All language subtitles for End.of.the.Road.19.NTSC

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Original subtitles

Nous sommes la mort de la politique.

Les pouvoirs de l'Etat

seront d�sormais confi�s aux individus.

Il faut s'affranchir du n�ocolonialisme du surmoi.

... vomir par les larmes...

Respecter les opinions de l'Homme...

Les fondements de la soci�t� am�ricaine...

... qui les poussent � la s�paration.

Le respect de la loi est la pierre angulaire d'une...

... les gouvernements naissent...

De l'acide dans la gorge...

Z�ro, c'est l� que...

ON N'IRA PAS !

... jetant les fondations...

Recommen�ons.

Nous devons r�tablir le principe

selon lequel les gens sont responsables de leurs actes.

... vivants, enferm�s dans des pi�ces...

Les gens sont responsables de leurs crimes.

Comment peut-on m'envoyer en enfer avec ma peau et mon sang.

Pardon.

�a vous semblera peut-�tre un peu exag�r�,

mais jusqu'o� puis-je aller avec 58,75 $ ?

Cinquante-huit, soixante-quinze ?

Voyons voir.

Place assise ou couchette ?

VOTEZ COMME SI VOTRE MONDE EN D�PENDAIT.

Regardez-le. Il est gros.

Incroyable.

Peau.

Merde.

H�, salaud, tu te moques de moi ?

Catatonie.

Toi... Catatonie.

Catatonie.

Catatonie. Catatonie.

Non, non, non. Ne t'en va pas.

Les seins de ta m�re sont comme des pierres froides.

Que voulez-vous ?

On est presque arriv�s.

Presque arriv�s o� ?

A l'Institut. L'Institut de remobilisation psychique.

Certains l'appellent "La ferme".

La folie, jeune Horner, est un �tat de la conscience

submerg�e par l'inconscient.

Comme dans un r�ve, Horner. Comme dans un r�ve.

Dans le cas de la folie, le r�ve est un cauchemar.

Je vous dis ceci, monsieur : gardez l'esprit ouvert.

Je sais...

J'aime. J'aime.

- C'�tait quoi, �a. - Il faisait son truc.

- Ils font tous leur truc. - J'aime. Il aime. Nous aimons.

L'imp�ratif cat�gorique, formul� par Emmanuel Kant,

ne peut plus avoir cours.

Attention.

Non, ce n'est pas vrai. La cause, peut-�tre, mais pas l'effet.

J'aime. Il aime. Nous aimons.

Il fait son truc, Horner. Il fait son truc.

L'amour, l'amour, l'amour.

L'amour est la chose la plus douce.

L'amour est tout ce qu'il y a.

J'aime aimer.

Il aime aimer.

Qui sont ces gens ?

Ce sont les abandonn�s, que l'on dit d�sesp�r�s.

D�sesp�r�s ? Alors pourquoi s'en occuper ?

J'ai des raisons de croire que rien n'est d�sesp�r�.

L'amour, l'amour.

Je ne suis pas comme eux.

Justement, Jacob Horner. Vous �tes diff�rent.

Mme Dockey. Voici Jacob Horner, Mme Dockey.

Il sera avec nous quelque temps.

Ne comptez pas l�-dessus.

Je vais vite clarifier certaines les choses, Horner.

Avez-vous entendu un enfant pleurer de faim ?

Un petit enfant. De deux semaines, un peu plus, un peu moins.

Ce qu'il faut savoir c'est que, lorsqu'un enfant a faim,

et un enfant a souvent faim � cet �ge, il pleure parce qu'il a mal.

Et la faim chez un nourrisson est tr�s douloureuse.

En effet, les parois de son estomac vide se touchent

en pr�sence des sucs gastriques.

Par cons�quent, ces parois commencent � se manger l'une l'autre.

Et maintenant, r�fl�chissez.

Quand la douleur... Celle provoqu�e par ces parois qui se d�vorent.

Quand la douleur commence, quand est-elle soulag�e ?

Ce n'est pas le plus important.

Quand est-elle soulag�e ?

Viens, mon ami. Viens me voir.

Pourquoi hocher la t�te comme �a ?

- Comme quoi ? - Vous venez de hocher la t�te.

Je r�agissais � ce que vous disiez.

Au contenu ou au fait que je disais quelque chose ?

Pourquoi douterais-je de l'un ou de l'autre ?

Vous avez peur de me heurter en n'�tant pas d'accord ?

Non, je suis d'accord. Il n'y a pas de raison.

Vraiment ?

Avec quoi �tes-vous d'accord ? Quelle affirmation ?

Qu'est-ce qui vous int�resse ?

J'ai une ma�trise en litt�rature angl...

Pas de biographie, Jacob Horner.

Pas d'histoire.

Qu'est-ce qui vous int�resse ?

Vous pouvez vous lever de votre chaise.

Quand on m'am�ne ces gens,

ils sont en �tat confirm� de catatonie.

Incapables de s'alimenter, ils sont nourris par des aiguilles et des tubes.

Des yeux qui fixent sans voir,

des l�vres qui bougent sans parler, des oreilles qui �coutent sans entendre.

Ils sont immobiles, Horner, tr�s immobiles,

dans un �tat v�g�tatif de catatonie.

Et j'entre petit � petit dans le r�ve,

j'�veille doucement le r�veur.

Un de vos patients ne r�pond pas de mani�re id�ale.

Peut-�tre. Peut-�tre pas.

Votre opinion n'est pas qualifi�e.

Je sais reconna�tre le sadisme.

Tu ne sais rien, ma poule.

Ce qui marche, entre autres, pour r�tablir la mobilit�,

c'est l'attachement pour une personne.

Un dieu, un m�decin, ou tout genre d'administrateur.

�a emp�che la division de l'all�geance. Tr�s important.

�a nous ram�ne au monolithe.

La paralysie en soi n'existe pas.

La paralysie ne peut exister qu'en une chose.

Dans ce cas,

en un certain M. Jacob Jack Horner.

Si c'est vraiment votre nom.

Vous ne le savez pas, mais vous ne devriez pas faire �a.

Me frapper.

Je suis ceinture noire... Brune.

De judo. Je pourrais vous tuer.

Enfin, dans une sorte de r�flexe.

On verra.

On verra. On verra ce qui arrive.

Mme Dockey.

Mme Dockey vous conduira � votre lit.

Je vous reparlerai tout � l'heure.

Un ou deux des patients plus �g�s

pourraient se montrer familiers cette nuit.

Ils participent au nouveau programme de moralit�.

Ils sont en th�rapie sexuelle.

Je leur recommande des exp�riences homosexuelles

plut�t qu'h�t�rosexuelles. Mais � moins d'en avoir l'habitude,

je d�conseille d'accepter leurs avances.

Gardez votre vie la moins compliqu�e possible,

du moins quelque temps.

Rejetez-les gentiment et ils partiront.

D'abord l'angoisse suivie par l'excitation.

Excitation, excitation, excitation et on y va.

Vous ne feriez pas un bon VRP, Horner.

Vous croyez que je devrais �tre...

VRP ? Un vrai VRP ?

Vous avez besoin de discipline.

Th�rapie de l'information.

D'abord les faits, ensuite la v�rit�.

Les faits.

La connaissance du sp�cifique.

"R�glement sur la p�che et les jeux.

En Arizona, le permis de p�che pour un r�sident est de 3 $,

plus 2 $ pour un essai..."

Demain, demain, demain,

- "Un taureau adulte..." - se glisse ainsi � petits pas

- Phoques, otaries... - d'un jour � l'autre, jusqu'�

la derni�re syllabe du temps inscrit.

Et nos hier n'ont travaill� qu'� abr�ger le chemin de la mort poudreuse.

La vie n'est qu'une ombre qui marche.

Tel un pauvre com�dien qui se pavane et s'agite sur la sc�ne une heure,

apr�s quoi, il n'en est plus question.

C'est un conte racont� par un idiot

avec beaucoup de bruit et de chaleur

et qui ne signifie rien.

Je fais serment d'all�geance

au drapeau des Etats-Unis d'Am�rique.

Mon fusil est mon meilleur ami. C'est ma vie.

Mon fusil, sans moi, est inutile.

Sans mon fusil, je suis inutile.

- Vous comprenez ? - Oui !

Et justice pour tous.

L'homme doit partager la passion et l'action de son �poque.

- J'ai quand m�me un r�ve. - Nous l'aimions comme un fr�re.

C'est un r�ve profond�ment enracin� dans le r�ve am�ricain.

- Jack... - Rivi�res de sang.

On a dit que c'�tait comme mettre un renard dans le poulailler.

- Tous les hommes naissent �gaux. - La libert� ou la mort.

On dit que c'�tait comme mettre un poulet dans la tani�re du renard.

Et tous ceux qui ont fait le sacrifice supr�me.

La t�che... Non, l'obligation consiste � reconna�tre le r�ve de folie

pour p�n�trer dans le r�ve et r�veiller le r�veur.

Oui, Horner, c'est l'inconscient qui envahit le conscient.

Quelle tentation. Nous l'�prouvons tous.

La pression contre les vannes du conscient.

La tentation d'ouvrir ces vannes et de nager avec la vague.

Bien.

Tr�s bien.

Venez, Horner.

Eh bien, Jacob, nous avions quelques faits,

maintenant, c'est l'heure de la v�rit�.

Vous devez commencer � travailler de mani�re s�rieuse.

Un boulot, une carri�re.

Vous avez un dipl�me ?

- Oui ? - Arts et sciences.

Arts et sciences.

- �a veut dire tout. - Oui.

- Psychologie ? - Oui.

- Sciences politiques ? - Oui.

Attendez.

- Zoologie ? - Oui.

Oui.

Et philologie ?

Philologie du roman et anthropologie de la culture.

Pour le doctorat, j'ai...

Et la fabrication cellulaire ?

Et la masturbation ?

Et le contre-interrogatoire ?

Et la peinture d'affiches ? Sodome et Gomorrhe.

C'est de l'art et de la science, babouin.

Babouin.

J'ai fait une ma�trise d'anglais.

Anglais quoi ? Politique coloniale ? Droit coutumier ?

Litt�rature anglaise !

Jacob Horner, vous �tes fou.

Oui.

Quelle raison invoquerez-vous

pour ne pas travailler � l'Universit� de Wicomico ?

Aucune. Vraiment.

Alors c'est d�cid�. Vous enseignerez.

Vous enseignerez la grammaire anglaise.

Oui. Vous savez, il y a la grammaire descriptive,

et la grammaire prescriptive.

Dites-leur que vous enseignerez la grammaire prescriptive.

Une discipline rigide, des lois, aucune description.

Pas de choix, vous enseignez les r�gles,

la v�rit� sur la grammaire.

N'oubliez pas, vous devez �tre objectif.

Ne vous engagez pas.

Ne pensez pas � l'engagement.

Pas maintenant.

Jacob Horner,

vous avez trouv� la chose.

Oui.

Mais par contre,

les Am�ricains rapportaient des affrontements...

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Qu'est-ce que tu fais l� ? Qui es-tu ?

- J'ai vu l'affiche. - Quoi ?

Vous avez un truc � louer ?

J'ai pris ce boulot pour �chapper � des gens comme toi.

- Je veux me poser quelque part. - Oui, derri�re. Derri�re.

Tu peux avoir 110 m2. Cent dix, c'est 12,50 par mois.

- Combien ? - 12,50, compris ?

Oui, compris.

Je veux te voir une fois par mois.

- Tenez. - D�gage. C'est derri�re.

Tu ne viens pas avant le mois prochain. D�gage.

- Gardez la monnaie. - Va te faire voir.

M. Horner ?

Oui.

D�sol� du retard. Je devais passer par le QG Scout.

Vraiment ? Int�ressant.

Un membre du comit�, Joe Morgan, n'est pas arriv�

en raison d'un petit ennui au bain annuel des scouts.

Ce ne sera pas long.

Asseyez-vous.

- Faites-le entrer. - Oui, monsieur.

Ils sont pr�ts, M. Horner. Vous pouvez y aller.

- M. Horner ? - Oui.

Je suis Herb Schott. Enchant�. Asseyez-vous.

- Merci. - Bien.

Voici le comit� d'entretien.

Mlle Banning, Dr Carter et Joe Morgan.

Vous pouvez compter sur le soutien de Mlle Banning.

Elle a besoin de victimes � qui montrer ses tasses � moustache.

J'en ai une belle collection, M. Horner.

J'aimerais vous la montrer, mais...

Vous n'avez pas de moustache.

Vous avez �tudi� � Johns Hopkins.

En effet.

Et pourquoi le m�tier d'enseignant ?

Vous savez ce que c'est. Je n'ai eu envie de rien d'autre.

En fait...

J'ai horreur des clich�s,

mais les autres m�tiers ne me semblent pas satisfaisants.

Vous savez, prenez un enfant,

un gar�on brillant qui n'a jamais �t� expos� � la pens�e,

qui n'a, disons, jamais pu faire jouer ses muscles,

qui parle mal l'anglais, il n'y est pour rien,

ses parents non plus, mais c'est ainsi.

Alors vous commencez. Le langage :

sujets, verbes, noms, modificatifs, compl�ments,

et apr�s quelque temps, la rh�torique.

Vous faites les exercices, r�p�tez � s'en lasser

et vous voyez l'esprit de l'enfant t�tonner, tr�bucher, plier

et alors que vous allez jeter l'�ponge...

Je sais. Un jour comme les autres, �a y est, il a compris.

- Oui. - Comme �a.

Et c'est pourtant �a. C'est ce qu'on recherche, non ?

Oui.

Parfois, je compare �a...

Je compare �a � un homme qui fait du feu

avec un silex et de l'acier.

Il frappe, frappe et frappe encore et le petit bois reste mort sous sa main.

Puis encore un coup, identique aux autres,

et soudain, il y a le feu.

Oui, c'est tr�s juste.

Et quel moment gratifiant quand un �l�ve s'allume.

- Oui. - Merci beaucoup, M. Horner.

Nous vous appellerons tr�s vite. Peut-�tre demain.

Merci.

Je vous accompagne.

Vous vous moquiez de moi avec votre histoire de silex ?

- Me moquer de vous ? - Oui.

Je ne sais pas, Joe. �a semblait pertinent.

Je peux me tromper.

Vous viendriez d�ner � la maison demain ?

- Avec plaisir. - Vous avez pris un risque

avec votre histoire, mais vous sembliez s�r de vous.

- On verra. - J'esp�re que vous serez engag�.

- Si c'est ce que vous voulez. - C'est mieux que voler.

A demain soir. La maison grise, plus haut.

- Bien. - Soit, Jack Horner.

PELOUSE INTERDITE

- All� ? - All� ? Jacob Horner ?

- Oui ? - Rennie Morgan, la femme de Joe.

Qui ?

Joe vous a invit� � d�ner, ce soir, n'est-ce pas ?

J'appelle pour voir si vous comptez vraiment venir.

Apr�s avoir fait marcher toute la facult� comme vous avez fait.

Mais vous viendrez ?

All� ?

Oui, j'aimerais beaucoup, mais pas ce soir.

C'est gentil de m'avoir invit�.

Pourquoi ne venez-vous pas ?

J'avais plus ou moins pr�vu...

Je...

J'avais pr�vu

d'aller tra�ner au Balto cet apr�s-midi.

Vous essayez de vous d�filer ?

Mon Dieu.

Quoi ? Qu'avez-vous dit ?

Dites-le si c'est le cas.

Ne faites pas l'idiot. On s'en fiche que vous veniez ou pas.

On ne se doit rien.

Bonjour.

Quelle merveilleuse co�ncidence.

Deux professeurs d'anglais.

Merveilleux.

Quelle chance de s'�tre rencontr�s sur la plage.

Tr�s No�l Coward.

Les Amants terribles ou Br�ve rencontre ?

Tu es press�, n'est-ce pas ?

Ch�rie, pas de folies entre deux profs d'anglais.

De folies ?

Nous sommes assez vieux pour ne pas �tre trop fous.

Tu veux dire

que je suis trop vieille pour que tu sois fou.

Tu pense qu'une femme de mon �ge ne peut pas �tre sainte-nitouche.

Ne parlons pas de �a.

Et tu t'en fiches que je sois

intelligente ou b�te ou n'importe quoi, n'est-ce pas ?

Arr�te.

On est tomb�s dans le drame.

Non, Jake, attends. Ne t'en va pas. Pardon.

Pardon de t'avoir vex�.

Peggy, ressaisis-toi.

Jacob.

Jacob.

Jacob.

Jacob Horner.

Jacob.

Jacob.

Jacob Horner.

Jacob.

On vous demande au t�l�phone.

Jacob.

Jacob Horner.

Je sais que vous �tes l�.

Jacob Horner.

Qui que vous soyez.

Jacob Horner.

Jack Horner.

Jacob Jack Horner !

- Jacob Horner ? - Jacob Horner.

- Jacob Horner. - Jacob Horner ?

Jacob Horner. Jacob Jack Horner.

Jack Horner. Jacob.

Jacob. Jacob Horner.

Jacob.

Rennie Morgan.

Ils n'arrivent pas � vous joindre. Joe voulait vous pr�venir.

Merci beaucoup. C'est tr�s bien.

Pourquoi n'�tes-vous pas venu d�ner ?

J'�tais souffrant.

Vous vous moquez de moi ?

C'est important ?

- Pourquoi �tes-vous si difficile ? - Non, je suis curieux.

Curieux de savoir pourquoi vous et votre mari voulez tant

m'inviter � d�ner chez vous demain soir.

C'est simple. Joe veut mieux vous conna�tre.

Il vous aime bien.

D'accord.

- Quoi ? - Je viendrai demain soir.

Alors � 19 h ?

- 17 h 30. - 17 h 30 ?

J'y serai et vous aussi. E pluribus unum, Jacob Horner.

Jacob Horner. Jacob Horner.

Jacob Horner.

Jacob Horner

Jacob Horner

Assieds-toi, Bryan.

En Nouvelle-Guin�e, les gosses nagent avant de marcher.

Transporter du bambou sur la mer...

Ils ont pris leur bain et vont au lit. Je n'ai eu qu'� boutonner.

Sans les pousser, on veut qu'ils soient autonomes.

En fait, on est exigeants, mais au fond, on s'en fiche.

Pourquoi tu dis �a ?

En d�finitive, l'un ou l'autre, quelle importance ?

En d�finitive, rien n'est important.

Pour le moment, c'est important.

C'est tout.

Et s'ils se boutonnaient l'un l'autre le pyjama ?

- �a r�soudrait le probl�me. - Justement.

Je les ai d�j� boutonn�s.

D�boutonne-les.

Bryan, tu boutonnes Tim.

Merci, Jack Horner.

- Allez, au lit. - Lance le d�ner.

Ce sera assiette anglaise et salade. Rien de sophistiqu�.

�a va.

Je vais chercher de la bi�re.

Je ne comprends pas.

Rennie, je t'ai dit de ne jamais t'excuser.

Excuse-moi.

Je viens de te dire de ne jamais t'excuser.

Tu as bien fait de dire � Rennie qu'il importait peu que tu te moques d'elle.

Elle est trop sensible.

Trop sensible ?

Alors pourquoi l'as-tu gifl�e ?

Eh bien, Jake,

si je gifle Rennie, si je lui dis que ce qu'elle dit est stupide,

c'est parce que je la respecte.

Je n'essaie pas de me montrer indulgent.

Avec le mariage, nous avons choisi de se prendre au s�rieux,

de se respecter, de ne pas de montrer indulgents.

Oui. Oui, bien s�r.

Quand on d�cide que le mariage n'est pas un absolu,

il faut d�terminer soi-m�me ce qui le rend important.

- D'accord ? - �a me va.

- Tu es d'accord ou pas ? - Bien s�r.

�a vient directement de Dieu.

C'est bon, Jake.

Le mieux qu'on puisse esp�rer, c'est d'avoir raison de son point de vue.

Si la fid�lit� �tait un absolu et que Rennie commettait l'adult�re,

sans doute que je partirais.

Si je ne la tuais pas, ou ne me tuait pas moi-m�me.

L'Etat serait justifi� de me jeter en prison

tout comme je l'aurais �t� de la tuer.

Je serais fou de croire qu'on excuserait mes actions

parce que je peux les expliquer.

C'est pour �a que je ne m'excuse jamais.

Il n'y a pas lieu de s'excuser.

En fin de compte, rien n'est d�fensif.

C'est pour �a que j'ai gifl� Rennie.

On aurait mang� de l'assiette anglaise.

On adore l'assiette anglaise.

H�.

Tu aimes l'�quitation, Jake ?

Je n'en ai jamais fait.

C'est agr�able. Vous devriez monter avec moi.

Oui, il vaut mieux �a que de monter avec un cheval.

Bonne id�e.

Apprendre � Jack Horner � monter � cheval.

Les parents de Rennie ont des chevaux pr�s d'ici.

Je n'ai jamais le temps et elle n'aime pas monter seule.

Qu'est-ce que tu en penses ?

Je pense que c'est une bonne id�e.

Tu sais quoi ?

Il sait faire du cheval.

C'est un assez bon cavalier.

Int�ressant.

J'�tais �tonn�e.

�a ne...

- �a n'enl�ve rien au plaisir. - Non.

Enfin, tu allais lui apprendre � monter.

A vrai dire, �a m'a plu.

J'ai galop� comme jamais.

Dommage que Dieu ne soit pas l�.

- Qui ? - Dieu.

C'est idiot de dire �a.

C'est dommage qu'il soit occup� par son bouquin.

- Vous parlez de Joe. - Oui.

Joe est fou.

Je n'ai jamais rencontr� un homme aussi fou.

Joe est � la maison.

Je parie qu'il est dans son bureau.

Rennie,

on �coute aux portes ?

Allez, allez.

On verra l'animal humain dans son habitat naturel.

- C'est d�go�tant. - Pourquoi ?

Les vrais gens ne sont pas diff�rents, seuls.

N'importe quoi. Personne n'est vrai. Allez. Allez.

Cochon.

Redressez-vous, Morgan. Redressez-vous. Epaules en arri�re.

Etre ou ne pas �tre :

c'est l� la question.

Par ce sommeil nous mettons fin Aux maux du c�ur

Et aux mille tortures naturelles Qui sont le legs de la chair

Mourir, dormir : peut-�tre r�ver.

...c'est la un d�vouement Qu'on doit souhaiter avec ferveur.

A�e, la branlette.

Non.

Rennie ?

Doucement.

- Comment allez-vous, Horner ? - Bien, docteur, et vous ?

- Vous avez commenc� � enseigner ? - La semaine prochaine.

Qui est cet individu s�r de lui que vous avez rencontr� ?

- Un des professeurs ? - �a ne vous regarde pas.

Vous �tes incroyable.

Vous �tes pr�t pour la mythoth�rapie.

La mythoth�rapie ? Qu'est-ce que c'est ?

Un exemple.

CHIEN

Il est inoffensif.

Il aboie, mais ne mord pas, celui-l�.

Tout va bien. On ne te prendra pas ta nourriture.

Tout le monde est le h�ros de sa propre histoire.

Si Hamlet �tait dit du point de vue de Polonius,

ce serait La Trag�die de Polonius, lord chambellan du Danemark.

Il ne se vivait pas en personnage mineur.

Mais Hamlet l'�tait, du point de vue de Polonius.

Nous sommes les h�ros de notre propre histoire

et nous concevons ces histoires

et assignons aux autres des r�les mineurs.

D�MOCRATIE AM�RICAINE

La strat�gie consistant � prot�ger le moi par le mythe

s'appelle la mythoth�rapie.

Je suis un tr�s, tr�s vilain gar�on.

Richard. Richard, mon pauvre Richard.

�a pourrait �tre mieux, n'est-ce pas, Richard ?

Oh, oui, monsieur.

Oui. Oui, �a pourrait.

Alors, dans ce cas, reprenons.

On mettra un troisi�me "tr�s", cette fois.

Oui, monsieur.

Je suis un tr�s, tr�s, tr�s vilain gar�on.

En mythoth�rapie,

le patient navigue dans le r�ve de la folie

en vivant ses fantasmes, m�me les plus fous,

dans la condition protectrice de la r�alit� contr�l�e.

Par cons�quent...

Mon Dieu.

Approchez-vous de la ballerine.

Non.

Avancez, Horner.

Approchez-vous de la ballerine. Dites-lui :

"Vous semblez vraiment vous amuser."

Non.

Je ne veux pas.

Lui le veut.

Il a besoin que vous le fassiez.

Avancez, Horner.

Vous semblez vraiment vous amuser.

La dame fait trop de protestations, ce me semble.

C'est...

C'est dingue.

Justement, Horner.

Venez.

Dites quelque chose.

Bougez, jouez, choisissez un r�le, Horner !

Je n'ai pas d'id�e.

Merde !

H�, h�, h� !

Qu'est-ce que vous faites, esp�ce de dingue ?

Oui !

Debout, contre le mur, sale...

�a alors.

Il fallait faire attention...

H�, h�, h� !

Je pourrais vous cr�er des tas d'ennuis. H�, h� !

- Il y a un souci ? - Un souci ?

Ce type est compl�tement fou.

C'est une petite th�rapie physique pour M. Paralysie.

Tout va bien, Mme Dockey. Merci.

Alors, nous reprenons cette conversation ?

Vous parliez des moyens de cr�er des ennuis.

Ou en avez-vous assez du vieil excentrique ?

Que penserait la police de cette soi-disant ferme ?

Et si je les envoyais enqu�ter sur la th�rapie sexuelle ?

- Vous en avez l'intention ? - A votre avis ?

- Je ne sais pas. - Vous me mettez au d�fi ?

Non.

Vous en �tes capable.

Ce sera tout pour aujourd'hui. Sortez.

La paralysie peut vous reprendre sur la route � 100 � l'heure.

Vous �tiez paralys�, vous savez.

Paralys� ? Vous avez perdu la t�te, esp�ce de babouin ?

Babouin.

Babouin.

Babouin.

Babouin. Je suis le babouin.

Pardon. Je ne me mettrai plus en col�re.

Quoi ? C'est parfois exaltant de se mettre en col�re.

Et c'est assez th�rapeutique.

Je dirais que nous avons consid�rablement avanc�.

Un peu d'action.

Oui, de l'action. De l'action.

- Mais pas d'engagement. - Non.

- Pas maintenant. - Oui.

- Vous n'�tes pas pr�t pour �a. - Exact.

Comme vous �tes � l'universit�, que vous connaissez l'alphabet,

et que c'est le premier jour de cours,

vous allez vous asseoir par ordre alphab�tique.

Cela prendra environ deux minutes.

Vous pouvez commencer.

Martini, ici.

- Grace. - Finkle.

- Tu t'appelles comment ? - Finkle.

Tu dois aller devant.

- Comment tu t'appelles ? - Finkle. FINKLE.

Et voil�.

Bonjour, Rennie.

Joe est � Washington.

Je sais.

Je pensais vous inviter � aller au cin�ma.

LE DERNIER DES MOHICANS

Il est 21 h 30.

- Je vais me doucher et aller au lit. - Bien.

J'�prouve une �trange et merveilleuse sensation de culpabilit�.

Morgan.

Morgan.

Cruel, stupide, arrogant.

Morgan. Ridicule.

Horner.

Qu'est-ce que je fais ?

C'est pr�cis�ment l�.

L'aube se l�ve.

Je ne voulais pas te revoir, Jake.

Joe m'a oblig�e � monter.

Je lui ai tout dit.

Je lui ai dit.

Mon Dieu.

Mon Dieu.

Je lui ai dit comment on avait fait l'amour

jusque dans les moindres d�tails.

Je t'ai tout mis sur le dos.

D'accord.

Pourquoi Joe t'oblige � monter ?

Pour te punir ?

Pour nous punir ?

Pour qu'on recommence.

Eh bien...

On ne le fait pas et on dira qu'on a fait.

Jake, je ne sais pas quoi faire.

Les compl�ments pr�dicatifs des infinitifs

des verbes copules sans sujet exprim�

sont au nominatif.

Alors que les compl�ments pr�dicatifs des infinitifs

des verbes copulatifs avec sujet exprim�

sont � l'accusatif.

Par exemple...

Mlle Gibson, s'il vous pla�t ?

Il y a un temps pour tout.

Par exemple :

l'on a cru que j'�tais lui,

mais je croyais que lui, c'�tait John.

Questions ?

M. Finkle.

Le langage a-t-il pr�c�d� la grammaire ?

A votre avis ?

Les gens ont parl� avant d'�crire des livres de grammaire.

Et les livres n'ont fait qu'expliquer leur langue.

Par exemple, si mon ami est au t�l�phone

je lui dis : "A qui tu parles ?"

Je parie que 99 % des gens diraient : "A qui tu parles ?"

Personne ne dira : "A qui donc parles-tu � l'instant ?"

�a a l'air idiot, non ?

Je parie que m�me vous ne le diriez pas, M. Horner.

M. Finkle,

o� voulez-vous en venir ?

Oui, eh bien, on est en d�mocratie, non ?

Si personne, hormis quelques profs, ne dit "avec qui donc",

pourquoi dire qu'on est d�phas�s par rapport � eux ?

Les chemins se dessinent l� o� on marche.

- N'est-ce pas, Finkle ? - Justement.

M. Finkle,

j'imagine que vous mangez le poulet frit avec vos doigts.

Oui, bien s�r, pas vous ?

Et le bacon ? Les doigts ou la fourchette ?

Les doigts.

Oui, les doigts �taient l� avant la fourchette,

comme l'anglais avant les livres de grammaire.

Mais pas vos doigts, M. Finkle, et pas votre anglais, allez savoir.

Si nous �tions encore des sauvages,

M. Finkle pourrait manger salement sans violer les r�gles

car il n'y aurait aucune r�gle � violer.

Il pourrait dire � loisir : "�a a l'air idiot, non ?"

Sans qu'on le traite d'analphab�te.

Mais quand des r�gles deviennent la norme,

c'est � dire l'id�al et non la moyenne,

on est libre de les violer � condition d'accepter d'�tre vu comme un sauvage.

Ou un analphab�te.

Eh bien,

vous voulez une bi�re ?

D'accord. Tu en veux une, Rennie ?

Non, merci.

Rennie est enceinte.

F�licitations.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - On ne sait pas qui f�liciter.

Vous ne croyez pas que c'est moi le p�re ?

C'est possible.

Rennie, tu es s�re d'�tre enceinte ?

Oui.

Je suis s�re.

- �a complique les choses. - Pourquoi ?

Nous sommes � la m�me distance de l'arme.

D'accord, Joe. Qu'est-ce que tu proposes ?

Ce n'est pas que mon b�b�, Jake.

Qu'est-ce que tu proposes ?

Je ne sais pas ce que vous voulez faire.

Voulez ce b�b� ou voulez-vous le confier � l'adoption ?

Ou...

- Je paierai pour tout. - Tu paieras pour tout ?

Peux-tu vomir pour Rennie ?

Peux-tu partager ses contractions ?

Non, je ne peux pas.

- Alors prends tes responsabilit�s. - D'accord, mais comment ?

Dis-nous ce que tu penses qu'on devrait faire.

Donne-nous ton avis.

Je dirai comme vous. Je n'ai pas d'avis.

Si je dis que je vais appuyer sur la g�chette,

- auras-tu un avis ? - Vas-y, appuie.

Appuie, salaud.

Qu'est-ce que tu en dis, Rennie ?

Si j'avais ce b�b�,

je pourrais peut-�tre l'aimer.

Je veux m'en d�barrasser.

Si je ne m'en d�barrasse pas,

je le ferai.

Je me tuerai.

Rennie, je trouverai quelqu'un.

Je trouverai un avorteur, Joe.

Tu as int�r�t, Jake.

- All�, Rennie ? - All�.

J'avais peur que tu te sois suicid�e.

- Non. - Promets que tu ne feras rien.

Pourquoi ?

Parce que je t'aime.

Rennie ne veut pas te parler.

C'est idiot, ce que tu as dit.

- Dis-lui de ne rien faire. De... - Elle ne m'ob�it pas.

Rennie, tu comptes te suicider aujourd'hui ?

Mes amis de Baltimore connaissent un avorteur

et peuvent nous avoir du mercaltrate.

Horner dit que ses amis connaissent un avorteur.

Il va l'appeler.

Quoi ?

PRENEZ UN Coca

Une �valuation psychiatrique ?

BUVEZ Coca-Cola

Je vois.

Merci, Dr Voldman.

Premiers droits civils ORDRE PUBLIC

Dr Sutton, je vous prie. Dr Victor Voldman � l'appareil.

- O� �tais-tu pass� ? - Ralph, comment vas-tu ?

- Excellent. Et le boulot ? - Bien. Toi ?

Parfait.

Ecoute, je t'appelle parce que j'ai un service � te demander.

Ce que tu veux.

Tu vois, une de mes patientes, une certaine Sally Clark, adorable,

et son mari Bill, tr�s sympa, en fait c'est un couple formidable,

eh bien, je crains qu'ils ne soient dans le p�trin.

- Dans le p�trin ? - Oui.

- Elle oubli� de prendre sa pilule. - Non.

Sauf que Sally a des crises d'abattement maniaco-d�pressif.

Elles sont parfois si s�v�res qu'elle a d�j� menac�

de s'ouvrir les poignets avec un couteau de boucher.

C'est assez maniaco-d�pressif, non ?

C'est peut-�tre pire, Dave.

- Tu recommandes l'avortement. - Oui, Ralph, l'avortement.

- On n'a pas le choix. - La semaine prochaine.

Tu am�nes Sally et le mari � l'h�pi...

�a ne peux pas attendre la semaine prochaine.

J'ai peur qu'elle n'use du couteau et kaput.

Il faut sortir ce petit g�teau du four.

Ecoute, am�ne-moi Sally demain � 10 h...

Oui, �a ira. Ed Saunders sera l� et...

- Qui ? - Ed, le psy de service.

- Et il fera... - Mais mon diagnostic est bon.

- Tu ne crois pas ? - C'est un truc l�gal...

- Allons. - Ce n'est pas...

Ralph. Il faut le faire imm�diatement.

- C'est un h�pital. - Ce n'est pas si difficile.

Qu'est-ce qui te prends ?

Tu veux que je le fasse dans mon garage ?

- �a simplifierait les choses. - Allons, Vic.

C'est une bonne id�e.

- �a pourrait... - Qui est � l'appareil ?

- Qui est-ce ? - Comment, qui est-ce ?

Ce n'est pas le Victor Voldman que je connais.

Jacob.

Jacob.

Jacob Horner.

Qui que vous soyez.

Je vous avais dit d'�viter les ennuis.

- D'�viter l'engagement. - Contre le mur.

Vous g�chez tout avec ce conflit.

- Je n'y peux rien. - Silence !

Le suicide de la fille sera

antith�rapeutique pour vous.

Voire d�sastreux.

Arr�tez d'�tre �vasif.

Vous �tes venu me demander d'�liminer le f�tus.

Exact ?

Tout est arrang�.

Qui est-ce ?

Il ne veut pas le dire.

Je vais me pr�parer.

Tu ne viens pas, Joe ?

Viens, Jake.

Finissons-en.

Horner, vous allez regarder.

Non, j'attends dehors.

La responsabilit�, Horner.

Si vous voulez qu'elle avorte, vous allez regarder.

Voyons d'abord si elle est vraiment enceinte.

Ne bougez pas. �a ne fait pas mal.

Curette.

Soyez calme, sinon vous allez g�ner mes patients.

- Vous lui avez donn� 75 mg ? - Oui, docteur.

C'est assez.

Attachez-la. Il aurait fallu le faire avant.

Tenez-lui les jambes.

Horner.

Pardon, Rennie.

Mon Dieu, arr�tez !

Tenez-lui les jambes. Elle va se couper.

- Faites-la taire, Horner. - Rennie. Rennie. Rennie !

La curette est sortie.

Rennie. Rennie.

L�chez ses jambes et faites-la taire.

Arr�tez !

On ne peut pas arr�ter.

L�chez-la. Elle va se calmer.

Jake. J'ai peur.

- Il est trop tard pour arr�ter ? - Oui.

Qu'il finisse. Je me tiendrai tranquille.

On va s'en assurer.

D�tendez-vous.

Soulevez-lui les jambes.

Horner.

J'ai besoin de vous !

- Enlevez le masque. - Aspiration ?

Bleu.

Bleu d'aspiration.

Mort par suffocation.

Mort caus�e par la suffocation.

Folie.

Folie.

Je lui avais dit clairement de ne rien manger avant.

Je vous l'avais dit clairement.

�a va de soi.

El�mentaire.

Fondamental.

Tout.

Evident.

Partons.

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