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LA QUATRIEME DIMENSION I SHOT AN ARROW INTO THE AIR
Premi�re diffusion - Le 15 JANVIER 1960
Vous voyagez dans une autre dimension.
Une dimension visuelle, sonore mais aussi spirituelle.
Un voyage dans un monde merveilleux fait d'imagination.
Votre prochain arr�t : La Quatri�me Dimension.
Syst�me de navigation pr�t.
Verrouillage de maintien en place ?
Verrouillage de maintien en place.
Son nom est Fl�che Un.
Elle repr�sente quatre ans et demi de pr�paration et d'entra�nement,
un millier d'ann�es de science et de math�matiques, ainsi que les r�ves
et les espoirs d'une nation, et du monde entier.
Le premier �quipage humain � partir dans l'espace.
Et voici le compte � rebours.
Les cinq derni�res secondes avant le lancement de la fl�che dans le ciel.
Trois, deux, un, z�ro.
Un, deux, trois, quatre...
CONTACT PERDU
Je ne comprends pas comment on a pu la perdre.
Avec tous ces moniteurs en marche.
Avec 15 000 moniteurs, la situation serait la m�me.
On a perdu le contact.
Elle a quitt� sa trajectoire. Elle n'est plus sur le radar.
Elle a compl�tement disparu.
Quand l'avez-vous perdue ?
Il y a moins d'une demi-heure.
Il y a eu quelques interf�rences.
Les facules solaires, probablement. On ne les a pas encore identifi�es.
Une fois les interf�rences pass�es, on a perdu le contact.
Ne serait-ce pas d� � un changement de direction ?
La trajectoire �tait r�gl�e.
Le pilote n'en aurait pas chang� sans nous avertir.
Bob Donlin est aux commandes.
Un appareil avec huit hommes � bord a donc disparu par enchantement.
En un instant, comme par miracle.
La fl�che dans le ciel a atterri on ne sait o�.
Une berceuse pour l'�re de l'espace.
Messieurs, o� que vous soyez,
que Dieu vous vienne en aide.
Premi�re entr�e. Journal. Fl�che Un.
Colonel R. G. Donlin aux commandes.
Nous nous sommes �cras�s sur ce qui semble �tre un ast�ro�de inconnu.
Origines de la panne et du crash inconnues.
Il y a eu une explosion, le syst�me �lectrique s'est arr�t�.
C'est tout ce dont nous nous souvenons.
"Nous" se r�f�re aux officiers Corey et Pierson,
au navigateur Hudak, gravement bless�,
et � moi-m�me.
Le reste de l'�quipage est mort.
Il ne reste pas grand-chose de l'appareil.
La radio est morte et la plupart des provisions ont �t� d�truites.
Actuellement, il est peu probable que nous ayons �t� rep�r�s
ou qu'on connaisse notre position.
Sauf votre respect, ce n'est pas le moment d'�crire vos m�moires !
Corey, nous sommes dans le p�trin, �a c'est s�r.
Mais nous sommes un �quipage.
Tant que nous serons un �quipage,
il y a aura de la discipline et un protocole.
Tant que je serai vivant, nous suivrons les r�gles !
Allez vous asseoir l�-bas.
Colonel Donlin, il fait chaud, vous comprenez ?
Tr�s chaud. C'est dur de r�fl�chir.
Si vous voulez gaspiller cette �nergie, servez-vous-en pour trouver une solution.
Un moyen de rentrer. Qu'ils sachent o� on est.
Corey ! Tu as entendu le colonel.
Pierson.
Vous �tiez avec Corey pendant le crash.
Que lui est-il arriv� ?
Je n'en sais rien.
Je ne comprends pas plus que vous.
Combien y a-t-il d'eau ?
Une vingtaine de litres, plus ce qu'on a sur nous.
Alors pourquoi gaspiller ?
Il ne passera pas la journ�e.
Vous �tes le docteur ici, Corey ?
Je suis l'un des trois hommes qui auront besoin d'eau.
Vingt litres, �a ne va pas durer longtemps.
Si c'�tait l'inverse, que vous �tiez allong� � sa place,
je parie que vous ne voudriez pas qu'on vous abandonne.
Vingt litres d'eau ou pas.
Colonel !
Cet homme va mourir.
S'il meurt, il meurt.
Mais on ne va pas le pousser.
S'il a soif, on lui donne � boire.
S'il a chaud, on le d�place � l'ombre.
Et s'il meurt, on priera pour lui.
Pierson ! Commencez � creuser les tombes.
Je prendrai la rel�ve dans cinq minutes.
Et Corey ensuite.
Quel est le probl�me, Corey ?
Tu veux qu'il nous aide � creuser ?
Colonel ?
C'est �trange.
La taille du soleil.
Oui, j'ai remarqu�.
Il a presque la m�me taille que sur Terre.
Ce qui signifie qu'o� que nous soyons, nous sommes sur l'orbite de la Terre.
Nous ne sommes pas au Paradis, �a c'est s�r.
Pas de doute.
Une chose est � notre avantage.
L'air est parfait.
Le taux de radiations est quasiment nul.
La construction du vaisseau a pris quatre ans et demi.
Il n'y a pas eu de prototype.
Un seul vaisseau de la sorte.
Et la construction a pris quatre ans et demi.
M�me s'ils savent o� nous sommes, et qu'ils viennent nous chercher,
il faut qu'ils en construisent un autre.
Comment va-t-il ?
Toujours pareil.
Mais sa respiration est plus faible.
Vous avez vu quelque chose ?
Oui, on a vu quelque chose.
Des rochers.
Des rochers et des montagnes broussailleuses.
Il n'y a rien sur cet ast�ro�de. Rien.
Et il fait chaud, Pierson. On n'a jamais eu aussi chaud.
Il fera plus frais cette nuit. S'il y a une nuit.
Je vais au sud, vers les montagnes.
Je verrai ce qu'il y a l�-bas.
Colonel.
Pas cette fois.
Je veux avoir une chance.
Vous �tes en vie, Corey. Vous avez eu plus de chance qu'eux.
Je veux rester en vie. Ne lui donnez pas mon eau.
Colonel ?
Corey, tu seras content d'apprendre
qu'il ne boira plus de ton eau.
Tu es mort bien loin de chez toi.
Corey, il n'y a plus que nous trois � pr�sent.
Le probl�me va �tre de rester en vie.
Tous les trois !
Si je te reprends � voler, je te tue !
Pareil pour toi.
Ca suffit.
Nous allons attendre le coucher du soleil, il fera plus frais.
Puis nous allons marcher.
Vers la montagne, les plateaux, dans les quatre directions.
On va chercher quelque chose
qui nous permette de survivre dans ce d�sert.
On habite ici maintenant.
Pierson ?
Corey ?
Eh bien ?
Rien. Rien du tout.
J'ai d� faire 20 � 25 km.
Des rochers et des collines, il n'y a que �a.
Je pensais r�ussir � me rep�rer gr�ce aux �toiles,
mais le ciel �tait couvert.
Et Pierson ?
Quoi, Pierson ?
Vous �tiez ensemble.
Il est parti au sud, vers les montagnes.
Je suis parti � l'ouest, vers le n�ant.
Je vous avais dit de rester ensemble.
Vous ne l'avez pas vu, pas entendu, rien ?
Je vous l'ai d�j� dit, mon colonel.
On a pris des directions diff�rentes.
Il fait chaud, l�-bas.
Vous le savez bien.
Vous aviez soif ?
Je commence � m'y habituer.
Ah oui. Ca c'est s�r.
Vous vous y habituez tellement que vous n'avez rien bu.
Vous n'avez pas bu une goutte en six heures de temps.
Je m�rite une m�daille.
C'est pas une m�daille que je vais vous donner.
Dites-moi comment vous avez fait pour partir avec une demi-gourde
et la ramener pleine aux trois-quarts !
Allez, Corey.
Dites-moi o� est Pierson et ce que vous lui avez fait.
Allez, Corey !
Je l'ai trouv� face contre terre.
Il avait d� se cogner la t�te � un rocher.
Il �tait mort.
- Ca s'est pass� o� ? - Au pied de la montagne.
J'ai d� changer d'itin�raire au retour.
Trouvez une autre histoire.
Je vous jure que je ne l'ai pas touch�. Je l'ai trouv� mort.
J'ai vu sa gourde, et je l'ai vid�e dans la mienne.
Je savais que vous ne me croiriez pas.
C'est pour �a que j'ai dit que je l'avais pas vu.
On va le ramener.
Vous plaisantez. C'est � 13 km d'ici.
Je ne peux pas le refaire, je suis mort !
Correction ! Vous n'�tes pas encore mort.
Tr�s bien, Corey.
Menez-moi jusqu'� son corps.
Je veux le voir de mes yeux. Allez !
Je n'y arriverai pas.
J'ai besoin de repos.
Allez, on y va.
Il �tait l�.
Je vous jure qu'il �tait l�.
Il n'y est plus.
Regardez. Il a d� se tra�ner.
Vous avez dit qu'il �tait mort.
Je me suis tromp�.
J'ai d� me tromper.
Mais vous �tiez certain qu'il �tait mort.
S�r � cent pour cent.
Avez-vous fait la moindre chose pour lui ?
Avez-vous v�rifi� comment il allait ? Fait quelque chose ?
Ou vous �tes-vous content� de lui voler son eau et de rentrer ?
Je croyais qu'il �tait mort.
Et j'avais tellement soif.
Ma langue gonflait, je le jure !
C'est le colonel Donlin. R�pondez.
R�pondez, Pierson, c'est le colonel Donlin.
Ca va aller, mon gar�on.
On va vous ramener. Ca va aller.
Quoi ?
Vous essayez de me dire quelque chose ? Que voulez-vous me dire ?
Vous �tes all� l�-haut ?
Vous y avez vu quelque chose ?
Il a dessin� cela.
Un signe, un symbole, je ne sais pas.
Il essayait de nous dire quelque chose. Que pensez-vous qu'il...
Colonel !
Deux hommes peuvent survivre cinq jours.
Un homme, dix jours.
Vous me pardonnerez.
Vous avez tu� Pierson, n'est-ce pas ?
Vous l'avez tu�. Vous �tes fou.
Compl�tement fou. Vous avez d�j� tu� une fois.
Je suis sinc�rement d�sol�.
Sinc�rement.
C'est pas un endroit o� les r�gles s'appliquent.
Toutes les r�gles,
la hi�rarchie, tous les d�tails, �a ne marche pas, ici.
C'est une jungle, et seuls les plus forts survivent.
Et pas en suivant les r�gles.
Votre probl�me, mon colonel,
c'�tait que vous cherchiez la moralit� au mauvais endroit.
Vous marchez maintenant, M. Corey.
Vous marchez encore et encore comme si un b�ton invisible vous tapait
Ies chevilles et vous disait qu'il �tait plus tard que vous ne pensiez.
Vous grimpez tant bien que mal et sentez le sable chaud sous vos pieds,
et, de temps en temps, vous regardez par-dessus votre �paule.
Vous voyez le soleil g�ant suspendu dans le ciel immobile,
tel un oeil fix� sur l'arri�re de votre t�te,
comme une accusation permanente.
M. Corey, dernier membre d'un �quipage condamn�.
Avancez, M. Corey. Marchez.
Ne vous arr�tez surtout pas, car, sinon,
votre conscience pourrait ne plus vous l�cher.
Vous comprendrez peut-�tre et l'horreur que vous avez laiss�e,
l�-bas dans le sable, vous assommera.
Continuez � avancer, M. Corey.
C'est l'ordre du jour.
Avancer.
Pierson.
Je comprends maintenant.
Je comprends ce que tu essayais de dessiner.
Des poteaux de t�l�phone !
Tu essayais de dessiner des poteaux de t�l�phone !
RENO : 150 km - NEVADA : 388
On n'a jamais quitt� la Terre.
C'est pour �a qu'on n'�tait pas rep�r�s.
On n'a jamais quitt� la Terre.
On s'y est �cras�s.
Donlin, Pierson, qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis d�sol�.
Une farce perp�tr�e parla nature
et une combinaison d'�v�nements invraisemblables.
Une farce aux allures de cauchemar, de terreur et de d�sespoir.
Une trag�die qui s'est d�roul�e dans un d�sert � 150 km de Reno, Nevada.
Aux Etats-Unis.
En Am�rique du Nord, sur Terre, et bien s�r...
dans La Quatri�me Dimension.
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