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- J'suis en train de monter une équipe d'humoristes
pour aller faire un tournoi à Niagara Falls.
(trois coups de sifflet)
- On n'a pas de talent, mais on travaille fort!
- Yeah! (rires)
- Ce soir, ça commence!
- Tabarouette! (rire)
- Le sport hein?
(Karine): Cette saison
aux Traîtres... 22 invités ont
déposé leurs valises dans mon
mystérieux manoir.
- Je peux pas croire qu'on
est là!
- Oh, je suis tellement énervée!
- Je vais avoir du fun ici.
- Let's go!
(Karine): Parmi eux, trois
invités ont été
désignés traîtres.
- Trois filles!
(rires, cris de joie)
(Karine): Tout s'est mis en
place pour que les traîtres
restent confortablement tapis
dans l'ombre. Des fidèles prêts
à mettre leur tête sur
le bûcher...
- Qu'est-ce que je viens de
faire, là?
(Karine): ...ou même prêts à
abandonner les autres fidèles à
leur sort.
- Vous êtes malades?
(Karine): Des fidèles prêts à
sacrifier le bien commun pour
servir leurs
intérêts personnels.
- J'accepte de miser
la totalité.
- 2000... 2500... 3000.
- Mon coeur a été brisé
aujourd'hui. J'ai choisi de
prendre l'argent.
(Karine): Ou encore des fidèles
guidés par des certitudes
erronées et aveuglées
par l'orgueil.
- Je veux la dague!
- C'est évident pour moi, j'ai
besoin du bouclier.
(Karine): Dans tout ce chaos,
les traîtres peuvent facilement
remporter le jeu. AÀ
remporter le jeu. A deux
conditions: ne pas
commettre d'erreurs...
- Je te demande de me serrer
la main.
- Je le sais, mais moi, en ce
moment, je me sens pas à l'aise.
(Karine): ...et
restez solidaires.
- Je veux me diriger seule pour
la finale. Je me suis mise à
étaler des points contre Annick.
Une traître, quand elle
part, ça vise un autre traître.
- Ouais.
(Karine): Deux règles pourtant
si simples... Bienvenue à la
finale des Traîtres.
(indicatif musical)
Le soleil se lève une dernière
fois sur mon manoir, mais c'est
au crépuscule que le jeu prendra
fin. Mes invités seront conviés
à une dernière table ronde ouù
ils banniront l'un d'entre eux.
Les quatre joueurs qui restent
se rendront ensuite au feu de la
vérité. Je leur donnerai alors
le choix de bannir à nouveau ou
de terminer le jeu.
Lorsqu'ils auront tous décidé
que c'est la fin du jeu, chaque
invité révélera son identité. Si
un traître se trouve parmi eux,
c'est lui, ou plutôt elle, qui
repartira avec tout le magot.
Il ne reste qu'une petite
journée à tenter de faire tomber
les masques, à mettre en péril
des liens de confiance pourtant
si solides. Une seule petite
journée qui risque de
tout changer.
(grincement)
- Yé!
- Ouh!
- Je suis arrivée avec Kaven en
premier, fait qu'on a pu jaser
un peu.
- Au moins on a bien dormi,
là. Pas de meurtre. Mais toi, tu
penses quoi?
- Moi, y a une affaire que j'ai
pas comprise hier.
- OK, vas-y.
- C'est qu'Audrey m'a mise comme
personne de confiance, OK?
- Je suis allée avec la personne
qui avait le moins de soupçons
sur elle comme étant une
traître. Et pour cette
raison-là, j'ai nommé Annick.
- Elle m'a dit: "T'es ma
personne de confiance depuis
le début."
- CÇ
- Ca, c'est de la manipulation.
- Je pense pas qu'elle me dit la
vérité quand elle me regarde.
- Bien, moi non plus, mais je
pense quand même qu'elle est
fidèle. Je pense juste
qu'elle est...
- Qu'elle est de même?
- ...turbulente dans la façon
qu'elle joue.
CÇ
Ca serait pas mal un traître
assez impliqué, qu'on
pourrait dire.
Marilyn, t'as quoi, mettons?
As-tu quelque chose?
- Bien non, puis oui. Dans la
course des journaux. Dans tous
les journaux, t'sais, le nom de
Marilyn est revenu.
(toc-toc!)
Ah! Open the door!
- Surprise!
- Allô!
- Bien, en fait, non, pas une
surprise. On sait qu'on va tous
être là.
- Qui a été éliminé?
(rires)
- Marilyn, elle ferait une
excellente traître parce qu'elle
s'est fondue complètement dans
la masse. Jusqu'à aujourd'hui,
du moins, personne semblait
avoir des soupçons sur elle.
L'idée, c'est que Manu
peut jouer comme un traître,
Audrey pourrait jouer
comme une traître.
- Puis leur chicane pourrait
plausiblement être...
- Bien, c'est de ça
qu'on parlait.
- Juste un show, c'est
exactement de ça dont
on parlait.
- La maudite phrase à Fred, là,
me tourne la tête tout le temps:
"Si tu peux pas le cacher,
mets-le de l'avant."
Toutes les situations qui sont
arrivées avec Audrey, c'est
facile de les retourner de
l'autre côté pour un traître.
Pas besoin de chercher de midi à
4 h pour trouver des affaires
contre elle, elle en a
tellement fait!
- CÇ
- Ca va être une journée
intéressante. J'en ai mal à la
tête déjà, puis ça vient juste
de commencer.
(toc-toc!)
(ensemble): Entrez!
- Tout le monde y passe.
- Good morning!
- Bon matin!
- Y a personne qui est
supposément surpris. Pas
d'acting, ça fait du bien.
Petit-déjeuner tranquilos.
- Bien dormi?
- Ah oui, vraiment. Je suis
mieux qu'hier, aussi. Je filais
mal pour J-P hier, là, je suis
correct, là.
- CÇ
- Ca m'a surpris que t'aies
changé ton vote.
- Bien, je me suis surpris
moi-même.
- Je m'en vais vers Audrey
aujourd'hui parce que je ne suis
plus capable.
- Peu importe ce qui se dit
aujourd'hui, peu importe ce qui
se fait ce soir, je vais être à
l'aise à la table ronde de dire:
"Moi, je ne suis plus capable de
te sentir, puis en plus, je
pense que t'es traître."
- Qu'est-ce qui t'a fait, hum...
- Audrey m'est apparue
soudainement plus crédible que
d'habitude, sans être dans un
extrême, là, je veux dire, je
vais, t'sais...
- Là, on le voit tous, le jeu.
- Puis J-P, à l'inverse,
m'apparaissait moins crédible
que d'habitude. Fait que ç'a
juste... débalancé le truc.
Malheureusement, je me suis
encore planté.
- Ouais, mais là, Manu, faut
pas... on s'est tous
plantés, là...
- Non, non, mais je me tape pas
dessus. Je me tape pas dessus,
c'est juste que s'il avait été
traître, je me serais comme un
peu dédouané du fait que je l'ai
trahi un peu.
- Oui. Psychologiquement, c'est
plus facile.
- La pilule est plus facile
à avaler.
- C'est ça.
(toc-toc!)
- Allô!
- Entrez!
- Jocelyne? Yolande?
- Bon matin, hein.
- Dernier matin.
- Hé, c'est louche.
- C'est louche!
(rires)
- Chaque jour, je m'en vais à
la guerre, puis j'ai pas une
journée de pause ou de répit.
- Tu regardes le tableau, qui
qui reste? Là-dedans, là,
tu peux voir ce que tu
veux, puis dire: "Bien, on a
tous joué comme des traîtres."
Tu peux dire: "Oh, bien, y a
quelqu'un qui est passif." Bien,
ça correspond à ma description.
Quelqu'un qui est passif
correspond aussi à Marilyn.
Après ça, quelqu'un qui joue
trop agressif. EÉ
trop agressif. Evident.
- Je gagne la palme.
- Non, non, mais tu comprends?
- Quelqu'un qui a fait parler
de lui.
- Bien, c'est ça.
- Mais la réalité, en ce moment,
c'est qu'il y a trois fidèles...
- Oui.
(ensemble): Deux traîtres.
- Puis là, on est en guerre.
Est-ce que c'est les fidèles ou
les traîtres qui vont
gagner cette année? Puis on est
près de la ligne d'arrivée.
- J'ai une espèce de dilemme
entre Annick, j'essaie de la
sortir ouù
sortir ou? AÀ
sortir ou? A la table ronde ou
au feu de la vérité? Qu'est-ce
qui va me faire le moins mal?
Parce que je pense que ça
va être...
(musique intrigante)
- Moi, j'ai eu une illumination
hier. Marilyn puis Kaven, ils
forment un duo depuis le début.
Moi, y a une chose qui est
évidente, c'est qu'eux autres,
ils votent en bloc. Ils vont
voter en bloc jusqu'à la fin.
- Hum-hum.
- Si on brise pas le duo ce
soir, puis qu'il y a un fidèle
qui sort, y ont déjà deux
votes en partant.
- Du moment que je me dis: "OK,
je pense que c'est Manuel et
Marilyn les traîtres", je dois
utiliser Manuel pour travailler
contre Marilyn en ce moment.
(soupir)
- Ouais, bien, je suis encore
persuadée de ce qu'on a
dit hier.
- Ouais, moi aussi, mais oui,
absolument, on le fait, là.
- Tu doutes?
- Bien, je le sais pas. Je ne
sais plus quoi penser.
- Mais moi, j'ai trouvé que ce
matin, Annick parlait
pas beaucoup.
- T'sais, honnêtement, si on
fait qu'est-ce qu'on fait, je
pense qu'il faudrait... tant
qu'à ça, on sort Annick ce soir.
- Je suis d'accord. Moi, je
suis prête.
- Parce que mettons qu'on est
tous convaincus assez fort...
- Ouais.
- ...que Manu, c'est un traître.
- Si Annick sort fidèle, y a un
de nous trois qui l'est.
- OK.
- Un traître, tu comprends?
- Fait que tu gardes nous deux
jusqu'à la fin.
- Moi, c'est ça que je ferais.
- OK.
- Je te le dis, Annick, tout va
se jouer sur toi puis moi,
je pense.
J'ai pris Annick à part et je
lui ai fait part de ces
réalisations-là que j'ai eues
par rapport à Marilyn.
Hier, là, j'étais en auto avec
Marilyn et Kaven. Moi, puis
Kaven, moi, je dis: "Je pense
qu'on devrait mettre les votes
sur Manuel." Kaven dit: "Je
pense qu'on devrait mettre des
votes sur J-P." Puis là, on dit:
"Ah, bien, dans le fond, un ou
l'autre, même si jamais on se
trompe, on va encore être en
supériorité numérique les trois,
on va être corrects. Tu sais
qu'est-ce que Marilyn me dit?
Elle dit: "Moi, je pense qu'on
devrait mettre les votes
sur Annick."
- Non!
- Je te le jure. Je te le jure.
- Je voterais Annick. Je
commence à penser qu'elle
est traître.
- Un complot contre moi
de Marilyn.
C'est les traîtres, hein. C'est
les traîtres.
(musique dramatique)
- Bien, moi, c'est en toi que
j'ai le plus confiance.
Hier, qu'elle vote pour Annick,
là, je te jure, Kav, là, la
gueule m'a tombé à terre.
- Bien oui, bien oui. Mais c'est
là que tu vois, puis c'est...
Elle est capable de manipuler.
- Hum-hum, hum-hum, hum-hum!
- On a la preuve. Puis en même
temps, ça me donne une dernière
confirmation qu'elle est prête à
jouer n'importe quoi. Moi, c'est
ça qui me fait peur. J'ai
confiance en une seule personne,
puis si tu me joues, tu me
joueras. Honnêtement, là.
- Non, je te joue pas, je
te promets.
- Tu comprends ce que je veux
dire, là. Si tu joues, écoute,
félicitations, tu ramèneras le
montant toute seule à Gatineau,
là, mais qu'est-ce que tu veux
qu'on fasse?
- Bien, moi, j'étais prête à
la sortir hier, Annick, pour
valider ça de toute façon.
- Ouais, bien, c'est ça.
(musique intrigante)
- Marilyn est traître,
puis Kaven...
- Moi, je pense pas.
- Je le sais pas, je pense pas,
mais il ne votera pas
contre Marilyn.
- Mais ce matin, je lui
ai demandé...
- Puis il dit: "Là, Manuel, il
veut voter Marilyn ce soir.
C'est deux traîtres qui
s'attaquent. Comme Marilyn veut
voter..." Parce que, tu
sais-tu... Un autre point.
Regarde bien, j'en ai plein,
c'est parce que là, j'essaie de
me dépêcher, là, faut que je
m'organise. Fait qu'elle, elle
voulait t'éliminer hier...
- Non, mais on parlait... bien,
attends, ouais, mais on parle de
Manu, fait que là,
c'est comme...
- Ouais. On a comme des petites
affaires à se dire sur Manu.
Après ça, je vais... venir te
voir, OK?
- OK.
- Ouais.
- J'ai vraiment senti que j'ai
dérangé quand je suis rentrée
dans le salon et là, je me
disais: "Est-ce qu'Audrey joue
super bien sa game, puis elle
montre qu'elle doute de moi?" Ou
elle doute de moi pour de vrai.
- On a dit qu'on était en train
de parler de Manuel, est-ce
qu'elle a pu espionner ce qu'on
se disait? J'espère pas.
- OK. Oh, mon Dieu...
Hé, là, là.
Je te réserve quelque chose, une
petite surprise.
(musique intrigante)
(musique rythmée)
(narrateur): Merci à notre
partenaire, Nissan.
(musique intrigante)
- "Manu, en guise de dernière
volonté, je t'ai choisi pour
entrer secrètement dans le
bureau de Karine."
- "Tu pourras y consulter tous
les journaux de tous les invités
bannis et assassinés
jusqu'à maintenant."
- "Utilise ce privilège à bon
escient. Adieu, J-P."
- Merci, Harrissa. Je vais en
avoir besoin contre Marilyn.
(♪♪)
- Harrissa en premier.
- OK.
- J'ai l'impression qu'Harrissa
pourrait peut-être m'apprendre
des choses, me diriger sur
certaines pistes.
- "Marilyn, mission traître."
(Harrissa): Mission traître,
elle était présente, mais elle
sort du lot des pécheurs nommés.
Changement d'attitude dans sa
stratégie. Elle est plus active,
moins passive. Si Karine a été
bannie parce qu'on a prouvé
qu'elle a tué Laetitia, alors
Marilyn et Kaven, qui étaient
là, devraient aussi être sur
les ardoises.
- Qu'est-ce que t'en penses? OK.
- Bien, moi, je soupçonnais déjà
ces deux-là, by the way.
- Ouais, moi aussi.
- Je suis allée quand même
stratégiquement dans la lecture
vers tous les journaux qui
parlaient de Marilyn.
Puis celui-là...
- Marie-Pier, ça
m'intéresse énormément.
- Si je me trompe pas, elle
disait que Marilyn
était traître.
(Marie-Pier): Marilyn. Avec la
journée d'aujourd'hui, c'est
elle la traîtresse dans le
Glauque Club.
- Marilyn, moi, je l'ai déjà
dans le radar depuis longtemps,
longtemps, longtemps, longtemps.
Je l'ai juste jamais nommée
parce que j'avais pas d'élément
particulier envers elle.
- Qu'est-ce qui me fait douter,
c'est qu'à chaque fois que je
viens avec quelqu'un... comme,
je suis venue avec Kaven, puis
Kav, il parle jamais du fait
qu'on a vu Marilyn.
- By the way, ils te
soupçonnent.
- Qui, ça? Kaven?
- Hum, Kaven, Marilyn.
- Ouais, hein.
- Ils m'ont sorti ça tantôt.
Moi, j'étais abasourdi, là.
- Mais, man...
- Mais pour moi, ça marche pas.
- Moi non plus, ça marche pas.
Si je meurs, on...
- CÇ
- Ca, c'est qui, là?
- Ca, c'est Charles.
- OK.
(Charles): Pendant la table
ronde, Marilyn a trop facilement
voté contre Harrissa qui venait
de s'offrir au vote.
- L'élément commun dans tous ces
journaux-là, Marilyn est un red
flag pour tout le monde.
Je ne finis pas le jeu avec
personne d'autre que toi.
- Moi non plus.
- Sauf qu'on doit agir dans une
séquence. Marilyn, Kaven, puis
après ça, Audrey. Moi, je peux
pas la garder avec nous trois à
la fin.
- OK.
- T'es la seule en qui j'ai
suffisamment confiance pour
finir avec toi.
Personne d'autre.
- De toute manière, moi, rendu
là, si Annick m'a berné tout le
long, elle méritera son argent,
ça va me faire plaisir. J'aime
mieux la donner à elle qu'à
n'importe qui d'autre
ici présent.
(musique intrigante)
- Oh!
- OK.
Karine arrive, un petit sourire
en coin. J'étais comme: "Bon,
qu'est-ce qui s'en vient,
encore? Une autre affaire!"
J'aime pas ça quand elle
sourit comme ça.
- Chers invités...
(petit rire)
...déjà votre dernier jour ici.
Ces nombreux matins endeuillés
vont me manquer. Pour
aujourd'hui, j'ai pris la
liberté de vous offrir à chacun
une tenue de circonstance.
- Oh!
(rires)
- Je vous demanderais d'aller
vous changer. On a quelque chose
à célébrer.
- Ouh, à célébrer?
- AÀ
- A célébrer?
(petit rire)
- Je suis prête à toute
éventualité. Fais-moi sortir
d'un canon, pitche-moi dans la
rivière, je suis prête!
(musique de suspense)
Qui pensez-vous que J-P va
nommer pour son journal?
- J'en ai aucune idée. Bien, en
fait, je sais même pas s'il va
avoir du monde qui vont avoir
des journaux...
dernière journée.
- Oh, ouais.
- Dans l'auto pour aller,
c'était épouvantable. C'était...
Oh, mon Dieu! Marilyn est tout
le temps là, puis là, ça me
gosse. Je ne suis plus capable
de la regarder, on dirait.
- Qu'est-ce que vous pensez des
deux autres occupants du
véhicule en avant?
- Je me demande pour vrai...
- Bien, moi, c'est sûr que Kav,
je le sens fidèle, là.
- Avec Manu, j'ai pas vraiment
parlé de stratégie. Il est pas
fou, là, je pense qu'il le sait
que je vote pour lui.
(musique intrigante)
- Je reviens à Marilyn. Marilyn,
j'avais rien.
- Marilyn, j'avais rien. Moi,
c'est tout arrivé hier.
- Attends. Moi, c'est arrivé
hier et ce matin, OK? J'ai dit
une chose. "Si jamais tu me
joues, tu partiras avec
l'argent, tu la ramèneras
à Gatineau..."
Puis, elle a fait: "Hum." Puis
juste avant, elle m'avait dit:
"Non, non, non, non, t'sais, je
suis avec vous autres", tu
comprends ce que je veux dire?
- Oui.
- Là, "Non, non, non, je suis
avec vous autres", mais quand je
te pointe toi, spécifiquement,
tu fais "hum" comme si de rien
n'était. Elle veut s'assurer de
se rendre à la fin pour ramasser
le cachot.
- Toute seule.
- Moi, je l'amène pas à la fin.
(musique dramatique)
- Bon.
- Bonne chance, guys.
- Dernière mission.
(musique dramatique)
- Ah, pas les éternels trahis!
- Les éternels trahis encore
derrière. Hé, je les aime pas,
eux autres, mon Dieu. C'est pas
vraiment des bonnes nouvelles
quand je les vois.
(musique funèbre)
- Invités, aujourd'hui, rendons
hommage aux éternels trahis,
qu'ils aient été tués ou bannis.
- Et là, je me dis: "Mais
qu'est-ce qui m'attend
aujourd'hui?"
- Prenez part à ce
cortège funèbre.
(expiration rapide)
En chemin, vous croiserez trois
mausolées honorant les disparus.
AÀ
A chaque mausolée, il y aura
une épreuve à compléter valant
chacune 3500 $.
- Ouh! - Oui.
- AÀ
- A chaque fois, au moins l'un
d'entre vous devra s'arrêter
pour compléter l'épreuve pendant
que le cortège, lui, poursuivra
inlassablement sa progression.
Lorsque vous aurez complété
l'épreuve, vous pourrez alors
rattraper le cortège avec l'or
pour l'encaisser. Lorsque le
cortège aura franchi les grilles
du cimetière, elles se
refermeront et il sera alors
trop tard pour nous rejoindre.
Croyez-moi, vous ne voulez pas
manquer ce qu'il y a dans
le cimetière.
(petit rire)
Que le cortège se mette en
marche, que débute
la marche funèbre.
- Merci, Karine, de rendre ça
encore plus épeurant.
(musique dramatique)
C'est un gros stress. T'as les
éternels trahis, Karine et des
chevaux derrière toi.
- OK, je vois une pierre
tombale. "Leurs visages à jamais
dans nos pensées."
- "Visages" est en... est en
gras. Quelqu'un qui
observe beaucoup.
- Je suis pas pire observateur.
- Je suis pas pire moi aussi.
- Marilyn?
(paroles entremêlées)
- Toi, t'es-tu à l'aise?
- Ouais.
- Ouais? OK.
- Je comprends que ça va être
quelque chose avec le visage.
D'habitude, j'ai une assez bonne
mémoire photographique, fait que
je dis: "Ah, moi, je peux y
aller." Manu lève la main,
parfait, on y va.
(♪♪)
OK, c'est la face à Francis.
- Francis.
On voit que c'est le visage de
Francis dans des casse-têtes ouù
il y a une case qui manque puis
il faut tout bouger jusqu'à ce
qu'on refasse le visage.
- OK, fait que là, regarde, on
va tourner comme ça, OK? Toung,
toung, toung, toung.
- Exact.
- Puis là, notre stratégie, ç'a
été de dire: "OK, on va faire
des rotations entre les cubes
pour faire avancer le cube ouù
est-ce qu'on veut aller."
Mais là, ça marchera pas. Un
moment donné, va falloir tasser
lui. Oh, mon Dieu seigneur de
seigneur de seigneur!
Mais quand le cube était rendu à
la place ouù
la place ou on voulait, tout le
reste ne fonctionne plus.
- Ces deux-là sont mélangés.
(musique dramatique)
(cri d'exaspération)
(♪♪)
- Je les aime pas, eux autres.
(petit rire)
- La mort nous court après.
"Puissent-ils avoir trouvé
leur place..."
- "Leur place", fait que c'est
l'ordre des éliminations,
peut-être.
- Hum, je peux m'essayer, guys.
- OK, je te fais full confiance,
ouais. "Puissent-ils...",
ouais. OK.
- J'y vais.
(musique de suspense)
C'est l'équivalent de la table
ronde avec des petits trous,
puis y avait cinq chandelles de
collées. C'est nous cinq, c'est
les personnes qui sont là. Le
reste, je dois les placer lors
de la première table ronde.
Karyne était à côté de moi.
Charles, Karyne. Laetitia à côté
de moi.
(marmonnement indistinct)
Un moment donné, j'étais un
petit mêlé, honnêtement, là,
fait que je me place, dans le
fond, dans ma position derrière
mon propre lampion, puis je
regarde la table ronde pour voir
qu'est-ce que je vois, dans le
fond. Puis j'essayais de mettre
les noms aux bonnes places.
Josh...
(musique de tension)
OK. Je vais essayer ça comme ça.
(murmurant): Il était
ouù
ou, Francis?
La plus tough, là, c'est
Francis. J'ai dû essayer à peu
près sept ou huit fois
facilement, là.
CÇ
Ca, je mets Josh,
Mike, Francis...
(musique de suspense)
Joshua... ostifie! Y était
ouù
ou, Francis?
- J'avais de la misère, fait que
là, un moment donné, c'est moi
qui le faisais. Après ça,
Manu embarquait. Lui aussi,
il recommençait.
Pour réussir à descendre, OK!
Mais admettons, regarde, on
essaie juste...
- Oh, oh, oh, oh...
Merde!
(musique dramatique)
- "AÀ
- "A la mémoire des disparus..."
Qui qui a de la mémoire?
- OK, vas-y, vas-y.
- OK, j'y vais.
- Tu peux être sûre que j'allais
être celle qui allait avoir sa
place assurée au cimetière. Puis
je leur ai dit: "Oui, oui, oui,
c'est bon. Vas-y. Toi, vas-y.
OK, toi, vas-y. Puis là, après
ça, il restait juste moi."
(rire)
(soupir)
- C'est la liste des bannis puis
des assassinés. Je me souvenais
quand même très bien de qui
j'avais assassiné.
Mike va être ici. Est-ce que,
Marie-Pier, elle compte comme
une assassinée parce qu'elle
s'est fait tuer par la gang?
(musique dramatique)
- OK, puis mettons qu'on va un
peu par en bas...
- Hum-hum.
- ...comme ça...
- C'est sûr que c'est des trucs
comme ça qu'il faut faire. Il
faut changer le pattern. Oh, oh,
oh, oh, oh...
- Fais-lui un tour.
- Oh, oh, oh, oh, oh! Voilà.
(cri de joie)
- C'est de l'or, oh, mon Dieu!
Ching, ching, ching, ching,
ching! L'argent a tombé, part
à courir.
(musique de tension)
- Hum... lui. Bien là, en
dernier, Mike, Vytee...
- La fin, je m'en souviens, mais
ça fait longtemps qu'on est ici.
Là, c'est comme si dans ma tête,
je ne me souvenais plus.
C'est-tu Joshua qui est parti
avant? Là, je suis en train de
virer sur le top bien raide.
Mon Dieu, seigneur. C'est donc
bien stressant.
(musique dramatique)
Marie-Pier est une assassinée,
I guess que oui.
(grondement de tonnerre)
Super.
- Je pense je l'ai.
Hé, là...
J'avais chaud. J'ai juste
décidé de quitter puis d'aller
rejoindre le cortège en
souhaitant que les portes
étaient encore ouvertes.
- Marc-André...
OK, ça.
Yes!
(cri de joie)
Bing, money!
(soupir de soulagement)
(musique de tension)
(rire)
Je suis là!
Toute la liste de tous les gens
bannis puis assassinés.
Oh.
Ah!
On rentre dans le cimetière et
là, je vois Manu et Marilyn qui
arrivent à la course.
- Je vois les portes. Je me dis:
"Oh non, faut passer!"
(musique dramatique)
- Je vois les portes, je me dis:
"Oh, non! Faut passer!"
On réussit juste à passer la
porte. Yes!
- Oh, Kav!
- J'arrive à des portes fermées.
Je ne suis plus invité. Fini.
(musique de tension)
- J'ai réalisé que c'était un
vrai cimetière. Y avait des
pierres tombales, je vois les
noms de tous ceux qui ont été
tués dans le jeu.
- Ah! Mon Dieu.
(musique dramatique)
- Invités, bienvenue dans mon
cimetière. AÀ
cimetière. A travers les
dépouilles de vos anciens
collègues se trouve tout l'or
des missions précédentes que
vous n'avez pas récolté.
- What?
- AÀ
- A mon signal, allez donc le
chercher comme de véritables
pilleurs de tombes.
Je vous donne 10 minutes.
- Checke-moi bien.
- C'est notre chance. On donne
tout ce qu'on a pour aller
récupérer le plus
d'argent possible.
- Allez-y!
(cris entremêlés)
- Mettez la terre à droite!
Oh, mon Dieu, si près du but.
Là, faut aller chercher ça, cet
argent-là.
Michael, envoie! Fais sortir
tous tes fantômes, là, qu'ils
viennent creuser.
(léger grognement)
- Faut-tu qu'on creuse...
Oh, yes!
(petit rire)
Vytee, yes! Je t'ai aimé pas
pour rien.
(chantonnement)
C'est toujours mon préféré, même
quand il est mort.
(musique de tension)
- Oh! 1000 $.
- J'en ai.
- Hé, yes, good job!
- 1500 $.
- Moi, j'ai même pas eu le temps
d'enlever mes gants, là. Y a
personne ici qui va dire que je
me suis pas donnée. Puis pour
une fois, y avait même pas de
bouclier à aller chercher.
(grognement)
- 2000 $.
- Good job, 2000!
- On peut quand même dire que je
suis une fille d'équipe.
(petit rire)
- Hé, c'est pas normal. Je n'en
trouve plus. En avez-vous trouvé
dans chaque tombe à date?
- Non.
- Non, J-P, il en a pas.
- Moi, j'ai trouvé rien
dans Ariane.
- Annick, la tombe du fond, moi,
d'ici, je vois une grosse bosse.
- Kaven nous encourage à partir
de la porte du cimetière. Il
nous dit: "OK, celui-là, y a
déjà eu de l'argent qui a été
trouvé dedans!"
- Envoie, mon Mike! Cache pas
rien que ta femme, cache donc un
petit peu d'or aussi.
- Crime! C'est donc bien tough!
J'ai vraiment travaillé fort.
Oh, mon Dieu, que j'ai
travaillé fort.
(musique de suspense)
- Hé, on lâche pas, vous faites
bien ça!
- Mes bras sont morts.
- 2500 $.
(grognement)
3000 $.
Mais c'est difficile, déterrer
des morts. Donne des coups de
pied. J'étais rendue que je
donnais des coups de pied
pour vrai.
(musique dramatique)
- Deux minutes!
- Non, non!
- Tout le monde a tout donné. Je
me suis brûlé les bras, les
épaules. Je me suis bouetté le
costume. CÇ
costume. C'a été complètement
hallucinant. C'est de loin ma
mission favorite.
(musique de tension)
Laetitia.
- 3500.
- Oh, j'en ai une!
- Ouais!
- Marie-Jeanne! Il était creux
en crime!
- Good job, Marilyn!
- 4000 $.
(musique dramatique)
- Yes! J-P!
- Cinq... quatre...
- Charles, est-ce que vous êtes
sûrs que vous avez rien trouvé?
- Good job, Manu!
- ...deux... un. Arrêtez de
creuser. 5000.
- Hé, good job!
- Oh, que c'était pas facile!
- Invités, vous avez amassé
aujourd'hui 12 000 $.
- Hé, c'est beau!
(applaudissements)
Good job!
- On se retrouve pour notre
dernière table ronde.
- Fait qu'en tout, on est rendus
à 71 000 $. On est près de la
fin. Je sens qu'il y a une
possibilité que je
pourrais l'avoir.
- J'ai vraiment creusé fort, là.
(musique intrigante)
- Marilyn, moi, elle me donne
pas d'infos jamais sur rien, là.
T'sais, je veux bien croire
que... je suis pas cave, là, je
veux bien croire qu'elle passe
sur mon cas ce soir. Je
veux dire, elle est pas dans la
recherche de rien, là, Marilyn.
Elle, elle veut sortir
quelqu'un. CÇ
quelqu'un. Ca, pour moi, c'est
un comportement de traître.
- Les gens s'enlignent vers ouù
- Les gens s'enlignent vers ou?
- Je pense que c'est vers Manu.
- Moi... moi, j'irais vers
Manu, personnellement.
- Parce que je suis
pas certaine...
- Manu semble aller vers Audrey,
là, ce qu'il nous disait tantôt.
- Ouais, il lâchera pas. Puis
c'est correct.
- Il lâchera pas.
- C'est comme...
- Annick, comment tu la sens?
- S'il y en a deux, moi, je le
sais que je suis fidèle. Je fais
confiance à Annick. Là, il reste
trois personnes entre vous
autres, entre Kaven, Marilyn,
puis toi. Faut qu'il y en ait
deux. T'sais, c'est sûr, là,
dans un idéal, on souhaiterait
sortir les deux, mais le point
capital, capital, capital, c'est
d'au moins briser le duo.
Donc, la stratégie étant que
moi, Annick, Audrey, on vote
pour Marilyn en premier. Après
ça, on verra au feu de la
vérité. Moi, je m'étais arrangé
avec Annick ce matin pour que ce
soit Marilyn, Kaven et Audrey,
mais ça, Audrey est pas obligée
de le savoir.
(musique intrigante)
- Manu, il m'a parlé. Puis je le
dois à Harrissa.
- Aux livres? OK.
- Ouais.
- Puis qu'il a lu par rapport au
duo de Kaven puis Marilyn, puis
que Marilyn était partout
dans... Peu importe, faut briser
le duo.
- CÇ
- Ca joue dur.
Oh, ouais.
(murmurant): Enlève
tes souliers.
Si t'as une chose à faire dans
un genre de jeu comme ça, enlève
tes souliers, marche sur la
pointe des pieds, puis va
écouter ce qui se dit partout.
Là, tu vas avoir tes
vraies réponses.
- Puis, tu penses quoi d'Annick?
- Mitigé.
- OK.
- T'sais, moi, c'est sûr, quand
qu'Harrissa a été tuée au lieu
d'Annick, je l'ai pas comprise
celle-là, t'sais.
- Mais pour moi, c'est hyper
simple, là. Harrissa était
plus menaçante.
- Je vais essayer d'aller voir
les filles, peut-être que je
vais me faire revirer de bord,
puis je vais revenir encore, les
gars, là.
(musique intrigante)
T'es toute seule?
- Ouais, Annick est partie
aux toilettes.
- Ah.
OK, OK, c'est ça.
(soupir)
On a l'air de trois veuves au
bar qui noient sa peine, là.
(rires)
Bon, santé, les filles. Hé,
quand même, moi, je trouve ça
cool qu'on soit trois filles en
finale, peu importe ce qui
arrive, là.
- Hé, moi, avant que ça finisse,
là, les filles, je suis désolée,
mais je veux...
- Bon, vas-y.
- Moi, je veux avoir le temps de
parler à tout le monde.
- Oh, tu veux-tu que je vous
laisse ensemble?
- Non, les gars je leur ai
pas parlé.
(ensemble): Ah!
- J'ai parlé à toi, on a eu le
temps de se parler.
- Bon, bien, je vais
m'asseoir là.
- Bien oui, viens-t'en.
- Bon, fait qu'on t'a
parlé de...
- Ouais. On fait Manu.
- On fait Manu.
- CÇ
- Ca va être unanime, on a
les votes.
- C'est ça, parfait.
- Puis après ça, au feu, on...
- Bien, maintenant que je sais
que Marilyn parle de moi, puis
elle veut me faire bannir, je
n'ai plus envie de lui parler.
Moi, je vais aller voir
les autres aussi.
Faut que j'y aille.
- Bon, bien... moi, je jaserai
pas toute seule, là.
Je suis un peu mal. Puis là,
je me dis: "Oh, mon Dieu,
c'est-tu moi qui est nalï
c'est-tu moi qui est nalve? Je
vais-tu me faire avoir?" Même si
je pense que mon plan, il est
bon avec le trio, j'ai quand
même un petit doute, puis je
suis très mal avec Annick.
(musique dramatique)
(musique intrigante)
- Est-ce qu'on devrait éliminer
Marilyn en premier de Manuel?
- Bien, moi, j'ai dit à Marilyn
qu'on éliminait Manu...
- Manuel, je le sais.
- Ouais?
- Mais là, hum...
- Annick.
- Annick puis Manuel sont
sur Marilyn.
- OK. Bien, on peut faire ça.
Moi, j'ai pas de trouble. C'est
juste, je veux pas me retrouver
un deux contre deux.
- Parce que ce qui
arrive, mettons, si on élimine
Marilyn en premier...
- C'est qu'on se ramasse deux
contre deux.
- On se ramasse deux
- Ils vont te viser toi. Je te
le dis tout de suite.
(soupir)
- Hé, parlons donc ensemble,
moi, j'ai envie d'aller savoir
qu'est-ce qu'ils disent. CÇ
qu'est-ce qu'ils disent. Ca vous
tente pas qu'on les espionne
comme qu'ils font?
- Bien, t'es pas game.
- Oui, man, j'ai enlevé mes
souliers. Je vous ai espionnés
tout à l'heure.
- T'as déjà manqué la moitié de
la shot.
- Oh, c'est mes moments
préférés. Je me sens comme dans
un film.
(chantonnement)
Enlève les souliers.
Puis là, j'ai même marché à
quatre pattes aujourd'hui. Je
suis allée écouter qu'est-ce
c'est que les autres disaient.
- Fait que là, mettons qu'on
élimine Manuel.
- C'est juste que c'est le
seul vote.
- Après ça, on fait Annick?
- Oui.
- Puis après Marilyn.
- Oui. Moi, c'est ça que
je fais.
- Moi, Audrey puis Manu, on
voulait sortir Marilyn. Audrey
est en train de tourner de bord.
(soupir)
CÇ
Ca va pas comme je veux, puis ça
me gosse.
- Ou on peut...
- On peut la faire à la gang.
Mais moi, j'ai dit deux fois
tantôt que c'était ça. Manuel...
- Ouais. Moi aussi, puis elle
est venue le confirmer avec moi,
puis j'ai dit ça, j'ai dit la
même affaire.
- Bon. Puis on s'était même
pas parlé.
(musique de suspense)
- CÇ
- Ca, j'aurais jamais dû
commencer à faire ça avec Annick
parce qu'elle a clairement pris
le truc de moi, puis elle a
commencé à le faire après, ça
lui a donné de l'idée.
- Hum...
- De? De quoi?
- Oui, je comprends, mais il
faut sortir Manu en premier. On
n'a pas le choix.
- Kaven, il disait Manuel. Moi,
j'essayais de faire des clins
d'oeil à Kaven de "non, non,
mais en vrai, on garde Manuel".
Moi, je te le dis depuis
ce matin.
- Je shake tellement.
- Bien là, faut pas que
tu shakes.
- Non, je le sais, mais j'ai le
shake. Je sais, genre... en
fait, je sais pas. Je sais pas
du tout. Là, j'ai comme un gros
doute sur toi, mon petit loup.
- Moi?
- Oui.
- Non, moi, je te l'ai dit,
c'est Marilyn. Marilyn
est louche...
- OK, OK. Oui, oui, oui.
- Respire, respire.
- C'est juste que j'ai...
OK. Oui, oui.
- Hier, je t'ai dit le plan.
- Vous êtes pas ensemble?
- Bien, on est ensemble dans le
sens que...
- Non, non, non, non, mais
travaillez-vous ensemble?
- Bien non, mais dans le sens
qu'on se coordonne, par exemple.
- Comme au même titre que toi
puis moi.
- OK, OK, OK, parfait.
Rien n'est gagné. Je sais pas à
quoi m'attendre. Sincèrement, je
sais pas.
(musique intrigante)
- J'appréhende plus ou moins
la table ronde.
(musique dramatique douce)
Mais j'appréhende encore plus
après la table ronde.
(♪♪)
- Je me suis placée, je pense,
dans la meilleure position qui
soit, c'est-à-dire, j'ai orienté
deux personnes sur Marilyn, deux
personnes sur Manuel. Moi, j'ai
l'impression que je suis le
vote pivot.
(♪♪)
- Je vivais dans un drôle d'état
d'esprit, en fait.
(musique dramatique douce)
J'ai pas trop confiance en
qu'est-ce qui va se passer.
(♪♪)
(musique dramatique)
- Et voilà. Voici les visages de
tous ceux que vous avez bannis à
tort et en vain. Tous ceux que
vous avez privés injustement du
magot de 71 000 $. Pourtant, je
peux pas dire que je vous sens
particulièrement rongés par les
remords. Non, je dirais que je
vous sens plutôt rongés par une
angoisse palpable. La peur,
peut-être, de commettre encore
une erreur, l'erreur de trop. La
peur, peut-être, d'avoir mis
votre confiance entre les
mauvaises mains. La peur de voir
tout s'écrouler...
alors que vous êtes presque à
la fin. Nous sommes réunis
autour de cette table pour la
dernière fois. Et dans quelques
instants, quatre d'entre vous me
rejoindrez au feu de la vérité.
Oups.
Vous êtes cinq. Qui d'entre vous
ira rejoindre cette pile de
pauvres portraits?
Choisissez judicieusement.
(musique de suspense)
- Quelqu'un brise la glace. Il
s'est passé beaucoup de choses
le dernier 24 heures,
évidemment pour tout le monde,
je pense. Moi, j'ai remarqué
certaines choses depuis un
certain temps qui me
dérangeaient. Hum... je vais
m'adresser à toi, Manuel. On a
eu des discussions. Je trouve
que t'as accumulé une certaine
fatigue dans les derniers jours
qui me laissait présager
potentiellement que t'étais plus
fatigué parce que les traîtres
se lèvent la nuit, versus que
nous, on dort en angoisse. Tes
entrées aux déjeuners, je les ai
trouvées très confiantes, versus
les autres. C'est peut-être
l'excitation, je sais pas.
- First, je suis pas plus
fatigué qu'avant. CÇ
fatigué qu'avant. Ca,
c'est faux.
- OK.
- Deuxièmement, moi, je me suis
fais une carapace.
- Hum-hum.
- Donc, je ne vivais plus dans
l'angoisse d'aller me coucher,
puis "oh, non, qu'est-ce qui va
se passer demain?" J'allais me
coucher, puis je me disais: "On
va voir demain qu'est-ce qui se
passe, j'ai pas de contrôle
là-dessus." Hum, c'est pourquoi
j'arrivais le matin, puis
j'étais pas comme ça, t'sais,
parce que moi, j'étais prêt à
mourir chaque matin.
- Merci.
- Aujourd'hui, bien, on s'est
rendus dans le bureau de
Karine encore.
- Ouais. On a lu vraiment
beaucoup de journaux, quand
même. Le nom qui est sorti le
plus, je pense que tu vas être
d'accord, c'est Marilyn.
- Ah oui?
- Partout. Y a même du monde qui
l'ont écrit en gros.
- OK.
- Je vais partager des soupçons
que j'ai jamais partagés. Moi,
je suis un gars de faits, je
suis un gars de logique. Sauf
que là, les traîtres sont
vraiment habiles parce que des
faits, j'en trouve pas. Tout ce
qui me reste, c'est de
me fier...
Puis depuis le début, Marilyn,
que j'ai un...
- OK.
- Je peux pas l'expliquer. Quand
on se parle, je trouve que t'es
toujours partout, je trouve
surtout aussi que tu t'avances
jamais sur personne. AÀ
jamais sur personne. A chaque
fois que je t'ai demandé c'était
quoi tes soupçons, t'es pas
capable de me les nommer, tu le
sais pas. Ce qui m'a dérangé
énormément, qui est un petit peu
plus factuel, c'est le fait
qu'hier, j'ai eu l'impression
que t'as essayé...
...pour Marie-Pier.
- Le point de Marilyn et de
Kaven là-dessus, c'est que c'est
toi qui es allé prendre la clé,
puis tu savais c'était laquelle.
- C'est pas moi qui ai été
prendre la clé. J'étais avec
Marilyn puis Mike. Les deux ont
dit: "Ah, on va prendre la
numéro un." Moi, j'ai été comme:
"Bon, c'est beau, vous voulez la
un." Puis moi, je trouve qu'elle
a l'air à fitter dans la
serrure, fine.
- Mais Marilyn, c'est pas ça
qu'elle dit.
- CÇ
- Ca, j'ai vraiment pas aimé ça.
Puis l'autre chose qui m'a
vraiment dérangé aujourd'hui,
c'est qu'on est partis en auto
nous trois ce matin. J'ai essayé
de vous sortir trois fois du
small talk, j'ai pas été
capable. Moi, dans ma tête, là,
je me dis: "En tant que fidèle,
tu devrais essayer d'enquêter,
essayer de brasser des affaires,
mais pas comme attendre que
l'horloge tourne, puis dire que
tu le sais quand on te
questionne." CÇ
questionne." Ca, ça m'a
hautement dérangé. Pour ces
raisons-là, hum, je te suspecte
plus que les autres.
- OK. Bien, écoute. C'est sûr
que je t'ai pas toujours parlé
de mes suspects, mais les gens
ici peuvent probablement
confirmer qu'aux gens de
confiance, j'en parle de mes
suspects, puis haut et fort.
T'as toujours été dans mes
soupçons aussi, fait que c'est
sûr que je me garde une réserve
avec toi. Puis mon choix était
fait pour toi aujourd'hui. Je
trouve ça drôle que là, ce soir,
tu viens pour moi alors que tu
m'as jamais parlé de ça.
- On est tous dans la même game,
là. Je veux dire...
- Oui, oui, je comprends, mais
je me demande juste si c'est un
espèce de chance du désespoir,
là, que tu te retrouves
coincé, puis tout d'un coup,
c'est moi.
- C'est que c'est hyper simple.
Moi, j'ai confiance en Annick
plus que je pourrais avoir en
n'importe quel joueur. Et pour
moi, ça se passe là et y a deux
ou trois traîtres là-dedans.
- Je sais que je suis une
fidèle, puis, t'sais, j'ai joué
le plus fidèlement possible,
mais rendu là, si c'est
un feeling, je peux même pas
débattre avec toi, fait que...
c'est bien correct.
- Là, je te pose une question,
Audrey, t'sais, c'est sur la
date d'hier.
- Annick.
- Merci.
Je dois t'avouer que,
oui, ça m'a surprise que t'aies
mis mon nom, t'sais. Moi, je me
suis demandé pourquoi parce que
genre, je pensais pas
être ta personne de confiance
dans la vie.
- Pour toi, j'ai des points qui
me pointent plus vers fidèle que
traître, comme par exemple, le
matin ouù
matin ou Karyne est arrivée
préparée avec son explication
par rapport aux poignées de
mains pour se défendre.
- Ouais.
- Toi, t'as été une des
premières personne au déjeuner à
l'attaquer devant tout
le groupe.
- Ouais.
- Pour moi, ça, ça penchait plus
du comportement de fidèle. Moi,
j'aimerais ça savoir, Annick.
J'ai été surprise de voir que
t'avais donné ton vote de
confiance à Kaven. J'ai pas vu
venir ça.
- Parce que je lui dis tout le
temps tout.
(petit rire)
- C'est vrai.
- Parce que, t'sais, dans vous
autres, je sais pas à qui je
l'aurais donné. Un,
J-P, c'était impossible parce
que j'arrêtais pas de le mettre
sur l'ardoise.
- Non, je comprends.
- Ouais.
- Mon point, c'est que là,
maintenant que J-P, on sait
qu'il est fidèle...
- Ouais.
- Tes soupçons, comme, j'ai...
Parce que là, je sais que...
- J'en ai beaucoup.
- ...dans le fond, tu fais
confiance à Kaven.
- Non. Oui, puis non.
(petit rire)
- Moi, je lui faisais
full confiance.
- Effectivement.
- Là, je vous ai entendu parler
parce que j'étais cachée.
- Hum-hum.
- Puis là, je suis comme: "Je
sais pas si je vous fais
confiance." T'sais, même
affaire. Toi non plus, je suis
pas certaine parce que crime, je
vois ton nom partout, puis on
n'en parle juste pas tant.
- Bien, moi, je suis jamais
allée. Je sais pas que mon nom
est partout. J'ai hâte de voir
qu'est-ce que les gens disent.
- Bien, y en a plein qui ont des
suspicions que vous deux, vous
travaillez ensemble, t'sais.
Puis après ça, moi, j'entends
une discussion des deux
ensemble. Toi, tu me dis que
t'as pas de suspicion sur moi,
finalement tu lui dis à lui que
t'as 50 % ... fait que là
que tu penses que...
- Effectivement. Le jeu, c'est
de déceler des traîtres, c'est
pas de se flatter dans le sens
du poil, puis se donner
des commentaires...
- Bien non, mais 100 %, mais
t'sais... Mais c'est juste ça,
l'affaire, c'est que...
- Y a des choses que je me sens
à l'aise un petit peu de te
dire, puis y a des choses que je
me sens moins à l'aise de te
dire à certains moments. Puis je
pense que c'est normal.
- Bien oui.
- Au même titre que toi...
- 100 %.
- ...toi, toi, toi.
Tout le monde fait la
même chose.
- Mais quand tu me dis,
mettons, pourquoi, t'sais, t'as
un vote de confiance. T'sais...
bien, finalement, je sais pas
pourquoi je lui ai donné. Tu
comprends? Fait que c'est pour
ça que...
(soupir)
Hé, je pogne-tu les nerfs, là?
- Non, non, pas du tout.
- C'est parfait. Bien oui, c'est
bien correct.
- OK, OK, parfait, excusez-moi.
- T'es bien partie.
- OK, mon Dieu, seigneur, là,
j'étais là... Fait que là, on
est rendus à un point ouù
est rendus à un point ou on se
ment tous dans le dos.
- Moi, Mari, j'ai une question
pour toi.
- Oui?
- Hier, dans la voiture, les
trois, on avait parlé d'un petit
peu la table ronde d'hier, ouù
peu la table ronde d'hier, ou on
voulait se diriger. Puis toi,
Marilyn, t'avais parlé d'Annick.
Comment ça, Annick, dans les
trois, pour toi, c'était la plus
suspecte? Parce que pour nous,
c'était la moins suspecte
des trois.
- Je voterais Annick. Je suis
pas mal sûre que c'est...
- Tu voterais contre Annick?
- Oui.
- Tu penses qu'elle est traître?
- Je commence à penser qu'elle
est traître.
Non, j'ai demandé si vous aviez
des soupçons sur Annick. Parce
que je disais que moi, Annick,
était dans le bas de ma liste.
Puis quand j'arrêtais pas d'être
mêlée, mêlée, mêlée, mêlée, je
me suis dit: "Est-ce qu'il faut
que je revoie ma liste, de
remonter Annick dans le haut de
ma liste?" Que j'étais toute
mêlée, c'est ça que je disais.
Mais j'ai jamais dit que
j'allais voter pour Annick hier.
- OK.
- Invités, c'est l'heure
du vote.
(musique de tension)
- Je ne le sais plus, là, ouù
est-ce que ça s'enligne, très
honnêtement, là.
(♪♪)
- Invités, révélez vos votes. Ce
soir, on va commencer
par Manuel.
- Pour les raisons que j'ai
nommées tantôt que je ne
répéterai pas, je vote pour le
rôle et surtout pas la
personne, Marilyn.
- Annick.
- Je suis allée avec qu'est-ce
que j'ai entendu ce soir, puis
qu'est-ce que j'ai lu, puis
qu'est-ce qu'on m'a dit.
Je vote pour toi, Marilyn.
- Deux votes Marilyn. Marilyn,
si vous obtenez un autre vote,
vous êtes bannie de mon manoir.
Votre vote, Marilyn.
- Pour les raisons que j'ai
nommées plus tôt, moi non plus,
je vote pas pour la personne.
J'ai adoré faire l'émission avec
toi, puis c'était authentique.
- Kaven.
- C'est rare que je deviens
émotif, mais j'ai un petit peu
d'émotions parce
qu'effectivement, c'est pas de
bonté de coeur que je vais faire
ça. C'est pas pour la personne
du tout, c'est pour le jeu.
Manuel.
- Deux votes Marilyn, deux votes
Manuel. Audrey.
- Le choix, il est vraiment
difficile. CÇ
difficile. Ca peut faire en
sorte que je gagne ou que je
perde la saison.
(musique dramatique)
- Deux votes Marilyn, deux votes
Manuel. Audrey.
- J'ai eu un choix déchirant à
faire. Le nom de la personne que
j'ai écrit ce soir, j'ai jamais
eu de soupçons sur cette
personne-là. Je pensais que
c'était ma plus grande alliée,
puis les 48 dernières heures
m'ont vraiment fait douter, puis
pour cette raison-là, j'ai écrit
ton nom ce soir, Marilyn. Je
suis vraiment désolée,
je t'adore.
- Marilyn, vous avez reçu le
plus grand nombre de votes. Vous
êtes maintenant bannie de mon
manoir. Par contre, vous ne
révélerez pas votre identité.
Vous quitterez en silence en
portant avec vous votre secret
et toutes certitudes
possibles.
(musique dramatique)
- C'est sûr que je suis déçue,
mon Dieu, je suis tellement
déçue parce que chaque journée
ouù
ou j'avais pas de soupçons, pour
moi, c'était une belle victoire.
Encore là, y avait pas de
soupçons. Je m'y attendais pas.
C'était vraiment une surprise.
Audrey m'a bien eue, mais
Annick, elle m'a vraiment
surprise aussi.
Ils ont très bien joué, je peux
juste les applaudir.
-Je pense qu'elle a compris
qu'elle faisait un double jeu,
puis finalement, elle s'était
fait pogner. Tant pis pour
toi, traître.
(petit rire)
- Quant à vous, rejoignez-moi à
l'extérieur pour la toute
dernière étape du jeu, le feu de
la vérité.
AÀ
A tout de suite.
(musique dramatique)
- Feu de la vérité, je suis dans
le top quatre. AÀ
le top quatre. A ce point-ci,
j'ai confiance honnêtement
en personne. C'est-à-dire
Audrey, autant que je le sais
profondément que je crois que
c'est une fidèle, elle peut
aller n'importe ouù
aller n'importe ou parce que
c'est Audrey. Ah! C'est tough.
- Je pense que j'ai jamais été
aussi fébrile. Je veux vraiment
me rendre à la fin. Pour moi,
la suite logique, c'est
d'éliminer Kaven et Audrey.
Et y a pas d'autres options.
Toujours est-il qu'il faut
qu'Annick s'en tienne au plan.
- Je veux beaucoup gagner.
Grandement gagner.
C'est comme un désir viscéral...
- J'ai jamais arrêté depuis jour
un. Chaque nuit, je me suis dit:
"CÇ
"Ca y est, c'est ma dernière
nuit, c'est terminé. Aucune
chance que je sois là demain."
Je suis vraiment contente, fière
de moi, de m'être rendue à cette
étape-là, mais moi, ce que je
veux, c'est la victoire. Après
tout ce que j'ai traversé, moi,
je mérite de gagner.
(rire)
(musique dramatique douce)
- Je suis vraiment stressée.
Faut juste pas que je sorte de
mon personnage.
- Invités, vous avez accédé à
l'ultime étape de ce jeu, le feu
de la vérité.
Vous avez survécu à toutes ces
nuits, vous avez réussi à vous
faufiler jusqu'à la fin, mais
tout n'est pas encore joué. Il
est maintenant temps de passer
au vote, qui, peut-être, vous
hantera pour le reste de votre
vie. Un vote à 71 000 $.
Dans les coffres devant vous
se trouvent deux pochettes.
La pochette "Terminer le jeu" si
vous croyez qu'il ne reste plus
aucun traître parmi vous et que
vous souhaitez donc finir la
partie. Ou la pochette "Bannir à
nouveau" si vous croyez qu'un
traître se trouve encore parmi
vous et que vous souhaitez
passer au vote.
Il suffit qu'un seul joueur
choisisse de bannir à nouveau
pour qu'on procède à un autre
tour de votes. Dois-je vous le
rappeler, s'il ne reste que des
fidèles à la fin, ils se
partageront le magot. Mais si un
ou des traîtres subsistent, les
fidèles n'auront absolument
rien. Choisissez maintenant
votre pochette.
Une flamme verte signifiera que
vous souhaitez terminer le jeu.
Une flamme rouge, que vous
souhaitez bannir à nouveau.
- Moi qui se fie rarement à mon
intuition, j'ai l'impression que
ça peut arriver.
- J'espère qu'en plaçant ma
confiance en Kaven, je me suis
pas trompée, qu'il va respecter
le plan qu'on s'est fait durant
la journée et qu'on va se rendre
ensemble jusqu'à la fin.
- Audrey, videz le contenu de
votre pochette, s'il vous plaît.
Manuel, videz le contenu de
votre pochette.
Annick.
Et Kaven.
(musique dramatique)
Vous avez donc tous choisi de
bannir à nouveau. Nous allons
donc procéder à un vote. Prenez
vos ardoises. Inscrivez le nom
de la personne que vous
souhaitez bannir.
(musique de tension)
(marmonnements indistincts)
- Il est temps de révéler vos
votes. Nous allons commencer
avec Audrey.
- Ce soir, pour moi, y a un
traître et son nom,
c'est Manuel.
- On poursuit avec Manuel.
- Bien que beaucoup de gens ont
tenté de faire croire le
contraire, il ne reste pas
qu'un traître, mais deux. Donc
comme premier
anéantissement, Kaven.
- Kaven.
- Mon vote ce soir, je le
maintiens de la table
ronde, Manuel.
(musique de suspense)
- On termine avec Annick.
- OK.
(raclement de gorge)
Ce vote-là, je l'ai fait juste
parce que tantôt, j'ai entendu
une conversation, puis j'avais
l'impression que vous vouliez
finir à deux, fait que je t'ai
choisi toi parce que j'ai peur.
- Invités, nous avons une
égalité entre Manuel et Kaven.
Nous procéderons à un deuxième
tour de vote et vous ne pourrez
voter que pour l'un ou pour
l'autre. Kaven et Manuel, vous
ne pourrez pas voter.
- Oh, my God!
- Si l'égalité persiste, nous
procéderons donc à un
autre vote.
Parmi les autres candidats, soit
Annick et Audrey.
- Oh, mon Dieu! C'est un
cauchemar. C'est un cauchemar.
C'est un cauchemar.
- Le vote deviendrait entre
Annick et moi. Je veux vraiment
pas que ça arrive. Il faut
arriver à faire changer le vote
d'Annick.
- Manuel et Kaven, vous avez une
dernière chance de plaider votre
cause. On commence avec Manuel.
- Annick, t'étais là quand j'ai
eu besoin de toi. Laisse-moi te
rendre la pareille. Je suis là
pour toi.
- Kaven.
- Il ne reste plus grand-chose à
dire. On est à la toute fin.
J'ai toujours parlé avec mon
coeur, j'ai toujours dit la
vérité dans ce jeu, vote avec
ton coeur, Annick. Fais
qu'est-ce que t'as à faire
pour toi.
- J'ai l'impression que vous
allez me piéger. Qu'est-ce que
vous vous êtes dit tantôt? Parce
que là, là, genre... j'ai peur
en crime.
- On a banni Marilyn. Les deux
traîtres, c'était Marilyn puis
Manuel. C'était eux nos
deux traîtres.
- Moi, j'en suis convaincu, puis
je tiens ma position. J'ai...
fais qu'est-ce que t'as à faire.
C'est toi qui le sais.
- Je vous truste pas à cause de
la mausus de conversation que
j'entends. Je... je ne
sais plus.
- Audrey et Annick, veuillez
voter maintenant.
- Oh, mon Dieu!
- Annick, Annick, Annick... ne
me fais pas faux bon.
J'aimerais partager l'or
avec toi.
Je suis vraiment mélangée.
Est-ce que je vote pour Manu,
pour Kaven? On dirait que je ne
suis plus capable de faire aucun
calcul mental. Les
émotions rentrent.
(petit rire)
- Audrey, veuillez révéler
votre vote.
- Oh, my God!
- Manuel.
- Annick, à votre tour.
(musique intrigante)
- Je me sens full mal. J'ai mis
ton nom, Manu.
- Mon nom.
(soupir)
- Manuel, vous avez obtenu le
plus de votes. Vous êtes
maintenant banni de mon manoir.
Veuillez quitter en silence.
(musique dramatique)
- Et voilà. Banni du manoir.
Ce qui rentre le plus
dedans, c'est que c'est Annick
qui a voté pour moi la
deuxième fois.
Mais... c'est un jeu. Je veux
juste dire qu'Annick va se faire
manger tout rond.
(musique dramatique)
- Alors, il est maintenant temps
de choisir votre pochette.
- Moi, je suis fidèle, hein.
- Moi aussi.
- Je suis fidèle.
- OK.
- Invités...
- Moi aussi.
- ...choisissez maintenant votre
pochette entre "Terminer le jeu"
ou "Bannir à nouveau". Faites
votre choix maintenant.
(soupir)
- Je vois Kaven qui commence à
chuchoter avec Annick et là, je
deviens très nerveuse. Je me
demande qu'est-ce qui se passe.
Il la met en confiance. Elle le
regarde. Elle semble le supplier
du regard.
(musique de tension)
- Annick, jetez le contenu de
votre pochette.
Kaven.
- Kaven vote vert et là, je ne
comprends plus rien.
- J'ai choisi vert parce
qu'Annick est venue me chercher
beaucoup avec ses émotions. Je
crois qu'elle est fidèle. Sinon,
c'est une actrice hors pair.
(musique dramatique)
- Et enfin, Audrey.
Audrey, vous avez choisi de
bannir à nouveau. Nous allons
procéder à un autre tour
de vote.
Prenez votre ardoise et
votez immédiatement.
- Je me disais: "Mon Dieu, j'ai
peut-être fait une erreur. Y a
peut-être quelque que j'ai mal
joué, que j'ai mal compris."
- Il est temps de révéler vos
votes. Audrey.
- Pour cette personne-là, j'ai
toujours eu des soupçons...
à différents niveaux. CÇ
à différents niveaux. C'a
toujours changé, c'est jamais
resté pareil.
Mais je peux pas terminer avec
un doute.
Je suis vraiment désolée si je
me trompe. Donc, pour cette
raison-là, j'ai décidé de voter
pour toi, Annick.
- Annick.
- Bien, j'ai voté pour...
Kaven.
- C'est correct.
- Bien, oui.
- Kaven.
- Parce que j'ai une seule
parole, parce que j'ai voté...
Je crois sincèrement qu'on est
trois fidèles ici. La seule
preuve tangible, par exemple,
que j'ai, c'est la fameuse
poignée de main,
qu'effectivement, je vois pas
qu'une traître aurait framé
un autre traître aussi évident
que ça. Je suis vraiment,
vraiment désolé, Annick. Je
voulais terminer le jeu,
splitter le pot à trois...
- Moi aussi, j'aurais voulu ça.
- ...mais mon vote va à toi.
J'ai pas le choix de voter.
- Ah, wow.
(musique dramatique)
- Annick, vous avez obtenu le
plus grand nombre de votes. Vous
êtes maintenant bannie de
mon manoir.
(musique dramatique)
- Oh, man, je m'en vais avec
rien! J'étais si proche. J'ai
toujours dit que j'aurais dû
tuer Audrey, puis qu'elle me
faisait peur. Bien, voilà.
C'était pour ça. Bravo d'avoir
trouvé tous les traîtres.
J'avais pas vu venir.
- Invités, vous n'êtes plus que
deux, le jeu est maintenant
terminé. Je vous rappelle que si
parmi vous se trouve encore un
traître, c'est lui ou elle qui
remportera le magot de 71 000 $.
Il est maintenant temps de
révéler votre identité. On
commence par vous, Kaven.
- Je suis ravi de t'annoncer que
depuis le jour un, je suis
toujours et je vais toujours
l'être, fidèle.
- Audrey.
- Je suis arrivée ici, puis je
me suis dit que j'allais jouer à
ma façon. Les gens ont eu raison
de se méfier de moi.
(petit rire)
Parce que j'ai plus qu'un tour
dans mon sac, mais dans ce jeu,
j'étais moi aussi fidèle.
(rire)
- Tu m'as eu!
(rires)
- Kaven, Audrey, vous êtes les
deux gagnants de la saison deux
des Traîtres. Vous pouvez vous
partager le 71 000 $.
- Hé!
(rires)
Félicitations.
- C'est le plus beau jour de ma
vie! Je capote. C'est
incroyable. Je peux même
pas croire.
- Tu le mérites. Félicitations.
Avec tout ce qui était contre
nous, les fidèles ont gagné. CÇ
nous, les fidèles ont gagné. Ca
fait du bien.
- C'est un miracle qu'on ait
réussi à faire ça. Je pense
pas qu'il y avait personne qui
s'attendait à ce que ça soit des
fidèles qui gagnent ça
cette année.
- Ouf!
- Je peux pas croire que
j'ai gagné!
- Audrey, Kaven, comment on
se sent?
- Je me sens complètement
épuisée, vidée.
- Hum!
- J'ai... attaqué du début à la
fin chaque jour, chaque nuit,
sans arrêt pour me rendre ici.
- Oui! C'est pour ça que je t'ai
dit: "Félicitations, tu le
mérites." Sincèrement, là.
- Puis j'avais besoin de
quelqu'un avec qui me rendre à
la fin. Puis Kaven, c'est la
personne que je voyais le moins
être traître et me mentir.
- Tu t'es pas trompée.
- Je me suis pas trompée.
- Kaven, de votre côté?
- Ouf! EÉ
- Ouf! Ecoute... je suis sans
mots. Hum... j'osais me rendre
ici, j'espérais me rendre ici.
Je me sentais seul par bout,
très, très longtemps. Hum...
Et on est là. Et on a gagné.
- On a banni les traîtres.
- On a banni tous les traîtres.
- Dans quelques instants, on va
accueillir les
autres finalistes...
et révéler qui sont les
traîtres. Pour le moment, je
vous laisse célébrer.
- Merci.
(petit rire)
Je pense que je suis vraiment
fier du fait que j'ai pu gagner
la confiance des traîtres, la
confiance des fidèles, dont
Audrey qui fait pas confiance à
personne, juste ça, je crois que
c'est gros. CÇ
c'est gros. Ca explique comment
j'ai joué, dans le fond, puis
ça, je suis vraiment, vraiment
fier de ça.
- J'ai travaillé vraiment fort
pour aller chercher cette
victoire-là, je l'ai pas volée.
Je dois être dans les joueuses
dans toute l'histoire des
Traîtres qui l'a le plus
méritée, sa victoire. Pour vrai.
Puis je suis même pas gênée de
le dire.
(petit rire)
(musique dramatique)
- Invités, un toast
aux gagnants.
Alors, on est quelques minutes
après votre victoire.
Qu'est-ce qui se passe
en dedans? Qu'est-ce qui...
qu'est-ce qui monte, quel chemin
ça prend?
- C'est vraiment pas facile.
C'est vraiment difficile jusqu'à
la toute fin. Même nous, on se
faisait même pas confiance tant
que ça.
- Non.
- On espérait, finalement, que
rendus là, on se soit pas
trompés. Là, avec les regards...
j'ai des impressions, puis je
suis désolée pour... la
personne, s'il y en a une entre
vous trois que je me suis
trompée, mais je vous garantis
jusqu'à la toute fin, vous
m'avez eue, les traîtres.
- Audrey, je suis intéressée,
quand tu dis que tu vois des
regards de l'autre côté,
qu'est-ce que tu perçois?
- Bien là, je regarde Marilyn,
puis j'ai l'impression que je
vois de la peine, j'ai
l'impression qu'on s'est trompés
dans nos soupçons sur Marilyn,
puis que c'était finalement
Manuel et Annick. Les soupçons
sur Marilyn, c'est qu'ils sont
venus dans les deux
derniers jours...
- Hum-hum.
- C'est même pas à Kaven que
j'en ai parlé en premier parce
que je me disais: "Je peux pas
lui faire confiance."
- Les traîtres ont bien joué
parce qu'il y a eu vraiment une
désinformation là-dessus...
- Oh, mon Dieu.
- ...incroyable. J'essayais
de penser...
- Une désinformation par rapport
à quoi?
- Par rapport aux soupçons dans
les journaux sur Marilyn.
- Aujourd'hui, bien, on s'est
rendus dans le bureau de
Karine encore.
- Le nom qui est sorti le plus,
je pense que tu vas être
d'accord, c'est Marilyn.
- Ah ouais?
- Partout. Y a même du monde qui
l'a écrit en gros.
- Je le voyais pas, puis
j'essayais... puis c'est pour ça
que le vote a pas été, pour moi,
vers Marilyn.
- Bon. Déjà, je vais vous
révéler une partie du secret.
Donc, y a deux traîtres parmi
les trois finalistes. Qui
sont-ils? Kaven?
- Manu?
Je suis pas mal sûr que c'est un
traître, Annick, si tu es
traître, tu as joué le jeu
émotif à la perfection, chapeau.
Marilyn, j'ai quand même
confiance. Donc, je crois que tu
es fidèle.
- Celui dont j'étais le plus
certaine qui était traître,
c'était Manuel. Puis après ça,
entre Annick et Marilyn, je
n'étais plus capable de voir la
vérité, elle se plaçait ouù
vérité, elle se plaçait ou.
Là, en ce moment, avec le
non verbal, j'ai l'impression
que c'est Annick qui
était traître.
- Finalistes, c'est l'heure de
la révélation.
(musique dramatique)
- Qui parmi vous étaient
des traîtres?
- C'est nous!
(rires)
- Quoi?
Oh, my God! Bravo!
- Oh, mon Dieu!
- Bravo!
- C'était trois femmes.
- Jusqu'à la toute fin.
- Trois femmes! Cheers! On a
tellement mal joué!
- Sérieusement, bravo. Jusqu'à
là. Jusqu'à là. Bravo.
(soupir)
Manu.
- Manu était fidèle. J'arrêtais
pas de te le dire, qu'il
était fidèle!
- Fait que nos soupçons
étaient vrais.
(rire)
- Nos soupçons étaient vrais.
- Au moins. Désolé, Manu.
- Non, vous avez gagné en tant
que fidèles.
- Ouais, ils ont gagné en tant
- Bien, bravo!
- Quand je suis partie, j'étais
sûre que tu gagnais.
- Moi aussi, j'étais sûre!
(rires)
J'ai dit: "J'ai encore fait
confiance à elle, la maudite!"
- Mais là, attendez, les deux,
vous dites... vous dites:
"J'étais sûre que t'allais
gagner, j'étais sûre que vous
alliez gagner." Vous étiez pas
sûres de gagner ensemble?
- On s'est trahies. On s'est
trahies. Tu m'as trahie en
premier, Audrey me l'a dit.
- Tu sais qu'est-ce que Marilyn,
elle dit? Elle dit: "Moi, je
pense qu'on devrait mettre les
votes sur Annick."
- Non!
- Je te jure.
- Puis là, finalement, moi, j'ai
fait comme: "Oh que non. Je me
ferai pas trahir par toi."
- Bien, le pire, c'est que je
voulais pas tant te trahir, mais
je voulais montrer que j'avais
des doutes sur tout le monde.
- Hum.
- Mais Audrey est comme
elle est.
- Elle est comme elle est. Mais
tu vois, tu m'as eue aujourd'hui
parce que je comprends même pas
pourquoi j'ai voté contre lui.
(petit rire)
- Moi non plus, c'était
ma question!
- Je le sais!
- T'aurais gagné.
- Mais en même temps, je vais
être vraiment honnête, j'avais
de la misère à me voir dire: "Je
suis traître" devant toi.
- Et moi, devant vous.
- Moi, mes soupçons ont commencé
envers toi, ça s'est passé deux
fois. Quand je t'ai dit: "Si on
finit à trois", j'ai dit: "On
peut finir à deux, si tu veux.
Puis au pire, si tu me joues,
t'amèneras le magot à Gatineau."
T'as jamais réagi. T'as juste
fait un petit sourire en coin.
Là, j'ai fait:
"Me semble c'est pas Marilyn."
- Mais Manuel, je suis curieuse
de t'entendre. Tu parles pas
beaucoup, t'observes beaucoup.
On t'a vraiment beaucoup accusé
dans le jeu...
- Pauvre petit coeur!
- ...d'être un traître.
- Bien oui.
- Oui.
- Qu'est-ce qui se passe dans ta
tête en ce moment?
- Ah, bien moi, j'ai le coeur à
la fête, là. J'ai noué des liens
avec plein de gens. J'ai fait
l'aventure au complet. J'ai
dépassé mes limites, j'ai
sangloté devant le Québec au
complet. Je me suis
vulnérabilisé. J'ai pas perdu,
là, j'ai gagné. J'ai juste gagné
sur toute la ligne.
- Mais j'ai une question pour
toi parce que Kaven, à la fin,
si le jeu était arrêté après ton
vote, comme tu le souhaitais,
c'est Annick qui remportait.
- Oui.
- J'ai manqué.
- Oui, t'as manqué.
- Mais donc est-ce que c'était
un vote sincère ou tu savais
qu'Audrey allait voter rouge?
- Je savais qu'Audrey allait
voter rouge.
- Ah.
- Mais pourquoi t'as voté vert?
- J'avais de la misère.
Sincèrement. Le petit côté
humain a ressorti à la
toute fin.
- Hé, t'avais tellement de la
misère à me le dire...
- Fait qu'il voulait me faire
passer ça sur le dos. C'était
moi, la méchante.
- T'es déjà la méchante.
- Mais donc, t'en dois une à
Audrey vu que t'étais tellement
certain qu'elle allait
voter rouge?
- Oui. Ma vie de jeu se jouait
là-dessus.
- CÇ
- C'a été dangereux.
- Bien oui, qu'est-ce que t'en
penses, Audrey?
- Bien moi, quand j'ai vu vert,
je me suis dit: "Mais qu'est-ce
qu'il fait? C'était pas ça, le
plan." Moi, jusqu'à la toute
fin, jusqu'à tant qu'il me
montre son ardoise avec le nom
d'Annick écrit dessus, j'avais
l'impression que je pouvais
être celle qui quittait.
- Là, question pour vous tous.
C'est comment jouer
aux Traîtres?
- Ouf! La plus belle expérience
de ma vie, malgré tout ce que
j'ai vécu, mais beaucoup plus
difficile que je l'aurais cru.
T'as jamais vraiment la
certitude d'avoir la bonne
réponse, puis c'est ça, le
problème, un petit peu. Mais
c'est ça qui est le fun. Moi,
j'ai trouvé ça super agréable.
- Puis on est en hypervigilance,
là, t'sais, toujours surveiller
qu'est-ce que tu dis, qu'est-ce
tu fais, comment t'es, surtout
devant toi, là. Moi, je me
tenais comme ça. J'avais
tellement peur que tu me lises.
- Le pire, c'est que j'ai
abandonné mes armes
synergologique le premier jour,
là. Parce que je me suis rendu
compte que ça mettait les gens
mal à l'aise. Je me suis dit:
"Fais comme si tu connaissais
pas ça."
- Alors, on va reparler de tout
ça, de toute façon, quand on va
se retrouver avec tous les
autres joueurs aussi de la
saison à la prochaine rencontre
pour parler des moments forts de
la saison.
- Hum-hum!
(petit rire)
- Alors, pour l'instant, longue
vie aux fidèles...
- Longue vie aux fidèles.
- ...et bravo à tous d'avoir
joué comme vous l'avez fait.
- Bravo!
- Cheers!
- Cheers! Pauvre Manu fidèle.
(paroles entremêlées)
(musique dramatique)
- On a gagné, voilà les
traîtres. Bonne chance la
prochaine fois.
(rire)
- Santé!
- Aux fidèles!
(rires)
- Au chaos!
- Oui!
- Le chaos gagne toujours.
Je suis prête pour votre saison
All Stars.
(petit rire)
(♪♪)
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