Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Annoncez votre produit ou votre marque ici. Contactez www.OpenSubtitles.org aujourd'hui !
LE NOM DE LA ROSE
Je vais � l'�glise.
Si je la trouve.
La plus grande qualit� d'un homme
n'est pas sa vertu,
mais son combat
pour transformer en vertu
le mal qui est en lui.
Je vous salue, Marie, pleine de gr�ce...
Mon r�v�rend p�re.
Cher fr�re, joignez-vous � moi.
Vous m'avez fait demander.
Vous souhaitez me parler ?
J'entends des voix.
De nombreuses voix.
� propos de votre assistant d�c�d�.
Les envieux...
sont toujours amers et pernicieux dans leurs mensonges.
Ils ne m�ritent que le m�pris.
Elles vous enviaient aussi.
Les voix parlaient de vous.
Si ces propos �taient av�r�s,
ils pourraient vous envoyer au b�cher.
Tu es l� ?
Il est si plein de poison que sa puanteur peut te tuer.
Que fais-tu avec un basilic ?
C'est mes affaires.
Avec toutes ces morts r�centes,
on arr�te les secrets. Montre.
J'avertis mon ma�tre.
Toi voir, pas dire.
Regarde.
�a pue.
Crottin de cheval.
Tercero.
Tertius equi.
Pour l'amour.
Que racontes-tu ?
J'explique.
D'abord, tu tues le chat.
Tu arraches les ojos, les yeux.
Tu ouvres deux huevos.
Tu mets les yeux dans les huevos.
Et apr�s, les huevos dans le crottin.
Ensuite,
la fille doit cracher.
Sur les huevos.
Dans le caca.
Apr�s, elle m'aime. Elle aime Salvatore.
Attends !
Viens ici.
Que fais-tu ? Et ton travail ?
J'y vais.
Attends.
Que contient ce sac ?
Rien.
Un chat.
Schwarze, noir.
J'emm�ne.
Qu'apportes-tu ?
J'apporte de la viande.
Qu'apportes-tu ?
Des �ufs et des l�gumes.
Qu'apportes-tu ?
Du bl�.
Et toi ?
J'�tais avec eux.
Je voulais vous voir, ma�tre cell�rier.
Je ne te connais pas.
Jure-moi que tu prot�geras Anna.
Remplace-moi.
C'est toi ?
Elle n'est pas rentr�e hier soir.
J'ai cherch�.
Elle a disparu.
Tu le connais ?
Oui.
Pars, maintenant.
Tu ne peux pas rester.
Savez-vous qui les a trahis ?
�a n'a plus d'importance.
Je t'ai sauv�e.
Maman !
Elle va revenir.
Je l'avais promis � ta m�re.
C'est tout ce qui compte.
Je suis d�sol� pour Pietranera.
O� dort l'inquisiteur ?
Es-tu folle ?
Dites-moi o� il dort.
Deuxi�me cellule de la galerie.
Ou peut-�tre la troisi�me.
Ne fais pas �a.
Je ne partirai pas.
Je t'en supplie.
Je veux les lettres de mon p�re.
Donnez-moi ses lettres
et je vous promets de partir.
Agenouille-toi et prie.
Le pape ne cherche pas de m�diation.
J'irai en Avignon.
Au p�ril de votre vie.
- Malachie ! - Qu'y a-t-il ?
Les lettres que je t'ai donn�es, rends-les-moi.
Je ne les ai pas.
Comment �a, tu ne les as pas ?
O� sont -elles ?
Guillaume !
Guillaume, je dois te parler.
Je pense que B�renger
est pass� � l'infirmerie avant d'aller aux balnea.
Pourquoi ?
Tu as dit qu'il �tait all� ailleurs pour cacher le livre.
J'ai trouv�
un livre �trange au laboratoire, parmi les autres.
Il ne m'appartient pas.
Il est en grec.
Apporte-le-moi.
Impossible.
Je t'expliquerai. J'ai d�couvert quelque chose.
Tu dois venir.
Discr�tement.
On ne peut plus attendre.
Va t'enfermer d'o� tu viens et attends-moi.
Surveille l'infirmerie.
- Je dois savoir o� elles sont. - Silence !
Mets ces feuillets en s�curit�.
Qu'ils ne disparaissent pas !
Je m'excuse et implore
votre pardon pour avoir envenim�
le d�bat qui a eu lieu hier.
J'implore moi aussi votre pardon
pour ce que ma bouche a dit,
qui a pu offenser vos �mes, ainsi que la mienne.
Maintenant que l'on peut reprendre
dans un esprit apais�,
j'invite le fr�re Guillaume de Baskerville
� pr�senter le point de vue des th�ologiens
qui conseillent
l'empereur.
Je me contenterai de faire des observations �parses
sans pr�tendre les imposer comme v�rit� de foi.
Excusez-moi, la journ�e a �t� tr�s humide.
Le Seigneur a donn�
� Adam et sa descendance
autorit� sur les choses de cette terre,
pourvu qu'ils ob�issent aux lois divines.
Le Seigneur n'�tait �galement pas contre l'id�e
que dans les affaires terrestres,
le peuple soit l�gislateur
et premi�re cause effective de la loi.
Par le mot "peuple",
il serait bon d'entendre "tous les citoyens".
Mais cela inclut les enfants, les idiots et les malfaiteurs.
Il sera plus raisonnable
de d�finir le peuple comme la meilleure partie des citoyens.
Il n'est point opportun de se prononcer sur ceux
qui la composent.
Il semble sens�
que le peuple
exprime sa volont� par le biais
d'une assembl�e g�n�rale �lective.
Car si le l�gislateur est seul pour �tablir la loi,
il peut faillir, par ignorance ou malice.
On en a tous fait l'exp�rience.
Le Christ n'est pas venu en ce monde
pour commander,
mais pour se soumettre aux conditions de ce monde.
Il ne voulait pas que ses ap�tres dominent.
Il semble donc
plut�t avis� que les successeurs des ap�tres
soient all�g�s de tout pouvoir mondain ou coercitif.
Tout ceci ne limite aucunement
les pouvoirs supr�mes du souverain pontife,
mais au contraire les exalte.
Le serviteur des serviteurs de Dieu est sur cette terre pour servir,
non pour �tre servi.
J'ai entendu ici-m�me
des hommes sages affirmer qu'on ne pouvait prouver
que le Christ ait �t� pauvre.
Il me semble plus convenable de renverser la d�monstration.
J�sus ne cherchait aucune juridiction terrestre
pour lui et ses disciples.
Ou bien...
quelqu'un pourrait sugg�rer que c'est ce qu'il cherchait,
mais que le temps lui a manqu�
en trois ans de pr�dication ?
C'est pour moi un indice suffisant
qui invite � penser
qu'au contraire,
le Christ pr�f�rait la pauvret�.
J'appr�cierais
que fr�re Guillaume, si habile et �loquent
dans l'exposition de ses propres id�es,
aille les soumettre au jugement du souverain pontife.
Vous m'avez convaincu, sire Bernard.
Je n'irai pas. Cette fluxion
qui assaille ma poitrine
me dissuade de faire un long voyage en cette saison.
Pourquoi avoir parl� si longtemps ?
Pour t�moigner de la v�rit�.
Elle nous rendra libres.
On ne parle pas de la v�rit�,
mais de l'excessive libert� qui veut se faire vraie.
Cela aussi est possible.
Pardonnez-moi,
mais si les franciscains font le choix
d'�tre pauvres, on ne peut les en emp�cher.
Leur d�sir est vertueux.
Vous voulez l'imposer � toute l'�glise.
Mes fr�res, il est possible
que cette discussion fructueuse doive �tre reprise.
Un �v�nement
d'une immense gravit�
nous oblige � suspendre cette session.
Avec l'autorisation de l'abb�.
Il est arriv� quelque chose.
L�chez-moi !
Je vous en prie, abb�, sauvez-moi. Ayez piti�.
Vous devez me croire.
S�verin �tait mort � mon arriv�e.
Je le jure !
J'ai pourtant vu S�verin s'enfermer � l'int�rieur
tandis que R�migio allait vers l'�difice.
Ce n'est pas moi.
J'avais ordonn� que le cell�rier
soit arr�t�.
Il �tait d�j� mort !
Le cell�rier fouillait les �tag�res
et jetait tout � terre.
Tout cela est limpide.
R�migio est entr�,
il a attaqu� S�verin
et l'a tu�
avant de chercher ce pour quoi
il l'a tu�.
Je vous en conjure, �a ne s'est pas pass� ainsi.
Pas du tout !
R�migio de Varagine,
j'avais envoy�
mes hommes te chercher sur la base d'autres accusations
et pour confirmer d'autres soup�ons.
Maintenant,
je vois que j'avais raison,
bien qu'� mon grand regret,
il soit trop tard.
Je me juge
presque responsable de ce dernier crime
car je savais
que cet homme
devait �tre arr�t�.
Mettriez-vous � ma disposition
une pi�ce o� enfermer cet homme ?
L'une des cellules sous la forge.
Heureusement, elles sont rarement utilis�es
et sont vides depuis des ann�es.
Heureusement
ou malheureusement.
Tu as jur� !
Et j'ai jur� aussi.
Je ne te nuirai pas. R�migio.
Va � la tombe d'Abbas Agraphicus. Dis � la fille de partir.
Apr�s le repas, un tribunal se r�unira
dans le chapitre
pour instruire cette affaire.
Naturellement, fr�re Guillaume,
je compte sur votre pr�sence.
Je vous prierais de faire sortir tout le monde.
Je veux examiner la pi�ce.
Seuls Adso et Bence
peuvent rester.
Sortez tous !
Abb�, je reste.
S�verin �tait mon ami.
Fr�re Guillaume a �t� clair.
Nous venions du m�me pays, nous parlions la m�me langue.
Je reste aupr�s de lui, je ne bougerai pas.
On n'est pas dans la biblioth�que, tu n'as aucun droit.
Je te demande de partir.
Sans remous.
Malachie, allez.
Je suis arriv� sit�t apr�s vous.
Malachie n'�tait pas l�.
Il sera entr� apr�s.
J'ai vu qui entrait.
Je vous le dis, Malachie �tait l� avant.
Avant quoi ?
Avant R�migio.
Je ne peux le jurer, mais il est sorti de l�.
On �tait d�j� nombreux.
Insinues-tu que Malachie a tu� S�verin ?
Puis s'est cach�
derri�re ce mur quand R�migio est entr� ?
Ou qu'il a assist� � ce qui s'est pass�,
de l�-derri�re.
Comment expliquer sinon leur promesse
de ne pas se nuire ?
C'est possible.
En tout cas, le livre
devrait �tre l�.
Emp�che quiconque d'entrer.
Adso, donne-moi les livres de S�verin.
Je sais que tout m'accuse, mais croyez-moi.
Je le jure, je n'ai pas tu� S�verin.
Je ne l'ai pas tu� !
N'aie crainte.
Tu es entre les mains de fr�res
qui ne veulent que ton bien.
Le fait est que toi,
tu ignores ce que c'est.
Penses-y, il te reste peu de temps.
Laisse-nous d�cider si tu seras capable de te lib�rer
du mal que tu as fait.
De tout le mal que tu as fait.
Ton juge
examinera avec charit�
les tr�fonds de ton �me.
Vous allez me r�duire en morceaux.
Lentement.
Saint r�v�rend ?
Je voudrais vous dire que ce matin,
j'ai crois� cette cr�ature immonde de Salvatore.
Il se comportait �trangement.
Il avait un sac contenant un chat noir.
De plus, j'ai eu l'impression qu'il essayait
de cacher ou de d�truire
quelque chose,
susceptible d'appartenir � son ami le cell�rier.
Envoyez vos soldats au moulin � papier.
Allez, Bence, ouvre !
- Reculez. - On doit laver le corps.
Il faut attendre.
Thesaurus herbarum.
Ne perds pas de temps avec �a.
On cherche un livre grec.
Celui-ci !
C'est de l'arabe, idiot.
Roger Bacon avait raison.
Un sage se doit d'�tudier les langues.
Vous ne lisez pas l'arabe.
Mais je le reconnais.
Pr�tentieux.
Il doit �tre ici quelque part.
- R�migio ne l'a pas pris. - Non.
Quand il m'a saisi, il n'avait rien sous son scapulaire.
Malachie non plus.
Autrement, il n'aurait pas voulu rester.
L'assassin a-t-il pu jeter le livre pour le r�cup�rer dehors ?
Va v�rifier.
- Que voulait R�migio ? - Mon aide.
R�migio ?
Tu dois partir. L'inquisiteur l'a arr�t�.
Pourquoi ?
Un moine a �t� tu�.
Par R�migio ?
Viens.
Il allait m'apporter...
Quoi ?
Rien.
Ils vont commettre une injustice.
Comme � mon �poque.
Disparais.
Pour toujours, a dit R�migio.
Si tu la vois,
fais-lui comprendre...
que je viendrai au plus vite.
Je te fais pas de mal.
Bence, laisse-nous entrer !
Rien.
Pas de trace, pas de livre.
Alors quelqu'un d'autre est entr� ici avant.
R�migio �tait aux cuisines.
Il n'a pas pu faire ouvrir S�verin,
l'attaquer et le tuer.
Ni tout d�ranger en si peu de temps.
Malachie a pu pr�c�der tout le monde.
Il convainc S�verin de lui ouvrir
et le tue.
Mais s'il cherchait le livre,
il aurait d� le reconna�tre sans fouiller.
C'est le biblioth�caire.
Qui reste-t-il ?
Bence.
Fr�re Guillaume, non.
Je br�lais de curiosit�, oui.
Mais si j'avais pu sortir avec le livre,
je ne vous tiendrais pas compagnie.
J'examinerais mon tr�sor ailleurs.
Un argument presque convaincant.
Mais tu ignores � quoi ressemble le livre.
Tu peux avoir tu� et �tre l� pour l'identifier.
- Je ne suis pas un assassin ! - Il faut bien une 1re fois.
Le fait est que le livre a disparu.
Pauvre S�verin.
Je t'ai soup�onn�, toi aussi, et tes poisons.
Au lieu de cela, la mort t'est arriv�e de la vo�te c�leste.
Pourquoi a-t-on utilis� pr�cis�ment cette arme ?
C'est un bel exemple
d'art des m�taux et de science astronomique.
Et maintenant...
Juste ciel !
Qu'y a-t-il ?
Alors furent frapp�s le tiers du soleil
et le tiers de la lune
et le tiers des �toiles.
La 4e trompette.
D'abord la gr�le, puis le sang, l'eau et maintenant, les �toiles.
S'il en va ainsi,
alors tout doit �tre revu.
Le tueur ne frappe pas au hasard, il suit un plan.
Imaginez un esprit si mauvais
qu'il ne tue que lorsqu'il peut suivre la dict�e
du livre de l'Apocalypse.
Qu'arrivera-t-il avec la 5e trompette ?
La 5e trompette promet
beaucoup de choses.
Du puits montera la fum�e d'une fournaise et des sauterelles
en sortiront pour tourmenter les hommes
avec un aiguillon semblable � celui des scorpions.
Ne suivons pas notre imagination.
Cherchons plut�t � nous rappeler ce que S�verin a dit.
Vous vouliez le livre, il a dit impossible.
Pour quelle raison ?
Un livre peut �tre transport�.
Et pourquoi avait-il des gants ?
La reliure a-t-elle un rapport avec le poison ?
Nous l'avons vu, le poison
passe par la bouche.
Il voulait le montrer discr�tement et il a enfil� ses gants.
Le livre doit donc �tre manipul� avec des gants.
Cela vaut pour toi aussi, Bence,
si tu le trouves.
Toi qui es si serviable,
remonte au scriptorium et garde un �il sur Malachie.
Ne le perds pas de vue.
Entendu.
Il n'y a plus rien � faire.
Fr�re Guillaume.
Vous ne vous fiez pas vraiment � Bence.
On n'a rien dit qu'il ne sache d�j�.
Il va surveiller Malachie et Malachie le surveillera aussi.
Comment Malachie peut-il nuire � R�migio ?
Nous le saurons bien assez t�t.
R�migio voulait certainement �viter un danger qui le terrifie.
Le livre a donc disparu � nouveau.
Un instant.
On pense cela
car on ne l'a pas trouv�.
On a regard� partout.
On a regard� mais on n'a pas vu.
Comment S�verin l'a d�crit ?
Il a dit avoir trouv� un livre qui n'�tait pas � lui.
En grec.
Il a dit un livre �trange.
S�verin �tait un savant.
Un livre en grec ne l'aurait pas �tonn�.
Idem pour l'arabe, m�me s'il ne le lisait pas.
L'�tranget� du livre devait venir de son apparence.
Une apparence inhabituelle pour un non biblioth�caire.
Et il peut arriver
dans les biblioth�ques que plusieurs anciens manuscrits
soit reli�s. En grec, en aram�en.
Et en arabe.
B�te de Teuton !
Ignorant !
Le livre encadr� de m�tal.
Tu n'as vu que la 1re page.
C'est vous qui avez dit que c'�tait de l'arabe.
- Pas du grec. - Exact.
C'est exact.
C'est moi, la b�te. Vite !
Qui est entr�
apr�s mon d�part ?
Je l'ignore.
- Malachie ? - Bence.
Il a ri de moi � cause de l'arabe.
Il riait plut�t de ma cr�dulit�.
Trois jours qu'on cherche du grec, l'erreur est humaine.
Il est humain de se tromper,
mais certains se trompent plus que d'autres,
ceux qu'on appelle des idiots.
Valait-il bien la peine que j'�tudie � Paris et � Oxford
si je suis incapable de penser
qu'on relie parfois les manuscrits en les groupant ?
Un fait que m�me les novices savent.
Mais inutile de pleurer.
Si Malachie a le livre, il l'a replac� dans la biblioth�que.
Et nous le retrouverons
si nous savons entrer dans le finis Africae.
Elle n'est pas rentr�e.
Je l'ai cherch�e, mais elle a disparu.
Tu vas m'aimer.
Tu vas m'aimer.
Gentille fille.
Mon rossignol.
Que faites-vous ?
C'est notre affaire.
Personne n'utilise mes fers � par nous.
- Piti� ! - On n'a pas d�marr�.
Que dois-je dire ?
Ce que Bernard veut entendre.
Jamais !
D'apr�s le canon 37 du concile de Latran,
un pr�venu doit compara�tre devant un juge
qui si�ge � moins de 2 jours de marche de chez lui.
Ici, c'est le juge qui est venu, et de tr�s loin.
L'inquisiteur ne rel�ve d'aucune juridiction.
Il n'a pas � suivre les normes du droit commun.
Il jouit d'un privil�ge sp�cial
et n'est pas tenu d'�couter des avocats.
- C'est vrai ? - Oui.
Moi,
fr�re Bernard Gui,
inquisiteur dominicain,
envoy� par le si�ge apostolique
et investi d'autorit� par Sa Saintet� le pape,
vais proc�der � l'interrogatoire du pr�venu
pour deux crimes aussi odieux l'un que l'autre.
L'un est patent � tous
puisque le pr�venu a �t� surpris en plein meurtre,
alors qu'au m�me moment,
il �tait recherch� pour crime d'h�r�sie.
Qui es-tu ?
R�migio de Varagine.
Je suis n� il y a 52 ans.
Encore enfant,
je suis entr� au couvent des franciscains minorites.
Alors pourquoi aujourd'hui es-tu dans l'ordre de saint Beno�t ?
Il y a des ann�es,
il y a certains moines...
qui ont �t�
tent�s par l'h�r�sie.
Quelle h�r�sie ?
Les apostoliques.
Nombre d'entre eux parlaient.
Et comme...
je craignais d'�tre contamin� par l'h�r�sie,
j'ai pens� qu'il valait mieux que mon �me p�cheresse
se soustraie � toutes ces tentations s�ductrices.
Tu t'es soustrait aux s�ductions de l'h�r�sie.
Ou plut�t � l'enqu�te de ceux charg�s de d�couvrir l'h�r�sie
et de la d�raciner.
Changer de froc ne suffit pas pour effacer de son �me
le mal de la d�pravation h�r�tique.
Mon �me est innocente.
Et j'ignore ce que vous entendez par d�pravation h�r�tique.
Voyez ?
Tous les m�mes !
Quand l'un d'eux est arr�t�,
il compara�t comme si sa conscience �tait sans remords.
Ils ignorent que c'est justement
le signe le plus �vident de leur culpabilit�.
Elle doit cracher.
Apr�s, elle m'aime. Elle aime Salvatore !
Habemus crottin de cheval.
Les �ufs !
Et maintenant...
Des oculos de chat !
�a pue.
Approche.
Adso,
pas bon.
Salvatore, bon.
On va s'enfuir.
Nous allons � la mer.
Plus de pr�tres, plus d'inquisiteur.
�coute-moi.
Crache ici.
Apr�s, tu m'aimes.
Por favor, crache !
Ici, sur l'�uf.
Celui-l�.
Ici.
Crache.
Viens ici !
Tu es � moi !
Demandons-lui
s'il conna�t la raison pour laquelle j'ai ordonn� son arrestation.
Tu la connais, R�migio ?
Seigneur,
j'aimerais l'apprendre de votre bouche.
Voil�.
La r�ponse typique de l'h�r�tique imp�nitent.
Ils cachent leurs traces tels des renards.
Difficile de les attraper.
Ils sont assez malins pour abuser l'inquisiteur
qui doit d�j� supporter le contact
de gens aussi m�prisables.
Alors, dis-moi,
en quoi crois-tu ?
Je crois
en tout ce qu'un bon chr�tien devrait croire.
Sainte r�ponse.
En quoi croit un bon chr�tien ?
En ce qu'enseigne la sainte �glise.
Mais quelle sainte �glise ?
Celle de ceux qui se d�finissent
comme parfaits, c'est-�-dire les pseudo-ap�tres ?
Ou bien l'�glise
qu'ils comparent � la prostitu�e de Babylone ?
Seigneur, dites-moi
laquelle vous croyez �tre la v�ritable �glise.
Je crois que c'est l'�glise romaine.
Une, sainte...
apostolique,
gouvern�e par le pape
et par ses �v�ques.
Moi aussi.
Admirable astuce !
Dis-moi, crois-tu
que l'�glise romaine
ait le pouvoir de d�lier
et de lier
sur cette terre
ce qui est li� et d�li� dans le ciel ?
Ne devrais-je pas le croire ?
Peu importe ce que tu devrais croire,
je veux savoir ce que tu crois.
Je crois en ce que vous et les autres bons docteurs
m'ordonnez de croire.
Les bons docteurs dont tu parles
sont-ils ceux qui commandent ta secte ?
Est-ce ce que tu entendais
quand tu as parl� des bons docteurs ?
Sont-ce � ces menteurs pervers
que tu te r�f�res pour conna�tre tes articles de foi ?
Tu insinues que si je crois
la m�me chose, tu me croiras.
Autrement, tu ne croiras qu'eux !
Je n'ai pas dit cela, seigneur.
C'est vous qui me le faites dire.
Je vous crois
si vous m'enseignez le bien.
Quelle arrogance !
Tu t'accuses avec tes propres mots.
Crache.
Crache d'abord. Pain, apr�s.
Rossignol.
Non comme �a.
Tu fais le hibou, pas le rossignol.
Regarde. Regarde ma bouche.
C'est bien.
�a va aller.
On se d�p�che !
Attention !
On y va !
Allez !
Rattrapez-la !
Reviens ici !
Adaptation : Karine Adjadji
Sous-titrage : VSI - Paris
Soutenez-nous et devenez membre VIP pour d�sactiver toutes les publicit�s sur www.OpenSubtitles.org
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.