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www.calorifix.net The Blade (v.01)
Contribution : Lau Correction : Ulairi
Le Champ de l'Emprise.
J'ignore ce que c'est.
Je sais seulement que papa m'emmenait dans des tas d'endroits
tr�s �loign�s les uns des autres.
Mais il ne m'a jamais expliqu� pourquoi.
Je me souviens avoir entendu des tas de dialectes.
J'en ai appris beaucoup.
Mais je ne sais plus o�.
Papa me racontait
beaucoup d'histoire de commerce.
Pour lui,
tout �tait question de commerce.
Si on veut quelque chose,
il faut l'acheter... Et payer.
Mais pour vendre quelque chose, il faut parfois payer aussi.
Je ne pourrais d�finir les termes "achat",
"vente" et "paiement".
Papa disait :
La justice ?
Il y a beaucoup de querelles autour du bien et du mal.
C'est difficile � d�finir.
Quand on constate une injustice, il faut faire quelque chose.
Mais on ne peut rien pr�dire.
Celui qui est injuste c'est peut-�tre toi.
Et alors, inutile d'avoir des regrets.
Personne ne s'apitoiera sur ton sort.
Pour l'instant, tout cela ne me pr�occupe pas.
Je n'ai jamais su ce que papa faisait.
Jusqu'au jour
o� j'ai vu des jolies lumi�res � ma fen�tre.
Elles apparaissaient et disparaissaient.
Comme dans une f�te foraine.
C'�tait merveilleux.
Plus tard, j'ai su d'o� venaient ces lumi�res.
Et mon monde imaginaire s'est �vanoui.
C'est alors que je me suis mise � observer
les activit�s de papa.
Il y a aussi le sabre-cintre, long de 75 cm.
Il est compos� de trois fines lames d'acier.
Il est trois fois moins lourd qu'un sabre classique.
J'ai moi aussi mon Champ de l'Emprise.
Il concerne deux hommes.
Il y a T�te d'Acier qui travaille depuis 4 ans chez nous.
D�s le jour de son arriv�e,
son regard s'est inscrit dans ma m�moire.
L'autre, c'est Ding On, un orphelin que papa a recueilli.
La cicatrice sur son visage est de ma faute.
J'avais cinq ans, lui en avait sept.
Quand je l'ai bless�, il n'a rien dit.
Je lui en serai redevable � jamais.
Ma dette est sur son visage.
Minou !
Minou !
Un film de Tsui Hark
THE BLADE
J'ai toujours eu une id�e malsaine en t�te.
Je veux provoquer un combat
entre ces deux hommes.
Et le vainqueur m'appartiendra.
J'ai d�j� fix� le lieu et le moment.
La lutte dont je r�ve va commencer.
Viens dans la cuisine boire de la soupe.
Viens dans la cuisine boire de la soupe.
La lutte dont je r�ve va commencer.
Une assiette pour 2 costauds. Comment la partager ?
Mais cette lutte n'est pas la leur.
C'est celle entre deux hommes et moi.
Comment partager une assiette de soupe ?
S'ils n'arrivent pas, �a va refroidir. Mange-la toi-m�me.
O� sont partis Ding On et T�te d'Acier ?
O� sont-ils ?
Cette soupe fut le premier probl�me entre eux et moi.
Je ne me doutais pas que j'allais le payer plus tard.
Ce pot en cuivre est magnifique.
Il est superbe.
- Qu'est-ce que c'est ? - �a vient d'Occident.
C'est une sorte de Sauveur. Il a sauv� des tas de gens.
Une sorte de Seigneur ?
Qui a-t-il sauv� ?
C'est une amulette.
Combien ?
Tu as de l'argent ? Moi, je n'ai pas �t� pay�.
J'en ai un peu de c�t�.
Tuons ce porc !
Regardez-le... Il est en train de draguer.
Paie-le plus tard.
Va l'aider � trouver une fille. D�p�che-toi.
L�chez-moi !
Tu voulais te battre, hein ? File !
Vous �tes s�r du prix ?
C'est cher. Vous avez bien compt� ?
Quatre fois trois, douze. Plus une carafe de vin,
�a fait 16.
Pour �a ? Trop cher.
Patron !
Un probl�me avec la note.
Quelqu'un refuse de payer ?
Voici les couteaux.
Cinq couteaux pour d�pecer le b�uf.
Maudit moine !
Ne tente jamais l'impossible.
Vous r�parez les roues ? J'ai un probl�me avec la mienne.
- L'argent est sur la table. - Merci.
Comptez � votre aise.
Le moine s'est encore battu contre plusieurs.
Mais cette fois, c'en est fini de lui. Il n'a pas fait le poids.
Filons ! Filons !
Ma�tre ! Ma�tre !
T�te d'Acier !
Filons.
- T�te d'Acier. - O� sont ces chasseurs ? Parle !
- Tu es fou ? Arr�te ! - Mais c'est lui.
Qu'ils viennent s'ils osent !
Si tu agis comme �a, tu es comme eux.
Vous avez peur de vous montrer ?
- Tu es fou ? - Je dois venger ce moine !
Le venger ?
On a encore des marchandises � livrer.
T�te d'Acier !
O� sont ces chasseurs ?
On travaille � la fabrique d'�p�es.
Nos fr�res se battront contre vous.
Venez ce soir si vous osez.
Rendez-vous � l'entrep�t de bois.
Nos fr�res de la fabrique se battront contre vous !
Si vous ne venez pas, on vous tuera un par un.
Rendez-vous ce soir � l'entrep�t. N'oubliez pas.
Nous fabriquons des sabres.
Ce qu'ils en font ne nous regarde pas.
Dans ces querelles, la fabrique doit rester neutre.
T�te d'Acier et Ding On ont chang�.
Ils ne parlent plus avec moi.
T�te d'Acier reste � regarder cette balle.
Et Ding On regarde en l'air.
Ils ne faisaient jamais �a avant.
La lutte dont je r�ve va commencer.
En serai-je l'enjeu ?
Peu importe,
du moment que le vainqueur
m'appartient.
Je d�teste ces chasseurs ! Allons les tuer !
Si on les laisse faire, ils n'auront plus de limites.
Que se passe-t-il ?
Pas de livraisons aujourd'hui ?
Pourquoi ces sabres ? C'est la guerre ?
Des chasseurs s�ment la terreur. Tout le monde a peur.
Et alors ? Tu comptes les tuer tous ?
- Les faire d�guerpir. - Les faire d�guerpir ?
Tu es ici pour fabriquer des sabres ou pour te battre ?
Sais-tu te battre ?
Pourquoi regardes-tu Ding On ?
Plus fort !
- Plus fort ! - Bien frapp�.
- Plus fort ! - Bien frapp� !
Parle ! Parle !
Plus fort !
Si vous n'osez pas, moi, je me battrai.
Tu persistes ?
Ma�tre, ils veulent aider les gens.
Tu veux te battre aussi ?
Mets-toi � genoux !
C'�tait un moine.
Pourquoi personne n'est-il intervenu ?
Patron, vous �tes bouddhiste.
Bouddha incite-t-il � la violence ?
Je tiens � ma r�putation.
Je ne laisserai personne me calomnier.
Montez d�crocher l'enseigne !
- Vous avez entendu ? - Ce moine a �t� tu�.
Silence !
Tais-toi. �a ne te concerne pas.
Dis quelque chose !
Deux jours plus tard,
c'�tait la f�te annuelle du sabre.
Je n'imaginais pas que les choses changeraient.
Ce jour-l�, je suis entr�e
dans ce Champ de l'Emprise dont ils avaient parl�.
C'est une c�r�monie sanglante.
Garde ton calme. Bient�t tu jetteras des fleurs.
Tu attraperas des papillons.
Et tu ach�teras un joli vase pour les mettre dedans.
Je ne suis plus une enfant. J'ai grandi.
Je d�cidai
que si j'en �tais capable, je les tuerais tous.
Mais je n'en �tais pas capable.
Aujourd'hui a lieu notre f�te annuelle du sabre.
Ce sabre bris� nous apportera 20 ans de paix.
Son histoire
nous incite � faire le bien.
Je deviens vieux. Fabriquer des sabres est l'affaire des jeunes.
Je confie donc la direction � l'un d'entre vous.
Ce sera Ding On.
Il est avec moi depuis le d�but.
C'est pourquoi il me succ�dera.
Ma�tre !
Ma�tre, je ne sais pas diriger une entreprise.
Si tu n'en es pas capable, qui le sera ?
Je veux te la l�guer.
Ma d�cision est prise.
Ses paroles seront les miennes.
Veillez � lui ob�ir.
Y a-t-il des suggestions ?
Mettez �a.
Si tu veux nous suivre, ne dis rien.
On n'a pas d'avenir, ici.
� moins de faire comme Ding On.
Feindre la loyaut� envers le ma�tre.
�a lui a r�ussi.
Je ne veux plus rester ici. Ils peuvent bien me renvoyer.
Je n'accepterai pas ce tra�tre comme ma�tre.
Comment va-t-il g�rer l'entreprise ?
Il ne fait que briser des sabres.
Et il y a Siu Ling. Un de nous doit la s�duire.
Il veut �tre son mari !
Allons-y d'abord.
Pourquoi vous vous disputez ?
Pourquoi tu ne veux pas porter une armure ?
Le ma�tre nous punira. Et je ne le supporte pas.
C'est une attitude, �a ?
Mets l'armure ou je te d�fonce la m�choire !
Succ�der au ma�tre, avec tous ces ouvriers.
Ils vont le ha�r.
Si le vieux ma�tre avait r�fl�chi, il n'aurait pas agi ainsi.
Le p�re de Ding On est mort si mis�rablement.
M�me s'il se sent une dette envers lui,
�a va le tuer.
Papa a une dette envers lui ?
Son p�re serait mort comme un mis�rable ?
Que s'est-il pass� ?
Il a �t� pendu et �corch� vif.
C'�tait horrible !
Le vieux ma�tre n'a jamais rien dit. Je ne devrais pas en parler.
Amah Mah, qu'est-ce qui t'arrive ? Ce n'est rien.
Je vis une ombre noire. Je savais que c'�tait Ding On.
Et je distinguais son visage.
� partir de cette nuit-l�,
le cauchemar que tout le monde avait oubli�
r�apparut brusquement.
Je fuyais son regard qui me transper�ait.
Je ne l'avais jamais vu comme �a.
Ne me pose pas de questions ! Je ne sais rien !
- Comment s'appelait mon p�re ? - Je ne sais pas.
Dis-le-moi !
Papa me l'a dit il y a longtemps, mais j'ai oubli�.
Mon nom de famille n'est pas Man.
Quel �tait le nom de mon p�re ?
Je crois que c'�tait Lai.
Papa m'a dit : "Sabre Rapide dans la Rivi�re du Midi."
"Son sabre p�se plus de 50 kg."
Il est mort comme un mis�rable ?
Papa ne t'a rien dit pour que tu n'essaies pas de le venger.
Comment est-il mort ?
Il a �t� tu� par un homme puissant.
Un homme terrifiant, capable de voler.
Il a le corps couvert de tatouages.
Il y a longtemps, quand papa vivait loin d'ici,
il est tomb� sur des pillards.
Lui et les siens parvinrent � s'�chapper.
Mais ta famille fut massacr�e.
Ton p�re te mit sur son dos quand il affronta les brigands.
Ce sabre bris� �tait celui de ton p�re.
Ma�tre, l'assassin de mon p�re est l� !
Fei ?
Tu es trop lent ! Plus vite !
Fr�re Fung !
Dites-moi.
C'est Fei Lung. Il sait voler.
Il a le corps couvert de tatouages.
Nomme-toi !
Ma�tre. Dites-moi.
Mon p�re s'appelait-il Lai ?
Qui t'a dit �a ?
Qui l'a tu� ? Quel est son nom ?
Je ne te le dirai pas. Je l'ai jur� � ton p�re.
Je ne te le dirai pas, tant que je vivrai.
Tr�s bien, ne me le dites pas. C'est votre droit.
Mais comment �tait mon p�re ?
M�ritait-il de mourir ?
Emm�ne mon fils !
- M�ritait-il de mourir ? - Non.
�tait-il bon ?
Oui.
Ma�tre, vous m'avez �lev�.
Je vous en suis reconnaissant.
Voici une amulette d'Occident.
Elle vous apportera la paix.
Gardez-la.
Plus vite !
J'arrive !
Le porte-drapeau doit courir devant !
Ding On !
Ding On !
Ding On !
Ding On, o� es-tu ?
Un oiseau a �t� pris au pi�ge.
Ding On !
Siu Ling !
Et voil� aussi un porc !
Vous avez captur� une fille ?
Siu Ling !
Siu Ling !
Siu Ling !
Siu Ling !
�a va aller.
On va rentrer � la maison.
Ding On ! Sauvons-nous vite !
Siu Ling !
Pr�te-moi ton �paule !
Rendez-moi le sabre de mon p�re !
- Par ici ! - Rendez-le-moi !
Par ici !
Rendez-le-moi !
Rendez-le-moi !
Rendez-le-moi !
Rendez-le-moi !
Rendez-le-moi !
Par ici !
Ding On est tomb� dedans ?
- Descends voir. - C'est profond.
T�te d'Acier !
Je suis ici !
Ding On �tait ici !
Ne vous occupez pas de moi ! Allez sauver Ding On.
Ne vous occupez pas de moi ! Sauvez Ding On !
- Dow ! - Ne vous occupez pas de moi !
Vous entendez ? Sauvez Ding On !
La montagne est tr�s bois�e.
Nous voulions trouver Ding On avant l'aube.
Apr�s deux jours, nous n'avions toujours pas retrouv� son corps.
Les uns disaient qu'il avait �t� d�vor� par les loups.
Les autres, qu'il �tait toujours vivant.
Quoi qu'il en soit, son bras
fut plac� pr�s du monument d�di� � son p�re.
Ding On, tu es de retour ?
Ding On !
Je croyais le voir rentrer.
Ils me disaient que c'�tait son esprit.
Prions ! Prions ensemble !
Prions ! Prions ensemble !
Ding On...
Tu as eu une vie sereine et paisible.
Mais la fabrique
ne le sera jamais plus.
Mon bras !
Mon bras !
Mon bras !
Mon bras !
Mon bras !
Papa, maintenant que j'ai perdu mon bras,
je ne suis plus capable de te venger.
B�nis-moi. Je construirai ma maison ici.
Je suis d�sol�.
Ce sabre, reprends-le.
Manchot, on t'appelle. Par l� !
Il faut travailler.
Cette nourriture est infecte.
Tiens.
D�barrasse vite. T'as rien � faire ?
Ma�tre Fei Lung.
Fei Lung...
C'est lui qui pr�tend voler ?
Qui es-tu pour oser me toucher ?
C'�tait un porc stupide. Il pi�tinait tout.
M�me la t�te coup�e, il continuait � pi�tiner.
Pourquoi fais-tu �a ? C'est honteux.
Tu ne sais pas gagner ta vie.
La vie est pleine de risques.
Tout le monde travaille dur pour la gagner.
Pour r�ussir, il faut de la chance.
Et savoir saisir les occasions.
Seuls les rapides survivent. Et ceux qui sont lents ?
Ils n'ont rien � manger.
�a n'a donc pas de sens de travailler dur.
O� vas-tu manchot ? Le patron t'appelle.
Au boulot ! Tu voulais me frapper ?
C'est �a ?
Il faut lui couper la t�te.
Siu Ling, l�ve-toi !
Debout !
Debout ! L�ve-toi !
C'est comme �a que tu attends le retour de Ding On ?
Tu ressembles � un fant�me.
Va dehors avec les autres.
Tu dis qu'il est vivant. On va � sa recherche.
Si on ne le trouve pas, on l'attendra.
Regarde dans quel �tat tu es !
Habille-toi ! On va chercher Ding On.
T�te de mule, mange une papaye.
Un porc a failli me la voler.
Pourquoi ce vieux couteau ?
Je l'utilise tous les jours.
Je voulais utiliser ton sabre.
Mais tu ne voulais pas et tu l'as enterr�.
J'aimerais avoir de l'argent pour acheter un sabre.
Tu es bizarre.
Tu as re�u ta paie ?
Ce sont des couteaux de la fabrique d'�p�es.
- De la fabrique d'�p�es ? - Oui, c'est de la bonne qualit�.
Ils viennent vraiment de la fabrique ?
Il y a un poin�on. Ce sont de bons couteaux.
Laquelle de fabrique ?
Il n'y en a qu'une. C'est la plus connue.
Tu ne sais pas �a ?
�a suffit.
Seuls les ignorants n'ach�tent pas ces couteaux.
Ils sont aiguis�s et solides.
Ils sont faits du meilleur acier.
Et ils sont inoxydables. On peut m�me tuer avec.
Bien des choses ont chang�
depuis mon enfance.
Voil� le Champ de l'Emprise
dont ils parlaient.
Soudain, j'ai compris.
La lutte entre T�te d'Acier et Ding On
n'aurait pas lieu � l'endroit que j'avais choisi.
Cette femme me fait peur.
Je ne la connais pas, mais son regard
semble dire qu'elle me conna�t bien.
Voici le Champ de l'Emprise.
Je ne comprends plus.
Je ne pensais pas y trouver des gens heureux.
Pourtant, ils semblent bien l'�tre.
Mais le sont-ils vraiment ?
Peut-�tre savaient-ils comment �tre heureux.
Pourquoi me regardes-tu comme �a ?
Va-t'en ! Va-t'en !
Prends ce sabre, il te servira peut-�tre.
Tu peux te reposer tranquille.
Je vais surveiller l'entr�e.
Quand tu te r�veilleras, mange un peu.
On a encore une longue route � faire, demain.
Tout le monde a re�u un sabre. C'�tait mon tour.
Je me mis alors � ha�r tout le monde.
Je d�testais T�te d'Acier. Je d�testais Ding On.
Et je me d�testais moi-m�me.
Je n'�tais rien.
Je m'�tais �gar�e.
Tout comme eux.
Je sentais qu'ils jouaient un jeu.
Un jeu bestial.
O� �tais-tu pass�e ?
Tu oses me jeter du vin au visage ! Ne recommence pas !
L�che-moi jusqu'� la derni�re goutte !
Tu es nouveau, ici.
C'est la premi�re fois que tu viens ici ?
Oui.
Je t'offre un verre ?
Non merci, je suis press�.
Tu refuses mon invitation ? Tu m'offenses.
Tu m'offenses, te dis-je !
Tu peux le boire seul.
� mon tour.
Partons !
Qu'est-ce que tu as fait ?
Qu'as-tu fait pour qu'ils nous poursuivent ?
Reste ici. Je vais chercher un autre endroit.
Du calme, ou je te laisse ici !
Voil� le fameux chasseur de primes.
Vous voyez ?
Ce type � genoux
a voulu nous emp�cher de devenir riches.
Donnez-nous tout ce que vous avez.
Sinon...
Tu couds ?
Cherchons � manger.
O� est pass� le riz qui restait ?
Ding On !
J'ai trouv� un livre.
Lis-le-moi, s'il te pla�t.
Dis-moi s'il parle de ma famille.
Toi, tu sais lire.
- Je ressemble � mes parents ? - C'est un manuel d'escrime.
- Lis-le. - C'est un livre de kung-fu.
Il n'y a rien sur toi.
Il �tait dans ma maison.
Il doit parler de moi.
Regarde encore.
Donne, je vais le lire moi-m�me.
Tes parents t'ont appel� Ding On. Moi, je n'ai rien.
Je ne m'appelle pas Ding On.
Moi non plus, je ne connais pas mes parents.
Rends-le-moi !
M�me mes cochons ont un nom. Ah Un et Ah Deux.
Pourquoi pas moi ? Je veux savoir d'o� je viens.
Ce livre d'escrime peut �tre utile. Je le garde.
Il n'y a que toi qui m'appelles Noiraud.
C'est combien ?
C'est tr�s cher.
C'est tr�s demand�. Les prix montent.
Minimum 200 taels. Tu as de l'argent ?
Pas assez, mais si je vous donne cette herbe m�dicinale...
Pas d'argent ? Va-t'en, manchot !
Ne me cherche pas !
Tu n'as qu'un bras. Pourquoi veux-tu un sabre ?
Pour voler ?
File ! Que regardes-tu ? Ne perturbe pas mon commerce.
Nous devons plus de 20 ans de paix � ce sabre.
C'est pourquoi nous devons �tre reconnaissants
� son propri�taire pour ce que nous avons.
O� est l'autre moiti� ?
Pourquoi cette salet� ?
� quoi te sert un sabre ? � retourner la terre ?
Il faudra se cacher quand ils reviendront.
Sinon, �a ne finira jamais.
Tu plains la souris captur�e par le chat.
Mais si un homme �crase une fourmi, tu le tues ?
Pourquoi fais-tu �a ? Tu ne peux rien changer.
Ils te tueront. Tu ne fais pas le poids.
Tu mourras. Tu ne peux pas les battre.
T�te d'Acier, que fais-tu ?
Elle ne sait pas que je l'ai sauv�e. Elle a eu peur.
Alors pourquoi l'as-tu attach�e ?
- D�tache-la. - Non.
D�tache-la !
Laisse tomber. Elle est recherch�e.
Je l'ai amen�e ici pour la prot�ger.
Ici, elle ne risque rien.
Elle n'est pas habitu�e � �a.
Ici, elle est en s�curit�.
D�barbouille-la. Elle est pleine de sang.
Le sabre ! O� est le sabre ?
C'est pour �a que tu l'as sauv�e ?
Ce n'est rien. Tous les hommes sont comme �a, tu sais.
Et toi, il te traitera comme les autres.
Non, je ne suis pas comme �a !
Alors pourquoi lui fais-tu �a ?
Parce que je l'aime.
Tu l'aimes ?
Tu l'aimes ?
Tous les hommes disent �a.
Partons toutes les deux.
Je ne peux pas. Je dois trouver quelqu'un.
Qui cherches-tu ?
M�me si tu le trouves, il te traitera de cette fa�on.
Non.
Ding On ne me traitera pas comme �a.
Je veux le retrouver !
Laisse-moi ! Je le trouverai toute seule !
Je n'ai pas besoin de toi ! Va-t'en !
Je pars seul.
Je trouverai Ding On pour toi.
Le plus important dans la vie, c'est de savoir qui on aime.
Mais d'autres personnes choisissent pour vous.
Noiraud, vite, cache-toi !
Maudit manchot !
Je vais te battre � mort.
Ma�tre, regardez-moi.
Il n'a donc pas peur de la mort ?
Par ici ! Ne pars pas ! Je veux te tuer.
Il est poss�d�. On va tuer toute sa famille.
Br�lez sa maison !
Br�lez sa maison !
Br�lez-la ! Br�lez le mal !
Tu as os� br�ler ma maison ?
Tu oses voler mes biens ?
Je vais te tuer !
Fei Lung ? Est-ce vrai ?
Que tu sais voler ?
Tu parles trop. Combien de porcs � tuer ?
Il y a une fabrique de sabres � l'ouest de la ville.
Un bon combattant y vit dans l'isolement.
Ils sont aussi nombreux que nous. Liquidons-les.
Un bon combattant ? Dans l'isolement ?
Tu n'y arriveras pas seul.
Il y aura un prix � payer.
J'ai toujours �t� injuste. Mes fr�res ont besoin d'argent.
Ces deux caisses ne suffiront pas.
Alors quoi ?
Tu veux voir qui est le plus rapide ?
Il y a un manchot, dit-on.
Un porc manchot ?
Je ne peux pas me permettre de t'engager.
Pour gagner sa vie, inutile de jouer.
Si �a ne te pla�t pas, change de table.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Fei Lung, j'accepte de travailler avec toi.
Mais si j'en ai l'occasion, je te tuerai !
Le h�ros de la montagne a un sabre tranchant.
Il tue tous les brigands.
Il n'a qu'un bras, mais c'est un ma�tre.
Il est extraordinaire.
Le h�ros de la montagne a un sabre tranchant.
Il tue tous les brigands.
Il n'a qu'un bras, mais c'est un ma�tre.
Partez !
C'est ici que je suis n�.
De quel type d'h�tel s'agit-il ? On n'y voit rien.
Au moins, c'est gratuit.
Il fait noir et on doit dormir avec le cochon.
Tu es bien gras, M. le cochon.
C'est une chance de vivre encore un jour.
Ton temps est compt�.
De la lumi�re ! J'ai vol� une bougie.
De la lumi�re !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je r�fl�chis.
Tu es tomb�e amoureuse ?
Le bien et le mal, c'est pareil.
Quand l'homme est loin, il te manque.
Tu t'attaches � un objet qui te le rappelle.
Un homme bon devient souvent mauvais et un homme mauvais devient bon.
Pas vrai ? Il n'y a pas de diff�rence.
Je ne sais pas si je deviendrai comme toi.
Celui que tu cherches, tu l'aimes ?
Avant, je l'aimais.
Mais maintenant, je ne sais plus si je l'aime ou si je le d�teste.
Je l'avais mise ici. O� est-elle pass�e ?
O� est-elle pass�e ? Je l'avais mise l�.
Plus rien.
Je ne vois plus rien, il fait noir.
Je vais voler une autre bougie.
On ne peut se fier � un homme.
Comment t'es-tu lib�r�e ?
On ne peut pas se fier � une femme non plus.
Attends-moi.
Quel est ce vacarme ?
Sauve-toi !
D�p�che-toi !
N'y va pas !
Le sabre !
- Une femme ? - Qui est-ce ?
Ce n'est pas un bandit.
Pourquoi voulais-tu nous tuer ?
Et toi ?
Je te reconnais. Tu n'es pas un bandit.
Que fais-tu ici ?
Il y a une fille en haut. Sauve-la.
- Viens voir. - Noiraud !
Que fais-tu ? Recule, vite !
Tu es manchot ?
C'est toi, Ding On ?
- C'est toi, Ding On ? - Silence ! Tais-toi !
Ding On !
Tu es Ding On, n'est-ce pas ? Je sais que tu es Ding On.
Ding On ! Je sais que tu es Ding On.
Attends-moi ! Je sais que tu es Ding On !
Qui est-elle ?
Pourquoi tu l'as assomm�e ?
Siu Ling !
Tiens-la.
Noiraud, retourne l�-bas !
Prends �a.
Tu les as sauv�s. Pourquoi as-tu peur d'eux ?
Tu es l�. Je te cherchais.
- Ma�tre. - Ding On !
- Je suis l� ! - Ding On est vivant, je l'ai vu !
Ding On !
Ils t'attendent.
Tu ne veux pas les voir ?
Dieu punit ceux qui font le mal.
C'est pour �a que Dieu est arm�.
Un sabre. Et il l'utilise.
En temps de paix, tout allait bien.
Mais maintenant, les bandits sont en ville.
Les ouvriers de la fabrique finiront par d�sob�ir aux r�gles.
Ouvrez la porte, patron !
Ouvrez la porte !
- Qui est l� ? - Ouvrez la porte, patron !
C'est Oncle Wah.
Il y a des bandits en ville.
On n'a nulle part o� aller.
Je vous en prie, ouvrez !
Dow !
Regarde s'ils ont des armes.
Ouvrez la porte !
Qu'y a-t-il, Oncle Wah ? Pourquoi est-il si p�le ?
Notre patron a �t� bless� par les bandits.
Oui, tr�s gravement.
Ne bouge pas !
Ces gens sont des �trangers.
Pas d'armes. Ouvrez la porte !
Ouvrez !
Attendez ! N'ouvrez pas encore.
�a va, ils n'ont pas d'armes.
- Aidons-les. - Oui, aidons-les.
De toute fa�on, on est plus nombreux.
�a va aller. Ne vous en faites pas.
Ouvrez la porte !
Ouvre la porte.
- Garde-les � l'�il, je vais voir. - Oui, ma�tre.
Ouvrez la porte !
O� vas-tu, Oncle Wah ?
Ce sont les bandits !
Fermez la porte ! D�p�chez-vous !
- Fais sortir Siu Ling par derri�re. - Bien.
Le ma�tre m'a ordonn� de vous emmener.
D�p�chez-vous. C'est dangereux, dehors.
T�te d'Acier ! Va surveiller la porte !
Fei Lung !
J'ai d�j� tu� tant de sales porcs.
Je n'imagine pas un guerrier se cacher ici.
Je sais pourquoi Squelette a si peur.
Ne crains rien. Ce sont eux les perdants !
On le tue ? Facile.
Tu veux rester ou rentrer te faire soigner ?
Ne parle pas tant. Tue-le.
Je tue les porcs pour de l'argent. Et aujourd'hui,
le porc, c'est toi !
Reviens ! T�te d'acier !
Il est trop fort. Attention.
Je pr�f�re mourir en combattant.
Ce ne sont pas tes affaires. Tais-toi !
Je suis le seul responsable ici.
- Laisse-les partir. - D'accord, je les laisserai partir.
Tranche-toi d'abord le bras droit. On parlera apr�s.
Je ne t'ai pas pay�, pour lui couper le bras,
mais pour les tuer tous !
Vas-y ! Pourquoi h�sites-tu ?
Coupe-le ! Tu as peur ?
Ma�tre, non !
Ma�tre !
T�te d'Acier !
Plus vite !
Tu es trop lent ! Plus vite !
Plus vite ! Utilise donc ton sabre !
Tue-le, Fei Tien !
Ma�tre, le sabre !
�carte-toi !
- Siu Ling ? - Papa, �a va ?
Pourquoi es-tu revenue ?
Amah Mah et Trente-Trois sont en lieu s�r.
Que fais-tu ici ?
Qui est-ce ?
Ding On.
Allons-nous-en !
C'est toi Fei Lung ? C'est toi
qui as tu� mon p�re ?
Ding On, tire un trait sur ton pass�.
Enfuis-toi !
Ma g�n�ration n'a pas le choix.
Je ne veux pas errer comme un fant�me.
Mon p�re s'appelait Lai. Quel �tait son surnom ?
"Sabre Rapide dans la Rivi�re du Midi."
Tu es un Lai.
L'homme que j'ai tu� et �trip� �tait donc ton p�re.
Je peux te dire son pr�nom.
Il s'appelait Lai But Fiu.
Bien. � pr�sent, je vais venger mon p�re.
Ding On ! N'y va pas !
Sois rapide !
Je saisis soudain l'enjeu du Champ de l'Emprise.
Ceux qui ont perdu une bataille
reviennent un jour r�clamer ce qu'on leur a pris.
Notre g�n�ration veut se venger.
La prochaine ne le fera peut-�tre pas.
Si je suis la seule � �chapper � ce massacre,
je chercherai � me venger aussi.
Sale manchot ! Tu n'auras pas toujours de la chance.
Aujourd'hui �tait un mauvais jour pour toi.
Serais-tu trop lent
pour te battre ?
Je vous aurai tous, sales porcs !
Papa !
Ding On et T�te d'Acier m'�taient finalement revenus.
Je comprenais enfin pourquoi papa vivait sous de faux noms
et pourquoi nous changions sans cesse d'endroit.
Ce jeu durait depuis tr�s longtemps.
De g�n�ration en g�n�ration, immuablement,
sans interruption.
Ding On et T�te d'Acier
s'en all�rent.
Pourquoi �taient-ils venus ?
Pourquoi �taient-ils repartis ?
Pourquoi existions-nous ?
Je ne suis pas partie � leur recherche.
Ils avaient promis de revenir me voir.
Ding On !
C'est vraiment toi ?
Chaque ann�e, c'�tait le m�me rituel.
Leurs visages souriants �taient si extraordinaires, si beaux.
Ils ne restaient pas longtemps.
Mais �a ne faisait rien. Je continuerai � les attendre.
� �pier leur retour,
en esp�rant qu'ils restent plus longtemps.
Le Champ de l'Emprise ?
Je ne comprends toujours pas.
Mais �a m'est �gal.
Je continuerai � attendre celui que j'aime le plus.
Sous-titres : Sylvie Tran
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