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Il existe une autre dimension
par-del� celles des hommes.
Une dimension aussi vaste que l'univers
et aussi intemporelle que l'infini.
Elle s'�tend aux confins de l'ombre et de la lumi�re,
de la science et de la superstition.
Elle transcende toutes nos peurs,
d�passe toutes nos connaissances.
Voici la dimension de l'imagination.
Une zone que l'on appelle :
La Quatri�me dimension
Maple Street, aux �tats-Unis.
La fin de l'�t�.
Un petit monde bord� d'arbres, fait de terrasses,
de barbecues, de rires d'enfants,
et de la cloche d'un glacier.
Lorsque surgiront le vacarme et la lumi�re,
GLACES Lorsque surgiront le vacarme et la lumi�re,
il sera exactement 18h43
dans Maple Street.
C'�tait quoi ? Un m�t�ore ?
�a en avait tout l'air.
Je ne l'ai pas entendu s'�craser.
Moi non plus. Seulement le vacarme.
Steve ! C'�tait quoi ?
Un m�t�ore, ch�rie !
- Il est pass� pr�s, non ? - Trop pr�s !
Beaucoup trop pr�s.
Voici Maple Street un samedi apr�s-midi.
Maple Street, qui appr�cie son dernier moment de calme
avant la venue des monstres.
Mademoiselle ?
Mademoiselle !
Il n'y a plus de courant.
Je faisais une soupe et la cuisini�re ne marche plus.
Votre t�l�phone marche ?
Le mien ne fonctionne plus.
L'�lectricit� est coup�e !
Je vais aller voir
s'ils ont du courant dans Floral Street.
�a ra aucun sens !
Pourquoi cette coupure de courant et de t�l�phone ?
- C'est peut-�tre un orage magn�tique. - Je ne pense pas.
Le ciel est bleu.
Il n'y a ni nuages, ni �clairs. Ce n'est pas un orage.
Les radios sont mortes. M�me les portables.
Et si nous allions en ville pour voir la police ?
Ils penseront que nous sommes fous.
Une petite coupure et tout le monde panique !
Ce n'est pas qu'une coupure.
Les radios portables devraient fonctionner.
Je vais aller en ville pour en savoir plus.
Je ne comprends pas, elle marchait bien.
- Panne d'essence ? - J'ai fait le plein.
- Qu'est-ce que �a veut dire ? - Tout s'est arr�t�, on dirait.
Nous devrions marcher jusqu'en ville.
Allons-y, Charlie.
M. Brand, vous devriez pas y aller.
- Pourquoi ? - Ils vous l'interdisent.
Qui nous l'interdit ?
Eux.
Qui c'est, eux ?
Ceux qui �taient dans ce qui a atterri.
Les visiteurs ! Ils n'aimeraient pas qu'on parte.
De quoi parles-tu, Tommy ?
Ils ont tout coup� pour qu'on reste ici.
D'o� est-ce que tu sors �a ?
Il en dit des b�tises !
C'est toujours comme �a dans mes histoires
sur les vaisseaux spatiaux.
Des vaisseaux spatiaux ? Sally, mets-le au lit !
Trop de bandes dessin�es et de t�l�vision !
Tommy, �a suffit maintenant. On rentre.
On reviendra et tu verras.
Ce n'�tait pas un vaisseau mais un m�t�ore.
C'est s�rement �a qui est � l'origine de la coupure.
Les m�t�ores font des trucs dingues
comme des taches solaires !
Voil� ! C'est comme une tache solaire !
�a alt�re les �missions radio du monde entier.
Le m�t�ore n'�tant pas loin, ce n'est pas �tonnant.
Partez en ville et t�chez de d�couvrir ce qui se passe.
M. Brand !
Ne partez pas, M. Brand.
Vous pourrez peut-�tre pas aller en ville.
Dans l'histoire, personne ne pouvait partir.
- Personne sauf... - Sauf qui ?
Sauf leurs �missaires.
Ils ressemblaient � des humains. Et lorsqu'ils atterrissent...
Tommy, mon gar�on, ne parle pas comme �a.
C'est de la pure folie !
Il raconte une bande dessin�e et on l'�coute !
Attendez voir une minute.
Raconte ton histoire, Tommy. Parle-moi des �missaires.
C'est pour pr�parer leur atterrissage.
Ils envoient 4 personnes.
Une m�re, un p�re et deux enfants qui ressemblent � des humains.
Mais ils ne le sont pas !
Il ne reste plus qu'� inspecter le voisinage
et d�terminer qui est vraiment humain !
Tu as beau faire des blagues...
Je me demande si Floral Street a le m�me probl�me.
Pete Van Horn est revenu ?
- Votre voiture d�marre, Les ? - Non !
Je ne sais pas ce qui cloche.
Rien ne marche. M�me pas ma voiture.
La voiture a d�marr�. La sienne fonctionne !
Pourquoi sa voiture a-t-elle d�marr� ?
Toute seule !
Il n'�tait m�me pas � c�t� !
Il n'est pas sorti pour regarder l'OVNI.
�a ne l'int�ressait m�me pas !
Ils ont toujours �t� louches, lui et sa famille.
Vraiment louches.
Pourquoi n'est-il pas sorti avec nous ?
On va lui demander.
Une minute ! Attendez !
Gardons notre sang froid.
C'est � n'y rien comprendre.
J'ai voulu la faire d�marrer sans succ�s.
Vous avez tous vu, non ?
Je ne comprends rien.
Je vous jure de ne rien comprendre. Que se passe-t-il ?
C'est � vous de nous le dire !
Plus rien ne marche dans cette rue. Ni �lectricit�, ni radios.
Rien, sauf votre voiture.
Comment a-t-elle d�marr� ?
Comment expliquez-vous �a ?
Attendez une minute. Gardez vos distances.
D'accord, j'ai une voiture qui d�marre seule.
C'est �trange, je l'admets. Suis-je un criminel pour autant ?
J'ignore pourquoi elle a fait �a !
- Que se passe-t-il, Steve ? - Nous cherchons des monstres.
Il est de l'avis g�n�ral que les membres d'une famille
se font passer pour des humains...
Alors qu'ils sont des monstres de l'espace.
Des espions venus de l'infini.
Connais-tu quelqu'un qui correspond � cette description ?
C'est une blague ? Vous voulez me jouer un tour ?
Vous m'accusez, c'est �a ?
Ma voiture d�marre seule et �a vous suffit.
Je suis coupable.
Comme vous, je n'y comprends rien.
Vous me connaissez tous !
Voil� 5 ans que je vis ici.
Je ne suis pas diff�rent de vous !
Toute cette histoire est...
Bizarre !
Si vous �tes innocent, expliquez pourquoi...
- Expliquer quoi ? - Oublions cela.
Attendez une minute. Laissez-la parler.
Expliquer quoi ?
Parfois je veille tard.
Et � plusieurs reprises,
je suis sortie sur ma terrasse
et j'ai vu Les Goodman, � l'aube,
debout dans son jardin, en train de regarder le ciel.
Il regardait le ciel comme s'il attendait quelque chose.
Il cherchait quelque chose.
Tout cela est tr�s dr�le.
Vous savez de quoi je suis coupable ? D'insomnie !
Quelle est la sentence ?
Vous m'avez entendu ! C'est de l'insomnie !
J'ai dit : De l'insomnie !
Bande de lapins trouillards !
Vous �tes des malades. Tous autant que vous �tes !
Vous n'imaginez pas ce que vous avez fait.
Je vous pr�viens, vous avez cr�� quelque chose
de quoi vraiment avoir peur !
Dieu m'en est t�moin ! Vous avez cr��...
un cauchemar !
La Quatri�me dimension
On ne devrait pas les surveiller comme �a.
Ce sont nos voisins.
On conna�t les Goodman depuis leur arriv�e.
Ils sont nos amis.
�a ne prouve rien du tout !
Si un type passe son temps � regarder le ciel,
c'est qu'il n'est pas normal.
Quelque chose ne tourne pas rond.
En temps normal, je laisserais filer
mais nous sommes en situation de crise. Regarde !
On s'�claire � la bougie !
On se croirait au Moyen-Age.
Restez o� vous �tes, Steve !
On ne veut pas d'ennuis mais celui qui viendra ici
aura, lui, des ennuis.
- �coutez, Les... - Je vous l'ai d�j� expliqu�.
Je ne dors pas bien la nuit.
Alors je me l�ve et je me balade.
Je regarde le ciel et les �toiles.
C'est ce qu'il fait, oui.
Tout ceci est une pure folie !
Vous avez raison, Mme Goodman. C'est une folie.
Choisis bien ton camp, Steve !
Tu n'es pas non plus au-dessus de tout soup�on.
L'es-tu, Charlie ?
Nous sommes tous suspects, enfants compris.
Qu'allons-nous faire ? Rester ici toute la nuit ?
Il n'y a rien d'autre � faire. L'un d'entre eux craquera.
Voil� ce que tu peux faire : Rentrer et la fermer.
Tu peux arr�ter de jouer l'inquisiteur,
te coucher et tout oublier.
C'est ce que tu aimerais, n'est-ce pas, Steve ?
On va devoir te surveiller maintenant.
Autant que toute la v�rit� �clate.
Ta femme est bavarde, Steve.
Elle a parl� de tes manies.
Dis-nous tout, Don !
Qu'a-t-elle dit ?
R�p�te donc ce que ma femme a dit.
�coutons ensuite les bobards
sur tous les habitants de cette rue.
Pourquoi ne pas cr�er une parodie de tribunal
et un joli peloton d'ex�cution
pour vous d�barrasser facilement des suspects.
Tu es d'accord, Don ?
Pas la peine de t'�nerver, Steve.
Myra a parl� des nombreuses nuits
que tu passes dans ta cave � travailler
sur une sorte de radio.
Aucun de nous ne l'a vue, cette radio.
Je t'en prie, Steve.
Dis-nous sur quelle radio tu travailles.
Je ne l'ai jamais vue et je ne suis pas le seul.
Qui te parle sur cette radio et � qui parles-tu ?
Tu me surprends, Charlie.
Pourquoi ces questions stupides ?
� qui je parle ?
Je parle � des monstres de l'espace !
Je parle � des bestioles vertes qui viennent sur Terre
- dans des m�t�ores ! - Steve, s'il te pla�t.
C'est une radio toute b�te, voil� tout.
Je lui ai achet�e moi-m�me.
C'est une radio des plus banales !
Beaucoup de gens en ont une.
Je vais vous la montrer.
Non, on ne va rien leur montrer.
Pour entrer, il leur faudra un mandat.
Tu ne peux pas te payer...
Ne me dis pas ce que je peux me payer.
Ne me dis pas qui est dangereux, qui ne l'est pas,
qui est inoffensif et qui est une menace.
�a compte pour vous tous !
Vous �tes tous l� pour crucifier quelqu'un
et trouver un bouc �missaire.
Vous cherchez d�sesp�r�ment � pointer votre voisin du doigt.
Une seule chose peut en r�sulter :
Nous allons tous nous entretuer !
C'est le monstre ! C'est le monstre !
- Voil� pour toi. - Un fusil ?
- � quoi servirait un fusil contre... - Fini de parler !
Tes paroles vont nous faire tuer.
Certains d'entre nous ne veulent pas se laisser faire.
C'est Pete Van Horn !
Il �tait � quelques rues d'ici pour v�rifier le courant !
Charlie, tu l'as tu�. Il est mort !
J'ignorais qui c'�tait.
Je ne le savais pas !
Il est sorti de l'ombre !
Comment savoir qui c'�tait ?
Steve ?
Tu sais pourquoi j'ai tir� !
Comment ne pas le prendre pour un monstre ?
Je voulais prot�ger mon foyer.
C'est quelqu'un qu'on connaissait...
- Je ne savais pas. - Regardez !
Charlie !
Charlie, tes lampes se sont allum�es !
Pourquoi tes lampes s'allument-elles ?
Charlie, pourquoi es-tu le seul � avoir de la lumi�re ?
J'aimerais bien le savoir.
Tu as la g�chette facile, Charlie.
Tu as aussi l'accusation facile.
Peut-�tre devais-tu le tuer.
Pete voulait nous dire quelque chose.
Pete avait peut-�tre d�couvert de qui nous devons nous m�fier.
Non ! Ce n'est pas �a du tout !
J'ignorais pour les lampes ! On me fait une farce !
Une farce ? Une farce ?
Un homme est mort !
Tu l'as tu� ! C'est une farce, �a ?
�coutez ! Je vous jure que ce n'est pas moi !
Je vous le jure ! Je sais qui c'est !
Je sais qui est le monstre ! Celui qui ra pas sa place !
Je vous jure que je le sais !
Parle, Charlie !
D�p�che-toi, Charlie !
Qui est-ce ?
C'est le m�me ! C'est Tommy !
C'est lui !
Ce n'est pas vrai !
C'est un mensonge !
Ce n'est qu'un enfant !
Il savait ce qui allait se passer.
C'est lui qui savait tout !
Comment a-t-il pu tout savoir ?
Que vous arrive-t-il ? Arr�tez !
Emp�chez-le de rentrer !
Ce n'est pas l'enfant !
C'est chez Bob Weaver !
Ce n'est pas chez Bob Weaver ! C'est chez John !
Chez les Williams !
C'est l'enfant !
C'est Charlie !
Tu as compris la proc�dure ?
On arr�te certaines de leurs machines, les radios,
les t�l�phones, les tondeuses...
On les plonge un peu dans l'obscurit�
et il n'y a plus qu'� admirer.
Il se passe toujours la m�me chose ?
Les diff�rences sont mineures.
Ils d�signent l'ennemi le plus dangereux :
Eux-m�mes.
Nous, on profite du spectacle.
J'en d�duis que cet endroit, Maple Street,
n'est pas un cas isol� ?
Absolument pas.
Leur monde est rempli de Maple Street.
Nous les visiterons toutes et ils se d�truiront.
L'un contre l'autre. L'un contre l'autre.
L'un contre l'autre.
Les outil de la conqu�te
ne comprennent pas toujours des bombes et des explosions.
Certaines armes ne sont que pens�es, attitudes et pr�jug�s,
dispos�es dans l'esprit des hommes.
Une chose est s�re : Les pr�jug�s peuvent tuer,
la suspicion peut d�truire,
et la recherche d'un bouc �missaire
a ses propres retomb�es
pour les enfants et les enfants � venir.
Le plis triste �tant
que ces fl�aux se propagent
par-del� la Quatri�me dimension.
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