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Original subtitles

Une femme d�c�d�e. Coup de couteau au thorax.

Agression sexuelle qui d�rape, certainement.

Elle est morte ? On dirait que je l'ai tu�e.

On dirait bien.

Peut-�tre que tu voulais pas. Parfois, les choses arrivent.

Plaide l'homicide involontaire et il n'y aura pas de proc�s pour meurtre.

- Que feriez-vous ? - � votre place,

je me poserais une question :

l'ai-je tu�e ?

Plaidez-vous coupable ou non coupable ?

Non coupable.

Ben, je devrais �tre sur cette affaire.

Parfois, il faut des chiens plus petits avec un gros flair.

- C'est moi. - D'accord.

On est tous au courant pour Ben Coulter, violeur, meurtrier.

J'ai rien fait.

- Tu me crois ? - Personne ici ne te croit.

- Autre chose ? - Ouais.

Milroy.

Il te l�chera pas.

Tu veux que Freddie Graham t'aide ?

Ou tu pr�f�res crever dans les douches,

les tripes � l'air et ta petite cervelle sur le sol ?

Contente-toi de jouer, Ben.

Contente-toi de jouer.

Transcript : Evarin transcripts.subtitle.me.uk

Sous-titrage : Bbsiocnarf, canario825, ouazo, zelda-zelda

Version 1.0 www.sub-way.fr

Il a dit 5 livraisons.

C'est la derni�re.

M. Graham est reconnaissant pour ton dur labeur

ces derni�res semaines.

Ton job est fait, poids plume.

De tous les avocats qu'ils auraient pu me filer !

Le greffier sait que vous n'aimez pas Slaughter.

Que vous la refuseriez.

Ils vous disent de prendre la t�te de la d�fense,

sachant que vous ne pouvez pas. Et la veille du proc�s...

"On est d�sol�s, M. Stone. Changement de derni�re minute.

- "On est tous navr�s." - "Mais Slaughter est libre."

Qu'est-ce que je peux faire ? C'est trop tard.

OK, plus d'homicide involontaire.

- On est dans la maison... - On n'a pas beaucoup d'options.

- Mais on l'a pas tu�e. - Non.

Elle nous a attaqu�s, on s'est d�fendus, elle est morte. Simple.

On a pas parl� de l�gitime d�fense.

Premi�re question quand je reprends une affaire :

suis-je coinc�e par une connerie de la d�fense.

Gr�ce � vous, les instructions de M. Coulter sont sans cons�quence.

- Les experts ? - Accablants.

- Les n�tres ? - J'ai eu des discussions officieuses...

En gros, il a plant� le couteau.

L�gitime d�fense... Seule option. Parlez-moi de Melanie.

Un peu sauvage.

- Mais dans la normalit�. - Bien.

Peut-�tre instable. Je sais pas.

Je veux "qu'un peu sauvage"

et "peut-�tre instable" deviennent allum�e et dangereuse.

J'ai termin�.

M. Stone a �t� utile.

Je sors manger.

Je suis avocat,

pas policier. Comment je vais trouver �a ?

J'ai d�crit le tableau.

Vous avez juste � mettre la couleur. Donnez-moi "Melanie la folle".

Je suis pas dou� pour les enterrements. Je vais juste...

Je vais rester dehors, si c'est d'accord.

Je sais pas ce que vous faites l�, mais si vous approchez la famille,

je mets un terme � votre carri�re.

Je fais mon boulot, Box. Tout comme vous.

- Pardon ? - On travaille tous les deux, non ?

Je veille sur la famille d'une victime de meurtre.

Je les assure de tout mon soutien.

Comme je disais. On bosse.

"Il vaut mieux oublier et sourire,

"que se souvenir et �tre triste."

C'est beau, non ?

J'adore Rossetti.

- Lizzie. - Bonjour.

- On ne se conna�t pas. - Non.

Vous �tiez proche de Melanie ?

Voici ma carte.

Vous �tes ?

La mort de Melanie n'est pas si limpide qu'on voudrait le croire.

Appelez-moi.

Debout, les enfants.

C'est une belle journ�e.

Le soleil brille.

C'est le grand jour.

Tu vas passer du temps sur le banc.

Le jury va �viter de te regarder la plupart du temps.

Ils...

Ils jetteront des coups d'�il, bien s�r, car t'es un assassin.

De quoi tu as l'air, ce que tu fais, c'est tr�s important.

Ne perds jamais ta concentration.

Ne donne jamais une mauvaise image.

Merci, Hooch.

Cadeaux...

de la part de M. Graham.

Une seule chose terrifie Freddie Graham.

L'ennui.

T'es une raret�, un prisonnier intelligent.

Il peut pas te r�sister.

Ma m�re a d�j� envoy� une chemise.

Je connais ta m�re.

Mary.

C'est une femme bien.

C'est vrai.

Elle fera de son mieux pour son fils.

Mais elle conna�t pas le jury.

Elle va t'habiller bien.

Comme...

pour un mariage.

Ce sera pas une chemise de jury.

J'ai d�j� une chemise.

Merci.

C'est pas une chemise de jury.

- Enl�ve-la et mets �a. - O� est l'avocate ?

Enl�ve-la.

- Elle est bien ? - Si j'avais su qu'elle �tait dispo,

j'aurais demand� Alison Slaughter d�s le d�but.

- Ben Coulter ? - Bonjour.

Vous �tes vide. J'adore le vide.

- Quoi ? - Vous n'avez �t� d'aucune aide

pour expliquer comment Melanie Lloyd a re�u un coup de couteau fatal.

C'est merveilleux,

car j'ai juste � remplir le vide et vous me direz que j'ai raison.

On plaide la l�gitime d�fense.

C'est une femme perturb�e, obs�d�e par le sexe, une pr�datrice.

Quand j'en aurai fini avec Melanie Lloyd,

le jury pensera qu'elle est limite satanique.

- N'est-ce pas, M. Stone ? - Oui.

On a l'avantage.

Comme elle est morte, elle ne dira pas le contraire.

- Je peux y r�fl�chir ? - On est au tribunal dans 3 minutes.

Je veux concentration et pr�cision.

Elle aimait les couteaux.

Elle vous a entra�n� dans son monde, vous a embrouill� la t�te,

elle a tent� de vous tuer, vous vous �tes d�fendu, elle est morte.

Voil� ce qu'on dira.

- Mais... - Pas de "mais".

C'est la seule d�fense possible.

Et c'est justement la d�fense qui nous fera gagner le proc�s

et vous rendra votre vie. Donc,

� moins que vous soyez idiot,

vous allez vous souvenir des choses, comme je les ai dites.

On se voit l�-haut.

On plaide la l�gitime d�fense en pr�tendant qu'elle d�bloquait.

- Il est d'accord ? - Pas encore.

Il nous faut des instructions, on peut pas inventer.

Il vous appr�cie, non ?

Alors, usez de vos charmes.

Aidez-le � se rappeler ce dont on a besoin.

- C'est �thique ? - Pardon ?

D�sol�e.

Elle parle de l�gitime d�fense.

C'est possible. �a a pu arriver et vous avez oubli�.

C'est pas rare.

Je dirais que je l'ai tu�e.

Vous avez "caus� sa mort".

Vous craigniez pour votre vie et vous n'aviez pas le choix.

Ce que vous avez fait...

�tait raisonnable au vu des circonstances.

Mes parents seront l�.

"Maman, Papa...

"j'ai plant� un couteau dans quelqu'un."

Vous devez le dire, Ben.

Vous devez dire oui � la l�gitime d�fense.

Vous m'avez dit de pas avouer ce dont je me rappelais pas.

On doit juste soulever l'id�e de l�gitime d�fense au tribunal.

L'autre camp devra prouver le contraire. Un signe de vous

et l'accusation aura du mal � r�futer la l�gitime d�fense.

La l�gitime d�fense est votre seule issue.

- Il y est presque. - Presque n'est pas suffisant.

Il lui faut du temps.

Affaire Coulter, chambre une.

Gagnons du temps.

Comment ?

Votre Honneur, maintenant que le jury est l�,

peut-il �tre renvoy� ?

"Elle est morte ?" La question pr�tendument pos�e par mon client

dans la voiture de police approchant la sc�ne du crime

est pr�judiciable.

- Je suis d'accord. - Si �a a �t� dit, �a n'aurait pas d�.

Vous pourriez faire sans.

Le jury ne devrait pas entendre une chose si pr�judiciable comme preuve.

Car vous n'aimez pas �a ?

Doit-on d�clarer irrecevables, les preuves

que "la d�fense n'aime pas, car �a fait para�tre coupable" ?

Selon le code,

les interrogatoires doivent se tenir au commissariat afin d'�tre enregistr�s,

en pr�sence d'un avocat

afin que la police soit prot�g�e de sa tendance �...

inventer des choses.

M. Painter.

Il l'a dit.

Il n'a pas �t� incit�.

Si �a avait �t� le r�sultat d'une question pos�e par un policier,

ce serait alors totalement inadmissible,

car les questions doivent �tre enregistr�es

au commissariat,

en pr�sence d'un avocat...

afin que la police soit prot�g�e de la tendance des criminels

� inventer des choses.

Je l'ai dit.

Le jury va d�tester. On ne veut pas qu'il l'entende.

Je l'ai dit. C'est la v�rit�.

Peu importe.

Puis-je m'entretenir avec mon client ?

Non.

Vous avez eu le temps.

Je juge cette preuve recevable.

Le jury l'entendra.

C'est un meurtre vicieux

et de sang-froid.

Une femme poignard�e � mort

par un assassin inhumain,

qui a tout tent� pour effacer les preuves

du crime brutal qu'il a commis.

Ce que vous allez voir et entendre est bouleversant.

Un meurtre est un meurtre,

et invariablement,

c'est affreux.

Il a pay� l'essence. Il est retourn� dans le taxi,

et ils sont partis.

Il est temps, on y est.

Je ne peux pas contre-interroger sans instructions.

Alors, regardez-moi dans les yeux

et dites-moi que j'ai raison.

Elle vous a attaqu�. Vous vous �tes d�fendu, elle est morte.

Dites-moi que j'ai tort.

C'est suffisant. Allons-y.

Dans votre d�position, vous dites que Melanie a jet�

un m�got par la fen�tre, dans la station essence,

- c'est exact ? - Oui.

Imprudent et dangereux, non ?

O� voulez-vous en venir, Mlle Slaughter ?

C'est insens� de faire �a.

Je dois vous pr�venir.

Les contre-interrogatoires doivent �tre coh�rents, ici.

Ni provocation, ni esquive, Mlle Slaughter.

J'ai alors arr�t� Ben Coulter

pour le meurtre de Melanie Lloyd et l'ai mis en garde � vue.

Comment �tait-il ?

Instable...

nerveux.

C'est votre 1er proc�s pour meurtre ?

Oui.

Premi�re fois dans le box des t�moins ?

Oui.

Vous allez adresser toutes vos r�ponses au juge ?

Oui.

Et lire tout votre t�moignage dans vos notes ?

La r�ponse � ma question sur vos notes n'est s�rement pas

dans vos notes.

C'est cens� rafra�chir votre m�moire, pas la remplacer.

� moins que vous ayez tout oubli�

de votre premier meurtre ?

Non.

Qui vous a dit d'adresser vos r�ponses au juge ?

Mon chef.

Le commissaire Box.

Et quels autres conseils le commissaire Box vous a-t-il donn�s

pour votre prestation ?

- Je ne veux pas r�pondre. - Voyons, officier.

Le jury meurt d'envie de savoir

ce qu'un policier ind�pendant re�oit comme consigne de ses sup�rieurs.

J'ai pris des notes.

Vous pouvez vous en servir.

Il a dit...

"Attention � l'avocat de la couronne

"qui va vous attaquer sans rel�che.

"Une man�uvre classique quand la d�fense est d�sesp�r�e."

Posez votre question, Mlle Slaughter.

Pr�par� comme vous l'�tes, officier,

vous vous attendez sans doute

� �tre interrog� sur la conversation dans la voiture de police.

"Elle est morte ?"

- Le contraire serait �tonnant. - Pourquoi ces paroles

font-elles de lui un parfait coupable ?

Il ne pouvait pas savoir pour le corps, � moins d'y �tre all�.

�a ne fait pas de lui un meurtrier ?

�a confirme juste sa pr�sence.

�tiez-vous dans la maison quand elle est morte ?

Non.

Donc, vous ne savez rien de ce qui s'y est pass�

avant qu'elle ne meure.

Non.

Vous ne pouvez donc me contredire quand je dis que Melanie Lloyd

est morte parce que Ben Coulter s'est d�fendu d'elle.

Melanie Lloyd est morte.

Nous en sommes tous profond�ment navr�s. Mais pendant ce proc�s,

nous allons d�couvrir diff�rentes facettes � son personnage.

Elle �tait sauvage, dangereuse.

Et elle l'a attaqu�.

Des questions, pas des discours, Mlle Slaughter.

"Elle est morte ?"

�a ressemble au discours d'un meurtrier de sang-froid ?

O� est le sang-froid dans cette phrase ?

En anglais seulement, merci.

"Combien de temps s'est-il pass� entre l'appel du voisin,

"voyant l'accus� partir de la sc�ne du crime,

"et notre arriv�e � l'accident du taxi ?"

Vous allez certainement nous le dire.

3 minutes et 26 secondes.

Pour aller du lieu du crime � l'endroit de l'accident, aussi vite,

il devait rouler � 90 km/h,

dans un vieux taxi.

Seulement...

4 minutes apr�s avoir quitt� un cadavre ?

Que faisiez-vous, 4 minutes apr�s avoir vu le corps de Melanie ?

Vous vomissiez

dans le coffre d'une voiture de police. Pourquoi ?

C'est comme �a que j'ai r�agi.

Esp�riez-vous r�agir ainsi, face � une telle situation ?

- Non. - Vous avez appris � r�agir ainsi ?

�tait-ce une action r�fl�chie ?

Ou la r�action d'un �tre humain normal

face � une sc�ne horrible ?

Personne ne sait comment il r�agira dans une situation extr�me.

Tr�s peu restent dignes sous la pression.

Exact.

C�toyer la mort violente provoque des r�actions

hautement impr�visibles.

Il serait stupide de conclure de votre malaise

que vous manquez de professionnalisme.

Tout comme il serait stupide de conclure

qu'en tant que jeune officier,

vous ne parlez pas fran�ais.

Et il serait incroyablement stupide

de penser que le comportement de Ben Coulter, apr�s la mort

de cette pauvre jeune fille, fait de lui un meurtrier.

Certains paniquent,

perdent la t�te et fuient.

D'autres vomissent dans le coffre d'une voiture de police.

Ben Coulter �tait l�,

quand Melanie Lloyd a re�u un coup de couteau fatal.

Il est responsable du coup de couteau qui a caus� sa mort.

Mais,

il a agi en �tat de l�gitime d�fense,

et je mets au d�fi vos notes, votre sup�rieur et vous-m�me

de prouver le contraire.

Lizzie !

Attendez.

Mel �tait cingl�e ?

C'est ce que vous dites ? Elle l'a attaqu� avec un couteau ?

Le t�moin apporte la preuve, pas l'avocat.

- Vous vous foutez de moi ? - Non.

Elle peut pas r�pondre, moi si.

Et je dis que vous �tes un menteur.

Vous me faites gerber.

Pourquoi je vous parle ? Vous vous foutez de ce qu'elle �tait.

Non, c'est faux.

Vraiment.

T'es pas dou� pour �a, Ralph.

Helen !

Toucher ses oreilles, regarder le sol, l�cher ses l�vres : 3 signes qu'on ment.

Je croyais que tu �tudiais plut�t les morts.

Et tes pieds ?

J'ai un tapis beige tout neuf.

Donc, les bouts de peau passent inaper�us.

Quand je...

� la fin de la journ�e, quand je...

Tu comprends...

Bonjour.

Je dois y aller.

Bye.

En aucun cas,

un t�moin qui a d�j� t�moign� ne doit parler avec un t�moin futur.

Bien s�r, dans la police, �a n'arrive jamais.

L�gitime d�fense.

Eh bien, c'est une question d'interpr�tation.

�a va devenir subtil.

Tout va �tre question de sang-froid

et de performance dans le box des t�moins.

- Vous aimez �a, Monsieur ? - Aimer �a ?

C'est ma "raison d'�tre" en fran�ais, jeune homme.

Merci.

Tu es un peu plus belle � chaque fois que je t'affronte.

Chut. Un officier de police approche.

Alison Slaughter. Vous et moi.

- �a fait combien de fois ? - Nerveux, Commissaire ?

Au contraire, j'ai h�te.

Dehors, � l'instant,

vous avez dit avoir h�te.

- C'est-�-dire ? - La routine, dans le box des t�moins.

Vous, essayant de me pi�ger,

moi, esquivant

et r�pliquant. C'est comme un jeu.

Vraiment ?

Pourquoi sommes-nous ici ?

Un meurtre effroyable,

des parents d�vast�s,

un jeune homme menac� de prison � vie,

et l'enfer carc�ral pendant des ann�es

s'il est condamn�.

� quel jeu jouons-nous, officier ?

Je me r�f�rais aux habitudes de contre-interrogatoire au tribunal.

Ne me faites pas dire autre chose.

Et...

� propos du coin fumeur, au commissariat ?

- C'�tait aussi un jeu ? - Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Vous avez intimid� l'accus� afin de lui faire avouer

- le meurtre de Melanie Lloyd. - Non.

C'est faux.

Qu'appelez-vous "le trou de l'Essex" ?

Dans votre jargon de cantine ?

Sur la carte de l'Angleterre,

�a ressemble � un cul.

Et le trou ?

Sur la carte, c'est l'estuaire.

On l'appelle le trou du cul...

Madame.

Ai-je tort de penser

que faire la police est difficile dans le trou du cul de l'Angleterre ?

J'ai connu pire, mais oui, c'est dur.

Les gens rechignent � vous parler. Mais...

ceci...

- c'est tomb� tout cuit dans votre bec. - On a fait une arrestation rapide.

Vous pr�voyez la culpabilit� depuis le d�but.

- Les preuves sont accablantes. - Et...

tous vos actes, toutes vos pens�es,

depuis le moment o� Ben Coulter a endoss� le r�le de suspect num�ro 1

ont forg� chez vous,

la conviction qu'il est coupable.

La l�gitime d�fense ne vous a pas effleur� ?

On l'a interrog� au poste.

Il a eu l'occasion de donner sa version des faits.

Il �tait trop effray� pour �a.

Il �tait repr�sent� par un avocat tr�s exp�riment�

et nous l'avons bien trait� et respect� tout du long.

C'est comme �a que �a se passe dans votre commissariat

du trou du cul de l'Angleterre ?

- Vous pensez faire avaler �a au jury ? - C'est la v�rit�.

Comment appelez-vous les procureurs de la couronne � la cantine ?

Les "procureurs de la connerie".

- Pourquoi les appeler comme �a ? - Parce que chaque policier

qui se respecte vous dira

qu'ils sont nuls.

Vous les m�prisez parce qu'ils sont un obstacle.

Tout comme moi.

Le Code p�nal, un obstacle ?

Le Guide de l'enqu�teur, qui explique comment mener une enqu�te criminelle,

un obstacle ?

Dans vos r�ves, vous �tes le sh�rif du "trou du cul",

le responsable exclusif de la justice criminelle,

et quand vous le pouvez, vous vous comportez comme tel.

Pourquoi je ferais �a ? Cette affaire est indiscutable.

Pourquoi mal me comporter ?

Parce que vous voulez �tre parfaitement s�r.

Parce que �a se bagarre

au plus profond de vos tripes.

Vous ne pensez plus,

mais dans vos tripes,

l� o� se cache votre instinct de flic de la vieille �cole,

une id�e vous tenaille...

peut-�tre qu'il ne l'a pas assassin�e.

L'image est affreuse, mais vos tripes font la guerre � votre cervelle.

- Non. - Vous vouliez ses aveux

pour soulager vos tripes.

C'est une question, ou une attaque personnelle ?

Une attaque personnelle.

- Mlle Slaughter ! - Je n'ai jamais pos� cette question.

�a va � l'encontre de toutes les r�gles du contre-interrogatoire.

Mais je vais quand m�me le faire.

Je vais demander � un v�t�ran des forces de police

pourquoi il est si s�r de la culpabilit�

d'un accus�.

Et je vais lui demander de r�pondre, non pas au juge,

mais au jury.

Les preuves.

Et vos tripes ?

Le jury forgera son verdict

sur la base des preuves entendues

et rien d'autre.

L'audience est ajourn�e.

10 heures demain matin.

On peut gagner.

Mais il nous faut des instructions.

Tu as sign� pour la l�gitime d�fense.

Voyons les d�tails.

Elle t'a attaqu� ?

C'est oblig�.

Ben ?

Ma m�re n'�tait pas l�.

Ton p�re si.

Regarde-moi.

Est-ce qu'elle t'a attaqu� avec un couteau ?

Ben.

On peut gagner.

Si tu nous donnes quelque chose, on peut gagner. Pas grand-chose.

Elle t'a attaqu�.

Que pouvais-tu faire ?

Tu devais le faire...

ou mourir.

Il est l�.

Comment �a s'est pass� ?

Tu as fait ce que demandait ton avocat ?

Tu apprends vite.

Ouais, OK mec.

Ouais, bye.

Papa.

C'est moi. Je veux parler � maman. Passe-la-moi, vite.

Je suis press�, papa. Vite.

- Termin� ! - Merci, papa.

En cellule.

15 ?

18.

Tu viendrais pas me voir si c'�tait pas important.

20.

Et je le ferais pas

si je voulais pas savoir pourquoi c'est important.

Je dois appeler ma m�re.

Tu dis la v�rit�.

Demain, � la premi�re heure, sinon, je te tue.

Maman ?

C'est Ben.

- J'appelle ton p�re. - Non, c'est toi que je veux.

Pourquoi t'es partie, maman ?

Pourquoi t'es pas revenue ?

L�gitime d�fense, Ben ?

C'est ce qui s'est pass� ?

C'est notre d�fense.

C'est mieux...

C'est la meilleure chose � dire, maman.

Maman ?

Allez, Bracewell.

- � plus, Hooch. - Ouais, salut, Paulie.

Je dois aller � la chapelle.

- Vraiment ? - Oui.

J'ai...

J'ai perdu mon inhalateur.

Tous les nouveaux veulent �tre avec moi.

Pas pour le sexe. Ils cherchent une m�re.

Je suis ce qui s'en rapproche le plus. Donc, ils viennent � moi.

Tu as deux inhalateurs.

Ouais. D�sol�...

J'avais oubli�.

Joe ! Ta porte !

Regarde-moi.

Voil�, �a va te soigner.

Mais tu restes � l'infirmerie pour la nuit.

Attends ici.

C'est un schizophr�ne parano�aque.

Chaque fois qu'on va dans sa cellule, il croit qu'on l'envoie en enfer.

Et il veut pas y aller.

Le seul moyen, c'est les tenues anti�meutes.

Pour la douche hebdomadaire.

- Je veux que vous interrogiez l'expert. - Pourquoi ?

Car il a beaucoup d'exp�rience, et pas vous.

La blessure sur la paume de la victime,

les griffures sur la poitrine du pr�venu,

les �corchures sur la fourchette post�rieure de la victime,

la zone o� les l�vres int�rieures du vagin se rejoignent...

Tout ceci appuie notre propos :

l'accus� a viol� avec brutalit�,

puis tu� Melanie Lloyd.

Vous �tes...

tr�s exp�riment�.

25 ans en tant que m�decin l�giste.

�a alors !

Combien de fois ?

Au tribunal ?

- Oui. - J'ai fait...

environ...

douze comparutions par an, durant vingt ans,

pour des affaires de tueurs en s�rie, de viols, de s�vices sur enfants...

- 240 comparutions. - Oui.

Combien de comparutions pour la d�fense ?

- Aucune. - 240 fois,

et toujours pour l'accusation ?

Oui.

Combien gagnez-vous ?

Mlle Kapoor !

Ma r�mun�ration est le reflet de mon niveau de comp�tence.

12 fois par an, vous �tes cher pay� par la couronne

et ils continuent de faire appel � vos expertises.

On dirait bien.

Ce niveau de comp�tence a-t-il d�j� conclu en faveur de l'accus� ?

- Non. - Donc, � chaque fois,

vous avez donn� � ceux qui vous paient grassement

les r�ponses qu'ils souhaitaient entendre ?

- �a alors ! - Je suis un t�moin de ce tribunal

et je maintiens ce que j'ai dit.

L'examen des �l�ments de cette affaire et ma...

grande exp�rience,

me permettent de certifier

que Melanie Lloyd a �t� viol�e et tu�e par l'accus�.

Excessif et non professionnel.

C'est absurde de dire que c'est de la l�gitime d�fense.

Personne avec une once de bon sens, ne croirait que cet homme

se d�fendait quand Melanie Lloyd est morte.

C'est au jury d'en d�cider.

- Le t�moin... - Il a raison.

- C'�tait pas de la l�gitime d�fense. - Vous devriez vous taire, M. Coulter.

Je veux pas de �a.

Je veux pas de cette d�fense. Je l'ai pas tu�e.

Que le jury sorte.

Personne ne me laisse parler.

Bon sang, j'ai essay� de parler.

- Personne ne m'�coute. - Il nous faut plus de temps.

L�chez-moi.

"L�gitime d�fense",

- c'�tait pas mon choix. - C'�tait vos instructions.

C'�tait les v�tres sur ce que les miennes devaient �tre.

Je vous ai demand� de me dire franchement

si j'avais tort.

Vous avez fait votre choix.

Eh bien, je reviens dessus.

C'est la fin de notre collaboration. J'invoquerai un probl�me professionnel.

Au revoir, Ben.

Bonne chance.

Je suppose que vous vous retirez aussi.

C'est vrai, vous ne pouvez vous permettre

- d'�tre s�lectif. - Je suis pragmatique.

�a vous suffit ?

Vous vous regardez dans le miroir en disant : "Je suis pragmatique,

- "�a ira pour moi." - Le reste est hypocrisie.

Vous me traitez d'hypocrite ?

- Il veut que je continue. - �a vous fait quoi ?

Honn�tement ?

Je me sens comme une gamine terrifi�e.

Et j'aimerais fumer sept cigarettes d'un coup.

Mais je vais le faire.

Car pour une fois,

Ben devrait avoir ce qu'il demande depuis longtemps.

Vous.

Et, ne dites rien... la v�rit�.

Le juge a ajourn� la s�ance.

On a le week-end pour monter une d�fense.

C'est pas son genre d'�tre sympa avec nous.

C'est pas �a.

Elle sait que si j'ai pas de d�lai et que Ben est condamn�,

notre appel est tout trouv�.

Je vais vous dire une chose.

Je vais...

vous dire ce dont je me souviens.

OK ?

Je sais pas ce qui s'est pass�.

J'ai quitt� la chambre.

Je me suis r�veill�

dans la cuisine.

Je suis retourn� dans la chambre

pour lui dire au revoir.

Elle �tait morte.

C'est tout.

Ben, le probl�me c'est que �a n'explique rien.

�a dit : "je l'ai pas fait". C'est pas une d�fense.

- C'est la v�rit�. - Tout changer � ce stade est mauvais.

- Sauf pour une version coh�rente. - Je suis pas idiot,

j'ai pas chang� mon histoire.

Aucun de vous ne m'a �cout�.

Je sais que c'est pas une bonne d�fense, je le sais.

Je voudrais pouvoir dire autre chose, mais je peux pas. Je me souviens pas.

Je me souviens pas.

C'est comme �a.

Je vous crois.

Un seul coup de couteau, l'arme en sa possession,

signes de lutte retrouv�s sur elle et lui.

O� on l'a retrouv�e ?

Dans le lit.

Une 2e autopsie est possible rapidement ?

Il est sur la sellette, elle est sous terre.

Le proc�s a commenc�.

O� est l'expert de la d�fense, Stone ?

T'as pas aim� ses conclusions.

On a juste discut�.

Et t'as pas aim� la discussion.

Tu peux lire le rapport d'autopsie ?

Suppose que quelqu'un d'autre a commis le crime

et vois si quelque chose le prouve.

Je t'en serais reconnaissant.

Il t'a touch�, hein ?

- Quelqu'un t'a enfin touch�. - Je fais juste mon boulot.

Tu sais o� �a coince ?

Ton boulot, c'est la recherche du doute.

Le mien, c'est de chercher la v�rit�.

Tu t'es d�j� sentie seule ?

Jamais. Et toi ?

Jamais.

C'est "non", ne demande pas.

Concentrons-nous sur ton client innocent et laissons �a de c�t�.

- Tu vas m'aider ? - Je suis l�, non ?

Vous avez A Very English Hangman de Leonora Klein ?

C'est sur Albert Pierrepoint.

- Je crois. Attendez. - Merci.

Bonjour.

- Oh, c'est vous. - Vous me suivez ?

Oui.

Vous voulez quoi ?

Je crois qu'on cherche la m�me chose.

Vraiment ?

La justice.

Pour Melanie,

pour son p�re,

pour vous.

Notre mode de d�fense m'a beaucoup tourment�.

J'ai persuad� les autres d'arr�ter de dire que Melanie �tait...

folle.

Notre avocate l'a pas support�, elle est partie.

- Maintenant, vous dites quoi ? - On sait pas.

Merci.

C'est pourquoi je vous croise "par hasard".

On a besoin de vous.

- J'y penserai. - Pensez

� n'importe qui, qui aurait pu blesser Melanie.

On dirait que t'as pass� le week-end ici.

R�sultat des courses, Frances.

Vous allez perdre.

Mais...

on est tous membres du barreau

et je d�testerais vous voir humili�e.

Je sais qu'il est difficile de perdre pied. Alors,

si je peux faire quoi que ce soit,

demandez.

OK ?

Le temps des emb�ches de la d�fense est pass�.

Exposez votre d�fense, maintenant.

La cour et la couronne sont en droit de savoir.

Ben Coulter n'a pas tu� Melanie Lloyd.

Jusque-l�, �a saute aux yeux.

Quelqu'un d'autre l'a fait.

- Qui ? - Le tueur �tait d�j� sur le lieu,

ou est entr� pendant que l'accus� dormait.

Qui ?

M. Painter.

Que pense la couronne de toutes ces man�uvres ?

Le revirement de la d�fense � ce stade d'un proc�s peut...

faire nos affaires.

Vous voulez dire faire un joli coup.

C'est une autre fa�on de le dire.

Vous �tes novice, Mlle Kapoor.

Je veux �tre certaine que vous et votre client souhaitiez continuer.

- J'en suis absolument certain. - Tr�s bien.

Faisons entrer le jury.

Je souhaite rappeler l'agent Jeary.

Une chose,

vos notes,

- elles sont tr�s d�taill�es... - Mlle Kapoor,

votre question ?

- Quand l'avez-vous rempli ? - � la premi�re occasion.

Vous aviez encore tout en t�te ?

Je ne l'oublierai jamais.

Le moindre d�tail.

Tr�s bien.

C'est un peu au hasard, mais...

voil�.

"La lampe �tait au sol, � un angle de 60� par rapport au lit.

"La ventoline

"�tait sur le lit, entre 23 et 25 cm � droite,

"de l'�paule droite de la victime."

Tr�s pr�cis et rigoureux.

Merci.

- O� est l'inhalateur ? - Entre 23 et 25 cm

- � droite... - Non, maintenant.

Nous devrions demander � votre sup�rieur.

Merci.

- Qu'avez-vous l� ? - Des pi�ces � conviction.

Cela comprend tous les �l�ments utiles au proc�s, trouv�s sur la sc�ne ?

Oui.

Vous �tes inspecteur depuis 30 ans.

Oui.

Vous �tes rompu aux sc�nes de crime.

Savoir les lire est une de mes qualit�s.

Estimez-vous qu'un objet appartenant � l'accus�,

trouv� entre 23 et 25 cm de la victime, est pertinent

- pour ce proc�s ? - Oui.

Confirmez-vous

qu'enlever un objet d'une sc�ne de crime serait preuve d'amateurisme

et contraire aux r�gles

polici�res et judiciaires ?

Oui.

O� est l'inhalateur sur cette liste ?

Il n'y est pas.

Il est dans les notes de l'agent.

- Il �tait l� � son arriv�e. - Oui.

Qui est la deuxi�me personne arriv�e sur les lieux ?

S�rement moi.

O� est-il, inspecteur ?

Qu'avez-vous fait de l'inhalateur ?

Je l'ai pris.

Vous l'avez pris ?

Vous l'avez trouv� dans le lit

et vous l'avez pris ? Vous avez d�plac� une pi�ce � conviction ?

- Pourquoi ? - Il en avait besoin.

L'asthme de l'accus�

s'est r�veill� au poste de police.

J'ai voulu l'aider. Je suis d�sol�.

C'est un mensonge.

Ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ? �a ne cadrait pas.

L'inhalateur dans son lit.

�a ne cadrait pas avec le viol et le meurtre brutal.

Elle l'avait invit� dans son lit. C'est pourquoi vous l'avez pris.

30 ans d'exp�rience dans la police. S'il est une de vos qualit�s,

c'est de lire une sc�ne de crime.

Entre, assieds-toi.

� l'ext�rieur, j'ai des int�r�ts dans diverses entreprises.

Poissons tropicaux,

tracteurs.

Je dois rester impliqu�,

alors...

ici, je travaille avec ce que le march� propose.

La premi�re s�ance est toujours...

stressante.

On t'a apport� un relaxant.

Remonte ta manche.

Je ne veux pas.

C'est le premier. Tu en redemanderas.

T�t ou tard.

Ben n'est pas un tueur, mais le jury ne le conna�t pas.

�tre un bon gar�on ne comptera pas lors du contre-interrogatoire

sur sa complaisante amn�sie.

- Quel genre de sexe ? - Comment �a ?

- Pas de pr�liminaires ? - Non, pas vraiment. C'�tait...

Elle...

- Elle demandait que ce soit comme �a. - Melanie le... demandait ?

Gros, gros probl�me. Le proc�s en entier est foutu.

Que se passe-t-il ?

Un probl�me de dissimulation. C'est mal parti.

Lizzie Smith. Elle peut nous renseigner

sur le copain violent de Melanie qui s'est disput� avec son p�re.

Savez-vous ce que je ressens ?

Je suis fatigu� de tenter de survivre.

Je veux que ton contentieux

avec cet homme cesse.

Faites-moi sortir. S'il vous pla�t.

Depuis le d�but, j'essaye de vous dire la v�rit�.

Je veux simplement �tre entendu.

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