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Original subtitles

... dans le premier virage. Va-t-il passer en tête ? Eh oui !

Ticktum, parti quatrième, mène la course.

Tourne le volant, chéri.

Il est relégué à l'arrière du peloton.

Je me souviens que, tout petit,

je montais sur les épaules de mes parents

et je nommais toutes les voitures.

J'avais trois ans et j'étais fasciné.

C'est toujours le cas.

Le pilote portugais, António Félix da Costa,

entame le dernier virage pour remporter l’ePrix de Misano.

Quand j'étais jeune, je n'avais d'yeux que pour les voitures.

Ma mère disait :

"C'est de l'essence qui coule dans tes veines."

António Félix da Costa réalise une folle manœuvre

pour prendre la tête de l'ePrix du Cap.

Je fais ce que j'aime.

Je connais peu de gens au monde qui se lèvent le matin

pour faire ce qu'ils aiment.

J'en rêvais depuis tout petit,

alors oui, c'est génial.

Mitch Evans remporte la victoire.

Le Néo-Zélandais termine premier pour la première fois.

Gagner, c'est l'essentiel. C'est tout ce qui compte pour moi.

Je fais ça pour gagner.

Conduire vite, c'est addictif.

On y prend goût dès l'enfance.

Dennis prend la tête et remporte la victoire.

La sensation d'enfiler un casque,

de monter dans sa voiture de course et d'être seul avec la machine

face à 22 autres pilotes qui veulent tous la même chose.

Tu te fous de moi. Je ressemble à Billy Elliot.

Ils m'ont pas raté sur ce coup.

Ça va être un carnage.

Mais plus c'est le chaos, mieux c'est.

On doit prendre des décisions très vite.

Mais tout est au ralenti dans ta tête.

C'est comment dans la tête d'un pilote de course ?

Vous ne voulez pas savoir. Ça fait peur, dans ma tête.

Il faut être agressif. Toujours d'attaque.

Evans approche. Il va tenter d'attaquer dans le virage 18.

Ils sont côte à côte.

L'écart est minime.

Enfoiré !

Je peux élargir ce virage de 20 cm ?

Je peux coller le mur ou freiner plus tard ?

S'il y a un écart, tu fonces.

C'est pas vrai !

Dac m'a poussé droit dans le mur.

On repousse les limites, donc oui, on fait des erreurs.

Il a percuté le mur !

Si un accident survient, où tu perds le contrôle de la voiture

et que tu fonces à grande vitesse, c'est toujours effrayant.

Mais il faut savoir faire avec.

Il faut être fort mentalement. C'est crucial.

Bordel !

- Tu l'avais pas vu venir ? - Non.

Vraiment ?

Il était derrière toi tout du long.

Il faut être un petit con pour être le meilleur.

Il faut avoir un instinct de tueur. C'est primordial.

Qu'est-ce qui fait un bon pilote ?

L'audace, la confiance en soi et un sale caractère parfois.

LONDRES

C'est le dernier tour.

FIN DE LA SAISON NEUF

Le dernier tour commence.

Mitch Evans est en tête, suivi par Félix da Costa

et Jake Dennis.

Jake Dennis doit finir 3e pour remporter le championnat.

Pour l'instant, c'est bon.

Il ne reste que quelques virages

avant la pente.

Jake Dennis franchit la ligne d'arrivée

et devient le champion du monde ABB FIA de Formule E

pour cette 9e saison ici à Londres !

Quelle prestation de Jake Dennis !

Champion du monde, bébé !

Il me faut une nouvelle paire.

On dirait ma mère.

Ah ouais ?

Je voulais être champion.

Ça a été un vrai soulagement.

Tout te va à toi. Mais pas moi.

Quand tu remportes un titre de champion,

tu gagnes en assurance.

- On dirait un prof. - Elles sont cool.

Pour l'instant, je crois que je suis au sommet de ma carrière.

Celles-ci ?

- Voyons voir. - Certains auraient l'air cool avec.

- Non, ça n'irait à personne. - Si, je te jure.

- On dirait Harry Potter. - Oui.

Santé.

À Londres.

On fête toujours.

On s'est bien amusés cet été.

COMPAGNE DE JAKE

Même si je pense qu'on a abusé.

On a bien savouré.

À chaque occasion, c'était : "Tu es champion du monde !"

Maintenant que j'ai goûté au champagne de la victoire,

ça me donne la rage de recommencer.

Jake Dennis est champion en titre. Maintenant il profite

du style de vie de pilote, et c'est tant mieux.

Merci.

C'est une belle réussite. Bravo à Jake Dennis.

COMMENTATRICE

Vas-y, champion. Donne tout.

Cinq,

quatre,

trois,

deux,

un.

C'était si long !

C'est un vrai défi de garder son titre.

C'est dur de le gagner, alors le garder...

J'ai hâte pour la suite.

MEXICO, MEXIQUE

SAISON 10 COURSE 1

J'ai eu quatre coéquipiers en quatre ans.

Norman sera un bon coéquipier cette saison.

Bonjour.

Bonjour. Je vous attendais en buvant mon café.

- Allez, c'est ça. - J'ai bu mon café tout seul.

Changer d'équipe cette saison,

ça implique une phase d'adaptation au début :

nouvelle voiture, nouvelle équipe, nouvel ingénieur, etc.

Gros week-end pour Norman. Son premier avec l'équipe.

Il a des choses à prouver. C'est beaucoup de pression.

Non, zéro pression.

Le patron est à l'arrière, tout va bien.

Avec Jake,

tout a immédiatement été très naturel.

On avance vers le même objectif.

Ce sera une belle expérience de l'avoir comme coéquipier.

C'est un pilote rapide et très humble.

Il a été champion l'an passé, donc ça pourrait être facile

de devenir arrogant, mais lui ne l'est pas du tout.

Le box est divisé en deux.

Ils ont chacun leur propre ingénieur, leur mécanicien.

Ils peuvent être isolés,

mais ils sont là pour l'intérêt de l'équipe.

- Jake. - Oui ?

Prêt pour le deuxième titre ?

Vous êtes prêt ?

Tu portes le mauvais maillot.

Désolé. Une prochaine fois.

- Jake, regardez-moi. - Merci.

Gagnez une deuxième fois et j'achèterai votre maillot.

Bienvenue au Mexique.

C'est la première course de la saison. Nous sommes arrivés en tant que champions,

mais n'y pensons pas.

DIRECTEUR DE L'ÉCURIE ANDRETTI

Restons concentrés sur la saison à venir.

La dernière course est la plus importante.

On s'en est bien sortis à la dernière de Londres.

Je suis ravi d'être là.

Faisons bien notre travail, comme toujours.

Merci à tous. Passez un bon week-end.

Le Championnat du monde 2024 ABB FIA de Formule E

s'ouvre aujourd'hui à Mexico.

Quarante mille spectateurs sont là pour cette course, cet après-midi.

Ça promet d'être palpitant.

Quand on défend son titre de champion, l'enjeu est historique.

COMMENTATEUR

Peu de gens peuvent dire : "J'ai remporté le titre deux fois"

et Jake le sait.

Avant vos courses,

on ne vous agresse pas avec un micro. et vous n'avez pas tout ce bruit.

Non, mais ça me plairait.

Ça aide à ne pas penser à la course.

Je fonctionne comme ça : je ne me concentre pas sur la course.

Je préfère ne pas y penser, me détendre, discuter.

Quand il faut y aller,

je prends une grande inspiration et je me concentre.

Il y a 22 pilotes répartis en 11 écuries.

Il y a donc deux pilotes par écurie.

Quand on observe les pilotes,

il y a toute une variété de profils, et c'est ce qui rend ça intéressant.

Certains sont posés, calmes et méthodiques.

D'autres sont plus impulsifs, passionnés et colériques.

Et il y a le mélange des deux.

Mais je pense qu'au fond,

chaque pilote est une personne extrêmement compétitrice

qui déteste perdre.

Les feux s'allument à Mexico, le Championnat du monde est lancé.

Regardez ça, la Andretti s'aligne aux autres.

Jake Dennis essaie de gagner du terrain

après être passé en 14e position.

Lucas di Grassi dans l'ABT CUPRA en situation difficile.

Il a heurté la barrière.

Nico Müller, percute le mur dans la seconde ABT CUPRA.

António Félix da Costa rencontre lui aussi quelques problèmes.

Ils sont l'un derrière l'autre.

Je sais pas ce qui se passe.

Il a perdu l'arrière.

Voiture au milieu du circuit, soyez vigilants.

Jake Dennis, le champion en titre termine en 9e position.

Il sera sans doute déçu de sa course.

Bonjour.

- Comment allez-vous ? - Bien.

C'est un vrai fiasco. Ça s'est mal passé.

Ça a été difficile, mais on a des points.

C'était une journée éprouvante.

Jake a connu une saison incroyable l'an passé,

mais gagner deux titres de suite est extrêmement difficile en Formule E.

Ça s'explique par le niveau des pilotes qui est très élevé.

Depuis tout petit...

conduire vite est plus facile que marcher.

Ça me vient naturellement.

Je m'y sens dans mon élément.

Je fais de la course, car j'adore conduire,

mais ce que j'aime, c'est chercher à être le meilleur

et trouver comment surpasser mes adversaires.

Essayer de les duper.

Je suis un pilote régulier de la catégorie depuis plusieurs années

et j'ai fini dans le top trois lors des trois dernières saisons.

Être pilote de course, c'est une aventure en solitaire.

Les échecs peuvent vous suivre pour le meilleur ou pour le pire.

Je ne suis pas sûr que quelqu'un rêve autant de gagner

que Mitch Evans.

Il a souvent frôlé la victoire sans jamais y arriver.

C'est l'un des meilleurs pilotes du paddock, très expérimenté,

très constant.

Et c'est l'occasion rêvée

pour enfin remporter ce titre de champion du monde.

DARIYA ARABIE SAOUDITE

COURSE 2

Bienvenue à Dariya.

Nous sommes en plein désert pour la seule course de nuit de la saison.

Nous sommes en périphérie de Riyad, sur un site classé au patrimoine mondial.

L'ePrix de Dariya va bientôt commencer.

Je suis confiant.

J'espère qu'on fera une bonne course,

sans incident.

Ça serait plus simple... Mais ça n'arrive jamais en Formule E.

Remporter le titre de champion du monde dans une série aussi compétitive,

c'est l'un des moments marquants de notre équipe

depuis plus de 20 ans.

PDG D'ANDRETTI

Je suis passionné de compétition

et la concurrence ici est redoutable.

C'est le meilleur niveau qui se trouve au monde.

Bienvenue à ce deuxième tour de qualification.

On va voir ce que ça donne pour le champion en titre.

Dans les courses comme à Dariya, où le circuit est étroit,

la qualification et la position sur la piste sont cruciales.

Il faut une bonne qualification.

C'est la qualification la plus importante de la saison.

Dennis semble assez à l'aise.

Mitch Evans se prépare à entrer.

Evans relève le défi et réalise une manœuvre très précise.

Un léger survirage,

Dennis doit donner un coup de volant.

L'écart qu'a creusé Evans est impressionnant.

Mitch Evans va l'emporter, sauf si Dennis réalise un bon secteur.

C'est très serré.

À moins d'un dixième de seconde,

Mitch Evans évince le champion du monde.

Je me sens bien. On a fini en force l'an dernier.

On a plutôt bien commencé au Mexique.

La saison démarre bien.

Mitch veut juste gagner. C'est un champion né.

Il adore la course. Ça fait partie de lui.

Il a un talent de pilote inné.

C'est l'année de Mitch Evans.

Il a l'expérience et la vitesse.

Il n'a plus qu'à réussir sa saison pour l'emporter.

Avec Nick Cassidy dans son équipe,

je pense que Jaguar sera à la hauteur de son statut de favori.

Ce sont des amis d'enfance.

Et ils concourent pour la même équipe.

Dernier tour de circuit. Nick Cassidy est en tête.

Mitchell Evans est troisième.

NOUVELLE-ZÉLANDE

Depuis que Nick a rejoint l'équipe, toutes nos interviews

tournent autour de notre amitié.

C'était sacrément pénible.

Cassidy va réussir son dépassement.

On a débuté à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

On a grandi en faisant du kart ensemble à six ans.

C'est mon meilleur ami.

On parle tous les jours et on s'entend vraiment bien.

Ils se connaissent depuis presque toujours.

Deux Néo-Zélandais de la même ville participant au Championnat du monde.

C'est une belle histoire. Tout semble parfaitement harmonieux.

On participe au même championnat

pour l'un des plus grands constructeurs automobiles.

C'est sans doute le duel interne le plus captivant.

Ce sera le fil rouge à suivre cette saison.

Le journaliste en moi veut voir un vrai combat,

un véritable bras de fer.

Oui, on veut être meilleur que l'autre. C'est humain.

Je veux gagner ce championnat,

mais si c'est Nick qui l'emporte,

je serai ravi pour lui.

Mais je pense qu'ils ont besoin l'un de l'autre

et Jaguar est déterminé à décrocher ce titre d'équipe.

Ce sont vraiment de bons amis.

Et de vrais pros.

Mais ils sont aussi conscients que quand la visière du casque s'abaisse,

ils doivent s'affronter.

Si Nick Cassidy remporte le championnat et pas Mitch,

et qu'il y a des accrochages,

leur amitié sera mise à rude épreuve.

Peu importe qu'ils soient amis ou non,

l'écurie se heurtera toujours à des problèmes

si deux de ses pilotes s'affrontent pour le titre de champion du monde.

Mais quel directeur n'équipe n'a pas envie de ça ?

On a deux lions. Mais il faut au moins ça pour l'emporter.

On ne gagne pas un prix

sans deux pilotes incroyablement talentueux.

Le soleil s'est couché en Arabie Saoudite.

Il est temps de rouler sous les étoiles.

Quand tu es champion du monde, il y a moins de pression,

mais les attentes sont plus élevées.

Il est impossible de prédire

comment vont se dérouler les événements.

Jake a une vision globale.

C'est un pilote très réfléchi.

Je pense qu'il conduit plus avec sa tête qu'avec son cœur.

Mitch est un compétiteur né.

Mitch aborde la saison en sachant

que c'est sa meilleure chance de gagner.

Au début d'une saison, tu veux commencer fort,

gagner des points,

Ça retire la pression et ça te donne l'élan nécessaire.

C'est crucial.

Deuxième départ en tête pour Mitch Evans

de chez Jaguar TCS Racing, qui part en deuxième place du peloton.

Test radio.

Tout fonctionne.

Il est suivi par le champion en titre, Jake Dennis,

troisième sur la grille de départ.

On va finir le boulot.

Prépare-toi au départ.

Ce sont tous des pilotes rapides.

Il faut prendre ça pour un standard.

Ce qui les distingue, c'est leur façon d'aborder la course.

On s'attend à beaucoup de tension et de rebondissements

lors de ces 37 tours.

Après tant de travail et d'efforts,

tu ne veux pas tout gâcher.

Faut être à la hauteur pour l'équipe.

Oui, on ressent du stress,

mais il se dissipe quand les feux de départ s'allument.

Dans la voiture, une autre part de moi prend le dessus.

L'adrénaline monte et tout ce que je veux, c'est gagner.

Bordel.

Il faut être impitoyable dans ce sport.

Je peux être agressif sur le circuit.

Si tu es trop mou, tu te fais pousser.

Mitch Evans qui pousse.

Il a percuté le mur !

Il y a eu contact. Evans s'est pris un mur.

Enfoiré !

Il m'a poussé.

La voie est dégagée, Jake Dennis est en tête.

Mitch out. Attaque.

Attaque.

La personne qui décide de devenir pilote de course

doit être extrêmement concentrée,

très déterminée,

et capable de garder la tête froide face aux difficultés.

J'ai commencé à huit ans.

Mon père était pilote, lui aussi.

Pas au niveau professionnel. C'était pour s'amuser.

J'adorais le regarder.

Comme il était mécanicien, il s'y connaissait en karting.

C'était son métier.

J'étais pas trop mauvais.

J'ai gagné quelques courses.

À mes douze ans,

un certain Martin Hines m'a contacté.

Il m'a dit : "Rejoins mon écurie."

"On aimerait que tu roules pour nous."

Je trouvais que Jake était spécial.

Il était parfois très offensif, mais toujours déterminé et ça m'a plu.

Il cochait toutes les cases et je me suis dit :

"C'est un futur champion."

Vous pensez que Jake fait partie de l'élite ?

Oui, sinon je n'aurais pas dit ça.

C'est là que c'est devenu sérieux pour moi.

Ils ont payé mes frais de course jusqu'à ce que je devienne pro,

à 21 ans.

On m'a envoyé une facture du total

et je rembourse une partie à mes sponsors à présent.

Je suis ravi de le faire, car je n'en serais pas là sans eux.

Le meilleur tour revient à Hughes en 12.4.

La piste adhère bien, mais j'accélère pas.

Je le ferai à la fin.

Dennis dit à son équipe qu'il fera le meilleur tour à la fin.

Quelle confiance absolue venant du champion en titre.

Ça roule pour les Jaguars.

À ce rythme, le Néo-Zélandais peut viser le podium.

La clé, c'est de gérer sa course stratégiquement,

d'accepter de ne pas être en tête

et d'avoir la certitude que tout se joue à la fin.

Mitch, va falloir échanger avec Nick.

Sérieusement ?

Il va donner de l'aspiration au virage 18.

J'ai mes chances, me la faites pas.

Parfois les pilotes sont en bonne position,

mais parfois il faut jouer collectif pour ne pas gâcher les résultats d'équipe.

Voyons voir si Mitch Evans se déporte

et le laisse passer. Eh, oui !

Oui, Nick Cassidy le dépasse et prend la troisième place.

Mitch bénéficie de l'aspiration de Nick

et peut garder de l'énergie pour la fin.

Si je peux pousser et que Mitch creuse l'écart,

je lui cède ma place à la fin.

Il peut avoir le podium. Ça me va.

Cassidy est prêt à jouer collectif.

C'est une véritable partie d'échecs.

Jake Dennis est en tête.

Il s'est fait discret dans cette course.

Pourtant, il la maîtrise depuis qu'il est en tête.

Écart à l'arrière. Quatre secondes.

Il met la pression à sa voiture.

Il a mis les gaz.

Je garde la pression. On fonce.

Dernier tour, mec.

Ça pousse derrière, mais tu fais le meilleur tour.

Tu as le meilleur tour.

Le rythme cardiaque doit s'accélérer dans l'écurie Andretti.

Dennis franchit la ligne d'arrivée et rafle la première place !

Ouais !

Bravo, mec. Viens là.

C'est la lutte pour la deuxième place qu'il faut garder à l’œil.

Jusqu'où Mitch est-il prêt à aller pour cette deuxième place ?

Evans lancera-t-il une attaque près de la chicane ?

Il est tout proche.

Evans est prêt à l'attaque.

Mitch atteint la zone de freinage.

Et Bird le dépasse !

Cassidy est troisième,

tandis qu'Evans a été assailli par la McLaren.

Quelle fin dramatique !

Il a décalé au freinage, les gars.

La 5e place se joue ici.

Vous ne m'avez pas aidé de toute la course, sans déconner.

On échange constamment avec les ingénieurs pour gérer le niveau d'énergie,

on leur transmet des infos et on ajuste les réglages de la voiture.

Aucune autre catégorie de course n'est aussi intense

et n'impose autant de travail aux pilotes et des émotions en montagnes russes.

On a tout défoncé, les gars.

Bordel.

Nous revoilà !

Jake Dennis remporte sa première victoire de la saison.

Quelle performance ! Une victoire avec plus de 13 secondes d'avance.

On adore.

Et le patron est ravi aussi.

Je n'avais pas la vitesse pour gagner.

Jake était trop rapide, mais j'aurais dû finir deuxième.

C'est dur à encaisser.

Le dépassement du dernier tour,

on peut le voir de deux façons.

J'aurais été frustré de ne pas tenter, mais je suis énervé de l'avoir fait.

J'aurais dû être sur le podium.

- Vous êtes troisième ? - Oui.

Ça devrait être Mitch, ça me fait bizarre.

Nick Cassidy en troisième place pour l'écurie Jaguar TCS Racing.

Sa deuxième course d'affilée sur le podium.

Je trouve la Formule E fascinante, car il très difficile de prévoir

qui finira sur le podium, tellement la compétition est féroce.

Il y a des écuries comme Porsche, Jaguar, de grands noms avec beaucoup de budget,

donc les enjeux sont extrêmement élevés.

Mais dans le sport automobile, on ne gagne pas à chaque fois.

On ne peut pas toujours finir premier ou faire le meilleur tour.

Donc, tous les pilotes sont habitués à endurer les hauts et les bas

et il y a sans doute davantage de bas.

Ils sont entraînés pour ça.

António Félix da Costa n'a pas eu le début de saison

qu'on attend d'un ancien champion.

Toujours pas de point.

C'est inhabituel pour le pilote de chez Porsche.

En Formule E, c'est très dur d'être performant à chaque fois.

Je ne me contenterai jamais de résultats médiocres, jamais.

J'ai remporté la saison six du championnat.

Je ne veux pas gagner qu'une fois.

Pour l'instant, c'est le cas.

Gagner une fois, c'est déjà difficile,

mais gagner deux fois, l'est encore plus.

LE CAP

António Félix da Costa, l'homme le plus gentil du monde,

peut passer de : "Je m'appelle António, je suis super sympa."

À : "Je m'appelle António et je peux te pulvériser quand je suis volant."

Va-t-il tenter de dépasser ?

Il slalome derrière. Et il l'a fait !

- C'est pas vrai ! - Quoi ?

António Félix da Costa réalise une folle manœuvre

pour prendre la tête de l'ePrix du Cap. Rien ne l'arrête.

Da Costa est dangereux dans n'importe quelle voiture,

sur tout circuit et à tout moment de la saison.

Il a toujours fait partie des meilleurs et a été champion en 2019-2020.

Il a le potentiel de devenir double champion en 2024.

Cet homme est aussi à l'aise sur une vague monstrueuse

qu'au volant d'une voiture à 290 km/h.

Viens Olivia. À table.

Olivia.

Je suis ravi de pouvoir vivre de ma passion.

Assis. Olivia. Viens.

Dans mes premiers souvenirs, je faisais déjà de la course.

Assis. La patte.

Deux de mes frères étaient pilotes et je les regardais.

Mes oncles étaient aussi pilotes et mon père était sponsor d'équipe,

donc j'ai eu la chance que ma famille puisse financer mes débuts.

Je me considère vraiment privilégié. Je ne le prendrai jamais pour acquis.

La patte.

Gagner, c'est tout ce qui compte.

Je déteste passer inaperçu sur la grille.

Je suis un compétiteur né. Ça fait partie de ma personnalité.

Je veux faire partie des meilleurs et qu'on me craigne.

"Il est là. La course va être difficile. La saison va être difficile."

Quand j'arrêterai, je veux que les débutants se disent :

"Mon objectif, ce sont ses résultats. Je veux les atteindre."

Je suis encore en train d'accrocher des cadres, etc.

Voici là où je passe le plus clair de mon temps.

J'adore cette pièce. C'est mon repère.

Entrez.

Je voulais faire une sorte de salon

où je pouvais voir mes voitures, mais comme vous le voyez...

c'est un peu petit, j'aurais dû voir plus grand.

Mais l'idée, c'était de n'avoir qu'un seul salon

où on peut regarder la télé ou jouer aux jeux vidéo,

jouer à la PlayStation.

Voici la DS3 avec laquelle j'ai remporté le Grand Prix de Macao.

C'était ma voiture.

Les pneus sont protégés, car je vais accrocher la voiture au mur.

Donc, je les protège pour qu'ils restent propres.

C'est Volkswagen Chine qui avait financé la course

et c'était l'année du dragon.

Alors, ils voulaient floquer un dragon.

J'ai dit : "C'est mort. J'aurai l'air d'un crétin."

Quand je l'ai vue, je me suis dit : "Eh merde."

Elle n'a rien d'une voiture de course.

Et j'ai gagné la course avec cette voiture

et maintenant quand je la regarde, je la trouve trop cool.

On accumule plein de choses au fil de sa carrière ?

C'est de la folie.

Ça, c'est ma toute première combinaison.

La toute première avec le nom.

J'avais sept ans.

Ça, c'est la combinaison dans laquelle j'ai gagné avec la DS.

Ouais, la saison six, c'était pas le top.

On n'a même pas pu fêter.

C'était la merde.

L'année de ma victoire...

Quand j'ai gagné mon titre de champion du monde en 2020,

c'était en pleine pandémie.

J'avais mis du temps à gagner.

Ce que j'ai ressenti en franchissant la ligne,

c'est une grande émotion que je ne pourrai pas expliquer,

mais très vite, après une heure peut-être,

tout était déjà redescendu et je me suis dit :

"La vache, ça part vite. Je dois recommencer."

Je déteste perdre.

Je me mets la pression tout seul.

Dans un monde parfait, on gagnerait chaque course.

ALLEMAGNE

SIÈGE DE PORSCHE

Bonjour.

On doit passer quelques jours au simulateur

et ces voitures sont complexes.

En gros, on peut ajuster la voiture virage par virage.

Ça prend du temps, de l'énergie et beaucoup d'ingénieurs.

On dispose de trois ou quatre paramètres

que l'on doit tester pendant la phase de freinage

et on peut les ajuster indépendamment à chaque virage.

Une fois que tout est rentré, la voiture modifiera tout d'elle-même.

C'est un travail important, il faut que la simulation

soit la plus proche possible de la voiture réelle.

D'où la difficulté d'utiliser un simulateur.

On peut simuler beaucoup de choses.

On a fait une pause d'environ un mois,

donc c'est cool de tous se retrouver

et de se remettre en jambe pour...

la semaine prochaine.

Être directeur d'équipe en course automobile,

c'est assumer la responsabilité des réussites,

veiller à la motivation de l'équipe

et s'assurer qu'elle reste concentrée.

C'est un honneur de travailler pour Porsche.

Je veux être le meilleur, prouver qu'on a les meilleures voitures,

la meilleure équipe et les meilleurs pilotes

et qu'on peut remporter des titres.

C'est ça qui est attendu.

- À demain, les gars. - Salut.

Salut. À demain !

C'est beaucoup de pression.

Chez Porsche, c'est très simple. Il faut gagner, c'est tout.

Tout ce qu'ils font, c'est pour gagner.

C'est formidable. Il y a tellement de choses à voir.

On est dans un endroit extraordinaire.

Il s'agit de l'entrepôt de la collection Porsche.

Cet endroit est rempli...

d'histoire, avec de nombreuses voitures récentes

prêtes à marquer l'histoire et l'histoire passée.

Même pour moi qui suis pilote, c'est dingue de voir ça.

Les Porsche sont si rapides par rapport aux autres

que la victoire semble assurée.

Ça ne fait que cinq ou six ans

que j'ai commencé à m'intéresser

à l'histoire des vieilles voitures

et que j'apprécie la beauté de conduire ces engins.

Quand tu mets ton casque, tu veux battre tout le monde.

Mais ici, je ne ressens qu'un grand respect.

Ils ont mis des voitures dans un musée et c'est...

vraiment remarquable.

Mettre une voiture dans un musée, c'est accomplir quelque chose de grand.

C'est formidable.

Quelle victoire à célébrer !

Fiable et bien maîtrisée.

En fin de compte, c'est ce qui compte.

Porsche est toujours là.

Et ils gagnent, à chaque fois.

C'est cool. Très cool.

J'attends d'un pilote qu'il obtienne

un maximum de points pour l'équipe et pour le constructeur.

C'est ce qu'il faut pour aller au bout

et remporter un titre.

BRÉSIL

J'ai vu le circuit.

Eau, lunettes de soleil.

C'est gravé "JD1" dessus. Ma compagne me les a offertes.

Comment ça va, aujourd'hui ?

Je me sens pas prêt.

Là, j'ai besoin...

d'un café pour me réveiller.

- On y va ? - Oui.

Vous avez souvent des gardes du corps ?

Ou il n'y a qu'ici ?

Pour moi, c'est juste ici. Lui en a à Monaco.

Pour moi, c'est habituel.

Vous devriez voir en Nouvelle-Zélande.

C'est chouette de visiter le circuit.

Oui, c'est mieux.

Salut. Aujourd'hui, on a une course.

Ça s'était bien passé ici l'an dernier,

donc j'ai hâte et l'équipe est motivée.

J'espère que tout se passera bien.

Alors, soutenez-nous et à plus tard.

Tu te fous de moi.

Ils m'ont pas raté sur ce coup.

Je ressemble à Billy Elliot.

Tu peux faire semblant de m'aimer pour la caméra ?

Salut mec, ça va ?

Je préfère les stands comme ça.

Quand on est face à face.

C'est bien mieux.

On doit rouler jusqu'à la grille.

Les voitures y resteront une demi-heure.

Pour les invités et les sponsors.

C'est toujours un mélange de convivialité et de concentration.

Au dernier moment, l'arrière a dérapé et j'ai complètement raté l'apex.

Dans ce sport, si t'es pas à la hauteur,

on te remet en question et on te met la pression.

Mais je suis confiant, car je suis rapide.

Je sais faire un tour rapide.

Il y a plein de gens en coulisse qui travaillent dur sur la stratégie,

mais quand les feux s'allument, tout repose sur moi.

J'étais en mauvaise position à São Paulo,

mais j'ai gagné la course l'an dernier.

Donc c'est l'occasion de repartir à zéro.

Trente-et-un tours. Vingt-deux pilotes.

Un seul sortira vainqueur.

Les feux s'allument. L'ePrix de São Paulo est lancé.

Dès le début, Mitch Evans tente de se faufiler par le côté droit.

Ça se bouscule alors que chacun cherche à se positionner.

Dennis essaie de gagner du terrain.

Ils se disputent tous une place.

Beau travail de da Costa.

Da Costa est en tête.

Impossible de savoir qui sera le dernier à freiner.

Mitch Evans dans l'intérieur du virage quatre.

Le pilote de Jaguar vole la tête.

Jusque-là, Dennis la joue furtive.

Il s'est faufilé en quatrième position

et réalise le meilleur temps à cet instant précis,

puis il attaque et réussit à passer troisième.

Tu penses toujours au danger de ce sport.

C'est jamais agréable de voir une voiture endommagée,

surtout quand c'est ton coéquipier et un bon ami.

Nick Cassidy percute le mur.

Ils se dirigent vers le virage dix

et Nick Cassidy, au volant de la Jaguar,

est éliminé de l'ePrix de São Paulo de façon spectaculaire.

Nick va bien après ce choc ?

Oui, il y a eu contact et il a frôlé le mur trop longtemps.

Ça a l'air d'aller.

Je voulais savoir que Nick allait bien

pour me reconcentrer sur le reste de la course.

Le reste du peloton va devoir se démarquer assez vite

s'il veulent gagner.

Evans contrôle le rythme.

C'est satisfaisant de dépasser quelqu'un.

Quand on se fait dépasser, il faut l'accepter.

Parfois, tu rends la pareille et tu récupères ta place,

donc il faut encaisser les coups et savoir en rendre.

António Félix da Costa est malmené par Jake Dennis

qui joue des coudes aux virages un et deux, et reprend sa quatrième place.

Quelle classe de la part de Dennis !

J'ai dû me battre pour remonter. C'était un grand pas depuis Riyad.

Je suis de nouveau vers l'avant, donc tout va bien.

C'est bon signe pour da Costa.

Porsche lui avait mis la pression, dernièrement.

J'affronte des pilotes comme Mitch chez Jaguar

qui roule pour eux depuis sept ans,

donc battre quelqu'un qui a cette longévité et cette constance,

c'est un bel exploit et un défi.

L'écart que Mitch a réussi à creuser

est très précieux à ce stade de la course.

Quand tu as le rythme parfait,

que tu enchaînes les tours parfaits, que tu vas aussi vite que possible,

c'est une véritable œuvre d'art.

Tu ne fais qu'un avec la voiture.

Plus tu vas vite, mieux c'est.

Attention, Bird le rattrape !

Il ne va quand même pas dépasser Mitch au virage dix ?

Et il l'a fait ! Quelle performance de Sam Bird !

Il passe le dernier virage pour remporter la course de São Paulo !

Quel dépassement ! C'est sorti de nulle part.

C'était à la limite.

Tu as fait ce que tu as pu.

Bonne direction de ta part.

DANS LE PROCHAIN ÉPISODE

C'est vraiment humiliant.

Je vais pas pouvoir ravaler ma fierté encore longtemps.

On est derniers.

Je suis sans contrat cette année.

Mon avenir est incertain.

Pourquoi ma voiture est à chier ?

Je conduis un putain de bus.

Tout semble contre toi,

comme si le monde s'effondrait.

Ça te donne l'impression de conduire comme un pied.

C'est un désastre pour le pilote portugais.

Il fait quoi, là ?

Une surprise ? Tu parles.

Ils cherchent à remplacer António Félix da Costa.

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