Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Musique onirique
Elles vont imprimer des documents dénigrant le régime.
Ecrivez votre histoire. Nous l'imprimerons.
En échange,
je ferai en sorte que vous puissiez vous évader.
- Un roi qui veut que la noblesse et le clergé payent leurs taxes.
- Ressaisis-toi, ils vont te croire fou.
- Il veut que le Parlement lui prĂȘte 500 millions de livres.
- La demande d'emprunt du roi est rejetée.
- Car je suis le roi et que je l'ordonne !
- Cette attitude prouve que le Parlement doit avoir
le pouvoir de protéger la France du roi.
- M. Necker.
Vous nous avez mis dans ce pétrin,
vous devez nous en sortir.
- Vous devez le convaincre de convoquer
les Etats généraux de toute urgence.
- Tant de gens veulent ma mort, aujourd'hui.
Je ne t'imaginais pas en faire partie.
- Non. - Ne me touche pas !
- La situation dans les campagnes est plus grave que prévu.
De plus en plus de gens affamés gagnent Paris.
En quĂȘte de nourriture.
La fenĂȘtre s'ouvre. Musique onirique
...
Musique sinistre
...
Marie-Antoinette tressaille.
Générique
...
Marie-Antoinette soupire.
- Une émeute ? - Dans une manufacture de Paris.
- A-t-elle été réprimée ? - Elle est toujours en cours.
On déplore de trÚs nombreux blessés. - Pardonnez-moi, mais...
est-ce approprié,
d'en discuter ici ?
- Les affaires m'intéressent.
- Mange, tu dois prendre des forces.
Comment cela a commencé ?
- A cause de la rumeur d'une baisse de salaires.
- Qui l'a propagée ? - Les soldats
ont trouvé ceci dans les poches des agitateurs.
- Merci.
- Certains sont à la solde du duc d'Orléans.
Musique inquiétante
...
- Parfait ! On a une preuve.
ArrĂȘtez-le, c'est simple !
- Peut-ĂȘtre
serait-ce imprudent. Le duc est inexplicablement populaire.
- Vous aussi, mais vous ne trahissez pas.
Tiens, une cuiller.
- M. Necker a raison.
Orléans a conquis les Parisiens.
Il est généreux envers les pauvres. Il leur distribue du pain.
- Grùce à ses réserves de grain ! Si l'on en croit ses presses,
j'aurais volé le blé !
Mais si c'était le cas, ce pain ne serait pas à la sciure.
(- Remplacez ce pain !)
- Non, ce n'est pas la peine.
Merci. Je dois me préparer pour les Etats généraux.
Mon chéri, finis ton assiette. Mange.
- Les esprits sont agités. Une assemblée des représentants...
Les esprits sont agités.
Ce jour que mon coeur attendait depuis longtemps est enfin arrivé.
Est enfin...
Une assemblée des représentants de la nation n'écoutera...
Louis soupire. Non.
N'écoutera que les conseils de la sagesse et de la prudence.
- Votre Majesté ? - Les esprits...
- Etes-vous prĂȘt ?
- Le tiers état n'est pas à convaincre de la réforme.
Convainquez la noblesse et le clergé.
- Je trouve cela risqué, d'envoyer Louis prendre la parole en public.
Il n'a pas les nerfs solides.
- Si tu trembles, cache tes mains. - Taisez-vous. Tous les deux.
Je sais ce que j'ai Ă faire.
Vous ĂȘtes magnifique.
- Madame Déficit a de beaux atouts.
Musique fastueuse
- Bonne chance.
...
(- Ce jour que mon coeur... attendait tellement...)
(Ce jour est enfin lĂ .)
...
- Alors voilà , il y a trois catégories
de personnes.
D'abord, il y a...
les Ă©vĂȘques
et les prĂȘtres.
Ils forment le clergé.
C'est le premier ordre.
Ensuite,
il y a les chevaliers et les nobles.
Ils forment la noblesse.
Le deuxiĂšme ordre.
...
Et enfin...
tous les autres.
Les gens du peuple.
Ils travaillent pour gagner leur vie. Le 3e ordre.
On l'appelle le tiers état.
...
- Les gens du peuple sont vraiment tout petits.
- Mais ce sont les plus nombreux. Et certains parmi eux sont...
intelligents.
...
Et papa...
espÚre que le tiers état va l'aider
à convaincre la noblesse et le clergé de payer plus d'impÎts.
Les enfants rient. Oups !
Dis-le
comme nous l'avons répété.
Tu vas ĂȘtre magistral.
- Sa Majesté le roi !
Musique solennelle
Un murmure parcourt la salle.
...
On applaudit.
... ...
Sa Majesté la reine.
Les applaudissements ralentissent.
...
Faites silence
pour le roi.
- Ce jour... que mon coeur attendait depuis longtemps
est enfin arrivé.
Je me vois entouré des représentants de la nation
Ă laquelle je me fais gloire de commander.
Un long intervalle s'est écoulé depuis les derniers Etats généraux.
Les temps ont changé.
Les monarques ont changé.
Mais les valeurs qui nous guident restent les mĂȘmes.
Je me tiens devant vous, Louis, XVIe du nom,
empli de gratitude.
Les esprits sont agités.
Puisse un heureux accord régner dans cette assemblée
tandis que nos oeuvrons pour le bonheur
et la prospérité de ce grand royaume.
Je parle ici en tant que souverain.
Un souverain qui est le premier ami de son peuple.
L'assemblée applaudit.
- Bravo ! - Bravo !
Musique grandiose
- Vive le roi !
- Vive le roi ! Vive le roi !
...
- Longue vie au roi !
- Vive la reine !
- Vive la reine ! - Vive la reine !
- Vive la reine ! - Longue vie Ă la reine !
- Vive la reine ! - Vive la reine !
(- Est-ce qu'ils se montrent sarcastiques ?)
(- Non.)
(Je ne crois pas.) - Vive la reine !
Des cloches tintent au loin.
Jeanne chantonne.
Cliquetis
- Il tombe des cordes.
- On est Ă Londres.
- Laisse ce livre.
Tu connais déjà l'histoire.
- Mais je ne me lasse pas du personnage principal.
Je la trouve fabuleuse.
- Mais ses scribouillages
ne lui rapportent rien. - L'éditeur me paiera bientÎt.
- Tiens.
Un cadeau pour toi.
- C'est vrai ?
- Comme ça,
tu auras tes tenues.
Jeanne toussote.
- Encore une robe ?
Je te croyais sans le sou.
- J'ai de quoi gĂąter ma favorite. - Ca suffit.
OĂč est cachĂ© le reste des diamants ? - Je te l'ai dit.
Je n'en ai plus. J'ai tout dépensé ici,
pour que ce soit à ton goût. - Mais tu ignorais
que j'allais venir.
- Tu reviens toujours. Et, quand tu accepteras
que nous sommes faits l'un pour l'autre,
tu seras heureuse.
Musique complice
...
- SĂ©rieusement, Nicolas... oĂč sont les diamants ?
...
- C'est quoi ?
- Madame Tussaud est venue faire un moulage de ma tĂȘte.
- Oh...
- Quand elle aura fini, je serai exposé
dans la vitrine de la librairie pour qu'on m'admire.
- Et si personne ne te regarde ?
- Tu sous-estimes ma popularité. - Tes cuisines nourrissent
la moitié de Paris, ça aide.
La rumeur dit
que tu stockes du grain. - Peut-ĂȘtre bien.
- Tu dois ĂȘtre la solution aux malheurs du peuple,
pas la cause ! - Pas de soufflé sans casser d'oeuf.
Tu as promu "Le Mariage de Figaro" et les mémoires de Jeanne.
- C'est différent. - On touche au but.
Ce n'est pas le moment
de flancher.
Louis se croit sauvé par les Etats généraux. Qui sait ?
- Ce sont les cahiers de doléances.
Papa a demandé à tout le royaume
de lui faire part de leurs soucis afin de les résoudre.
Mais je ne sais ce que papa pourra faire pour celle-ci.
Des gens se plaignent, des corbeaux ravagent les récoltes.
On imite un faisan.
(Le dauphin) - Papa ?
Musique touchante
- J'en ai encore une.
- Waouh !
Comparons-la. - Mhm !
...
- Tiens, Louis. - Merci.
Alors, verdict ?
- C'est la plus grande de toutes. - Oui.
- Il y a du nouveau ?
Du cÎté des Etats généraux ? Louis soupire.
- Non.
Marie-Antoinette soupire. - Je ne comprends pas.
Pourquoi... est-ce aussi long ?
- Eh bien, le tiers état pense qu'il est... désavantagé,
par le systĂšme de vote par ordre. M. Necker me conseille
de ne pas prendre part au débat, intervenir.
Il dit qu'ils peuvent régler ça. - M. Necker...
L'artisan de l'inaction.
- Je le déteste autant que toi. Mais... il semble comprendre
ce que le peuple désire.
- Tout comme
Jeanne de Valois. Ses mémoires se vendent
comme des petits pains.
- Je croyais avoir détruit tous les exemplaires. Navré.
- Tu ne la feras pas disparaĂźtre.
Peu importe d'oĂč on la jette, elle retombe sur ses pattes.
(Jeanne) - C'est pas une vie.
J'ai besoin d'aventure.
Si nous allions en Amérique ?
LĂ -bas, nous n'aurions plus Ă nous cacher.
- C'est trop loin. - Loin de quoi ?
- Loin de tout.
Je ne peux traverser l'Atlantique pour voir les jumeaux.
Jeanne soupire.
- Ils reposent sous terre.
- Qu'y a-t-il en Amérique que tu n'as pas ici ?
- Il y a la vie.
On pourrait ĂȘtre qui on veut.
- Je me fais trop vieux, pour l'aventure.
Contente-toi de ce que nous avons.
Musique sinistre
- Mon chéri.
Réveille-toi, je t'en prie.
Non ! Louis, il est tout froid ! Il est tout froid !
Non. Non ! - Non !
...
Faites venir
le docteur. - Non ! Réveille-toi.
Non ! Non !
Non, pas ça, je vous en prie. Par pitié, non !
Marie-Antoinette sanglote.
...
- L'étiquette exige que le corps soit embaumé au plus vite.
- Non. Non, non, non. Non, ne l'emmenez pas.
- C'est l'étiquette. - Au diable l'étiquette. Non !
(Elle hurle.) Non ! Non !
- C'est moi
qui vais l'emmener. - Ne l'emmenez pas !
- Je sais, je sais. Je sais... Je suis lĂ .
- Non ! Non ! - Chut...
C'est injuste, je sais.
Marie-Antoinette pleure.
...
Je suis lĂ .
...
- Et maintenant ?
- Son corps sera inhumé à Saint-Denis.
Et son coeur ira au Val-de-GrĂące.
Des funérailles trÚs simples.
Musique d'abattement
...
- Mais il est en ùge d'avoir des funérailles nationales.
...
- Ce serait inconvenant.
Au vu de nos finances.
- Mais... - Excuse-moi.
- OĂč vas-tu ?
- Chasser.
- Louis, je...
Musique émouvante
Antoinette, je suis terriblement...
terriblement désolée de ce qui vous arrive.
...
Marie-Antoinette sanglote.
...
(Le dauphin) - Maman...
OĂč ĂȘtes-vous ?
...
Maman...
Musique envoûtante
Musique dramatique
...
- D'autres courriers Ă traiter ? - Il faudrait la signature du roi.
- Il est Ă la chasse.
...
- Mais...
comment va-t-il ?
- La mort du dauphin l'a brisé.
Nous devons le protéger
de toute tension.
...
- Intérieur, extérieur.
Extérieur, intérieur. - Extérieur, intérieur.
- Intérieur, extérieur.
- Et vous, comment allez-vous ?
- Je vais bien.
Je n'ai pas le temps d'aller autrement.
...
- Votre Majesté ? Je parle au nom
des hommes du tiers état. - Vous me dérangez.
Prenez rendez-vous. Désolé.
Que faites-vous ?
- Nous avons essayé.
Vous avez refusé de nous voir. - Je viens de perdre mon fils.
- Sire, il faut régler la question du vote.
Cette hiérarchie
archaĂŻque prive le peuple de sa voix.
- Je ne peux pas intervenir. - Quelqu'un doit le faire.
Ses hommes sont la majorité de vos sujets.
- Mon fils vient d'ĂȘtre inhumĂ©. N'y a-t-il pas de pĂšres ici ?
- Ca suffit.
Evacuez.
- Nous ne partirons pas !
- Silence ! ArrĂȘtez, je vous prie. - Pas question !
Un peu de tenue, messieurs.
Vos Majestés ont toutes nos condoléances.
En attendant de régler cela,
la salle restera vide.
Nos finances se creusent de jour en jour.
Si les ordres ne s'entendent pas, vous pleurerez votre fils
et votre royaume.
Musique menaçante
...
- Qu'a-t-il été, jusque-là ? - RIEN !
- Que demande-t-il ? - A EXISTER !
- Qu'est-ce que le tiers état ? - TOUT !
- Qu'a-t-il été, jusqu'à présent ? - RIEN !
- Que demande-t-il ? - A EXISTER !
- Qu'est-ce que le tiers état ?
- TOUT !
- Qu'a-t-il été, jusqu'à présent ? - RIEN !
- Que demande-t-il ? - A EXISTER !
- Deux cents pages de balivernes, et je ne suis mĂȘme pas mentionnĂ©e ?
- D'abord, Marguerite. Maintenant, Jeanne de Valois.
Vous n'ĂȘtes pas mĂ©morable, apparemment.
Provence geint.
- Nous devrions rentrer. Je vous préparerai votre remÚde.
- Louis annonce Ă Normandie
qu'il est le nouveau dauphin.
- Pauvre petit.
- Quand notre frÚre aßné est mort,
Louis a hérité
de ses chaussures Ă boucles de diamant.
Evidemment, elles étaient trop petites.
Mais Louis...
les a portées des jours durant.
Elles ont failli l'estropier.
- L'obstacle qui nous sépare du trÎne, c'est cet enfant.
Il va lui falloir plus de gardes du corps.
- Je ne suis pas un monstre.
- Tu seras un bon dauphin.
- Mais... sa colonne vertébrale est un peu tordue, non ?
- Non.
Vu votre état, vous risquez de mourir avant le roi.
Que dit le docteur de vos maux d'estomac ?
- Pourquoi consulter un docteur ? Ce n'est qu'une indigestion.
(Jeanne) - J'ai lu des auteurs
qui affirment que le courage est caractéristique du sexe masculin.
Musique mystérieuse
Je considÚre cette qualité souhaitable pour une femme.
J'ai décidé de consacrer
mon existence à acquérir la bravoure pour résister au malheur de la vie.
J'ai dĂ» en subir
plus que ma part.
...
Elle rit.
...
Des chevaux approchent.
Un cheval s'ébroue.
Necker toussote.
- Un problÚme avec le tiers état.
Ils sont las d'attendre
que le clergé et la noblesse les considÚrent. Je crains
qu'ils n'aient pris les choses en main.
- Les représentants du tiers état
ont quitté les Etats généraux.
- Oui. - Et Necker m'a informé...
qu'ils s'étaient autoproclamés Assemblée nationale.
(Joséphine) - C'est quoi ?
- Seul organe législatif
de France... apparemment.
Victoire rit. - Mais... vous faites la loi.
- En effet. Cependant, ils veulent désormais me soulager de ce fardeau.
Ils ont proclamé... - Je peux
m'autoproclamer roi du Congo, ça n'en fait pas une réalité !
- Que font-ils, au jeu de paume ?
- Ils ébauchent une Constitution
pour limiter le pouvoir du roi. - C'est gĂȘnant.
- Vous devez faire quelque chose. - Oui, nous devons réagir.
Comment ? - Je l'ignore.
- Il faut agir !
- Ca va se calmer. Ca n'est sûrement
qu'un mauvais moment.
Necker ?
Qu'en pensez-vous ?
- Difficile à dire, Majesté. - Difficile à dire ?
Un conseiller est censé conseiller !
- Il faut leur donner ce qu'ils veulent.
- Vous plaisantez ?
- Accordez-leur une Constitution.
Provence soupire.
Un peu de pouvoir.
- Et la Lune,
tant qu'on y est !
Provence tousse.
Attention. Vous ĂȘtes un roturier,
mais vous ĂȘtes censĂ© ĂȘtre passĂ© de notre cĂŽtĂ©.
La reine soupire.
Le temps n'est plus Ă l'apaisement.
Impose ton autorité souveraine.
- Excusez-moi, je dois réfléchir.
- Il ne peut se montrer faible. C'est un risque.
- Oui. La solution serait
peut-ĂȘtre un compromis.
Merci, Necker. - Ah, un compromis, excellente idée.
Personne ne gagnera !
- Vous avez mieux ?
Il tousse.
...
- Votre état ne fait qu'empirer. Provence, laissez-moi vous ramener.
Vous irez mieux si vous dormez.
- Nous exigeons de voir le roi.
- Il est occupé. - Cette Assemblée nationale
est absurde et illégale. - Merci de cet éclairage.
- Elle dépouille le trÎne
et le Parlement de toute autorité. - Peu importe. C'est contre-nature !
La noblesse ne se laissera pas
dicter sa loi par des roturiers et des imbéciles.
- A votre image.
Vous avez défié l'autorité du roi à chaque occasion.
Au Parlement.
A l'assemblée des notables, dans vos salons
et vos réceptions.
Votre arrogance vous fait croire que vous ĂȘtes plus aptes Ă gouverner
que l'homme qui a été désigné par Dieu.
- Un homme inapte Ă gouverner. - Inapte ?
Provence rit. La seule différence
entre vous et ces imbéciles de l'Assemblée nationale,
c'est leur courage d'aller au bout.
- Laissez passer !
- Provence, non !
- Je regrette de vous avoir laissés
m'entraĂźner dans votre trahison. Dieu me jugera.
Je n'accepte aucun jugement venant de vous.
Alors... allez-vous-en !
Fichez le camp !
Musique de tension
...
- "Ma" trahison ?
...
- Votre Majesté.
- De la part de Marguerite.
Musique romantique
Est-il lĂ ?
- Oui, allez-y.
...
- Partez, je suis souffrant.
- Vous m'en voyez navrée.
Nous avons des différends.
Mais Louis respecte votre avis.
- Continuez.
- Je pense...
que certains cherchent Ă tirer profit
du contexte malheureux Ă des fins politiques.
- Comme mon cousin ?
- Oui, l'ambition d'Orléans grandit. Et je suis préoccupée par M. Necker.
Il cherche à gagner en popularité
auprĂšs du peuple.
Et de l'armée.
Il se montre désireux de persuader le roi de renoncer à ses pouvoirs.
- Un coup d'Etat ?
- Est-ce possible ?
- Il ne serait pas le 1er roturier Ă s'emparer d'une couronne.
Musique menaçante
Son soutien Ă l'AssemblĂ©e nationale pourrait ĂȘtre l'amorce
d'une prise de pouvoir.
...
Il faut le renvoyer.
- Oui... mais Paris le soutient.
Si nous nous en débarrassons...
...
La ville se retournera contre nous.
Nous n'avons pas assez de troupes pour nous protéger.
- Il faut des renforts frontaliers.
Eux ne seront pas
gangrénés par la trahison.
...
Joséphine ! Préparez-moi mon remÚde.
Marie-Antoinette sort.
...
- Vous, en cheville avec la reine ?
C'est le monde Ă l'envers.
- Soyons fidĂšles Ă Louis.
Elle rùle. - Vous changez votre fusil d'épaule.
- Ces derniers temps,
j'ai eu l'occasion de...
réfléchir à mes décisions.
...
Le docteur pense que quelque chose me ronge les entrailles.
- L'amertume de l'ambition inassouvie ?
...
- Ca, et...
...
Quelque chose de plus mortel.
...
On entre.
- Pourquoi cette jolie robe ?
Tu sors ? - Ah ! Euh...
J'avais envie de changer un peu, c'est tout.
- Ca te va bien.
Si tu n'as rien Ă dire,
je vais Ă la taverne.
- Amuse-toi bien.
Ne fais rien
que je ne fais pas. - Ca laisse le choix.
Jeanne rit.
Musique intrigante
...
Il réprime un rire.
Mince, alors !
Ca recommence, comme au Belize. - Mais sans les pirates.
Malheureusement.
- Et oĂč t'enfuis-tu, cette fois ? Hein ?
...
Alors tu pars en Amérique ? - Ils m'aimeront bien, là -bas.
- C'est sûr. Donne les diamants.
Elle hésite. - Je ne préfÚre pas.
- Tu ne partiras pas sans me les rendre.
- Jeanne de La Motte, rendez-vous !
Fouillez tout, elle est forcément ici.
- Des gardes.
- Tu m'as dénoncée ?
- Non !
- Fouillez le moindre recoin !
Musique d'aventure
- Jeanne, va te cacher. Je m'en occupe.
...
Que fais-tu ?
- Jeanne !
On vous arrĂȘte.
...
- Jeanne ! Jeanne ! Jeanne ! Elle s'écrase.
- Nicolas de la Motte, nous vous arrĂȘtons.
Musique tragique
...
- A chaque fois que mon regard croisait celui de sa Majesté,
elle m'honorait d'un sourire.
Un sourire fatal...
qui me conduisit Ă ma perte.
Lorsque sa Majesté me saluait
de si affable maniĂšre,
j'essayais de montrer combien cela m'honorait.
Que j'étais reconnaissante de ses attentions.
- Comment est-elle morte ?
- Défenestration.
- Que s'est-il passé ?
- Son mari l'aurait poussée.
Lamballe soupire.
Bourrasque violente
Lamballe soupire.
Musique lugubre
...
- Je pense que Necker encourage les rebelles à l'Assemblée.
- Que veux-tu faire, au juste ? - C'est fait.
J'ai signé son exil. Les gardes le ramÚnent à GenÚve.
- Mais...
...
Brouhaha joyeux
- Salut.
- Pardon. - Viens avec nous.
- On va s'amuser. Allez ! - Non !
- Un beignet ? Une brioche ? - Non, non !
...
Le clochard grommelle. Ah ! Non !
...
Marguerite !
Musique romantique
J'ai cru ne jamais te retrouver.
- Je n'imaginais pas cette pagaille en choisissant ce lieu.
...
Il faut que nous partions. Si quelqu'un te reconnaĂźt...
- Non, je m'en fiche. - Tu ne comprends pas, Joséphine.
La colÚre s'est étendue dans les campagnes, pas qu'à Paris.
C'est dans tout le pays.
Musique angoissante
...
- Je vais reconnaĂźtre
l'Assemblée nationale. Il n'y a pas d'autre solution.
- A propos de Necker... - Son départ ne te réjouit pas ?
- Si. Seulement, je m'inquiĂšte
des réactions que cela suscitera à Paris.
- Je l'ai fait disparaĂźtre de nuit. Personne ne saura qu'il est parti.
Un feu ?
Il est tÎt. Que font-ils brûler ?
- Regarde.
Cris de lutte
Explosion
Normandie !
Musique tragique
Cri aigu
Normandie !
Normandie !
Mon Dieu !
Je suis lĂ . Viens !
Viens !
- Vite ! - Prends-le. Mets-le Ă l'abri !
...
- Qui est-ce ? - On l'ignore.
- Ses intrus voulaient
le grain qu'aurait la reine.
- OĂč Ă©taient les gardes ? - Nous faisons des Ă©conomies.
- La garde est trÚs réduite.
- Nous devons fuir. - Il faut rester !
- Qu'en pensez-vous ?
- Partez Ă Saint-Cloud.
- Ce lieu protĂšge de votre frĂšre,
pas du peuple.
- OĂč, alors ?
Fuir trahirait
notre devoir. Protégeons nos enfants.
- Seront-ils en sécurité, si nous partons ?
- Nous devons rester.
- Ces hommes ont attaqué ma famille. - Oui, je sais.
Hors de Versailles, nous sommes totalement vulnérables.
Et nous perdons notre pouvoir. - Pire,
nous montrons de la peur.
Musique de dilemme
...
- C'est à toi de décider.
Mais qu'est-ce que cela dit de nous, si on fuit en cas de difficulté ?
...
Tu as fait le serment
de servir la France.
...
- Nous restons.
Dieu nous a placés ici.
Il nous protégera. - Je vais m'assurer
que vos appartements sont sans danger.
...
- Convoquez Orléans.
...
Provence tousse.
...
- Nous restons Ă Versailles.
- Vraiment ?
Vous vous souvenez
de Marguerite ?
Elle s'épouvante. - Tu avais raison.
Il a une mine affreuse. - Que fait-elle ici ?
Le roi l'a exilée.
- Et la reine m'a fait revenir.
De toute façon, les lettres de bannissement sont illégales,
selon l'Assemblée nationale. Je ne méritais pas
d'ĂȘtre exilĂ©e, en premier lieu, cela dit.
- Elle a été piégée par un mari jaloux.
- Vous ne m'atteindrez pas.
Je suis mourant.
(- Je te laisse lui expliquer.)
- Marguerite et moi comptons vivre ensemble.
Elle se réinstalle avec moi.
Sans la permission de personne. - MĂȘme dans mes derniers instants,
vous m'humiliez.
Cette maladie me ronge
de l'intérieur. - Non, ce qui vous ronge,
c'est la mort-aux-rats que je vous donne depuis six mois.
"Mon remÚde, Joséphine !"
Avec plaisir, cher époux.
Musique de trahison
- Alors... je ne suis pas mourant ?
- Non.
Je vous veux en vie,
pour vous torturer avec ce qui, pour vous, est la pire souffrance.
Me voir épanouie.
...
- Ne m'excluez plus.
Nous n'avons peut-ĂȘtre pas
le plus conventionnel des mariages,
mais nous sommes plus forts ensemble que séparés.
...
(- C'est pour cette raison que je vous ai battu.)
...
On entre.
Marie-Antoinette sert un verre.
- Vous renforcez la sécurité, à ce que je vois.
- Je ne suis pas la seule.
Laissez-nous.
Grand Dieu !
Deux gilets ?
Peur que je vous poignarde ?
Quoi qu'il en soit, heureusement pour vous, je vous veux en vie.
Calmez la foule Ă Paris.
Dont la moitié
est sûrement à votre solde.
- Les gens affamés n'ont pas besoin qu'on les incite à protester.
- Ils n'auraient pas aussi faim, si vous ne gardiez pas du grain.
C'est ce que vous faites.
Je me trompe ?
- Ces émeutes ne sont pas de mon fait.
Je n'ai pas affronté l'Angleterre
ou dépensé des millions pour libérer l'Amérique.
Ni caché mon déficit.
Je n'ai pas excédé le Parlement par des procÚs déshonorants.
- Et qu'auriez-vous fait, vous ?
- Moi, j'aurais marié mon fils à votre fille.
J'aurais uni Ă nouveau nos deux familles.
Et de ce fait, aujourd'hui, nous serions dans le mĂȘme camp.
- Bon, trÚs bien, alors parlez au tiers état.
Qu'ils abandonnent leur Assemblée nationale.
- C'est trop tard. Ce régime touche à sa fin.
- Vous ĂȘtes ce rĂ©gime !
Par le sang,
vous ĂȘtes plus proche du trĂŽne
que moi !
- Et pourtant, c'est vous qui régnez sur la France.
On m'attend Ă Paris.
- C'est le chaos qui régnera, si cela continue.
Orléans, vous avez un fils.
Regardez-moi.
C'est ce que vous voulez pour lui ?
Mhm ?
- Nous avons la mĂȘme aspiration pour nos fils.
Qu'un jour, il hérite de mon trÎne.
- Et voilà , ça recommence. Vous partez encore comme un lùche.
Partez, vous méritez votre titre
de duc de couardise !
...
Il aimait beaucoup ce lit.
- Nous le reverrons.
Ainsi que Sophie.
- Oui, je le sais.
- Tu te souviens de notre mariage ?
Tout Paris était venu nous acclamer.
- Puis nous avons appris qu'il y avait eu...
- Une centaine de morts, dans la cohue.
- Certains ont dit
que c'était un funeste présage.
Que j'allais porter malheur.
Tu n'as pas écouté.
- C'est moi qui porte malheur.
Tu dis toujours...
que si un monarque est bon, ses sujets seront bons avec lui.
Avons-nous brimé le peuple ?
Musique sombre
Le peuple gronde.
- Vive la reine ! - VoilĂ !
- A bas le roi !
- Si nous l'avons fait souffrir, ce n'était pas intentionnel.
... ...
...
- Longue vie au duc d'Orléans !
...
Longue vie au duc d'Orléans !
...
On entre.
- J'ai remplacé Louis dans les coeurs.
- La reine a envoyé des troupes réprimer Paris.
Et détruire l'Assemblée. - C'est vrai ?
- Non. J'aime cette rumeur !
Tout se joue maintenant.
Le vrai changement est en marche.
Musique envoûtante Le peuple gronde.
Un coup de canon éclate.
- A la Bastille !
- Allez, viens. Tout le monde va Ă la Bastille,
pour libérer les prisonniers politiques de Louis.
...
Le noble hurle.
...
- Je vais rester ici.
Je veux ĂȘtre roi, pas martyr.
- Les gens doivent te voir protester à leurs cÎtés.
- Comme leur égal ?
- Oui. - Faux.
Ils croient vouloir un changement.
Mais regarde qui ils ont choisi Ă leur tĂȘte !
Un prince de sang.
- Quelle arrogance puante !
- Je t'en prie ! Toi aussi, tu m'as choisi.
Félicité soupire de dégoût.
- Les rats ont tĂŽt fait de quitter le navire.
Prenez le contrĂŽle.
Faites preuve d'autorité ou nous périrons tous.
- C'est Louis, le roi.
Laissons-le faire.
Une femme tousse.
- Avez-vous dit au revoir Ă la reine ?
- Elle m'évite.
Dites-lui de partir. Le danger est partout.
- Je lui ferai la commission.
- Je l'aime sincĂšrement, Lamballe.
- Une foule envahit la Bastille.
- Quoi ?
- Ils libĂšrent les prisonniers.
Volent l'arsenal.
- C'est une révolte ? - Non.
C'est une révolution.
Musique émouvante
...
La foule hurle.
... ...
...
Une déflagration éclate.
Coup de canon
...
La foule gronde.
... ...
- A bas la tyrannie !
...
Générique
...
Sous-titres SME : Damien Armengol - TASTI.EU Belgique
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.