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Tout se joue maintenant.
C'est la course qui couronnera le champion.
La dernière course de la saison.
Dans notre sport, on a juste besoin d'un peu de chance de temps en temps.
Mais je sais que je peux gagner.
Quand ça doit se faire, ça se fait.
Quand on a la petite étoile de champion sur soi,
je me dit que je dois le gagner.
Il y a une telle atmosphère ici à Londres.
On peut la sentir s'imprégner dans la piste.
OK. Voyons ce qu'on peut faire.
Faisons une bonne course.
Pour une dernière fois.
C'est parti, ici, à Londres.
J’ai au mauvais présentiment.
Vous avez pas intérêt à me baiser.
Mon nom en Formule E, c'est "La demoiselle d'honneur".
Je veux vraiment changer ça.
Ça commence à me ronger un peu.
Pas de quartier.
"Pas de quartier."
Le message radio que l'équipe Jaguar ne voulait pas entendre.
Oui, oui, oui !
Da Costa a une attaque de plus à faire.
Da Costa est derrière.
- Il arrive. - Oui.
Je combats Mitch, Nick et Jaguar. C'est un trio de tueur.
Mais je crois que je peux gagner cette course.
Crevaison du pneu arrière droit.
Le championnat est en jeu.
QUATRE SEMAINES PLUS TÔT
Si je prends du recul et regarde froidement mon année,
je dois être content de ce qu'on a fait.
Avoir si mal commencé l'année
et maintenant être le mec avec le plus de victoires,
on a vraiment retourné la situation.
António Félix da Costa. Le Dac attaque et gagne
pour Tag Heuer Porsche en Allemagne.
- C'est comme ça qu'on fait ! - Bien joué.
Quelle course parfaite pour António Félix da Costa.
Depuis le week-end de Misano,
c'est presque la renaissance d'António. Tout à fait remarquable.
Quelle conduite fantastique, autoritaire, contrôlée
de la part d'António Félix da Costa pour remporter la victoire ici à Shanghai.
Secrètement, je me dis qu'on est à portée de tir.
On est sur une bonne lancée en termes de résultats.
C'est faisable, de gagner le championnat.
Je vais voir ma mère.
Je ne vois pas beaucoup ma mère. Évidemment, je suis souvent absent.
Elle vit à 45 minutes de chez moi.
Elle a un mode de vie très différent du mien.
Très rustique, très…
détendu, ce que j'envie parfois.
C'est juste si simple et agréable et ordinaire et…
vous verrez quand on sortira de la voiture, l'ambiance est juste…
si détendue, si rurale. C'est incroyable.
J'ai eu beaucoup de chance, car je suis né dans une famille où,
d'aussi loin que je me souvienne, j'ai pris part à des courses.
Quand j'avais deux ans, je regardais les courses de mes frères
et les courses de mes oncles, donc on a la course dans le sang.
Mes oncles, aujourd'hui encore, sont les trois seuls frères
à avoir fait les 24 heures du Mans dans la même voiture.
Ma grand-mère m'encourageait à faire de la course.
Ma mère m'encourageait à faire de la course.
Parfois on me demande :
"À quel moment as-tu décidé de devenir pilote de course ?"
Mais je ne pense pas qu'il y ai eu un moment
car ça a toujours été là.
J'ai quatre enfants, quatre garçons.
MÈRE D'ANTÓNIO
J'ai quatre garçons. António, Pedro, Salvador, and João.
António est le bébé, ou…
Non, Pedro est le bébé. António est le troisième.
Il a commencé avec les voitures avec son grand frère, avec João.
Une fois, j'ai dit à António qu'il n'avait pas de sang dans les veines.
Il a de l’essence.
Vous avez toujours peur pour lui…
Oui, tout le temps. Une maman s'inquiète toujours.
Mais j'ai foi en lui et je pense que Dieu le protègera.
J'ai une photo avec le Pape.
La façon dont António le regarde
et le Pape regarde António, c'est incroyable.
Je pense qu'il l'a béni.
Car c'était à Rome
et puis quand ils ont le gros accident…
ITALIE
JUILLET 2023
Oh mon Dieu. C'est une Jaguar ! C'est Sam Bird !
Oh, non ! Ça coute très cher à Buemi.
Buemi et c'est une Porsche impliquée ici aussi.
C'est Félix da Costa ?
C'était la première fois de ma vie
que lorsque j’ai vu tout ça se passer en une fraction de seconde,
j’ai fermé les yeux et pensé :
"Je vais être blessé. Je vais être gravement blessé," et…
Tout s'est passé si vite et quand j'ai regardé la vidéo de bord
et… le percuter, percuter… Buemi qui atterrit sur moi,
la première chose que j'ai faite, c'est de prier tout de suite.
Je suis un homme religieux, et…
et je pense que Dieu voulait qu'on soit… en sécurité ce jour-là.
Ça va.
Ça va, enfin la voiture est foutue.
Mais je vais bien.
Bien reçu.
Ouah.
António a été protégé par le halo,
mais je pense aussi que c'est la main de Dieu,
car certaines partie de la voiture auraient pu le frapper dans le cou.
Je pense qu’il est béni.
Mais je n'ai pas peur de courir. Je comprends les dangers.
L'aspect…
dangereux du sport est quelque chose qui le rend plus spécial.
Personne ne veut que quelque chose de mal arrive,
mais on sait que c'est une possibilité.
Le soleil brille à Portland, la ville la plus peuplée de l'Oregon.
Billy Monger est là, Allan McNish est là,
et Billy, je commence avec vous.
Quel endroit, au fait. Il fait beau.
ANCIEN PILOTE ET COMMENTATEUR
C'est une beauté ici en Amérique.
Que veut-on de plus ?
Ce qu'on voudrait, c’est une belle fin de saison.
Il ne faut pas grand-chose.
COMMENTATEUR
Une erreur, un abandon et tout pourrait changer.
António Félix da Costa, est presque 60 points derrière
son coéquipier Porsche, Pascal Wehrlein.
Chez Jaguar, Nick Cassidy et Mitch Evans
sont premier et troisième au classement.
Il y a encore beaucoup en jeu ici à Portland.
J'ai besoin d'un bon week-end à Portland
pour me donner l'espoir de gagner le championnat.
António fait une remontée… il est en très grande forme,
donc il sera une menace ce week-end.
Il pourrait être un peu inquiétant.
Je suis toujours en bonne position, mais je connais mes concurrents.
Je sais… que Nick va être bon à Portland.
On arrive à Portland
et Nick Cassidy peut déterminer toute sa carrière
ce week-end.
Mitch Evans et Nick Cassidy, sûrement les deux meilleurs pilotes sur le circuit,
qui sont du même pays,
qui se connaissent depuis des années,
sont des amis très proches. L'amitié tient-elle ?
Que se passe-t-il lorsqu’ils sont sous les ordres de l’équipe ?
C’est vraiment excitant.
Ces choses sont difficiles à gagner mais
on doit tout bien faire, courir jusqu'à la fin mais c'est pas fini.
On a quatre courses et je dois maximiser autant que possible.
La position dans laquelle on est Mitch et moi…
on est deux à se battre pour un championnat du monde.
Peu importe si on est meilleurs amis ou pas.
Cassidy mène le championnat de 25 points
et il est en grande forme.
Je pense que Cassidy a eu le dessus sur Evans,
donc pour les dernières courses…
COMMENTATEUR / ANCIEN PILOTE F1 ET FE
… il doit être le favori pour le titre.
Verrons-nous un champion couronné ?
C'est en place. On sait ce qu'il peut faire.
Peut-il franchir la ligne ?
C'est la 13e manche du championnat du monde ABB FIA de Formule E 2024
et nous sommes aux États-Unis.
J’attends le drapeau à damier. Oui.
ACTRICE
Je suis très impatiente.
- Bien ? - Salut !
ACTEUR
Je le reconnais.
Vingt-sept tours d’action, 22 pilotes,
et peut-être ce week-end, deux titres de champion.
Je me sens bien. Ce sera une course amusante.
On sait quoi faire.
Vous avez adapté votre stratégie
pour la radio d’équipe cette saison,
mais c'était de l'or l'année dernière. Ça sera de l'or aujourd'hui ?
On me le demande sans arrêt.
On dit que je suis ennuyeux maintenant.
Je réponds : "Je ne peux pas gagner."
Soit je crie et des gens aiment, d'autres détestent,
mais malheureusement les gens qui pourraient me payer
les 15 prochaines années n'aiment pas ça,
donc je dois jouer un peu plus le jeu.
PORTLAND COURSE 1
Mitch Evans, sa deuxième pole position de la saison,
prend trois points cruciaux pour garder son espoir de victoire.
Mais la pole position n'a pas gagné les 11 dernières courses.
Sûrement pas la meilleure piste pour être en pole avec la nature de la course.
Il se passe beaucoup de choses, les voitures
se faufilent partout et c'est très facile d'entrer en contact.
Ce tour à Portland est en fait le meilleur tour,
en termes de vitesse moyenne, de la saison.
Donc, si vous faite une erreur,
vous allez plus vite qu'ailleurs, donc les accidents sont plus spectaculaires.
Evans doit vraiment finir devant Cassidy
pour combler l’écart.
C'est le départ dans l'Oregon. Les feux s'éteignent et c'est parti.
Bon départ de Mitch Evans depuis le premier rang.
Hughes essaie de l'attaquer à l’extérieur dans le virage deux.
Peut-il passer ?
Il faut être impitoyable dans notre sport.
Si on est un peu mou sur la piste, on va se faire malmener.
On est relégué à l'arrière et on se fait manger.
Donc, il faut être agressif.
Tout va bien pour l'instant. Mais il suffit que quelqu'un
interprète mal ce qu'un autre fait
et une aile ou autre est déjà parti.
He, mec, tu dois dire à Jake
de se tenir un peu quand il bouge sur les lignes droites.
Jake Hughes sort sur l'herbe à l'intérieur du virage 11,
juste sur le point de rattraper, mais il perd quelques places.
Jake Hughes se serre pour… suivre la voiture devant lui,
et mon aile tranche son pneu, et…
c'est la crevaison instantanée.
Mitch Evans, cinq secondes de pénalité pour cette collision avec Jake Hughes.
Ça signifie qu’il est presque impossible pour Evans de gagner la course.
Il m'est venu dessus.
Je suis censé faire quoi ? Disparaître ?
La course est encore longue.
Allons au bout de cette première. On se bat.
Oh mon Dieu, ces gars ne réfléchissent pas.
Ouais, je dois pousser.
Je perds trop de places.
Bien reçu.
Essaye de gagner quelques places.
On dirait que Cassidy pousse un peu plus.
C'est Nick Cassidy qui prend la tête. Fantastique.
Où était-il deux tours avant ? Il était dixième !
C'était le meilleur tour de Nick Cassidy dans le dernier tour.
Il est désormais dans la position qu'il aime,
mais il a António Félix da Costa derrière lui,
et les deux savent comment gagner ces grosses courses.
C'est un mauvais jour pour nous, car Cass mène le championnat,
il mène la course.
Reste en P2, reste près.
Evans est derrière, garde la même énergie.
Et Cassidy est devant.
Evans essaye de défier, essaye de perturber
la charge d'António Félix da Costa
et cherche la ligne extérieure du premier virage.
Je pense qu'Evans va juste devoir jouer
le rôle du mitrailleur arrière et essayer d'aider Cassidy à gagner cette course.
C'est horrible maintenant.
Vraiment horrible.
La course est terminée.
On a vraiment merdé.
C'est juste terrible.
Ticktum est très déprimé sur la radio d'équipe.
Il s'était si bien qualifié,
mais il a vraiment raté l'opportunité d'impressionner.
Autant se qualifier et rentrer chez soi.
Il reste deux tours
pour voir Cassidy s'accrocher à cette course.
On peut le voir sur les lignes défensives.
Evans ne va pas abandonner.
C'était large pour Cassidy ! C'est une erreur. Il est sur l'herbe !
C'était quoi ça ? Nick est sorti.
Il a perdu le contrôle ! Evans et Cassidy très proches l'un de l'autre
et Cassidy tourne !
Quel désastre pour le prétendant au titre !
Le reste du peloton continue de filer
et Nick Cassidy a perdu la victoire ici à Portland.
Cass, il l'a jetée à la poubelle.
Je n'en croyais pas… Je n'en croyais pas mes yeux.
Parce que… il ne fait jamais de telles erreurs.
Mon pote, je suis désolé pour toi.
C’est un désastre absolu pour le leader du championnat.
Puis je commence le dernier tour
de la course en deuxième derrière Mitch.
Evans devant a une pénalité de cinq secondes.
Donc, je suis le leader de cette course.
Alors que nous sortons du dernier virage,
ce sera Evans qui passera le drapeau à damier en premier
mais c'est António Félix da Costa qui franchit la ligne
pour remporter une nouvelle victoire.
António Félix da Costa a remporté trois des quatre dernières courses.
Et encore, c’est Porsche qui monte en puissance ici à Portland
avec António Félix da Costa qui reçoit les honneurs.
Ils sont absolument ravis.
Jaguar et Nick Cassidy seront très, très déçus.
C’est le sport, non ? C'est des hauts et des bas.
Parfois on est au top et heureux.
Parfois on est super énervé.
Au final, je suis énervé car je suis compétitif.
En compétition pour un championnat du monde,
il y a plus en jeu.
Est-ce un gars qui vient de trébucher sur un obstacle,
mais qui saisit une autre opportunité et même plusieurs opportunités ?
Ou est-ce un gars qui vient de perdre le titre mondial ?
J’ai le cœur brisé par le résultat aujourd’hui parce que
on avait assuré
et c’était vraiment la course parfaite.
António Félix da Costa sort de la voiture.
Il s’habitue à ce cercle des gagnants
et à faire couler le champagne Taittinger ici, Billy.
On peut à peine le faire descendre de la première marche.
Trois victoires en quatre courses. Ça n'arrive pas souvent en Formule E.
Nick ne marque aucun point. Mitch marque quelques points.
Je gagne la course. Pascal est quatrième ou cinquième. C'est un grand jour.
António Félix da Costa, quelle fin dramatique pour cette course.
Trois victoires en quatre courses pour vous.
Merci de répondre. C'était incroyable.
Je sais, mec. C'est incroyable. Enfin, d'abord,
je dois féliciter Mitch parce qu’il a gagné celle-ci sur la piste.
Et je sais ce que ça fait d’en perdre une.
Alors, chapeau bas.
Mais évidemment, on prend. On a tout fait bien aujourd'hui.
- Je veux pas le mettre. - Tu veux pas ?
Ça semble ridicule d'avoir eu cette pénalité.
C'est difficile parce que d'autres prennent ses grandes décisions,
qui ont un impact énorme sur le résultat final.
Mitch est le genre de personnalité assez explosive dans un premier temps,
puis assez pragmatique après.
Mais il n’est pas du genre à oublier.
Il peut pas faire grand-chose, c’est pas de son ressort.
Ce n'est pas du ressort de Jaguar. Mais il doit juste faire avec.
La résilience, est une des plus grandes qualités en Formule E.
On doit prendre des jours difficiles et les transformer en positif.
DIRECTEUR DE L'ÉCURIE JAGUAR
Et en tant qu’équipe, ça devient quelque chose qui vous motive.
Que pouvait-on faire de mieux ce week-end ?
Je dois faire attention à ce que je dis parce que je suis… plutôt énervé.
Ouais, c'est dur.
C’est ma période préférée de l’année.
VOIX DE SAM SMITH JOURNALISTE
C'est la période pendant laquelle les contrats doivent être renouvelés.
En gros, c'est les chaises musicales pour l'endroit où les pilotes seront
la saison prochaine.
La meilleure chanson du monde.
OK, ça suffit.
Ça suffit. Allez.
Tout le monde est genre : "Ouais, on reste planté là."
- Mesdames et messieurs… - Ticktum. Ouah.
Ticktum devrait probablement avoir un épisode pour lui tout seul, non ?
Enfin, qui sait ? Il a l'air de quelqu'un
de confiant pour remporter une autre course en Formule E,
mais les gens ne sont toujours pas convaincus qu'il puisse bien se tenir.
Nous sommes maintenant à la fin de la saison.
Quels sont vos moments forts de l'année ?
Dan Ticktum est cinquième.
Une performance incroyable du pilote d'ERT.
Seigneur.
Bien joué. Cinquième position.
Dan Ticktum a obtenu son meilleur résultat en Formule E.
C'est absolument énorme pour eux.
C’était la course la plus agréable que j’aie jamais eue en Formule E.
Super, Dan, super.
Quel championnat étrange.
La première fois que j’ai rencontré Dan Ticktum,
on était au circuit de Pembrey au Pays de Galles. Il pleuvait des cordes.
J’ai regardé de l’autre côté et il y a cette voiture complètement de travers,
perpendiculaire au circuit. Il faisait des appels de phare,
me faisait signe, et un dérapage dans le dernier virage, tout en même temps.
Et pourtant je pensais : "Ce gars a un contrôle incroyable,
mais il est aussi assez fou."
- Merci beaucoup. - Aucun problème.
- J'apprécie. Merci. - Pas de problème. Merci.
Mon objectif cette année était de devenir plus employable.
En gros, je vois un avenir ici et je suis plus motivé en général.
Je peux pas vous dire ce qui a déclenché ça.
Je pense juste qu'il est temps. Tout le monde le dit. "Le temps guérit."
Mais il y a plus dans la vie que de passer en Formule 1.
Super.
Génial.
Je connais Billy depuis que j'ai huit ans.
On a commencé la course à peu près en même temps.
Personne incroyable, c'est si agréable d'avoir un visage familier au paddock.
On se connait depuis plus de 20 ans.
Ouais.
C'est comme quand les gens disent : "Les meilleures années c'est l'école,"
- pour moi c'est le karting. - Ouais.
Tu n'as pas à te soucier de l'argent.
Je suis à l'âge où on doit être heureux
loin de la piste, sans aucun doute.
Donc, tout ce qui est loin de la piste,
- c'est… tu te sens bien. - Ouais. Pour la première fois,
je suis sûrement heureux.
- Cette année, pour être honnête… - Voilà.
Mais, mon contrat se termine cette année.
Je dois être là où je peux obtenir des résultats maintenant.
Je ne peux pas faire encore deux, trois ans de galère, tu vois ?
Je suis trop bon, vraiment, pour rouler à l'arrière maintenant.
Je connais l'histoire. Je suppose que la plupart des gens à la maison…
- Ouais. - … ne connaissent pas l'histoire,
avec qui tu as couru, qui tu as battu, à quel niveau tu es.
Je pense qu’une fois sur la piste,
je ne pense à rien d'autre,
à part conduire aussi bien que possible et me mettre en colère.
Essayer de pas appuyer sur le bouton de la radio.
Je m’en sors bien cette année. Certains sont venu me…
J'allais le dire.
… dire : "Tu es ennuyeux cette année."
- Comme si je pouvais pas gagner. - Ouais.
C'est une version de Dan plus calme, ou plus mature
- que celle que j'ai vu il y a un an. - Oui, je dirais.
- Ce n'est pas une mauvaise chose… - C'est juste.
… c'est juste que tu grandis, non ?
Oui. Mes objectifs sont différents. Je m'en suis rendu compte.
C'est juste mon travail maintenant. Donc, maintenant je suis un professionnel.
Ai-je toujours la motivation ? Oui, bien sûr.
Est-ce que je veux toujours gagner en Formule E et autres ? Oui, absolument.
Je crois que je commence enfin à voir le verre à moitié plein.
L'opportunité que j'ai encore
d'être un pilote de course professionnel est…
une des meilleures choses au monde.
J'ai vraiment commencé à retrouver ma motivation
et ma passion pour vouloir réaliser de belles choses en course.
J'ai prouvé que je suis rapide au début de ma carrière
et maintenant je dois prouver que je peux faire le travail,
puis la troisième partie de ma carrière sera, j'espère, de gagner,
la quatrième partie je serai sûrement pas aussi rapide,
mais je récupèrerai l'argent et ce sera tout.
- C’est le moment crucial, non ? - Ouais.
Dan a probablement essayé d’être un peu plus…
calme et employable récemment parce qu’il a besoin d’un contrat.
- Il est… - Il a besoin d'un contrat.
Il sait qu’il a besoin d’un emploi.
- Difficile. Choix difficile. - Oui.
- Merci. Je peux avoir une carte ? - Aucun soucis.
Nous n’avons pas encore arrêté notre décision sur la liste des pilotes,
pour laquelle nous devrons bientôt prendre une décision
parce qu'on approche de la fin…
PDG ET DIRECTEUR D'ERT
… fin de la saison.
Pour être franc, on parle aussi à d’autres pilotes potentiellement disponibles,
mais c'est mon boulot
et on doit toujours explorer les options.
PORTLAND COURSE 2
C'est la 14e manche du championnat du monde ABB FIA de Formule E 2024.
Nous sommes à Portland pour la deuxième couse de notre week-end
aux États-Unis.
C'est qui est bien avec un programme double pour un pilote
c'est que s'il fait une erreur en première course, il la rattrape dans la deuxième.
À terme, je veux gagner le championnat. Donc, il faut essayer de se recentrer
et de se ressaisir.
Il ne reste plus que trois courses dans la saison.
Mitch est mon ami. Je courrai avec lui autant que je peux.
Mais on se bat au moment critique.
Alors qu'on commence le 12e tour,
Nick Cassidy tente de gravir les échelons.
Qui m'a percuté, mec ?
On arrive dans le virage un.
Oh ! C'est en accordéon.
Evans a tapé son coéquipier, Cassidy.
Putain, mec !
Je viens de me faire sortir.
Je sais même pas s'il a tapé le gars de devant,
puis je l'ai tapé lui, ou si c'était l'inverse.
C'est quoi ce bordel !
L’aile avant est endommagée ?
Oui, mais j'ai été poussé par derrière dans quelqu'un.
Bien.
C'est pas bien.
On va regarder la vidéo, comme c'était très encombré.
Non, la vidéo ne sert à rien pour moi. La vidéo ne me sert à rien.
On n’aurait vraiment rien pu faire différemment,
car dans certains de ces virages à vitesse lente, quand on est dedans,
tout le monde s'accumule, c'est comme un bouchon
sur l'autoroute, et d'un coup,
il y a une voiture à l'arrêt devant toi et c'est impossible de l'éviter.
La foudre a frappé deux fois à Portland, Nick est de nouveau dehors
et c'est embarrassant pour Jaguar, et on ne peut pas le croire.
Il reste neuf tours.
C'est rapide, c'est frénétique, c'est le chaos.
OK, on change, passe en tête.
Si possible, aide Pascal.
Ils me disent : "Prends la tête, et escorte Pascal pour le faire gagner."
Je comprends ça, on peut finir tous les deux sur le podium.
Et je crois encore que la meilleure façon pour nous de gagner le championnat…
c’est de travailler ensemble en équipe. De s'entraider.
Da Costa, Wehrlein, se dirigent vers le premier virage.
Da Costa déjà en train de prendre la tête.
Reste devant lui.
Donc, je prends la tête de la course et j'ai le contrôle de la course.
"Les gars, je fais quoi ?"
Je fais quoi ?
Veille à rester en tête.
Et si possible, essaye de ralentir le rythme de conduite.
Ils disent : "Ralentis la course, Pascal doit dépasser Robin."
Alors, je ralentis la course.
Da Costa est celui qui mène. Evans à l’extérieur, vers le virage un.
Evans va se frayer un chemin jusqu’à la troisième place.
Vas-y, Mitch.
Le problème c'est que Pascal se fait dépasser par Mitch.
Donc, maintenant il y encore deux voitures entre nous.
Et je demande : "Je fais quoi ?"
Je peux y aller ?
Je peux ?
Et c’est gênant pour moi.
C'est gênant parce qu’on m’a demandé de l’aider,
mais il n'est pas là.
Je peux y aller ?
Il ne peut pas ralentir. Il ne peut pas prendre de risques.
On ne va pas risquer la victoire. Reste devant.
Maintenant, da Costa cherche la victoire de la course,
plus que de protéger son coéquipier.
C'est une course à deux alors, apparemment, devant.
António Félix da Costa court pour sa troisième victoire consécutive.
Robin Frijns roule pour sa première victoire de la saison.
Pas moyen de passer pour Frijns pour l'instant,
mais il est très, très proche derrière la Porsche.
Frijns est pile sur son aile arrière alors qu'on passe le virage 12 !
Ça va être difficile jusqu'à la ligne d'arrivée ici à Portland,
mais ça va sûrement être en faveur d'António Félix da Costa.
Trois victoires de suite dans la saison dix !
Da Costa l'a fait !
Robin Frijns est deuxième
et Mitch Evans, de retour sur le podium à la troisième place.
Oh, mon Dieu.
C’est fou ce qu’on a fait.
Et maintenant je suis à moins de 30 points du leader du championnat.
- Excellent travail. Bravo. - Merci, mec. J’apprécie, merci.
On travaille ensemble, on reste ensemble et…
DIRECTEUR DE L'ÉCURIE TAG HEUER PORSCHE
… on a accompli ce qu'on voulait, ensemble. António voulait réussir,
on voulait qu'il réussisse
et c’est le résultat.
Il a maintenant, avant les deux dernières courses,
quatre victoires en poche.
Et aucun autre pilote n’a quatre victoires en poche.
António Félix da Costa marque pour Porsche.
Vous êtes quatrième au championnat des pilotes.
Quatre courses gagnées sur cinq. Vous êtes en feu.
Ouais, c'est fou, mec. Fou.
Je suis heureux. Je suis ému.
Cette saison c'est les montagnes russes pour moi
et le mélange des émotions est fou.
Portland a vraiment retourné ce championnat.
Ça pourrait être la fin pour Mitch.
Il a fini troisième, deuxième ces dernières années…
COMMENTATRICE
… donc il sait à quel point il est proche.
LORS DES SAISONS PRÉCÉDENTES
À Berlin, saison sept, on était quatre en lice.
On passe au vert à Berlin ! Et Evans ne bouge pas !
Et il a été percuté !
Mitch Evans a été percuté. Deux aspirants au titre éliminés direct.
La dernière course, j'ai…
J’ai eu une panne mécanique qui m’a éliminé.
La saison huit contre Stoffel, seul lui et moi concourrions…
pour le championnat jusqu'à la dernière course.
Et puis, évidemment, l’année dernière, c'était un combat à trois
entre Jake, Nick, et moi.
Et, oui, évidemment, Jake a pu l'emporter le premier jour à Londres.
Y'a eu beaucoup de "et si."
Mon nom en Formule E, c'est "La demoiselle d'honneur".
Je veux vraiment changer ça.
Mais chaque fois qu’on n’y arrive pas,
c'est un élément qui commence à te ronger un peu.
- Content de te voir, mec. - Merci.
- Toi. - Bien.
Mon manager, Mark Webber, je le connais depuis longtemps, depuis 2009.
J’apprécie toujours ses conseils et son aide.
Alors, tu le veux vraiment ?
J’aurais pu avoir, genre,
trois ou quatre titres.
ANCIEN PILOTE DE F1
- Mais, j'en ai aucun. - Ouais.
Donc, c'est un mélange de,
pour l'instant, un peu de frustration et le désir d'en remporter un.
Tu vois, je suis là pour gagner.
Et je crois que ce sentiment me manque.
- Ça me manque, ce sentiment de… - Conclure l'affaire.
Ouais.
Tu as sûrement plus d'expérience que tous les pilotes
pour ce qui est d'aller souvent à la mort, même si…
Enfin, tu sais, Berlin, on le sait, c'était brutal.
Je devrais déjà être assis sur au moins quatre ou cinq victoires.
- Ouais. - Potentiellement.
Mais je n'en ai que deux. Mais Portland était…
c'était très frustrant.
Les points sont cumulés. Ils sont à la banque.
Tout le monde a une histoire à raconter. Que faudra-t-il pour y parvenir ?
C’est juste d'essayer de dissiper un peu de la tension ou les choses qui…
créent la tension ou la pression dans cette situation,
ce qui est le plus difficile dans le sport.
Ouaip. Les gens pensent parfois qu'on est des robots
et qu'on peut tout faire parfaitement tout le temps.
C'est pas le cas.
Chacun a sa façon de contrôler son état mental.
Surtout dans ces moments critiques et…
j’ai l’impression d’être assez bon
- pour gérer ça. - Ouais.
Mais ça finit toujours par s'insinuer. Ça va être dur.
LONDRES ROYAUME-UNI
C'est le week-end qui décidera du titre ici à Londres.
Allez, mec.
Quel beau bruit.
C'est toujours agréable de participer à une course à domicile.
Y aura-t-il beaucoup de fans ?
Je sais pas. Sûrement, c'est sûrement du 50/50
entre les fans et les haters.
Je pense que ça va être génial. Je pense juste que ça va être super cool.
Je suis jaloux des gars dans les gradins.
Ils vont s'éclater.
Londres est un spectacle incroyable.
C’est à l’intérieur. C’est à l’extérieur. Le public est proche.
C'est tapageur. C'est bruyant. C'est personnel. C'est important.
Ça va être un dernier week-end passionnant ici à Londres.
Nick Cassidy et Mitch Evans pour Jaguar
sont juste devant Pascal Wehrlein dans le championnat,
mais António Félix da Costa a encore une chance ici.
Salut, ça va ?
La saison d'António Félix da Costa a juste été remarquable.
Il y a seulement quelques mois on pensait
qu'il ne courrait plus pour Porsche, puis c'est un déchainement absolu…
COMMENTATEUR
… de points et de victoires.
Le fait qu’António soit en lice pour le titre
est assez extraordinaire, étant donné la saison qu’il a eue.
Il est sur des montagnes russes. Il survole tout.
Ça a toujours été les profondeurs du désespoir
ou un sommet absolu de victoire pour António.
Quelle est l’ambiance dans le garage ce matin ?
On est de très bonne humeur. L'équipe très motivée.
On a réalisé la meilleure saison pour Porsche en Formule E.
Et on essaye clairement d’attaquer, au mieux, les Jaguars.
Ils sont sous pression.
Ils ont fait, dans les dernières courses, quelques erreurs.
On a rien à perdre, à fond,
et essayons d'en tirer le meilleur parti ce week-end.
Florian, passez un bon week-end, on est impatient de vous…
- Merci. - … retrouver.
Bien, que va-t-il se passer ?
António Félix da Costa est en train de profiter…
Le mélange des émotions est fou et puis tous les médias,
mes amis et tout le monde dit :
"On va à Londres."
"Tu peux gagner, tu peux gagner, tu peux gagner."
En tant que personne, en tant qu’athlète, mes ambitions sont toujours de gagner.
Mais c'est encore une trentaine de points, c'est dur.
Je dois toujours faire mon boulot en aidant Pascal.
On joue un rôle dans sa campagne pour le championnat.
On porte la même combinaison, on a la même voiture.
C'est mon rôle de faire ça pour lui.
Alors que ce tour d'ouverture se développe, da Costa a beaucoup à faire.
Malheureusement pour moi, je me suis qualifié neuvième,
donc j'ai dû me frayer un chemin vers l'avant du peloton.
Da Costa, deux places de plus. C'est un très bon tour pour lui.
Certaines de mes courses les plus sympa ont été les courses
où je sortais du peloton et finissais parfois dans le top cinq.
Je savais que plein de choses étaient possibles.
Je vais tout faire pour gagner cette course.
MODE ATTAQUE
Déplacement à l'intérieur pour da Costa, qui cherche la septième place.
Reste près des voitures devant.
Vas-y.
Le dépassement est l’une des choses les plus cool à faire en sport automobile.
Ce que j'aime c'est d'être côte à côte, roue à roue, se battre pour une position.
C’est une course dans le sens du mot.
Il a fait des progrès, non ?
Il a commencé neuvième, s’est placé dans le top cinq,
maintenant en lice pour le titre.
C'est Oliver Rowland et c'est António Félix da Costa.
Tu peux continuer ?
Non, c'est fini.
Da Costa est fini. Da Costa est hors de la course.
Putain, mec. Je faisais une sacrée bonne course.
Oh, quel dommage. Il… Ça va le mettre hors compétition.
C'est un sentiment très désagréable. Ça craint vraiment.
C'était la fin de mon championnat.
Mais je préfère perdre un championnat en en faisant trop
et en étant trop agressif qu'en étant trop prudent.
Tous les espoirs de Porsche reposent maintenant sur les épaules de Wehrlein.
Il mène la course avec un dernier mode attaque.
Active le mode attaque sur ce tour.
Bien utiliser le mode attaque est très important en Formule E.
C'est un mouvement pratique pour avoir plus de puissance. Mais pour ça
on doit s'éloigner de la ligne de course conventionnelle,
donc on finit par perdre du temps.
Ils doivent s'assurer de ne pas perdre de position en piste
qu'ils ne pourraient pas récupérer.
Mitch Evans espère utiliser le mode attaque de Pascal
comme occasion pour lui prendre la première place.
Pousse. Réduis l'écart.
- C'est une chance de gagner. - Mode attaque.
Qu’en est-il d’Evans ?
Va-t-il y arriver ?
Ils sont côte à côte. En vue de la victoire de la course.
À l’intérieur, Wehrlein. Evans ne fait pas de quartier,
mais Wehrlein le fait céder et s'accroche à la tête de la course.
Je suis cuit, mec, cuit.
J'ai pas d'énergie. J'ai plus d'énergie.
Pascal Wehrlein remporte la victoire pour Tag Heuer Porsche.
DRAPEAU À DAMIER
LONDRES ÉLECTRIQUE
Félicitations.
Bien joué.
Ouais, tu as aussi fait une belle course. C'est la merde.
Je pense que le processus de guérison entre da Costa et Porsche
n’était pas quelque chose qui pouvait être réglé du jour au lendemain.
Il se souviendra de cette saison
comme l'une des plus remarquables pour le bon comme le mauvais,
et ce sera une proposition plus forte la saison prochaine à cause
des montées et descentes ridicules qu'il a fait.
Deuxième place pour Mitch Evans.
Il sera déçu, en se demandant ce que ça aurait pu être.
J'aimerais être une mouche chez Jaguar.
Je n’étais pas content après la course.
Pascal a su me mettre beaucoup de pression et capable de me dépasser,
ce qui de ma part était un peu faible.
Mais fair-play pour les gars de Porsche. Ils ont fait une meilleure course.
On a réellement trois pilotes
qui se battent pour le titre avec une course restante.
MÉTRO
C'est la 16e manche du championnat du monde de Formule E 2024.
Nous sommes à Londres pour la dernière manche de la saison.
Tout se joue maintenant.
Trois pilotes revendiquent le titre.
Quatre points les séparent. Le gagnant rafle tout.
Ce qui me fascine, c'est comment Jaguar gère les choses maintenant.
Vas-tu défier ton coéquipier et comment vas-tu le faire ?
C'est la plus grande question de la saison.
Laisse-t-on les deux pilotes y aller,
en risquant de s'éliminer l'un l'autre ?
Avec nous deux en lice pour la victoire,
c'est plus difficile pour l'un des pilotes d'accepter de jouer pour l'équipe.
Évidement le championnat d'équipe est très important pour Jaguar,
alors ils ne veulent compromettre ça d'aucune façon,
mais ils veulent aussi nous donner une chance
de gagner le championnat pilotes.
On est tous les deux traités équitablement
pour pouvoir faire les bons choix pour nous-même dans la course.
Je vais essayer de partir sans regret.
J'ai des biscuits néerlandais pour vous.
Bonne chance pour la course aujourd'hui.
Comment les garçons se sentent avant cette dernière course ?
On a deux pilotes de classe mondiale et quand le moment se présente,
ils peuvent se distinguer.
On peut pas tout prédire pour l'instant,
mais, si une décision doit être prise à un moment donné
pour s'assurer que l'un d'eux gagne, alors c'est ce qu'on fera.
Dieu merci c'est le dernier jour.
Ça me va pas
au niveau des jambes.
C'est censé être serré ?
Pas aussi serré.
La collision d’António avec Oliver samedi
a mis fin à ses chances de gagner le championnat.
Pour lui, il s’agit maintenant d’essayer de soutenir Pascal.
Je pense qu'on a un très beau combat qui nous attend.
On va essayer de travailler ensemble. Eux, je sais pas. On verra.
Ça va être amusant.
Porsche semble être serein.
Je suppose que ça aide d'avoir qu'un seul pilote qui se bat pour le championnat.
Alors, ils peuvent concentrer tous leurs efforts
et leur énergie pour amener Pascal aussi loin que possible.
- Bonne chance. Maximise les points. - Merci.
Alors que les deux pilotes de Jag vont désespérément vouloir gagner le titre.
Donc, s’ils doivent mettre en place des ordres d’équipe,
ça va probablement contrarier un de leurs pilotes.
Mais s'ils sont en doublé dans la course
sur une piste comme l'ExCel à Londres, qui est si étroite
et qu'ils peuvent contrôler…
ils pourraient orchestrer de finir en doublé
comme ils l'ont fait si parfaitement à Monaco plus tôt cette année.
Tu as un écart de trois secondes, attaque, attaque !
Jaguar joue en équipe. Ils utilisent Cassidy pour retenir le peloton.
On a deux des pilotes qui sont les plus forts
pour lire la course et savoir comment courir.
À travailler ensemble comme coéquipiers,
l'accumulation de savoirs qu’ils bâtissent ensemble
a fait d'eux une combinaison très puissante.
On va attaquer encore ce tour.
Regardez Evans. Il va prendre le mode attaque ici.
Les deux roues franchissent avec succès le premier et le deuxième capteur,
donc le mode attaque a été activé et il va maintenant rester en tête.
Mitch Evans se retrouve maintenant en deuxième position,
afin que Nick Cassidy prenne la tête de la course.
On fait comme tout à l'heure et on échange à nouveau.
Evans passe par l'intérieur.
Ingénieuses tactiques de Jaguar.
Ils ont exécuté le jeu d'équipe absolument parfaitement.
Mitch Evans remporte la victoire. C'est un doublé de Jaguar.
Contrôle radio.
Tout va bien.
- Bien reçu. - Nick Cassidy en pole.
Il a mené le championnat 90 % de la saison.
OK. Voyons ce qu'on peut faire.
Faisons une bonne course.
Et c'est parti ici à Londres. C'est un doublé Jaguar.
Le départ parfait pour Jaguar. Ils sont premier et deuxième.
Au contrôle du championnat. Pascal derrière.
La décision est de donner un peu d’espace à Nick pour sa première attaque.
Je creuse l'écart, mais sans perdre de position.
L’intention est que Nick sorte en tête sur cette première attaque.
Allez, les gars !
J'ai reçu un ordre de l'équipe
pour donner à Nick l'écart pour attaquer.
C'était un peu une surprise… Enfin, une énorme surprise, honnêtement,
car je pensais qu'on pourrait établir notre propre stratégie.
C’était pas ce que je pensais avoir convenu.
Nous entrons en mode attaque.
Où cela va-t-il mener Nick Cassidy ?
Il sera derrière son coéquipier.
Ou pas ? Ils sont proches dans le virage 17
et Cassidy reste en tête.
J'ai un mauvais pressentiment.
Vous avez pas intérêt à me baiser.
Quelques fissures commencent à se former dans l'armure
- entre les deux pilotes Jaguar. - Fissures ?
C'est l'ouverture du Grand Canyon ! De quoi tu parles ?
Parle-lui.
Que veux-tu que je lui dise ?
Je veux que tu lui dises qu'on travaille sur un plan
et qu'il fasse de son mieux pour l'instant. Garde-le calme.
OK, on travaille pour rattraper ça.
Ouais, ouais.
En fin de compte, mon objectif c'est de remporter le championnat.
J'ai pas eu de soutien,
alors j'ai dû prendre les choses en main.
Pas de quartier.
"Pas de quartier". Nous y voilà.
Le message radio que l'équipe Jaguar ne voulait pas entendre.
Pas de quartier chez Jaguar.
Voyons si Evans va tenter le tout pour le tout et faire sa propre course.
Tu as écouté ?
Oui, j'écoute.
Nous allons en direction de la zone du mode attaque.
OK, Nick. L'idée c'est d'attaquer dans ce tour.
C'est pas dangereux ?
Wehrlein est juste là.
Qui va finir derrière Pascal Wehrlein ? C'est…
Oui, oui, oui ! Oui !
Les gars, vous êtes sérieux ?
D'accord, ça n'a pas vraiment marché.
Je vous l'avais dit.
Pourquoi on a pris le risque ?
Jaguar ne peut pas se permettre de laisser la guerre inter-équipe
donner à Wehrlein la chance de gagner.
Nous y voilà. Wehrlein sur l'intérieur d'Evans !
Contact au premier virage.
Evans maintient la tête de la course.
Ça devient incisif entre le top trois.
Le championnat est en jeu ici.
C’est passionnant.
Et regardez da Costa. Il est maintenant cinquième.
Le plan de Porsche sera sûrement qu'il aide son coéquipier Pascal Wehrlein.
Nick Cassidy a l'élan en ce moment.
Il peut ne pas le voir ainsi en troisième position,
mais Evans et Wehrlein ont encore leurs deux mode attaque à effectuer.
Cassidy est dépassé.
Oh, non ! Crevaison.
Crevaison, arrière droite pour Nick Cassidy.
Oh ! Nick Cassidy au stand !
Je suis éliminé les gars.
Je viens d'être éliminé par da Costa.
Il m'a percuté sur le côté.
J'ai éraflé le pneu arrière de Nick.
Je l'ai fait crever. J'ai fait crever Nick Cassidy.
Je devrais mener la course.
J'étais derrière parce que je vous ai fait confiance.
Personne ne s’excuse jamais publiquement.
Que quelqu'un dise juste : "Je suis désolé, on a merdé."
Je suis désolé, on a merdé.
Éliminer un concurrent direct, je me sentais vraiment mal.
Mais je ne dis rien à la radio parce que…
je dois rester sur la piste et faire ma part pour aider Pascal.
Ce n'est pas fini. Evans and Wehrlein
ont toujours à activer ces deux mode attaque.
Je me suis vraiment mis de force derrière Pascal
pour l'aider en mode attaque
et creuser l'écart pour qu'il ne perde pas de position.
Da Costa joue un très beau jeu d'équipe
et permet à son coéquipier de revenir.
Mitch Evans maintenant en tête.
Tout ce qu'il a à faire c'est activer son dernier mode attaque
et rester en tête pour remporter le titre.
Evans essaye de construire ce tampon sur Rowland
afin qu'il puisse activer ce dernier mode attaque.
Je l'ai raté.
Je l'ai raté.
Oh, Evans a raté le mode attaque.
La roue est en train de tourner.
Ça semblait un peu juste sur le premier capteur.
Si on rate l'un de ces deux capteurs, ça n'active pas le mode.
En allant activer ma deuxième attaque, j'ai manqué la première boucle,
ce qui… a été dévastateur.
J'ai vu la victoire s'échapper.
Alors, Mitch Evans active bien le mode attaque,
mais ça permet à Wehrlein de passer
et ça lui accorde le championnat des pilotes pour l'instant.
Evans en troisième position.
C’est un sport difficile.
On a l'impression d'avoir un pistolet sur la tempe à chaque saison.
Car on doit continuer à être performant.
Evans a maintenant quatre secondes de retard.
Chaque saison depuis quatre ans
m'a échappé pour différentes raisons.
Mais ça me ronge maintenant.
Et Pascal Wehrlein, pour Porsche,
devient le champion du monde 2024 de Formule E…
Oui ! Oui ! Oui !
J'ai beaucoup de questions les gars.
Je me sens pris au piège.
CHAMPIONNAT DU MONDE FORMULE E
En fin de compte,
aucun de nous n'a fait le boulot pour ce qui est de gagner le championnat,
ce qui est dommage pour Nick et moi.
Pascal et Porsche l’ont bien mérité au final.
Ils ont fait un travail fantastique.
Alors, tout le mérite leur revient.
Quelle fin
et quelle joie pour eux. Quelle déception pour Jaguar,
pour Cassidy, pour Evans.
C'était quoi ça ?
C'était compliqué. On reviendra dessus.
Félicitations, mec.
Tu le mérites.
Dès que la course est finie, bien sûr mon équipe est sur la lune.
Je suis super content, Pascal a gagné,
mais j'ai… été impliqué directement avec un concurrent
et j’ai juste senti que je devais partir.
Je devais m'éloigner de ces célébrations. Je le devais.
Nick Cassidy, il allait gagner cette course.
Il allait gagner le championnat.
J'ai détruit son rêve.
Et je lui ai dit : "Mec, je suis vraiment, vraiment désolé."
"Tellement désolé. Tu peux me frapper, me crier dessus."
"Tu peux… Mec, je…" Et il a dit :
"Je vais pas faire ça. Ce n'est pas moi."
"Mais tu me l’as enlevé."
"Tu l'as enlevé." Et, ouais.
On commence à pleurer tous les deux
et je ne peux pas imaginer la douleur.
C'était l'un des pires sentiments que j'ai jamais… ressentis.
Le… Ouais. C'était difficile. C'était vraiment difficile.
Je suis évidemment très déçu en ce moment.
C’est vraiment déchirant.
Je n'ai pas de mots pour dire à quel point je suis triste.
Tu as l’impression d’avoir cet instinct de tueur
pour remporter un championnat ?
Non.
Vraiment ?
Ouais, j'ai été trop gentil pendant quelques années, et…
Je me le prends en plein visage.
C'est le sport le plus compétitif au monde.
La marge d’erreur est pratiquement nulle.
Il faut être le meilleur des meilleurs.
Qui gagnera le championnat la saison prochaine ?
Il vaudrait mieux que ça soit moi. Non, je sais pas. Ça peut être n’importe qui.
Je vais encore parier qu'un pilote de Jag gagne le championnat la saison prochaine.
Je ne sais pas lequel.
Peux-tu mettre la déception de côté et recommencer l'année prochaine ?
C'était il y a moins de 24 heures et je suis là pour en parler.
Ma place sera toujours convoitée par tous les autres pilotes du circuit.
Alors, je ne la considérerai jamais comme acquise.
C’est pour ça que je suis si en colère quand je perds, si heureux quand je gagne.
En fin de compte, c’est juste une course. Mettre un casque et courir.
Je suis capable d’être, mes bons jours, l’un des meilleurs pilotes sur ce terrain.
Alors, c'est… ce qui me fait avancer.
Sous-titres : Magali Molinier
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