Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Australie 1867.
Rien de ce que vous allez voir n'est vrai
LE GANG KELLY
Mon cher enfant,
Je sais ce que c'est que d'avoir grandi dans le silence et le mensonge.
C'est pour cela que je t'�cris maintenant.
Afin que tu ne confondes pas la fiction et les faits
et que tu n'aies pas une image biais�e de ton p�re
comme moi du mien.
Ton grand-p�re �tait un fils d'Irlande
devenu un Son of Sieve,
arrach� � sa terre par les oppresseurs britanniques
et envoy� au bagne de la Terre de Van Diemen en Australie.
Personne ne sait ce qui lui est arriv� l�-bas,
il n'en a jamais parl�.
Il �tait de ceux qui emportent leurs secrets dans la tombe.
Mais je sais que les secrets
entravent ceux qui les d�tiennent plus fort qu'aucune cha�ne
et que le mensonge se propage comme les mauvaises herbes.
Alors que tu lis cette histoire, mon histoire,
sache qu'elle est �crite pour toi et d�nu�e de mensonges.
Que j'aille en enfer si ce n'est pas le cas.
L'ENFANT
Putains d'oiseaux !
Ned. Reste pas l�.
Maman a toujours dit que Dieu l'avait faite pour �tre m�re.
Elle a jur� de nous prot�ger comme un abri prot�ge de la pluie.
Elle �tait pr�te � tout pour les siens.
On a termin� ?
Je paie toujours mes dettes, Ellen.
�a devrait te tenir un mois,
et garder ton troquet ouvert.
Ned va te chercher une bouteille.
�a te pla�t de vivre ici, Ned ?
Dans la salet� et la d�ception ?
Ouais.
Qu'est-ce qui te pla�t ici ?
C'est tranquille.
C'est �a que ton p�re est venu chercher ici ?
Je l'ai vu galoper � travers les champs
dans sa petite robe rouge.
De la tranquillit� ?
C'est pas vrai.
Si, c'est vrai.
Je te le jure.
Qu'est-ce qui pousse un homme � s'habiller de la sorte ?
Il doit aimer satisfaire les hommes dans cette tenue.
T'es un bon petit gars, Ned.
Les mots du sergent O'Neil ont fait leur chemin en moi comme un parasite,
remplissant mon imagination de pens�es ignobles
qui prolif�raient comme des vers.
Lorsque j'ai commenc� � les exprimer,
ma s�ur Kate m'a conduit jusqu'� un tas de cailloux
o� elle allait jouer.
L�, j'ai d�couvert le secret de mon p�re.
T'as pas � t'inqui�ter de ce que fait ton p�re ou de ce qu'il est.
Tu es un homme maintenant.
Mon petit homme.
Tu seras ce qu'il n'est pas.
Ne laisse pas ce sergent entrer chez nous.
Il fut un temps o� il n'osait pas.
Aucune plume ne peut conter
ce qui nous est arriv�
nos chants sont �crits dans le sang des ren�gats...
C'est pour les clients, pas pour les ivrognes.
- Qui se dispersent... - Ils paient, eux.
... dans les cendres et les chiens...
O� est la viande ?
- Mais les pleurs... - Ta famille a faim.
... sont pour les enfants et les veuves...
Il faut qu'ils sachent que leur s�ur a�n�e est morte de faim au berceau
par la faute de leur p�re...
Tu fais peur aux enfants, femme.
Tu avais promis de ramener du b�uf.
Tu la veux, ta viande ?
Elle est l�, ta putain de viande.
Ose un peu ! Putain, ose donc !
D�gage !
Esp�ce de porc !
D�gage !
Putain d'animal de merde !
Animal de merde !
Maintenant, on a du b�uf.
Bravo, mon fils !
Mon petit boucher.
On va...
On va se r�galer ce soir.
Baisse la t�te.
Et une pour mon grand b�b�.
Merci, Ned.
Et une tranche bien saignante...
pour l'homme de la maison.
Et un morceau bien tendre
pour la femme qu'il aime le plus au monde.
� trois, tout le monde dit merci � Ned pour le repas de ce soir, d'accord ?
Un, deux, trois.
Merci, Ned !
Mon petit boucher !
C'est moi le boucher !
Il n'y avait pas de marque de fer.
Arr�te un peu, John.
Avoue.
Pourquoi il y a un trou ici ?
J'en ai fait un fouet.
Ah oui ?
Tu te rends comptes, Bob, John a fait un fouet !
Eh bien, va le chercher.
Articles 7 et 8 du code, John.
La loi qui interdit de voler le b�tail d'autrui ?
J'ai pas d'autre choix que de t'arr�ter.
Je peux pas y retourner.
Ouais.
C'est tellement dommage.
C'est moi qui l'ai fait.
Je n'y crois pas une minute.
Regarde un peu cette vache. Elle est plus grosse que toi !
- Mais c'�tait moi ! - Ferme-la, Ned.
Arr�tez-moi !
- C'est moi qui l'ai tu�e. - �coute ton p�re.
Mais c'est moi !
- On y va, John. - C'est moi !
Va chercher une couverture, ta timbale et ta cuill�re.
On a une longue route, mon petit braconnier.
Allez viens, Ned.
C'�tait moi.
Ne viens plus ramener ta bite par ici.
Tu me fais de la peine, Ellen.
Vraiment de la peine.
Mon p�re ne m'a plus parl� apr�s ce jour-l�.
Je devins bient�t un gar�on morose,
engonc� dans son remords
comme dans un manteau.
Cela changea pendant un bref instant
le jour o� un gar�on tomba dans l'eau.
Ah ! Oh non !
Il s'appelait Dick Shelton
et venait d'un monde � mille lieux du mien,
dont les richesses m'�taient inconnues.
Je n'�tais plus Kelly le voleur.
J'�tais un h�ros.
Voici des v�tements de mon fils.
Un ange envoy� par le ciel.
Maman disait toujours que j'�tais comme un pur-sang,
et que ce qui importait, c'�tait la lign�e et la race.
Votre fils a sauv� la vie du mien.
Qu'est-ce qui vous g�ne l�-dedans ?
Rien. Au contraire.
Je viens vous faire part de ma gratitude.
Pour Ned.
C'est du tr�s bel ouvrage.
Merci.
Mon fils va � l'�cole � Seymour,
et j'ai parl� � sa directrice,
elle serait d'accord pour prendre Ned en internat.
Je prendrais en charge le co�t.
Vous voulez emmener Ned loin de moi ?
L'�ducation d'un enfant est de la plus grande importance,
vous en conviendrez.
Je ne suis pas all�e dans une �cole � chichis.
Non, mais... Si Ned le pouvait,
imaginez ce qu'il deviendrait ?
Je ne demande que votre accord.
Mon Ned est un gar�on attentionn� et pr�venant.
C'est tout r�fl�chi.
Vous pouvez peut-�tre vivre sans voir votre enfant tous les jours.
Mon id�e de la famille est tr�s diff�rente.
J'essayais seulement de...
J'ai bien compris ce que vous voulez faire.
Vous, les Anglais, vous faites �a depuis qu'on a �t� d�port�s ici.
Vous essayez de d�truire notre culture
tout comme celle des Aborig�nes avant nous.
Merci bien,
mais je donne � mon fils des le�ons sur le sens de la famille
qui ne sont pas dans vos bouquins.
Vous refuseriez de donner une �ducation � votre fils ?
Seul Dieu pourra me prendre mes enfants.
Mais les Anglais, jamais.
� moins qu'il vous faille autre chose ?
Vous avez votre fils. Laissez le mien tranquille.
Attention o� vous mettez les pieds, ma p'tite dame.
Qu'est-ce que �a dit ?
Voyons voir.
�a dit : "Pour Edward Kelly,
"en remerciement pour son courage
"de la part des Shelton."
Papa ! Papa !
Regarde ce que j'ai re�u ! Papa !
Lorsque je suis arriv� � la cellule de mon p�re...
j'�tais gonfl� d'un tel sentiment de fiert�
que je n'ai pas r�alis� que la porte �tait ouverte.
C'est de votre faute.
Je jure que �a n'est pas moi, Ellen.
Je l'ai trouv� comme �a.
Ned, viens ici, mon gar�on.
Ne me touche pas, salaud !
Tu dois �tre fort maintenant. Pour ta m�re.
Toutes mes condol�ances.
Je veillerai sur vous, maintenant que John n'est plus l�.
Avec de la peau d'opossum dedans, elles t'iront.
Tu vas veiller sur moi.
J'avais honte de penser
que depuis la mort de papa, la vie �tait bien plus facile.
Mais ma m�re �tait entour�e de pr�tendants.
Des hommes indignes qui lui tournaient autour
comme des chiens galeux autour d'une femelle encha�n�e.
Maman cherchait quelqu'un qui puisse nous prot�ger.
Quelqu'un qui puisse faire de moi un homme.
Ned.
Va faire un tour en ville
et rapporte une �paule d'agneau,
je la ferai r�tir pour le d�ner ce soir.
Diable ! Si ce n'est pas Harry Power !
Le h�ros, en chair et en os !
Toujours en vie ?
Elles sont pour moi ?
On dirait que tu as gard� ton sens de l'humour.
Elles sont pour la veuve Kelly.
Va prendre les fleurs, Ned,
que monsieur n'ait pas � descendre de cheval.
Comment tu vas, Ned ? Toujours la forme ?
Salue Ellen de ma part.
Toujours un plaisir de te croiser, Harry.
T'as bonne mine. T'as m�me grossi.
Casse-toi.
Balance-les dans le feu.
Oh yeah.
Ma curiosit�
m'a fait condamner
pour mes p�ch�s
mais je veux red�marrer, et ne rien regretter
Dans toutes les villes, il y en a un qui jamais ne pardonne
Nos soldats sont moins pires que nos policiers
Nos soldats, eux, au moins, gagnent honn�tement leur salaire
mais les flics vont t'�ter tout ce que tu as construit
ta femme de ton lit et le pain de la bouche
C'est une chienne, une chienne, une chienne de cond�
une chiennerie de chienne de cond� de mes deux.
Tu sais de qui je parle, pas vrai ?
Je ne plaisante pas.
Ils ne pensent qu'� eux-m�mes. Pas � toi.
Fais bien attention.
Tous en c�ur ?
C'est une chienne, une chienne, une chienne de cond�
une chiennerie de chienne de cond� de mes deux.
C'est une chienne, une chienne
une chienne de cond�
une chiennerie de chienne de cond� de mes deux.
Tu es s�r de ne rien vouloir manger, Harry ?
J'ai une faim insatiable, Ellen.
Mais je me suis habitu�
� me voir refuser l'objet de mes d�sirs.
Il va falloir rem�dier � �a.
Est-ce que tu veux partager ?
Je r�ve d'un agneau comme le tien, Ellen.
Rose.
Tendre.
Harry va aller mener du b�tail depuis le Nord.
Tu vas partir avec lui.
Il te paiera bien, tu sais ?
Mais qui va s'occuper de notre terre ?
Ton fr�re et moi, on va le faire.
Nous serons encore l� quand tu reviendras.
Maintenant, pars et sois un homme.
Montre-leur de quel bois tu es fait.
Bienvenue � la maison.
Il n'y a pas de fen�tres ?
Les amis finissent par partir, les femmes par se lasser,
les chiens par mourir.
Mais Bullock Creek ne m'a jamais laiss� tomber.
Ici, c'est la caverne d'Ali Baba.
Qui c'est ?
Un prince arabe. Dans sa caverne secr�te.
C'est chez toi ?
Non, mon grand. C'est chez nous.
Qu'est-ce que tu �cris ?
Mon histoire.
Quand un homme quitte ce monde,
il ne laisse que son histoire.
Ne laisse jamais les Anglais la raconter � ta place.
D'abord ils mentiront puis ils te la voleront.
Tu me lis un passage, Harry ?
Bullock Creek,
en plein mois d'ao�t.
Quelle belle journ�e !
Courbatures, varices,
quelle mis�re que la vieillesse !
Mais dans mon infortune, j'ai pour �l�ve
un aspirant, un arp�te,
mon compagnon et mon bras droit,
dont le doux nom est Ned Kelly.
Le plus fin tireur de b�casses de cette grandiose contr�e.
Pas mal.
�a me pla�t.
Maintenant, je vais parler de ta fa�on de monter � cheval.
�a devrait aller vite.
"Ci-g�t Dan Morgan,
"qui vola la cro�te d'un homme
"et fut condamn� � perdre sa virilit�."
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Demande-lui.
C'est toi.
La fin de ta vie de mis�re et le d�but d'une nouvelle.
Elles sont superbes. Merci, Harry.
T'as l'air d'un prince, mon grand.
Jette un �il au menu.
- Prends ce qui te pla�t. - Que puis-je vous servir, M. Power ?
- Comment allez-vous, Fred ? - Content de vous revoir, Harry.
Rien pour moi. J'ai le boyau nou�. Quand je chie, c'est une vraie torture.
- Oh, vraiment ? - Je prendrai juste du vin.
Et peut-�tre un whisky pour le dessert.
D'accord. Ouais.
- Harry. - � ta sant�, Harry.
Qu'est-ce que tu en penses ? Rosbif et pur�e,
ou des pancakes ?
Pourquoi pas les deux ?
Qui n'a jamais mang� rosbif et pancakes n'a pas v�cu.
Ton verre, Harry.
- Et voil�. - Merci.
Remplis-le bien jusqu'en haut, Fred.
Et laisse la bouteille, merci.
Si tu manges avec moi, tu bois aussi avec moi.
Reste pr�s du cheval.
C'est ton ami qui arrive ?
Il n'y a pas d'ami.
Il n'y a pas de b�tail. Rien que nous.
Reste ici.
D�gage ce canasson !
D�gage-le ou je le bute !
Bouge le cheval maintenant ou je le d�gomme !
T'as compris ?
T'es con ou quoi ?
Comment il s'appelle ?
Bordel mais il est con ! Plus con qu'un balai !
Debout au milieu de la route � trembler comme une feuille !
Si tu me dis pas son nom,
tu vas trembler pour de vrai
quand je lui mettrai une balle
dans la cervelle !
Ramasse les flingues !
C'est �a le m�tier, mon grand. On fait �a, nous.
T'es un hors-la-loi, maintenant.
T'es pas un veinard, toi ?
Des putains de pancakes flamb�es. T'en as de la chance.
J'en veux pas de tes putains de pancakes !
- Je veux rentrer chez moi ! - Chez toi, mon cul.
Moi, Harry Power, je t'ai achet�, Ned.
Achet�.
Ta m�re t'a vendu pour faire de toi mon assistant.
Elle ferait jamais �a.
Tu serais surpris de savoir ce qu'une m�re peut faire.
Quinze livres, tu m'as co�t�.
Et je te jure que tu vas les valoir.
Suis-moi.
Il y a quelque chose l�-haut qui va te plaire.
Oui, comme �a.
Ne bouge plus. Bouge plus.
Allez.
Putain.
Tu le sens ?
C'est bon, n'est-ce pas ?
Debout.
Putain de merde.
Ferme la porte.
- Mais putain, tu veux quoi, Harry ? - Discuter, c'est tout.
Tu pouvais pas attendre deux minutes ?
Devant le gosse ? C'est ind�cent.
Eh bien, vas-y. C'est quoi, le probl�me ?
Le probl�me, c'est ton petit oiseau, Kevin.
Et que tu as manqu� de respect � ce gar�on et � sa famille.
C'est un flic, Harry.
C'est une petite pute.
J'ai dit � ta m�re que pour voyager avec moi,
il faut savoir appuyer sur une g�chette.
Sors ton arme, Ned.
L�ve-le.
Pointe ton putain de flingue !
Tu veux faire de ce gosse un meurtrier, mon pote ?
Va te faire foutre, salope !
Je ne suis pas ton pote.
Qu'est-ce que tu veux, connard ?
- Merde ! - Jolie petite saucisse, hein, Kev ?
Il doit y avoir une sacr�e grosse veine derri�re ce petit oiseau.
�a va pisser le sang quand on va le d�gommer.
Mais tu as de la chance...
je viens de faire un garrot.
- C'est pas dr�le ! - Debout !
Tu vas m'exploser les couilles ?
- Doucement ! - Debout !
Allez, Ned. Explose-lui la bite.
Je te promets, ta vie va �tre aussi mis�rable
que celle de ce vieil enfoir� !
Explose-lui la bite !
Va te faire foutre, Harry !
Tu sens cette odeur ? C'est la peur.
�a pue, pas vrai ?
Maintenant...
tire.
J'ai promis � ta m�re de faire de toi un h�ros.
Explose-lui la bite.
L'�coute pas, mon gars.
Tout le monde se calme une minute.
Rends-moi service, d'accord ?
Enl�ve ton doigt de la g�chette.
Vas-y.
Fais-toi un nom.
Doucement.
Ne sois pas un l�che comme ton p�re.
Je suis pas comme mon p�re !
C'est vrai.
Putain, t'as tir� !
Tu m'as tir� dessus, Ned !
Putain, tu fais quoi maintenant, Harry ?
Me force pas � te tuer.
Tire sur ton copain Harry...
comme tu as tir� sur O'Neil.
Vas-y, mon grand.
Vas-y.
Ned.
Le fais pas, mon gars.
T'as d�pass� les bornes cette fois, Harry.
Je vais te faire pendre pour �a.
La seule fois o� Harry Power fut honn�te avec moi
c'est quand il m'a demand� d'appuyer sur cette g�chette.
Il fut arr�t� peu apr�s sans opposer de r�sistance.
Un homme ne peut �chapper � son destin
ni aux crimes de son pass�.
�a va l�.
C'est bien.
Il a dit que tu gardes les 15 livres !
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Tu reviens les mains vides ? Il �tait cens� t'apprendre.
M'apprendre quoi ? � tuer ?
� survivre.
�a te suffit pas de vendre ton corps ?
Il faut que tu me vendes aussi ?
Me touche pas !
Rien n'est gratuit en ce bas monde, mon fils.
Rien n'est gratuit.
Certaines choses devraient l'�tre.
- Me touche pas ! - Rentre !
Rentre !
O� sont les bottes de ton p�re ?
Qu'est-ce que tu en as fait ?
Je lui ai tir� dessus, maman.
J'ai tir� sur le sergent, mais j'ai pas pu le tuer.
Je n'ai jamais voulu qu'il t'arrive du mal.
J'ai peur, maman.
J'ai tr�s peur.
Il va venir te chercher.
Mais tu es fort.
Et lui est faible.
Notre p�re
Qui es aux cieux
Que Ton nom soit sanctifi�,
Que Ton r�gne vienne,
Que Ta volont� soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi � ceux qui nous ont offens�s.
Et ne nous soumets pas � la tentation,
mais d�livre-nous du mal.
Amen.
Je ne sais plus comment le sergent O'Neil m'a arr�t�
et emmen� loin de ma famille.
Je n'�tais alors qu'un enfant.
Avant m�me de m'�tre ras� pour la premi�re fois,
je filais d�j� vers le destin de l'homme que j'allais devenir.
L'HOMME
Tue le putain d'Irlandais !
T'abandonnes ?
Bute-le !
Vas-y. C'est �a que tu veux, hein ?
Tu sais ce que t'es ? T'es un putain de singe dansant !
- Retournes-y, putain ! - D'accord.
D�fonce ce connard !
Explose-le, Neddy !
D�fonce-lui la t�te !
Vous en voulez encore ?
Allez vous faire foutre sales rosbifs de merde.
� ma sortie de taule,
j'ai essay� de mener une vie simple et honn�te
loin de la salet� et des d�ceptions de chez nous.
Je n'�tais plus un enfant.
Bien qu'en v�rit�, je n'ai jamais eu d'enfance ni de jeunesse
digne de ce nom.
Toute ma vie, j'ai cherch� un compagnon,
je l'ai finalement trouv� en la personne de Joe Byrne.
C'�tait un gars vif, qui aimait l'opium
et appr�ciait ma compagnie.
Joe !
Rends-moi mon bouquin.
Rends-le-moi.
Lis-moi un passage alors ! Toi, lis-moi un passage !
Je vais pas te lire...
"Peut-�tre ne sommes-nous pas si sots qu'il y parait que de prime abord.
"Mais quoi que nous soyons, nous nous en satisfaisons,
"tant que nous pouvons l'�tre ensemble."
Putain, c'est beau.
C'est putain de beau !
Ils parlent de nous, pas vrai ?
Peut-�tre bien, Joe. Je pense que oui.
Dix ans s'�taient �coul�s depuis ma derni�re visite,
mais la cellule o� je fus battu �tait rest�e la m�me.
J'avais tout fait pour rester loin de ma famille,
et pr�tendre �tre davantage qu'un simple Kelly.
Mais je n'arrivais pas � les oublier,
les cris de ma m�re ne me quittaient jamais.
Et plus le temps passait, plus ils r�sonnaient.
Jusqu'au jour o� je suis revenu.
Ma famille avait bien grandi.
Je suis revenu. Je suis revenu.
Dan et Kate n'�taient plus les enfants que j'avais quitt�s.
Et ma m�re s'�tait �namour�e d'un homme presque aussi jeune que moi.
La terre que je labourais autrefois �tait devenue celle d'un autre.
Tu nous a abandonn�s.
J'avais pr�vu de revenir.
Quand on serait tous morts ?
- J'ai de l'argent maintenant. - Je ne veux pas de ton argent.
C'est qui le type habill� en clown ?
George et moi on va se marier.
- Il vient de Californie. - Ah ouais ?
Ils viennent d'o� ces chevaux ?
C'est pas important.
�a te dit d'aider Dan et lui
� leur faire traverser le fleuve demain ?
George dit qu'il y en a d'autres de l'autre c�t�.
Tout un troupeau sur les terres de James Moody.
Ils sont vol�s ?
Non, je suis venu pour �lever, pas pour voler.
Et ton amoureux devrait pas entra�ner Dan l�-dedans.
George King a fait de ton fr�re un homme.
Tout comme Harry Power devait le faire pour moi ?
Tu ne sais pas ce que j'ai v�cu !
Tu n'�tais pas l�.
Sur cette terre, une femme est toujours seule.
Tu as d�j� �t� seule, toi, maman ?
Le corps de papa �tait encore ti�de que tu baisais avec un autre.
C'est toi qui as tourn� le dos � ta famille, pas moi.
- Je ne suis pas parti. - Ah oui ?
On m'a pris.
Des ann�es de ma vie disparues � cause de toi !
Et tu �tais o� apr�s �a ?
Tu �tais o� ?
Promets-moi d'aider ton fr�re avec les chevaux.
N'abandonne plus jamais ta famille.
Promets-le-moi.
Tu m'as manqu�.
Mon fils.
Il est pas si mal, Ned.
- Tu l'aimes bien ? - Ouais, �a va.
Il est gentil avec maman.
C'est un putain de bon voleur.
Viens avec nous.
�a serait super. On t'emm�nerait, on te montrerait.
Il s'y conna�t.
Non, j'ai arr�t� de voler.
On se fait beaucoup d'argent avec lui.
- Vous gagnez de la tune ? - Ouais.
- Ouais, on... on en gagne. - Oui, c'est vrai.
- T'es qui, toi ? - Steve.
C'est le canasson le plus moche que j'aie jamais vu.
Viens avec ton fr�re et moi,
tu n'auras plus � chercher des carnes pareilles.
Ouais ? Pourquoi tu as besoin de moi ?
Tout ce que tu cherches, c'est un toit.
Ned, je vais faire passer une robe blanche � cette femme,
la conduire devant l'autel
et pendant un instant, d'essayer d'oublier
que tu es sorti de sa chatte en pleurant.
Elle m'a dit ce qu'elle t'a fait.
Elle t'a vendu � un voleur.
�a me rappelle ce chien que j'ai eu il y a longtemps.
Un vrai sac � puces.
Je suis du genre vicieux et je le battais tous les jours.
Je le battais juste parce qu'il me regardait.
J'ai fini par comprendre
que si tu maltraites une b�te assez longtemps,
elle finit par t'aimer quand m�me,
juste parce que, parfois, tu ne la frappes pas.
Jolie histoire, cow-boy.
Je vais �tre ton papa.
Salut, fr�rot.
Enl�ve �a tout de suite, sinon je te br�le dedans !
Va te faire foutre, Ned !
Pourquoi tu portes une robe, Danny ?
- Tu veux savoir, Ned ? - � qui sont ces chevaux ?
� qui, Danny ?
- M'appelle pas comme �a ! - Alors, � qui ils sont, Danny ?
- Va te faire voir en ville ! - Ah ouais ?
T'es pas mon putain de p�re !
Ouais ? Et ce putain de cow-boy non plus.
C'est �a que tu lui apprends ? C'est toi, �a ?
T'�tais o�, putain ? Hein ? T'�tais o� ?
Pourquoi tu portes cette putain de robe ?
- O� tu les as trouv�es ? - De quoi tu parles ?
O� tu as trouv� ces robes ?
- T'aimerais bien savoir, hein ? - Oh, t'es un vrai bandit, hein, Danny ?
Oui c'est �a, bute-moi. Bute-moi.
Bute-moi, putain. Bute-moi !
Tu vas t'en servir ? Bute-moi, Danny !
Dan, rentre tout de suite !
Rentre tout de suite !
Si tu ne te plais pas ici...
va-t'en.
- Va-t'en. - Ouais.
Ouais. D'accord.
Salut, Ned.
Dan.
T'as trouv� �a o� ?
Chez Mme Robinson.
Pourquoi tu les a prises ?
Parce que je les voulais.
Tu m'as manqu�.
Toi aussi, Danny.
M'appelle pas comme �a.
Rien � foutre.
Emm�ne-moi en Am�rique.
D'accord. D'accord.
Oh, mes putain de robes !
Voleur de merde ! Encore ton putain de fr�re !
Il fait toujours n'importe quoi avec mes robes !
Vera !
- Vera, non ! - Je sais ce que vous faites !
Je viens les rapporter, putain !
Sale voleur de merde !
Je les rapporte, putain !
Ma robe de bal pr�f�r�e, salaud !
- Chut ! - Tu les as massacr�es !
- Je te les ach�te trois guin�es pi�ce. - Elles valent deux fois plus.
- Cinq, et je t'en dois une. OK ? - Oh, mon ch�ri.
Va chercher de la compagnie pour notre invit�.
Je ne reste pas.
T'aimes pas les femmes ? Juste leurs robes ?
Ouais.
Kelly, esp�ce de salope !
Molly mon c�ur, am�ne Vera.
T'es quel Kelly ?
Edward.
On m'appelle Ned.
Oh. L'enfant tueur.
J'ai entendu plein d'histoires sur toi, Ned.
Je suis l'agent Alexander Fitzpatrick.
Ravi de faire ta connaissance.
Je t'ai vu te battre chez le gouverneur. C'�tait...
C'�tait tr�s impressionnant. Tu boxes souvent ?
J'aime pas trop.
Je vais prendre un verre. �a te dit ?
J'aime pas �a non plus.
Un Irlandais qui aime pas boire, ni se battre ? En voil� une surprise.
Vous m'arr�tez pour vol ?
Seulement si tu prouves que le vol n'est pas ton seul vice.
Sant�.
Allez, les filles. C'est parti.
Parfait.
OK. Molly, tu viens avec moi.
Toutes les autres, dehors. Allez, viens.
On se bouge. C'est parti. Allez, viens.
Allez, les filles, dehors.
Donne-lui-en une en cadeau.
- Une quoi ? - Robe.
Je m'appelle Mary.
Moi, c'est Ned.
Merci, Ned.
Tu es Irlandais.
Tu viens d'o� ?
Je suis n� � Beveridge.
Tu es de la colonie, alors ?
Ouais. Je sais pas trop ce que je suis.
Je viens de Templecrone.
T'en penses quoi ?
- Tu es tr�s belle. - C'est juste la robe.
Pas vraiment.
Je peux te d�shabiller ?
Tu as froid ?
- Pourquoi ? - Tu trembles.
�a va.
Je peux t'embrasser, alors ?
T'as pas beaucoup embrass�, pas vrai ?
On essaie autre chose ?
Ned ?
Je pensais que tu finirais jamais. Allez, viens. On va...
Tu bois pas, mais tu fumes ?
Fumer apr�s, c'est bon.
Oh non, �a suffit.
T'as d�j� bais�... habill� en robe ?
C'est pas mal.
T'as l'impression de...
transgresser les r�gles, un truc comme �a.
Tu penses que c'est ce que font Dan et ses copains ?
Ils baisent en robe ?
Elle �tait comment, Mary ?
- Pas mal. - Ouais ?
Tu vas pas... t'y attacher, hein, Ned ?
Sinon, je ne t'ai pas rendu service.
Mary, elle est pas faite pour le mariage.
Ram�ne pas quelqu'un d'ici chez toi.
Le Robinson, c'est...
C'est juste un endroit pour se distraire de la vie.
Tu me d�testes ?
C'est parce que je suis Anglais ou flic ?
Vous avez tous essay�
de me prendre quelque chose, � moi ou � ma famille.
Qu'est-ce que je pourrais bien te prendre, Ned ?
J'ai pas encore trouv�.
Celle-ci est pour ma petite Ellen !
Une nuit que je dormais
avec femme et enfant
une silhouette apparut � ma porte...
�a, c'est ta ligne de c�ur.
Ta ligne de t�te.
Elles se croisent. �a veut dire que tu as du caract�re.
Et apr�s... Tu as les mains tr�s douces, tu sais ?
Et... ta ligne de c�ur est tr�s courbe.
- Tu vois comme elle est ici ? - Ouais.
�a veut dire qu'en fait...
c'est un signe de libertinage.
T'es d'accord ?
Et j'ai r�v� d'un grand feu
J'ai cru entendre un ange pleurer...
Je peux avoir... un petit bisou ? Sur la joue ?
Tourne, tourne, tourne
Le pouvoir m'a rendu fou
et je ne saurais dire...
C'est ton nouveau papa ?
Je ne choisis pas avec qui ma m�re couche.
Ni avec qui ton fr�re Dan tra�ne ?
De quoi tu parles ?
Tu sais que c'est un voleur.
Et ton fr�re Dan aussi on dirait.
Calme-toi, Ned. On est copains.
Mais j'ai un mandat d'arr�t au nom de Dan.
Merde.
On peut s'arranger.
- Ah ouais ? Comment ? - Ta s�ur Kate.
Une jeune femme vraiment remarquable.
Et je me demandais si elle pourrait...
me fr�quenter ?
Je serais tr�s reconnaissant.
Je pourrais dire au chef de police
que malheureusement les preuves que nous avons
ne suffisent pas pour inculper Dan.
T'en dis quoi ? Tu me dis que Dan serait un homme libre ?
Oui, un homme libre.
Je vais y r�fl�chir.
Merci.
Que Dieu sauve notre Reine
Longue vie � notre noble Reine
Que Dieu sauve la Reine
Dispersez ses ennemis...
Maman ?
Je te pr�sente Mary Hearn.
Enchant�e, Mary.
Voici mon fianc�, George.
Enchant�e.
Pourquoi tu me regardes ?
Je... je te regarde pas.
Vous vous connaissez ?
Non, je l'ai jamais vue.
Vous travaillez au Robinson ?
Je vais prendre un verre.
Embrasse-moi avant de partir.
Je n'y travaille pas.
J'y habite depuis la naissance de mon fils.
Vera Robinson n'h�berge personne qui n'y travaille pas.
Je te l'ai dit, maman, c'est pas comme �a.
Tu mens.
Mary vient faire ta connaissance.
Parfois j'aide � faire le m�nage.
Bien s�r. Une jolie fille comme toi.
Tu les rends tous amoureux avec ta petite chatte.
Ne fais pas �a, putain !
Merde ! T'as perdu la t�te ou quoi ?
Tu me rends folle avec cette putain !
Tu m'as dit que tu m'aimais !
J'�tais cens� savoir qu'elle avait un b�tard ?
Je t'ai trouv� un cheval.
Ils n'avaient plus de robes ?
Tu veux le tenir ?
Je peux ?
Il a les jambes dodues.
Il mange beaucoup.
Comment �a va ?
Pourquoi il est parti ?
Tu as pr�vu d'�pouser cette fille, Mary ?
D'�lever son b�b� comme le tien ?
Je suis contente pour toi.
Vous m�ritez tous une belle vie.
Qu'est-ce qui t'as au visage ?
Une pie m'a attaqu� quand j'�tais � v�lo
et je me suis retrouv� le nez dans un arbre.
- Une pie ? - Ouais.
Ce pays tout entier essaie de nous buter.
Kate, j'ai un...
J'ai un cadeau pour toi.
J'esp�re que c'est la bonne taille. J'�tais pas s�r.
- Je peux l'essayer ? - Ouais, d'accord.
Elle est jolie.
C'est la bonne taille. Regarde �a.
�a a d� co�ter un bras.
- T'en penses quoi, maman ? - Elle est magnifique.
Tu as beaucoup de chance.
Tourne un peu pour voir ?
Qu'est-ce que tu en dis ?
- Merci. - Ouais.
Je peux avoir un petit bisou ?
Merci.
Assieds-toi. Allez.
Viens ici. Comme �a.
Tu as parl� de Dan � ton type ?
Oui.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Il, euh...
Il a pas r�ussi � convaincre le chef.
J'aime bien la dentelle.
� le convaincre de quoi ?
De laisser tomber.
- Mais tu nous avais promis. - J'ai promis d'essayer.
J'ai quand m�me pu r�duire la peine d'un an � quatre mois.
Je passe pas quatre mois au trou, moi !
Me touche pas !
Me touche pas, putain !
- Dan, arr�te ! - Tu nous as menti !
Me touche pas ! Je vais pas au trou, putain !
Un an et quatre mois, maintenant.
Casse-toi.
Vous, les Irlandais, pas foutus de vous d�brouiller seuls.
Vous devriez partir.
- J'y vais. - D�gage !
Il est o�, George ? Notre ami le Ricain ?
George King ne vit plus ici.
Dommage, non ?
Que le...
Que le petit grandisse sans son p�re...
De quoi tu parles ?
Ned...
George King aussi allait chez Mme Robinson.
Tu crois que ce gosse vient d'o� ?
Dis-lui, Mary.
Il est � qui ?
Ne l'�coute pas.
Personne ne t'a rien dit ?
Bande de l�ches.
Personne n'a os� lui dire ? Vraiment ?
Mon Dieu... Je suis d�sol�, Ned.
Je suis vraiment d�sol�.
Barre-toi.
Je suis autant en col�re que toi, Ned.
Il y a quelqu'un ici que cet Am�ricain n'a pas bais� ?
- Ta gueule ! - Il t'a bais�e, toi.
- Toi aussi. - Ta gueule !
- Et toi, Kate, il t'a bais�e ? - Putain d'Anglais...
Avant que j'aie pu ?
Oh merde !
Esp�ce de salope !
Putain de merde !
Ned, tu viens de tirer sur un flic !
Bute-le ! Bute-le !
Bute-le comme le connard de flic qu'il est !
Il en vaut pas la peine !
Bute-le !
J'ai essay� de te pr�venir. Je t'ai dit de te m�fier d'elle.
J'ai essay� de te pr�venir pour le b�b�.
- Tu m'as rien pr�venu du tout. - Chez Mme Robinson. Je te l'ai dit.
Je t'ai dit de pas la ramener chez toi.
Tu vaux mieux que �a, non ?
Tu vaux mieux que �a.
Baisse ton arme. Tu vas tous les tuer.
Si tu appuies sur la d�tente, tu les tues tous.
Bute-le comme un chien, Ned !
- Bute-le ! - Non, Ned !
Ils se joueront de nous ! Comme toujours !
- Mon petit Ned, baisse ton arme. - Tire, Ned !
Bute-le !
D�gage de chez moi !
Il n'y a donc personne qui ait des tripes, ici ?
Tous les flics sauront qu'on peut s'attaquer � nous !
Prenez vos affaires !
Je ne vais pas abandonner Kate � cause d'un putain de type en uniforme !
� qui tu l'as vendue !
Deviens l'homme que tu aurais d� �tre !
Viens.
Tu es un Son of Sieve !
Ned, il faut y aller, putain.
- Il faut y aller. - Un Son of Sieve !
- On d�gage. - Viens, Ned !
Je pars pas sans maman.
On d�gage. De quoi tu parles ?
On met les putains de voiles !
On file, putain !
Maman, je pars pas sans toi !
Je me suis souvent demand� comment ces derniers instants pass�s ensemble,
auraient pu se d�rouler autrement.
Mais personne ne peut changer son pass�,
ni �chapper � son destin.
Les derniers mots de ma m�re
furent ceux qui mirent mon destin en marche.
J'�tais un Son of Sieve.
Vos gar�ons n'iront pas loin.
La police parcourt tout l'�tat � leur recherche.
Dis-moi o� les trouver...
et ils auront la vie sauve.
Si tu veux manger, tu dois d'abord m'aider. Enfin...
Pour autant que je me souvienne, j'ai toujours eu faim.
Putain...
Ned te d�teste.
Tu le sais ? Je l'ai vu.
C'est dans son regard. Il ne peut plus te sentir.
Mon Ned m'adore.
Non.
Non, non, non. Tu te trompes.
Tu prends la peur...
pour de l'amour. Ils ont tous peur de toi.
Tu les terrifies. Mais moi, je n'ai pas peur de toi.
Non !
D�gage !
Alex, ton ami...
ton ami est l�.
D�sol�, je suis en retard.
Tu aimes les bateaux ?
J'aime bien celui-l�.
C'est le USS Monitor.
Un cuirass�.
Un bateau de guerre am�ricain imp�n�trable.
Tout en acier. Des canons de 1 1 pouces.
Une machine � tuer.
Splendide.
Quand mon p�re a demand� ma m�re en mariage...
il lui a dit qu'elle �tait la plus belle femme qu'il connaisse.
La semaine d'apr�s, il l'�pousait.
Votre mariage est pour quand ?
D�cembre.
Qu'est-ce que tu veux ?
Je ne veux rien du tout.
Je viens proposer un accord.
Tu n'as rien qui puisse m'int�resser.
C'est moi que vous voulez.
Tu serais pr�t � te rendre ?
En �change de quoi ? Hein ?
Ma m�re.
Elle devra �tre lib�r�e et acquitt�e de tout ce qu'elle t'a fait.
Non.
Tr�s chevaleresque, mais...
�a n'est pas possible.
Toute la police du Victoria est � tes trousses.
Je te donne deux, trois jours maximum
entre maintenant et ta capture.
- Alex ! - Tout va bien.
Si �a ne t'ennuie pas, mon d�ner refroidit.
Merci pour ta proposition, mon vieux,
mais je pense que je pr�f�rerais voir
toi et les tiens souffrir
et Dan et toi derri�re les barreaux
aux c�t�s de la putain que tu appelles ta m�re.
Donne-moi une bonne raison de ne pas vous tuer tous les deux.
La m�me raison pour laquelle tu ne l'as pas fait chez toi.
Tu n'es pas l'homme que tu pr�tends �tre.
Ni celui que ta m�re voudrait que tu sois.
Tu n'es qu'un petit gar�on
qui cherche un capitaine pour lui dire quoi faire.
Je vais te dire, Ned.
Fuis.
Aussi vite que tu pourras.
Qui sont les Sons of Sieve ?
Un rebelle.
Un pav� dans la mare des Anglais.
Un truand. Un guerrier.
Et tu en es un ?
Ouais. Mes potes et moi.
Vous portez tous des robes ?
C'est pas des robes. C'est des masques.
En Irlande, les hommes les portent depuis des lustres.
�a terrifie les Anglais.
Les hommes ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas.
Pas des fusils ni des couteaux.
Mais si on porte une robe au combat, ils pensent qu'on est fous.
Et la folie fait peur aux hommes.
Et vous �tes les fils de quoi, exactement ?
D'Irlande.
D'Irlande ?
Ouais.
Ses b�tards, ouais.
Papa en �tait aussi ?
Oui, lui aussi.
Pourquoi elle te l'a dit, � toi ?
Parce que j'�tais l�, Ned.
Et pas toi.
On peut les contourner, Ned.
Joe, ces flics sont venus nous tuer.
Ned. On peut les contourner.
Ned.
Non, mon gars. Fais pas �a.
Les mains en l'air !
Steve, attrape-le !
Je l'ai, Ned ! Je l'ai !
Le laisse pas partir ! Bute-le !
- Je l'ai Ned, putain ! - Bute-le !
Merde !
Qu'est-ce que tu fais, putain ?
C'est la folie qui fait peur aux hommes.
On aurait pu les contourner, Ned.
Ramenez ces hommes chez eux.
Et rasez-vous avant de parler � leurs familles. Un peu de respect.
Et si on allait encore plus loin, Ned ?
Pas simplement � la fronti�re, mais jusqu'en Am�rique ?
Il y a un bateau qui part depuis Eden.
Personne ne viendra nous chercher l�-bas. Personne ne saura.
Si on reste ici, on se fera tuer t�t ou tard.
En Am�rique, ils ont ces g�teaux tout blancs, avec un trou au milieu.
Ils appellent �a un donut.
Un putain de donut !
Ned, c'est comme manger un nuage, qu'ils disent...
Je me fous de tes putains de donuts.
Je veux �crire.
Tu veux �crire, hein ?
Chaque homme se doit d'�crire sa propre histoire.
On est des tueurs, maintenant.
Nous tous.
Impossible de revenir en arri�re.
�a vous dit de monter une arm�e ?
Va chercher tes copains, Dan.
Il va nous falloir de nouvelles robes.
On part en guerre.
On est le gang Kelly maintenant.
Vous �tes mes banshees.
On est des Sons of Sieve !
Maman fut condamn�e � trois ans de prison.
Ma peau suintait la mort,
mes cheveux englu�s du sang des hommes
et toute la police du Victoria �tait � nos trousses.
Et pourtant, je ne pensais qu'� ma m�re
qui m'attendait dans les ge�les de Melbourne.
Je savais ce qu'il me restait � faire.
Je deviendrais un cuirass�.
Je me forgerai une armure
toute comme celle du bateau sur le mur de Fitzpatrick.
J'allais devenir le USS Monitor.
Tu as abandonn� mon fils ?
Non.
Je porte son enfant.
Il s'appelle George.
Vos enfants ont besoin de vous, Mme Kelly.
Et que puis-je faire pour eux d'ici ?
�crivez une lettre � Ned, je la lui porterai.
Dites-lui de vous laisser purger votre peine.
Dites � Ned de partir tr�s loin.
Je vous implore.
Il veut attirer les troupes hors de la ville
et les tuer tous avant de venir vous chercher.
Il pense que vous sortirez ensemble de cette cellule.
Il a une vision de ce que sera son avenir.
J'ai la m�me vision.
Quoi ?
Vous laisseriez votre fils mourir pour vous ?
Un jour, Mary,
tu te demanderas : Ai-je �t� une bonne m�re ?
Et la r�ponse tiendra
dans les sacrifices que tes enfants font pour toi.
Petit George,
es-tu pr�t � mourir pour ta maman ?
Quand j'ai implor� justice, aucune ne m'a �t� donn�e.
J'allais maintenant pourchasser tous ceux qui me poursuivaient.
Et l'empire britannique m'avait fourni
un nombre infini de gar�ons pr�ts � me rejoindre,
pr�ts � venger leurs parents d�pouill�s de leurs terres.
Pr�tez-vous all�geance au tr�fle d'Irlande et � devenir Sons of Sieve ?
Nous allions attaquer une auberge
et garder en otage tous ceux qui s'y trouveraient.
Ils serviraient d'app�t pour attirer la police de Melbourne
et les �loigner de ma m�re.
Ils arriveront de Melbourne dimanche.
Il n'y a pas de trains de passagers le dimanche.
Tout train qui arrivera en gare sera rempli de flics.
Quand vous entendrez le train, mettez-vous en position.
Le train d�raillera ici, une fois les rails sabot�s.
Il ne devrait rester qu'une vingtaine de survivants.
On les descendra tous.
Restez group�s. Prot�gez-vous les uns les autres.
Vous �tes des cuirass�s.
Votre armure ne laisse rien passer !
Feu !
Vous �tes � l'�preuve des balles !
Vous en voulez ? Pr�ts � partir en guerre ?
Qui est avec moi ?
Qui est avec moi ?
Vous voulez prendre Melbourne ?
Ouais !
J'ai pas entendu, qui veut prendre Melbourne ?
Qui veut prendre son avenir en mains ?
Qui veut r��crire sa propre histoire ?
Qui veut l'�crire dans le sang ?
Qui veut tuer du flic ?
Aucun homme n'a subi l'injustice aussi patiemment que moi,
et pourtant, les journaux me d�peignent
comme le pire meurtrier qu'on ait jamais vu.
Nous sommes des hommes spoli�s sur des terres spoli�es
et nous allons reprendre ce qui nous appartient.
Je suis fils de veuve et hors-la-loi,
et mes ordres doivent �tre ob�is.
Imprime ce texte dans son int�gralit�.
Si tu refuses, je reviendrai et l'�crirai avec tes tripes.
Qu'est-ce que tu pr�pares ?
Du lait caill�.
Je suis venu parler de Ned. Il attaque les banques maintenant.
Il se taille une certaine renomm�e. Je t'offre une chance de le sauver.
De quoi ?
De lui-m�me.
Vous allez bien, ton fils et toi ?
Je m'inqui�te pour vous maintenant que Ned est recherch�.
Est-ce que je peux t'aider ?
- Vous avez assez d'argent ? - �a va.
Je peux voir votre livret d'�pargne ?
Les banquiers sont des canailles. Parfois, ils oublient les int�r�ts.
Je n'ai pas le temps. C'est l'heure de son coucher.
- Il est malade. - Ah bon ? Vraiment ?
Il a l'air bien. Ouais. Viens ici.
- Laisse-moi le regarder. - Il est malade. Je...
Coucou !
Salut, mon petit.
Il dit : Maman, je vais bien. Je ne suis pas fatigu�. Je vais bien.
Mary...
Si je regarde ton livret d'�pargne,
je n'y trouverai aucun d�p�t suspect, hein ?
Non, ne te mange pas les doigts.
Tiens, mets-toi �a dans la bouche.
Joue avec �a. Voil�.
J'en �tais o� ? Le juge pourrait d�cider de placer cet enfant
car il est, comme on dit, en situation "� risque".
Je n'ai rien fait. Je n'ai pas vu Ned.
- Je ne sais pas o� il est. - Comme �a. Voil�.
Mais si tu le savais, Mary, tu me le diras ?
- Je ne l'ai pas vu. - �coute bien.
Je te rendrai ton fils quand tu arr�teras de mentir.
- Je ne l'ai pas vu... - Dis-le-moi maintenant.
Je ne mens pas !
D'accord, quand tu le verras, est-ce que tu vas me le dire ?
Je n'ai pas vu Ned.
Fais pas �a. Pas maintenant.
Pas maintenant ! Mary, regarde-moi.
Quand tu le verras, tu me le diras, promis ?
- C'est tout ce que tu as � faire. - Rendez-moi mon b�b� !
C'est tout ce que tu as � faire.
C'est �a. Allez. Je te crois pas.
Je l'ai pas vu !
- Je te crois pas. - Je l'ai pas vu !
- Je l'ai pas vu ! - La ferme ! La ferme !
Oh mon Dieu... Je...
Qu'est-ce que tu fous ?
Range ton arme.
Juste un interrogatoire.
Charmante conversation.
Je vais mettre une balle dans la t�te de Fitzpatrick.
Tu veux encore plus de flics � nos trousses ?
On n'en a pas assez ?
Un train entier.
Ned. Arr�te.
On est potes.
Je pr�f�rerais qu'on ne le soit pas.
Mais on l'est.
Tu peux faire croire aux autres que tu es J�sus-Christ,
mais tout cela n'a rien de divin.
Tu n'es qu'un homme...
en route pour la potence.
Nous le sommes tous.
D'abord, j'ai �crit pour les journaux,
mais ma v�rit� n'a jamais �t� imprim�e
car un mythe vaut mieux qu'un homme.
Puis ta m�re m'a �crit
et j'ai compris que je n'avais pas �crit en vain.
Je voulais �crire pour toi, ma fille.
Je voulais te parler de ta famille,
de ton p�re,
de qui tu allais devenir.
J'ai tu� des innocents et vous ai abandonn�s, ta m�re et toi.
Certains m'appelleront meurtrier,
mais ceux qui comprendront
l'injustice et la pers�cution dont j'ai �t� victime,
ceux-l� m'appelleront un h�ros.
C'est une bien jolie robe que tu portes, Ned.
Tu es venu baiser ?
Allez. J'ai plus le droit de te courir apr�s.
Ils m'ont mis � pied.
Fais-le, putain ! Vas-y.
Fais-le ! Allez, Ned !
Mais sache que la v�rit� sera toujours de mon c�t�.
Tu seras toujours un Kelly et je serai toujours un flic.
Ma curiosit�
m'a fait condamner
ex�cut� pour mes p�ch�s
mais je veux red�marrer,
tout �a m'est bien �gal
dans toutes les villes, il y en a un qui jamais ne pardonne
C'est une chienne, une chienne
une chienne de cond�
une chiennerie de chienne de cond� de mes deux
C'est une chienne, une chienne
une chienne de cond�
une chiennerie de chienne de cond� de mes deux.
LE CUIRASS�
Levez !
Le train �tait en route vers l'auberge et ses otages.
Les Anglais r�duiraient la taille de mon arm�e, non sa d�termination.
Comme les Whiteboys, les Ribbonmen et les Levellers avant nous,
nous serions la r�bellion irlandaise qui allait faire tomber la couronne.
Nous ne r�p�terions pas les trag�dies de Vinegar Hill ou de la prise d'Eureka.
Cette fois ce serait la police, et pas nous, qui serait prise au pi�ge
faite comme un rat.
AUBERGE DE GLENROWAN
ICI LE PASS� VIT TOUJOURS ET N'EST PAS LE PASS�
Qu'est-ce que vous �crivez ?
Vous �tes un �crivain, M. Kelly.
Je m'appelle Thomas Curnow.
Je suis l'instituteur local.
Que nous voulez-vous ?
J'ai beaucoup lu ce qu'on a �crit sur vous.
Ne vous inqui�tez pas.
- Au premier bruit, nous serons partis. - Quel bruit ?
J'enseigne l'anglais.
Je peux lire ?
Je peux ?
"J'ai perdu mon p�re � l'�ge de douze ans.
"Je sais ce que c'est de grandir dans le silence et le mensonge.
"C'est pour cela que je t'�cris,
"afin que tu n'aies pas une image biais�e de ton p�re.
"Cette histoire est �crite pour toi et d�nu�e de mensonges.
"Que j'aille en enfer si ce n'est pas le cas."
�crit avec les tripes.
Je ne savais pas que vous �tiez p�re.
Qu'en pensez-vous ?
C'est tr�s bien.
Tr�s lucide.
- Quoi ? - Lucide.
- "Lucide" ? - Lucide.
Qu'est-ce �a veut dire ?
Eh bien, j'arrive � comprendre...
d'o� vous venez.
Je veux dire, votre vie, ce que vous avez v�cu...
Vous comprenez d'o� je viens ?
Et...
Si vous voulez, j'ai des livres ici. Je peux vous aider.
- Quels livres ? - Mes livres d'�cole.
- Pour quoi faire ? - De l'anglais.
De l'anglais ? Vous voulez m'apprendre l'anglais ?
Je veux vous aider � �crire...
Je vais te foutre �a dans l'�il, moi.
�a va t'apprendre l'anglais.
Tu vas m'apprendre que dalle.
Quel genre de livres ?
Grammaire. Syntaxe.
Il y a des fautes de syntaxe.
J'ai toujours voulu devenir �crivain comme vous, M. Kelly, mais...
Et vous avez fait quoi ?
Rien.
Probablement, oui.
J'en ai pour cinq minutes.
Je peux aller chercher les livres, et on pourrait corriger...
Pardon.
toutes les fautes de... grammaire, syntaxe.
Cinq minutes, maximum.
L'�cole est... juste � c�t�.
Personne ne sort.
Cette histoire vaut la peine d'�tre racont�e.
Vous allez revenir ?
Ouais.
Vous avez ma parole.
Vas-y.
De quel droit me croyais-je un auteur ?
L'instituteur m'a pris pour un imb�cile
et en v�rit�, c'est ce que j'�tais.
On y va !
Comptez jusqu'� 1 000 !
Restez group�s !
Les armures nous prot�geront tant qu'on reste ensemble.
Grouillez-vous !
Qu'est-ce que c'est, putain ?
Alors que les cieux s'embrasaient
mon arm�e de gamins apeur�s s'enfuit,
abandonnant derri�re elle le gang Kelly.
Merde ! Ned !
Il s'est arr�t� avant les rails.
Comment ils ont pu voir le pi�ge ?
Ils ne l'ont pas vu. On les a pr�venus.
Ouais ? Qui, putain ?
Qui, Ned ?
D�p�chez-vous !
O� est notre putain d'arm�e ?
Qu'est-ce que c'est, putain ?
Eux.
Qui ?
- Ned, c'est qui, putain ? - Va-t'en !
- Qu'est-ce que c'est ? - Va-t'en !
C'est eux ! C'est eux !
- C'est eux ! Fuis ! - C'est qui ?
Les flics. C'est eux !
Dan, �a va aller.
Sors les flingues !
- Cours ! - Ils arrivent. Joe !
Aide-nous avec les flingues.
Dispersez-vous ! Trouvez une fen�tre !
Prenez une fen�tre et baissez-vous.
Am�ne les munitions.
- Baissez-vous ! - Merde !
�a va aller, Joe. �a va aller.
�a va aller, OK ? �a va aller.
C'est nous qui devons les pourchasser !
Steve, �teins cette putain de lumi�re.
Baissez la t�te, OK ?
- Danny ? - Ouais ?
�a va ? �a va aller, OK ? On va y arriver.
Baissez la t�te et �a ira !
�a va aller. Hein, Joe ?
Chargez vos flingues !
�a va aller. �a va aller.
Ouvrez la fen�tre.
OK, pr�ts ? � trois, on y va ensemble.
Visez les lumi�res.
Un... deux...
Trois !
Ouais, putain !
- On les a eu ! - J'en ai eu un, Ned !
- J'en ai but� un ! - C'est bien !
- C'est bien, mon gars ! - Bravo !
- Il y a un gamin ! - Tu l'as eu, Ned !
- Tu l'as eu ! - On devrait mettre les armures !
C'est pas du m�tal, c'est de la dentelle !
Venez me chercher, fils de putes !
Connards de merde !
Putain !
Allez !
Oh, merde !
Joe.
�a va ?
O� est notre arm�e ?
Ned ?
Ned, o� est notre putain d'arm�e ?
Prends �a. Prends �a, Joe.
O� elle est, notre arm�e, Ned ?
�a va aller. �a va aller.
Non, �a va pas.
On les aura � la prochaine.
On les aura � la prochaine, d'accord ?
- Joe... Je suis d�sol�. - C'est de ta faute, salaud !
- Je suis d�sol� ! Je suis d�sol� ! - C'est de ta faute !
- Je suis d�sol�. - Non !
Si ! Je suis putain de d�sol� !
- Non, tu l'es pas ! - J'essaie !
- Putain, j'essaie de... - Ta gueule, putain !
J'essaie ! J'essaie...
Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Ned ! - Dan. Dan, �a va aller.
- Va te faire foutre, Ned ! - Je vais r�parer �a.
Je vais... je vais voir ce qui se passe, OK ?
Je reviens.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Cassez-vous !
Restez baiss�s.
Ned !
Je vais tous me les faire, t'entends ? Tu m'entends ?
Tu m'entends ?
Je vais tous me les faire.
Sens �a. Sens �a. Je vais pas mourir, hein ?
Je peux tous me les faire.
Tu as dit que...
Tu as dit que tu �tais le cuirass�.
Ouais. Je suis le cuirass�.
Regarde. Tu vois ma peau ?
Il n'y a rien qui passe.
- Rends-la... - Rien passe � travers.
Elle sera fi�re de toi.
Vas-y et m�rite sa fiert�.
Vas-y...
Allez.
Au boulot, les gars !
- Oh, merde ! - Allez, Ned !
Fais-le Ned !
- Fais-le ! - On est des Sons of Sieve !
Tu vas les avoir !
On les allume !
J'arrive, chiens d'Anglais de merde !
Vous m'aurez pas l�-dedans !
Vous m'aurez pas l�-dedans !
Je suis le cuirass� !
Allez, bande de connards !
Connards !
Je vais tous vous buter, un par un !
Putain de...
Je vais vous arracher la t�te !
Vous avez voulu faire br�ler ma maison !
Voler ma m�re !
Il faut pas faire chier un Son of Sieve irlandais, connards !
J'arrive, Danny !
J'arrive. J'arrive, putain.
Les gars !
Non !
Non !
Je suis le cuirass�, maman.
Je suis un Son of Sieve.
Maman !
Maman, je suis d�sol�.
Tu n'as pas � �tre d�sol�.
Je suis fi�re de toi, mon fils.
Regarde-toi.
J'ai peur, maman.
�a ne fait pas de moi un l�che, hein ?
Non, mon fils, non.
Quand je m'en irai...
ils viendront.
Il y aura un gouverneur et un pr�tre.
Et ils vont t'accompagner jusque l�-bas.
On m'a dit qu'un type du nom de Upjohn va s'en charger.
Ils te demanderont si tu veux dire quelque chose. Ne dis rien.
C'est dur de rester sto�que en parlant.
Ne leur fais pas ce plaisir.
Au moment supr�me,
regarde droit devant...
et pense � moi.
Et ensuite ?
Tu vas mourir comme un Kelly.
Qu'est-ce qui nous pousse, nous autres Australiens, � �tre ainsi ?
Pourquoi n'avons-nous pas un Jefferson ?
Un Disraeli ?
Quelqu'un de plus noble � admirer
qu'un voleur de chevaux et un assassin ?
Pourquoi devons-nous toujours nous rendre ridicules de la sorte ?
J'ai par-devers moi les �crits d'un fou.
Ma r�compense pour avoir mis fin aux agissements des Kelly.
Il avait raison. Sa syntaxe �tait bancale.
Au dernier jour de sa vie, Ned Kelly �tait calme mais p�le.
Peut-�tre l'effet produit par la capuche blanche qu'on lui avait mise.
Quand il prit place sur la potence,
il d�clara � voix basse...
"Ainsi va la vie."
Apr�s que son cou eut craqu�...
le hors-la-loi connu sous le nom de Ned Kelly...
n'�tait plus.
Je souhaite, mon cher enfant,
que toutes les paroles dures et cruelles narr�es dans ces pages
te paraissent �tranges,
comme un conte bizarre d'un monde ancien.
Si ce n'est pas le cas,
et toi aussi, comme moi, tu subis l'injustice
aux mains d'oppresseurs,
souviens-toi que tu es un Kelly
et n'oublie jamais que tu fus mien et que tu fus aim�.
Et quoi qu'ils puissent �crire sur moi,
quel que soit le nom qu'ils me donnent,
et quels que soient les mensonges dont ils me couvrent,
sache que cela est vrai.
Va donc de par le monde et profites-en comme tu le souhaites.
�cris ton histoire.
Car tu es mon avenir maintenant.
Avant son ex�cution en 1880,
le hors-la-loi Ned Kelly demanda la lib�ration de sa m�re Ellen
et la remise de son corps � sa famille pour �tre enterr� en terre consacr�e.
Les deux demandes furent refus�es.
LE GANG KELLY
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.