All language subtitles for The Twilight Zone 1x19 (119) The Purple Testament

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Original subtitles

Il existe une autre dimension

par-del� celles des hommes.

Une dimension aussi vaste que l'univers

et aussi intemporelle que l'infini.

Elle s'�tend aux confins de l'ombre et de la lumi�re,

de la science et de la superstition.

Elle transcende nos peurs,

d�passe toutes nos connaissances.

Voici la dimension de l'imagination.

Une zone que l'on appelle :

La Quatri�me dimension

Q.G. COMPAGNIE "A"

Faites entrer ces camions !

Fermez ! J'ai dit fermez !

Un bataillon d'infanterie aux Philippines.

1945.

Voici le visage de la jeunesse au combat.

Si un peintre avait m�lang� ses couleurs,

marron pour la terre, gris pour la poussi�re et rouge sang,

noir pour les barbes et jaune pour la peur,

ces hommes seraient alors les mod�les.

Voici le royaume du combat,

voici les visages de la guerre.

Une nuit pourrie, oui.

On a eu ce pont, m�me si on ne sait pas pourquoi.

Les navires japs nous pilonnent.

Ils tirent sur ce pont toutes les 3 minutes.

Si le g�n�ral veut savoir o� est leur flotte, c'est � Manille.

Sergent.

Qui avons-nous perdu ?

Beaucoup de bless�s.

Dix ou douze. Et quatre morts.

Hayburt, Horton, Morgan et Levy.

Rompez vos hommes, sergent. Allez au mess.

Du caf� et un repas pour chacun. Qu'ils mangent.

� vos ordres.

Compagnie A, premier bataillon ! C'est l'heure du rata !

Oui, mon capitaine ?

J'ai d�got� une bouteille de gn�le philippine.

Ce n'est pas du premier choix mais c'est un sacr� remontant.

Sant�.

- Sale journ�e, hein ? - 12 bless�s et 4 morts.

Tout �a en 2 heures et demies. 12 bless�s et 4 morts.

4 hommes sp�ciaux ?

Sp�ciaux ? Que voulez-vous dire ?

On en a d�j� perdu beaucoup. Huit hommes puis dix.

Vous �tes plus affect� que d'habitude.

Je demande donc s'ils �taient...

Ils avaient tous moins de 21 ans. Est-ce assez sp�cial ?

Ce n'est pas cela.

Je ne vous ai jamais vu comme �a. Je veux savoir pourquoi.

Vous �tes perspicace, Phil.

L'apanage d'un bon officier.

Savoir anticiper le danger.

Vous vous moquez de moi ?

J'esp�re que non.

Vous �tes un officier courageux.

Quelque chose vous bouleverse et je veux savoir quoi.

Hayburt, Horton, Morgan, Levy.

Morts au combat le 13 janvier 1945.

- Et apr�s ? - Voil� ce qui me bouleverse.

J'ai �crit ces noms hier.

Avant notre attaque !

Pourquoi les avoir �crits ?

Je passais les hommes en revue et j'ai vu leur visage...

Et ces 4 hommes...

J'ai regard� les 44 visages.

Et quand j'ai regard� ces 4 hommes, il y avait comme une lumi�re.

C'est impossible � d�crire.

En les regardant, j'ai compris.

J'ai su que c'�tait leur derni�re journ�e. Qu'ils allaient mourir.

J'ai su et il n'y avait aucun doute !

En effet, c'est �trange. Tr�s �trange.

Je ne dors plus.

Je me demande...

C'est ce qui va arriver ?

� chaque fois, devant un bataillon,

verrai-je ceux qui ne reviendront pas ?

Quand avez-vous �crit ces noms ?

Vous �tes s�r que c'�tait hier ?

Et pas aujourd'hui ? Dans le camion ?

C'�tait hier matin. Je vous le jure.

J'ai �crit �a hier.

- Alors ? - Impossible de tirer une conclusion.

D'apr�s son dossier, il ra pas l'air instable.

Aucune trace d'�puisement d� au combat.

Je ne sais pas pourquoi il a cette dr�le d'id�e.

Nous devrions l'examiner.

Il en est persuad�. � l'entendre, on pourrait le croire.

Merci de l'examiner, c'est un bon gars.

Au pays, il faisait partie de l'�lite.

Un des meilleurs officiers.

Je m'en occupe. Il est d�j� l�.

Il rend visite � un des hommes de son bataillon.

�a va, mon lieutenant. Comment vont les autres ?

Ils vont bien.

Porky a chop� du shrapnel dans les doigts mais c'est son style.

- Il a de la chance, celui-l�. - C'est vrai.

Tu n'es pas si amoch� que �a.

Apr�s �a tu retourneras chez toi !

Ce n'est pas trop dur.

Non, mon lieutenant. Ce n'est pas trop dur.

Non merci.

Vous pouvez l'�teindre ? Je n'en aurai plus besoin.

J'ai du boulot. Je te vois demain.

- Prends soin de toi. - Oui, mon lieutenant.

Tu veux quelque chose ? De la lecture ?

Tout va bien.

Repose-toi bien.

Merci d'�tre venu.

- Au revoir. - Au revoir, Smitty.

Oui...

Il est mort.

Tout d'un coup.

Certains s'en vont tr�s vite.

Je suis all� voir Smitty.

- On m'a dit qu'il va s'en sortir. - Pas du tout.

J'ai regard� son visage.

Je l'ai regard� et j'ai su.

Ensuite, il est mort.

- Comme les autres ? - Oui.

Cette expression...

Il y avait cette �trange lumi�re...

� ce moment, j'ai compris.

- Je ne peux pas expliquer �a... - Pas besoin de l'expliquer.

Comment l'expliquer ?

Personne ne le pourrait !

Je veux juste que vous me croyiez.

Croyez-le !

Lit 5, Smith. Il vient de mourir.

- Je vais le regarder. - Pourquoi ?

Il n'y a rien � voir sauf son cadavre. Il est mort !

J'ai vu sur son visage qu'il allait mourir.

Montez, j'arrive.

- Vous le saviez, lieutenant ? - Et comment !

- Pareil pour 4 hommes. - C'est �trange, non ?

Etrange ? Ce n'est pas �trange, capitaine.

30 jours sans perdre un homme, �a c'est �trange.

Tr�s �trange !

40 km � pied sans avoir d'ampoules, �a c'est �trange !

Ce n'est pas �trange, capitaine. C'est un cauchemar.

Le drame d'un officier qui voit la mort sur les visages.

Le drame d'un officier � bout de nerf

qui en a trop fait, trop vu, et qui craque.

Je vais bien, mon capitaine.

Combien de preuves vous faut-il ?

Combien de morts dois-je pointer du doigt ?

Combien de visages dois-je encore voir ?

J'aimerais savoir...

Comment vous persuader que j'ai un don

qu'on ne m'a pas appris � l'�cole des officiers ?

Vous pourriez, plut�t que de vous gratter la t�te...

Bandez-moi les yeux ou arrachez-les, je ne veux plus voir !

Je ne veux plus voir leur visage !

La Quatri�me dimension

Nous m�nerons l'attaque ici.

Soutenus par les compagnies Baker et Charlie.

� cet endroit, � l'est,

des Philippins traverseront par bateau.

Ils devront d�gommer les artilleurs japonais

pour que nous traversions le pont.

La pr�sence ennemie sera r�duite.

Il reste environ 22 minutes avant de charger les camions.

Informez bien vos bataillons.

Que vos hommes disposent d'une ceinture, de grenades,

6 chargeurs de munitions et pas de barda.

C'est tout. Bonne chance.

Capitaine.

Vous envoyez mon bataillon ?

Je n'en sais rien, Fitz.

Je crois que...

Qu'y a-t-il, Fitz ?

Vous pensez �tre en �tat ?

Gunther sugg�re trois semaines de repos

et je suis de cet avis. Cette mission est courte mais dure.

- Vous ne devriez pas y aller. - Pourquoi, Fitz ?

Oui. C'est aussi sur votre visage.

Partez et vous ne reviendrez pas.

Pr�parez votre bataillon, il part dans 15 minutes.

- �coutez... - Voil� ce qu'on va faire !

On en parlera en revenant. Et on trinquera.

On trinquera � cette illusion et ces co�ncidences.

Rendez-vous aux camions.

Vous ne pourrez pas trinquer.

Car vous ne reviendrez pas !

Mon lieutenant ?

Alors ?

On dit que vous devinez.

Que vous savez qui va mourir !

Alors, mon lieutenant ? Dites-le !

Ce n'est pas juste ! Dites-nous qui va crever !

Du calme, sergent.

Quelqu'un a lanc� cette rumeur et il le regrettera.

Personne ici n'est m�dium.

Y compris le lieutenant Fitzgerald.

N'est-ce pas, lieutenant ?

C'est exact.

- Sergent, nous partons. - En avant !

Allez, tout le monde en voiture !

Dans les camions !

Tout le monde � bord !

Refermez ! Allez, on referme !

Rassemblement ! Premier bataillon !

Ne faites pas dans le d�tail, sergent. Pas de changement.

Oui, mon lieutenant.

Allez, on se d�p�che pour l'appel.

Repos, Fitzgerald. Je passe vous voir

et vous f�liciter pour votre travail.

Merci, mon colonel.

Nous avons de la chance.

Les Philippins ont d�truit l'artillerie

et vous avez pu traverser.

Tout � fait.

Tant mieux. D'apr�s l'Air Force,

il y avait 6 ou 7 canons.

En �tat de marche, la travers�e aurait �t� plus longue

ou bien plus courte.

Il n'y avait que des tireurs embusqu�s ?

C'est exact, mon colonel.

Un homme est mort.

Quel dommage.

Un homme bien.

Vous �tiez bons amis, n'est-ce pas ?

Adieu la vie de couple pour Mme Riker.

7 belles ann�es de mariage.

2 beaux gar�ons.

Une belle saloperie, la guerre.

Mon lieutenant ?

Le capitaine Gunther veut vous voir.

Lieutenant, vous devez vous rendre demain au Q.G.

- � la base ? - Pour vous examiner.

Deux semaines de repos. Rassemblez vos affaires.

Entendu. Merci, mon capitaine.

Lieutenant Fitzgerald ?

La jeep est pr�te � vous emmener.

- Lieutenant Fitzgerald ? - Quoi ?

C'est votre sac ?

- Oui. - Je le mets dans la Jeep ?

- Merci beaucoup. - Quand vous voudrez.

Ce n'est pas confortable mais c'est mieux que la marche !

Tu retournes � la base ?

- Vite et loin, comme j'aime. - Tu prends le sentier ?

- Bien oblig�, il y a un pont. - Je m'en doutais.

Les ing�nieurs ont rep�r� des mines.

Ils n'ont pas encore tout enlev�. Reste sur le bas-c�t�.

Prends soin du lieutenant !

Sergent, je suis le meilleur conducteur de l'arm�e.

Je pourrais rouler sur des oeufs sans les casser.

Et en plus, c'est vrai.

Lieutenant, mettez-vous � l'aise. On a bien 4 heures de route.

Vraiment ?

J'ai peur que non.

D'une main.

Tu as entendu ?

Le tonnerre ?

Je ne pense pas. Plut�t une explosion.

Peut-�tre le tonnerre.

C'est s�rement �a.

Dans Richard III de William Shakespeare,

souvenez-vous de cet extrait :

"Il a ouvert le pourpre testament de la guerre sanglante."

Pour le lieutenant Fitzgerald, Compagnie A, 1er bataillon,

le testament s'est referm�.

Le Lt Fitzgerald est entr� dans la Quatri�me dimension.

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