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*-Oui, allô ? *-Morgane, c'est ton père.
*-Tu es censé disparaître. *-Il faut qu'on se voie.
*-Je ne peux pas
te parler. Ciao.
*-Il faudrait vraiment qu'on se voie.
J'ai un souci. *-Tes soucis,
je n'en veux plus. Ne me harcèle pas.
*-Je te laisse, alors.
-Il est mort.
-J'ai l'air de quoi, avec mon cabas ?
Tu m'écoutes,
Morgane ?
-Oui, bon. J'ai voulu plier cette histoire rapidement, voilĂ .
Pourquoi tu fais tes courses aujourd'hui ? Tu es retraitée.
-Ca fait 37 ans que je fais mes courses le mercredi.
Je ne vais pas changer
à cause de ton père. - Alors...
Votre défunt père et ex-époux M. Serge Alvaro
nous avait contactés.
Sa dernière volonté :
il souhaitait une crémation
Ă huis clos.
Il souhaitait que vous répandiez
ses cendres Ă Boulogne-sur-Mer, Ă Equihen,
à côté de la baraque à frites.
-Oh putain, l'enfoiré. C'est super loin.
Pour faire l'aller-retour aujourd'hui,
il faut décoller.
-Il faut régler
les frais relatifs à la crémation,
Ă votre charge. - Ben, oui.
-Il est invivable, mĂŞme mort.
-450 balles, rien que pour l'urne ?
Pas question que je mette 1/3 de Smic dans un truc
qu'il va utiliser 6 heures max. - Je suis navrée.
C'est notre 1er prix. - En plus,
c'est du toc.
-Les trucs,
c'est quoi ?
-Les objets retrouvés
dans les poches
de votre père, accompagnés de ce mot.
-"Mon corps est redevenu poussière.
"Je donne ma chevalière à mon petit Eliott,
"mon briquet à l'adorable Zoé,
"mon stylo-plume à ma chère Théa,
"mon ticket de concert des Stones à ma fille préférée, Morgane
"et mon alliance
"à mon unique femme, Agnès." - Oh !
-"La vie est un jeu. N'oubliez pas de miser gros.
"Ciao, la compagnie."
Super testament.
-Regarde derrière. Il y a
un truc marqué.
-Ah oui. "PS : mon jeton grigri de casino est pour...
"Romain."
Pourquoi Serge lègue un truc à mon père mort ?
-Tu ne lui as rien dit ?
-Il ne voulait pas d'elle.
Ca suffit.
Qu'est-ce que j'en sais, moi ? Montre.
Ce n'est pas "Romain", c'est "Romane". Ah non, "roumain".
-N'importe quoi. Il y a marqué "Romain".
- Bon, bref. - Pour le règlement,
en espèce ou carte bleue ?
Soupir
-Non !
Attends, je les ai eus en promo.
-Parfait. Ce sera très bien.
Et hop.
-Vous n'y pensez pas ? Ceci n'est pas légal, ni hygiénique.
- 450 balles d'économies. - Et on y voit
Ă travers.
-On l'a vu Ă poil. Il ne va pas se formaliser
maintenant.
Sifflet
- Allez, allez, allez ! - Dépêchons.
*-Votre train Ă destination
de Boulogne-sur-Mer va partir. - Poussez-vous.
*-Fermeture des portes. - Hop !
-Pourquoi
on y va maintenant ? - Je ne vais pas me le trimballer.
On balance ses cendres, on rentre et c'est plié.
*-Bienvenue. - Tiens, voilĂ .
77, 78.
*-Arrivée : 11h32. - C'est ma place.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Bouge.
Sonnerie de téléphone
-Oh, ce n'est pas le moment.
-Si tu es galant...
-Oui, Karadec ? *-Tout va bien ?
On ne s'est pas croisés, ce matin. Tout s'est bien passé ?
*-Super. Serge nous a légué ses merdes
et on doit aller disperser
ses cendres Ă Boulogne-sur-Mer. On est en route.
Je vous laisse. - La fenĂŞtre de votre voiture
ne ferme pas. Je vous y conduis.
-Non, on est dans le train
avec Théa et Eliott. *-Où est Chloé ?
Je peux la garder. *-Je l'ai refourguée
à ma mère.
Je vais raccrocher. - C'est Ă vous, ce truc ?
Soupir
-Chiant. Euh...
Hé, qui prend son grand-père sur les genoux ?
-Quoi ? *-Qui le prend sur ses genoux ?
Qui prend Serge sur ses genoux ? Chiant !
*-Morgane ? - Oh lĂ lĂ !
Oui, je raccroche. *-Comment ?
-Pardon, c'est ma place.
-Chiant, chiant, chiant.
-Je peux prendre ma journée. On vient à Boulogne avec Léo
et je vous ramène ce soir.
- Non, je ne veux pas vous emmerder. - Madame, les appels
se passent sur la plateforme. - Oui, je raccroche.
Je vous laisse. Une vieille gueule. Je fais du bruit.
Au revoir. - AllĂ´ ?
*-Je vous sépare. Mets-toi là -bas.
Va lĂ -bas. - Et toc !
-Tais-toi. Vas-y, bouge. Allez. Oh lĂ lĂ !
*-Notre train va partir.
Prenez garde Ă la fermeture des portes.
Musique douce
...
Notification
*-Bonjour, Colombe Brochet de l'agence de location.
Vous avez loué un de nos appartements, mardi.
On a retrouvé des gants de femme, dans la cuisine.
S'ils sont Ă vous, rappelez-moi. Merci.
Le bébé vomit.
-Oh, non !
Oh !
Léo, on est en retard, mon loulou.
-Merci
de me recevoir. C'est un peu urgent. - C'est normal, Angélique.
Si c'est Ă cause des fournitures manquantes...
-C'est plus sérieux
que ça.
On a intégré le logiciel Tabla 5, en septembre, pour l'ensemble
de nos processus.
-Bien sûr, évidemment.
-Mme Alvaro n'est pas fonctionnaire
de police et n'est pas vacataire. Il n'y a pas de case pour elle.
-Alors c'est un problème informatique ?
On trouvera une solution.
-Non, c'est un problème administratif.
Il n'y a pas de solution.
-D'accord. Euh...
Sans solution, on fait comment ?
-Il faut mettre fin Ă son contrat.
Avec 3 mois de préavis. On est humains.
-"On est humains."
...
-Relation sexuelle.
-Il a loué un appart
pour 20h. - Un appart pour la soirée ?
...
-C'est chelou, le jeton.
Serge savait que Romain était mort. Pourquoi il est dans son testament ?
-Eh bien...
Je ne sais pas. Ton grand-père, ça faisait quelques années
qu'il perdait la boule. Ce n'est pas si chelou.
Klaxon du train
...
-Il perdait la boule ?
Serge, tu dis qu'il perdait la boule ?
-Eh bien... Pff !
Ca fait un moment qu'il gâtouillait.
Aux dernières nouvelles, le gars a tabassé une vieille
et a piqué ses bijoux.
La sénilité, ce n'est pas linéaire. Ca va, ça vient. C'est...
C'est plus complexe que ça. Hein ? Et...
Oh, purée.
Téma... Téma
la meuf en train de se remaquiller
qui nous envoie des coups d'oeil. Elle croit qu'on ne l'a pas vue.
Elle ricane.
Une espionne,
hein ?
Une Russe.
-La honte.
-Oh, ça va.
-Il vient du casino de Dunkerque.
C'est là où le corps de papa a été retrouvé ?
-Euh... Non, je ne sais plus.
Oui, peut-ĂŞtre. Pourquoi ? C'est... Oui, enfin...
Ton grand-père a dilapidé ton héritage
dans absolument tous les casinos de France.
Dunkerque, ça pourrait très bien être
celui de Deauville, celui d'Enghien-les-Bains,
celui d'Evian, de Cassis. Oh, purée !
Téma. Tu as vu, le fauteuil roulant ?
Tu as vu un handicapé, dans le train ?
Pardon, mais dans le genre chelou...
- Je te parle de vrais trucs. - Moi aussi.
Tu crois au miracle du gars qui monte en fauteuil roulant
et qui redescend sans rien, en marchant ?
Non. - ArrĂŞte de changer
de sujet.
-Hep hep hep !
C'est Ă vous ?
Vous êtes handicapé ? - C'est ma grand-mère.
- Bien sûr, ta grand-mère. - Oui.
-Bien sûr, oui. Je t'ai à l'oeil, toi.
- Espèce de folle. - Très chelou. Très chelou, le gars.
-Autant que toi ?
*Jingle d'annonce
*-Prochain arrĂŞt :
Strazeele. Strazeele, 3 minutes d'arrĂŞt.
Tapotis
...
- Le contrĂ´leur. Eliott ! - Quoi ?
-Va te planquer.
-Pourquoi ?
- Je ne t'ai pas pris de billet. - OK, d'accord.
-Je viendrai te chercher. Go, go, go.
...
Où est le gars qui était là ?
-Vous allez me laisser lire ?
- Le jeune homme, là , il est où ? - Je n'en sais rien. Il s'est levé
Ă Bailleul. Il a dĂ» descendre lĂ -bas.
-En laissant son soda à moitié plein ? Je ne crois pas.
- Et alors ? - Ben, et alors ? Et alors ?
Tu as vu le prix des boissons ? 5 euros 80.
Qui dépense cette somme
pour en laisser la moitié ?
Ca n'a aucun sens. Sûrement pas un étudiant fauché
qui ne peut pas se racheter un téléphone
et qui bosse dans un fast-food
où il se brûle avec de l'huile.
-C'est son affaire.
-Donc il a été enlevé.
Il a été enlevé. Ou pire, OK ? Les gens ?
Tous avec moi.
Appelez les flics.
Je vais voir dans les autres wagons si je tombe sur son corps.
Hein ? Allez. Vous ĂŞtes avec moi ? Je...
*-Ici votre chef de bord. En raison d'une panne électrique,
notre train est immobilisé en gare de Strazeele.
Le retard estimé est de 1 heure. - OH !
-On s'en fout, de ça. *-Nous résoudrons le problème.
-On a quand mĂŞme un sujet plus important. Non ? Hein ?
-Préviens les autres.
Il y a un problème technique. - Gars, tu es sérieux ?
On parle
de la vie d'un jeune homme. Il n'y a que moi que ça intéresse ? Super.
Bravo. Bonjour, la France. - Maman, calme-toi et assieds-toi.
Je sais que tu es perturbée avec Serge.
Le gars a juste oublié une bouteille.
Viens t'asseoir.
Allez.
Elle soupire.
-Oh, putain.
Bonjour.
Sonnerie de téléphone
...
AllĂ´ ? *-Gilles, c'est moi. Ca va ?
-Heu... Oui, ça va. Ce n'est pas simple, la rupture,
mais c'est gentil
de t'inquiéter pour moi. - Oui, super.
J'aurais besoin que tu ailles Ă la gare de Bailleul
et que tu regardes
si tu vois un cadavre. - HEIN ?
-De quoi tu parles ? *-Je pars Ă Boulogne-sur-Mer.
C'est un kidnapping.
Brouhaha
Enfin ! Quel âge vous avez ?
Va Ă la gare de Bailleul pour chercher
son corps. *-Un enlèvement ?
Je suis en RTT, Morgane.
S'il est en danger, appelle Karadec. *-Non, non.
Je n'ai pas le temps de lui expliquer. Va Ă Bailleul.
Et tu m'appelles. - Je peux sortir ?
Ca pue. - Fouille la poubelle, s'il y a
une arme ou du chloroforme.
- OK. - Gilles,
tu es en route ?
-OK, je vais y aller.
Tu as des témoins, un suspect ? *-Non, rien de tout ça.
J'en suis sûre.
Ce n'est pas compliqué : il a disparu
en laissant un demi-soda derrière lui.
-OK, et ?
-C'est un soda Ă 5 euros 80.
-Je vais raccrocher.
*A demain. - Attends.
-C'est dégueulasse. Il y a des vieilles capotes
et des seringues. - Bon, jette, jette.
Attends.
-Bonjour, madame.
- Bonjour. - J'ai reçu
des plaintes. - Des tampons.
-Ah oui ? Moi aussi, j'ai une plainte
vous concernant.
Quel contrĂ´leur
se fait kidnapper un passager sous son nez,
sans rien voir ? - Comment ça, "kidnapper" ?
-Le jeune homme assis, tranquille,
place 73.
Il a été kidnappé. Disparu. Donnez-moi son nom pour prévenir
sa famille. - C'est confidentiel.
S'il vous plaît, allez vous rasseoir.
- Va t'asseoir toi-mĂŞme. - Oh ?
-Va dans ton petit carré VIP, là -bas.
Va voir lĂ -bas, si j'y suis. "Confidentiel".
-Incroyable.
-Regarde, truc de fou. J'ai trouvé ça.
Je peux le garder ?
-Excusez-moi, c'est Ă vous ?
-C'est le sien, j'avais raison.
Il n'est pas descendu de son plein gré.
Il y a un code.
- Je ne peux pas le prendre ? - Non.
On peut trouver son nom avec sa fiche d'urgence.
-Désolé pour le retard. Léo a vomi
et je me suis pris les embouteillages.
Il soupire.
Qu'est-ce qu'on a ?
-Il ne fallait pas vous presser. Gilles est en RTT.
La commissaire est au téléphone.
-Je sais que le divisionnaire est occupé. Je dois lui parler.
Oui, j'attends.
-Et il se passe
rien du tout.
-Ah, M. le Divisionnaire. Je suis désolée d'insister.
J'ai un gros problème.
Sonnerie de téléphone
-Ah...
Forestier.
Oui, Morgane ?
Je t'ai dit : il n'y a pas de vidéosurveillance
dans cette gare.
Quel nom ?
Victor Rexain.
Je regarde. Après, tu me fous la paix.
-Daphné ?
C'est Morgane ? Tout va bien ? - Tout va bien.
Un mec a oublié son soda dans le train. Elle veut lui rendre.
Victor Rexain, j'ai.
19 ans, étudiant en chimie, domicilié
chez sa mère Fanny Rexain, à Armentières. Voilà .
Tu me fous la paix ?
Super, salut.
*-Tu es arrivé ?
-Ce n'est pas Ă 10 min de chez moi. Je ne suis pas en service.
Je lui dis quoi ? *-Je ne sais pas, improvise.
-C'est le dernier truc que je fais pour toi. Je suis en RTT, en fait.
Tu comprends ? En RTT.
Ce que j'ai appris de mon histoire avec Afida,
c'est que je dois mettre des limites.
Quand je te dis non, c'est non. Et...
Tonalité
AllĂ´, Morgane ? Al...
Il soupire.
...
Sonnette
- Oui ? - Bonjour. Mme Fanny Rexain ?
-Oui.
-C'est la police. Je suis le lieutenant...
Lieutenant Vandraud.
Pardon.
Je suis en RTT,
je n'enquĂŞte pas.
- Pourquoi vous ĂŞtes lĂ ? - Si,
j'enquĂŞte, mais c'est
pour ma collègue, dans le train.
Vous êtes la mère de Victor Rexain ?
- Oui. - Vous avez eu de ses nouvelles,
aujourd'hui ? - Il est arrivé quelque chose ?
-Non. Ma collègue était dans le même wagon que lui.
Comme il a oublié son soda à Bailleul...
-Attendez,
mon fils est Ă Nice avec des amis.
- Ah oui ? - Oui.
-Il a dĂ» passer par lĂ .
Non, ce n'est pas le chemin.
Même si, avec 2 changements... Même comme ça, ce n'est pas...
Ca, c'est ma copine.
Enfin, mon ex.
Parce que j'ai...
Pour se venger, une blague.
-Partez. Sinon, j'appelle la police, la vraie.
-Evidemment.
-Pourquoi Gilles ne me répond pas ?
Elle soupire.
Notification
*Jingle d'annonce
*-Notre train va repartir d'ici quelques minutes.
Arrivée prévue à destination avec 1 heure 45 de retard.
-OH NON !
-Oui, Didine, c'est moi.
On va repartir, ça y est.
1 heure 45 de retard.
-Hé, mon disparu a reçu
un texto. Ecoutez tous.
Morgane lit le SMS.
C'est qui, Clara ?
Hein ? Tout le monde s'en fout ?
Alors lĂ , merveilleux.
Sonnerie
...
...
-Lieutenant Forestier. *-C'est moi.
Je dérange ? *-Tu es
en numéro masqué, là . *-OK, super.
Juste pour te prévenir que j'ai convoqué
une suspecte, dans mon affaire du soda.
Elle ne répondait pas. Elle était soi-disant en cours.
J'ai appelé sa fac et j'ai dit qu'on la suspectait de terrorisme.
Clara ne va pas tarder.
- Tu es cinglée ? - Ca doit être à cause de ma vidéo
sur le homard. Trouve un avocat. - Clara ?
Clara ? *-Ah.
- Maman, ils m'arrĂŞtent. - Non,
ma collègue a fait une erreur.
Vous pouvez partir. On est très désolés.
-Quoi ? *-Non, attends.
Demande-lui pour Victor Rexain. *-Je ne vais rien lui demander.
Je suis en pause déj. Si tu veux un témoin...
-C'est Victor ? *-Ah, tu vois ?
-Il va bien ?
-Passe-la-moi.
- C'est bon, lĂ . - AllĂ´ ?
-Tu as une question. *-Ah.
C'est qui, Victor Rexain ?
Un dealer ? Un plan cul ?
-Je te laisse.
C'est mon demi-frère. Enfin, je crois.
-Daphné, une 2e question.
-Clara Hervieu.
H-E-R-V-I-E-U. - D'accord. Pourquoi vous disiez
que Victor était peut-être votre demi-frère ?
-Vous connaissez DNA Match ? Une plateforme de généalogie.
Grâce à notre salive, l'ADN
est analysé et matché avec des gens.
*C'est illégal, désolée. J'ai 2 cousins
Ă Hazebrouck.
J'ai pensé que ça serait rigolo de les chercher.
*J'ai trouvé une cousine éloignée de ma mère qui vit à Biarritz.
On a 6 % en commun.
J'ai une cousine qui vit au Pérou.
C'est fou. - Excusez-moi, mettez
vos écouteurs.
J'essaie de dormir.
-J'ai du mal Ă entendre.
*-C'est très cool.
-On s'en fout. Parle-lui de Victor.
*-Morgane,
déjà , c'est ma pause déj,
donc c'est moi qui pose les questions.
-Oui. *-Et Victor ?
*-C'était un choc.
Il s'est inscrit et on a matché. J'étais méga excitée.
On avait 25 % d'ADN en commun, vous imaginez ?
C'est énorme. C'est de la famille proche.
*Un oncle caché, un grand-père en Amérique.
Il avait du diabète de type 2. C'est le même qu'il y a, dans ma famille.
- Waouh ! - J'ai vu, sur son profil,
qu'il cherchait son père.
*Donc il y avait une autre possibilité.
-Un demi-frère ?
Caché ?
-Mon papa est mort
d'un cancer. Je croyais qu'il aimait ma mère.
Il était infidèle,
comme les mecs de sa génération. *-Purée, c'est du mobile, ça.
Demande-lui si elle l'a tué
pour l'héritage. - On a pris un café.
-Elle a juste pris un café avec lui. *-Oh, l'autre ! "Juste un café".
Avec son demi-frère d'Amérique qui allait lui piquer sa thune ?
Je ne crois pas, non.
Elle rit.
-Il n'était pas du tout intéressé. On a parlé
de mon père, de ma famille.
Une chouette rencontre. - VoilĂ .
Après ? - C'est tout.
Je l'ai laissé,
je suis partie Ă la fac.
-Pardon. Bonjour.
*-Bonjour. *-Je...
-Non, chef. Morgane me force à interroger ses témoins.
Il s'avère qu'on a terminé. Tout va bien. Hein, Morgane ?
Morgane ?
-Oh purée, un fil caché. Gilles doit retourner interroger sa mère.
-Dunkerque est à côté
de l'Angleterre ? - De ?
-A Dunkerque, le ferry va en Angleterre ?
- Sûrement. - Si, tu l'as pris quand tu enquêtais
sur la mort de papa. - Ah, oui.
- Avec Super Poulet. - Oui.
- Il y avait une témoin, là -bas. - Oui.
- Tu as dit que tu n'as rien trouvé. - Non.
-Tu n'as pas fouillé.
- Fouillé ? - C'était qui, elle ?
Soupir
- Quoi ? - Ben, si.
On a fouillé ce qu'il y avait à fouiller. On ne va pas refouiller.
*-Bienvenue aux voyageurs qui nous ont rejoints Ă Hazebrouck.
Le train va partir.
-J'ai 2 cousins à Hazebrouck. J'ai trouvé ça cool.
-C'est lĂ qu'il descendait. Laissez-moi sortir.
ArrĂŞtez !
Il descendait lĂ .
Brouhaha
...
Je veux sortir.
Allez ! Ca bloque.
Oh, merde.
Oh, merde.
Oh, merde. Laissez... Putain, ce n'est pas vrai.
Laissez-moi... ArrĂŞtez !
Crissement de freins
...
-OH !
Brouhaha
- AĂŻe ! - VoilĂ .
*-Mesdames, messieurs. Notre train
est arrêté sur la voie. - Hé !
Ne m'aidez pas, hein.
Sonnette
-Ma carte de police.
Désolé d'insister,
mais Victor... - Entrez. Il n'est pas dans le Sud.
Il m'a dit
qu'il allait réviser avec des copains.
Je lui avais demandé leurs numéros. Ils sont faux. Pourquoi mentir ?
-J'ai peut-ĂŞtre une piste Ă ce sujet.
D'après nos informations, Victor a rencontré Clara Hervieu.
Vous la connaissez ? - Pas du tout.
Pourquoi ? - C'est la fille
de Sébastien Hervieu.
OK, euh... Victor a fait
des recherches génétiques pour retrouver son père.
Son test a matché
avec cette Clara
qui serait sa demi-soeur. - Quoi ?
Victor a un père. On est séparés. Ils se voient tous les 15 jours.
-Vous êtes sûre ? Victor a l'air de dire le contraire à Clara.
D'après l'ADN... - Oui, je suis sûre.
Je sais avec qui j'ai des enfants.
Tout est ma faute.
Elle soupire.
Je n'aurais pas dĂ» le laisser partir.
J'étais heureuse qu'il se fasse de nouveaux amis, après Baptiste.
Musique intrigante
Je n'allais pas l'embĂŞter.
- Baptiste, c'est qui ? - Son meilleur ami,
au lycée.
-Ah.
-Oui, oui. A 20 m de la gare.
Une passagère a tenté de forcer la porte et la porte s'est bloquée.
-Ce ne sert Ă rien de rester ici. Il n'y a plus personne, sur le quai.
Sonnerie
Oui, Gilles ? *-Tu t'es encore bien plantée.
Sa mère ne connaît pas
de Sébastien Hervieu. - Quoi ?
-Je suis encore passé pour un con. *-Attends. Gilles, elle te balade.
Ca arrive, d'avoir un doute sur la paternité d'un enfant.
Retournes-y et mets-lui la pression. *-Je n'y retournerai pas.
*-Mesdames et messieurs... *-Je passe pour un abruti
et j'accuse une mère d'adultère.
*-Notre retard est désormais estimé à minimum 5 heures.
*-Je me suis ridiculisé.
Maintenant,
tu me laisses profiter
de ma petite bite... de mes jours de RTT.
-Gilles, détends-toi. Tu as sûrement raison.
Ce n'est pas une histoire d'adultère.
OK. Dans ce cas-là , pourquoi il aurait été
sur un site de généalogie ? *-Je n'en sais rien.
Je n'en sais rien.
Il y a un autre truc bizarre.
*Je ne vois vraiment pas le rapport. - Quel truc bizarre ?
-Bon. Alors, vraiment, 2 s.
-Chut, chut, chut !
*Gilles, quel autre truc ? - Victor avait un ami au lycée,
Baptiste Lepetit. Il s'est fait assassiner.
Une histoire atroce. Il est allé sur un parking retrouver un mec
rencontré sur une application gay. Il s'est fait tabasser à mort.
La police n'a jamais réussi à arrêter le meurtrier.
Ca a complètement traumatisé Victor.
Mais je n'irai pas voir les flics parce que je suis en RTT, bordel.
- Tout ça pour ça, un soda à la con. - Ah !
-AH !
-Oublie-moi.
-Ca ne va pas ?
-ArrĂŞtez ou je vous mets une amende.
La coupe est pleine.
Brouhaha
...
-Ne bougez pas. Je reviens.
Attention. Attendez, je vais vous expliquer.
Je sais, vous êtes tous très énervés, mais j'ai fait
une avancée majeure.
Je peux vous prouver que Victor
est en danger. Hein ?
Regardez, la bouteille de soda.
Elle est à moitié vide.
-En plus, elle se fiche de nous.
-Je vous explique. Depuis le début, je bloque sur le fait qu'elle est
à moitié pleine. Mais le problème, c'est qu'elle est à moitié vide.
Sifflet
Et pourquoi l'est-elle ? Parce que Victor en a bu la moitié.
Ce n'est pas son ADN qu'il a mis, sur DNA Match.
Rentrez. On va repartir sur des bonnes bases.
On se détend. Asseyez-vous.
Vous aussi, asseyez-vous. Que sait-on ?
Victor a dit à Clara qu'il était diabétique,
comme elle et sa famille.
Ca a été confirmé par ses analyses ADN, OK ?
Sauf que le gars s'est sifflé
un demi-soda, ce matin, Ă 110 g de sucre par litre,
de quoi envoyer sa glycémie sur orbite.
Donc il n'est pas diabétique, donc il a menti
et donc ce n'est pas son ADN qu'il a mis sur DNA Match,
mais celui du type.
-Euh... "Le type", quel type ?
- Ben, oui. - Ah,
très bonne intervention, pour une fois.
Le type qui a tué son meilleur ami.
Eh oui. Regardez, tout est dans le journal.
1er janvier 2023.
Son meilleur ami a été tué
dans une agression homophobe. - OH !
Le meurtrier a laissé son ADN sur la scène de crime.
-OH !
-Venez voir.
Coups
...
Comme son ADN
n'était pas répertorié chez les flics,
le meurtrier n'a pas été identifié.
-Pardon, quel rapport
avec le soda ? - Le rapport ?
Victor est un génie.
Les flics ne faisaient rien. Lui, il s'est bougé le cul.
Il est allé récupérer, j'ignore comment, l'ADN du tueur.
Il l'a mis sur le site de généalogie et là , bingo !
Ca a matché avec Clara.
Donc, pour ceux qui ont suivi, mĂŞme ceux du fond, lĂ .
Ce n'est pas Victor qui a 25 % d'ADN en commun avec Clara,
mais notre tueur.
- OH ! - Et qu'apprend-on, également ?
Que notre tueur
fait partie de la famille proche de Clara.
Ah ! - AH !
-Si vous n'avez pas la moindre notion
de généalogie génétique... - Oui, bon...
-Ah... Je ne suis pas aidée.
Nous partageons une part d'ADN avec les membres de notre famille.
Par exemple, une mère et ses enfants ont 50 %
de leur ADN en commun. Entre frères et soeurs, c'est aussi 50 %.
Cette proportion varie selon les liens de parenté.
Elle n'est que de 25 % entre des demi-frères et soeurs,
ou entre des grands-parents et leurs petits-enfants.
Entre des cousins, ce chiffre tombe Ă 12,5 %.
A peine 3 % pour des cousins issus de germains.
-On est cousins ?
-On s'en fout, c'est pour l'exemple.
Que sait-on du tueur grâce à son profil génétique ?
Qu'il fait partie de la famille de Clara, que c'est un homme
et qu'il partage 25 % de son ADN avec elle.
Ca nous laisse 3 possibilités : un grand-père...
Perso, le mec de 70 balais qui tabasse un ado Ă mort,
je le sens moyen.
Un éventuel demi-frère, mais Clara est fille unique,
ou un oncle.
OĂą est-ce qu'il allait, Victor, aujourd'hui ?
A Hazebrouck.
Qui vit Ă Hazebrouck ?
L'oncle de Clara.
-J'ai 2 cousins Ă Hazebrouck.
-C'est lui qu'il allait voir. Il va confronter le tueur
de son meilleur ami. VoilĂ . - AH !
-Euh... C'est bon, je peux sortir ?
-Mais ?
Soupir
- Oui. Maintenant, oui. - Ah, enfin !
-Selon Morgane, le suspect est Lionel Hervieu.
53 ans, marié, 2 enfants. C'est le seul oncle de Clara.
-D'accord.
Et on sait comment, euh...
-Victor ?
- Comment Victor a récupéré son ADN ? - Possiblement.
Il est étudiant en chimie. Il a fait un stage
au service des prélèvements. C'est là qu'étaient les scellés.
-Il a volé cette empreinte ADN
et l'a entré sur une plateforme ? - DNA Match.
En toute illégalité.
Victor se rendait
Ă Hazebrouck, aujourd'hui. C'est lĂ oĂą vit Lionel Hervieu.
-Il se jetait dans la gueule du loup ?
-Oui.
Une équipe interpelle Lionel Hervieu et Gilles supervise
la perquisition de son domicile. - Il est en RTT.
-Morgane
le harcèle. Tant qu'à faire, il bosse.
-D'accord.
-Si ce type a enlevé Victor, il n'a aucun intérêt
Ă le laisser en vie.
Euh...
Il faut qu'il parle
relativement vite. - Hm.
-Vite, vite,
si possible.
Ca va, commandant ?
-Oui, ça va.
-Ca va ?
- Un petit problème avec la crèche. - Oui.
-Tu peux me prévenir
quand le suspect arrive ? - Bien sûr.
-Demande Ă Gilles d'interroger
sa femme, aussi. - Oui.
-Merci.
*-Vous êtes sur le répondeur de Morgane.
*-Vous ĂŞtes sur la messagerie de l'agence de location.
Merci de laisser un message. Nous vous rappellerons.
*Bip
-C'est Adam Karadec. Je vous ai loué un studio.
Vous avez retrouvé des gants. Pouvez-vous m'envoyer une photo,
Ă tout hasard, des gants ? Merci.
Notification
-Ils l'ont chopé.
Ils ont chopé l'oncle.
-C'est formidable.
-Il est mal. Un test ADN et il tombe pour homicide.
Ils n'ont pas retrouvé Victor. Ce n'est pas top.
Bon, ben...
Je vous tiens au courant ?
Je te jure.
Elle soupire.
-Il est vivant, hein ?
Serge ne lèguerait pas
un jeton à un mort. Tu ne me réponds pas.
Donc il est vivant.
- Théa... - Depuis quand tu es
au courant ?
Elle sanglote.
-Quand on était en Angleterre, il y a 2 ans.
- OK. - Il vit sous une fausse identité.
-Il devient quoi ? Il vit seul ou il est marié ?
-J'aurais dĂ» te le dire.
J'ai voulu te protéger.
-N'importe quoi.
Arrête d'esquiver le sujet. Il est marié ou il n'est pas marié ?
Il a des enfants, hein ?
Sanglots
Non, laisse-moi. - Police !
On perquisitionne suite Ă la disparition d'un passager.
Déplacez-vous dans l'autre wagon.
Aboiements
-Calme-toi, ma chérie. Je vais régler ça, OK ?
Je te rappelle. Je t'aime.
Il soupire.
Vous allez m'expliquer ? Vos collègues
viennent me chercher au travail, vous perquisitionnez notre domicile.
-C'est Victor Rexain,
disparu depuis 6 heures. Vous le connaissez ?
- Absolument pas. - Vous êtes sûr ?
Il a contacté votre fils Jonas
et lui a posé des questions sur vous.
-Mon fils a 20 ans. Vous pensez qu'il me raconte tout ?
-On a tous nos secrets.
Vous aussi, non ?
-Ca veut dire quoi ?
-Il s'appelait Baptiste Lepetit.
Il a été tué sur un parking,
un lieu de rencontres homosexuelles.
Ca ne vous dit rien ?
-Vous sous-entendez quoi ?
Je ne connais pas ce gamin. Quel rapport avec moi ?
-Victor et Baptiste étaient amis.
Il a fait illégalement analyser l'ADN de son meurtrier.
Et l'assassin de Baptiste
a en commun 25 % d'ADN avec cette jeune femme.
Vous la reconnaissez ? - Oui.
C'est Clara, ma nièce. - Il se trouve que 25 %, c'est
la quantité d'ADN que partagent une nièce et son oncle.
-Je ne connais pas ce gamin.
Vous croyez que je suis...
-Que vous ĂŞtes ?
Le 1er janvier 2023, j'étais mon frère.
Il a eu un cancer.
On a passé le réveillon avec lui,
pour le rebooster.
-On va prélever votre ADN.
Si vous avez
quelque information sur Victor, je vous conseille de nous contacter.
-Je ne sais rien.
Désolé.
Musique douce
...
-On peut se parler, quand mĂŞme.
Elle soupire.
Je peux ?
-Eh bien, oui.
-Merci.
Elle soupire.
Sonnerie de téléphone
...
Ce n'est pas le moment. *-L'oncle
est en garde Ă vue. *-Et Victor ?
-Aucune trace de lui.
Ton suspect nie avoir tué Baptiste le 1er janvier 2023.
Il aurait passé les fêtes en famille.
*Lu, dit qu'ils ont passé la soirée chez son frère,
mais sa femme dit qu'ils étaient chez sa soeur.
Ils ne se sont pas mis d'accord.
Tu m'écoutes ? - Oui, oui. Je t'écoute.
Il dit chez son frère, elle, chez sa soeur,
donc ils mentent. *-Oui.
-T, t, t...
-Attends 2 s.
Quoi, Geneviève ?
Vous avez un truc Ă dire. Alors crachez-la, votre Valda.
- Il y a que vous faites erreur. - Ah oui ?
-Il dit chez son frère. Elle,
chez sa soeur : ce n'est pas
un mensonge. C'est que le frère et la soeur sont mariés.
Moi-même, par exemple. Le frère de mon père était marié
avec ma tante.
Pas par alliance. Ma tante, tante. La soeur de ma mère.
Avec des raccourcis pareils,
des innocents finissent en prison. - Hé, Geneviève !
- Des double cousins ? - Ben, oui.
-Oh ! Hé, les gens, venez. Geneviève
a résolu l'enquête.
On vous raconte.
Installez-vous.
Hein ? Allez.
Chacun a sa place ?
Tout le monde m'entend ? OK.
Accrochez-vous : ce n'est pas l'oncle, c'est son fils.
- AH ? - Notre suspect,
Lionel Hervieu, l'oncle de Clara,
il a épousé la soeur de la femme de son frère.
Je vous ai perdus.
OK. Donc les 2 frangins
ont épousé les 2 frangines, voyez ? - Oui.
C'est ce que je viens de dire. - On a compris, ça va.
Oui. Mais là où ça devient dingo, c'est que son fils, Jonas,
n'est pas un simple cousin germain de Clara. C'est un double cousin.
- OH ! - Du côté
du père et de la mère, donc au lieu
de 12,5 % d'ADN en commun, 25 %.
Comme un oncle, un demi-frère et comme...
-Notre assassin.
- OH ! - VoilĂ .
Ce n'est pas le tonton qui l'a buté,
mais son fils,
Jonas Hervieu.
Victor a dĂ» l'appeler
pour avoir des infos sur son père sans savoir que c'était le tueur.
-Jonas Hervieu
est sur Internet, regardez.
- Pardon. - Prends tes aises, Geneviève.
-C'est important.
C'est le jeune homme Ă la chaise roulante.
Brouhaha
-Vous n'êtes pas handicapé.
-Celui
qui est descendu avec sa grand-mère.
-Il avait
du diabète de type 2. Le même qu'il y a, dans ma famille.
Brouhaha
-Des seringues
dans la poubelle.
-Pas sa grand-mère. C'était Victor dans le coma.
- OH ! - Jonas est diabétique.
Il doit toujours avoir une picouse d'insuline sur lui. Sauf que lĂ ,
il ne s'est pas fait la picouse Ă lui-mĂŞme, mais Ă Victor.
Un shoot d'insuline à quelqu'un qui n'est pas diabétique,
ça provoque une énorme crise
d'hypoglycémie qui mène au coma.
- OH ! - Après, j'imagine
qu'il l'a enroulé
dans un châle
et qu'il l'a sorti
du train sous nos yeux.
- Oui. Et après ? - Après,
il n'y a plus qu'Ă attendre et sans apport de sucre,
c'est la mort.
-LA MORT ?
- Eh oui, la mort. - Oui, Didine.
Oui, c'est moi. Non, je suis encore bloqué.
- Il est sérieux ? - Oui,
toujours Ă cause de la nana.
Tu as trouvé ? - Le gars
n'en a rien Ă foutre. - Super.
Oui, merci. Oui, moi aussi. Bisou. Tu me manques.
- Tu l'embrasses pour nous ? - Bisou. A tout Ă l'heure.
Eh ben, quoi ? Ma femme est pharmacienne Ă Strazeele.
Dans sa base de données,
elle a un Jonas Hervieu qui achète de l'insuline et qui habite
rue Ledanois.
- AH ! - Ah oui.
-OK, bien joué, Didier. Bien joué.
Gilles, tu es toujours Ă Hazebrouck ?
Viens me chercher.
Fracas
-Police ! Ne bouge pas, Ă terre.
- Je... - A terre.
Allez !
-Laissez-moi passer.
Laissez-moi... - Victor, Victor...
-Ca va ? Victor !
- Tu m'entends ? - Victor ! Attends.
VoilĂ , tiens. Tiens, Victor. Tiens.
Un shot de sucre et ça va aller. Ca va te requinquer. Allez, mange.
Allez, reviens. - Victor ! Oh !
- Victor ! - Oh, oh !
-Tu es avec nous ?
-Il va s'en sortir ?
OK, très bien.
J'interrogerai Jonas. Je libère son père et je lui annonce.
Gilles, euh... Elle est avec toi, Morgane ?
Elle va bien ?
Non, je lui parlerai plus tard. Ca marche. Merci.
Notification
...
Musique triste
...
-Bon, euh...
Vous voulez dire quelque chose ?
Non ? Eliott ?
-Moi ? Je n'ai rien Ă lui dire.
Ben, euh... Merci pour la chevalière.
-OK. Pas mieux ?
Bon, euh... Serge, euh...
Je ne vais pas t'idéaliser, alors on ne va pas s'attarder
sur le père exceptionnel que tu as été.
Mais on peut quand mĂŞme dire qu'aujourd'hui,
indirectement, tu as fait une bonne action
en m'aidant Ă sauver Victor. VoilĂ .
Je ne sais pas si ça peut jouer dans ton karma.
Elle soupire.
Bon, allez.
- OH ! - Oh, putain.
Oh, putain. - Ah ! Les yeux, putain.
-Et il en reste au fond.
Ca colle Ă cause du vinaigre.
- Tout est parti à côté. - Ce n'est pas vrai.
Bon, on rentre.
-Donc j'avais raison ?
Romain, il ne voulait pas de moi.
-Mais non.
C'est de moi qu'il ne voulait pas.
-Il s'est barré quand tu es tombée enceinte.
-Parce qu'il...
Il s'est senti piégé, voilà .
Tu ne fais pas fuir les gens.
C'est moi.
OK ?
Viens, on se pèle.
Soupir
Attendez.
...
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Oh !
Serge nous a laissé un cadeau.
*C'est le répondeur de Morgane. Je ne suis pas là , démerdez-vous.
*Bip sonore
-Morgane, c'est moi. Jonas a tout avoué.
Selon l'hôpital, Victor va mieux et ça, c'est grâce à vous.
Je me suis dit que si vous aviez faim en rentrant,
j'ai acheté des pizzas.
Donc avec supplément anchois pour Théa,
extra sauce piquante pour Eliott et pas de fromage pour Chloé.
Je suis Ă la maison, je vous attends.
J'ai hâte de... Enfin, à tout de suite.
...
Simon & Garfunkel : "The Sound of Silence"
...
-Merci pour l'accueil. J'ai trouvé une solution d'hébergement.
Je vous ramène Léo vendredi.
...
-Les relances
de factures et les faux passeports, Ă jeter ?
-Oui. Vas-y, balance.
...
-De la page 7 Ă la page... Attendez voir, 26 :
des lettres des services où Mme Alvaro a collaboré.
Ils attestent tous de ses exceptionnelles compétences.
-Eliott, tu vas ĂŞtre content : des revues cochonnes.
-Si vous allez maintenant Ă la page 57... VoilĂ , hein.
Vous voyez la courbe ?
L'évolution du taux d'élucidation sur 5 ans, c'est flagrant.
*-En somme, vous me demandez un traitement de faveur.
-N... Non, c'est...
Ecoutez. Oui, M. le Préfet.
Je vous demande un traitement exceptionnel
car ses résultats sont exceptionnels.
*-Commissaire, je suis toujours prĂŞt Ă vous aider,
mais je ne peux rien faire. Elle ne rentre pas dans les cases.
Désolé. Bonne soirée. - Bonne soirée, M. le Préfet.
Putain de cases.
...
-C'est quoi, ce bordel ?
...
-La police nationale recrute.
...
-MĂŞme pas en rĂŞve.
...
Sous-titrage : EVA France ST'501
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