All language subtitles for Balthazar.S04E04.Nature.morte.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

Musique légère

...

... Un bébé pleure.

... ...

... Musique troublante

... ...

- Ca va, mon amour ?

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je suis ta femme. On est une famille.

... ...

Regarde ta fille, comme elle est belle.

... ...

C'est papa. C'est papa.

... C'est ton papa.

... ...

- Fallait pas accepter de la voir.

- Pour qu'elle essaye encore de foutre le feu à la prison ?

- T'es vraiment son clébard. Elle te siffle et tu rappliques.

Prends une petite pilule magique du Dr Ousmane

et annule la visite.

Musique intrigante

- Non.

Elle va faire quoi ? Tuer un gardien ?

Tuer une détenue ?

- Ou son bébé avant sa naissance. C'est possible, hein.

...

- Faut que je lui parle en face à face.

Faut que je lui dise de me laisser tranquille.

Sinon, elle est capable du pire.

Lise grogne.

Lise aboie et halète.

... Lâche-moi.

...

Balthazar chante à tue-tête.

...

Oh !

Un peu de bonne humeur, de musique, ça vous parle ?

- Et le respect du défunt, ça vous parle ?

"Le respect du défunt et de sa dignité

"doit être préservé lors de l'activité thanatologique,

"durant son séjour à l'IML." Chapitre 1, alinéa 3

du règlement intérieur de l'institut.

- Vous êtes ?

- Dr Vésinet,

sous-direction de la protection sanitaire.

- La fossoyeuse. - Pardon ?

- Euh...

Très heureuse. Très heureux.

- On a reçu

un signalement :

entorses répétées à la procédure, à la déontologie,

à l'éthique. Ajoutez à ça

des factures peu justifiables

et vous gagnez une inspection. - Attendez.

Ca veut dire que quelqu'un m'a signalé, moi ?

Il y a quelqu'un qui m'a signalé ?

De quoi vous parlez, quand vous parlez de dépenses

peu justifiables ? C'est quoi, le...

- Au hasard ? - Oui.

- 1300 euros de location d'un hydroglisseur.

Pourquoi pas un biplan, tant que vous y êtes ?

- Alors, attendez. Je me souviens de ça.

Ca, c'est parce que

c'était bouché sur l'A6. - Bien sûr. Oui, oui.

- Je comprends pas votre présence.

Tout ce que ma hiérarchie m'a dit de faire,

je l'ai fait. D'accord ? J'ai même été voir ce psy, là.

- Celui dont vous avez annulé 14 séances ?

Ah ! Dont la dernière pour compétition de poney.

- Comment vous savez ça, vous ?

C'est lui qui m'a balancé ?

Dites-moi, c'est pas contraire

à la déontologie, ça ? Contrôlez-le, lui.

Ecoutez, Dr...

- Vésinet. - Ouais.

- Ecoutez, Dr Vésinet. C'est un énorme malentendu.

Vous savez ce qu'on devrait faire ?

Moi, je vous propose

qu'on aille dissiper tout ça

autour d'une bonne bouteille de chianti,

tous les deux. Je vous invite.

- J'adore le chianti. - C'est vrai ?

Eh ben voilà !

- Asseyez-vous.

Elle soupire. Vous êtes doué, Dr Balthazar.

- Ouais.

- Très doué. - Hmm.

- Mais ça ne vous donne pas le droit de survoler les lois.

Vous savez très bien

que la direction de l'IML de Paris est sensible,

politique. La préfecture de police

et le ministère de la Justice veulent savoir

si vous êtes toujours à la hauteur

de la tâche, et je suis là pour ça.

On va donc commencer

par sortir tous les rapports

de ces trois dernières années et les étudier.

Un téléphone vibre.

... - Pardon. Excusez-moi.

Ouais. Allô ?

J'arrive, j'arrive.

M'en dis pas plus. Envoie l'adresse.

A tout de suite. Je suis désolé.

C'est une urgence.

J'aurais adoré finir cette conversation avec vous,

mais on la continuera quand j'aurai un moment.

- On prend votre voiture ou on loue un hélicoptère ?

- Vous allez venir avec moi ? - A votre avis ?

- D'accord.

Musique entraînante - Merci.

...

- Et voilà.

...

- C'est quoi, cette arrivée de merde ?

Hé, tu nous fais pas un petit dérapage contrôlé,

comme d'hab' ? - Arrête.

- Tu ramènes tes meufs sur les scènes de crime ?

- Arrêtez. Stop. - C'est qui, ça ?

- Je vous présente...

- Dr Vésinet. Je suis chargée de contrôler

le Dr Balthazar. - Contrôler qui ? Lui, là ?

Delgado rit.

En toussant - Gestapo.

- Un petit conseil : considérez que je ne suis pas sourde.

- J'ai rien dit. J'ai toussé.

- Capitaine Camille Costes. Ravie.

Balthazar se racle la gorge. Ou pas.

- Delgado.

- C'est là-bas ? - Oui. Allez-y.

Costes souffle.

On y va.

Musique intrigante

...

Les trois quarts des objets ici ont été signalés volés.

Peut-être un coup qui a mal tourné.

- Les victimes : 3 gamins de 18 ans.

Simon Bazan, Leroy Clain et Mehdi Mazouche.

- Des petits voyous.

Clain était un employé de la casse. C'était leur repaire, ce hangar.

L'appareil bipe.

...

- La 1re victime : traumatisme

crânio-cérébral majeur,

sûrement à l'origine d'un décès immédiat.

Elle a été frappée à l'aide d'un objet contondant.

Musique à suspense

...

De multiples lésions

sur la 2e victime, qui rappellent celles de la 1re.

La même forme. Probablement

le même objet utilisé. Je dirais

un objet... oblong et fin.

...

Vous notez quoi, en fait, depuis tout à l'heure,

là, dans votre cahier ?

...

Même arme du crime pour la 3e victime.

Les trois ont des rougeurs et des oedèmes

périorbitaires. Delgado, docteur, "périorbitaires" ?

C'est un jeu auquel on joue avec Delgado.

Je lui apprends des termes de médecine légale.

La journée va être longue.

...

Les yeux sont rouges.

...

Conjonctivite chimique, certainement

due à du 2-chlorobenzylidène

malonitrile. Emanant des vêtements,

ça continue à irriter. En fait, on les a aspergés de gaz

lacrymogène avant de les frapper,

sûrement il y a moins de 2 heures. Il y a aussi une faible odeur

de décomposition d'urée.

L'urée, c'est une des composantes majeures de l'urine.

Lors du décès, les sphincters se relâchent

avec ou sans incidence.

Vous notez quoi, dans votre cahier ? Ca me dérange ! Vraiment.

- "Absence du port de la charlotte réglementaire.

"Examen du corps sans prise

"des clichés préalables."

Balthazar renifle.

- L'odeur d'urine provient pas du cadavre.

- Vous savez ce qui cause aussi une énurésie ?

- La peur. - Réflexe primaire.

On se vide pour être plus apte à se défendre d'un agresseur.

- Ouais.

...

Musique troublante

...

Y avait quelqu'un, ici. Il a tout vu.

La peur a pu lui couper les jambes.

Il est peut-être pas loin. - OK. On y va.

Musique à suspense

...

(Les gars !)

Musique de tension

...

Générique

...

Qu'est-ce qui s'est passé, Kevin ?

Kevin... Kevin, regarde-moi.

Je sais qui vous êtes, toi et tes potes.

Les flics, c'est pas trop vos copains,

mais tu dois nous aider.

C'est grave, ce qui s'est passé. Ils ont été massacrés.

Alors, dis-moi : qu'est-ce qui s'est passé ?

- C'est ce hangar.

C'est là qu'on se retrouvait après nos coups.

Et, là, on s'est embrouillés.

- Pourquoi vous vous êtes embrouillés ?

- Ils voulaient qu'on recommence. J'étais pas d'accord.

- Recommencer quoi ?

- Notre dernier cambriolage, il y a 3 jours,

c'était une baraque de ouf.

On a pris une horloge, des bijoux

et un tableau chelou

qui était dans l'entrée. Les mecs voulaient qu'on reprenne,

mais j'étais pas chaud. Les gens renforcent

leur système de sécurité après un vol.

Tout ça, ça m'a vénère.

Je suis sorti du hangar pour me calmer.

Quand je suis revenu, je l'ai vu entrer.

- Qui ?

- Ce cinglé qui les a tués.

Je sais pas c'est qui.

- Tu as vu quelque chose ?

Un truc qui pourrait nous aider à l'identifier ?

- Il était cagoulé. Bruits de pas

Je me suis approché pour voir ce qui se passait,

mais il venait de les gazer en entrant.

Ca puait à mort la lacrymo. Je voyais rien.

Toux

J'ai juste aperçu ses yeux de ouf.

Ils étaient genre... calmes mais tarés.

Vous voyez ? C'est comme s'il aimait ça,

tuer des gens. Cris de rage

Je voulais les aider, mais j'avais trop peur.

Coups et cris de douleur

J'entendais leurs cris. C'était horrible.

- T'as fait ce que t'as pu.

... Musique grave

T'as trouvé quelque chose ? - Les gosses ont fâché

pas mal de monde, mais rien ne justifie

de se faire massacrer. Y a un truc bizarre.

La baraque cambriolée appartient à Marianne

et Jean-Eudes Peretti, un collectionneur d'art,

mais ils ont jamais déposé plainte. - Et ils ont piqué quoi ?

- Une horloge, des bijoux et un tableau.

- Ouais. Y a rien de tout ça dans l'inventaire du hangar

et ils ont pas eu le temps de refourguer leur came.

- Soit le gosse ment... - Soit les Peretti

se sont fait justice eux-mêmes pour récupérer leurs biens.

- Le tableau que Kevin dit avoir volé,

il me l'a dessiné. L'horloge et les bijoux aussi.

- OK. On va voir si on trouve ça à l'intérieur

et on va voir de qui il s'agit.

Delgado siffle. - Pas mal, hein ?

J'aime bien, moi. - Attendez !

J'ai des chocolats !

J'ai des chocolats. - Je prends le blanc.

- Non, je veux pas.

T'es chiant, de toujours proposer. Qu'est-ce que tu fous là ?

- C'est Vésinet.

Elle me colle et me pose ses questions inquisitrices.

C'est mon connard de psy qui m'a balancé. T'imagines ?

Je peux pas rester à l'IML.

C'est pas possible. Je peux rester avec vous ?

Un téléphone sonne. Attends.

Excuse-moi. - Ils sont bons, hein ?

...

... - Tiens, regarde.

- C'est du harcèlement.

- Allô ? *-Vous êtes où ?

On avait rendez-vous. C'est dans votre agenda.

- Ah bon ? J'ai un agenda ? Euh...

Je... Je... Je suis dans un endroit

qui capte pas très bien, là. Je...

Dra... Ah... Je...

Krr... Pon...

Je peux rester ? S'il te plaît.

S'il te plaît. - T'as vraiment 5 ans d'âge mental.

- Oui, mais les organes d'un jeune homme de 25.

Tous les organes. - J'ai rien entendu.

- Mme Peretti, bonjour.

Capitaine Costes, lieutenant Delgado, Dr Balthazar.

On peut vous poser quelques questions ?

- Je sais pas trop. Il faut que je demande à mon mari,

parce que c'est lui qui décide de tout.

Jean-Eudes ? Y a la police !

- Et un médecin légiste, aussi. - Et un médecin légiste !

Une porte s'ouvre.

Je vous en prie. Il va arriver.

- Merci.

- Asseyez-vous.

- La police

et un légiste ?

Quelle surprise !

- Mr. Peretti, est-ce que vous vous êtes fait cambrioler,

récemment ? - Un cambriolage ?

Oh... Je m'attendais à quelque chose

de plus excitant : du sang, des larmes...

Mais non. Pour répondre à votre question,

pas de cambriolage.

- D'accord. Un témoin dans une triple affaire

de meurtre affirme le contraire.

Réfléchissez bien.

Vous avez tout intérêt à nous dire la vérité.

- La vérité, vous savez, c'est une question de point de vue.

Regardez ce tableau. Qu'est-ce que vous y voyez ?

Une tête de mouton ? Moi, j'y vois

l'allégorie de l'innocence. - Votre collection

de tableaux, là, elle est complète ?

- Evidemment. Si j'avais eu le moindre problème,

j'aurais appelé la police.

Vous pratiquez un art inégalable, plongés dans la noirceur

de l'âme. Ca doit être effrayant

de découvrir ce dont l'être humain

est capable. - Et vous ?

Vous êtes capable de quoi ?

- Je suis un vieil esthète

qui vit au milieu de ses oeuvres. - Excusez-moi.

Ce tableau, là, ça vous dit quelque chose ?

- Non, ça me dit rien.

Je dirais pas à son auteur de se lancer dans l'art.

Magnifique, n'est-ce pas ?

- Rajowski, période new-yorkaise. Pas sa meilleure.

- Monsieur est connaisseur. Ca ne m'étonne pas.

La médecine aussi est un art,

comme les peintres qui, sur leurs toiles,

donnent la vie ou la mort.

- Ouais.

Vous savez ce que j'aime, moi, surtout ?

Quand l'art remet les choses en question.

- Moi aussi.

- Un peu comme la médecine légale, voyez-vous.

Musique troublante

Elle est à vous, cette canne, M. Peretti.

...

Pour votre coxarthrose chronique de la hanche.

- Oui, docteur. Pourquoi ?

- Parce qu'elle ressemble un petit peu à un objet oblong,

fin, contondant.

Un peu comme l'arme du crime qui a servi à tuer trois mômes.

...

Sauf que c'est pas de cette canne-ci que vous vous servez tous les jours.

Vous en avez une autre.

- C'est incroyable que vous disiez ça.

Je l'ai égarée il y a trois jours.

- Incroyable...

Un peu comme ce tableau qui n'a jamais existé.

- La vie est pleine de mystères, n'est-ce pas ?

- Il nous nargue ! Il a tué les trois gosses.

On n'a rien pour le prouver et il le sait.

- Il les a massacrés pour une horloge et un tableau ?

- Je sais pas, mais il l'a fait et on n'a rien pour enquêter.

- Est-ce que vous saviez, tous les deux,

qu'une équipe italienne avait réussi à cartographier

les microbiomes de bactéries et les champignons

sur les dessins de Léonard de Vinci ?

- Non. - Non. J'étais passée

à côté de cette info capitale, mais merci.

- C'est impossible à nettoyer, un tableau,

contrairement à une horloge.

Du coup, sur sa surface,

on peut trouver plein d'informations,

notamment les endroits où il a transité.

T'as compris ? T'as pas compris.

- Si on analyse le tableau, on peut prouver

qu'il était dans le hangar et que Peretti est lié au meurtre.

- T'as compris. - Sauf qu'on sait pas

où est le tableau. - Justement.

Il est planqué quelque part. Il faut le trouver,

puisque vous avez pas d'autre idée

que mon idée que j'ai trouvée pour inculper Peretti.

On commence par checker la maison. - Comment on fait ?

On n'aura jamais de commission rogatoire.

- On est obligé, pour la commission rogatoire ?

- Oui, on est obligé. La dernière chose dont j'ai besoin,

c'est que tu foutes en l'air la procédure.

*Musique douce

*...

- On s'emmerde, là, non ?

- On peut aussi se reposer. - Non.

Se reposer, ça veut dire avoir le temps de penser

à ce que ça va te faire de la revoir, elle.

Tu crois qu'elle a changé ?

A part son gros bide, je veux dire.

- Arrête.

- Tu sais, je crois que tu devrais doubler la dose

en cachetons. T'es pas du tout prêt, là.

Ca sent le "nervous breakdown".

*...

Pourquoi t'irais pas récupérer le tableau ?

Ca te changerait les idées.

*...

- Non, je me lance pas dans un cambriolage

avec Mussolini sur le dos.

Si elle l'apprend, je peux tout perdre.

*...

- Il pourra pas rester avec sa mère, le gosse. En taule...

Qu'est-ce que tu vas faire ? Le noyer ?

*...

- Tu me saoules.

Musique rythmée

...

Je vous ai tous réunis ici, ce matin,

car j'avais besoin des meilleurs

parmi les meilleurs

pour monter... le casse du siècle.

Chacun d'entre nous

aura un rôle bien précis et une mission correspondant

à nos talents les plus maîtrisés. Pour pas se faire cramer,

on aura des noms de code.

Je vous présente Doigts de fée.

Elle ouvre tout

et n'importe quoi avec dextérité. Rien ni personne ne lui résiste.

C'est bien, non ? - Hmm.

- Nous avons également... - Je le sens pas.

- L'Escroc.

Expert de l'embrouille,

de l'esbroufe et des déguisements,

il est insaisissable, comme l'anguille.

- Pendant qu'on fait le casse du siècle,

tu fais quoi du Dr Vésinet ?

- C'était le premier problème à régler.

Elle est au rendez-vous qui est noté dans mon agenda.

- Depuis quand tu as un agenda ?

- J'ai pas d'agenda.

Musique de flop

...

- Vous pensiez vraiment que j'irais à votre rendez-vous imaginaire

à Perpète-lès-Oies ? C'est un bizutage ?

- Que... Je... Pas du tout. Pourquoi ?

Pourtant, je regarde tous les jours mon agenda.

- Jouez pas au plus malin avec moi.

On parle tout à l'heure. J'ai rendez-vous à la préfecture.

(- Oups...)

Musique rythmée

Pour coordonner toute cette opération,

je vous présente

le Couteau suisse. Sur terre, en mer

ou dans les airs, le Couteau suisse

s'adapte à toutes les situations, même périlleuses.

Pas terrible. C'est pas ouf. Le Chef d'orchestre ?

Le Chef d'orchestre.

Non.

Le Mastermind. Il organise,

il coordonne.

Il est intelligent, vif, costaud.

Il cuisine bien. Il est modeste.

Et, surtout, il est... - J'ai oublié mes dossiers.

Musique de flop

Crissement du feutre sur le tableau

...

Vous faites quoi, là ?

- On révise les règles de l'IML, pour essayer de ne plus jamais

commettre d'infractions.

- Je sais pas pourquoi je vous sens pas, ce matin.

- La charlotte, donc,

est absolument essentielle.

Elle est indispensable.

Je vous conseille d'en avoir toujours deux sur vous.

Elle se met sur la tête...

La cible...

Musique rythmée

La maison des Peretti, des collectionneurs,

qui cachent un tableau essentiel dans une enquête en cours,

puisqu'il peut les inculper d'un triple meurtre.

- Sauf que t'oublies un truc, là. - Non, je suis le Mastermind.

- Le tableau... On sait pas où il est.

- Ca, c'était le deuxième problème à régler.

Il faisait froid, chez les Peretti. Froid et humide,

sauf à côté de la bibliothèque, où il faisait

beaucoup plus chaud et sec. La température et l'hygrométrie

idéales pour conserver des tableaux.

Je l'ai compris quand j'ai vu la VMC.

J'ai donc dessiné, de tête,

le plan de la maison des Peretti.

Je l'ai comparé

à une photo aérienne de Google Earth.

Si mes calculs sont bons, il manque à peu près

20 m2 et quelques,

donc c'est certainement dans ces 20 m2 qui manquent

que le tableau se cache.

- On va pas faire ça, quand même.

- On fait quoi, avec les proprios ?

- Ca, c'était le troisième problème à régler.

Les Peretti jouent au golf chaque mercredi après-midi.

Leur parcours dure 2h30. Ils boivent un verre au club-house,

ce qui nous laisse au moins jusqu'à 17h pour terminer

ce qu'on a à faire.

Quatrième et dernier problème à régler.

Depuis leur "non-cambriolage",

ils ont étrangement renforcé leur système de sécurité.

Caméras, alarmes en tous genres... C'est fort Fort Knox.

Impossible d'escalader l'enceinte extérieure.

L'alarme ne s'éteint que de l'intérieur.

Ca va être costaud.

- OK, donc c'est infaisable,

donc on le fait pas.

- J'ai dit que c'était une galère mais pas que c'était infaisable.

Figure-toi que

le Dr Vésinet m'a donné une idée...

- Pourquoi pas un biplan, tant que vous y êtes ?

Musique d'action

...

- Go !

...

OK !

...

Fatim rit.

- Non, mais moi, ça me fait pas rire.

...

Musique légère

...

- Allez. Fais-nous rêver, Eddy.

- T'inquiète même pas. C'est pas pour rien

qu'on m'appelle El Doctor. - Comment ?

- El Doctor. Musique d'action

...

- Après toi.

Musique intrigante

...

- Ah ouais, d'accord.

- Pose ça, débile. Ca coûte une blinde.

- Hé, ça va.

...

- C'est là.

...

- Alors, tu trouves ? - Ca va venir.

...

Doigts de fée, à toi de jouer.

- C'était facile à mouler.

T'as relevé ses empreintes nickel, sur sa canne.

...

- Eh...

...

- Tiens. - Pourquoi c'est tout le temps moi

en premier ? - Pose pas de question. Vas-y.

...

- J'ai une question. Pourquoi tu m'as demandé de mettre

une combinaison en Lycra ?

- Vois avec Eddy. C'était son fantasme.

...

(- Ah, c'est bon. Il est là.) (- Stop, stop, stop !)

(- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?) (- Tiens-moi ça.)

D'accord. Tiens-moi ça. Le Mastermind est là.

Musique rythmée

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je m'échauffe.

...

Alors... Là, pied gauche.

Main droite.

Appui sur le mur supérieur.

J'atterris là-bas.

Grand écart.

Je prends appui...

Oui, bon, ben... Y a deux méthodes.

Musique sombre

...

OK.

Maintenant, on analyse le tableau

et on prouve que Peretti a tué ces mômes.

On entre dans la maison.

Peretti parle à sa femme.

(- Ils sont là !) (- Quoi ?

(Pourquoi ils sont là ?)

(- Je ne sais pas.) (- Qu'est-ce qu'on fait ?)

Musique à suspense

...

- C'est toi qui as laissé la galerie ouverte ?

La sécurité est désactivée.

Où est le tableau ?

(- Il se passe quoi ?) (- C'est Peretti.)

(- Quoi ?) (- C'est Peretti !)

On sonne à la porte.

...

- J'y vais.

(- C'est bon, il est parti.)

(- Ca ne t'excite pas ?) (- Tu te tais !)

On frappe à la porte. - Police ! Ouvrez !

- Rebonjour ! J'ai une commission rogatoire

pour perquisitionner votre domicile.

- Je vous en prie, mademoiselle. - Capitaine.

- Capitaine, nous n'avons rien à cacher.

- Ah bon ? D'après le cadastre et le permis de construire

de votre maison, il manque 20 m2 dans votre salon.

On démonte la bibliothèque.

Gargouillis

(- Sérieux, tu as des gaz, là ?) (- Mais non.)

On entre.

- Bon, alors, il est où, ce tableau qui n'existe pas ?

(- C'est qui ?)

(- C'est Camille.) (- Quoi ?)

- Delgado ? (- Pourquoi

(elle est là ?) (- Je ne sais pas.)

- Il n'est pas là.

Il y en a qui y ressemblent, mais pas celui

que Kevin a dessiné. - Bon,

ben... on va fouiller toute la maison, les gars.

(- Je vais éternuer.) (- NON, NON, NON !)

- On prend ces tableaux.

Eddy éternue.

(- Chut !) (- J'y peux rien !)

Camille fait semblant d'éternuer.

- Excusez-moi, pardon. Allez, on embarque tout.

On embarque la malle aussi.

Je ne sais même pas quoi dire.

- Commence par dire... merci.

Hey !

Dr Vésinet. - C'est quoi,

cette tenue ? - Je sors de la douche.

- Je vous cherchais. Vous étiez où ?

- A la zumba.

- A la zumba ? Avec un tableau ?

- Non, docteur, on ne fait pas ça.

Ce tableau, c'est...

Ce tableau,

c'est le capitaine Costes

qui l'a brillamment récupéré chez les Peretti.

Toute seule.

Sans... moi.

Ni... Ni personne, d'ailleurs, de... l'IML.

Et je dois l'analyser

pour prouver qu'il était sur les lieux du crime

et que les Peretti ont tué ces 3 enfants pour le récupérer.

- J'ai l'impression tenace et désagréable que vous me prenez

pour une conne, docteur.

- Pas du tout.

Pas du tout.

Vous savez, vous devriez essayer la zumba.

Vraiment, c'est vachement bien pour...

Quand...

Si on aime la... zumba.

Musique funky

...

Première autopsie au monde d'un tableau !

...

Waouh...

- Elle n'est pas là,

ta baby-sitter ?

- Le commandant Klink ? - Ouais.

- Elle t'a tapé dans l'oeil, hein ? - Ouais.

- Non, elle doit être en train de détruire

la vie d'un autre innocent.

Je ne partage pas mes chips.

- Pardon.

- Ca te pendait au nez.

Tu n'obéis à personne. Ils n'aiment pas ça.

- Tu obéis à quelqu'un, toi ?

- Non, mais je ne saute pas d'un vieux coucou pour cambrioler

une baraque.

Bref, tu as trouvé quoi pour relier Peretti aux meurtres ?

- Sur ce tableau ? - Mmh.

- Non, rien.

Je n'ai rien trouvé sur ce tableau. Peut-être qu'il était

protégé par une bâche contre les projections.

Je n'ai rien trouvé.

- OK, super. C'est cool de m'avoir fait venir en urgence.

- Ca te plaît, hein ?

- OK, allez, tu m'énerves avec ton sourire.

Dis-moi ce que tu as.

- Je n'ai rien sur ce tableau.

Mais j'ai trouvé quelque chose dans ce tableau.

Grâce à l'immunofluorescence, j'ai découvert

que ce tableau avait été peint avec des tissus...

d'origine humaine.

Autrement dit, notre artiste a utilisé

de la cervelle de cadavre comme aquarelle.

- OK.

C'est dégueu.

Ce n'est pas le premier artiste à vouloir choquer,

mais ça ne nous aide pas.

- Si. Parce que figure-toi que j'ai relevé à l'intérieur

de cette matière organique

des résidus de nitrocellulose et de tétryl, deux composants

qu'on retrouve à l'intérieur de la poudre qui sert

dans les douilles de balles de revolver et de pistolet.

Même constat pour les 4 autres tableaux, tous peints

ces 10 dernières années, selon la datation

spectroscopique, ce qui veut dire que notre artiste

a effectivement utilisé de la bouillie humaine

pour peindre ses tableaux et que pour faire ça...

- Il a assassiné au moins 5 personnes.

- Voilà.

- Les artistes ont passé leur temps à tenter de capturer la mort.

Regardez les cadavres,

les corps ensanglantés et décapités qui peuplent

les murs de nos musées.

Etrange exposition

que celle de la cruauté humaine.

- Qui a peint ces tableaux ?

- Une théorie sur la mort du Dahlia noir est

qu'elle a été assassinée en hommage au surréalisme.

A Man Ray.

Tout est lié.

Le corps, le sang, l'art,

la mort. - Tu nous dis

qui a peint ces tableaux ?

- Même si je voulais, je ne pourrais pas.

Je l'ai acheté sur Internet à un artiste anonyme,

comme Banksy. Vous connaissez ?

En tout cas, je n'étais pas au courant de sa...

démarche artistique.

- Tu te fous de nous.

Tu savais.

- C'est pour ça

qu'il y a une pièce secrète ? - Et que tu as tué les mômes ?

- Vous n'avez aucune preuve.

Rien qui me relie

à ces délinquants minables.

Pas un mobile, pas une empreinte, pas un témoin.

Dans 48 heures, je suis chez moi,

libre comme l'air.

- Qu'est-ce qui me prouve

que ce n'est pas toi le taré qui a tué pour l'art ?

- Hélas, je n'ai aucun talent.

Sinon celui de le dénicher,

et reconnaissez que là,

je me suis surpassé.

- C'est bon, il me saoule. On le place en garde à vue

pour recel de cadavres, le temps qu'on prouve qu'il a tué les gosses.

- Eh bien, alors, dépêchez-vous, capitaine.

48 heures de garde à vue, ça passe si vite.

- D'accord, merci.

Le con.

La porte se déverrouille.

- Merci.

Brouhaha

...

- J'ai appris qu'Hélène était partie. C'est triste.

Je ne l'ai jamais trop sentie, de toute façon.

Elle te tirait vers le bas.

Tu me manques.

Tu as reçu mes appels ? Mes lettres ?

Je sais que ce n'est pas évident pour toi en ce moment, mais...

j'aimerais vraiment qu'on essaye de garder un lien.

Ne serait-ce que pour le bébé.

Elle bouge tout le temps.

A chaque fois, je pense à toi.

Tu sais, je suis heureuse, hein.

Même si je suis là.

Sans toi.

Je la sens. J'ai hâte de la voir.

- Ils ne te laisseront pas la garder.

- Ils ont dit que je la garderais les premiers mois si je suis sage.

Et après, c'est toi qui vas t'en occuper

jusqu'à ce que je sorte.

- Tu ne sortiras pas, Maya. - Si.

Si, je vais sortir.

Ils vont très bien comprendre pourquoi j'ai fait ça.

C'était une période difficile de ma vie.

Mais maintenant, ça va. Tu vas t'occuper de moi.

- Je ne vais pas m'occuper de toi.

- Mais je suis ta femme.

Balthazar soupire.

- Maya...

Musique sombre

...

Tu es ma femme...

uniquement parce que je voulais

me retrouver seul avec toi pour pouvoir te tuer.

Maya hurle.

- Non ! Ne fais pas ça !

- Et je suis venu te voir ici

pour une seule raison.

Pour que tu arrêtes de m'appeler,

que tu arrêtes de m'écrire

et que tu arrêtes de penser qu'il y a autre chose entre nous

qu'une très forte envie de ma part de te voir morte.

C'est clair ?

...

- Et le bébé ?

- Ce bébé, Maya,

la meilleure chose qui puisse lui arriver,

c'est qu'on te l'enlève à la seconde où il naît

et que jamais il ne sache d'où il vient.

La prochaine fois que te verrai,

tu seras dans une cage en verre aux assises.

Je te le promets.

...

- Tu te racontes que tu vaux mieux que moi.

On est pareils, tous les deux.

Pareils.

On est cassés

et rien ne peut nous réparer.

Une porte se déverrouille.

Tu es aussi taré que moi. Tout le monde le sait.

Oh là là...

Comment ils vont, tes amis imaginaires ?

Comment elle va, Lise ?

Et Alexandre ?

Hein ? Comment il va, Alexandre ?

Musique sombre

...

... Maya rit.

... ...

...

On entre.

On s'approche.

Vésinet se racle la gorge.

- Vous avez dormi là ?

Qu'est-ce qui vous est arrivé à la main ?

Vous vous êtes battu ?

- Je ne sais pas.

Putain, je ne sais vraiment pas.

Un téléphone vibre.

Waouh... Euh...

Oui, Camille.

*-Ouais. Je te dérange ?

- Euh...

Non. - OK. On n'a rien, là.

On ignore qui a peint ces tableaux, on ne peut pas prouver

que Peretti a attaqué les mômes. Tu dois identifier

les victimes pour remonter au tueur

et confondre ce connard de collectionneur.

- Leur ADN n'est pas fiché. J'ai tout transmis au FNAEG,

mais pour l'instant, il n'y a rien.

- Tu abandonnes ? Ton inspectrice te déconcentre ?

J'ai bien vu que tu la trouvais sexy.

En même temps, c'est vrai qu'elle est bonne.

Vésinet se racle la gorge.

Je suis sur haut-parleur, c'est ça ?

- Voilà.

- D'accord. Bon...

Je...

Je vous laisse, du coup.

- Merci, Camille, pour ton intervention.

- Oui, avec plaisir.

- C'est elle, ce n'est pas moi.

Je ne vous trouve pas sexy, moi.

Je... Je...

Je ne vous trouve pas pas sexy, je veux dire,

je vous trouve... bien, normale.

Normale plus.

- Arrêtez-vous là, docteur. Je n'ai pas envie d'ajouter

"harcèlement" à la liste, qui est déjà bien assez longue.

- Harcèlement ? Sérieux ?

Vous êtes une plaie ouverte, en fait.

- Je vous demande pardon ?

- Vous êtes une plaie ou... Ecoutez, ça ne vous dérange pas

de passer votre temps à me faire des reproches

sur ma manière de gérer mon IML alors que j'essaye de trouver

qui a massacré 3 mômes et 5 inconnus

juste pour éviter que ça recommence ?

- Je fais mon travail, vous, le vôtre.

- Ah ? Votre travail, ce n'était pas médecin,

il y a très longtemps ?

Vous avez oublié ce que c'est que de se préoccuper d'autre chose

que d'un règlement à la con.

Pardon d'avoir des priorités !

- Mon règlement à la con, il est là pour quelque chose.

Vous savez combien je connais de médecins surdoués

qui se sont pris pour Dieu dans le petit royaume de leur IML

et qui ont fini par foutre un innocent en taule

ou un coupable en liberté à cause de leur arrogance ?

- De leur arrogance ? Waouh.

Putain, c'est marrant, ça, un mot venant de quelqu'un

que toute la profession appelle la fossoyeuse.

Vous savez pourquoi ?

En hommage à toutes les carrières de mes confrères

que vous avez enterrées pour gravir les marches

et avoir une petite place dans le ministère ! Pas vrai ?

A moins que ce soit dans vos gènes de faire chier les gens ?

- Mais oui.

Les gènes.

Le modèle bayésien.

- Le génotype haploïde.

- C'est ça.

Musique haletante

...

- Le génotype est écrit sous forme de fractions

à étages, chacun indiquant

les allèles mutants

dans un lot de chromosomes.

- Dans un génotype diploïde,

chaque étage de la fraction

représente le génotype d'un des parents

haploïdes. - On voulait vous...

- Si on compare l'haplotype des morts

aux banques de données

publiques et privées...

- Ou alors, on... - On peut isoler

les correspondances

et explorer leur lignée

par rétro-ingénierie.

- Exactement.

- OK. Nous, on vous laisse.

...

- C'était bizarre, non ? - Ouais.

Ca m'a donné envie de baiser.

- Attends, attends.

- Antoine Levard, Aurore Fontalba,

Boris Petit, Géraldine Balland et Gladys Letilleul.

*Tous disparus entre 2013 et aujourd'hui.

Aucun point commun, si ce n'est

qu'ils travaillaient tous dans l'art. Un historien,

une critique, une sculptrice,

un restaurateur et une commissaire-priseur.

- OK.

Les disparitions sont espacées de plusieurs années.

On n'a pas fait le lien. Comment tu as trouvé ?

- Est-ce que tu connais la généalogie génétique ?

Non ? Je vais t'expliquer.

C'est une technique qui vise

à identifier des suspects en remontant

leur arbre généalogique via la génétique. On part

de leur ADN et de celui de personnes

qui en partagent une partie,

on trouve leur ancêtre commun, un cousin éloigné

au 4e ou 5e degré, et ensuite,

on explore sa lignée descendante

jusqu'à pouvoir trouver son identité.

C'est génial, non ?

C'est Olivia qui a eu l'idée de se baser

sur le modèle bayésien. - Ah !

Tu l'appelles Olivia ?

- Attention... - C'est toi qui vas te la taper,

enfoiré.

Olivia se racle la gorge.

Oh non !

Je suis encore sur haut-parleur, c'est ça ?

- C'est ça.

Hum... D'accord, bah...

Bonjour, Olivia. Euh... Dr Vésinet.

Pardon.

*Ca va ? - Très bien, merci.

Et vous, capitaine ?

- Bah, très bien, merci.

Bon, bah, je...

Je vous souhaite une excellente journée.

Tu as trouvé un truc ?

- Ouais.

J'ai un truc. Les 5 victimes étaient

membres du jury à l'entrée des Beaux-Arts

en 2009.

- Parmi les recalés,

Marianne Vignon, ça ne te dit rien ?

- Bah si.

C'était le nom de jeune fille de Marianne Peretti.

Elle a passé 3 fois le concours pour entrer

aux Beaux-Arts. 3 échecs.

Elle a fini dépressive. Pour elle, les membres du jury

ont gâché sa vie. - Sa vengeance la fait tenir.

Maintenant, elle n'a plus rien à perdre.

Police !

Mme Peretti ?

- Oui, je suis presque prête.

- Je vous arrête pour les meurtres

de Boris Petit,

Antoine Levard, Géraldine Balland,

Gladys Letilleul et Aurore Fontalba.

La peinture, c'est fini

pour vous.

- J'avais mis toutes mes tripes dans ce concours d'entrée.

Tous les espoirs d'une jeune fille de 18 ans.

J'avais tant de rêves, à l'époque.

Ils m'ont piétinée avec leurs sarcasmes.

Ils m'ont dit que j'étais consensuelle, lisse,

que je n'avais pas de vision.

Seul Jean-Eudes a su voir

le talent brut qui se cachait en moi.

Mais maintenant, ils ont compris leur erreur.

Ils connaissent la puissance de mon génie.

- Tu as tué 5 personnes, espèce de tarée.

Et ton mari, 3 mômes.

Pour des tableaux d'artiste ratée.

- Ca vous choque ?

- Ouais. - Vous avez la nausée

en regardant mes toiles ? En pensant que derrière

chaque coup de pinceau, il y a le cri d'un homme qu'on tue ?

Mais l'art est fait pour ça.

Pour transgresser.

Et que vous le vouliez ou non, mon nom va marquer l'histoire.

- D'accord. On l'embarque.

- Alors que certains comparent déjà les Peretti

à Van Gogh et au Caravage, leur oeuvre macabre pose la question

des limites de l'art contemporain.

On pense notamment aux oeuvres de Rihanna et Marina Abramovic...

- MME PERETTI !

- C'est quoi, ce bordel ? Qui a prévenu ces cons ?

- Artiste ratée, vous disiez ?

- Allez.

- Mme Peretti, s'il vous plaît !

*-Vous confirmez avoir tué 5 personnes dans le but

de réaliser une oeuvre d'art ?

- Quand ces tableaux seront-ils exposés ?

- Dégagez, merci ! - Mme Peretti !

Mme Peretti, s'il vous plaît, juste un mot.

Madame, s'il vous plaît.

- Olivia ?

On va boire un coup. Tu viens avec nous ?

- C'est Dr Vésinet. Et on va rester au vouvoiement.

- C'est quoi, le...

Tu as appris pour le cambriolage ?

- Evidemment. Vous avez utilisé

la carte bleue de l'IML pour régler

votre petit baptême de l'air.

S'il y avait un moment, un seul, où il fallait se tenir à carreau,

c'était maintenant.

Alors, pourquoi ?

Vous cherchez quoi ?

- Je voulais arrêter des meurtriers.

- Si leurs avocats l'apprennent,

les meurtriers seront libérés pour vice de procédure.

Et ce seront des nouveaux assassins en liberté par votre faute.

Et celle de votre équipe.

C'est à ça que je sers, docteur.

A protéger la société des gens comme vous.

Contrairement à ce que vous croyez, je n'y prends aucun plaisir,

mais vous ne me laissez pas le choix.

- Donc, quoi, alors ?

Vous allez demander ma tête, comme les autres ?

- C'est déjà fait. Vous êtes relevé de vos fonctions,

Dr Balthazar. Désormais, c'est moi

qui assume la direction de l'IML, le temps d'y remettre de l'ordre.

Et j'ai dû insister...

pour que vous puissiez continuer à pratiquer sous mon autorité.

- Cet IML, je le gère vachement bien.

C'est peut-être le seul truc que je gère bien dans ma vie.

Mais tu ne fais que ton boulot.

- Une autre fois pour le verre, alors ?

- Dr Drot ?

- C'est toi, Dr Drot. - Ouais.

Ah ouais.

Musique de tension

...

Alors ? Quoi de neuf, docteur ?

Bugs Bunny.

C'est la carotte. Vous ne regardiez pas étant petite ?

En même temps, on n'a pas le même âge.

Je ne veux pas dire...

- Je voulais vous remercier.

C'est difficile de signaler son patron.

Eddy soupire.

- Bon, attendez.

Parce que là, vraiment, je pense qu'il y a eu un malentendu.

Balthazar, c'est un putain de médecin.

Je me suis juste inquiété.

- Et vous avez bien fait. Votre ami a besoin de repos.

En temps voulu, comptez sur moi pour appuyer

votre candidature à la direction de l'IML.

*Musique pop

...

- Je peux m'asseoir là ?

- Oui, bien sûr.

- Moi aussi, je l'ai lu quand j'étais jeune.

Ca te plaît ?

- Beaucoup.

Enchanté. Je m'appelle Victor.

- Dorothée.

Musique intrigante

...

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

.

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