All language subtitles for Der bewegte Mann (1994).FR

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Original subtitles

Quoi ?

Tu nous pr�sentes pas ?

- Je peux t'expliquer. - Ah oui ?

C'est pas ce que tu crois.

J'en ai marre, Axel. Tu d�gages de mon appart.

C'est compris ?

Bien.

Vous avez utilis� une capote, au moins ?

C'est d�j� �a.

Tu laisseras la cl� dans la bo�te aux lettres.

- All� ? - Birgit, devine qui c'est !

- Salut. - Axel, qu'est-ce qui t'am�ne ?

Je passais voir comment tu vas.

Uwe est l�. S'il te voit, �a va encore barder.

- Je me disais qu'on pourrait... - Allez, salut.

Tu sais pas o� je pourrais cr�cher ?

Oui ?

Coucou, c'est Axel.

Deux secondes, hein ?

Il est pr�cis�ment 9 heures.

Vous �tes sur WDR2. Le journal.

Cologne.

A l'aube, deux bombes atomiques ont explos� au centre-ville.

Veuillez m'excuser.

A l'aube, deux bombes atypiques ont explos� au centre-ville.

Aucune victime n'est � d�plorer.

Dans une lettre de revendication, la R�volution nati...

La R�volution nati... Veuillez m'excuser. La R�voluti...

- Walou... - Je d�boule en pleine branlette ?

- Ma platine a disparu. - Ta quoi ?

Le lecteur de CD aussi. Toute l'installation.

Ces trucs-l�, �a peut pas se volatiliser.

Il est o�, ton punk ?

Aucune id�e. Il �tait encore l� cette nuit.

Non, je le crois pas.

Il a d� les emprunter.

Ca te servira jamais de le�on ?

Et ta tocade de Copenhague ?

T'as d�barqu� chez ce mec et retapiss� son appart.

Sit�t fini, il t'a vir�.

Oui, �a a capot�.

Et la fois o� Franzi t'a dissuad�

de rallier la cause pour l'autre t�moin de J�hovah ?

La t�l� aussi a disparu.

Vous voulez vous mettre au fitness ?

Vous avez d�j� fait du sport, dans un club ?

Non, mais je suis v�g�tarien.

Aucun exercice ?

Y a que notre sphincter qui s'�chauffe.

Pas de sport. On va commencer par une remise en forme. Venez.

S�r que c'est une bonne id�e ?

Quelques muscles, c'est toujours bon � prendre.

En plus, �a a un c�t� carr�ment �rotique.

Et Franzi qui craignait que tu vires h�t�ro !

M'en parle pas, c'est de la folie !

Tourne pas autour du pot.

Eh ben, �a faisait des lustres que j'�tais pas au Schulz.

Y avait une petite annonce :

"Groupe d'hommes cherche homo pour participer � soir�es d�bats

et t�moigner de son homosexualit�."

Je me suis dit : "Tu vas t'�clater, Walou !"

"Groupe d'hommes", �a fait ann�es 70.

Pile poil. C'est de nouveau tendance.

Bref, ces 5 mecs, dont un assez potable,

causent de leurs probl�mes li�s � leur r�le d'hommes.

Et �a tourne autour des femmes. Logique, c'est un boulet !

Y en a un, sa femme l'a surpris en train de se branler.

Il culpabilise � mort.

C'est diablement int�ressant !

- C'est pas toi qui dois causer ? - Mais si !

On a d�j� deux le�ons derri�re nous.

Ecoute, leur plus gros souci, c'est le co�t anal.

D�s qu'on en parle, ils balisent. Ils serrent les fesses !

- Et pas leur femme ? - Dis donc ! A quoi tu penses ?

Ils demandent que �a, tous.

Mais le hic,

c'est que c'est misogyne.

- Ah ? - Qu'est-ce que t'as ?

J'ai le vertige.

- T'es tout p�le. - Je fais un malaise.

H�, l'entra�neur ! Mon pote fait un malaise.

- Quoi ? - Il fait un malaise.

- Comment �a ? - Il a trop forc�.

- En faisant du v�lo ? - Franz !

Viens voir �a.

- Il s'est �croul� en p�dalant. - Qui �a ?

- Ce gars-l�. - Y a qu'� voir sa posture.

Prends-toi en main, sinon tu claqueras � 40 balais.

Faut y aller cool, d�tendu.

Pourquoi pas dans la baignoire ?

Un peu de lubrifiant sur le doigt, et on essaie.

Moi, j'ai pas de baignoire. Juste une douche.

Fais �a sur le lit. Me dis pas que t'en as pas !

J'ai aucune envie de m'enfoncer le doigt dans le derri�re.

Ma copine m'a surpris en pleine masturbation.

Manquerait plus que j'aie le doigt dans le derri�re !

Du calme, Lutz, pas d'agressivit�.

C'est bon, les gars, on change de sujet.

Dis, j'ai pas tout pig� pour l'orgasme vaginal et clitoridien.

Tu te paies notre t�te ?

Ca doit �tre Axel.

- Le mec vir� par sa copine ? - Tout juste.

Pas un mot de travers, hein ?

Alors ? On lui en parle ou pas ?

J'en sais rien.

- On ne le conna�t pas. - Et alors ?

Faut en parler. Ca sert � �a, un groupe d'hommes !

On devrait le laisser tranquille.

Klaus-Dieter a raison. S'il veut en parler, il le dira.

Il reste une place, l�-bas.

Lui, c'est Axel.

Ruediger, Lutz,

Klaus-Dieter, Dirk et Walter, du groupe d'homos d'Ehrenfeld.

- Salut. - Bonjour.

On s'�tait perdus de vue, avec Axel. Il dort ici, ce soir.

Juste une nuit, h�las. Demain, je re�ois mes parents.

Je pourrai te laisser une valise, le temps de me retourner ?

- Bien s�r. - Vous auriez pas un plan appart ?

- Difficile. - Je ne vois pas.

O� on en �tait ?

- Au doigt dans le derri�re. - Non !

Excuse-moi, Klaus-Dieter, on venait de changer de sujet.

Exact.

Walter s'int�ressait � l'orgasme vaginal et clitoridien. Pas vrai ?

Quoi ? D�sol�, j'�coutais pas.

Je peux me faire un sandwich ? J'ai faim.

S�r. Vas-y, sers-toi.

La sexualit� f�minine, �a t'int�resse vraiment, Walter ?

S�r, �a me captive.

Tu veux savoir quoi, au juste ?

Cette histoire de clitoris vaginal, par exemple.

En fait, pour une femme, il y a deux fa�ons d'atteindre l'orgasme.

D'abord, par le biais du clitoris.

Disons que c'est la m�thode la plus courante.

Dans ce cas, le clitoris,

sous l'action du p�nis de l'homme...

Non ! Excuse-moi encore, Klaus-Dieter.

- Pas seulement du p�nis... - Pardon. Un besoin pressant.

Pas seulement du p�nis, d�sol�.

Comme si les femmes se focalisaient sur le p�nis...

Une copine de perdue, y a pas de quoi d�moraliser.

- T'es mal plac� pour juger. - Ah, tu crois ?

- Depuis quand �a durait ? - 3 ans.

Avec vous, les h�t�ros, c'est illico pour la vie.

Elle garde la cuisine et toi, le canap� ?

On a chacun nos trucs.

- Je peux t'h�berger, si tu veux. - Laisse tomber, va.

- T'as une dent contre les homos ? - Mais non !

A chacun sa fa�on d'�tre heureux.

Alors, tu vois.

Je te note mon num�ro

et celui de Norbert.

Je suis souvent chez lui.

Au cas o�.

- J'ai fil� ma d�m. - Bien.

C'est mieux qu'on se croise pas au boulot.

Oui, c'est vrai.

- O� est la cl� ? - Quelle cl� ?

De l'appart. Que tu devais laisser dans la bo�te.

Cette cl�-l�...

J'ai oubli�.

Tu as faim ?

Tu as mauvaise mine.

De quoi j'ai l'air ?

Sans escarpins, d'un mec d�guis�, Franzi.

- Tu es vilaine, Walou. - Sois pas si sensible.

- Je mets quelles chaussures ? - Y a que les sabots qui te vont.

On se donne trop de mal pour ces soir�es idiotes.

En plus, au Bel Air, il n'y a que des bonnets de nuit.

Faudrait y aller, on va rater le spectacle.

- Quel spectacle ? - Tina Torpeur va frapper !

T'y vas, Walou ?

Ca doit �tre Carsten, pour qu'on passe le chercher.

- C'est Walou. - Axel � l'appareil. Pour Walter.

Un instant, je vais voir s'il est l�.

Walter ?

All� ? C'est Walter.

Salut, Walter. C'est Axel.

- Oh ! Salut, Axel. - Dis-moi...

Ca tient toujours, ta proposition de m'h�berger ?

Mais oui, bien s�r.

A partir de quand ?

Eh ben, si �a te d�range pas, peut-�tre d�j�... ce soir ?

Ca me d�range pas du tout ! Avec plaisir.

C'est juste que...

j'allais partir � une soir�e.

Ca va s'�terniser.

Pourquoi tu viendrais pas ?

Oui, pourquoi pas ! C'est o�, cette f�te ?

Le parking de l'Underground, tu connais ? On se retrouve l�-bas ?

Dans une demi-heure.

C'est d'enfer ! A tout de suite. Salut.

- Un souci ? - L'h�t�ro va rappliquer.

Quel h�t�ro ?

Ce petit chou app�tissant de mon groupe de n�vros�s.

O� est le dissolvant ?

- Merde, je vais criser ! - Quoi ?

Tu te d�maquilles ?

S'il me voit dans cette tenue, je peux faire une croix dessus !

Tu es amoureuse ?

Elle est amoureuse.

Au fait, je m'appelle Walter, pas Walou. Oubliez pas.

Pourquoi Walter ?

Parce que. Point barre !

Elle s'appelle Walter et elle est amoureuse.

- De quoi j'ai l'air ? - D'une folle d�guis�e.

Idiotes de tapettes !

Salut, Walter.

- Salut, les filles. - Salut !

C'est Norbert et Franzi.

- Les filles, c'est Axel. - Salut.

Allez, on y va.

Coucou, c'est parti !

V'l� le gratin qui rapplique...

Coucou, Walou !

Elle s'appelle Walter.

Je vous attendais plus !

Qu'est-ce que tu nous as ramen� ?

Lui, c'est Axel.

- Else, notre h�tesse. - Salut.

- M'en veux pas de l'imposer. - Arr�te, va.

Si t'en as d'autres, je vire les tatas et on se fait une orgie.

C'est qui, le mec � c�t� de Walou ?

Le genre de mecs qui me d�sar�onnent.

Blond aux yeux bleus, je mouille s�v�re.

Son nom, c'est Axel. Et il est h�t�ro.

Ah ouais ? Tragique !

Alors, tu t'amuses ?

- Ca peut aller. - T'as pas l'habitude, hein ?

- Ils me regardent bizarrement. - Ca va se tasser.

Je vais au buffet. Tu veux une bricole ?

Non, merci.

Mes ch�ris, �coutez-moi un peu. On arr�te son moulin � potins...

J'ai deux bonnes nouvelles.

D'abord : Tina Torpeur est malheureusement tomb�e malade

et ne pourra pas faire son show ce soir.

A la place, j'ai le grand honneur

de vous pr�senter une adorable vieille connaissance.

Je c�de la place � Monty Arnold !

Bonsoir � tous.

Je partage ces applaudissements avec mon pianiste, le Dr Bertie,

dont j'ai h�rit� � la dissolution du Ballet de la T�l�.

Dr Bertie, c'�tait � vous.

Comment se passe ta premi�re f�te homo ?

J'ai pas trop l'habitude. Y a aucune femme.

C'est vrai.

- Tu sais quoi ? - Dis-moi.

Je vais oublier Doro et me prendre une sacr�e cuite.

Tu me plais, comme �a.

C'est quoi, ce truc marron ?

De l'authentique mousse au chocolat fran�aise. Un r�gal.

G�nial ! Tu me passes une grande assiette ?

- Axel dort chez moi, ce soir. - Dans tes r�ves !

Non, dans mon lit !

Il compte se saouler, ce soir.

Il va ronfler, raide mort � c�t� de toi.

- Et tu pourras pas fermer l'oeil. - C'est s�r.

J'avoue, je cr�ve de jalousie.

Il est pas mignon ?

J'ai comme l'impression qu'il est bi.

C'est quoi, ce truc immonde ?

Du p�t� de foie.

Merci beaucoup !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je peux pas.

- Mais comment �a ? - D�sol�e, je peux pas.

Tu as un probl�me ?

On peut en parler.

J'ai aucun probl�me. Je rentre.

J'appr�cie, tiens !

Tu passes la soir�e � m'allumer et tu te d�gonfles.

Moi aussi, j'ai des probl�mes. N'emp�che, je veux coucher !

Mon vendredi soir est foutu.

T'imagines que je vais me remettre en chasse ?

Connard.

On ferme la boutique, les filles !

Vous avez assez fait la f�te sur mon dos, filez chez vous.

Dis voir,

t'as des poils sur le torse ?

Une vraie toison !

- Sans blague ? Montre. - Bas les pattes.

Ton h�t�ro, faudra l'aider � enlever son froc.

Moi aussi, j'en ai. Mais je te montrerai pas !

L�, �a suffit.

Viens, on rentre � la maison.

Non, tu veux coucher avec moi !

- Walou n'a que �a en t�te. - N'importe quoi !

Bas les pattes.

Tu dormiras sur le canap�, si tu veux.

N'en crois pas un mot.

- On y va ou pas ? - Je vais dormir chez Norbert.

Quoi ?

Quoi ? Pourquoi chez moi ?

N'aie pas peur, Walou n'abusera pas de toi.

Je dors chez toi, Norbert. T'es r�glo.

Il va ronfler, raide mort � c�t� de toi.

Et tu fermeras pas l'oeil.

Bonne nuit, mesdames.

Droit devant. Toujours tout droit.

Il est l�, le canap�. Enl�ve ta veste.

La priorit�, c'est d'enlever ces pompes � la con.

Vous, les homos, vous �tes mieux lotis que nous.

Je me demande pourquoi.

Pas d'ennuis avec les femmes.

Non, mais avec les hommes.

C'est pas plus dr�le.

Les femmes, c'est pire.

Si tous les mecs �taient homos et les femmes en politique,

on pourrait sauver la plan�te.

T'as fait l'arm�e ?

- Mon Dieu ! - Moi, si.

Des semaines sans voir une seule femme.

T'imagines comme c'est pourri, des semaines sans femme ?

Dans notre compagnie, y avait un type, Alfons.

Un vrai artiste.

Il faisait des tatouages d'enfer. Tu veux voir ?

Pas mal, hein ?

Salut, Norbert.

- Tu d�ranges pas du tout. - D�sol�.

J'ai paum� mes cl�s. Kurt est pas l�.

Si tu comptes dormir ici, �a m'arrange pas.

- Pourquoi ? - Axel est l�.

Le grand classique ! D�s qu'un bon coup se profile,

on vire ses potes.

- Je vais dormir sur un banc. - C'est bon, entre.

Mais tu dors au salon.

T'inqui�te. Il m'int�resse pas, ton h�t�ro.

Axel ? Franzi va dormir ici aussi.

Tu vas dormir dans ma chambre et Franzi sur le canap�.

Si t'as une couvrante, je dors sur le canap�.

Je lui laisse le lit.

J'en ai une si l�g�re que tu seras frigorifi�.

Dans mon lit, j'ai une bonne couette bien chaude.

D�sol�, si j'ai fait foirer tes plans.

Laisse tomber.

Pour lui, coucher, c'�tait l'id�al pour faire connaissance.

Tu vois le genre ?

Mais j'en avais besoin.

Ca faisait 3 ans que je couchais juste avec Axel.

Du coup, je suis all�e chez lui. Les cons baisent bien, il para�t.

Au moment fatidique, j'ai pas pu.

Impossible. Je pensais � Axel.

J'aurais pr�f�r� coucher avec lui.

J'y tiens encore, � ce connard.

Oh, merde !

Je suis rentr�e. Il n'�tait pas l�.

- Il a pris toutes ses affaires ? - Rien que le n�cessaire.

Je me suis couch�e, en esp�rant qu'il arrive.

Il va se repointer, va.

Toutes mes belles r�solutions se sont envol�es !

Mais tu sais pas la meilleure.

- J'ai du retard dans mes r�gles. - Oh, merde !

T'es pas en train de tomber amoureux ?

O� tu vas chercher �a ?

D'habitude, tu tra�nes en peignoir et l�, t'es styl� de bon matin.

Pantalon neuf, chemise chicos.

La porcelaine est de sortie.

N'importe quoi !

- Bonjour ! - Vous auriez pas de l'aspirine ?

Un instant, je vais voir.

Et voil� !

Le punch contenait 4 litres de vodka.

Tu as siffl� la moiti�.

Vous �tes qui ?

Franzi. Hier, j'�tais la fromag�re aux sabots.

Et elle, Rosa la rose.

Pourquoi je suis ici ?

Tu devais dormir chez Walter,

mais vu les circonstances, tu as atterri ici.

Quelles circonstances ?

Eh bien, disons...

- Tu vas rater ton rendez-vous ! - Mon rendez...

Ah oui, mon rendez-vous !

Viens, je te raccompagne.

Je les connais, ces mecs-l�.

Au moindre souci avec leur nana,

ils se font r�conforter par les gentils homos compr�hensifs.

- Et sit�t qu'ils ont une nana... - C'est bon, va. A la prochaine.

Je peux me doucher ?

Quoi ? Mais oui, bien s�r. La salle de bains est l�-bas.

Qu'est-ce qui s'est pass�, avec Walter ?

C'�tait un peu g�nant.

Tu as dormi ici, par peur de ses avances.

Du coup, Walter l'a un peu... mauvaise.

Contre moi ?

Un grand classique.

Il est si sensible ?

Hein ? Quoi ?

Tu le crois tellement sensible ?

On peut dire �a.

Il est sympa, ton appart.

Tu trouves ?

Les lampes, c'est une cr�ation perso.

Chouette ! Et tu paies combien ?

900. Charges comprises.

Chez Doro et moi, c'�tait bien aussi.

Si �a t'arrange, tu peux rester quelques jours.

Y a la place.

Je te taperais sur le syst�me.

Arr�te ! Seul, tu vas zoner.

Si �a capote, tu d�m�nages.

On ferait les courses, la cuisine. "On baiserait un peu..."

Je vais y r�fl�chir.

Je deviens poreux, moi...

- Une place de cin�. - Ca, c'est s�r.

"New Clito on the Block" ou "Les Touffes des H�ros" ?

- Axel... - Qu'est-ce que tu fais l� ?

Je pr�pare un topo pour notre groupe d'hommes.

Sur le st�r�otype de l'homme dans la pornographie commerciale.

Je suis bien forc� de faire quelques visionnages.

Et toi, alors ?

Ce qui m'am�ne ? Pareil.

Disons... Faut le voir pour le croire.

C'est terrifiant, ce qu'on inflige aux femmes.

Comment on peut trouver �a �rotique ?

J'en ai assez vu. Je m'en vais.

- Tu restes ? - Je viens juste d'arriver.

Moi aussi. Mais �a me rend malade.

Oui, moi aussi. Je vais sortir, �a vaut mieux.

- Monstrueux ! - Oui.

A la prochaine. On se croisera peut-�tre au groupe d'hommes ?

- Oui, je verrai. - Au fait, l'homo a appel�.

Il ne viendra plus. Sans donner de raison.

Je suis bien content. Il �tait casse-pieds.

- Allez, salut. - Bonne continuation.

Encore "Les Touffes".

Ca donne quelque chose ?

C'est positif !

Tu vois pas le point rose ?

- C'est ton imagination. - Mais non.

J'ai d�j� fait ce test une quinzaine de fois.

- Il faut attendre une heure. - Ca fait une heure.

Non, encore 4 minutes. Le point peut dispara�tre !

Tu es enceinte.

Hourra !

Salut !

Tu m'as fichu la trouille.

- C'est quoi, �a ? - Chevardnadze.

T'inqui�te, il crie juste parce qu'il a eu peur du m�tro.

Adorable.

Je t'ai d�gag� l'armoire gauche, tu peux t'installer.

C'est quoi, cette mallette ? Tu es photographe ?

C'�tait mon r�ve !

Mais l�, je fais des photos pour un catalogue de meubles.

Il est mignon, faut dire.

- Qui �a ? - L'oiseau.

Je le mets vers la fen�tre pour qu'il profite de la vue.

C'est un cadeau de Doro. Je l'adore, il a la p�che.

Il parle pas, mais je lui apprendrai.

Il est hyper-intelligent, tu sais.

Pour sortir, il a une astuce : il fait le mort !

On va gal�rer pour le r�cup�rer.

Il habite chez toi ?

C'est du d�pannage. Il n'a pas d'appart.

- Le pauvre, je vais chialer ! - Sois pas rancuni�re, Walou.

T'aurais du feu ?

Tu sais o� sont les W-C ?

Merci.

On se casse, Norbert.

- On vient d'arriver. - Je reste pas un instant de plus.

- Pourquoi ? - Je t'expliquerai.

Pourquoi il veut rentrer ? Il est 11 heures !

- On va prendre le m�tro. - Laisse-le rentrer seul.

Axel d�cide et on doit tous se plier � ses envies !

Calme-toi. Il t'a dragu�, et alors ?

Il n'avait qu'� m'inviter � boire une bi�re.

Mais non, il me d�balle son engin. Aux W-C, en plus.

Tu aurais pr�f�r� sur la piste de danse ?

- Non ! - Alors...

Qu'est-ce qui s'est pass� ici ?

Merde, c'est sign� Chevardnadze.

Oh, non !

C'est pas possible.

Mes plantes !

Regarde mon ficus.

Je suis d�sol�.

C'est rare qu'il fasse �a.

Y a toute la plan�te qui cr�ve, la menace nucl�aire...

Et toi, tu veux un m�me ?

- Bravo ! - Change de ton, hein ?

Et de ce connard, en plus ! Ca me d�passe.

Tu as d�j� parl� fric avec lui ?

Doro est � sa recherche. Personne ne sait o� il est.

Quand je le trouverai,

je commencerai par lui parler mariage.

Quoi ?

C'est pas vrai.

Tu vas pas te coltiner ce connard, en plus ! T'as un grain ?

Maintenant, �a suffit.

Si quelqu'un peut l'insulter, c'est moi.

Fais-toi plaisir.

Si j'avorte encore, je ne pourrai sans doute plus avoir d'enfants.

Je ne veux pas prendre ce risque.

Ces derni�res ann�es, ce mec t'a caus� ennui sur ennui.

Pendant des mois, il t'a tromp�e avec cette p�tasse du night-club.

Il a compris qu'il a fait des b�tises.

Cet enfant va bouleverser ta vie. Tu en es consciente ?

Tu devras faire une croix sur les bars, le cin�.

Tout tournera autour de lui, du matin au soir.

C'est vrai, Doro.

Mais... si vous voulez sortir de temps en temps,

�a me fera plaisir de jouer les baby-sitters.

Moi aussi. Si jamais il y a besoin.

Je l'ai dit en premier !

Je peux voir ?

T'aimes pas ?

Si... Beaucoup.

Pourquoi tu te limites aux meubles ?

Laisse ce chariot en plan.

On va sortir, je connais un super resto.

C'est ruineux, � la longue.

Et puis, c'est un plaisir de cuisiner.

- Tu cr�es � ta guise, tu go�tes. - G�nial.

- Tu as d�j� cuisin� ? - Evidemment !

- Du caf�, des oeufs... - Y a urgence.

Choisis des choses � rajouter dans le chariot.

- C'est pas Dieu possible ! - Quoi ?

Ecoute, je suis v�g�tarien. Je ne supporte pas la vue du sang.

Et je ne veux aucun animal mort chez moi.

On va manger quoi ? De la bouillie ou de la compote ?

Du saint-pierre au beurre blanc.

- Quoi ? - Tu �minces.

Comment ?

A peu pr�s comme �a.

T'aurais le journal ? Pour les annonces d'appart.

Je suis abonn�, mais on me le fauche.

- Qui peut faire �a ? - Qu'est-ce que j'en sais ?

- Et tu fais rien ? - Quoi ?

Mais d�fends-toi !

Et comment ? En faisant le guet � 5 h du mat ?

J'ai m�rit� �a, moi ?

Pas besoin de se lever, vu qu'on s'est pas couch�s !

Ton "pierre" �tait extra.

La ma�tresse de maison en est ravie.

Secoue-toi un peu.

C'est ce que je fais.

Et si c'est � 9 h qu'il le fauche ?

On attend jusque 9 h.

Merde.

- Quoi ? - Je pensais � Doro.

T'as jamais connu de femme ?

Si, j'ai d�j� eu une histoire.

Je devais avoir 17 ans, par l�. Ca date.

J'�tais couch� avec cette...

Marion, je crois,

dans un sac de couchage.

Comme elle s'attendait � ce que je fasse un truc,

je lui ai mis le doigt

et elle m'a tripot� avec ses ongles pointus.

J'ai pas trouv� �a tr�s sensuel. On a vite laiss� tomber.

C'est tout ?

Oui. Et je ne pense pas avoir rat� quelque chose.

Vous, les h�t�ros, vous avez un complexe d'Oedipe.

Ah ouais ?

Faute de retourner dans le ventre de maman,

vous allez voir avec votre queue.

C'est ma th�orie sur l'h�t�rosexualit�.

J'ai montr� tes photos � un ami.

- Il �dite des revues. - Quoi ?

Faut bien se bouger.

Tu aurais pu me demander !

C'est vrai. Il a ador�, il veut t'engager.

- Tu as rendez-vous � 15 h. - Eh, l�, deux secondes...

- Qui habite au premier �tage ? - Manfred Beger.

- Ton avis ? - Il en est capable.

C'est un malentendu. Je voulais regarder le programme t�l�.

Ecoute, minable.

Je pique une crise si j'ai pas mon journal.

Si jamais tu passes par l� et que la bo�te est vide,

file acheter un journal.

La prochaine fois qu'il dispara�t, je te tiendrai pour responsable.

- C'est compris. - Bien.

C'�tait sacr�ment bien amen�.

Devant le comptoir de saucisses, je vois une nouvelle vendeuse,

toute jeune, peut-�tre une apprentie...

Elle a une poitrine imposante.

Vraiment de tr�s gros seins.

Et l�, je me dis :

"Elle a de sacr�s nichons, la gamine !"

Texto, hein.

J'ai pas pens� : "Cette jeune femme a une grosse poitrine."

Mais : "Putain, elle a de sacr�s nichons, la gamine !"

Et �a, apr�s deux ans dans ce groupe d'hommes. J'ai eu honte.

Honte de moi.

Quand mon tour est venu, je n'ai pas su quoi dire.

J'ai pris du saucisson, alors que j'aime pas �a.

Le saucisson, c'est un symbole phallique.

Non !

Excuse-moi, Dirk. Mais...

A mon avis, le probl�me est ailleurs :

dans la relation entre saucisse et grosse poitrine.

Ca a d� raviver un traumatisme de ton enfance.

Ta m�re avait un rapport particulier aux saucisses ?

Comment aurais-tu r�agi si elle avait vendu du poisson ?

Pourquoi du poisson ?

- Salut, Axel. - Toujours � ruminer ?

Et toi ? Tu es tout sourire.

Tout s'est arrang�. J'ai un appart et un boulot.

Je viens r�cup�rer ma valise.

Bonne continuation.

Klaus-Dieter...

Pr�viens-moi pour ton topo sur "Les Touffes des H�ros",

�a m'int�resse.

Quel topo ?

Axel a raison. Il n'a rien de grave, ce mot-l�.

Faut arr�ter de dramatiser. "Nichons"...

Nichons, nichons !

- Ensuite ? - Rue Hartwig.

- Au centre ? - Oui.

- Et si elle est � la maison ? - Non, elle bosse.

A part le projecteur de diapos, tu n'as plus rien ici ?

Non, tout est � Doro.

Et il est o� ?

A c�t�.

C'�tait sur la c�te sud.

A l'�poque, il restait des plages d�sertes g�niales.

Quelle silhouette !

Elle est pas extra ?

C'�tait en montagne, �a.

On a dormi dans un refuge en altitude, inaccessible en voiture.

Sac sur le dos, on s'est tap� une heure de grimpette.

On s'est gel� les fesses, �a caillait.

La paysanne nous a pr�par� un bon repas.

Boulettes au lard et patates saut�es.

Et puis, comme Doro avait oubli� son sac de couchage,

on a dormi ensemble dans le mien.

C'�tait romantique.

Je peux me d�shabiller un peu ? Je cr�ve de chaud.

Pas de souci, vas-y.

Toujours rien !

J'ai tout essay�, sa soeur, ses parents, ses copains.

- Personne ne sait o� il est. - Il va falloir appeler la police.

- J'ai une id�e. Ram�ne-moi. - A la maison ?

Oui, � la maison.

Une fille pareille, t'en rencontres pas deux.

Quand tu en prends conscience, c'est trop tard.

- C'�tait quoi, �a ? - Doro, devant un temple.

Non, juste avant.

J'ai essay� mon d�clencheur automatique.

Norbert !

Mais tu es compl�tement nu.

Merde, Doro !

- Quoi ? - Vite !

Axel, c'est toi ?

Dans l'armoire, allez.

Je l'emm�ne � la salle de bains et tu files en douce. Compris ?

Je t'ai cherch� partout. Personne ne savait o� tu �tais.

C'�tait un peu... J'�tais...

Tu m'as manqu�.

Tout va bien ? Tu es bizarre.

Moi, bizarre ? Comment �a ?

- Je te connais. Il y a un souci. - C'est que...

J'allais justement...

Tu as emmen� une femme ici ?

Chez moi ?

- Y a pas de femme ici. Jur�. - O� elle est ?

Oh, non !

Elle n'est pas dans l'armoire ?

Doro, si on allait � la salle de bains ?

A la salle de bains ?

Je veux la voir.

- Pousse-toi. - Je t'en prie !

Laisse-moi ouvrir l'armoire.

Bonsoir.

Je crois que je vais y aller, moi...

Merde de merde de merde.

Ecoute, je vais t'expliquer. C'est rien de grave.

L'important, surtout, c'est que t'ailles pas imaginer

que je suis devenu homo.

Vraiment pas.

On est tous un peu bi, comme l'a expliqu� Einstein.

- Freud. - Oui, c'est lui.

M�me �a, je le suis pas. Au contraire. Tu m'as trop manqu�.

Toi aussi. J'ai pas vir� lesbienne pour autant.

Tout �a n'a aucune importance.

- Ca ne compte pas. - Je comprends plus rien.

On se s�pare. 15 jours apr�s, t'es homo et moi, enceinte.

- Quoi ? - Je suis enceinte.

Doro, c'est...

C'est formidable !

De qui ?

De toi, idiot !

Vrai de vrai ?

Oui, vrai de vrai.

- Salut. - Porte-toi bien, Norbert.

On se reverra ? Juste pour bavarder, je veux dire.

Oui, je t'appellerai.

Et tes affaires ?

Je passerai � l'occasion.

Axel, tu ne peux pas me laisser seul dans cet �tat !

Axel !

D�sol�, Norbert. Je retourne avec Doro.

Salut.

- Ca va pas ? - Tu es en train d'accoucher ?

Norbert !

Il faut pousser. Allez, pousse !

- Oui, c'est bien. Plus fort. - Il arrive, Norbert !

Oui !

Quel adorable petit bonhomme !

F�licitations, Norbert. Tu as r�ussi !

Les deux bombes atomiques qui ont explos� il y a 8 mois...

Excusez-moi : les deux bombes atypiques

qui ont explos� il y a 8 mois...

Bonjour, Horst.

Tu as encore cri� dans ton sommeil.

"Le charcuteur de Manhattan"...

Tu es forc� d'avaler ces horreurs au petit-d�j ?

Je sors du boulot.

Quel rapport ?

C'est l'id�al pour me d�tendre.

- Il fait quoi, dans la vie ? - Boucher.

- Quoi ? - Tu as bien entendu.

Tu imagines mes conflits int�rieurs ?

Un v�g�tarien qui s'envoie un boucher !

C'est pas un boulot d'homo, �a.

- En plus, il est fan de foot. - De foot ?

Y a un truc qui cloche.

Tu connais un seul homo fan de foot ?

Moi pas !

- Et � part �a ? - Comme ci comme �a.

Il est un peu long � la d�tente.

C'est dingue de devoir te tirer les vers du nez !

Il a des probl�mes d'�rection. Satisfaite ?

A son �ge ? C'est pas le pied, �a.

Rien � voir avec l'�ge. C'est psy, chez lui.

En r�sum�, ton copain est boucher, fan de foot,

amateur de films douteux et pas fichu de bander ?

- O� on va, au fait ? - Surprise !

Dorothea, tous mes voeux de bonheur !

Merci, tante Gisela.

- C'est pour quand ? - Dans 15 jours.

- Du cran, mon gar�on ! - Compte sur moi, papi.

Allez, on va discuter un peu.

Un heureux mariage � vous deux. Que du bonheur.

Merci, tante Ilse.

- F�licitations, Axel. - Merci, Walou.

Qu'est-ce que tu fais l� ?

J'ai appris �a par hasard. Alors, on est venus.

- Qui �a, "on" ? - Nous, quoi !

J'ai m�me ras� ma moustache pour l'occasion !

C'�tait magnifique.

J'en ai pleur�.

La robe de Doro, je suis preneuse...

Je suis d�sol�.

Je les ai pas invit�s.

Le plus beau jour dans une vie.

Ca peut encore l'�tre.

On devrait aller � la f�te.

Ah, tu trouves ?

Ecoute-moi bien, Axel.

Je suis ta femme. Et je suis enceinte de 9 mois.

Ca me gonfle que tes copains homos se paient ma t�te !

Ca fait des mois que je ne les ai pas vus !

C'est pas parce que je connais des homos que j'en suis un !

Et ce type � poil dans mon armoire ?

Je voulais pas que tu nous trouves au lit.

Ah ! Et tu faisais quoi, au lit avec un homo ?

On regardait des diapos. C'est tout !

- C'est idiot, tout �a. - Oui, tu as raison.

Sans doute que je suis un peu...

- Hyst�rique ? - Oui.

D�sol�e, Axel, mais je suis sur les nerfs � cause du b�b�.

Dans 15 jours, le petit pisseux sera sur la table � langer.

Et on sera une vraie famille.

Une maman, un papa et un petit braillard.

Deux braillards.

Viens, on va au lit.

- Maintenant ? - Pourquoi pas ?

Nos invit�s nous attendent.

- T'as de nouveau pas envie ? - Bien s�r que si.

On couche de moins en moins ensemble. T'as remarqu� ?

C'est s�r, mais...

La canicule, �a a des cons�quences.

J'ai pas envie d'attendre l'hiver.

Alors, on va au lit.

Je voudrais pas t'�puiser.

On peut attendre l'hiver. C'est l'affaire de quelques mois.

Si t'as peur de te surmener, on peut faire une pause.

Arr�te de ronchonner ou �a va me couper l'envie.

Cet oiseau, il me rend dingue.

Il n'a qu'� faire son boucan ailleurs.

Pourquoi on a besoin d'un oiseau ? On va avoir un enfant !

Chevardnadze fait partie de la famille.

C'est bon, va.

T'as pas faim, toi ?

C'est bon, laisse tomber.

J'attendrai l'hiver.

Je commence � m'habituer � faire ceinture.

Ce week-end, je vais � Bonn. Renate s'est s�par�e de Rainer.

Ah ? Raconte !

Rainer voulait coucher sans arr�t, malgr� la canicule.

Tu te d�cides � venir ?

Ca refroidit !

C'est quoi ?

Velout� froid de l�gumes.

- La saucisse, elle est pour moi ? - C'est du tofu.

Toujours pas de la vraie ?

Si, de la vraie saucisse de tofu.

C'en est ou pas ?

C'est de la saucisse de tofu. Je t'ai d�j� expliqu� cent fois.

Encore un truc de v�g�tarien.

Pour quoi je turbine � l'abattoir ?

Pour zigouiller des animaux sans d�fense.

- Je zigouille pas d'animaux. - Ah non ?

Je vide des boyaux qui servent ensuite � faire des saucisses.

C'est propre, comme boulot. Tu rinces le boyau sous l'eau.

De la merde, il en reste si peu que personne ne sent rien.

- On change de sujet ? - T'as demand� !

Dis donc...

- Y a du poireau dedans ? - Un peu.

Tu sais que je d�teste �a.

Remets-le dans la soupi�re.

Toute la soupe a go�t de poireau.

Je vais m'acheter une saucisse au curry.

Une saucisse au curry ?

Avec des frites.

Pourquoi je me cr�ve � cuisiner ?

Je t'ai rien demand� !

S�r. Mais bien manger, t'es pas contre !

Ducon !

- Je peux te parler ? - Bien s�r. Vas-y.

C'est salaud, votre attitude � mon mariage.

La faute � Walou. J'y suis pour rien.

Je savais m�me pas o� on allait.

Des travestis � son mariage... C'est normal que Doro soit furax !

Elle a toujours pas pig� ce que tu faisais nu dans son armoire.

Pour �tre franc, moi non plus.

On regardait des diapos. On voulait baiser un peu.

Que ce soit clair, je n'ai jamais eu l'intention de "baiser un peu".

Mais elle y croit.

- C'est le cas. - Non !

- Tu avais une �rection. - Mais non !

J'ai d�j� vu des �rections dans ma vie. T'en avais une.

Pour vous, les h�t�ros sont tous des homos refoul�s ?

Faux. Juste les beaux gosses.

D'accord, tu te consacres � tes responsabilit�s conjugales.

Mais depuis, tu as fait le mort et r�cup�r� tes affaires en douce.

J'avais pas le choix.

Doro d�jante d�s qu'on parle d'homos.

Et puis, entre le mariage et le b�b�...

- C'est pour quand, le b�b� ? - Une dizaine de jours.

Et avec Doro, �a se passe bien ?

Evidemment. Super bien.

- Et de ton c�t� ? - Aussi. Oui.

Il faut bien.

Je suis avec quelqu'un. C'est g�nial.

Et merde, on va boire un coup.

On est impatients pour le petit.

- Tu veux voir une photo ? - Une photo ?

En infrarouge ou je sais pas quoi.

- Je reconnais rien. - La tache claire...

- C'est mon fils. - Adorable.

- Je peux te confier un truc ? - S�r.

Promets de pas le r�p�ter. M�me � Walou.

Si Walou savait qu'on s'est vus, elle me truciderait.

- J'ai des soucis avec Doro. - Raconte.

Depuis qu'elle est enceinte,

je peux plus coucher avec elle, � cause de son ventre.

Ca a l'air idiot, je sais.

Au d�but, c'�tait g�nial. Elle avait une poitrine comme �a.

Mais l�, juste avant la naissance, je fais un blocage.

Je peux pas entrer l�-dedans, vu que mon fils y est.

M�me si c'est d�bile,

je veux pas que ce soit ma queue qu'il voie en premier.

Ces probl�mes d'h�t�ros, �a me d�passe.

Le pire, c'est que je suis chaud bouillant.

J'arr�te pas de regarder les filles.

Pourquoi je te raconte �a ? Je te bassine avec mes histoires.

Penses-tu, j'aime parler aux gens � tendance h�t�ro.

Faut que j'y aille.

Passe le bonjour � Doro.

Si elle savait, elle p�terait les plombs.

- Ton nom suffit � l'�nerver. - Elle ne me conna�t m�me pas.

Elle a peur que je vire homo. Apr�s, tout lui �chapperait.

- Porte-toi bien, Norbert. - Toi aussi, Axel.

C'est moi qui invite.

Axel ?

J'hallucine !

Tu es bien Axel Feldheim ?

Mais oui !

On se conna�t ?

Tu veux ma mort ?

Elke Schmitt !

- Ca fait combien de temps ? - Au moins 8 ans.

- Je te croyais en Am�rique. - J'y vis.

Mais je suis venue pour les 60 ans de papa

et notre r�union d'anciens �l�ves.

Tu es pas mal du tout.

Les cheveux courts, �a te va bien.

Toi aussi, tu es canon. J'ai failli ne pas te reconna�tre.

C'est � tes yeux que je t'ai reconnu.

Tes beaux yeux verts.

Tu dois encore te faire toutes les filles, avec �a.

Je me suis calm�...

Au concert des Stones, on avait sniff� de l'anesth�sique

pour cochons.

Je m'en souviens !

Ils ont chant� "Time is on my Side".

On �tait dans nos sacs de couchage � baiser comme des dingues.

Tu es le premier homme avec qui j'ai eu un orgasme.

Sur le si�ge arri�re de ta Coccinelle.

Ma Coccinelle...

Ton tatouage qui date de l'arm�e, tu l'as encore ? La femme nue...

Ces trucs, c'est pour la vie.

J'en ai un aussi. Une rose sur les fesses.

Tu es l� jusque quand ?

Lundi.

Parce que...

si tu as envie,

samedi soir, chez moi...

Je sais cuisiner, maintenant.

Laisse cet oiseau tranquille !

Tiens, prends �a.

D�sol� de rentrer tard. J'ai crois� une vieille connaissance.

Le repas est dans la po�le. Il doit �tre froid.

Tu pourrais �viter de fumer ? C'est pas bon pour Doro.

Excuse-moi, Doro. C'est ind�licat de ma part.

Pas grave.

Renate a appel�. Elle a un nouveau copain, �a va mieux.

Du coup, je n'irai pas � Bonn.

Quoi ? Renate s'est s�par�e de Rainer ?

Oui, elle est avec un pizza�olo italien.

Encore une cata en perspective !

- Elle d�teste l'Italie. - Et ses cheveux courts, affreux !

- Tu ne vas plus � Bonn ? - Non, je viens de le dire.

Je suis pris ce week-end, j'ai une r�union d'anciens �l�ves.

Quelle r�union ?

L'amie que j'ai rencontr�e m'a parl� de cette r�union.

C'est samedi soir.

Je me souviens qu'on a re�u une invitation, mais �a date.

Je l'ai pas vue passer.

Pas grave, vu que �a s'est d�cal� � samedi soir.

Je survivrai sans toi.

Je vais � la cuisine

me pr�parer � manger.

Tr�s �trange.

- Quoi ? - Ce regard.

Je le connais. Et �a me pla�t pas.

Renseignements t�l�phoniques de Cologne.

J'aimerais le num�ro de Norbert Brommer.

Qu'est-ce que tu en conclus ?

S'il a un rendez-vous secret, c'est pas avec l'Arm�e du Salut.

C'est pas possible. Je suis enceinte, il peut pas me tromper !

T'as vu �a o� ?

Je vais faire un tour, Doro.

Salut.

L�, il file chez elle la pr�venir du changement.

Je n'en crois rien.

Non, je crois pas.

- Ca sent... - Le br�l� !

- Il a un grain ! - Plut�t des soucis de planning.

Ca m'a l'air urgent.

Assieds-toi.

Comment je vais te pr�senter �a ?

Imagine : tu te balades, innocent, et tu rencontres un vieux copain.

En le voyant, tu le trouves sacr�ment mignon.

Pile le genre qui te fait craquer. Yeux bleus, cheveux blonds...

On a de la bi�re ?

Je suis pr�pos� � la bi�re ou quoi ?

C'est bon, calmos.

Je rencontre un copain aux yeux bleus. Et apr�s ?

C'est �a, blond aux yeux bleus.

On peut pas en discuter en t�te-�-t�te ?

- Va acheter de la bi�re. - Z'avez des secrets de tapettes ?

- S'il te pla�t. - C'est bon, je m'�clipse.

Des jolis blondinets, hein ?

C'est qui, lui ?

Un boucher.

Continue avec ton blondinet.

Alors, cet apr�s-midi, je t'ai parl� de mon probl�me.

Juste apr�s, j'ai crois� une ancienne copine de classe.

Cette Elke, c'est avec moi qu'elle a eu son premier orgasme.

Je dois la revoir samedi.

Du coup, pour samedi soir, j'aurais besoin...

d'un appart.

Tu plaisantes ?

Je sais, c'est gonfl� de te demander �a � toi,

mais... j'esp�rais que tu me comprendrais.

Tu veux coucher avec une femme chez moi ?

A ta place, je lui saboterais ses plans, samedi. Et en beaut�.

Je le l�cherais pas d'une semelle

pour le d�busquer avec sa nana.

- Ce num�ro de t�l�phone... - Essaie.

Et je dis quoi ? "Vous �tes la ma�tresse de mon mari" ?

Ecoute qui d�croche. Tu la connais peut-�tre.

Non, je sais pas...

Elle s'appelle sans doute Gabi. Ou Ulrike.

C'est l'affaire de deux petites heures.

Je change les draps et je file !

N'en fais pas tout un plat. Vous pouvez aller au cin�.

Pourquoi j'ai manifest� en 1979 en scandant "H�t�ros, non merci" ?

Pour que tu t'envoies en l'air avec une femme dans mon appart ?

De la tol�rance, vous en r�clamez. Faudrait aussi en faire preuve !

Quoi ?

Pour tes rendez-vous galants, je te pr�terais mon appart.

...en l'absence de Doro. Norbert Brommer !

Quoi ? Qui c'�tait ?

Dis quelque chose, Doro.

- Tu as des contractions ? - C'�tait un homme.

En plus, elle est mari�e.

C'�tait un homosexuel !

Laisse tomber, va.

C'�tait vraiment idiot de te demander � toi.

D�sol�.

- Deux heures. - Quoi ?

Deux heures et vous filez. Compris ?

Pas de probl�me, Norbert.

Dis-lui d'�viter de brailler pendant son orgasme.

Pas que �a jase chez les voisins.

- Si Walou l'apprend, elle me tue. - Ca marche.

Gare � toi si les draps sont tach�s,

� cause des r�gles ou je ne sais quel d�pucelage.

- Je supporte pas le sang. - S�r, Norbert.

Voil� les cl�s.

On ira voir un Visconti. C'est souvent � rallonge.

A 1 h, dernier carat, tu devras avoir quitt� l'appart.

C'est bien compris ?

Merci.

Ce type �tait dans mon armoire. A poil !

Incroyable.

Je savais Axel capable de tout, mais �a...

Alors qu'il m'a jur� ne plus le fr�quenter !

Le voil� qui revient.

Ressaisis-toi, Doro. Faut qu'il ne se doute de rien.

Coucou, c'est moi.

Coucou !

- Ils vont tous voir le Visconti ? - Ca m'�tonnerait.

J'ai horreur de ces petites salles.

Le son est pourri, l'�cran aussi. On est serr�s comme des sardines.

On n'a qu'� aller voir Stallone.

- Il est s�rieux ? - Ce film doit �tre super.

Je vais pas d�penser 10 marks pour voir Rambo tabasser des gens.

Allez, on y va.

- Rue de Li�ge. - On va pas chez toi ?

Si, on y va. Je ne faisais que passer ici.

C'est g�nial, on a le cin� pour nous tous seuls.

Tu parles d'un "cin�" !

Trois rang�es de si�ges et un �cran de la taille d'une t�l�.

C'est super d'�tre seuls.

- T'inqui�te, ils vont arriver. - Qui �a ?

Les mecs aux paquets de chips.

Ils arrivent en retard, se collent pile derri�re toi et jacassent.

Tu es un rien parano, Walou.

Donnez-vous la peine d'entrer...

Fais comme chez toi.

O� sont les toilettes ?

Viens, je te montre.

Tout droit. C'est cette porte-l�.

- Pousse pas. - Oh, non !

Arr�te tes saloperies. Ils vont penser quoi, les gens ?

O� j'ai mis mes clopes, moi ?

- Trop g�ant, le cin�ma. - On se met o� ?

Pose-le l�, ton cul.

Pourquoi ils vont voir un Visconti ?

J'ai pas trouv�, je dois faire pipi dans la baignoire ?

Ah oui, les W-C sont s�par�s.

Juste � c�t�, je crois.

Tu es un peu perdu ?

Je suis pas souvent chez moi...

- Passe-moi les chips. - T'as qu'� t'en acheter !

Je mangerais bien du pop-corn.

Merde, j'avais des clopes, moi. C'est pas toi qui les as ?

- Peut-�tre qu'ils vont se taire. - Et que la terre est plate.

- Attends deux secondes. - Quoi ?

J'ai apport� un truc g�nial.

- C'est quoi ? - Un truc incroyable.

Du "Bull Power",

un stimulant pour taureaux utilis� par les fermiers texans.

Un petit coup sous les naseaux,

et les taureaux sont d�cha�n�s.

"Adieu, Tadzio. Tout cela fut trop bref.

Puisse Dieu te b�nir..."

C'est encore long, cette daube ?

C'est pas une bande-annonce, je l'avais dit. On s'est plant�s.

Arr�te tes conneries.

- Ils passent Stallone ici ? - Non, c'est dans la grande salle.

Il vient de dire que Stallone, c'est en salle 1.

T'es sacr�ment con, toi. Tu gobes tout !

- C'est quoi, ce film ? - "Mort � Venise".

C'est une histoire de vieille tapette ?

Vous allez la fermer ? J'aimerais regarder le film.

T'as dit quoi ?

Le cerveau l�che prise. Tu es une b�te en rut.

Un peu de cerveau, �a a aussi du bon.

C�t� sexe, c'est un frein.

Ce produit stimule tes pulsions animales.

Tu te retrouves avec le QI d'un taureau texan.

- Je sais pas... - Quoi ? Je ne te reconnais pas.

J'ai pas besoin de ce produit, mais si tu y tiens...

Allez, c'est parti.

Respire �a et retiens ton souffle.

Non !

Tu les as sacr�ment amoch�s ! Ca te conna�t ?

On se bastonne de temps � autre.

Franchement, tu es l'homo le plus h�t�ro que je connaisse.

- R�p�te �a et je t'en colle une. - Trop viril !

Du coup, on fait quoi ? On finit la soir�e au Sub ?

J'ai toujours r�v� de danser avec le nez en sang.

On passe chez toi, que je me lave.

- Chez moi ? - Oui. T'habites � deux pas !

J'ai pas de quoi te soigner.

Un torchon et de l'eau, �a fera l'affaire. Allez, viens !

Brommer Alfred, Brommer Bernhard,

Brommer Norbert !

M�me num�ro. Rue de Li�ge.

- Je t'accompagne pas ? - Je vais r�gler �a seule.

T'as pas un revolver, par hasard ?

On devrait aller consulter. Faut pas plaisanter avec �a.

N'importe quoi !

23.45 TOD IN ARIZONA ........................ 330 200 TV-SERVICE 201 WIEDERHOLUNGEN 300 PROGRAMM HEUTE Tod in Arizona (Dokumentarfilm) ..............330.. 600 PROGRAMM MORGEN 380 DEMN�CHST BEI ARTE St�dte der Zukunft (Themenabend am Dienstag) .... 381 250 ARTE MAGAZIN Die Themen der Februar-Ausgabe

Tu as peut-�tre le nez cass� ou une commotion c�r�brale.

Je croirais entendre ma m�re !

- Oh, mince ! - Quoi ?

J'ai perdu les cl�s de l'appart.

J'ai les miennes.

J'ai oubli� d'�teindre la lumi�re !

Moi, je vais aux W-C.

- Tout est dans la salle de bains. - J'ai besoin de boire un coup.

Tu veux bien me laisser passer ?

Y a un h�t�ro � poil qui grogne, accroupi sur la table du salon.

Qu'est-ce qu'il fait ici ?

Axel ?

Qu'est-ce qu'il fait ici ?

Salut ! Le "Bull Power", tu connais ?

Tu as pr�t� ton appart � un h�t�ro notoire

pour qu'il s'envoie une nana ?

N'en fais pas tout un plat.

D'accord, mais o� est la fille ?

Pourquoi il joue les orangs-outans mutiques ?

J'aimerais le savoir.

Peut-�tre qu'apr�s, les h�t�ros sont raides comme des cadavres.

D�conne pas, �a m'inqui�te.

Regarde, il r�agit au coup de sonnette.

- Qui �a peut bien �tre ? - Sonne encore pour voir !

Est-ce que mon mari est l� ?

- Vous lui avez fait quoi ? - Il a...

- Il... J'en sais rien. - Quoi ?

On ne lui a rien fait ! C'est quoi, ce bazar ?

J'ai vu �a dans un film avec Burton et Taylor.

A quoi on va avoir droit ?

Je crois que �a y est, Axel.

Le b�b�, Axel !

Elke ?

- Doro... - Quoi ?

- Je t'emm�ne � la maternit�. - Non, mon mari !

Ton mari, nu sur une table, se prend pour un primate.

Alors, tu viens avec moi !

Le boucher va m'aider.

Boucher ! Bou...

- Au secours ! - Bonsoir, Mme Kalkowski.

Mon b�b� ! Ils veulent me prendre mon b�b� !

Emm�ne-la � l'hosto. Je te rejoindrai avec Axel.

Boucher !

- Tout va bien ? - Oui.

- On va y arriver ? - Je crois.

Je t'assure, je tombe des nues comme toi.

Je sais pas ce qu'il a.

- Walou va l'emmener �... - Il est homo ?

Qui �a ? Walou ?

- Axel. - Non !

Il est plut�t h�t�ro. D'o� ce micmac.

Je vois.

Doro, n'interpr�te pas tout de travers.

C'est un mec bien. Et il n'aime que toi.

- Il me l'a r�p�t�. - Et je devrais te croire ?

Parole d'honneur.

On y est presque.

- Merci de t'occuper de moi. - Y a pas de quoi !

- Appendicite ou b�b� ? - B�b�.

- Docteur, un accouchement. - Pas le temps !

Faites venir cet enfant au monde ou je ne r�ponds de rien !

- Masque. - Pour quoi faire ?

L'hygi�ne. Vous voulez y assister, non ?

- Manquerait plus que �a ! - C'est sp�cifi� dans le dossier.

- On y va ! - Mais je...

- Qu'est-ce que tu fais l� ? - Et toi, alors ?

On va y aller, �a vaut mieux.

Aller o� �a ? Qu'est-ce qui se passe ici ?

Ta nana a fil� avec le boucher. Nous, on va � la maternit�.

Ta femme t'attend l�-bas.

Quoi ?

Bonne chance !

C'est votre premier enfant ?

Une naissance est un �v�nement capital pour un jeune couple.

Je me souviens, mon mari �tait fou de bonheur.

Quelle �poque merveilleuse !

Quand on s'est retrouv�s � trois,

on s'est aim�s encore plus.

- Doro... - D�gage !

- Ecoute... - Je veux plus te voir.

- Doro... - Dehors !

- C'�tait terrible, Axel. - Quoi donc ?

Du sang partout.

Tu as assist� � la naissance ?

Le b�b�, il va bien ?

Evidemment. C'est un gar�on, pour l'instant.

Un gar�on ?

J'ai un fils.

- Doro m'a fichu dehors. - C'est m�rit�.

Elle va demander le divorce et dispara�tre.

Et mon fils aussi.

Mais non, elle va se calmer.

Laisse-lui quelques semaines de r�flexion.

- Tu crois ? - Je crois.

Tu ne veux pas le voir, au moins ?

Quoi ?

A ton avis ?

C'est possible ?

- Oui, messieurs ? - J'aimerais bien...

Il voudrait voir son enfant, le petit Feldheim.

A cette heure-l� ?

- C'est urgent. - Un petit instant.

Norbert...

Je dois vraiment te remercier, je crois.

Je crois aussi.

Pour tout ce que tu as fait pour moi et pour Doro.

Arr�te, va !

- Je te ferai un bon repas... - D�conne pas.

Merde, je suis encore drogu�.

Ca suffit, il a besoin de repos.

Revenez demain.

- Tu as d�j� pris ton petit-d�j ? - C'est une blague ?

- Y a quelque chose d'ouvert ? - A la gare.

On y va ?

Tu es au courant des derni�res d�couvertes ?

- L'homosexualit� est h�r�ditaire. - Sans blague ?

Une question de g�nes.

- Tu veux dire quoi par l� ? - Oh, rien.

- T'as des homos dans ta famille ? - Non !

Si, attends. Mon oncle ! Doro en a m�me deux.

- Hou l� l� ! - Quoi ?

J'ai h�te de savoir !

Adaptation : R�becca Feltz pour ECLAIR GROUP Alsace

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