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Original subtitles

Toi ? Encore toi ! Fiche le camp !

Fais ce que je te dis. Fiche le camp !

Allez, cours ! Je vais t'apprendre à me laisser tranquille !

Cours !

Papa !

Sale vermine !

Je vais m'occuper de toi !

Allons-y.

Bienvenue, étranger.

Je suis Juan de Dios, sonneur de cloches.

Pourquoi es-tu là ? Pour voir les Rojo ?

Non, pas les Rojo. Les Baxter, peut-être ?

Peut-être pas non plus les Baxter.

Tu veux faire fortune ? Tu es au bon endroit,

si tu es assez malin.

Ils sont tous devenus très riches ici

ou ils sont morts.

Tu achètes ? Des armes ? De l'alcool ?

Peut-être que tu vends. Tu échanges du plomb contre de l'or.

Tu feras fortune ou tu te feras tuer.

Juan de Dios sonnera encore les cloches.

C'est pas très futé de se promener si loin de chez soi.

Je pense qu'il a choisi la mauvaise piste.

Ou il a choisi la mauvaise ville.

Sa plus grosse erreur, c'est d'être né.

Si tu cherches du travail dans cet accoutrement,

t'aurais des chances comme épouvantail.

Mais non, il a peut-être peur des oiseaux.

Bonjour.

Tu ne feras pas fortune comme ça.

Au mieux, tu réussiras à te faire tuer.

Avec tous nos ennuis, il ne manquait plus que toi.

- Qu'est-ce que tu veux ? - À manger et à boire.

- L'eau est là-bas. - Non, pas d'eau.

Manger, boire et tuer.

C'est tout ce que savent faire les gens de ton espèce.

Au fait, il faudra me faire crédit.

Je sais. Tu n'as pas un sou. Tu viens juste d'arriver.

Si tuer ne te fait pas peur,

tu n'auras pas de mal à trouver quelqu'un pour te payer.

Mon jeu de roulette... Condamné lui aussi.

Personne ne vient jouer.

On ne va qu'à des funérailles et à des enterrements.

J'ai jamais vu une ville aussi morte.

Tu n'en verras pas d'autres.

- Quel est le problème ? - Il y a eu trop de morts.

Tu as vu les femmes ?

Ce ne sont pas des femmes, mais des veuves.

Il n'y a que des veuves ici.

On ne gagne le respect qu'en tuant.

Plus personne ne travaille.

Quelqu'un semble vous contredire.

Oui.

Tu sais pourquoi Piripero t'a examiné ?

Pour prendre tes mesures.

Il est capable de le faire d'un seul coup d'œil.

Tu es un futur client.

Ne ris pas. Je suis sérieux.

Je t'avertis que ces assassins te tueront.

C'est pour ça que tu dois partir.

Quitte ce cimetière.

Finis et fiche le camp.

Je ne peux pas vous payer.

Je t'invite,

mais quitte San Miguel, d'accord ?

Ça mène où ?

Au balcon.

Pourquoi veux-tu aller là-haut ?

Pour regarder.

Tout semble toujours différent vu de haut.

Il n'y a rien là-haut.

Vas-y et fiche le camp !

Qui c'est ?

Des bandits et des contrebandiers.

Ils viennent du Texas.

Ils achètent armes et alcool de ce côté de la frontière.

C'est beaucoup moins cher.

Ils repartent vendre aux Indiens.

Une ville qui vend armes et alcool est forcément riche.

Pas la ville. Ceux qui achètent et qui vendent.

Ce sont les patrons qui ramassent tout.

Ah oui ? Toutes les villes ont un patron.

C'est vrai, mais quand il y en a deux,

ça en fait un de trop.

Deux patrons ?

Très intéressant.

Intéressant, ça oui.

Les frères Rojo vendent l'alcool.

Et les Baxter sont les marchands d'armes.

Si je ne me trompe, tu as déjà rencontré les Baxter, non ?

Je les ai rencontrés.

Tu as de la chance. Ils n'ont tiré que sur ton cheval.

Un homme quitte ses terres et erre sans but précis.

Juan de Dios sonne sa cloche et Piripero vend un autre cercueil.

Deux patrons.

Ils ont embauché toute la racaille de la région

et ils la paient en dollars.

Les Baxter, là-bas.

Les Rojo, là.

Et moi, au milieu.

Où tu fais quoi ?

Le sonneur de cloches a raison.

On peut faire fortune dans un endroit comme ça.

Si tu penses ce que je crois, ce n'est pas la peine d'essayer.

Lesquels des deux sont les plus forts ?

Lesquels sont les plus forts ?

Les Rojo, surtout Ramón.

Don Miguel Rojo, je veux vous parler.

Il paraît que vous embauchez.

Je suis peut-être disponible.

Mais je vous avertis,

mon travail a son prix.

Préparez trois cercueils.

Écoute, l'étranger. T'as pas compris ?

On n'aime pas voir des types comme toi en ville.

Va chercher ton cheval.

Tu l'as laissé partir ?

Justement, je voulais vous en parler.

Il ne va pas très bien.

Mon cheval.

Il a été très secoué par tous vos coups de feu.

Hé, tu te fiches de nous ?

Je comprends bien que pour vous c'était un jeu.

Mais mon cheval... Il ne voit pas ça comme ça.

Bien sûr, si vous vous excusiez...

C'est pas gentil de se moquer.

Mon cheval n'aime pas quand on se moque.

Il a l'impression qu'on se moque de lui.

Si vous vous excusez, comme je l'espère,

je le convaincrai peut-être que c'était pas méchant.

J'ai tout vu. Vous les avez tous tués.

Vous paierez. Vous serez pendu.

Qui êtes-vous ?

Ne tirez pas.

Je suis John Baxter, le shérif.

Ah oui ? Alors, si c'est vrai, vous devez les faire enterrer.

Autant pour moi. Quatre cercueils.

Je vous avais dit que j'avais mon prix.

Je crois que vous y trouverez votre compte.

... 97, 98, 99, 100.

Le reste, quand vous aurez fini.

Je commence quand ?

Je ne suis pas pressé, pour le moment.

Avec quatre Baxter en moins, le moment est plutôt bien choisi.

Des soldats de la cavalerie seront là, dans quelques jours,

je ne tiens pas à ce que l'armée fourre son nez dans mes affaires.

Vous semblez bien informé.

Par ici, la vie d'un homme repose souvent sur un simple renseignement.

Ce truc n'a pas servi à grand-chose.

Mon frère Ramón s'en sert pour s'entraîner à tirer.

Quand il est armé, personne ne lui résiste.

L'armure est une de ses cibles préférées,

s'il n'a rien de mieux à descendre.

Je suis curieux de rencontrer votre frère.

Voici Chico, l'un de mes hommes les plus sûrs.

Suivez-le. Il va vous montrer votre chambre.

Je veux que vous vous sentiez chez vous.

Chez moi, ça n'était pas si bien, mais allons-y.

Qui est-ce ?

Elle s'appelle Marisol. T'occupe pas d'elle.

Ce sera ta chambre.

Tu lui as donné 100 $.

On ne paie jamais autant.

Tu peux m'expliquer pourquoi tu l'as embauché.

Pourquoi t'as pris ce sale gringo et tu lui as donné 100 $?

On n'a jamais payé autant.

On ne peut pas laisser ce type faire ce qu'il veut.

Il peut tout faire et je veux de l'ordre dans cet endroit.

Si c'est ce que tu veux, il y a un moyen moins coûteux.

Fais-le abattre.

Par qui ? Toi ?

Pourquoi pas ?

Une balle dans le dos, et tu seras débarrassé de lui.

Je peux m'en occuper tout de suite.

Il ne s'y attend pas, et je peux récupérer les 100 $.

Tu es un idiot, Esteban ! Même si tu es mon frère !

Une balle dans le dos, et c'est fini !

Et si jamais ta main tremblait ?

Et s'il était juste blessé ?

En plus, la cavalerie débarque, et ce Yankee est rapide à la gâchette.

- Je pensais... - Il ne faut pas que tu penses !

C'est moi qui pense.

Va voir l'americano. Demande-lui s'il lui faut quelque chose.

Il faut que ce soit bien clair dans ta tête.

Il faut que la ville soit paisible jusqu'au retour de Ramón.

C'est clair ? Paisible.

Je suis Esteban Rojo. Mon frère m'a demandé de...

Qu'est-ce que tu fais ?

Je pars.

Tous nos hommes vivent avec nous, ici.

C'est gentil, mais je ne trouve aucun de vous très plaisant.

Et votre frère a dit qu'il n'avait pas besoin de moi.

Halte !

- Sergent ? - Oui, capitán ?

Dites aux hommes que nous passons la nuit ici.

Arrangez-vous pour qu'ils se ravitaillent ici.

Et doublez la garde de la diligence.

À vos ordres.

Qu'est-ce qu'elle contient, d'après vous ?

C'est facile à savoir.

Va voir de plus près et regarde à l'intérieur.

S'ils te tirent dessus, c'est de l'or.

Bonne idée.

Tu cherches quelque chose ?

Bonjour.

Fiche le camp, Yankee.

Pourquoi ne dors-tu pas ?

Ça me dérange de te voir les yeux ouverts.

Je me demande encore ce qu'il y avait dans la diligence.

Ça semble très important pour eux.

J'ai posé des questions au capitaine et j'ai failli être arrêté.

Qui est Marisol ?

Tu ferais mieux de dormir. Tu en as besoin.

C'est trop dangereux, même pour toi.

J'ai juste demandé qui c'était.

Une femme.

Ramón est amoureux d'elle.

Ça éclaircit les choses ?

Tout le monde parle de Ramón dans cette ville.

Je suis curieux de le rencontrer.

Si tu es malin, tu l'éviteras le plus possible.

Voilà les soldats. Ils se déplacent sans faire de bruit.

Étrange.

Ils se dirigent vers la frontière.

Dis-moi,

tu te couches toujours comme ça ?

Ne vous en faites pas. Je n'ai pas sali les draps.

Attends. Je viens aussi.

Je veux voir comment tu vas te créer des ennuis.

C'est bon. Vas-y.

C'est comme si on jouait aux cow-boys et aux Indiens.

- Capitaine. - Bienvenue, lieutenant.

Voici l'or, comme promis.

J'espère que vos fusils seront aussi utiles à notre armée.

Rassurez-vous capitaine, nous allons vérifier ensemble.

Remettez-leur leurs vêtements et dépêchez-vous.

Positionnez-les correctement.

N'oubliez pas qu'ils se sont entretués.

Rubio !

C'est Ramón.

Voici mon frère Ramón.

Je t'ai parlé de lui, je crois.

Tout le monde parle de Ramón.

Et beaucoup de toi aussi, y compris mon frère.

J'espère que c'est en bien.

Vous avez fait bon voyage ?

Ça a été fatigant.

Il a fait très chaud sur la piste.

Les diligences ne sont pas très confortables.

Je suis sûr que vous retrouverez vite la forme.

L'americano est pressé de voir un peu d'action.

J'ai bien peur qu'il soit déçu.

Comment ça ?

Les Baxter ont accepté l'invitation. Ils seront là ce soir, Don Miguel.

Les Baxter ici ? Tu as perdu la tête.

Chico a obéi à mes ordres. Il les a invités.

Pourquoi, Ramón ?

J'ai découvert beaucoup de choses en voyageant.

J'ai décidé qu'il était idiot

de s'entretuer, sans obtenir de résultats.

Tu es devenu fou.

Non, j'ai fini par comprendre, Esteban.

Crois-moi.

Fais-moi confiance.

La vie est précieuse.

C'est ridicule de la mettre en péril en permanence, non ?

Il y a de la place pour tout le monde, dans cette ville.

Même pour les Baxter.

C'est pour ça

que j'ai décidé de raccrocher mon fusil.

Je pense que Ramón a pris la bonne décision.

J'en ai marre de tous ces morts. Il faut que ça s'arrête.

Tout ceci est très touchant.

Tu n'apprécies pas la paix ?

C'est pas facile d'aimer quelque chose qu'on ne connaît pas.

Reste à San Miguel et tu pourras en profiter.

Non merci. Je continue ma route.

Voici votre argent, Don Miguel.

Je n'en ai pas dépensé beaucoup.

Je n'aime pas prendre de l'argent sans l'avoir mérité.

Pourquoi partir si vite ? Tu devrais rester.

Dîner avec nous te plaira peut-être.

J'ai mis quatre hommes des Baxter au cimetière.

Je ne suis pas sûr qu'ils apprécient ma présence.

Cet americano ne me plaît pas. C'est un tueur à gages trop malin.

C'est un excellent tireur.

Je le vois bien.

Quand ce genre de type manie le pistolet, on peut être sûr de deux choses.

Il a la gâchette facile et il est intelligent.

Il est beaucoup trop dangereux pour vous, mes frères.

Maintenant qu'il est parti, tu veux bien m'expliquer cette folie

de raccrocher ton fusil et de te réconcilier avec les Baxter ?

Est-il possible

que tu ne parviennes pas à tirer tes propres conclusions ?

Tu ne crois pas que les americanos et notre gouvernement vont trouver

les corps et faire une enquête ?

Ils feront leur enquête,

et nous resterons tranquillement dans notre coin.

Nous ne sommes pas au courant du massacre du Rio Bravo.

J'ai fait positionner les corps

pour qu'on pense que les compagnies se sont entretuées.

Et tu penses qu'ils le croiront ?

Oui.

S'ils ne trouvent pas de coupables,

ce sera une bonne raison d'arrêter l'enquête.

Oui, et les Baxter ?

Les Baxter ?

Ils ne demandent qu'à vivre en paix.

On va les laisser tranquilles pendant quelque temps.

Alors, oublie les Baxter.

On s'occupera d'eux plus tard, quand l'enquête sera finie.

C'était vraiment une très bonne idée.

Qu'est-ce que c'était déjà ?

Ah oui.

Les Baxter d'un côté, et les Rojo de l'autre.

Et toi au milieu.

Le seul problème, c'est qu'ils se sont réunis.

Tu n'as plus de travail et pas d'argent pour me payer.

Tu n'as plus qu'une chose à faire : partir immédiatement.

J'oublierai ce que tu me dois.

Tu quittes San Miguel et tu ne reviens plus jamais.

J'ai préparé le chariot, comme vous avez demandé.

Il est derrière avec deux cercueils vides.

Qu'est-ce que tu mijotes ?

Tu as changé de profession ?

Si tu veux vivre, c'est préférable.

Tu ferais un excellent croque-mort.

Vous fermez et vous venez avec moi ?

Fermer ? Absolument. Où allons-nous ?

Je voudrais savoir où on va, ou bien c'est un secret ?

À la rivière. Examiner quelques corps.

Les Rojo ont dit : "Venez dîner", alors nous devons y aller.

Mais je n'aime pas ça du tout,

même s'ils nous ont donné toutes les garanties demandées.

Nous irons, mais ne touchez rien.

Vous ne devez ni manger ni boire.

Vous devez garder tous vos sens en éveil.

Tu es sûr que personne ne nous a vus ?

Juste un ou deux fantômes.

Oh non. On ne rit pas de choses comme ça.

Les fantômes sont bien là où ils sont.

Tu sembles bien te plaire ici.

Si tu continues comme ça, tu pourras y rester définitivement.

Je ne comprends pas.

Comment se fait-il qu'avec tous ces corps, on n'en enterre que deux ?

On ne va pas les enterrer.

Comment ça, on ne les enterre pas ?

On ne va pas les enterrer.

Si on ne les enterre pas, qu'allons-nous en faire ?

Pourquoi se donner tout ce mal ?

Les morts peuvent être très utiles.

Ils m'ont plusieurs fois permis de m'en sortir.

Tout d'abord, ils ne parlent pas.

Ensuite, ils peuvent avoir l'air vivants, si je m'y prends bien.

Et, enfin...

Si on tire dessus, c'est pas grave, parce qu'ils sont déjà morts.

Vous comprenez ?

Ça n'a aucun sens, je pars.

Je suis vivant et veux rester avec les vivants,

et quand je serai mort, avec les morts.

J'aimerais pas qu'on me force à rester avec les vivants.

J'espère que c'est clair.

Et j'aime pas le fait que tu aies placé les corps ici !

L'homme enterré là est le seul citoyen mort d'une pneumonie.

Du calme, d'accord ?

Nos deux amis vont m'aider à rembourser mes dettes.

Allez !

La seule raison qu'ils pourraient avoir de partir en guerre

serait de t'enlever à ton mari.

Ce Rojo est galant.

Je ne le croyais pas capable de faire des compliments.

Il ne l'est pas. Tout est faux, comme ses propositions.

Quand ce n'est pas compliqué, les femmes ont des soupçons.

Oui, parce que ça ne m'inspire pas.

Ça s'est trop bien passé. Je ne leur fais pas confiance.

Tu voudrais me donner tort, non ?

C'est toujours pareil.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Ne vous en faites pas. Je ne vous ferai pas de mal.

Je veux juste vous dire pourquoi les Rojo veulent faire la paix.

C'est l'histoire d'un chariot rempli d'or

que les soldats devaient emmener à la frontière.

John, viens vite.

Désolé, mais quand un mari trouve un homme dans la chambre de sa femme,

on ne sait jamais comment il va réagir.

- Donne-lui 500 $. - Pourquoi ça ?

Donne-lui l'argent.

Il a une histoire intéressante. Écoute-le.

Tu es sûr de toi ? Tu as bien compris ?

Je ne me trompe que quand ça m'arrange.

- Ramón. - Oui ?

Les soldats qui escortaient l'or...

Deux d'entre eux se sont enfuis et se cachent au cimetière.

Les Baxter s'apprêtent à les capturer.

Rubio ! Rassemble les hommes !

Tu es bien informé.

Par ici, la vie d'un homme repose souvent sur un simple renseignement.

C'est ce que dit votre frère.

Pourquoi fais-tu ça pour nous ?

500 $.

Avec deux témoins contre Ramón,

le gouvernement va débarrasser la ville des Rojo et de leur bande.

Il n'y aura plus qu'un patron à San Miguel.

Vite !

Allons-y !

Tu viens avec nous ?

Non, quand on a de l'argent en poche, on apprécie la paix.

Allez !

Laissons les chevaux ici.

Qui va là ? Sortez !

Qu'est-ce que tu en penses ?

Je ne sais pas.

Il y a quelque chose qui ne me plaît pas.

Trop figés pour être blessés. On dirait des mannequins.

Des mannequins très intéressants pour les Rojo.

Cachons-nous. Vite.

Qu'allons-nous faire ?

Prends deux hommes et avance par le côté.

Essaie de les tenir occupés le temps que je récupère les deux.

Allez. Vite.

Couvrez-moi. Je vais m'occuper des deux.

Baxter ! Vous pouvez les garder maintenant !

Puisque les morts sont muets !

Je crois qu'il n'a pas aimé la plaisanterie.

On va bientôt les laisser rentrer.

Gardez cette racaille au frais,

jusqu'à ce que Baxter quitte San Miguel pour la frontière.

Mettez-le dans le cellier.

Bon travail, Esteban.

Avec Antonio comme prisonnier, les Baxter sont forcés de se soumettre.

On peut demander tout ce qu'on veut.

Don Miguel ! Don Miguel !

Que s'est-il passé ? Allez, parle !

Je ne sais pas, mais on m'a tiré dessus.

Marisol !

Marisol !

Où es-tu Marisol ?

Vous vous trouvez toujours au bon endroit, au bon moment.

Elle n'aura qu'un mal de tête. Elle va dormir.

Gardez les yeux ouverts. Elle ne doit pas sortir. Compris ?

Je préfère qu'on ne sache pas que je l'ai amenée ici.

Faudrait pas que les Rojo pensent que je suis de votre côté.

Ne vous faites pas de souci.

J'ai suffisamment d'argent pour apprécier les hommes que je paie.

Je suis allé parler aux Rojo.

Ils nous rendront Antonio en échange de Marisol.

L'échange se fera demain matin.

Vous serez bientôt riche.

Ça ne me fera pas de mal.

Où est-elle ? Tu as dit que je pourrais la voir !

Où est-elle ?

Je veux la voir !

- Reviens ici, Jesus. - Où est-elle ?

Je veux la voir !

Pourquoi je ne peux pas la regarder ? Je veux la voir !

Va le rejoindre, Marisol.

Mama !

- Mama ! - Jesus !

Julio !

Marisol.

Charge-toi de Julio.

On t'avait dit de quitter la ville.

Tu vas payer une fois pour toute.

Laisse-le.

Vous feriez mieux d'y aller. Ramón attend.

Et vous, ramenez ce gamin à la maison.

Quel porc, ce Ramón.

Qu'est-ce qu'il a à voir avec eux.

On ne te l'a pas dit, hein ?

Par ici, c'est de l'histoire ancienne.

Une famille heureuse jusqu'à ce que les ennuis arrivent.

Des ennuis portant le nom de Ramón.

Il affirme que le mari a triché aux cartes

et garde l'épouse en otage.

Et le mari ?

Il ne peut rien faire.

Les Rojo ont menacé de tuer leur petit garçon,

et il a été forcé d'accepter.

Ce Ramón est malin.

Où vas-tu ?

Chez les Rojo, chercher du travail.

Je suis content qu'on ait l'americano avec nous.

C'est la meilleure chose qui nous soit arrivée.

Si le gouvernement lance une enquête,

on aura besoin de tout le monde.

Tu sais qu'être en guerre avec les Baxter

est pire que d'être assis sur un baril de poudre.

- Où doit-on le mettre ? - Mettez-le là-bas.

Allez, tout le monde ! Buvez !

Vous êtes un excellent tireur.

Quand on veut tuer un homme, il faut viser le cœur.

La Winchester est ce qu'il y a de mieux.

C'est très bien, mais je préfère mon 45.

Quand un homme avec un 45 affronte un homme avec un fusil,

l'homme au pistolet est un homme mort.

C'est un vieux proverbe mexicain et c'est vrai.

Vous le croyez ?

Paquito, emmène Marisol à la petite maison avec cinq hommes.

Et reste là-bas jusqu'à mon retour.

- Tout est prêt. - Ne t'inquiète pas.

Je rentre demain.

Les chariots sont prêts. On peut partir.

Amusez-vous bien pendant mon absence.

Vous avez entendu Ramón. Amusons-nous.

- Il pèse une tonne. - Bien sûr,

avec tout ce qu'il a bu.

Papa,

tu ne m'avais pas dit que personne pouvait voir Mama ?

C'est vrai.

Alors, pourquoi cet homme peut la voir et pas moi ?

- Je veux Mama. - Éloigne-toi de la porte.

Chut ! Il ne faut pas qu'on nous voie.

Tu dois t'en souvenir. Tu ne dois pas te montrer.

Bonjour.

Des coups de feu dans la petite maison.

Sellez vite les chevaux ! Allons-y !

Attention !

Tenez. Prenez cet argent.

Ça vous permettra de vivre un peu. Traversez la frontière.

Éloignez-vous le plus possible de San Miguel.

Comment pouvons-nous vous remercier ?

Pas la peine. Partez avant que les Rojo arrivent.

Pourquoi faites-vous cela ?

Parce que j'ai connu quelqu'un comme vous.

Personne n'a été là pour l'aider. Allez, partez.

Partez.

Fichez le camp !

Qu'est-ce que tu vois, Chico ?

Ils sont tous morts. Ils les ont massacrés.

- Ils ont kidnappé Marisol ! - C'est le travail des Baxter.

Rentrons vite avant qu'ils attaquent notre maison et la ville.

Chico, distribue les munitions.

Esteban, déploie les hommes autour. Gardez l'œil.

Miguel, Paco, Vincente, Martin, derrière la maison.

Manolo et Alvaro, venez avec moi. Ouvrez l'œil.

Vu comment ils ont tué nos hommes, ils doivent être nombreux.

Il fait doux, ce soir.

L'un de nos chariots a perdu une roue, alors on est revenus réparer.

On me dit

que les Baxter ont attaqué la petite maison.

Tu sais quelque chose ?

Dis-moi ce que tu sais.

Alors ?

Où as-tu caché Marisol ?

Rubio.

Tu as soif. Tu veux boire ?

Non, il est trop tôt pour boire.

Amenez-le par ici !

Tu te conduis comme un idiot borné.

Dis-nous où se trouve Marisol, et tout sera terminé !

Tu seras vite en pleine forme.

Tu pourras aller où tu voudras.

Ça suffit pour aujourd'hui.

Tôt ou tard, il parlera. Ce n'est qu'une question de temps.

Il ne doit ni s'enfuir ni mourir. Sinon, faites ce que vous voulez.

Laissez-le revenir à lui. Il ne sent plus rien.

J'ai une partie de poker qui m'attend.

Et je suis coincé là à garder ce sale americano !

Tu vas trouver ça plus drôle que les cartes.

Les ordres sont de s'assurer qu'il ne meure pas

et qu'il regrette d'être né.

Le gringo doit dormir, j'imagine.

Je vais me faire un plaisir de le réveiller.

- Esteban, c'était quoi ce bruit ? - Je ne sais pas.

J'ai entendu un cri et un choc.

Inutile de te cacher.

Pas la peine de faire le malin.

Monte et va voir dans le grenier.

Et regarde derrière les tonneaux !

Sortons d'ici !

Vite !

De l'eau, vite ! Toi, viens avec moi !

Encerclez la ville ! Bloquez toutes les issues !

Trouvez-le-moi !

- Esteban, cherche-le. - Suivez-moi !

Ramenez-le-moi tout de suite ! Il le faut à tout prix !

Regardez dans les étables, les corrals et les réserves !

Cherchez-le dans l'église !

Entrez là ! Fouillez tous les recoins !

Cherchez partout ! Rubio, là-dedans !

Si quelqu'un le cache, brûlez sa maison

et abattez-le comme un chien.

Vous, venez là !

Cherchez-le chez les Baxter, mais prenez-le vivant ! Je le veux vivant !

Vivant.

Rubio, dans le bar.

Il dit qu'il ne sait rien. Il fait son malin.

Amenez-le-moi.

- Je jure que je dis la vérité. - Alors, tu ne sais rien ?

- Je ne l'ai pas vu. - Rubio, occupe-toi de lui.

Où l'as-tu caché ?

Je ne...

Tu es le parfait ami pour ce sale americano.

Et tu finiras comme lui.

On a cherché partout.

Dans son cellier, dans le grenier, sur le toit.

Pas une trace.

Je n'ai vu personne derrière.

Je suis sûr qu'il s'est réfugié chez les Baxter.

Cet americano n'est pas idiot.

Il sait que c'est le meilleur endroit où se cacher.

Les Baxter, hein ?

Alors, allons le chercher.

Ça, c'est parce que tu es son ami.

Maudits soient-ils.

- Par ici. - Je ne vois personne.

Par ici.

Qu'est-ce que vous faites là-dedans ?

Peu importe. Emmenez-moi ailleurs.

Mais vous n'êtes pas mort.

Je le serai bientôt, si vous ne m'emmenez pas vite.

Rubio.

Je vois des signes de vie.

Attendons qu'ils se décident à sortir.

Ne tirez pas ! On se rend !

Ne tirez pas !

Arrêtez ! Ne tirez pas ! On sort !

- Je me rends ! Cessez le feu ! - Ne tirez pas !

On se rend !

Arrêtez.

Je veux regarder.

Ramón, ne tirez pas ! Nous sortons !

Nous nous rendons !

Vous avez gagné. Ça suffit !

Je vais quitter la ville ! Je ferai ce que vous voudrez !

- Tu le promets ? - Je le jure, Ramón.

Tu ne nous joueras pas de tour ?

Non ! Pas de tour !

Vous avez ma parole. Nous partirons !

Tu es sûr ? Il vaut peut-être mieux demander à ta femme.

Elle ne sera peut-être pas contente.

Antonio !

John !

Assassins.

Ils n'étaient pas armés.

Assassins ! Vous pourrirez en enfer !

J'espère que vous mourrez dans la souffrance. Soyez maudits !

Assassins !

Allons-y. Le spectacle est fini.

Continuez de le chercher, au milieu des corps.

Ce sale americano est forcément quelque part.

Silvanito ?

Où est Silvanito ?

Des nouvelles ?

J'ai des nouvelles qui ne sont pas bonnes.

- Ça me déplaît de vous dire ça, mais... - Où est Silvanito ?

Il a été capturé ce matin par les hommes de Ramón.

Ils l'ont pris à l'extérieur du village. Il se rendait à la mine.

Il apportait des provisions. Il est aux mains de Ramón.

Ils le torturent, mais il ne parlera pas.

Je le connais. Il est têtu.

Quoi qu'ils lui fassent, il ne dira rien, même s'il en meurt.

Ils ne pourront jamais le forcer.

Allez, vieillard, crache le morceau.

- Non. - Rubio.

Vous feriez mieux de retourner travailler.

- Vous allez être en demande. - Très bien !

C'est ce que je voulais entendre.

J'ai une petite surprise pour vous.

Je sais combien vous en aurez besoin. J'ai eu du mal à le récupérer.

Il a fallu que j'utilise ma tête. Personne ne résiste à des tonneaux de vin.

C'est vrai, non ? Et je me suis dit

que vous auriez besoin du pistolet. J'ai aussi un autre cadeau.

C'est de la dynamite. Je l'ai volée aux Rojo.

On dirait

que le moment est venu d'allumer la mèche

et de leur renvoyer.

Il fait encore bien jour.

Trop tôt pour dormir.

Rubio, donne.

J'aimerais pas abîmer le fusil. J'en trouverai jamais un pareil.

Essayons avec ça, Ramón.

Gringo !

Il paraît que tu voulais me voir.

L'americano est un homme mort.

Détachez le vieux.

Qu'est-ce qu'il y a, Ramón ?

T'as perdu la main ?

Tu as peur, Ramón ?

Quand on veut tuer un homme, il faut viser le cœur.

Tes propres paroles, Ramón.

Le cœur, Ramón.

N'oublie pas le cœur.

Vise le cœur, sinon tu ne m'arrêteras pas.

Quand un homme avec un 45 affronte un homme avec un fusil,

tu as dit : "l'homme au pistolet est un homme mort."

Voyons si c'est vrai.

Vas-y, charge et tire.

Hé, écoutez, Joe.

Écoutez, Joe, je...

Oh, Joe.

Votre gouvernement sera ravi de revoir son or.

Et tu ne veux pas être là quand il le récupérera ?

Vous voulez dire, le gouvernement mexicain d'un côté

et les Américains de l'autre ?

Et moi, juste au milieu ?

Trop dangereux.

Salut.

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