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J'ai peut-�tre pris le taxi parce qu'une folle m'attendait,
voulant d�sesp�r�ment aller � la mer.
Ben Coulter �tait l� quand Melanie Lloyd a re�u
le coup fatal.
Il est responsable du coup qui a caus� la mort,
mais
il a agi en �tat de l�gitime d�fense.
Tu viendrais pas me voir si c'�tait pas important.
Demain, � la premi�re heure, sinon, je te tue.
L�gitime d�fense, Ben ? C'est la v�rit� ?
On m'a dit de dire �a.
Qui commande ici ?
Les matons ?
Certains croient encore
que les blancs aux nez cass�s sont les patrons.
Quelqu'un est mort ici.
Peut-�tre un dealer minable, mais un humain tout de m�me.
L�gitime d�fense,
- c'�tait pas mon choix. - C'�tait vos instructions.
C'�tait les v�tres sur ce que les miennes devaient �tre.
Il veut que je continue.
- �a vous fait quoi ? - Je suis terrifi�e.
Suppose que quelqu'un d'autre a commis le crime
et vois si quelque chose le prouve.
- Tu veilles sur moi aussi ? - Contente-toi de jouer, Ben.
Contente-toi de jouer.
Transcript : Evarin transcripts.subtitle.me.uk
Sous-titrage : Bbsiocnarf, ouazo, zelda-zelda
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G�che pas tout au tribunal � cause d'ici.
C'est ce qu'ils veulent.
Y a-t-il quelque chose que je dois savoir sur Ben ?
Quelque chose de g�nant.
Mieux vaut que je le sache
pour pouvoir r�pondre, s'ils en parlent. Je d�teste les surprises.
Non, il n'y a rien.
Vous croyez qu'il ne l'a pas fait ?
Pour 99 % de mes clients, j'en suis s�r.
� 100 %.
Ils sont coupables.
C'est diff�rent avec votre fils.
C'est pas une r�ponse.
Si.
C'est une r�ponse.
Le doute, Mme Coulter, c'est tout ce que je recherche.
Tout ce dont j'ai besoin.
Ce dont nous avons besoin.
Non, je suis pas nerveuse. C'est juste un jour � la cour,
comme les autres.
C'est qui ? Pas le type de la station, l'autre.
Le voisin qui a appel� la police.
Il n'est pas cit� � compara�tre ?
Sa d�position a �t� lue ?
Pourquoi il est l� ? Voyeur.
Et lui n'a rien de mieux � faire ? Des vautours !
Vous avez fini ?
Quoi ?
On peut se parler ?
- Il faut que Ben t�moigne. - Vraiment ?
On a �tabli que le policier en charge
a retir� une preuve de la sc�ne de crime.
- Combien de fois �a nous arrive ? - C'est pas suffisant.
Qu'est-ce qu'il va dire, Frances ?
"Je me souviens de rien. C'est flou."
- En quoi �a va l'aider ? - C'est pas ce qu'il dit.
Ben n'est pas un tueur, mais le jury ne le conna�t pas.
�tre un bon gar�on ne comptera pas lors du contre-interrogatoire
sur sa complaisante amn�sie.
Les jur�s n'aiment pas que l'accus� se cache.
�coutez-moi.
Presque tous mes clients
sont coupables.
Mais au moins la moiti� s'en tire. Pourquoi ?
Parce que l'accusation doit pr�senter une preuve irr�futable,
- sans le moindre doute. - C'est moi qui d�cide.
Demain, je veux des preuves � sa d�charge.
Trouvez-les.
Tu sais ce qu'on dit...
En contre-interrogatoire, l'accusation cherche
� te faire sortir de tes gonds.
Il est important de rester calme et de continuer � r�pondre.
Mauvais.
Pourquoi ?
Un inconnu avec une perruque va soutenir que tu es un assassin.
Ce serait tr�s malvenu que tu ne te d�fendes pas.
Sois toi-m�me, Ben.
O� est Stone ?
- Il travaille. - Tu lui as parl� ?
Il pense que tu vas assurer.
Ma coll�gue vous prend pour un voyeur.
Je suis pas d'accord.
Vous �tes t�moin dans une affaire de meurtre, c'est tr�s important.
Personne ne remet en cause vos dires, donc votre d�position est simplement...
lue pour le jury.
Vous n'aurez pas vos 15 minutes de gloire.
Votre envie d'aider la justice
et votre sens citoyen,
s'envolent en fum�e.
Et vous ne vous sentez pas aussi demand� que vous le pensiez.
J'ai raison ?
Si vous aviez d� t�moigner,
qu'auriez-vous dit d'autre, M. Wallace,
si vous aviez pu ?
Je me suis r�veill�.
Le couteau �tait sur la table.
Il y avait du sang dessus.
Et ensuite ?
Je suis remont�.
Qu'avez-vous vu ?
Elle �tait l�, sur le lit.
Avez-vous le moindre souvenir de comment elle est morte ?
Non.
Mais je sais que je suis pas du genre
� faire une telle chose.
Je vais terminer sur une question difficile.
Qu'avez-vous pens� de Melanie Lloyd ?
Je la trouvais dr�le,
int�ressante et...
diff�rente.
Elle m'a pris au d�pourvu.
Elle a d� le faire � beaucoup de monde.
- Arr�te de parler d'elle ! - M. Lloyd !
Je suis profond�ment navr� pour la mort de votre fille.
Menteur !
�tes-vous malhonn�te ?
Non.
On peut compter sur vous pour dire la v�rit� ?
- Oui. - Vous n'�tes pas du genre
� mentir pour arriver � ses fins ?
Non.
La nuit o� vous avez rencontr� Melanie Lloyd,
avez-vous demand� � votre p�re pour le taxi ?
- Non. - Vous �tiez assur� ?
Vous enfreigniez donc la loi.
Vous n'�tes pas oblig� de r�pondre
si �a vous implique dans une autre infraction.
Qu'y a-t-il de dr�le ?
C'est...
Pas d'assurance. �a n'a pas l'air...
si grave, par rapport au reste.
�tes-vous du genre
� agir de fa�on � mettre la vie des autres en danger ?
Non.
Conduire sous l'influence de la drogue, est-ce un danger pour autrui ?
- Pas votre genre ? - M�me avertissement.
Vous n'avez pas � r�pondre.
Qu'est-il arriv� au taxi de votre p�re ?
Je l'ai accident�.
Peut-il gagner sa vie sans celui-ci ?
Y aviez-vous r�fl�chi avant de prendre son taxi ?
C'est...
C'est futile.
C'est vous qui avez �voqu� cela, M. Coulter.
- �voqu� quoi ? - Votre genre.
J'aimerais explorer cette question.
Pourquoi avoir pris Melanie Lloyd dans le taxi ?
- Elle est mont�e. - Lui avez-vous dit de sortir ?
- Non. - Pourquoi ?
- Je sais pas. - Si �a avait �t� un homme ?
- Comment �a ? - L'auriez-vous autoris� � monter ?
Puis accept� de le conduire 80 km,
jusqu'� la mer ?
Non.
Alors, pourquoi avec Melanie ?
Vous vouliez coucher avec elle ?
Je ne fais pas �a.
Mais c'est exactement ce que vous avez fait, non ?
De votre propre aveu, vous avez couch� avec elle quelques heures apr�s.
Quand avez-vous eu envie de coucher avec elle ?
- Je sais ce que vous faites. - Quoi donc, M. Coulter ?
Vous me faites passer pour ce que je ne suis pas.
Quel genre de sexe ?
- Comment �a ? - Ne soyez pas timide.
C'est un proc�s pour meurtre.
C'�tait...
C'�tait pas... C'�tait tr�s rapide.
C'�tait court.
- Oui. - Brutal ?
C'est votre habitude ?
Pourquoi voulez-vous que tout entre dans les cases ?
La vie n'est pas comme �a.
Parfois, les choses...
arrivent et c'est pas normal, c'est pas habituel, mais �a arrive.
Pas de pr�liminaires ?
Non, pas vraiment.
Elle voulait...
Que voulait-elle ?
Elle... demandait que ce soit comme �a.
Melanie le demandait ?
J'ai tent� de l'embrasser.
- Oui ? - Elle refusait.
Elle n'a pas consenti ? Elle a refus� que vous l'embrassiez ?
Et vous voulez qu'on croie qu'elle �tait d'accord pour le sexe ?
C'est la v�rit�.
La v�rit�, c'est que vous avez vu une proie sexuelle en elle.
Melanie vous a pris pour un authentique taxi.
Elle est morte de n'avoir pas per�u votre vraie nature.
Elle vous a pris pour M. Normal et �a lui a co�t� la vie.
Pause d�jeuner.
Gros, gros probl�me.
Le proc�s entier est foutu.
D'abord, un inhalateur qui dispara�t
et maintenant une dissimulation de t�moignage.
Le voisin a appel� la police au sujet d'une engueulade entre papa
et un petit ami en col�re, et vous avez choisi de le taire.
C'�tait sans rapport.
Trois jours avant le meurtre. Sans rapport ?
Vous connaissez les r�gles.
Je pourrais faire une grosse crise,
ou vous pourriez me donner le nom du gar�on
qui criait sur Robert Lloyd.
Que se passe-t-il ?
Tout va bien.
Pourquoi l'avocat croit-il pouvoir foutre en l'air l'affaire ?
Un probl�me de dissimulation. C'est r�gl�.
Je ne veux pas �tre embarrass�.
Dites-lui absolument tout
puis dites-moi si l'accusation peut poursuivre tranquillement.
- Sans souci. - Vraiment ?
Et vous ?
Je nous croyais du m�me c�t�.
On a pris un voleur de voiture hier, � Stockhill.
Il �tait bourr�
et bavard. Vous savez ce qu'il a dit ?
"Tout le monde conna�t le tueur de Stockhill."
Pourquoi pas vous, Box ?
Personne ne parle.
Je croyais que les flics � l'ancienne obtenaient des r�sultats.
Que c'�tait l'int�r�t de briser les r�gles.
L'accusation est tranquille.
M. Stone ne va pas tout foutre en l'air.
Je veux des r�sultats sur les 2 affaires.
On s'aimait pas � l'�cole, Mel et moi.
L'ann�e derni�re, �a a chang�.
� la fin, on �tait meilleures amies.
Parlez-moi de son copain.
Lizzie ?
Disons-le comme �a.
Stuart n'�tait pas celui que son p�re souhaitait pour elle.
Je peux noter ?
Je veux faire de mal � personne.
Vous savez, toute ma vie,
j'ai vu les r�actions des gens quand je disais que j'�tais avocat.
Et qu'est-ce que �a disait ?
�a disait : cynique.
On croit que j'ai pas de principe, c'est faux.
J'ai un principe.
Servir la seule grande institution d�mocratique
jamais invent�e.
Ma raison d'�tre,
c'est de donner au jury tout ce que je peux
pour l'aider � faire son job.
J'ai confiance en eux.
Vous devriez aussi.
Bien dormi ?
Quoi ?
Pendant la pause, vous...
Vous avez bien dormi ?
Quel rapport avec l'affaire ?
Je m'interroge sur le sommeil qu'un homme trouve
au milieu d'un t�moignage sur un meurtre.
J'aimerais comprendre comment c'est possible.
Avez-vous la moindre id�e
de comment je me sens ?
Vous savez ce que �a fait ?
Vous avez fait quoi hier soir ?
Vous �tes all� au lit ?
- Avec votre femme ? - M. Coulter...
Quoi ? Ils peuvent pas entendre �a ?
Ils veulent me regarder,
ils me jugent. Comment font-ils s'ils ne savent pas ce qui m'arrive ?
Je suis tr�s fatigu�.
Parce que j'essaie de rester en vie.
Peut-on reprendre le proc�s ?
Je m'appelle Ben.
Personne ne m'a jamais appel� M. Coulter.
Depuis le d�but, j'essaye de vous dire la v�rit�.
Je veux simplement �tre entendu.
Vous ne tentiez pas de dire la v�rit� au commissariat, si ?
- Quoi ? - "Sans commentaire".
"Sans commentaire"...
157 fois durant l'interrogatoire.
Mon avocat m'avait demand� de le faire.
Vous avez pourtant enfreint la tyrannie du silence
impos�e par votre avocat pour r�pondre.
Je ne me sentais pas � l'aise avec �a.
�a n'a pas dur� ?
Vous avez recommenc� quand �a s'est compliqu�.
C'est votre sp�cialit� ?
Grande d�monstration quand vous pouvez, mais si c'est difficile,
vous la fermez.
C'est ce que vous faites, l�.
Quand Ben Coulter ne peut s'expliquer,
il baisse les yeux et se tait.
Et vous ne pouvez expliquer la mort de Melanie.
Pourquoi ?
Car vous l'avez tu�e.
- Je peux vous aider ? - Vous avez Nurse With Wound ?
Non, d�sol�.
Melanie Lloyd ?
Vous n'�tiez pas aux fun�railles.
Non.
Pourquoi ?
Vous �tes f�ch� avec son p�re ?
� qui avez-vous parl� ?
Vous vous �tes emport� quelques jours avant sa mort.
- Vous avez mal compris. - Mal compris quoi ?
Il travaille de nuit.
Il est rentr� t�t.
Il m'a cherch�.
Le p�re de Melanie ?
- Ouais. - C'est int�ressant.
J'ai fouin� un peu et il semble que c'est vous, le violent.
Et le fraudeur � la carte de cr�dit.
Ce qui fait de vous...
un menteur violent ?
Vous voudriez que je sois un vaurien,
pas vrai ?
D�sol�.
Pas de condamnation.
Dans votre version des faits,
vous vous �tes r�veill�,
vous �tes mont� et l'avez d�couverte morte.
Vous �tes sorti en courant et avez pris votre taxi.
- Oui. - Vous conduisiez vite.
La panique aveugle de quelqu'un qui a vu une chose terrible ?
Oui.
Puis vous �tes revenu.
Dans votre panique,
vous avez fait demi-tour
et �tes revenu sur le lieu que vous vouliez fuir � tout prix.
Je ne savais pas ce que je faisais.
Nettoyer le sang sur les poign�es.
R�cup�rer votre veste oubli�e.
Nettoyer les murs.
La dissimulation du couteau
dont les tests �tablissent qu'il a servi � tuer Melanie.
Sous l'effet de la panique ?
- Je sais de quoi �a a l'air. - Vous le savez ?
�a a l'air d'une tentative calcul�e, froide,
de se d�barrasser de preuves accablantes.
Je ne suis pas calculateur.
Au d�but du contre-interrogatoire,
je vous ai demand� si on pouvait vous croire. Vous vous souvenez ?
- Oui. - Et vous nous avez dit
que vous �tiez honn�te.
- Oui. - Voulez-vous changer de r�ponse ?
- Non. - Vous �tes s�r ?
Oui.
Combien de temps �tes-vous all� � la fac ?
Qui regardez-vous ?
Mes parents.
Pourquoi ?
J'ai abandonn�...
la fac.
Quand ?
Il y a 7 mois.
Pardon ?
Il y a 7 mois.
Vous l'avez dit � votre m�re ?
- Non. - � votre p�re ?
Non.
Vous leur avez menti tout ce temps ?
Je vous pose une question.
Je ne vous entends pas.
Partiez-vous le matin,
en pr�tendant aller en cours ?
Parliez-vous de votre journ�e
en rentrant le soir ?
Si vous ne r�pondez pas, je peux appeler
vos parents � la barre.
Des mois et des mois de mensonge.
Vous n'�tes pas honn�te, n'est-ce pas ?
� l'arri�re de la voiture de police,
vous avez demand� : "Elle est morte ?" C'est exact ?
J'esp�rais m'�tre tromp�...
et qu'elle �tait en vie.
Avez-vous appel� une ambulance ?
- Non. - Pourquoi ?
- J'avais peur. - De quoi ?
Qu'on pense que c'�tait moi.
Vous avez mis votre propre int�r�t
avant sa vie, n'est-ce pas ?
- C'est l'impression que �a donne. - En effet.
Qu'avez-vous fait � la place ?
Vous avez tent� de fuir ?
- Oui. - Vous avez fui
avec l'arme du crime.
Le couteau que selon vous, plus t�t dans la soir�e,
vous avez plant� dans sa main,
pour un jeu ?
�a vous a fait quoi ?
- Je ne sais pas. - C'est votre version des faits.
�a vous a fait quoi
de planter un couteau...
dans un �tre humain ?
C'�tait un jeu.
C'est all� trop loin.
Jusqu'o� ?
Vous vous souvenez ?
Jusqu'o� ?
�a fait longtemps que vous �tes l�.
Vous avez...
t�moign�.
Votre pass�, votre caract�re,
tout a �t� test� et retest�.
Ce que je veux savoir est simple.
Avez-vous tu� Melanie ?
Ben ?
On ferme.
T'as merd�.
- Quoi ? - Dans le box des t�moins.
C'�tait si terrible ?
Sur une �chelle de 1 � 10 ?
De l'eau a coul� sous les ponts.
� moins qu'il ait avou� le meurtre.
Passons � autre chose.
- � quoi ? - � ce qu'on a de mieux,
Lizzie Smith.
Elle peut nous renseigner,
sur le copain violent de Melanie qui s'est disput� avec son p�re.
- Elle l'a vue ? - Non,
mais Melanie lui en a parl�.
Je viens de voir le copain.
Et ?
D�cevant.
Mais vaseux. Et l� o� il y a de la vase, il y a de l'espoir.
On tient bon !
Vous aimez avoir raison.
J'aime que mes clients s'en sortent.
Bonne douche ?
Salut, Ben !
Tu n'as rien � me dire ?
Non.
T'es s�r ?
Ouais.
Regarde-moi.
Que dois-je savoir ?
Y a-t-il quelque chose
que tu veuilles me dire ?
Tu m'as trahi.
Allons...
- Son t�l�phone... - N'insulte pas mon intelligence.
Ni la tienne.
Je veux...
que ton contentieux avec cet homme
cesse.
Allez !
Allez !
Chope-le !
Alors ?
T'es le gentil, Hooch ?
Papa Hooch !
Qui a pris le t�l�phone, Hooch ?
Dis-le-lui.
Dis-lui !
C'est moi.
Tu...
Tu m'as pi�g� ?
Tu lui appartiens !
Tu vois, mon ami Hooch ?
Il sait tr�s bien �couter.
J'avais confiance en toi.
T'es un menteur.
Je n'ai rien vu.
Ils sont 300 dans cette aile, on est deux.
Il va se passer quoi, si on commence � tout voir ?
On est les gardiens de la loi et de l'ordre.
�a implique de laisser le N� 1 faire � sa fa�on. Compris ?
Sortez-moi de l�, s'il vous pla�t.
Je m'appelle Gordon.
Ben.
T'es en s�curit� ici.
L'accusation s'est-elle attard�e sur les bleus ?
Leur expert s'en est-il vraiment souci� ?
Non.
Il est grand, ton client ?
1,75 m environ.
Costaud ?
Non, c'est un gamin maigrichon.
Merci.
Alors,
quelles sont les chances que le juge te l'accorde ?
Si tardivement ? 50/50 peut-�tre.
C'est tr�s bon.
Tu as besoin de temps pour le dig�rer.
Judy Garland !
Elle disait qu'il �tait...
impossible de chanter devant des milliers de gens
puis de ne rien faire.
Jouer au Carnegie Hall,
les standing ovations, les h�tels vides. Elle pouvait pas. Elle pouvait pas...
redescendre.
T'es en train de me dire
que mon rapport sur ce cadavre
est ta version du Magicien d'Oz ?
Et que tu as besoin de compagnie ?
Ou je me trompe ?
Je l'aime.
Personne ne comprend �a.
Ils rendent �a moche et malsain.
Mais c'est faux.
Tu dors ?
Je lui ai dit au revoir.
Personne le sait, mais...
je lui ai offert des fleurs.
Huit roses rouges.
Une pour chaque ann�e de sa petite vie.
Laisse-moi.
T'es pas seul, Ben.
Tu seras bien avec nous.
On veille sur les n�tres.
Je suis avec M. Graham.
Ouvre ton c�ur,
laisse-le entrer.
C'est une plaisanterie.
On ne peut pas pr�senter un rapport aux 2/3 d'un proc�s.
Nous n'avons pas le temps de l'analyser,
de faire contre-expertiser ses conclusions.
Mlle Kapoor ?
Il a raison.
� sa place, je ferais un scandale pour injustice.
Mais le rapport est court.
Tout avocat sens� devrait �tre capable...
de l'analyser et de contre-expertiser ses conclusions.
Et c'est un proc�s pour meurtre.
L'enjeu ne peut �tre plus important.
Aucun juge sens�, ne devrait laisser la justice entrav�e par si peu.
M. Painter.
Vous faites ce m�tier depuis longtemps, moi aussi.
Que nous soyons sens�s ou non,
je suis s�re que nous pouvons g�rer une surprise tardive.
Le Pr Callaghan sera assis derri�re vous
de fa�on � ce qu'il puisse vous aider.
Il n'y a pas de blessure d�fensive.
Comment �a ?
Quand on se d�fend d'une attaque au couteau,
on n'essaie pas de parer les coups.
- Que fait-on ? - On essaie d'attraper le couteau.
Et on a des coupures longitudinales sur les paumes.
Deux, si c'est une lame � double tranchant.
Sa blessure �tait occasionn�e par la pointe du couteau.
- Elle n'a pas tent� de l'attraper. - Elle pourrait �tre une exception.
Elle aurait pu tenter de parer les coups.
Aurait-elle eu les blessures d�crites ?
Non, la nature des blessures serait diff�rente.
Comment ?
La pointe du couteau n'est pas tr�s ac�r�e.
Pour que la lame p�n�tre la paume
de fa�on aussi profonde qu'ici,
sa main aurait d� �tre pos�e sur quelque chose.
Si elle avait la main en l'air,
pour d�tourner le couteau pendant l'attaque,
une telle blessure
aurait �t� impossible.
Si Melanie, dans les heures pr�c�dant sa mort,
avait pos� sa main sur une table
et qu'on lui avait plant� le couteau...
�a concorderait parfaitement avec la blessure.
Et les blessures au niveau du vagin ?
D'un point de vue m�dical, elles ne disent rien.
On peut avoir ce genre de blessure
lors de rapports consentis ou non.
Et le c�ur ?
Pas de doute, le couteau l'a perfor� et caus� sa mort.
Mais �a n'a pas �t� instantan�.
C'est une erreur de croire qu'on meurt tout de suite
d'un violent traumatisme au c�ur. C'est faux.
Et c'est douloureux. Dans certains cas,
�a peut prendre 2 minutes.
A-t-on des preuves dans le cas pr�sent ?
Le coup a touch� le ventricule gauche, un muscle
qui se contracte et donc peut retarder l'h�morragie un moment.
Et les marques sur ses bras sugg�rent qu'elle �tait immobilis�e.
Qu'elle s'est d�sesp�r�ment d�battue
et qu'on l'immobilisait pendant qu'elle mourrait.
Que pouvez-vous dire des contusions ?
La personne avait de grandes mains.
L'accus� pourrait-il les avoir faites ?
Non.
Quand avez-vous �t� charg�e du dossier par la d�fense ?
Il y a 48 h.
Quel est le d�lai normal
dans une telle affaire pour arriver � vos conclusions ?
Des mois.
- Vous n'avez pas pu voir le corps ? - Non.
Vous avez �t� d�savantag�e,
par rapport au Pr Callaghan.
J'ai eu le rapport d'autopsie et celui de votre expert.
"Votre expert" est une dr�le fa�on de le dire.
Les experts ont un devoir envers la cour.
Ils n'appartiennent � personne.
L'expert sur lequel l'accusation s'appuie.
Quand on vous a propos� ce dossier, si tardivement,
avez-vous demand� si la d�fense avait d�j� vu d'autres experts ?
M. Stone a interrog� d'autres experts,
- mais sans donner de suite. - Pourquoi ?
Aucune id�e, mais si je le savais, je ne vous dirais rien,
ce serait couvert par le secret professionnel.
Entretenez-vous avec M. Stone
une relation particuli�re ?
- On se conna�t depuis longtemps. - �a me suffit.
On a couch� ensemble cette nuit, si c'est votre question.
Alors, les 48 h pour terminer votre rapport
ont �t� raccourcies
par le temps pass�
au lit avec l'avocat r�f�rent ?
Vous avez accept� pour faire plaisir � M. Stone, n'est-ce pas ?
Au contraire, je ne voulais pas le faire.
Il ne semblait pas assez professionnel,
mais il m'a convaincue.
Avec son indubitable charme.
J'ai pris ce cas, car j'avais des doutes
sur les preuves m�dicales de l'accusation.
Et parce que je sais
qu'un jury s'en remet � l'expert de l'accusation
quand il n'est pas contredit.
Vos conclusions sont cat�goriques
pour une science inexacte et interpr�tative.
Et je n'ai aucun doute.
Si je n'�tais pas venue,
vous auriez fait un discours de cl�ture au jury
sur la justesse de l'avis incontest� de votre expert
et sur l'int�r�t qu'ils doivent y porter.
Vous �tes le t�moin. Je pose les questions.
Et votre comportement est indigne d'un expert.
L'issue du proc�s
est sans cons�quence pour moi.
Je suis l� pour dire au jury
que M. Callaghan a peut-�tre tort
et moi raison.
Le jury nous d�partagera.
C'est un cauchemar. On aurait cru Audrey Hepburn.
Je serai la premi�re.
Je vous questionnerai sur Stuart Napier et son comportement.
Vous aurez juste � me r�p�ter ce que vous avez dit � Stone.
- Et ensuite le contre-interrogatoire ? - Oui.
Je vais vous poser d'autres questions.
Vous aviez un acc�s limit� � cette relation.
- Si je les voyais beaucoup ensemble ? - Oui.
- Non. - Vous entendiez des choses ici ou l�,
- sur leur vie de couple ? - Oui.
Vous ne savez pas ce qui se passait entre eux, disons,
- un mois avant sa mort ? - Pas vraiment.
Ou la semaine d'avant ?
- Non. - Ou m�me la veille ?
La veille, si...
Vous n'avez qu'une vue d'ensemble.
Attendez ! Arr�tez !
J'avais pas termin�, vous m'avez coup�e.
Dites-nous ce que vous alliez dire.
La veille de sa mort,
je suis all�e chez elle.
Arriv�e � la porte, j'ai entendu son p�re lui crier dessus pour Stuart.
Que disait-il ?
Il �tait en col�re.
Il r�p�tait : "Je t'interdis de revoir ce type."
Il est devenu dingue.
Mais il �tait comme �a.
Comment ?
Depuis la mort de sa m�re,
il surveillait Melanie de pr�s.
Il flicait tout le monde.
C'�tait m�me devenu difficile d'�tre son amie.
Il �tait possessif ?
Oui.
De fa�on obsessionnelle ?
- Je suis pas une experte. - En effet.
Mlle Kapoor ne devrait pas vous poser des questions
le laissant sugg�rer.
Mais mon bon sens me dit qu'elle a raison, oui.
De fa�on obsessionnelle.
Vous n'en aviez jamais parl�.
Pourquoi ?
Personne m'avait demand�.
Lizzie est un cadeau du ciel.
Helen a port� un coup � leur expertise.
Quoi ?
Grandes mains, temp�rament violent, acc�s au lieu.
La derni�re fois, il a tabass� le petit ami.
J'appelle Robert.
On va coincer le p�re.
Je pensais que tu essayais de survivre ici.
En dehors des r�gles.
�couter dans ce lieu, c'est comme �tre un pr�tre.
Ils me parlent comme � personne auparavant.
�a leur donne de l'espoir.
Pour certains, �a leur sauve la vie.
Quand Graham me demande de moucharder tout ce que j'entends,
je suis cens� faire quoi ?
Refuser.
T'as toujours pas pig� ?
Freddie Graham est le boss ici. Si j'avais dit non,
j'aurais perdu mon job, comme �a.
J'aime ce que je fais.
C'est ce que je suis ici.
Tu les trahis.
Non.
Je raconte pas tout � Graham.
Ils continuent de croire que t'es leur meilleur ami,
- et c'est plus facile pour toi ? - Facile ?
Pas un jour ne passe sans que je m�prise ce r�le.
La corruption...
�a arrive...
si vite.
Et une fois commenc�,
on peut plus reculer.
Je me confesse pas.
Je veux pas de ton pardon ni de celui de quiconque.
Tu veux quoi ?
Il sait ce qui se passe au tribunal.
C'est pas moi.
D'o� �a vient alors ?
Je sais pas.
Ne le fais pas, n'appelle pas le p�re.
D'un coup, tu veux inverser la charge de la preuve.
On a rien � prouver, tu le sais ?
Me parle pas comme �a.
- C'est la chose juste � faire. - Juste ? T'y connais quoi en justice ?
T'as 26 ans, c'est ta premi�re grosse affaire.
Fais pas �a.
Ben n'a pas tu� Melanie Lloyd. Alors, qui l'a fait ?
C'est la mauvaise question.
T'as 46 ans, t'as pass� plus de la moiti� de ta vie � �tre avocat.
T'y connais quoi en "mauvais" ?
J'en ai assez.
Je ne dirigerai pas un proc�s au gr� des caprices de la d�fense.
Alors,
� quoi jouez-vous exactement ?
Soyez franche.
Je veux appeler Robert Lloyd.
Le p�re de la victime ?
En qualit� de t�moin, je peux appeler qui je veux.
Il a assist� au proc�s depuis le d�but.
On devra �tre prudent sur la valeur de son t�moignage.
Votre d�fense avance-t-elle
que Robert Lloyd a tu� sa fille ?
Je veux explorer cette possibilit�.
Je ne vais pas vous laisser p�cher en aveugle avec lui.
Oui ou non ?
Affirmez-vous que Robet Lloyd a tu� sa fille ?
Oui.
Vous �tes-vous disput� avec Melanie la veille de sa mort ?
Vous lui avez cri� dessus.
Vous lui avez dit que vous ne la laisseriez pas partir.
Vous en souvenez-vous ?
Avant, elle me disait tout.
Et elle a arr�t�.
De quoi aviez-vous peur ?
Il y a trois ans, j'ai perdu ma femme.
Elle m'a fait promettre de garder Mel dans le droit chemin.
Stuart Napier, le dernier petit ami de Melanie,
�tait-il � la hauteur ?
Qu'avez-vous fait quand vous les avez trouv�s chez vous, un soir ?
- Je l'ai fait partir. - Comment ?
Par la force.
Vous l'avez attaqu�.
Il ne lui convenait pas. Je m'en suis d�barrass�.
O� �tiez-vous le soir de sa mort ?
Au travail.
Vous �tes gardien de s�curit� sur un chantier ?
Oui.
Vous arrive-t-il de quitter t�t ?
M. Lloyd, vous devez r�pondre.
Oui, vous le savez.
Et cette nuit-l� ?
Oui.
Vous �tes rentr� chez vous.
Et vous avez vu un �tranger endormi dans la cuisine.
� moiti� nu, endormi, so�l.
- Non. - Vous avez vu rouge.
- Ridicule. - C'�tait insupportable.
Votre fille couchant avec un �tranger sous votre toit.
Comment osait-elle ?
- Comment pouvait-elle tomber si bas ? - Assez.
- Gardiens ! - Fichez-nous la paix.
- M. Lloyd, reprenez votre place. - Nous ? Elle est morte, M. Lloyd.
- C'est n'importe quoi. - Attendez !
- Montrez vos mains au jury. - C'est inacceptable.
Retournez dans le box des t�moins, M. Lloyd.
Vous devez le dire, Mlle Kapoor.
Vous devez exprimer vos all�gations au t�moin.
Vous l'avez assassin�e.
Vous avez tu� Melanie.
Je l'ai tu�e ?
Si vous croyez que j'ai poignard� ma fille...
alors, je suis tr�s triste pour vous, jeune fille.
Que Dieu vous aide.
La tuer ?
Vous �tes folle ? Le monde est-il devenu fou ?
C'est une parodie de justice.
Voici le tueur.
Col�re explosive.
Perte totale de contr�le. Violence sous la pression.
Qui est-ce ?
Lui ?
Ou vous ?
J'ai quitt� t�t ce soir-l�.
Mais je suis pas rentr�.
Il y avait une femme.
Sa voiture est tomb�e en panne pr�s du chantier.
Elle avait peur, il faisait nuit.
Si j'�tais rentr�,
Mel ne serait pas morte.
J'aurais pu la sauver.
Deux t�moignages pour des preuves suppl�mentaires.
Un, de la gentille dame � la Volvo en panne,
l'autre, du repr�sentant du service de d�pannage.
Les deux nous parleront du bon samaritain et de son alibi
� l'heure o� vous l'accusez du meurtre de sa fille.
J'ajourne la s�ance, reprise � 10 h demain.
Je rappelle au jury qu'il est important
qu'il ne discute avec personne de cette affaire.
Conclusions dans la matin�e.
Maman.
- Pour la fac... - Non.
C'est pas la peine d'en parler maintenant.
Ton p�re et moi,
on veut que tu saches combien on t'aime.
Et...
on veut que tu saches qu'il n'y a rien...
Rien que tu puisses faire ne changera �a.
Tu te souviens de notre petit chat ?
T'avais 12 ans.
Tu m'as pas vu, mais je t'ai vu sortir de la maison,
portant un truc dans tes bras, et tu...
Tu l'as d�pos� au milieu de la route avant de rentrer.
Plus tard,
tu nous as dit avoir entendu les crissements de pneu...
et �tre sorti et l'avoir trouv�
au milieu de la route.
Rien n'indiquait
qu'il avait �t� �cras�, mais tu t'es ent�t� dans ton histoire.
Maman, c'�tait un accident.
Bien s�r que �a l'�tait.
T'as paniqu�.
Tu crois que je l'ai tu�e.
Je te dis que je t'aime.
Et rien ne pourra le changer.
Quelle sorte de preuves l'accusation doit-elle donner
avant que vous puissiez condamner l'accus� ?
Vous devez �tre s�rs,
au-del� du doute raisonnable.
Je crois que tu vas plonger.
Je veux que tu te fasses � cette id�e.
Ce que vous allez faire
est s�rement le plus important devoir que l'on vous demandera jamais.
Tu n'es pas coupable.
Pourquoi tu fais �a ?
Il n'y a pas d'enjeu plus grand.
Allez rendre votre verdict.
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