téléphone vibre.

...

AllĂŽ ?

- Vous ĂȘtes oĂč ?

*-A la fac de médecine. Vous voulez donner mon cours à ma place ?

*-On avait rendez-vous pour l'évaluation mensuelle.

- Non, non, Vincent !

*-ArrĂȘtez avec vos excuses bidon et rejoignez-moi.

- Oui.

Tiens, ça ira mieux avec un vrai scalpel.

Et... pourquoi je ferais ça ?

- Votre directrice vous l'ordonne.

- Oui, je comprends. *-C'est fini, le bon temps

du "Balthazar a dit". Vous faites ce que

je vous demande et vous rappliquez.

Musique sombre - Ca va pas ĂȘtre possible.

- Mais qu'est-ce qu'il fait ?

- Mais qu'est-ce que tu fais, William ?

...

- Vous allez innocenter mon pĂšre.

...

Générique

...

Tout le monde dégage ! Cris et mouvement de panique

... Musique haletante

... ...

Vous bougez pas ! Vous bougez pas !

...

Allez fermer la porte.

- Frérot !

Ecoute-moi ! Fais pas ça ! - Recule !

Recule, recule !

- Fais pas ça ! - Recule !

Il est accusé de quoi ?

- Ils disent qu'il a tué ma mÚre.

Musique sombre

...

...

- Vous ĂȘtes le meilleur lĂ©giste de France.

Vous allez innocenter mon pĂšre.

Musique de tension

Un coeur bat.

- Peut-ĂȘtre que t'es

vraiment un super-héros.

Musique intrigante

Tu pourrais essayer de le désarmer.

... William halĂšte.

- Alors, le problĂšme,

c'est qu'il n'y a pas vraiment de titre officiel

pour meilleur légiste... - Reculez !

- OK, écoute...

Laisse-les sortir et je regarde ton dossier.

Sinon, je fais rien.

- Non. C'est moi qui ai l'arme, c'est moi qui dis quoi faire.

- Comme tu veux.

...

- Mon pĂšre a pas la force de faire appel.

Je sais qu'il a pas tué ma mÚre...

Il halĂšte.

donc aidez-moi,

s'il vous plaĂźt !

- Je sais pas combien de temps ça va prendre, on va mettre

le cadavre

dans un frigo en attendant.

Musique sombre

...

- Et toi, tu dirais que t'es heureux ?

- Oui. En tout cas, je le suis d'avoir rencontré quelqu'un

avec qui je peux enfin parler romans.

Mes potes, en dehors de Snap et de la Play,

faut pas trop compter sur eux.

- Ils lisent pas, dans ta famille ?

C'est pas tes parents qui t'ont donné le goût de la lecture ?

- Pas vraiment.

- Et sinon, tu t'entends bien avec eux ?

- C'est quoi, un interrogatoire de police ?

- Ouais, excuse-moi.

- T'inquiĂšte, pose-moi

toutes les questions que tu veux. - OK.

- Dorothée, je me demandais...

ça te dirait, samedi,

d'aller voir le dernier Terrence Malick

avec moi ? Je connais un bar sympa

pour aprÚs. Un téléphone vibre.

...

- Euh... ...

Non...

Enfin, je... Excuse-moi, il faut que je réponde.

AllĂŽ ?

OK, j'arrive.

Musique sombre

Excuse-moi,

il faut que j'y aille, c'est le boulot.

- On va se revoir ?

- Euh...

Ouais, ouais...

...

- Allez, allez, allez, on sort !

- Laissez passer ! - On perd pas de temps !

- Allez, allez ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- Je vais t'expliquer. Mets ça. - Allez !

- Pourquoi on met ça ? - Tu vas voir.

- On se dĂ©pĂȘche !

- William Lacan, médecine, 2e année,

sa mÚre est médecin et son pÚre, ingénieur.

Il y a 6 mois, sa mÚre a été retrouvée

étranglée dans le salon. Le pÚre a avoué.

Il est en provisoire. Le juge a clÎturé

l'affaire, donc plus d'enquĂȘte,

plus de contre-expertise et plus d'espoir pour le gamin.

Le pĂšre va prendre 15 piges au moins.

- Je vous présente Justine,

la soeur aßnée de William.

Tu peux leur dire ce que tu m'as dit sur tes parents ?

- Euh...

Ca faisait un moment qu'ils ne s'entendaient plus trop et...

J'aurais jamais pensé que mon pÚre puisse

lever la main sur elle, et ensuite, il a avoué.

- Et William ?

- Il est dans le déni. Il s'accroche à l'erreur judiciaire.

- Vous l'avez vu récemment ?

- On ne se parle plus beaucoup.

Depuis la mort de ma mĂšre...

J'avais des problÚmes à gérer

et lui, il défendait mon pÚre,

j'ai eu du mal à le supporter, j'ai un peu laissé tomber.

- C'est bien que tu sois lĂ .

Tu vas l'aider à prendre la bonne décision.

- Il a déjà tiré en l'air,

mais on ne sait pas combien de fois. On ne sait pas s'il est seul Ă  agir.

Vous m'avez dit que vous pouvez entrer en contact

avec des otages ?

- Oui, Balthazar et Tic et Tac, les internes qui bossent avec lui.

- On va les appeler.

- On est prĂȘts. - On y va.

Musique sombre

...

- Ca va ?

- Mmh.

- T'inquiĂšte, on va s'en sortir.

Au moins, si ça tourne mal, on est ensemble.

...

- Fatim, j'ai un truc sur la conscience, lĂ .

Un téléphone sonne et vibre.

...

Musique intrigante

...

*-Meilleur légiste de France non officiel, j'écoute.

- Balthazar, c'est moi. Tout va bien ?

*-Ouais, tout le monde va bien.

Tout le monde va bien,

juste, euh...

Je suis en plein lecture de dossier, je te rappelle.

*-Attends ! J'ai compris,

il est en face de toi.

Tu vas juste me répondre par oui ou par non.

Est-ce qu'il a d'autres armes ? *-Non, t'as pas compris.

Ecoute bien, tout le monde va bien.

Tout va bien.

C'était juste une petite crise de folie passagÚre,

il s'est calmé,

tout est rentré dans l'ordre, d'accord ?

*Je lis un dossier, tu me déranges, je te rappelle.

*Tonalité - Putain !

*... Rappelez, s'il vous plaĂźt.

*...

Son téléphone sonne et vibre.

- Toujours meilleur légiste de France

non officiel. - La soeur de William est lĂ .

Elle veut lui parler. Passe-lui le téléphone.

Musique sombre

- Ta soeur veut te parler.

...

*-Ouais. - Will ? C'est moi.

*S'il te plaĂźt, il faut arrĂȘter, lĂ ,

d'accord ? Ca va trop loin. *-J'ai pas le choix.

Il a rien Ă  foutre en prison.

Le mec qui a fait ça est toujours dehors.

- Non, William...

OK, c'est difficile,

mais c'est lui,

il a avoué, c'est comme ça. *-Tu comprends rien !

T'es avec les flics ?

Eh ben, tu dis au juge qu'il rouvre l'enquĂȘte.

Sinon, je les fume tous !

- William ? AllÎ ? *Tonalité

Il a raccroché.

- Mmh.

- Tu trouves pas que c'est con, ce que t'as dit ?

Musique pesante

...

- HĂ© ! Ca va aller, OK ?

Musique intrigante

...

- Alors ?

- J'ai lu un peu rapidement,

mais a priori, ton pÚre a bien tué ta mÚre

par strangulation, avec fracture

de l'os hyoĂŻde et du cartilage thyroĂŻde.

Son ADN est présent partout sur la zone, ses aveux, tout colle.

Musique sombre

- Non.

Mon pÚre, il a pas tué ma mÚre.

Vous dites n'importe quoi.

... William halĂšte.

... ...

- Fais pas ça,

s'te plaĂźt !

- Je veux voir le juge. Sinon, je tire.

- Je vous ai dit qu'il était pas dangereux.

DĂ©solĂ©e, mais c'est beaucoup. C'est peut-ĂȘtre pas nĂ©cessaire.

Brouhaha *Communications radio

Un téléphone sonne.

Il est pas dangereux. - C'est un cas d'absolue nécessité.

... - C'est-Ă -dire ?

Camille se racle la gorge.

- Oui. *-Alors, le juge ?

- C'est mort. Il a aucune raison

de rouvrir l'enquĂȘte. *-Je le savais.

Merci. - Ecoute...

*Tonalité

- Le juge refuse de rouvrir le dossier.

Musique sombre

...

- Ca sert Ă  rien.

...

Je suis désolé.

- Will, s'te plaĂźt ! - Je suis

désolé. - Ecoute.

- Je suis une merde. - Regarde-moi. Fais pas ça.

- ArrĂȘte ! - Je suis une merde !

- Faites quelque chose !

- Je suis une merde ! - ArrĂȘte !

- Oh !

William pleure.

- Personne,

je dis bien personne ne se suicide en plein milieu

de mon cours. Y a des endroits pour ça.

Les cours de M. Bertrand, par exemple,

je comprendrais que...

Musique sombre

...

OK, t'avais raison, y a un truc qui cloche.

- OK, commandant, un sniper est en place sur le toit.

*-Tireur 2. Target vue. Je répÚte :

target vue. PrĂȘt Ă  faire feu.

Musique haletante

...

Musique intrigante

...

- Attends, quand il est lancĂ©, y a plus rien qui l'arrĂȘte.

- Tu la connais, on va sortir. - Pourquoi on part pas ?

- On va pas rester. On n'est plus otages.

- Arme déchargée.

On est tous d'accord ? - Non, non.

Je vois pas pourquoi Ă  partir du moment

oĂč il nous retient plus

en otage, on resterait. - Ca me paraßt évident.

- Tant qu'on reste ici,

on est sous les feux des projecteurs.

On a l'attention de tous. Y compris celle du juge.

(- Putain...)

- Quand on sortira d'ici, William, avec ces conneries,

il va ĂȘtre considĂ©rĂ© comme... Comme un preneur d'otages !

Avec les aveux

de son pĂšre, il y a peu de chances

que le dossier rouvre. William ira en prison,

son pÚre sera pas innocenté.

On saura pas qui a tué sa mÚre, et un assassin sera libre.

Tout ça car un légiste

inexpérimenté a bùclé son travail, se laissant

influencer par les aveux du pĂšre de William.

Il a pas respecté une des rÚgles fondamentales de notre métier...

- Toujours remettre en question les évidences.

Musique intrigante

- C'est complĂštement irresponsable !

La police va lancer l'assaut ! C'est dangereux !

...

On est pas là pour ça !

- Tu sais pourquoi je suis lĂ  ?

...

Parce que je suis leur prof.

Leur prof de médecine.

Médecine légale, certes.

Mais prof de médecine. Je suis là

pour leur apprendre ce qu'est d'ĂȘtre mĂ©decin.

Tu le sais, médecin, c'est un engagement.

Si on aide pas William, personne ne le fera.

Tu te souviens du serment d'Hippocrate ?

Musique douce

- "Je donnerai mes soins

"Ă  quiconque me les demandera."

...

Je reste.

...

- Je reste pour Will.

...

- C'est le cours le plus fou depuis

que la prof a lancé ses chaussures

par la fenĂȘtre. Je reste aussi.

...

- Je veux savoir la vérité.

Comptez sur moi.

...

(- Oh, putain.)

...

Bah oui, évidemment. Comptez sur moi.

...

On va pas rester comme ça, comme si c'était un film !

- OK. Allez, au boulot. Musique rock

...

OK, alors, on a les photos de l'autopsie

de madame Lacan, les radios, les scanners... Et ça...

Les clichés des lames d'anapath.

Regardez bien la région cervicale.

Qui peut me dire oĂč est le problĂšme ?

Ca compte pour l'évaluation.

- Pas d'infiltration hémorragique

des muscles du cou,

ni des fractures

du larynx, donc pas d'inflammation.

Donc... - Lésions du larynx post-mortem.

Elle était morte

avant qu'on lui brise la nuque.

- Po-po-po-po.

Depuis environ une heure. - Si elle était morte,

pourquoi l'étrangler ? - Mais qu'est-ce qui l'a tuée ?

- Deux trÚs bonnes questions auxquelles on va répondre

grĂące Ă  nos superpouvoirs mais il me faut du temps,

et un peu de fioul.

Je pense que c'est le moment de commander.

- Du cheesecake ? *-Ouais, c'est... C'est...

C'est bizarre mais il en veut une dizaine.

Pas trop sucrés.

- C'est quoi, ton plan de merde ?

*-Mon plan ? Tu crois que ça me plaßt

qu'on m'oblige Ă  manger des cheesecakes ?

(- Allez chercher du cheesecake !)

OK...

*Est-ce qu'il m'entend lĂ  ?

- Non, pas du tout.

- On prépare l'assaut. Ca arrive. *-Non, pas tout de suite !

J'ai besoin de temps.

- Je comprends pas. C'est tendu Ă  ce point ?

Rires

...

- Ouais, c'est super tendu.

*William avait un complice.

Ils sont armés jusqu'aux dents. Grenades, explosifs...

Ils ont piégé les portes

et ont mis une ceinture de dynamites autour d'Eddy,

qui pourrait exploser au moindre mouvement.

Et, euh... j'aime bien Eddy.

Ca me ferait chier qu'il explose.

*Alors, n'intervenez surtout pas trop vite.

- OK. OK.

*-J'ai regardé le dossier Lacan.

Le mari a bien étranglé sa femme,

mais elle était morte depuis une heure.

Donc, euh...

Il y a un trou.

*-C'est pas ce que dit le pĂšre.

Il dit qu'elle bougeait quand il l'étranglait.

*-Oui, bah, il a menti.

- Comment tu sais ? *-Version courte

ou version longue ? - Version courte.

- Version courte ?

Je peux remonter dans le temps.

Il faut réinterroger le mari et réautopsier la victime, OK ?

- Je vais demander l'exhumation

et vais convaincre le juge avec les nouveaux éléments.

Et, Balthazar...

Tu fais rien de débile d'ici là. Tu prends pas de risque.

- OK.

Je sais que tu vas nous sortir de lĂ .

Et, euh, Camille... *-Ouais ?

- Heureusement que t'es lĂ .

Merci.

- Allez, Ă  toute.

- Briefing. On a signalement

avec possibilité de grenade,

je veux tout le monde sur le coup.

- Fait chier.

- Yes !

- Alors ?

- Non.

- Allez-y, monsieur Lacan.

- J'ai tout raconté au juge, à vos collÚgues...

- On veut tout réécouter.

- Elle bossait comme une dingue dans sa clinique.

On se voyait jamais, sauf pour s'engueuler.

- Comme le jour de sa mort ?

- Elle est rentrée tard et elle a pas supporté

que je lui fasse remarquer.

Elle disait tout faire Ă  la maison.

Elle n'arrĂȘtait pas de me rabaisser.

J'en pouvais plus

de ses reproches, du mépris.

Je l'ai poussée, j'ai serré son cou,

elle luttait, j'ai serré, ça a craqué, et c'était fini.

Musique de tension

...

- Vous voyez ?

Les lésions du larynx

sont post mortem.

Vous savez ce que ça veut dire "post mortem", monsieur Lacan ?

Ca veut dire qu'elle a été étranglé aprÚs sa mort.

Une heure aprĂšs sa mort.

...

- Tout ce que je sais...

Je l'ai poussée, j'ai serré sa gorge.

Combien de temps...

Je me trompe peut-ĂȘtre.

J'étais en colÚre. J'ai pu faire une pause !

C'est possible !

- D'une heure ?

- J'en sais rien ! - Vous vous souvenez de rien.

Vous la tuez Ă  mains nues et vous savez rien, quoi.

- Qu'est-ce que ça change ?

Elle est morte, je suis lĂ . - Votre fils

et un complice tiennent 7 personnes en otage

avec des armes Ă  feu.

Voilà ce que ça change.

- Pourquoi ? - Il veut rouvrir

le dossier.

Parce qu'il pense que son pĂšre est innocent.

Il veut pas que le parent qui lui reste aille en prison.

...

VoilĂ  pourquoi.

...

- Bon, allez, monsieur.

...

Vous nous la dites, la vérité ?

...

- Je veux aller en cellule.

...

- Est-ce que ça va ?

- Ouais. - T'es doué, hein.

T'es doué. - Merci.

Je peux vous dire un truc ?

Will...

Je le connais depuis tout petit.

C'est comme un frĂšre.

Ca me fait chier

qu'il soit là comme ça.

Est-ce qu'il va aller en prison ?

- Je sais pas.

Mais quand il saura ce qui est arrivé à sa mÚre, il se relÚvera.

Si jamais il va en prison,

quand il sortira, il pourra reprendre ses études,

et passer à autre chose. C'est ça qui est important.

- Vous allez peut-ĂȘtre trouver ça bizarre...

Je suis content d'ĂȘtre lĂ . Je veux dire...

Vous voir travailler comme ça...

J'ai toujours rĂȘvĂ© d'ĂȘtre lĂ©giste.

- Ah ouais ? - Mais comme je dois bosser

un peu Ă  droite Ă  gauche,

aider ma famille,

c'est compliqué de suivre les cours.

- C'est difficile.

- DĂšs fois, j'ai envie d'abandonner.

Mais quand je vous vois comme ça...

Je me dis que ça vaut le coup.

- Ca vaut grave le coup.

- Dingue, ce métier, non ?

- Fou. C'est le plus beau métier du monde, me concernant.

Je suis pas inquiet pour toi.

Sonnerie de message

Euh...

Appelle-moi, à la fin de tes études.

Je pourrais peut-ĂȘtre t'aider.

Ils ont exhumé le corps.

Ils vont démarrer l'autopsie.

- Euh... Pour l'autopsie,

j'aimerais que ce soit vous.

Musique rock

...

William, tu veux pas voir ta mÚre comme ça, crois-moi.

Vincent.

...

C'est bon ?

...

Tu peux pas ĂȘtre lĂ , t'as de la dynamite,

autour de toi. - Oh, putain.

- Docteure !

Excusez-moi, une seconde.

J'ai l'impression que votre charlotte

*ne recouvre pas entiĂšrement

votre oreille droite. Ce serait pas une violation

des recommandations de la Société française

*de médecine légale ?

- Vous connaissez les rĂšgles que vous ignorez constamment.

*-Oui, je les connais.

D'ailleurs, la tasse de thé

qu'il y a derriÚre vous, ça ne fait pas partie

du matériel médico-légal... *-On a compris.

Elle est Ă  bonne distance.

Allons-y.

*-Non, non, non, non !

Je suis le cerveau, vous exécutez mes ordres.

C'est la volonté

mais les gens qui sont en face en train de nous braquer.

On a trĂšs, trĂšs peur. Pour tout vous dire,

*Eddy est sur une chaise,

avec une ceinture

de dynamite et il risque

d'exploser.

On a pas envie qu'il explose. - Non.

- Personne.

*Faites ce que je vous dis.

Balthazar a dit : levez les mains.

Super.

Balthazar a dit :

faites des marionnettes avec vos doigts.

- On a peu de chances

*que ça donne quelque chose. On l'a embaumée

avant inhumation. Allons-y.

Musique de tension

...

*Zone rouge bilatérale à la face antérieure

de deux bras. - Présentes à l'examen externe.

*-Il faut refaire un prélÚvement.

...

- Balthazar a dit : prélevez !

...

Retenez : un bon assistant,

c'est la clé d'une bonne autopsie.

*-Employé rebelle, promesse d'une catastrophe.

- Je suis pas votre employé.

Retenez autre chose : les assistants disent

souvent n'importe quoi. *-Attendez.

On constate un trait de fracture

qui part du muscle temporal et remontant vers le frontal.

Il est discret.

C'est pour ça qu'il a échappé à notre confrÚre.

*-Traumatisme crano-cérébral.

C'est la réelle cause de la mort de madame Lacan.

Un choc violent du crĂąne contre le mur.

C'est la preuve que monsieur Lacan nous a raconté

n'importe quoi

et qu'elle était déjà morte quand il l'a étranglée.

Il a pu nous mentir sur le reste.

Il faut qu'on sache si c'est lui qui l'a poussée contre le mur.

- Elle a été poussée violemment contre le mur,

ça a pu laisser des traces lĂ  oĂč les mains du tueur

ont touché le corps. *-Non.

Désolée, mais...

Bonjour, hein.

Sur les photos, aucune trace. - Rien sur les photos.

*-Sur la peau, non. Mais, sous la peau...

Balthazar a dit...

- Oui, exactement !

C'est ce que j'allais dire !

- Laissez-moi du temps pour retourner le corps.

Charlotte, masque et gant.

...

Deux infiltrations hémorragiques

*symétriques en forme cohérente avec un traumatisme direct.

Coloration évoquant des lésions d'allure récentes perimortem.

- Ca, c'est les mains du tueur.

- On peut savoir qui l'a poussée ?

C'est trop grossier comme marques.

*-Donc, retenez autre chose, encore... euh...

*les assistants, c'est souvent pertinent,

mais limité. Merci. Au revoir.

- Balthazar ?

- Elle a l'air sympa, quand mĂȘme

- 2 points en moins. Rires

Amenez-moi... de la craie.

- OK.

- Les légistes peuvent juste prouver que la mort a été causé par le choc,

pas qui a poussé.

- Mais si le pĂšre garde sa version, il reste le tueur.

- William va comprendre et exploser. Mais j'ai 7 innocents

à l'intérieur. - On est au courant, ouais.

- On peut plus attendre. On y va. - Vous ĂȘtes sĂ©rieuse ?

Vous avez pas compris quoi ? C'est Fort Knox !

Ca va ĂȘtre un carnage. - Balthazar est son otage, d'accord ?

- Il a pu le contraindre pour nous ralentir.

- Non. Balthazar aurait trouvé

un moyen de m'alerter. On se connaĂźt.

- Justement : votre ami.

Votre jugement est altéré.

Ici, c'est moi qui décide.

A toutes les équipes : en position. On bouge.

- OK. - Reçu.

- Ouais, bien reçu.

Allez, on y va. - OK.

- OK.

Teddy, tu t'occupes de la craie ?

Alors...

Bénédicte Lacan faisait 1, 66 m.

Comme toi, Bouchra ? - Oui.

- Ouais ? Super. EnlĂšve tes talons.

Patrick Lacan...

- Bouchra.

- ... 1, 82 m.

- Je fais la mĂȘme taille que mon pĂšre.

- OK, William.

Hop !

Et l'autre main.

(- Tu comprends quelque chose ?)

- OK.

VoilĂ  ce qu'on va faire.

Musique Ă  suspense

...

Tout le monde a compris ?

- C'est bon. - OK.

...

- 1, 2, 3...

...

- Super !

...

Ca ne peut pas ĂȘtre Patrick Lacan.

... Il soupire.

Déclics

- Top, inter' !

Détonation Cris de surprise

Détonation

Sifflement d'acouphĂšne

...

... Cris confus et indistincts

... ...

... Musique sombre

... ...

... - Go, go, go !

... ...

...

*Bip de radio *-Appel général...

*Communications radio

*...

*...

- Ca va aller, pour lui ?

- Ouais. On lui a redonné espoir.

*...

- Le cours, il était chanmé. Ils rient

- J'ai fait une crise d'angoisse, mais ouais.

- Je vais peut-ĂȘtre devenir lĂ©giste.

Il soupire.

- Ca faisait des heures que j'en avais envie.

Elle souffle.

- Hm.

- C'était ouf. Y a que Balthazar pour nous mettre

dans ces situations. - Ah ouais.

- Tu voulais me dire quoi, tout Ă  l'heure ?

- Euh...

Rien.

- Ouh lĂ  lĂ ... Je vous laisse.

- Je te dis pas d'oĂč ça vient ?

- De la poche de ma blouse. C'est moi...

- Et tu savais qu'il y avait pas de complice,

de porte piégée, que dalle !

- T'es sĂ»re ? Peut-ĂȘtre que

j'ai mal vu. - Putain,

on bosse lĂ  comme des cons

alors qu'il y a pas de prise d'otage ?

- Si, techniquement, au début... - Tu réalises

qu'on aurait pu buter un gosse ?

- Pourquoi ? Ils vous ont rien fait, les enfants !

- J'ai pas envie de rire.

Vraiment pas du tout.

Tu réalises combien on a eu les boules

pour toi, Fatim, Eddy... Pour rien !

- Non, pas pour rien :

Maintenant, grĂące Ă  toi, et un petit peu grĂące Ă  moi, on sait

que le tueur peut pas ĂȘtre Patrick Lacan.

- Que tu me fasses passer

pour une conne au RAID, ça va,

mais ils ont autre chose à faire que de libérer des crétins.

- Ecoute, on cherchait...

- J'en ai marre ! De tes conneries,

marre de te couvrir

et de m'inquiéter pour toi !

Donc, concernant la taille du tueur,

il fait entre 1, 70 et 1, 76 m, 1, 77m grand max.

Patrick Lacan fait 1, 82 m. Donc, ça peut pas le tueur !

Il faut reprendre l'affaire.

- Tu me fais de la peine, lĂ , Balth.

Musique douce

...

- Qu'est-ce que vous faites dans mon bureau ?

- Mme la directrice, je pensais avoir laissé un paquet de chips...

- Je sais ce que vous avez fait.

- Déjà ? - Vos prolongations

dans cet amphithéùtre.

- Oui ? - J'ai envie de m'énerver,

de vous menacer, mais...

je veux m'épargner des efforts inutiles.

- Du coup, vous allez faire quoi ?

Vous allez écrire un mot à mes parents ?

Vous allez me re-virer ?

- Désolée de vous décevoir.

On va pas ternir l'image de l'IML.

Vous ĂȘtes condamnĂ© Ă  travailler sous ma direction,

sauf si vous dĂ©cidez de partir de vous-mĂȘme, bien sĂ»r.

Il rit doucement.

- Non, ça n'arrivera pas, ça. - Bien.

La note, pour le cheesecake.

Votre chĂšque : demain, sur mon bureau.

- Demain, ça va ĂȘtre compliquĂ© :

j'ai une confér... - J'ai annulé.

Je me suis dit que vous aurez besoin de repos.

Il y a tout le matériel à désinfecter, en profondeur.

Olivia a dit.

Bonne fin de journée, Balthazar !

Elle s'éloigne.

- Bonne fin de journée à vous aussi.

Musique japonisante

...

Accent espagnol - Hola !

Le cours de cha-cha-cha ?

...

... - Excuse.

...

... Elle halĂšte.

Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

- Je suis venu...

...

pour m'excuser par rapport Ă ...

Ă  la prise d'otages,

à la non-prise d'otages. Je suis désolé.

C'était pas le but que tu t'inquiÚtes.

Cadeau !

- Ouais...

A un moment, ça finira mal.

Tu sais, ça.

- C'est pour ça que j'ai deux cadeaux !

Dont un qui se mange !

Je suis prĂȘt Ă  presque tout pour me faire pardonner.

- A tout ? - Presque...

- Alex...

t'as une tenue pour monsieur ?

Gong - C'est incroyable,

tout me va.

ArrĂȘte ! Je vais te faire m...

Claquement

Je vais te défoncer.

- Ah ouais ? - Ouais.

Plus tard. - OK.

Cri J'ai pas mal.

...

C'est moi qui gagne, lĂ , hein ?

C'est m...

OK, c'est toi qui gagne !

Elle soupire.

- Tu veux de la barbe Ă  papa ? - Un petit peu.

Elle rit.

- OK, t'as retrouvé ta connerie.

- Ouais, je t'ai pardonné. - OK.

- Tu m'en veux pas de t'avoir massacrée ?

- Hm.

C'est ça, oui !

- Camille. - Hm ?

- Tu vas rouvrir le dossier du pĂšre de William ?

- C'est déjà fait.

Ils m'envoient les nouveaux éléments demain.

- Sérieux ? - Hm.

- Merci. Putain, merci.

- Comment ça se passe avec la bombasse, Monica Bellucci ?

- Je vois pas de qui tu parles. Elle rit.

- Ta boss.

Vous avez toujours pas trouvé de terrain d'entente ?

- On n'en trouvera pas. - Pourquoi ?

- Parce que Madame veut jouer

aux adultes responsables avec moi ! Le truc qu'elle a pas compris,

c'est que j'en suis pas un.

- Et donc, quoi ?

C'est la guerre ?

- Ouais.

- Les dossiers... Musique mutine

...

Cliquetis et déroulement de ficelle

... ...

Elle crie.

...

... Elle rugit.

... Elle respire lourdement.

... Cliquetis

Cliquetis et ficelle

...

Elle hurle.

...

Rire enfantin d'outre-tombe

Je savais que ça te plairait, Lise.

Souffle

...

Rire enfantin

Musique sombre

- Pourquoi vous m'avez fait venir ?

C'est encore William ? - Nos légistes disent

que le tueur de votre mĂšre fait 8 cm moins que votre pĂšre.

C'est pas lui qui l'a tuée.

Rire nerveux

- Pourtant,

il a avoué.

Euh...

pourquoi, si c'est pas lui ?

- J'ai épluché le dossier :

il y avait quelqu'un d'autre dans la maison.

Vous étiez là, non ?

- Oui, mais j'étais pas vraiment là.

- Car vous ĂȘtes une droguĂ©e.

- J'étais.

Elle soupire.

A la mort de ma mĂšre, j'ai arrĂȘtĂ©, je suis entrĂ©e en cure.

Je me disais qu'elle serait fiĂšre de voir sa fille se ressaisir.

Et Ă  chaque fois

que j'ai envie de replonger, ça m'aide à tenir.

- On sait que vous vous disputiez beaucoup.

- Oui, enfin...

Elle détruisait la drogue, ça me faisait péter les plombs.

- Et...

le soir de sa mort,

vous avez pété les plombs ?

- Je sais pas. Enfin, je sais plus.

- Vous savez plus.

- Non.

- Vous étiez sous héroïne.

- Je sais pas.

- Vous savez pas ?

Si vous aviez consommé de l'héroïne ?

- Ben non, je sais pas.

- Vous savez rien.

- On se disputait, mais on s'aimait !

Ma mĂšre, je l'aimais.

Vous me croyez coupable ? Je m'en souviendrais !

Ces choses, on s'en rappelle !

Il soupire.

- C'est pas obligé, hein.

Tu as peut-ĂȘtre oubliĂ©.

On occulte, hein.

L'esprit efface parfois ce qu'il ne supporte pas.

- N'importe quoi.

- Je vais vous dire ce qui s'est passé.

Votre pÚre est rentré, a trouvé votre mÚre contre le mur.

Dans votre chambre, vous étiez défoncée.

Il a tout de suite compris.

C'est pourquoi il a étranglé un cadavre

et a avoué un meurtre.

- Non. - Il a fait ça pour vous protéger.

Pour protéger sa petite fille.

Sa petite fille toxicomane.

- Non. - Justine,

vous étiez là, vous étiez défoncée

et votre taille correspond.

(- Non !)

Elle halĂšte.

C'était la seule qui pensait

que je m'en sortirais.

Je l'ai pas tuée !

Non !

- Allez. - J'ai pas fait ça.

(- Allez.)

(Allez.) (- Non !)

Il soupire.

Musique inquiétante

- Alors, ça y est ? C'est fini ?

- Désolé, c'est un désastre.

- J'essayais de tout bien faire,

avec William, pour que ce soit un grand médecin,

et Juju, qu'elle arrĂȘte de se dĂ©truire.

On peut dire que j'ai tout raté.

Ca doit ĂȘtre ce boulot, finalement.

Patrick avait raison.

La médecine rend fou, non ?

Musique triste

- C'est un métier magnifique.

- MĂȘme quand on rĂ©cure ses instruments ?

- Moins.

Elle rit.

Moins.

- C'est bien : entre Vésinet et les cachets,

ça évite les sujets qui fùchent : Maya,

le bébé...

- Je gÚre. - Bien sûr.

*Message Comme tous les toxicos.

Musique douce

Bips

...

C'est quoi ?

...

- Les résultats d'analyses des écouvillons

prélevés sur tes bras.

...

La toxicologie indique la présence de formol.

- Ca doit ĂȘtre l'embaumement.

Musique énigmatique

...

Qu'est-ce que tu fais ?

- Regarde autour, lĂ . On dirait

une réaction allergique.

- Ca veut dire que le formol était là avant ma mort.

...

- Ca veut dire que le tueur avait du formol sur la main

quand il t'a attaquée.

Ton mari s'est dénoncé pour rien.

C'est pas ta fille qui t'a tuée. - BONJOUR, PROFESSEUR.

- Bonjour.

- Au revoir, madame.

- Au revoir.

...

- Pas de repos pour les braves ?

- Non.

J'essaie de prendre de l'avance.

Depuis que vous m'avez dit que vous alliez m'aider,

je fais de mon mieux.

D'ailleurs, si... vous avez besoin de quoi que ce soit,

je peux vous aider. - Je veux bien, oui.

Tu peux peut-ĂȘtre m'aider Ă  analyser des rĂ©sultats.

Le prélÚvement sur les zones rouges bilatérales à la face antérieure

des deux bras de Bénédicte Lacan.

- Mh ?

- On a trouvé du formol.

- Ca peut venir de l'embaumement. - Mh.

Sauf que les rougeurs sont ante mortem.

- Madame Lacan,

elle était médecin.

Elle pouvait utiliser ça dans sa clinique.

- Oui, c'est malin.

Les rougeurs montrent qu'elle était allergique au formol.

Je doute qu'elle l'utilisait au quotidien.

Sinon, échange de Locard.

- Ca voudrait dire que le formol, ça vient du tueur ?

De Justine ?

- Je vois pas pourquoi Justine aurait du formol sur les mains.

T'as utilisé un scalpel trop petit au début.

Musique de tension

Tut tut !

Comme un scalpel de thanatopracteur. Ca ira mieux

avec un vrai scalpel.

Ton petit boulot pour payer tes études,

c'est aux pompes funĂšbres ?

C'est toi

qui avais du formol sur les mains.

Tu mesures 1, 75 m.

C'est toi qui as tué Bénédicte Lacan.

...

- Je suis désolé.

...

Je voulais pas faire ça.

Tout s'est passé trop vite.

Je suis allé chez William, comme d'habitude.

Sauf que là, il était pas là.

Et quand je suis rentré...

y avait des billets sur la table.

Je vous ai dit que j'avais besoin d'argent pour ma famille.

Alors, je les ai pris.

...

- Elle t'a surpris, c'est ça ?

- Elle a commencé à me crier dessus,

Ă  m'insulter, Ă  me dire que...

que je méritais rien.

J'avais bossé toute la nuit, j'étais crevé.

J'en pouvais plus.

...

Là, j'ai pété un plomb. Je l'ai poussée.

...

Balthazar soupire.

...

Elle s'est cognée, et plus rien.

- Et donc, t'as paniqué et tu t'es enfui.

- Je voulais me dénoncer. Je le voulais vraiment.

Ils ont arrĂȘtĂ© M. Lacan, alors...

alors, j'ai rien dit.

Et plus j'attendais,

plus c'était difficile d'en parler.

- On n'a pas de preuves irréfutables contre toi. Tu pourrais t'en sortir.

...

Mais je pense aussi qu'il faut que tu assumes tes actes.

C'est le seul moyen que tu as d'ĂȘtre pardonnĂ©

et de faire sortir une innocente de prison,

et c'est ce que font les super-héros.

...

Musique mélancolique

...

- Je serai jamais légiste ?

...

- On va devoir annuler le cinoche ce soir,

à cause du rab que Vésinet nous donne.

Ho ! Eddy ! - Mh ?

- Tu m'écoutes ?

- Oui.

- T'es bizarre depuis 2 jours. Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est de ma faute, (c'est...)

- Hein ?

- C'est de ma faute.

J'ai balancé Balthazar à la sous-direction

de la protection sanitaire. - Quoi ?

- C'était aprÚs

son mariage, la grossesse, HélÚne qui est partie, je...

J'ai eu peur qu'il fasse une connerie.

Il va pas bien, Balthazar. J'avais pas compris

que ça allait ĂȘtre VĂ©sinet qui allait ĂȘtre envoyĂ©e.

Ca m'a dépassé.

- Tu déconnes. Tu vas aller le voir

et tu vas t'excuser.

- Non, je vois pas pourquoi je m'excuserais.

T'as vu dans quoi il nous a embarqués ?

J'ai pas envie que tu prennes une balle parce que monsieur

a besoin de se sentir vivant.

- Je t'ai rien demandé, en fait.

Tu sais quoi ?

Tu m'oublies.

- Quoi ?

Musique mélancolique

...

Souffle mystique

Musique sombre

...

- Toi, t'as pas l'air en forme.

...

- Alexandre.

- Eh ouais.

Tu parles de moi Ă  ton psy et je rapplique.

Faut croire

que ton enfance remonte.

...

Pff !

Musique éthérée

- Désolé, j'ai passé l'ùge d'avoir des copains imaginaires.

...

Musique pesante

...

Balthazar s'effondre. Du lait s'écoule.

...

Musique anxiogĂšne

...

Musique intense

...

Musique de tension

- Encore une absence, c'est ça ?

Musique douce

...

Quand vas-tu t'inquiéter de ce qu'il t'arrive ?

Mh ?

...

T'as raison. Fuis, va.

...

Ca a toujours été la meilleure solution pour toi.

...

Une porte grince au loin.

Musique énigmatique

...

Ah, Baltha.

Musique de tension

...

Musique langoureuse

- Pardon, je...

Qu'est-ce que vous faites ici,

habillée comme ça ?

Troublé Déshabillée... comme ça.

- C'est Ă  moi que vous posez la question ?

Vous vous ĂȘtes regardĂ© ?

On dirait un zombie.

Vous Ă©tiez oĂč ? Une idĂ©e de gĂ©nie vous est passĂ©e par la tĂȘte ?

Fromage dans un échappement ? Crotte dans la poubelle ?

- Non, pas d'idée particuliÚre. - Vous fatiguez pas.

J'ai une soirée,

et pas de temps Ă  perdre avec les causes perdues.

...

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

.

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