All language subtitles for The.Pyjama.Girl.Case.1977.1080p.BluRay.x264-OFT.fr

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Original subtitles

C'est une histoire vraie. Le film a été tourné en Australie, sur les lieux des événements. Seuls les noms des protagonistes ont été modifiés.

La production remercie le centre de police de Sydney et la direction de la médecine légale pour leur coopération.

Tu sais, je ne vais plus chez ce coiffeur, il m'a raté une couleur.

Mes aßnées viennent avec moi, mais je coiffe celle-ci.

Elle est un peu capricieuse...

Ketty !

Ketty ! Qu'y a-t-il ?

L'AFFAIRE DE LA FILLE AU PYJAMA JAUNE

Inspecteur...

Inspecteur !

- Qu'y a-t-il ? - Venez ! Il y a un appel pour vous...

Merci.

- Merci, Danny. - Il n'y a pas de quoi.

AllĂŽ ?

Ah, bravo Morris... Je te remercie.

OĂč ?

J'arrive tout de suite.

Ne t'en fais pas, je ne le dirai Ă  personne.

L'expertise médico-légale ne sera pas aisée...

- On appelle aussi ceux du 1er Ă©tage ? - Ah, vous ĂȘtes lĂ ...

Désolé, j'étais dans le coin et je suis monté pour...

- Bon, si je vous dérange, je m'en vais... - Non, non...

Entre, maintenant que tu es ici... Ferme la porte.

Allez, découvre-la.

- Qui est-ce ? - Personne ne le sait.

Une balle, probablement de pistolet, lui a perforé la gorge,

puis on lui a défoncé le crùne avec une barre ou une pierre.

Ensuite on l'a mise dans ce sac et on l'a brûlée.

- Qu'y a-t-il, Thompson ? - Nottingham...

LĂ , il vous faut des experts... A qui allez-vous assigner l'enquĂȘte ?

A Ramsey et Morris.

Écoute, Nottingham, je pourrai peut-ĂȘtre t'aider,

j'ai passé toute ma vie ici. Par exemple, tu te souviens, il y a dix ans,

quand ils ont trouvé un Chinois mort dans le port, et que j'ai...

Attends un instant, Thompson.

Morris ? C'est Nottingham.

D'accord. Appelez-le, j'attends...

Tu as choisi deux novices. Mon expérience leur serait utile !

Thompson, pourquoi ne restes-tu pas tranquillement Ă  la maison, maintenant que tu es Ă  la retraite ?

Ce n'est plus comme à notre époque, les délinquants sont différents,

des Ă©trangers, des droguĂ©s prĂȘts Ă  tout.

Ne te vexe pas, mais l'Ăąge aussi a son importance,

et cette affaire risque d'ĂȘtre bien mouvementĂ©e.

Ah ! Morris...

- Tu bouges ou quoi ? - Oui, je descends.

J'ai préparé un dossier qu'on complétera aprÚs l'interrogatoire du garçon.

Oui, je sais qu'il est arrivé, on m'en a déjà informé.

D'accord, je descends tout de suite.

Transmettez ça, mademoiselle, c'est urgent.

Avant de mourir, cette femme a dĂ» avoir un rapport sexuel,

ou alors elle a été violée.

C'est le délit typique d'un homme anormal...

affligé d'un complexe de castration.

Rorschach nous apprend ça.

T'as entendu ? Il a la tĂȘte truffĂ©e des conneries qu'on enseigne Ă  la fac.

C'est toujours Ă  cause du sexe, de la psychanalyse...

Ils croient que tout le monde veut baiser sa propre mĂšre, bordel !

Thompson !

Bunny, s'il te plaĂźt... Bunny...

- Écoute-moi. - D'accord, d'accord...

Si tu veux t'en occuper, je ne te l'interdirai pas,

mais n'oublie pas que c'est Ramsey

qui est officiellement responsable de l'enquĂȘte.

- Alors je suis Ă  nouveau en service, hein ? - Volontaire. En service volontaire.

- C'est clair ? - Oui, oui, merci.

- Et tu ne prends aucune initiative... - Oui, oui.

- ou dĂ©cision. - Bien entendu, ne t’inquiĂšte pas.

- Que faisais-tu sur le plage ? - Rien. Je jouais.

- Salut, Morris. - Inspecteur...

- Alors ? - Quoi, alors ?

Eh, Morris !

- Qui est-ce ? - Le garçon qui a trouvé le corps.

- Merci de votre appel. - Je n'ai appelé personne, c'est clair ?

Je vous remercie quand mĂȘme.

- Professeur, tu n'as pas vu ma culotte ? - Bah, elle doit ĂȘtre lĂ .

- Je ne la retrouve pas. Tu l'as cachée ? - Tu es sûre que tu en portais une ?

Je crois que oui. Elle était noire. Elle n'y est pas !

Regarde-moi le foutoir qu'on a mis.

- On dirait un champ de bataille. - Ne t’inquiùte pas, je rangerai tout.

Oh, la voilà ! Tu étais assis dessus.

- Logique, c'est là qu'on a commencé. - Et tu vas aller travailler comme ça ?

Sans culotte ?

En général, avec un jean, je n'en porte pas.

Quand je t'ai rencontrée, tu en portais toujours

et j'ai mis du temps Ă  te la retirer.

Hier, à la clinique, on m'a dit que tu avais téléphoné deux fois.

Tu savais que l'on devait se voir aujourd'hui,

qu'avais-tu de si important Ă  me dire ?

Rien... Mais, écoute... Tu es quelqu'un d'important, non ?

ConnaĂźtrais-tu par hasard quelqu'un dans la police ?

Pourquoi ? Tu dois renouveler ton permis de séjour ?

Non, mais il y a un inspecteur qui veut me parler.

Il m'a téléphoné, hier, à la maison, en me laissant son numéro.

- Je devrais le rappeler. - Eh bien, vois ce qu'il veut.

Je connais le directeur de la section de l'immigration.

Il fréquente mon club.

Dis-moi s'il te faut quelque chose... Et s'ils t'arrĂȘtent,

je m'en occuperai !

Tu trouves ça drÎle ?

VoilĂ , inspecteur. Mon...

Mon département a analysé les piÚces.

Le pyjama est fabriqué au Japon,

on le trouve facilement dans les boutiques de Sydney

- pour 10,50 $. - Donne ça à Cherry !

- Ma fille en a un identique. - Et ça aussi.

Le seule différence est que le sien est rose, pas jaune.

- Et le sac ? - Il contenait du riz.

Il y avait des grains dans les coutures. Je l'ai aussi dit Ă  l'inspecteur Thompson.

Qu'est-ce que Thompson a à voir avec ça ?

Combien de fois devrais-je vous dire que c'est moi qui conduit cette enquĂȘte ?

Mais il suit l'affaire, et il avait déjà vu les piÚces...

- Vous les aviez données à Watson ? - Non, l'inspecteur Thompson les a gardées.

Encore !

Il s'est surtout montré intéressé par le sac.

- Il a aussi pris le corps ? - Ah, non, inspecteur !

Je n'aurais jamais permis ça !

Écoute, je peux toujours abandonner l'enquĂȘte.

Tu ne vois pas la façon dont il s'en mĂȘle ?

- Il le fait par passion. - Il m'a cassé les couilles !

Qu'il aille pĂȘcher ou chasser.

Désolé, je sais que c'est ton ami.

Mais il est vieux...

- et ses méthodes sont... dépassées. - S'il te plaßt, essaie de le supporter...

- C'est une légende dans la police. - Tu parles !

MĂȘme le chef n'a pas le courage de le chasser.

Légende, mon cul...

- Alors, ton boulot sur le bateau, ça va ? - Pourquoi tu me demandes ça ?

Je suis curieux.

Tu ne veux pas me demander de travailler dans ta clinique, par hasard ?

Non merci. Je préfÚre travailler à l'extérieur, c'est plus amusant.

Ah, je ne t'ai pas dit ce que ce flic me voulait.

C'est exactement ce que tu pensais.

- Que t'a-t-il demandĂ© ? - Il m'a interrogĂ©e au sujet d’Évelyne,

il voulait savoir s'il y avait quelque chose entre nous.

Je t'ai toujours dit

- qu'elle était amoureuse de toi. - Mais non.

C'était une fille bizarre, trÚs réservée. C'est difficile de la juger.

Mais vous avez quand mĂȘme vĂ©cu ensemble pendant quelque temps.

Non, jamais.

Elle m'a demandé quelques fois si elle pouvait passer la nuit chez moi,

parce qu'elle n'avait pas le courage, je crois, de rentrer chez elle toute seule.

Une fois, c'est moi qui lui ai demandé de rester.

Il y avait un orage terrible et il pleuvait fort.

VoilĂ , c'est la seule fois oĂč elle a eu une attitude bizarre. C'est tout.

- Bonjour inspecteur. - Continue, continue.

J'ai vu que tu tires trĂšs bien.

Vous voulez me demander quelque chose ?

Dis-moi,

le corps de la femme sur la plage,

tu l'as trouvé à l'intérieur d'une des deux voitures ?

Oui. Dans...

Dans la Chevrolet noire.

- Qui a amené les voitures à cet endroit ? - Quint.

- Il habite dans une baraque du coin. - Qui est-ce ?

Je ne le connais pas bien. Il est gros, sale... Un peu...

Il ne sort jamais.

Je n'ai rien touché.

J'avais trop peur. Et ma sƓur criait. Alors, je l'ai prise...

et on est partis.

Par chance, sur la route, on a rencontré un type.

Qui ĂȘtes-vous ?

Que voulez-vous ?

Il n'y a rien ici !

Du calme, c'est la police.

Je suis l'inspecteur Ramsey.

- Tu es Quint, c'est bien ça ? - Oui. Oui, et je suis chez moi.

Je fais ce que je veux...

Ce que je veux.

Qu'est-ce que vous me voulez ?

On vient au sujet de la fille

- retrouvée morte pas loin d'ici. - Je ne sais rien !

- Tu as dĂ» en entendre parler. - Non.

Non, je ne sais rien de cette histoire.

Mais si, tu es au courant.

Elle était à l'intérieur d'une des épaves que tu as ramenées. Sur la plage.

Je les ai amenées là-bas parce qu'elles bloquaient la route.

La prochaine fois, je ferai comme tous les autres.

Je m'occuperai de mes affaires, et au diable !

On ne veut rien de toi, si ce n'est des informations.

Tu dois savoir quelque chose sur cette histoire,

- vu que tu habites tout prĂšs, non ? - Je n'habite prĂšs de rien.

- Tu as bien dĂ» voir quelque chose. - Je n'ai rien vu.

C'est bizarre, parce que j'aurais juré que tu aimes bien regarder.

Fermez ce tiroir ! Vous ne pouvez pas fouiller sans un mandat...

Eh, toi !

Laisse tomber. Il connaĂźt bien ses droits.

D'accord, d'accord. Comme tu veux.

On reprendra au bureau, d'accord ?

On se verra Ă  la centrale, demain aprĂšs-midi. A la criminelle.

Ne fais pas le malin, sinon on viendra te chercher. Compris ?

Venez, inspecteur.

- Vous restez ? - Non, non.

Bonne continuation !

Roy !

Roy !

Qu'est-ce que tu fais lĂ  ? Attends-moi lĂ -haut.

Tu sais que tu ne dois pas venir ici.

- Tu n'as pas le droit d'entrer ! - Il est 16h, dĂ©pĂȘche-toi !

Je deviendrais folle.

Comment fais-tu pour tenir ici ?

J'ai l'habitude.

Mais il fait chaud ici !

Au début...

Au début, c'était vraiment dur, mais aprÚs je m'y suis habitué.

Annie, Margie... Des femmes travaillent aussi ici ?

Si on peut appeler ça des femmes.

Tu sais ce qu'on dit, ici ? Que, de la communauté néerlandaise,

- tu es la plus belle. - Oh, arrĂȘte !

Tu te souviens d'Antonio, l'autre soir ?

- Dis-toi qu'il... - Pourquoi tu te moques de lui ?

Mais non ! C'est juste qu'il n'a vu une fille comme toi que dans les magazines.

Eh oui !

Non, s'il te plaßt, ne fais pas ça...

S'il te plaĂźt, non...

- Je t'en prie, quelqu'un pourrait entrer. - Mais non...

Qu'est-ce que tu regardes ?

Tu as pris ma culotte ?

- Non... - Dis-moi la vérité !

Tu sais, je n'arrive jamais Ă  la retrouver.

Non, non...

- Non, non, non... - Pourquoi ?

Tu as toujours envie, c'est pas possible !

Bien sûr.

Non, allez...

- Je ne suis pas comme le vieux... - Quel vieux ?

Ton ami, le professeur. ArrĂȘte de sortir avec lui.

Je vous ai vus, hier, dans la Jaguar.

Glenda...

Glenda, désolé, excuse-moi.

Je ne t'en parlerai plus. Je ne voulais pas te vexer !

- Laisse tomber, tu ne penses qu'à baiser. - Mais je t'ai demandé de m'excuser !

- Il y a des choses que tu ne comprends pas. - Je ne suis pas jaloux !

Tu l'as bien vu, je t'ai mĂȘme prĂ©sentĂ© Antonio. Glenda, pardonne-moi.

- Je te l'ai dit, va-t'en ! - Non, Glenda, viens ici !

Dans ce pays, le samedi et le dimanche, il n'y a plus personne.

Tout le monde disparaĂźt.

Mais, toi, Antonio, pourquoi viens-tu ici tout seul ?

Ici, il y a la mer.

Elle est pareille dans tous les pays.

MĂȘme en Italie, c'Ă©tait comme ça.

OĂč peut aller un Ă©tranger ici ?

Pour une femme, c'est plus facile...

OĂč as-tu rencontrĂ© Roy ?

Je ne sais pas, je ne m'en souviens plus.

Tu es jaloux ?

Ah oui, c'est vrai, tu es Italien.

Non ?

Tu as un fiancé ?

Un mari ?

Oui.

Ah, voilĂ .

- Et tu as des enfants ? - Oui.

Tu es heureuse, alors ?

Oui.

Est-ce que tout ça est vrai ?

Non, malheureusement.

Malheureusement.

Donne-moi l'autre main.

Tiens.

- Salut Morris ! - Salut.

Qui sont ces deux jeunes ?

Ils trafiquaient avec Quint.

- Chez lui ? - Oui.

Tu sais, le chef t'a demandé par trois fois. Que doit-on lui dire ?

Que vous ne m'avez pas trouvé, que je ne suis pas là...

Il ne s’inquiĂšte que des journaux et des Ă©lections.

Tu as la liste des étrangers dont le permis de séjour est limité ?

La voilĂ .

- Valable pour les trois derniers mois. - D'accord.

- A plus. - Ah, un instant !

Elle a été tirée par un Colt calibre .38, comme ceux des militaires américains.

C'est un modĂšle rĂ©cent. Le canon a un dĂ©faut sur l’hĂ©licoĂŻdale.

- Eh, c'est qui, le patron ? - C'est lui, lĂ -bas.

- Le type aux cheveux longs ? - Oui.

Excusez-moi, je suis de la police.

Vous produisez ce genre de riz ?

Non, c'est une qualité orientale, nous ne la faisons pas.

Seuls quelques restaurants l'utilisent, et quelques hĂŽtels dans le centre.

- Notre riz vient d'Europe, qualité extra. - Oui, oui, j'ai compris.

Pourriez-vous me dire qui est le fournisseur de ces sacs ?

Non. Les sacs en jute sont dépassés. Désormais, on utilise du plastique.

Merci.

- Antonio... - Oui ?

Ton ami est arrivé, regarde.

Ah, l'inspecteur. J'y vais tout de suite.

- Bonjour. - Ah, salut, Antonio.

- Qu'est-ce que vous prenez ? - Je n'ai pas faim, aujourd'hui.

- Choisis pour moi. - D'accord.

- Antonio... - Oui ?

Je t'ai apporté des romans italiens de Moravia.

Merci, inspecteur.

Je vous les rendrai quand je les aurai terminés.

Non, je te les donne, garde-les.

- De toute façon, je n'y comprends rien. - Merci.

A mon époque, un flic ne se mettait pas en vitrine...

Il aurait pu venir à l'idée de quelqu'un de tirer depuis l'autre cÎté de la rue.

Pan ! Pan !

Vous avez l'air de vous amuser, tant mieux.

Mais vous avez lu les journaux du jour ? Ils commencent Ă  se moquer de nous...

Morris m'a dit que tu continues Ă  chercher l'assassin

parmi les maniaques sexuels.

Et que le principal suspect est toujours ce type...

Quel est son nom... ? Quint !

Ce n'est pas le seul suspect.

Je fais mes enquĂȘtes dans toutes les directions.

Chaque district a les donnĂ©es de la fille, mĂȘme la radio.

Les données...

Tu ne trouveras jamais l'assassin tant que tu ne sauras pas qui est la morte.

Il faudrait la montrer au maximum de gens possible.

J'ai déjà une idée concernant ce sujet.

- Laquelle ? - Une trÚs bonne idée.

Vous n'avez pas faim, Thompson ? Vous mangez quelque chose ?

- Oui, du riz. Apportez-moi du riz. - A l'italienne ?

Oui, presque cru.

Quelle est ton idée ?

J'en ai parlé au chef et il a approuvé.

Mais on ne fera rien sans autorisation,

il dit que ça pose un problÚme religieux, je ne sais pas.

Le gouverneur doit en faire part au Conseil.

Ah ! J'ai eu le rapport du légiste.

Oh, je l'ai déjà lu.

Le fait qu'elle se soit fait baisée ne signifie rien pour moi.

Oui, mais, ici, il dit aussi

qu'il y a eu deux ou plusieurs sadiques qui ont tué rien que pour le plaisir,

peut-ĂȘtre aussi droguĂ©s.

Le tueur s'est acharné sur le corps parce qu'il avait peur !

Il l'a tuĂ©e de crainte d'ĂȘtre reconnu.

Parce que, selon moi, la fille le connaissait trĂšs bien.

Lui ou elle, parce qu'il n'est pas exclu que l'assassin puisse ĂȘtre une femme.

C'est l'avis d'un vieil inspecteur Ă  la retraite,

- en service volontaire. - Qui emporte les piĂšces Ă  conviction.

Et cela, sans permission.

Le riz... Le riz qui était dans les coutures du sac.

Toute une histoire pour deux grains de riz...

Je ne sais mĂȘme pas ce que j'en ai fait. Ils n'avaient pas d'importance, allez !

Excusez-moi, patron.

- Police, inspecteur Thompson... - Dites-moi.

- Aujourd'hui, j'ai mangé à cette table. - Oui ?

Et on m'a servi ce riz. J'aimerais savoir oĂč vous l'achetez.

Chen, dis-moi, oĂč achĂšte-t-on ce riz ?

- Vous avez compris ? - Ici, presque personne n'en demande.

En général, ce sont plutÎt les restaurants chinois, ou arabes pour le chiche-kebab.

Tu m'invites Ă  manger chez Rocky, alors ?

- OĂč est ta voiture ? - En bas, au parking.

C'est la voiture du restaurant,

je suis en train de chercher une bonne occasion et, tu verras...

- Demain, c'est moi qui t'invite. On y va ? - Oui.

- Deux steaks et une salade. - J'ai vu ton Italien. Pas mal !

Tu vas faire quoi, avec le professeur ? Tu ne vas pas le quitter, j’espùre.

J'ai entendu dire qu'il vient d'acheter une nouvelle clinique Ă  Albury.

Ne fais pas de bĂȘtises !

Tu es fatiguée ?

J'ai remarqué que, quand tu sers aux tables,

tous les hommes te regardent.

- Tu es fou ? - Je ne suis pas fou, je veux t'épouser.

- Pourquoi ? On n'est pas bien comme ça ? - Si, mais je veux t'épouser.

Tu fais une fixation.

Combien de temps peut-elle se conserver comme ça ?

Pendant plusieurs semaines. On lui a injecté le composé Kayserling :

formaline et hyposulfite.

- Vous l'avez embaumée, donc. - Pas exactement.

C'est une excellente idée qu'a eu l'inspecteur Ramsey.

De cette façon, tout le monde pourra la voir, et de tous les cÎtés en plus.

- Faudra-t-il payer un ticket pour entrer ? - Oh non, ce sera gratuit !

On lui a recousu le bras, vous savez ?

On va remplir le bac de formaline. Peut-ĂȘtre qu'elle y flottera.

Tu flotterais sûrement.

J'avais conseillé à l'inspecteur de montrer aussi le pyjama qu'elle portait.

Mais il dit que c'est trop commun.

Au fait, ma fille a le mĂȘme, mais le sien est rose, pas jaune.

C'est quoi, ça ?

Oh, rien, un bout de papier.

Merci !

Il y a quelqu'un, ici ?

Eh, madame !

Ne criez pas ! Vous ne voyez pas que je suis ici ?

Que voulez-vous ?

Oh, mon Dieu ! C'est la police.

Vous collez ce genre d'étiquette sur les choses que vous lavez ?

On m'a dit que ça provient d'une laverie du coin.

Non, les nĂŽtres sont en plastique.

Connaissez-vous une laverie qui utilise ce type d'étiquette ?

Cherchez du cÎté des laveries du port. Elles font ça à l'ancienne.

Mais qu'est-ce qui se passe ici ? On étouffe !

Un tuyau s'est rompu et ils sont en train de le réparer.

On m'a dit que cette étiquette vient de chez vous.

- Oui, c'est la nĂŽtre, mais qui ĂȘtes-vous ? - Police.

Vous souvenez-vous d'une femme

qui vous a récemment amené un pyjama jaune à laver ?

Une fille d'environ 20 ans, probablement blonde.

Un pyjama jaune ? Un instant.

Tais-toi !

Ça suffit ! CouchĂ© !

Inspecteur...

Écoutez...

Inspecteur... Ma femme croit se souvenir

d'une fille qui est venue il y a peu retirer un pyjama jaune.

C'est peut-ĂȘtre celle

qui venait avec un type costaud habitant Ă  New Center.

J'aimerais parler Ă  votre femme.

Elle fait prendre son bain Ă  notre petit-fils. Revenez plus tard.

- Un garçon ? - Oui.

Ça doit ĂȘtre bien d'avoir un petit-fils.

Bonne chance !

Ainsi, tu es mariée. Tu es heureuse, alors ?

Il n'y a pas grand-chose de changé.

Parfois, on se marie pour ne pas se sentir seul.

Puis on découvre que deux solitudes associées sont encore pires qu'une seule.

Ce n'est pas rassurant.

Comment est ton mari ? Tu l'as rencontré sur le bateau ?

Non, Ă  un match de rugby.

Un sportif, donc. Il joue ?

Il est italien.

Tu as passé beaucoup de temps en Europe. Tu t'es amusé ?

Figure-toi...

que je représentais l'ordre australien au congrÚs mondial. J'ai travaillé dur.

J'ai mĂȘme Ă©tĂ© dans ta ville, Haarlem.

Mais je n'ai pas vu de tulipes.

Ni mĂȘme de moulin Ă  vent.

- Mais tu as vu la rue des putes, non ? - Oh, oui.

En fait, c'est lĂ  que je logeais.

Logeais ? OĂč ça ?

Chez une fille à qui tu ressembles d'une façon impressionnante.

Tu ne vas pas me croire, mais elle s'appelait Glenda.

Eh, un instant.

OĂč vas-tu ?

Ne sois pas stupide.

Je plaisantais.

Glenda, monte.

Monte, on va arriver en retard.

Allez, Glenda.

- Tiens. - Merci.

Je ne pensais pas monter.

Moi, j'étais sûr du contraire.

Et puis... on s'entend si bien au lit.

Oui, mais maintenant...

Tu dis ça pour Antonio ?

Dans ce monde de merde,

oĂč le plus honnĂȘte est encore un souteneur, un voleur, un assassin...

et oĂč les jeunes filles se prostituent pour un gramme de drogue...

- Viens. - Non, allume la lumiĂšre.

Salut.

Les gens de la compagnie ont téléphoné.

- Et ces fleurs... - Je les ai achetées.

Le bateau est arrivé ce matin.

A quoi as-tu passé la journée, bordel ?

- J'ai bossé sur un autre bateau. - Quel bateau ?

Si tu ne me crois pas, demande Ă  ton ami Roy.

- Pourquoi Roy ? - Il y était aussi.

- Il était seul ? - Non, avec une femme.

- C'Ă©tait sĂ»rement une pute. - Peut-ĂȘtre.

Elle en avait l'air.

Je m'appelle Patricia Clark, épouse Dorsey.

La fille morte que vous exposez en bas, c'est ma fille.

Madame...

Vous voyez ces gens ?

Ils sont tous convaincus qu'elle est leur fille, leur sƓur, leur niùce.

Pas un jour ne passe sans que quelqu'un la reconnaisse.

Beaucoup en sont convaincus. Certains amĂšnent mĂȘme des preuves.

Je suis désolée pour eux, mais c'est Anna.

Anna Guglielmina, ma fille unique.

Pauvre chérie.

Calmez-vous, madame, je ne mets pas votre parole en doute.

- Asseyez-vous. - Merci.

- Alors, dites-moi. - Voici une photo d'elle. Regardez.

Vous pouvez vérifier, si vous voulez.

Elle avait une cicatrice au cÎté droit

et deux petits grains de beauté au bas de l'aisselle.

La bague en argent qu'elle porte encore au doigt

était retenue par une autre, en or.

Si vous regardez bien,

vous verrez qu'il reste la trace prouvant qu'elle en portait bien deux.

La deuxiĂšme bague, celle en or, la voici.

Quelle Ăąge devrait avoir votre fille ?

Elle aurait dĂ» avoir 22 ans,

le 1 7 mai prochain.

Anna est née en 1956.

Elle venait de se faire soigner une ou deux dents.

Morris, viens ici.

Cette fois, on y est peut-ĂȘtre.

Désolé mon cher, mais si je ne prends pas mon bain deux fois par jour,

je deviens hystérique.

J'adore les oiseaux.

C'est ma passion.

- Bien. Et votre femme ? - Oui. J'ai épousé Patricia Clark

en 1957... Non ! 1958. Pour avoir la nationalité.

C'est courant, tous les immigrés le font.

Maintenant je suis Australien, c'est drĂŽle.

Si mon grand pĂšre avait pu l'imaginer... Dans le Sarrey !

- Et la fille, M. Dorsey ? - Oh, Anna l'avait déjà,

elle était née quelques années plus tÎt.

Et, Ă  propos de cette fille,

que vous avez exposée au public avec une délicatesse

qui abominerait mĂȘme les aborigĂšnes,

croyez-moi, ce n'est pas la fille de Patricia.

Anna vit en Europe, Ă  Paris, je crois.

Un cher ami à moi l'a rencontrée, un blond qui fait l'antiquaire.

Vous connaissez Paris ?

Juste aprÚs le mariage, elle m'a poussé à souscrire

une assurance-vie pour sa fille, Anna Guglielmina,

une fille antipathique et plus moche que sa mĂšre.

Et, mĂȘme si ç'a l'air impossible, plus idiote qu'elle.

Vous ne préféreriez pas vous asseoir ici ?

Non, merci, je préfÚre le fauteuil, et avoir...

un peu de lumiĂšre.

- Une tasse de thé ? - Non, merci.

Vu que vous m'avez fait venir ici, pourriez-vous me parler de votre femme ?

Il n'y a pas grand-chose Ă  dire. Vous avez vu comme elle s'habille ?

Et, en plus, elle est méchante, folle, une vraie vipÚre.

DĂšs qu'elle a eu vent de votre exposition,

elle s'y est précipitée, comme un chacal.

Parce que, si elle arrive Ă  vous convaincre que c'est le corps de sa fille,

elle touchera les 100 000 $ de l'assurance et elle vous entubera.

- Vous... - Vous vous rappelez le crash de l'avion,

à Hong Kong, l'an passé ?

Cette folle s'est immédiatement rendue là-bas

pour chercher Ă  reconnaĂźtre sa fille parmi les victimes.

Elle a essayé, mais ça n'a pas marché.

Êtes-vous sĂ»r, M. Dorsey, que l'assurance est encore valable ?

Bien sûr. Elle a été contractée auprÚs de Security Central Company.

Non, Central Security Company, j'en parierais mes couilles.

Vous ne risquez pas grand-chose, en tout cas.

Alex !

OĂč Ă©tais-tu donc passĂ©, ces derniers jours ?

Tu aurais pu me téléphoner, gros vilain !

Tu aimes bien avoir le dessus et me faire souffrir !

Toujours en train d'espionner, toi ! Dégage !

Tu ferais mieux d'Ă©tudier au lieu de te farcir la tĂȘte de ces conneries !

Jusqu'au jour oĂč quelqu'un te mettra en cloque !

Bon, eh bien ? Qu'est-ce que vous voulez ?

Madame, nous collectons des informations sur votre voisin, un certain Edward Quint.

Quint ? Je ne le connais pas.

Pourtant, hier soir, vers 23h, vous ĂȘtes allĂ©e chez lui.

Moi ?

Chez lui ?

Mon cher, la nuit je dors, je ne sors pas. Vous permettez ?

DĂ©solĂ©, madame, mais vous ĂȘtes entrĂ©e chez Quint Ă  23h18

- pour en ressortir à 2h21 . - Ah, bien, vous avez écrit ça ?

C'est curieux que vous disiez ne pas le connaĂźtre.

Si j'ai envie de sortir la nuit, c'est mon problĂšme,

je suis majeure, au cas oĂč vous ne l'auriez pas remarquĂ©.

Ah, tant mieux.

Ainsi, quand vous serez convoquée à la centrale,

vous n'aurez pas Ă  vous faire accompagner par votre mĂšre.

Par ici, inspecteur.

Eh bien,

qu'y a-t-il ?

C'est lui qui lui a offert ça, hier soir, j'en suis sûre.

- Qui ça, lui ? - Quint.

C'est un porc, tout le monde le sait. Il lui fait toujours des cadeaux.

Une fois, il m'a proposé 5 $ pour que je retire mon soutien-gorge.

C'est entamé par le feu, il y a des traces de naphte.

Ah, il manque une maille, tu vois ?

Tourne-le, voilà, ça coïncide parfaitement.

Aucun doute, c'est celui de la fille.

Allez, courage, parle !

OĂč l'as-tu pris ? Hein ?

Parle, c'est dans ton intĂ©rĂȘt.

Je vous le jure...

Je ne l'ai pas tuée.

Je n'ai jamais fait de mal Ă  personne.

Il y avait un grand feu sur la plage.

Les flammes m'ont réveillé.

Je suis sorti pour voir ce qui se passait. Il faisait encore noir.

J'ai cru... que quelqu'un avait mis le feu aux épaves.

Je me suis approché...

et j'ai vu... J'ai vu...

qu'il y avait un sac qui brûlait encore à l'intérieur.

Il n'y avait personne, j'ai essayé de l'éteindre avec du sable.

Je me suis mĂȘme brĂ»lĂ© la main.

Et puis... et puis j'ai vu... j'ai vu une montre en or.

Et je me suis dit qu'il était inutile de la laisser brûler là.

Non !

Ça ne s'est pas passĂ© comme ça.

- Tu as rencontré cette femme. - Non...

- Tu l'as ramenée chez toi, - Non !

Et, vu qu'elle ne voulait pas de toi, tu l'as frappĂ©e Ă  la tĂȘte.

Tu as fait tes cochonneries, et, quand elle a repris connaissance,

tu as eu peur et tu l'as tuée.

- Avoue ! - Non !

Non, je n'ai tué personne. Personne !

Je vous le jure, inspecteur, personne !

Quint, tu dois l'accepter.

Tout te désigne, tout ! Tu comprends ?

Tu as molesté beaucoup de filles prÚs de chez toi,

et toutes sont prĂȘtes Ă  tĂ©moigner contre toi.

Non, non...

Si tu avoues, je pourrai t'aider.

ArrĂȘtez...

Ici l'inspecteur Ramsey. Passez-moi Nottingham.

Nottingham ?

Appelez le chef, on a trouvé l'assassin.

Félicitations, inspecteur. J'ai vu votre photo dans le journal.

Merci.

J'ai pensé m'octroyer de petites vacances à Bangkok.

TrĂšs bien. Avec notre compagnie ?

- Non, je préfÚre Singapore Air Lines. - Comme vous voulez...

- Vous me cherchiez, Thompson ? - Oui.

- Samedi, si c'est possible. - D'accord, inspecteur, je m'en occupe.

Tu pars en vacances, Ramsey ?

Des vacances pour fĂȘter l'arrestation de Quint ?

Vous ne vous ĂȘtes jetĂ©s sur cet idiot que parce qu'il se masturbe...

Vite fait, dans l'urgence, pour ne pas perdre ces foutues élections.

La montre appartenait Ă  la fille, la mĂšre l'a reconnue, non ?

Elle reconnaĂźtrait n'importe quoi pour toucher l'argent de l'assurance.

- L'assurance ? - Cette assurance-vie

au nom d'Anna Guglielmina Dorsey.

S'élevant à 100 000 $.

Une assurance ne peut rien prouver, ne vous en faites pas.

Vous savez ? Hier, Nottingham a bien parlé de vous.

- Je m'en branle ! - En tout cas, l'affaire est close.

Non, elle n'est absolument pas classée comme vous le pensez.

Et tu peux dire Ă  Nottingham de ma part

- que je me torche avec ses éloges. - Vous avez fini ?

Oui, j'ai fini.

- Bonnes vacances et profite de ton succĂšs. - Bye-bye !

Je continue seul !

Bande de cons.

AllĂŽ, Glenda ?

J'ai parlé à mon collÚgue.

C'est un excellent gynécologue. Non, crois-moi, c'est le mieux à faire.

Je dis ça dans ton intĂ©rĂȘt.

Glenda, dans ta situation, c'est une responsabilité.

Réfléchis-y. Bon, fais comme tu veux.

Alors, cette fois, Antonio t'a quittée pour de bon ?

Je crois bien que oui.

On aurait dit une bĂȘte. Je lui ai dit des choses terribles.

Toutes vraies, en plus.

Il ne sait pas que tu es enceinte ?

Non, ça fait deux mois que je ne l'ai pas vu.

Non, non, il ne le sait pas. En plus, tout est si compliqué.

C'est l'enfant d'un autre, c'est ça ?

Je parie qu'il est de ton professeur. Le grand chirurgien, l'Ăąme noble...

Mais ce n'est pas chez lui que tu vas, c'est moi que tu viens trouver.

Je ne voudrais pas avorter, mais je sais que...

dans ce pays, un gosse qui n'a pas de pĂšre, il est foutu.

Inutile de penser à ça maintenant. Prends une décision !

Je ne te comprends pas. Tu le veux cet enfant ou pas ?

Tout peut trouver une solution, je reconstruirai ta famille.

Glenda, fais ce que je te dis.

Je connais Antonio mieux que toi, ne t’inquiùte pas.

Je vous arrange une entrevue, tu y vas et tu lui dis tout, d'accord ?

Bien...

Alors ? Qu'est-ce que tu veux ?

Allez, parle !

J'attends un enfant.

De qui est-il ?

C'est le nĂŽtre.

Je pensais avorter,

vu notre situation, mais je voulais que tu le saches.

Bien sûr.

Un fils ?

Qu'est-ce que tu veux ? Hein ?

Que je te donne de l'argent ?

Parle !

C'est pour ça que tu me cherchais ?

Non, je voulais juste te le dire.

Je ne veux rien de toi.

Qu'est-ce que tu croyais ? Que j'allais te serrer contre moi ?

Les femmes comme toi, on les baise, c'est tout.

Oui, fous le camp !

Dégage, allez, fous le camp ! Toi et ton putain de gosse !

J'ai juste envie de vous noyer !

Tu n'as mĂȘme pas idĂ©e de qui est le pĂšre.

Tiens...

Peut-ĂȘtre que ce gamin arrive au bon moment.

ArrĂȘtez !

VoilĂ , aprĂšs il y a celle d'un type qui habite sur le premier Ăźlot.

Les autres sont dans le garage, il faut que vous demandiez au gardien.

Merci.

Ici Thompson, écoute-moi bien, Morris.

C'est un message important.

Je crois que, ce soir, je vais rencontrer le meurtrier de Glenda Blythe.

J'ai rendez-vous avec lui.

A Sutherland.

Il est trÚs sûr de lui.

Ça peut donc ĂȘtre dangereux.

Mais je dois aller jusqu'au bout, maintenant.

Comme j'envisage le pire, je vais tout te raconter.

Je crois pouvoir te dire comment les choses se sont passées.

VoilĂ  ce qu'il avait dans ses poches.

Thompson suivait encore cette affaire et, selon moi, c'est pour ça qu'on l'a tué.

Comment peux-tu le savoir ?

Je le sais parce que je l'ai souvent suivi.

Et vous verrez que demain aussi, les journaux en parleront.

Allons, n'importe qui peut l'avoir tué pour se venger,

indépendamment de l'affaire du ''Pyjama jaune''.

Oui, on pourrait dire ça. MĂȘme Ă  la presse.

- En plus, Quint a avoué, non ? - Bien sûr qu'il a avoué.

Il l'a fait spontanément, il a fait sa déposition et l'a signée.

Merde, juste maintenant, à quelques jours des élections...

Faites ce que vous voulez, mais je vous préviens,

je ne fais pas sortir Quint de prison

tant que vous ne me donnez personne pour l'y remplacer.

Désolé, Nottingham, mais tout ça va te retomber dessus. C'est comme ça.

Le vieux arrive Ă  nous emmerder, mĂȘme aprĂšs sa mort. Viens...

Et c'est reparti.

AllĂŽ ? Je voudrais parler Ă  l'inspecteur Morris.

Il ne reviendra pas ?

AllĂŽ ?

SULLIVAN ET FILS IMPORT-EXPORT

Avoir un fils, c'était important pour nous, trÚs important.

Je sais. Les premiers jours sont les pires.

Malheureusement, vous devez l'accepter.

- Vous ĂȘtes jeune, vous pourrez toujours... - Non, je n'en aurai jamais plus, je le sens.

Pourquoi n'a-t-il pas survécu ?

Courage...

Buvez ça.

Bonsoir, baronne.

Salut, George.

Sir Winston...

Bonsoir.

Ma chĂšre, comme tu peux le constater, notre club est plutĂŽt ennuyeux.

Professeur. Madame...

- Et on y mange mĂȘme mal, pas vrai Pascal ? - Oh, non ! Je vous en prie, madame.

Non, non, laisse.

Assumes-tu la responsabilité de donner une mauvaise impression de moi à madame ?

Bien, je m'en occupe, professeur.

Alors ?

J'ai peur...

- que ma tenue ne soit pas appropriée. - C'est ridicule !

Tu es la fille la plus jeune et la plus belle qui soit jamais entrée dans ce tombeau.

Glenda...

Pourquoi n'arrives-tu pas Ă  ĂȘtre heureuse ?

Pourquoi ?

Je ne sais pas, Henry. Je ne sais pas.

- Tu te souviens d’Évelyne ? - Bien sĂ»r.

Eh, oui ! Elle m'a envoyé ce colis de Los Angeles.

- De Los Angeles ? - Oui.

- Elle y habite ? - Je crois, oui.

A l'intérieur, il y avait le pyjama qu'elle portait

quand elle a dormi chez moi, tu te souviens ?

Et écoute ce qu'elle a écrit :

''Comme tu n'aimes pas que je te serre dans mes bras,

laisse au moins mon pyjama le faire doucement.''

- Tu vas le porter ? - Pourquoi pas ? Le jaune est beau...

Laisse-moi un peu plus loin. Au coin, aprĂšs la librairie.

Pourquoi ?

Ce soir, je n'ai pas envie de me disputer avec Antonio.

Glenda, promets-moi de réfléchir à ma proposition.

D'accord, je te le promets, Henry.

Ce matin, je suis allé au cimetiÚre,

j'ai mĂȘme commandĂ© l'ange

auprĂšs de ce sculpteur polonais, trĂšs cher.

On a trouvé un arrangement.

Je paierai un peu chaque mois.

Glenda ! J'ai parlé de toi à mon chef.

Liza, la femme de ménage part la semaine prochaine.

Tu pourrais la remplacer.

Il a dit qu’aprùs, tu pourrais faire le service en salle.

Tu sais, les clients donnent

plus de pourboires aux serveuses qu'Ă  nous, les hommes.

Sans exagérer.

Tu vois, je me disais que si on travaillait ensemble, tous les deux...

Elle nous a baisés. Elle est venue chez moi, tÎt ce matin.

Elle a dit qu'elle avait besoin de ma caravane pour emmener des meubles je ne sais oĂč.

Mais, non, il n'y avait aucun meuble Ă  emmener...

Elle a pris ses affaires et elle est partie.

Elle nous a baisés tous les deux. Merde, elle nous a bien eus.

Mais je sais oĂč elle est allĂ©e ! Elle est chez le vieux.

Le chirurgien, le docteur d'Albury.

Tu n'es pas au courant, c'est un mec qu'elle voyait avant toi, bourré de fric.

Putain, j'aurais dû y penser. Quel con ! J'ai été trop con !

Mais on peut peut-ĂȘtre la retrouver. Tu as la voiture ?

Elle n'avait mĂȘme pas d'argent, elle m'a demandĂ© 50 $.

- Tu les lui as donnés ? - Non, et elle n'ira pas trÚs loin :

le réservoir de la caravane est presque vide.

Le voyage jusqu'Ă  Albury est long, elle a dĂ» s'arrĂȘter quelque part.

Je te l'ai toujours dit, mais tu ne voulais rien entendre.

Si tu m'avais écouté...

Oui, quelle salope !

Avec toutes les promesses qu'elle m'a faites...

Et maintenant qu'on aurait pu travailler ensemble...

J'aurais peut-ĂȘtre dĂ» aller voir la police...

AprĂšs tout, c'est ma femme. Elle est partie...

- Et si je la dĂ©nonçais ? - ArrĂȘte tes conneries !

On est des immigrés, on ne compte pas, ce n'est pas comme ça qu'elle reviendra.

Et comment alors ? Dis-moi !

Non... Ce sont des choses que l'on doit rĂ©gler nous-mĂȘmes.

Les femmes comme Glenda, je les connais bien.

Il n'y a qu'en leur cassant la gueule ou en les tabassant qu'on obtient quelque chose.

Elles sont comme les chiens, elles doivent sentir qui est le maĂźtre.

S'il te plaĂźt, Roy, ralentis.

- Ralentis un peu. - Non ! Je ne me fais pas avoir comme ça...

Tu as compris ce qu'elle a fait ? Elle s'est fait baisée par tout le monde,

puis elle t'a quitté pour un Australien fortuné. Crétin.

Dis-moi la vérité. Tu l'as aussi baisée ?

- Qu'est-ce qu'elle a, cette voiture ? - Dis-le, salaud !

Tu en a profité, toi aussi ? Dis-le moi !

ArrĂȘte !

Qu'est-ce qui te prend ?

On est amis, non ? Ne fais pas l'idiot.

Excuse-moi. Tiens, essuie-toi.

Allez, Antonio, on ne va pas perdre encore du temps.

AllĂŽ ? AllĂŽ ? Je voudrais parler au Pr Henry Douglas.

Oui, Henry Douglas. Dites-lui que c'est Glenda Blythe.

Merci.

AllĂŽ ? Salut, Henry.

Eh oui, c'est bien moi. Devine oĂč je suis.

Je suis sur l'autoroute

- et je viens chez toi. - Quoi, comme ça, à l'improviste ?

Je...

Je vais bientĂŽt partir.

Je ne tenais plus,

- je t'expliquerai tout. - Attends, Glenda...

Qu'y a-t-il ? Henry, tu n'as pas l'air ravi.

Tu m'avais dit que...

Oui, je sais, mais maintenant... Vois-tu...

Si tu arrives, en ce moment, je ne peux pas...

Et puis, c'est une décision que...

Glenda, écoute...

AllĂŽ...

AllĂŽ ?

Glenda...

Oui, je t'écoute.

Glenda...

Dis-moi,

oĂč es-tu exactement en ce moment ?

Écoute-moi, retourne à Sydney.

J'ai compris.

J'ai trĂšs bien compris, ne t'en fais pas.

Tu ne peux pas quitter ton mari comme ça, sans savoir oĂč aller.

Tu pourrais avoir des ennuis,

- spécialement avec la loi. - C'est mon problÚme.

Ne crois pas que je ne veuille pas t'aider

mais, je te l'ai dit, je suis sur le point de partir.

Oui...

Oui, j'ai compris.

En fait, je me suis toujours trompée.

Non, maintenant, je le sais.

Fais comme tu veux.

- J'ai fait le plein, ça fait 20 $. - D'accord, je paie ici.

Mademoiselle...

Comment pouvez-vous manger ça ?

Venez vous asseoir avec nous.

On mange mieux Ă  la table.

Si vous permettez, on va vous offrir le repas.

Vous permettez, mademoiselle ?

Mais c'est du cochon pourri !

C'est de la viande en boĂźte, je suis expert en viande, vous savez.

Et alors ?

Eh bien, vu que vous ĂȘtes seule,

on s'est dit qu'on pourrait peut-ĂȘtre boire un verre,

- si vous n'ĂȘtes pas pressĂ©e. - Je ne suis pas pressĂ©e. 100 $

Bon sang ! Je pensais 20 ou 25 $.

Je connais les prix, moi.

Tu pensais mal. C'est 100 $. Pour vous trois.

Mon neveu ne compte pas. Il n'a que 1 4 ans, c'est encore un gosse.

Il est toujours enfant de chƓur.

Moi, je le compte. Allez, paie.

La voilĂ .

Souviens-toi que si tu ne changes pas de méthode avec Glenda,

c'est fini pour toi.

- Mais que faut-il que je fasse ? - Ne la laisse pas parler.

Et si tu trouves quelqu'un avec elle,

et que tu as besoin d'aide, appelle-moi.

- D'accord ? - Bien sûr, tu as raison...

Tu es sûr que tout ça est... juste ?

Va te faire foutre !

On a voyagé toute la journée pour la trouver,

et maintenant qu'on y est, tu as peur ?

D'accord, j'y vais.

Vas-y ! Qu'est-ce que tu attends ?

Si tu ne lui montres pas que c'est toi qui portes les couilles, tu la perdras.

D'accord, j'ai compris. J'y vais.

Non, non !

J'y vais. Attends-moi.

Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que tu fais ? ArrĂȘte, c'est inutile.

Je ne veux pas passer ma vie Ă  faire la vaisselle.

Mais regarde-toi. Regarde-toi !

Tu es un raté, tu veux m'entraßner à ta suite

dans ta vie de merde.

Mais je ne reviendrai pas avec toi, tu as compris ? Jamais !

Je ne veux pas !

Oublie ça. Tu me dégoûtes !

LĂąche !

LĂąche !

Salope !

- Salope ! - LĂąche !

LĂąche !

Non !

Non, Antonio, non !

Putain !

Putain !

- Je t'en prie... - Putain !

Tu m'as fait mal...

- Salope... Salope... - Antonio, s'il te plaĂźt... Non !

Je t'en prie...

Non... Non !

Je l'ai appris, tu sais ?

Tu t'es arrĂȘtĂ©e au motel, on me l'a dit.

- On m'a dit que tu as fait la pute. - Non, non... Je te jure...

- Salope ! Je vais te tuer, tu sais ? - Non, Antonio...

Te tuer !

Non ! Non, Antonio, non !

- ArrĂȘte ! - Non !

LĂąche le pistolet ! LĂąche-le !

- ArrĂȘte ! - Non, non !

- LĂąche le pistolet ! - Non, Antonio, non !

Glenda...

Anto...

Je ne...

voulais pas...

C'est Glenda qui a tiré...

Je ne voulais pas.

Oui, je sais, mais la police ne le croira jamais...

T'es en train de te pisser dessus...

Vite, il faut partir d'ici.

Un instant ! Vous ĂȘtes l'inspecteur Morris ?

Je vous ai appelé au bureau. L'inspecteur Thompson m'a dit que,

s'il ne rentrait pas, je devrais vous donner tout ça et aussi ce paquet.

J'ai téléphoné plusieurs fois, mais on a raccroché.

Entre !

Tu y étais presque, Roy Conner...

Qu'est-ce que ça signifie ? Vous vous trompez !

Reste assis !

Non, non !

Ça peut ĂȘtre dangereux, mais je dois aller jusqu'au bout, maintenant.

L'autre soir, chez Thompson, c'est le cric que tu voulais récupérer, hein ?

Tu as tué Thompson pour le faire taire, pas vrai ? Mais il parle encore...

Le cric que va te donner la jeune fille, je l'ai trouvé dans la caravane.

Il porte encore des traces de sang.

Antonio Attolini a tiré sur sa femme,

mais ce n'était pas une blessure mortelle, comme vous le savez.

Roy était avec lui, Roy Conner,

un immigré danois qui habite à New Center North, Sydney.

VoilĂ .

Le sac et les grains de riz m'ont mené jusqu'à Roy.

Allez, Antonio, lĂšve-toi.

Tu dois ramener la caravane en ville. Je m'occupe du reste.

Glenda !

Roy...

Non !

AprÚs, il a traßné toute le nuit avec le corps dans la voiture,

puis il est enfin arrivĂ© sur la plage, oĂč il a cachĂ© le sac et l'a brĂ»lĂ©.

Merde, il fait déjà jour.

Écoute Morris, prends des hommes et va chez Antonio Attolini.

- Il est déjà 6 heures. - Oui, ramÚne-le ici.

Ces deux-lĂ  pourraient mĂȘme ĂȘtre d'accord.

Tu crois que Roy confirmera la déposition ?

Oui, j'en suis sûr, il le fera.

- Inspecteur Ramsey, qui est Ă  l'appareil ? - C'est Antonio, Antonio Attolini,

- le garçon du restaurant. - Antonio, oĂč es-tu ?

Dis-moi oĂč tu es.

Je suis au cimetiĂšre de Double Bay.

Venez... venez seul.

Bien sûr que je viendrai seul, Antonio, je le promets.

Venez seul !

Fais-moi confiance.

Antonio.

Oui, inspecteur.

Mon fils est ici. Il n'a vécu que...

trois jours.

Je sais, je sais.

Seul...

Vous m'aviez promis de venir seul... J'ai tenu ma parole.

Un instant, Antonio, on va parler.

Attends, attends. Reste lĂ , Antonio.

Non, non, non. Je ne veux plus parler, maintenant.

- Calme-toi, reste calme... - Vous m'aviez promis de venir seul...

Tout seul ! Pourquoi n'avez-vous pas tenu parole ?

Allez, réfléchis. Je suis ton ami...

Ami ?

Vous ĂȘtes mon ami ? Je n'ai aucun ami !

Par rapport Ă  vous... 1 , 2, 3, 4, 5. Je n'ai pas d'ami dans ce pays de merde !

Je ne suis pas un délinquant, compris ? Connard, je ne suis pas un délinquant !

- Je vais t'expliquer, ne fais pas ça. - Tu es un lùche, tu le sais ?

C'est facile, hein ? C'est facile d'attraper un mec comme moi.

Antonio...

Un pauvre mec qui n'a rien. C'est facile !

Je n'ai rien !

Je n'ai rien ! Rien !

Tu as compris, salaud ? Je n'ai plus rien ! Rien !

Rien !

ArrĂȘte, Antonio !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte, Antonio !

ArrĂȘte !

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