All language subtitles for Picnic.at.Hanging.Rock.1975.720p.BIFY.fr

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Original subtitles

Le 14 f�vrier 1900,

des jeunes filles du coll�ge Appleyard

pique-niqu�rent � Hanging Rock, dans le Victoria.

Au cours de l'apr�s-midi, plusieurs membres du groupe

disparurent sans laisser de trace...

PIQUE-NIQUE A HANGING ROCK

Ce que l'on voit

et ce que l'on per�oit

n'est qu'un r�ve...

un r�ve dans un r�ve.

"Retrouvez-moi, mon aim�e, quand la nuit voit le jour.

"J'aime en vous votre gr�ce bien n�e,

"Vos yeux intenses et brillants,

"La douceur de votre sourcil fronc�,

"Votre t�te si fi�rement port�e."

Six,

sept,

huit,

neuf,

dix,

et onze.

"Je vous aime

"Non pour votre blondeur,

"Plus douce qu'un duvet,

"Plus velout�e que l'air,

"Ni pour l'�tincelle amoureuse

"Qui dans vos yeux luit, malicieuse.

"Sans doute par ces mots l'aurez-vous devin�

"Je vous aime parce que vous m'aimez."

Pensionnat Appleyard,

Saint-Valentin 1900

Cheval noir, cheval blanc,

Robe baie, robe d'argent

Dans son enclos s'en va trotter

Par cette belle journ�e d'�t�

Un jour, Sara, je t'emm�nerai � la ferme de mes parents.

Dans le Queensland.

Je te pr�senterai ma douce et si dr�le famille.

Cela te plairait ?

Tu dois apprendre � aimer quelqu'un d'autre

que moi, Sara.

Je ne serai plus l� tr�s longtemps.

Que penses-tu de �a ?

Quelqu'un a os� envoyer � Mlle McCraw

une carte orn�e de petites additions.

Mesdemoiselles !

Si vous ne vous comportez pas avec plus de gr�ce et moins de bruit,

Mme Appleyard vous privera de votre excursion � Hanging Rock.

Bonjour, Mlle de Poitiers.

Mme Appleyard a d�cid� que vous n'iriez pas au pique-nique.

Nous sommes deux.

Ne restez pas l�.

A saint Valentin !

Bonjour, mesdemoiselles.

Bonjour, Mme Appleyard.

Le temps est avec nous pour ce pique-nique � Hanging Rock.

J'ai dit � Mademoiselle

qu'�tant donn� la chaleur, vous �terez vos gants,

une fois que la voiture aura pass� Woodend.

Vous ferez halte pour d�jeuner

pr�s du rocher.

Laissez-moi vous rappeler

que le rocher est extr�mement dangereux.

Je vous dispense donc de toute exploration,

m�me sur ses pentes douces.

Souvenez-vous que l'endroit est r�put� pour ses serpents

et ses fourmis venimeuses.

C'est malgr� tout une merveille g�ologique qui fera l'objet

d'une dissertation lundi matin.

Ce sera tout.

Passez une agr�able journ�e

et t�chez de faire honneur � notre maison.

M. Hussey !

Je vous attends, Mlle McCraw et Mademoiselle,

vers 8 h, pour le souper.

Coll�ge Appleyard, pensionnat pour jeunes filles

Nous faisons ce pique-nique pour le plaisir,

et bient�t nous serons � la merci des serpents et des fourmis.

Que la nature humaine peut �tre stupide !

Le voici, jeunes filles. Hanging Rock !

La montagne vient � Mahomet,

Hanging Rock vient � M. Hussey.

Plus de 150 m�tres de haut. De la roche volcanique.

Il a plusieurs milliers d'ann�es.

Un million d'ann�es, M. Hussey, � peu de chose pr�s.

Que ce soit...

des milliers ou des millions,

�a fait un sacr� bout de temps.

Fa�on de parler.

Un million d'ann�es. C'est une jeune formation rocheuse.

Les rochers qui l'entourent ainsi que le mont Macedon

sont vieux de 350 millions d'ann�es.

De la lave siliceuse

�ruct�e du centre de la Terre.

Des trachytes de soude propuls�es

� l'�tat visqueux

sont � l'origine des pics escarp�s de Hanging Rock.

Il est assez jeune, d'un point de vue g�ologique.

Un million d'ann�es.

Il a patient� un million d'ann�es,

rien que pour nous.

Un peu de g�teau, Michael ?

Non merci, ma tante.

Je vais me d�gourdir les jambes.

Ne t'�loigne pas.

Et sois prudent. Il pourrait y avoir des serpents.

�a va ?

Bien.

Fini de manger ?

Le colonel et la dame ont fini de manger ?

En effet.

Ils doivent m'attendre pour d�barrasser.

Il n'est pas plus de midi.

C'�tait un peu t�t pour d�jeuner.

Une gorg�e ?

Il leur faut un temps fou pour venir jusqu'ici

et ils commencent � manger � peine arriv�s.

Ils n'ont rien d'autre � faire.

Ils ne vont pas se promener.

A saint Valentin !

J'esp�re que vous connaissez votre po�me.

Tenez-vous droite. Baissez les �paules.

Vous vous tenez fort mal.

Connaissez-vous votre le�on par c�ur ?

Eh bien ?

Je n'y arrive pas. Elle n'a pas de sens.

De sens ? Petite ignorante !

Vous ignorez que Felicia Heymans

est l'un de nos plus grands po�tes anglais.

Je connais un autre po�me par c�ur.

Il a plus de vers que "Le Naufrage de l'Hesperus".

Cela vous convient ?

Quel est le titre de ce po�me ?

"Ode � saint Valentin."

Je ne le connais pas. O� l'avez-vous trouv� ?

Je ne l'ai pas trouv�, je l'ai �crit.

Vous l'avez �crit !

"L'amour jaillit, l'amour envahit..."

Merci. Aussi �trange que cela puisse para�tre,

je pr�f�re Mme Heymans.

R�citez-moi ce que vous avez appris.

Votre livre, Sara.

Merci.

Allez-y.

Je ne peux pas.

Pas un seul vers ?

Je vous laisse.

Je vous donne une demi-heure pour l'apprendre sur le bout des doigts.

Sans quoi vous irez vous coucher,

au lieu d'attendre le retour de vos camarades.

Bertie !

O� es-tu ?

Miranda !

"Irai-je te comparer au jour d'�t� ?

"Tu es plus tendre et bien plus temp�r�.

"Des vents violents secouent les chers boutons de mai

"Et le bail de l'�t� est trop proche du terme.

"Parfois trop chaud est brillant l'�il du ciel..."

Etrange.

Ma montre s'est arr�t�e !

A midi pile.

Tr�s �trange.

Vous n'auriez pas l'heure, par hasard ?

O� est votre jolie petite montre ?

Je ne l'ai plus. Je ne supportais plus son tic-tac sur mon c�ur.

Si c'�tait la mienne,

je ne la quitterais jamais.

M�me pour prendre mon bain.

Pas vous, M. Hussey ?

Arr�t�e � midi.

Elle ne s'est jamais arr�t�e. S�rement des ondes magn�tiques.

Il doit �tre plus de deux heures.

Il faut rester vigilants.

J'ai promis � Mme Appleyard de vous ramener pour 8h.

A l'exception de ces gens,

nous pourrions �tre les seuls �tres vivants sur Terre.

Excusez-moi, Mademoiselle.

J'aimerais prendre quelques mesures des parois du rocher.

Avec Miranda et Irma.

S'il vous pla�t.

Nous serons de retour avant le th�.

Je peux venir aussi ?

Tant que tu ne te plains pas.

C'est promis.

Ne vous inqui�tez pas pour nous.

Nous ne nous absentons pas longtemps.

Maintenant, je sais.

Que savez-vous ?

Je sais que Miranda est un ange de Botticelli.

Attendez-moi !

Peux-tu passer, Edith ?

Je ne sais pas.

J'ai peur de mettre les pieds dans l'eau.

J'ai cru que la grosse allait se baigner.

Beaux brins de filles.

Regardez les formes de la brunette.

On dirait un sablier.

Jetez un �il � la derni�re, la blonde.

Jolie paire de jambes.

Allong�es jusqu'� sa croupe.

Ne dites pas de telles grossi�ret�s.

Je les dis.

Vous les pensez.

On pense tous la m�me chose des filles.

Peu importe qu'on sorte du coll�ge

ou de l'orphelinat, comme moi et ma petite s�ur.

Vous �tes orphelin ?

Je n'avais plus pens� � ces conneries depuis des lustres.

Je vais me d�gourdir les jambes avant de repartir.

Regardez !

Pas par terre, Edith.

L�-haut, dans le ciel.

Je pr�f�re m'asseoir

et observer cet immonde rocher d'en bas !

C'est laid, ici.

Si j'avais su, je ne serais pas venue !

On ne peut pas aller plus loin.

On a promis � Mademoiselle...

de ne pas s'absenter longtemps.

Si seulement on pouvait rester ici toute la nuit

et regarder la lune se lever.

Blanche dit que Sara �crit des po�mes au petit coin !

Elle en a trouv� un par terre qui parlait de Miranda.

Elle est orpheline.

Sara me fait penser � un daim que papa avait ramen� � la maison.

Je me suis occup�e de lui,

mais il est mort.

Maman disait qu'il �tait condamn�.

Qu'est-ce que �a veut dire ?

Condamn� � mourir, bien s�r.

"Le gar�on restait sur le pont,

"Quand tout le monde avait d�j� fui..."

J'ai oubli� la suite.

Je dois �tre condamn�e.

Je ne me sens pas bien du tout.

Si seulement tu pouvais te taire.

Pauvre Edith. Nous rentrerons bient�t.

Irma, regarde-les !

O� peuvent-elles bien aller ?

Sans leurs souliers !

Irma, attends-moi !

Que peuvent bien faire ces gens, en bas ?

On dirait des fourmis.

C'est �tonnant comme nombre d'humains errent sans but.

Quoiqu'il soit probable qu'ils remplissent une mission

inconnue d'eux-m�mes.

Tout commence

et finit

au moment et � l'endroit pr�dits.

Regardez.

Miranda, je ne me sens pas bien.

Je ne me sens vraiment pas bien !

Quand rentre-t-on � la maison ?

Quand rentre-t-on � la maison ?

Miranda, n'y va pas ! Reviens !

Je dois y aller. C'est Mme Appleyard.

Quelqu'un te remplacera.

Non, j'y vais.

Quelle heure est-il ?

Tu dois vraiment partir ?

Qu'as-tu � faire ? Nettoyer ?

Mme Appleyard va m'attraper.

On a tout le temps.

Va-t'en.

Pourquoi sont-elles en retard ?

Dieu soit lou�.

Pourquoi ce retard ?

Il s'est pass� une chose terrible.

Comment ?

- Que voulez-vous dire ? - Je ne peux pas...

O� est donc Mlle McCraw ?

On l'a laiss�e.

- Pr�s du rocher. - Vous l'avez laiss�e ?

Avez-vous perdu tout sens commun ?

Envoyez ces demoiselles au lit.

Et potage chaud pour tout le monde !

Je dois vous parler en priv�.

Tr�s bien.

Je vais vous dire ce qui s'est pass�.

Trois de vos jeunes filles,

ainsi que Mlle McCraw,

ont disparu...

sur le rocher.

Que s'est-il pass� ?

C'est bien l� le probl�me.

Personne ne sait

ce qui s'est pass�.

Mlle McCraw est-elle partie longtemps apr�s les filles ?

Je ne sais pas. Personne ne sait.

Personne ne l'a vue partir. Tout le monde dormait.

Et la petite ?

Edith Horton.

Comme je vous l'ai dit,

elle a surgi des buissons, ses v�tements �taient d�chir�s.

Elle hurlait.

On a r�ussi � la calmer,

et elle a dit qu'elle avait laiss� les autres sur le rocher.

C'est tout ce que je peux vous dire.

Essayez de vous souvenir.

Qu'est-ce qui vous a fait peur, sur le rocher ?

R�fl�chissez bien, ma ch�rie.

Avez-vous parl� � quelqu'un ?

Il a d� se passer quelque chose.

Un homme ?

Ses jambes sont couvertes d'�gratignures,

� cause des ronces, je pr�sume.

Rien d'autre ?

Je n'ai rien remarqu�.

Elle n'a pas �t�...

violent�e ?

Non, rien de la sorte.

Je l'ai examin�e.

Elle est tout � fait intacte.

Tu me caches les d�tails. Comment puis-je te donner mon avis ?

Il n'y a pas de d�tails.

On ne dispara�t pas comme �a, mon cher. Pas sans raison.

Les gens parlent ?

Ce ne sont pas que des ragots. Ce sont des th�ories.

Je t'�coute.

�a ne peut pas �tre quelqu'un d'ici.

Et pourquoi ?

Personne ici ne ferait une chose pareille.

Je les ai seulement vues traverser le ruisseau.

D�crivez-les.

Les filles.

D�crivez-les-moi.

La premi�re �tait grande et brune.

Venait ensuite la petite boulotte.

Puis une fille � lunettes.

La derni�re �tait mince et blonde.

Quatre.

Pardon ?

Vous avez dit trois.

La petite boulotte �tait un peu en retrait.

Elles se sont enfonc�es dans les bois.

Je ne les ai plus revues.

Continuons � monter.

J'�tais fatigu�e.

Je me suis assise sur un tronc.

Quel tronc ? Celui-ci ? Regardez bien autour de vous.

Peut-�tre le voyez-vous.

Celui-ci ? Vous �tes pass�e par l� ?

Je ne sais pas.

J'�tais fatigu�e. Je le suis maintenant.

Je me souviens d'une chose.

Quoi donc ? Dites-nous.

Quand je suis redescendue... quand je courais.

J'ai vu un nuage.

Quel genre de nuage ?

Un nuage rouge.

Je m'en souviens tr�s bien. Je venais de croiser Mlle McCraw.

Qui avez-vous vu ?

Mlle McCraw. Elle montait quand je redescendais.

S'est-elle arr�t�e ?

Avez-vous parl� ?

Elle �tait trop loin.

Aussi loin que ces arbres morts.

Elle �tait dr�le.

Dr�le ?

Pourquoi ?

Je pr�f�re ne rien dire.

Il le faut !

C'est peut-�tre important.

C'est grossier.

Elle ne portait pas de jupe. Seulement... les pantalons.

Une culotte !

Elle ne portait qu'une culotte ?

Une derni�re tentative.

Pour les chiens.

Vous n'avez pas dit les avoir suivies.

Parce que...

Je ne les ai pas suivies.

J'ai seulement travers� le ruisseau et march� vers le rocher.

J'�tais curieux.

En Angleterre,

elles ne se prom�neraient pas dans la for�t.

Pas seules.

Quand je suis sorti du bois, elles avaient disparu.

Pendant que les jeunes filles

traversaient le ruisseau,

� quoi pensiez-vous ?

Je dois surveiller les chevaux.

Je refuse de faire le larbin � sa r�ception !

C'est ce que je lui ai dit.

Plus ou moins.

Ils ont sorti les chiens.

Je me r�veille en sueur.

J'ignore si elles sont en vie.

Voil� comment je vois les choses.

Si le flic et les chiens ne les trouvent pas,

personne ne les trouvera.

On a d�j� vu des gens dispara�tre dans le bush. C'est fini.

Pas pour moi.

Elles sont peut-�tre en train de mourir de soif

sur cet horrible rocher

pendant qu'on boit une bi�re bien fra�che.

C'est la diff�rence entre vous et moi.

Un bon conseil,

oubliez-les.

Je ne les oublierai jamais.

Je n'y connais rien en musique,

mais je crois que le gouverneur s'en va.

Vous feriez mieux d'y aller.

Je vais � Hanging Rock.

Les chercher.

Vous m'accompagnez ?

Superbes, ces cygnes.

Une semaine dans le bush.

Elles sont d�j� mortes.

J'irai seul.

Mieux vaut ne pas tra�ner.

On n'y sera pas avant la nuit.

Je reste ici.

Quoi ?

- Je reste ici. - Ici ?

Sur le rocher ?

Pour quoi faire ?

Vous �tes fou !

Peut-�tre. Mais quelqu'un doit rester.

- Vous, les Australiens... - Vous �tes un dr�le de type.

Je leur dis quoi, si je rentre seul ?

Ce que vous voulez.

A Woodend ?

Au Victoria. L'h�tel du coin de la rue.

M. Michael �tait sur les rotules.

Il dort l�-bas.

A l'h�tel.

Sa tante sera loin d'appr�cier.

Vous pouvez disposer.

Merci, monsieur.

Arr�t�e � midi.

Elle ne s'est jamais arr�t�e.

Tout commence

et finit

au moment...

Il a patient� un million d'ann�es, rien que pour nous.

Regardez ! L�-haut, dans le ciel !

- Maintenant, je sais. - Que savez-vous ?

C'est �tonnant comme nombre d'humains errent sans but.

Quoiqu'il soit probable qu'ils remplissent une mission

inconnue d'eux-m�mes.

Tout commence et finit

au moment et � l'endroit pr�dits.

Laissez-moi faire. Apr�s trente ans d'exp�rience,

je sais les emp�cher de tomber sur la route.

Adossez-vous.

Allez-y doucement, sergent.

A l'aide !

Ils ont trouv� Irma.

Que dites-vous ?

Ils ont trouv� Irma, en vie.

Personne d'autre ?

Rentrez chez vous.

Vous ne pouvez rien faire.

Rentrez chez vous. C'est l'affaire de la police.

Allez !

On a le droit de savoir ! Dites-nous ce qui se passe.

Il a raison.

Il faut faire quelque chose.

O� est Bumpher ?

On devrait aller sur ce rocher nous-m�mes !

- C'est une question d'honneur ! - Il a raison.

On veut voir Bumpher !

On t'attend !

Rentrez chez vous. Tous !

Vous ne pouvez rien faire.

Remercions le Seigneur

pour nous avoir rendu notre petite Irma.

Et prions pour que Marion, Miranda

et Mlle McCraw aient �t� �pargn�es.

Il a �t� d�cid� qu'Irma se reposerait quelque temps

chez le colonel Fitzhubert, au mont Macedon.

Avant de vous r�jouir, n'oubliez pas

que nous n'avons aucune trace des trois autres disparues.

Veuillez me suivre.

Reprenez votre cours, Mademoiselle.

C'est une merveilleuse nouvelle.

Ne soyez pas idiote.

Si on avait retrouv� les trois... Mais une seule ! C'est pire.

Bien pire !

Le drame a moins d'une semaine

et d�j� trois parents m'ont dit

qu'ils ne r�inscriraient pas leur fille.

La presse s'en donnera � c�ur joie.

Les journaux du monde entier ont parl� de cette affaire morbide.

Trois ne seront pas r�inscrites,

trois autres ont disparu...

Deux, Madame. Irma reviendra au trimestre prochain.

Cela fait six �l�ves, Mlle Lumley,

qui ne reviendront pas.

A cela s'ajoutent des frais scolaires non r�gl�s.

Comme ceux de Sara Waybourne.

Quel manque de consid�ration, si je puis me permettre.

J'esp�re que nous nous en sortirons.

Je ne vous retiens pas. Vous avez un cours ?

De couture.

Dites � la jeune Waybourne

que j'aimerais la voir.

Apr�s le d�jeuner, si possible.

Faites votre possible pour pr�venir toute rumeur sordide.

Comptez sur moi.

Stup�fiant.

Une semaine dans le bush et rien de plus grave

qu'un choc et une hypothermie.

Extraordinaire.

Aucun os de cass�. Seulement quelques coupures,

et des bleus au visage et aux mains.

Surtout aux mains.

Elles sont tr�s �gratign�es.

Ses ongles sont tous retourn�s et cass�s.

Elle pr�sente d'autres signes inhabituels.

Son cr�ne est couvert d'h�matomes.

Certainement une commotion c�r�brale.

Peut-�tre un coup.

Ou une chute.

Mais s'il s'agit d'une chute,

pourquoi le reste du corps n'a-t-il pas souffert ?

Il est tout � fait indemne.

Les pieds ne portent �galement aucune trace de coup.

C'est �trange car elle n'avait ni souliers ni bas

quand on l'a d�couverte.

Personne ne les a retrouv�s.

Elle est tout � fait intacte.

Je donnerais tout pour savoir ce qui a bien pu se passer.

Elle est intacte.

Qu'y a-t-il, ma fille ?

C'est Mlle Irma.

C'est � propos de ses v�tements.

Qu'y a-t-il ?

Je ne savais pas si je devais le dire au sergent.

Je n'ai pas trouv� de corset.

Le corset de Mlle Irma... Il a disparu.

Vous avez bien fait. Cela ne pr�sente aucun int�r�t.

Beaucoup de meurtres ne sont pas r�solus.

Prenez Jack l'Eventreur...

La police est repartie sur le rocher.

Il y en a partout.

Quelqu'un a vu de la lumi�re dans une porcherie

� environ un kilom�tre du rocher.

Certaines questions ont des r�ponses, d'autres non.

On va sans doute trouver une explication.

Un enl�vement...

Quelque chose comme �a.

Elles ont pu tomber dans un trou.

Il doit y avoir une explication.

Il le faut.

Viens voir.

Savais-tu que certaines plantes pouvaient bouger ?

Mlle Lumley a dit que vous vouliez me voir.

C'est exact.

Fermez la porte, je vous prie.

J'ai �crit plusieurs fois � votre tuteur, M. Cosgrove,

mais il n'a pas encore daign� me r�pondre.

Cela fait six mois que je n'ai pas re�u de lettre,

ni de ch�que.

Je n'ai donc pas d'autre choix que de supprimer vos options.

Ainsi, � compter de ce jour, vous ne prendrez plus part

aux cours de danse et de dessin.

A moins que vos frais ne soient pay�s avant P�ques,

je me verrai dans l'obligation de prendre certaines dispositions.

Vous savez ce que cela signifie ?

Vous devrez nous quitter.

Il existe des endroits pour les personnes dans votre cas.

Des institutions.

Vous pouvez disposer.

Que vous arrive-t-il ?

Etes-vous malade ?

On ne reste pas dans le noir sans raison.

Pr�parez-vous pour le d�ner.

N'avez-vous pas faim ?

Allez vous coucher.

D�p�chez-vous.

Dites � Mademoiselle que je n'en veux pas.

Il faut manger. Vous tomberez malade si vous ne mangez rien.

Je suis d�j� malade. Si je mange �a, je le serai encore plus.

Ne dites pas de b�tises.

Vous savez quoi, Minnie ?

Non, quoi ?

Avant, j'�tais dans un orphelinat.

C'est vrai, Sara ?

J'avais un fr�re.

Il s'appelait Bertie.

J'ai dit � la directrice

que je voulais �tre acrobate dans un cirque,

sur un cheval blanc, dans une robe � paillettes.

Elle avait peur que je m'enfuie, donc elle m'a ras� la t�te.

Je lui ai mordu le bras. Il a saign�.

Elle m'a peint la t�te avec du bleu de m�thyl�ne.

Le vent du nord ne m'apporte pas le repos

Et la mort est dans le ciel

Je t'aime, Minnie

Je t'aime.

Je suis triste pour les enfants.

Pour celles du rocher ?

Oui, pour elles aussi.

Je pensais aux autres petites.

Ici, au coll�ge.

Ne t'en fais pas pour elles.

La plupart roule sur l'or.

Du moins leurs parents.

Certaines sont orphelines

ou pupilles...

tu sais bien.

Maintenant,je sais.

Que savez-vous ?

Je sais que Miranda est un ange de Botticelli.

On ne bouge plus, merci.

Un petit sourire.

Le th� !

Regardez en l'air. Comme si vous cherchiez une grotte.

Mettez-y plus d'expression.

Mme Fitzhubert m'a fait entrer.

Comment vous sentez-vous ?

On vous croyait partie pour toujours.

Laissez-moi vous regarder.

Vous �tes si p�le...

mais plus ravissante que jamais.

Le neveu vous a-t-il rendu visite ?

Celui qui vous a trouv�e.

Et le policier.

Et vous n'avez pas pu...

Je ne me souviens de rien !

Bonjour.

Renvoyez ce photographe.

Rentrez tout de suite !

Tiens, ch�re Miranda.

Tes pr�f�r�es.

M. Whitehead me les a donn�es... pour toi.

Ma ch�re,

ma douce Miranda.

Les p�querettes sont ses pr�f�r�es.

Vous savez que Miranda ne reviendra peut-�tre pas.

Miranda sait tant de choses que les autres ignorent.

Des secrets.

Elle savait qu'elle ne reviendrait pas.

Fanny, vous n'�tes pas en rythme. Ecoutez la musique.

Excusez-moi.

Voyez qui vient nous rendre visite. Notre ch�re Irma

est avec nous pour quelques heures.

Elle part rejoindre ses parents en Europe.

Vous avez dix minutes pour parler � votre guise.

Si vous �tes d'accord.

Dis-nous, Irma !

Qu'est-il arriv� � Miranda ?

Dis-nous ce qui s'est pass� !

Dis-nous ! Tu sais o� elles sont.

Elles sont mortes !

Elles gisent dans une affreuse grotte

remplie de chauves-souris !

Elles sont en train de pourrir et tu sais o� !

Cessez de mentir, petite sotte !

C'est pour son bien !

Pour qu'elle se tienne droite !

Entrez.

Ma d�mission, Madame.

Avons-nous quelqu'un de malade ?

C'est le d�ner de Mlle Sara.

Mademoiselle me l'a demand�. Sara ne se sent pas bien.

Dites � Sara de ne pas �teindre avant que je ne lui aie parl�.

Nous ne sommes pas une institution charitable.

Vous vous souvenez de notre derni�re conversation.

R�pondez quand je vous parle.

J'ai �tudi� votre cas

avec attention.

J'ai fait appel � ma conscience pour trouver une solution.

Mais nous ne sommes pas une institution charitable.

Etant donn� que vos frais n'ont pas �t� pay�s,

je suis dans l'obligation

de prendre certaines dispositions.

Vous serez renvoy�e � l'orphelinat.

J'ai fait un dr�le de r�ve.

Il y avait une odeur tr�s forte.

Comme si je ne dormais pas.

Un silence de mort.

�a sentait les pens�es.

Tout �tait �clair�, comme en plein jour.

Mais il faisait nuit noire.

Et elle est apparue.

Qui ?

Ce n'est qu'un r�ve !

Ma petite s�ur.

Je ne l'ai pas vue depuis l'orphelinat.

Elle adorait les pens�es.

Elle est devenue

comme...

floue.

J'ai cri� :

"Sara, ne t'en va pas !"

Elle a dit : "Au revoir, Bertie.

"Je suis venue de loin.

"Je dois repartir."

Et elle a disparu.

Elle a travers� le mur.

Asseyez-vous.

Nous parlions hier soir de la jeune Waybourne.

Vous avez exprim� de l'inqui�tude

quant � son �tat de sant�.

D�gagez-vous de toute responsabilit�.

Son tuteur, M. Cosgrove, est venu ce matin

et l'a emmen�e.

Etait-elle en �tat de voyager ?

Il semble que oui.

J'aurais d� l'aider � faire ses bagages.

J'ai moi-m�me aid� Sara � ranger ses effets personnels dans sa valise.

M. Cosgrove �tait press� de partir.

Je ne d�jeunerai pas. Qu'on ne s'occupe pas de moi.

Ni de Sara.

Ni de Sara.

Est-ce du rouge que je vois sur vos joues ?

De la poudre.

Elle m'a paru de bon ton.

Seigneur !

Au revoir.

Merci pour ce charmant petit-d�jeuner.

Bonnes vacances !

Arthur, mon d�funt mari, et moi-m�me

passions toujours nos vacances � Bournemouth.

C'est un endroit charmant,

tout � fait charmant.

Rien n'a jamais chang�

en quarante ans.

La jet�e, le sable, les habitants...

et la pension de famille.

Une maison si s�rieuse.

D'un s�rieux remarquable.

Encore un peu ?

Comme il vous plaira.

J'�tais devenue d�pendante de Greta McCraw.

Une intelligence si masculine.

Je me reposais sur elle,

je lui faisais confiance.

Comment a-t-elle pu se laisser enlever ?

Perdre.

Violer.

Se laisser tuer de sang-froid comme une stupide �coli�re

sur ce mis�rable rocher.

Sara Waybourne reviendra-t-elle au trimestre prochain ?

O� en �tais-je ?

Bournemouth !

Quel endroit charmant.

Rien n'y change. Jamais.

Sales gosses !

Sara !

Le corps de Mme Arthur Appleyard,

directrice du coll�ge Appleyard,

fut retrouv� au pied de Hanging Rock le vendredi 27 mars 1900.

Bien qu'on ignore les circonstances exactes de sa mort,

elle serait tomb�e alors qu'elle escaladait le rocher.

Les battues pour retrouver les disparues

se poursuivirent pendant quelques ann�es,

en vain.

A ce jour, leur disparition reste un myst�re.

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